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- Prendre le risque de toi [Etiam] -

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Octavia SolomosLa jeunesse dorée et éclatante
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Octavia Solomos
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Sujet: Prendre le risque de toi [Etiam] ( le Sam 12 Jan 2019 - 23:20 )


"Prendre le risque de toi"

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Le souffle glacial, l’odeur encore à peine présente sur mon écharpe. Je marchais pour travailler avec une profonde légèreté. D’ailleurs, j’en profitais même pour envoyer un petit message à Etiam pour lui proposer de passer noël à mes côtés. Ses réponses me convenaient assez pour me faire rire. Je me sentais bien, tranquille, écoutée et comprise. Je prenais le temps alors de me maquiller dans les vestiaires/loges de Strip. Mon amie se décidait à montrer le bout de son nez une bonne demi-heure avant le début de nos services. On discutait alors, en riant. Elle s’appliquait à me faire mon trait d’eye-liner quand je lisais ce message.

Ce genre de message qui me fit bondir de ma chaise. La belle brune me regardait sans trop comprendre. C’était quoi ça, exactement… Une amie… UNE AMIE ? Le genre d’amie que j’étais pour lui, donc. Voilà ce que c’était. Alors, je sentais ce sentiment de trahison montait en force. Au lieu de m’effondrer comme une fragile petite chose, je montrai à tous et surtout à moi-même que je n’étais ni une petite chose, ni fragile. Sans me dégonfler, je lui offris un long message dans lequel je profitais de mes talents d’écriture pour le remettre à sa place. Sa réponse, insolente, bien que amusante me semblait mal venue. Je lui fis bien comprendre.

La collègue me regardait là, comme ça, elle le disait elle-même, je ne pouvais pas cacher ma colère. On pouvait couper au couteau d’atmosphère menaçante que je créais. Toute personne un peu censée se douterait de ma réaction. Etiam n’était vraiment pas une flèche. Franchement, je n’étais pas quelqu’un de bien comme l’autre Tessa par exemple. Je ne representais aucun cliché féminin. Je détestais tout ce que les autres pouvaient aimer. Tout. Sauf lorsqu’Etiam me le montrait. J’acceptais beaucoup de choses par son biais. Stupide. Bien-sûr que ça l’était. Je lui vouais une profonde confiance, aveugle presque.

Etait-ce pour cela que je me sentais si trahis ? Ou parce que je lui accordais une exclusivité qu’il venait m’avouer à sens unique ? Voilà. Cela était le parfait exemple de la raison pour laquelle je ne m’engageais jamais, dans aucune relation, même les plans culs réguliers étaient rares. Mes mains se serraient. Je n’avais pas à être en colère. Je n’en avais pas le droit. Pourtant, il se trouvait là, ce sentiment de haine qui naissait. Il me blessait, là, dans le seul endroit dans lequel je me sentais intouchable. J’en avais peur. Ca m'effrayait et comme bon animal que j’étais, mon unique réaction était de montrer les crocs plutôt que de lui dire clairement les choses. La communication et moi… Elle passait par les corps. Enfin plus ou moins. Par le contact avec lui. Je présumais.

Je me rassurais comme je le pouvais. Situation de crise. Ce n’était clairement pas dans mon état que j’arriverai à faire bander qui que ce soit sauf ceux aux délires Monsieur Grey. Je les adorais. La seule personne que je voulais punir ne se trouvait pas là alors… Mon amie tentait de me résonner désespérément. Bien que je ressemblais à un missile de la guerre qui n’explosait pas encore mais commençait à siffler sous la tension, elle avait raison. Je devais me calmer. Je ne pouvais pas créer une telle histoire pour… si… Ca m’arrachait les lèvres. Ce n’était pas peu. Pas pour moi. Pas pour tout ce que ça représentait vraiment. Je me sentais vraiment trahie. Finalement, il ne me connaissait pas si bien que ça. C’était cela le pire, cette sensation… Cette sensation qui me rappelait à quel point cette réalité était douloureuse, intenable presque.

Le patron était là et vu la furie que j’étais, il m’offrit ma soirée en échange de 6h de mes heures supplémentaires que j’enchainais depuis peu… Profiter de ma famille, de mon frère, le soutenir dans ses durs moments. Merde. Je tremblais presque d’agacement. Je sortais du boulot comme une tempête, sans prendre le temps de me changer alors je courrais dans les rues de Naples en collant résilles et body imitation cuir avec une simple sweat oversize pour couvrir le tout et ma parka sur le dos. Je ne me rendais pas tellement compte de la distance que je parcourais avec mes pauvres nike. J’étais même essoufflée en arrivant devant son quartier. Je commençais doucement par me calmer. Je lui répondis alors avec la même… délicatesse que les autres fois. Je venais frapper mon poing contre sa porte, en reprenant mon souffle.

