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- [Terminé] Micaela | Un nouvel an tendu -

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Loris VeraciToujours frais après un litre de café
Loris Veraci
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Âge : trente-quatre pétales.
Métier : anciennement artiste peintre qui tient depuis 2005, ses vingt-trois ans, une galerie d'art et photographie contemporain. Il organise des expositions et assure la promotion des artistes qu'il met en avant, les accompagnant jusqu'à ce qu'ils prennent des chemins différents. Egalement, il est photographe à ses heures perdues et propose des séances shooting pour ceux qui manquent de confiance en soi.
Sujet: [Terminé] Micaela | Un nouvel an tendu ( le Dim 13 Jan 2019 - 2:17 )
Le réveillon du nouvel an en compagnie de ses amis ; un rituel depuis de nombreuses années, bien que ce ne soit pas toujours avec la même bande. Une fois sur deux, il se partage entre les orphelins et Felice. C’est avec ce dernier qu’il compte passer le cap, mais pour la première fois, il ressent comme une gêne. Loris n’a de cesse de se repasser en boucle sa dernière altercation avec Micaela. Un moment loin d’être agréable, durant lequel il s’est permis de sortir des choses qui ont dépassé sa pensée, dans l’unique but de la blesser, d’appuyer là où ça fait mal pour la mettre dans le même état que lui. Il le regrette amèrement, d’autant qu’il n’a pas eu l’occasion de lui en reparler. Il a songé à lui envoyer un message pour reprendre plus calmement leur conversation, profiter de ça pour revenir sur ses propos, lui souffler qu’il ne pensait pas une seule seconde ce qu’il a dit. La peintre est très loin de la traînée que s’imagine Elsa. Il ne la connait pas encore très bien, mais le peu qu’elle lui montre, ça suffit à le convaincre que c’est bien plus compliqué que ça. « Tu me trouves comment ? » Elsa tourne sur elle-même, avec un sourire à en faire pâlir tous les hommes. Elle est belle, avec ses cheveux blonds qui tombent en cascade sur ses épaules et cette robe bustier qui met en avant ses formes, ses belles courbes. Ses escarpins lui donnent de la hauteur, allongent ses jambes. Loris réagit enfin lorsqu’elle se racle la gorge. « C’est parfait. » Comprenant que son mari est ailleurs, une petite moue se forme sur son visage, mais Loris se rattrape bien vite en se levant du lit et en posant ses mains sur sa taille. « Tu es très bien. » souffle-t-il, en déposant un baiser au creux de son cou, avant de s’éloigner de quelques pas. Il s’arrête, pose sa main sur l’encadrement de la porte et repose son attention sur elle. « Vraiment très bien. » C’est sincère ; Elsa est magnifique et il se sent obligé de lui en faire part, la rassurant au passage. Il sait que trop bien qu’à cause de lui, elle perd de plus en plus confiance en elle. En se comportant comme le dernier des abrutis, il la fait souffrir, alors qu’elle ne mérite pas un tel châtiment. Quand bien même elle continue de l’accuser de tous les maux, depuis la conversation avec la petite amie de Felice, il essaie de se tenir à carreau. Flirter, séduire, c’est toujours plus fort que lui, mais il apprend à en rester là. Et il n’en est pas satisfait pour autant. Dans les bras des femmes, il oubliait, trouvait du réconfort. Sans ça, il réalise quelque chose qu’il savait déjà, mais qui prenait moins de place grâce à ses écarts : dans cette union, Loris n’est pas heureux. Il se met des