Je profitais même de ce temps là pour fermer mon manteau. « Ouvre-moi, ne fais pas l’enfant, Etiam... » Je savais qu’il levait les yeux au ciel, sans doute, derrière la porte. Moi aussi, je le connaissais bien. Je prenais une grande inspiration. Me munir de courage et de diplomatie me semblait essentiel dans cette situation. Je la sentais cette colère bouillir au fond de mon petit coeur. « S’il te plait. Chaton. » Nécessaire pour l’apaiser aussi. Que je lui prouve mon affection constante pour lui. Essentiel pour qu’il se décide à ouvrir cette porte aussi. Lorsque c’était le cas, je soupirais, grelottante. Je soupirais longuement. « Tu vois quelqu’un d’autre. Et c’est tout ? Tu me le sors par sms comme si je n’étais qu’une vieille chaussette que t’as troué ? » Je serrais les poings. Et merde.

Peu importait mes efforts pour contrer ma rage, je ne pouvais plus me retenir. « Qu’est ce qui te prend hein ? Depuis quand tu me traîtes comme ça ? » Ma voix commençait à monter en puissance. Merde. « Je ne comprends pas…  Pourquoi tu me fais ça ? Tu le voulais. Tu voulais me voir en colère. Mais pourquoi ? Ca t’amuse de me voir comme ça ? C’est ce qui te plait ? De me voir dans cet état ? » Ok. Je perdais le contrôle. Je passais une main dans mes cheveux puis deux… Je tentais de décontracter mes muscles pourtant… Je lui tournais le dos en posant mes mains dans mon cou. Je fermais les yeux pour essayer de reprendre le contrôle… « Putain...»

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Etiam Galliano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Prendre le risque de toi [Etiam] ( le Jeu 31 Jan 2019 - 0:51 )


"Prendre le risque de toi"

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Une simple conversation. Un brin d’humour, des piques. Fidèles à ce qu’ils sont, à ce qu’ils se font constamment. Ils se cherchent, prennent plaisir à se trouver. Et pourtant, l’échange de messages textes tourne mal. Leur amour propre, leur égo est touché. Coulé, aussi. Laissant place à cette jalousie mal placée et celle qui a raison d’être, peut-être. Une pseudo réconciliation plus tard, trop courte, pour mieux se balancer leurs quatre vérités, ensuite. Et Octavia s’emporte à nouveau. Elle quitte son travail, annonce à son amant qu’elle est en route. Etiam soupire, il passe une main dans son visage. Qu’est-ce qui vient de se passer ? Il se sert un verre, puis un deuxième. Pour se détendre, pour se préparer à la tornade brune qui est sur le point de franchir le seuil de la porte. En dégustant le second, le jeune homme en profite pour prendre de l’avance et mettre toutes les chances de son côté. Etiam prépare son cocktail préféré, exactement de la manière qu’elle l’aime. Un once de plus, de cette alcool. Il mélange le tout, il est prêt.

La brunette frappe à la porte. Et elle frappe, réellement. De toutes ses forces. Etiam lève les yeux au ciel, il soupire en s’y dirigeant. « Ouvre-moi, ne fais pas l’enfant, Etiam... » Les verres entre les mains, il prend une grande gorgée du sien. Et expire, signe du bien être ressenti momentanément. « S’il te plait. Chaton. » qu’elle insiste. « Laisse-moi le temps ! » Il hurle de façon à ce qu’elle l’entende à travers la porte, qu’il lui ouvre finalement. La vue de ces collants qu’elle porte et du cuire qu’elle cache à peine sous son manteau, lui suffisent à devenir qu’elle ne s’est pas changé. Elle arbore sa tenue complète de scène. « Si j’avais su qu’il suffisait de te provoquer pour t’voir débarquer chez moi, à moitié nue... » Un sourire espiègle, il tend à son amie le sien. « Comme tu l’aimes ! Allez, entre... »

Il ferme la porte, Octavia soupire. « Tu vois quelqu’un d’autre. Et c’est tout ? Tu me le sors par sms comme si je n’étais qu’une vieille chaussette que t’as troué ? » Etiam fronce les sourcils. « J’comprend pas. C’est quoi le problème ? » qu’il demande, sans obtenir de réponse de sa part. « Qu’est ce qui te prend hein ? Depuis quand tu me traîtes comme ça ? » Le ton a monté et Etiam ne comprend pas. « Comment ? Pourquoi t’es en colère comme ça ?» Tavia ne l’écoute même pas. Elle continue. Elle lui hurle tout, passe une main dans ses cheveux longs. Elle se détourne. Et dos à lui, lâche ce juron. « Hey... Calme toi, ma belle ! » qu’il lance, décontenancé. Il ne comprend pas toute cette colère, ne comprend pas ce qu’elle lui reproche, exactement. Il s’avance, passe sa main sous son bras. Sa main contre la hanche de la danseuse. De l’autre, il dépose son old fashion déjà entamé et vient ensuite dégagé le cou de son amie. Il l’embrasse, son visage restant là, contre sa peau, ensuite. « J’voulais pas te mettre en colère. Te faire de la peine ? J’ai pas... Excuse-moi !» Pas de quoi ? De relation extra-conjugale ? Ils ne forment pas un couple. Ils ne se sont même jamais promis l’exclusivité. Etiam ignore si sa maitresse et amie voit quelqu’un d’autre. Mais, lui, ne voit qu’elles. Et la clientèle particulière qu’il s’est fait, avec les années. Celles qui s’intéressent aux caresses intimes. Mais, c’est différent. C’est le travail, rien de plus. Il n’y a qu’elle, autrement. C’est Octavia qu’il baise, Octavia à qui il fait l’amour.

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Sujet: Re: Prendre le risque de toi [Etiam] ( le Jeu 14 Fév 2019 - 22:02 )


"Prendre le risque de toi"

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Mon coeur battait fort, tellement fort, il battait aussi fort que ma haine à ce moment précis. Je me sentais vraiment mal. Mais le mal que je refusais d'avoir depuis que j'étais une gamine. Je trouvais la vie déjà si compliquée alors pourquoi rendre les choses plus douloureuses ? Plus complexes qu'elle ne l'était déjà ? A quoi ça servait tout cela ? Ressentir, aimer, s'effondrer, pleurer, aimer à nouveau. Je l'avais vécu, une fois.

Un jour, j'avais aimé quelqu'un plus que moi et j'en étais là. Devant cette porte, ressembler à une hystérique parce qu'il avait simplement osé dire qu'il y avait quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui pourrait potentiellement être mieux que moi ? Avoir une place plus grande dans sa vie... Parce que ce n'était pas si compliquée de ça d'être mieux que la personne que je montrais en ce moment même. Ce n'était pas bien compliquée de me remplacer pour le meilleur...J'étais une pauvre femme, perdue dans sa propre personnalité et qui n'avait aucun foutu avenir.

En fait, je ne valais pas grand chose et c'était pour cette raison que j'étais la plus grande de pétasse et la plus mystérieuse d'entre elles. Alors, quand je l'entendais hurler derrière cette porte, je restais silencieuse. Je contenais ma colère et ma peine. Il se délectait de la vue et j'étais là, moi, à penser à un moment de ma minable de vie, que quelqu'un pouvait s'intéresser à autres choses que mon corps. Pathétique. Voilà, voilà pourquoi je refusais de ressentir ça, de le penser même.

Ca finissait toujours par nous anéantir et très sincèrement, je n'avais besoin de personne pour me mettre au plus bas, je le faisais déjà toute seule. Mais, cette fois-ci, je ne souhaitais pas porter ce masque. Je ne souriais pas à son compliment. Parce que ce jeu-là ne m'amusait pas. Il me blessait. Il ne le savait et il ne saura jamais. Ca serait lui donner un pouvoir que je refusais moi-même de posséder. Je pris le cocktail qu'il me tendait, je le posais sur la table. Qu'est ce qui me prenait ? Pourquoi j'étais venue ? Pourquoi je n'avais pas juste bloquée son numéro ?

La colère m'emportait, je ne pouvais répondre qu'ainsi. Le reste m'effrayait et si je ne souhaitais pas garder cette image qui faisait briller ses petits yeux noisettes, je me serais effondrée là, dans son salon. Je restais bien debout, sur mes atouts. Ca m'échappait, ce monde entier dans lequel il me guidait, m'échapper. Je devais lui laisser sa chance de partir, avant que je parviennes à le détruire.

Je sentais sa panique, je voyais même dos à lui, qu'il craignait ce que j'allais dire. Je le laissais m'approcher, se glisser derrière moi et me protéger de ses bras. Je le laissais m’envoûter là, de son délicat baiser. Ses excuses semblaient si sincères, si réalistes. Je baissais la tête, mes cheveux vint alors couvrir mon visage. Je ne rompais pas le contact avec lui pour autant. Mes mains, elles, restaient à leurs places, le long de mon corps.

« Ok... » Je répondais simplement. Je continuais à être en colère mais sa présence calmait avec force toute mon inquiétude. Etait-ce pour cela qu'une larme s'échappa ? Qu'elle glissait là, le long de ma joue. Je la regrettais déjà, il devait sans doute la sentir. Même si je tentais de m'échapper de ses bras, son doigté de masseur m'en empêcherait. Bien que, sous ma taille ridicule, je cachais bien des facultés, celle de fuir Etiam Galliano me paraissait inexistante. Et elle avait toujours été inexistante.

Il était le seul à qui je n'arrivais pas à dire non. A vrai dire, il était le seul à qui je dirais oui. Un long soupir s'échappait d'entre mes lèvres. Calmer le feu de rage qui brûlait en moi me semblait prioritaire. « Tu ne le voulais pas mais tu l'as fait. Et c'est bien là, le problème. Trouve une solution pour me calmer... » annonçais-je avec une voix faible. Je ne savais pas quoi faire, il embrumait mon esprit et c'était ce qui me rendait d'autant plus folle. Il avait ce pouvoir sur moi.

Je refusais qu'il puisse s'en rendre compte. « T'es le seul, Etiam. Je ne couche qu'avec toi. Depuis nos retrouvailles, depuis la première fois qu'on a fait ça, tout les deux. Les autres me paraissent fades, maintenant.» Je ne bougeais pas, je venais juste poser une main sur son bras. Je devais l'avoir ce courage. « Je refuse que tu puisses avoir quelqu'un d'autre dans ta vie qui puisse avoir mon importance. Je refuse de te partager ou même de t'imaginer la toucher de la manière où tu le fais avec moi. Si tu me trahis, Etiam, je... » Je ne le supporterais pas.

Je pourrais sans doute en mourir. Parce que tu étais là personne que j'aimais. Plus que n'importe qui. Plus que ma propre vie. Mais bien-sûr, que je ne l'avouerai jamais, à quoi bon ? Devant toi, le froussard. Tu me laisserais, là, à mon triste sort. « Je te tuerai. » Très classe... Du grand moi. Bravo Octavia. Je roulais des yeux, je m'exaspérais moi-même. Pourquoi, cela me paraissait impossible ? Inconcevable ? Pourquoi je me sentais si éloignée de lui alors qu'il se tenait là contre moi ?

« C'est à cause des gens comme toi, que j'ai voulu être seule...» A cause des gens qu'on pouvait aimer trop facilement. A cause des gens à qui s'attachaient si aisément qu'on oubliait qu'on finirait trahis, comme les autres, comme à chaque fois. « Ne me traîte plus jamais de cette manière, Etiam. Ca sera l'unique et dernière fois que tu piétines mes... » Sentiments ? Pathétique.

« mon égo. Plus jamais. Tu entends ? Plus jamais tu ne me fais ça. » Je murmurais ses mots. Il était plus fort, plus doué. Il me connaissait bien. Et je m'apaisais là, comme une abruti. « Promet-le-moi... »

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Etiam Galliano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Prendre le risque de toi [Etiam] ( le Mar 19 Fév 2019 - 18:11 )


"Prendre le risque de toi"

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En ouvrant la porte à son amie, Etiam a le souffle coupé. Il le lui fait savoir à la blague, avant de lui tendre une boisson préparée rien que pour elle. Pour détendre l’atmosphère, pour l’aider à se détendre, éviter les cris et les bris. Pas forcément ceux matériel, mais, plutôt ceux du coeur, s’ils en venaient à se disputer, se crier des bêtises qu’ils ne pensent pas vraiment. Seulement, ni le compliment, ni le cocktail ne parvint à adoucir ses traits. Tavia ne porte même pas ses lèvres au breuvage. Aussitôt l’a-t-elle accepté, qu’elle l’abandonne sur la première surface pouvant l’en débarrasser. Le grand brun l’imite.

Il fronce les sourcils, penche la tête vers la droite. Il ne comprend pas et le lui dit clairement. Seulement, elle s’en moque. Elle est trop remontée contre lui. Et Etiam, il ne comprend pas pourquoi. Ils se sont toujours dit amis. Octavia n’a jamais été le type de femme a chercher à se mettre en couple. Elle n’est pas de celles qui cherchent un amoureux, qui a besoin de ça, pour être heureuse. Au contraire, elle a toujours prétendue que le célibat, lui convenait.

Malgré ses jurons, le grand brun se permet tout de même de la prendre dans ses bras et de déposer un baiser sur sa nuque. Etiam ne comprend pas bien ce qui les a mené là, ce qui a énervé à ce point la belle brune. Alors qu’elle a toujours béni sa liberté. Et si ses excuses sont brèves, elles ne sont pas moins sincères. Il a le coeur brisé. Le ton de Tavie, son corps crispé et son air renfrogné. Elle baisse les yeux, les bras tendu le long de son corps. Leurs deux coeurs battant à tout rompre, la peur de tout briser, de ne pas pouvoir le recoller. La jeune femme soupire. « Tu ne le voulais pas mais tu l'as fait. Et c'est bien là, le problème. » Etiam ferme les yeux et cherche ses mots. Et lorsqu’elle lui demande de la calmer, il reste silencieux. Il secoue seulement la tête, à la recherche des mots justes. À défaut de savoir quoi lui dire, ses mains quittent leur emplacement pour venir caresser la peau douce de son cou, puis ses épaules. Etiam les massent et dépose un baiser sur le dessus de sa tête brune. Et il l’a reprend dans ses bras. Une fois qu’il a pu resserrer son étreinte, ses lèvres se posent tendrement sur son épaule, qu’il embrasse. Dans son cou, aussi. Un baiser avant d’en rester là. Profitant simplement de la chaleur de son corps délicat contre le sien, de son odeur, aussi.

Son coeur se serre, lorsqu’elle reprend. Sa température monte, il a chaud, parce qu’il ne peut pas tout lui dire. Elle ne sait pas tout. Elle ignore qu’il offre des services particuliers à certaines clientes, et il n’est pas prêt à ce que ça change. Pas pour l’instant. « "Fait ça" ? » qu’il répète, amusé. Seulement, elle continue. « Te trahir ? Je ne t’ai pas trahi ! » Etiam a toujours été un ami loyal, il l’est plus encore avec Octavia, qu’il cherche constamment à protéger. « Quoi ? » qu’il lâche, surpris de sa menace de mort. « Tu veux bien te calmer, s’il-te-plait ? » Etiam force Tavie à lui faire face. Il remarque sur sa joue, les traces d’une larme qu’il essuie de son pouce. « Allez, viens... » qu’il la supplie, la trainant au salon.

Sa main toujours dans la sienne, il croise ses doigts à ceux d’Octavia. « Je sais pas ce que tu t’imagine, Tavie. Mais, y a que toi... En dehors du travail, je ne pose mes mains que sur toi ! » qu’il explique, en cherchant son regard. Etiam n’a pas envie de lui mentir, alors, il ne peut pas lui dire qu’il ne couche qu’avec elle, alors, il opte pour une réponse abstraite, nébuleuse. « Et je... je ne fais l’amour qu’avec toi ! » Si l’idée de ses mains sur d’autres femmes pouvait être compris autrement, voir même de manière humoristique, cette précision lui semble plus adéquate. Rassurante, peut-être. Il a l’impression d’éviter les mensonges, bien qu’il ne dise pas tout. Et s’il n’en est pas fier, il ne peut pas faire mieux, pour le moment.

« Quoi, des gens comme moi ? » Sa voix tremble. Il a beau ne pas comprendre ce qu’il a fait de mal, il n’est pas insensible pour autant à ce qui leur arrive. Il est malheureux de voir son amie si triste, encore plus d’en être la cause. Il se sent minable, malhonnête. Idiot. Encore plus lorsqu’elle reprend, le bombarde. « Je... oui. Oui. J’te le promet ! » Il soupire. Il n’est pas exaspéré, ni rien. Il expire juste, comme s’il recommençait à respirer...


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Sujet: Re: Prendre le risque de toi [Etiam] ( le Mar 19 Fév 2019 - 23:06 )


"Prendre le risque de toi"

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Sa douceur brûlée ma peau aussi vite qu’elle étouffait le jeu de ma colère. Un simple contact et j’y sentais toute sa sincérité. Le plus dur, c’était me rendre compte de cela. Me rendre compte de ses excuses transcendantes et savoir que tout était ma faute. Que jamais, je n’aurais  dû accepter une relation aussi archaïque. Jamais. Je me l’étais promis pourtant. Jamais, je n’aurais quelqu’un aussi fort qu’Archie aimer sa femme, Tessa. Je connaissais les ravages de ses relations et je ne voulais pas en faire partie. J’aimais ma liberté, plus que tout et presque plus que moi.

Alors, ce jour, où je m’engageais à ne jamais tomber dans ce piège, j’en devais la prisonnière. En espérant ne jamais retomber sur la seule personne que je réussissais à aimer, ce petit brun, pas bien grand, mais tout ce que je voulais, ce petit garçon-là. Ca me déchirait de devoir lui cacher cela. Ne pas discuter avec lui de ce qui s’était passé avec Francesco, je détestais le mensonge plus que n’importe quoi d’autre. Je trouvais ça désolant de devoir en arriver là, dans une relation. Pourtant, ce jour, je plongeais dedans.

J’en avais honte. Je n’étais pas ce genre de femme. Mes défauts ne se comptaient plus, mais je possédais au moins ça, la franchise. Mais comment être franc alors que je ne l’étais même pas moi-même avec mes propres sentiments ? Et à ma demande, il prit le temps de me détendre, assez pour que cette pression que je me mettais à trouver une solution se dissolvait d’elle-même. Il me recouvrait de sa protection et rien que par cela, il me conquérait sans le moindre doute, sans même s’en rendre compte.

Etiam vivait dans un monde bien loin du mien et pourtant, on ne pouvait cesser de s’attacher l’un à l’autre, comme la corde d’un pêcheur. On ne se quittait pas. Malgré le temps, la distance, les disputes et la violence, on restait là. On essayait d’affronter la marée que je représentais. Si seulement, Etiam… Si seulement, mon courage n’était pas discutable, je te dirais au combien j’étais désolée. Sa réponse un peu amusée face à mon aveu m’arrachait aussi un sourire.

Fait ça… Oui ça. Depuis le jour où je me sentis pucelle tellement, tu étais surdoué dans le domaine. Je n’allais évidemment pas lui dire. « On ne va pas que dormir à l’hôtel pour le premier de l’an avec une amie, Etiam… » Mais je devais l’avouer, il ne m’avait pas trahis. Comment le pouvait-il, moi qui assurait la première notre simple amitié. Lorsque je voulus le terminer, lorsque je voulus lui prouver que ce n’était plus qu’une amitié et bien, il l’ignorait totalement, comme un voile sur son regard. D’un coup assez sec, le jeune homme m’obligeait à lui faire face et je relevais la tête vers lui, le dévisageant.

De son pouce, il venait essuyer la trace humide de ma larme. Me calmer ? Le pire étant que j’étais redevenue calme. Mais on ne pouvait me retirer ce petit cœur de garce. Plus que n’importe qui, je savais que tant qu’il n’accepterait pas l’évidence, je serais bien pire. Je me terrifiais à l’idée d’être capable de lui faire ce mal. Je le refusais même. Il m’embarquait très clairement plus loin en glissant sa main contre la mienne, entremêlant nos doigts.

Je ne le repoussais pas, non, en fait, je ne voulais même pas lâcher sa main. Il l’affirmait et je l’écoutais. Je le trouvais hésitant mais sincère et c’était suffisant, n’est-ce pas ? Ca devait l’être. « Des gens à qui on s’attache facilement… » Balançais-je sans tact, sans transition, sans même porter de réels attentions à mes mots. Enfin, avant de me rendre compte de leurs sens en tout cas. Par réflexe, face à l’anxiété montante, je me pinçais les lèvres. Je détestais le voir, ainsi. Perdu, coupable, par ma faute, je me sentais cruelle avec lui et je l’étais, de toute évidence.

Je ne le quittais pas des yeux et je laissais le silence s’installait après sa promesse. Il pensait peut-être que je tentais de scruter une erreur de sa propre, mais en réalité, je cherchais les bons termes pour ce que je m’apprêtais à dire. Je n’avais pas le choix, je déclarais la guerre contre moi-même, mais peu importait, peu importait parce que je le faisais pour toi, Etiam. « Etiam ? » Je prenais une grande inspiration et malgré cela, mon corps entier commençait à trembler. Je saisissais cette décision et j’en connaissais toutes les conséquences. Je le devais. J’avais peur. Vraiment peur. Depuis combien de temps n’était-ce pas arrivé…

Bordel, je n’étais pas une petite collégienne. Il fallait que je me reprenne en main un peu. Toutes mes idées se bousculaient dans ma tête et pour y mettre un terme, j’annonçais « Je… Je ne veux plus qu’on soit des simples amis. » Mais quel tact, Octavia. Bravo. Je faisais fonctionner mes neurones à toute vitesse pour pouvoir enchaîner avec les mots justes. Rien ne me venait, là, dans le moment présent. Je pris le temps de ravaler ma salive avec une profonde inquiétude. Une nouvelle fois, je ne retenais pas le pincement de mes lèvres et mes yeux se fermant pour trouver une paix intérieure, assez pour trouver ce que j’allais dire par la suite.

« Déjà, parce qu’on ne couche pas avec son amie en temps normal...  » Très classe, vraiment, je battais des records. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de sourire quand même. Il était presque imperceptible tellement cela durait peu de temps, mais il avait été là, ce petit sourire. « Je sais que je suis insupportable et que je suis loin de mériter ses choses-là. Je suis vraiment terrible avec toi et je comprendrais si tu me disais que c’était hors de question… » Je lâchais un long soupir. Trop tard pour faire demi-tour, je devais continuer, conclure, donner le point final à ce que je m’apprêtais à demander.

Bon sang... Je paniquais. Mon cœur battait la chamade et je manquais presque d’air. « Mais… ça veut dire que je deviendrais cruelle avec toi, à un moment ou un autre… Je ne veux pas en arriver alors s’il te plaît… » Quelle idée de merde, Octavia. Je me retenais presque de respirer pour enchaîner de suite. « Ne soyons pas que des amis… Soyons-nous. À notre manière. » Je soupirais longuement pour relâcher l’air que m’emmagasiner depuis quelques secondes. Était-ce l’étape la plus difficile de ma vie ?

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Etiam Galliano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Prendre le risque de toi [Etiam] ( le Sam 23 Fév 2019 - 3:15 )


"Prendre le risque de toi"

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Tavie sourit, lorsque le brun la taquine. Mais, l’instant suivant, sans qu’il ne sache pourquoi, elle le sermonne quant à son séjour à l’hôtel, avec une autre amie très chère. Il la connaît trop bien pour croire qu’elle s’arrêtera là et avant qu’elle ne s’emballe, Etiam la force à lui faire face. Il plonge son regard dans le sien, comme pour s’assurer d’avoir toute son attention. « Pourtant, je l’ai fait... » Et s’il est vrai qu’elle n’est actuellement qu’une amie, Tavie a raison à quelque part, puisque l’italien aimerait bien que cette amie le voit autrement. « Elle vit des choses difficiles. J’voulais simplement la sortir de son quotidien, lui faire passer un bon moment et profiter moi aussi de ce week end avec elle, pour me détendre et débuter l’année sur une bonne base... » qu’il se justifie, une fois de plus. « Et Tavie, j’ai dormi avec elle, mais, je n’ai pas couché, avec elle! » Il caresse sa joue humide et attrape délicatement sa main, dans la sienne. Et docilement, Octavia se laisse guider. Le ton est ferme, mais, les propos s’adoucissent. « Des gens à qui on s’attache facilement… » Il la dévisage. Il ne voit pas le problème. Etiam, il y a longtemps qu’il s’est attaché à elle.

« Etiam ? » qu’elle murmure presque. Il marmonne un "hum", pour lui faire comprendre qu’il l’a entendu et attend la suite. Aussi patiemment qu’il est possible de le faire, dans cette situation. Le coeur d’Etiam se met à battre plus rapidement. Octavia et la situation le rendent nerveux. L’appréhension et l’incompréhension. Elle tremble. Et elle lui fait peur. Alors, Etiam, il lui sourit pour l’apaiser. Il caresse ses mains de ses pouces. Et surtout, il se questionne. Lui qui a l’impression qu’il n’y a, pourtant pas si longtemps, ils étaient là tous les deux, au beau milieu de ce salon, à se rhabiller. Ils blaguaient, alors, qu’ils venaient de contempler et unit leurs corps nus pour la première fois. Ils étaient d’accord pour dire que ce n’était qu’un dérapage agréable, que ça ne changeait rien entre eux. Et cette deuxième, puis, troisième fois, jusqu’à devenir tout à fait naturelle.

Elle sourit. Ça ne se voit pas, mais, ça s’entend. Elle à ce sourire dans la voix. Il hoche la tête et ne dit rien de plus. Elle a raison. Sur ce point seulement, car la suite ne plait pas au grand brun. « Tu t’entend ? » qu’il proteste. Seulement, elle continue. Et lorsqu’elle suggère qu’elle pourrait se montrer cruelle envers lui, Etiam l’interrompt, énervé. « Basta » qu’il lâche, simplement, en secouant la tête. Une fois de plus, il ne comprend pas. D’abord, parce qu’il n’y a pas plus loyale, qu’elle. Aussi, il y a la manière dont elle se voit, qui, la plupart du temps, n’a rien à voir avec ce que lui, voit de son amie. Cette vision qu’elle a le met hors de lui. Elle diffère de tout ce qu’elle est réellement. Et s’il ne voit pas où elle veut en venir, avec la suite, c’est toutefois grâce à ce que lui perçoit, qu’il craque pour son amie. Elle n’est pas cruelle. Ce n’est qu’une carapace. Elle est foncièrement bon, aimante et généreuse. Même si tous n’ont pas accès à cette version de la jeune femme. Comme si elle percevait toutes ces qualités comme de la faiblesse. « C’est pas déjà ce que nous sommes ? » Il fronce les sourcils, songeur. « J’veux dire... T’as raison. On fait pas l’amour entre amis... sauf que... c’est ce qu’on fait, toi et moi. On fait l’amour... Et c’est devenu naturel entre nous ! » Une succession de mots. Certains plus forts que d’autres, plus représentatifs peut-être, de ce qu’ils sont. Et pourtant, il n’y a pas de mot pour décrire leur relation actuellement. Ils ne sont pas que des amis. Plus maintenant. Ils ne sont pas que des "Fuck friends", non plus. Ils font l’amour et l’amitié. Ils font la guerre, aussi. Et puis, l’instant suivant, ils sont, à nouveau, complices. Tendres et affectueux, l’un envers l’autre ou à la recherche d’une nouvelle aventures. Et puis, il y a ces sentiments naissants et incompris. Ceux qu’elle tente d’avouer. Ceux qu’il ne comprend pas, qu’il ne voit pas. Naïf. Inconscient. Perdu.

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Sujet: Re: Prendre le risque de toi [Etiam] ( le Mar 19 Mar 2019 - 23:18 )


"Prendre le risque de toi"

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Tu l’avais fait. Un fait, simple et précis qui exprimait ma blessure et ta culpabilité. Malgré les tentatives de se justifier, rien ne calmait la peur que je ressentais là, au fond de moi. Cette peur qu’il puisse me remplacer, qu’il puisse m’abandonner ou même qu’il puisse aimer quelqu’un plus fort que moi. Il réussissait à me blesser rien que par une phrase, il était là, son pouvoir. Je m’en fichais de tout, rien ne pouvait m’atteindre puisque rien n’avait d’importance. La seule chose précieuse que je voulais garder c’était nous. « Tu le promets ? Tu peux me le promettre dans les yeux ? »

Je n’arrivais pas à éprouver une quelconque compensation malgré son explication. La situation de cette femme ne me regardait pas et sincèrement, ça ne changeait rien à ses faits là, qu’il n’était pas là lorsque je sortais du boulot, le premier de l’an. Il était avec quelqu’un d’autre. Lui, qui représentait ce souffle d’espoir et de bonheur. Il me remplaçait par la présence d’une autre. Voilà, la vérité… Je ne répondais rien à cela, pas même lorsqu’il m'assura qu’il n’avait jamais couché avec cette fille-là.

Mes pensées se mêlaient, je ne savais plus trop où donner de la tête. Quand les mots m’échappaient, que je ne contrôlais plus grand chose. Il me saisissait la main et me dévisageait avec surprise. Je ne pouvais pas lui en dire plus… Pas maintenant. Ce n’était pas appropriée ? Pas valable. Je laissais cela en suspens, il finira par comprendre. Ou pas… Ses réactions étaient douces, apaisantes. Que pouvait faire contre cela ? Rien… Rien.

Cela faisait longtemps qu’il était devenu maître de cette histoire, de nous. Depuis longtemps et depuis toujours à vrai dire, je n’avais aimé qu’une personne : Lui. Là était la difficulté… Celle de me rendre compte que depuis des années, je mentais. Je n’avais jamais échappée à l’amour, c’est lui, qui me fuyait.

Même si je ne voulais jamais rien de plus avec les autres et même si j’adorais m’amuser comme il se devait, Etiam, lui et son sourire m’obligeait à me demander si c’était vraiment ce que je souhaitais : M’amuser. Alors que je pouvais être là, dans ses bras à ressentir ce contact chaud. Ce contact qui me manquait tant lors de ce jour qui… Plus je repensais et plus je me sentais seule. Je ne voulais pas revivre ça. Se sentir seule lorsque la faucheuse se dirigeait vers toi, c’était comme oublier qui nous étions vraiment, comme si nous n’avions jamais compté, jamais existé.

Pourtant lui, il me donnait cette importance qui me manquait crucialement. La danse devant des étrangers ne me paraissait plus tellement essentiel, c’était devant lui, que je voulais danser. La porte de la liberté commençait à se renfermer lentement et j’avais beau me battre pour l’empêcher de claquer, les mains douces et chaudes d’Etiam m’obligeait à ne pas y aller.

Ses mains m'obligeaient à être là, avec lui. Et peut-être que je ne me battais pas assez pour cette liberté que je chérissait tant et c’était peut-être la raison de ma venue ce soir. Ce que je venais de dire l’agacer et je sursautais presque à son basta. Comment faire pour lui expliquer ce que je voulais vraiment dire ? Comment lui expliquer qu’il ne méritait rien de tout cela ?

Ne me regarde pas comme ça, comme si j’étais incapable de te faire du mal, comme si, même si je te brisais les genoux, tu ramperais pour m’arrêter. Ne me regarde pas comme si tu voulais être mon bouclier face aux ricochets des actions… « Et comment veux-tu que je saches hein ? Tu ne me dis jamais rien… »  Tu méritais tellement mieux, tu voulais mieux, j’en étais sûre. Je forçais un peu sur mon corps pour l'inciter sur le fauteuil juste à côté de lui.

Une fois fait, je passais une première jambe d’un côté de ses genoux et mon autre jambe à son opposé. Je me trouvais à cheval sur lui et voilà l’avantage d’être petite et fine, je ne prenais pas beaucoup de place, même ainsi. Ce contact là me semblait tellement nécessaire. Je passais une main sur sa joue comme pour l’apaiser et pour me rappeler cette sensation, l’imprimer.

Il ne comprenait pas et ça ne me surprenait pas. Ca me terrorisait à vrai dire. « Tu ne comprends pas…  » Je fermais les yeux et ainsi, je posais mes mains autour de son cou en coulant mon front contre le sien. « Je veux que tu sois à moi. Entièrement à moi. Pas d’amitié, que du nous. Rien de plus... » En relevant la tête vers le plafond, je ravalais ma salive qui devenait un peu plus compliqué.

Tu étais la dernière personne à qui j’avais pensé lorsque j’allais mourir, voilà, ce que je voulais dire. Par évidence, rien ne sortira. Je resterais là, à réflechir à comment lui faire comprendre les choses alors que je ne comprenais pas moi-même l’étendue de notre histoire et son importance. « J’ai juste… Besoin que tu sois là. Tout le temps. C’est égoïste mais j’ai envie d’être égoïste avec toi. Je suis égoïste avec toi. Je ne veux pas te partager. Je ne veux pas imaginer que tu puisses l’être. » Je n’osais pas tellement le regarder, je fuyais celui-ci comme une petite collégienne qui parlait à son premier amour, parce que c’était un peu le cas.

« Je suis désolée… Je suis tellement désolée de ne pas t’avoir dit ça avant...» Désolée d’avoir frôler la mort pour le comprendre. « C’est naturel entre nous. Je suis naturelle avec toi et c’est ce qui me fait peur.» Brute, sans filtre, sans loi, je lui lâchais cela, sans trop savoir où me mettre. Sa chaleur me comblait et ralentissait doucement les battements de mon coeur. Je ne savais pas où allait mais j’étais bien, là, dans ses bras.

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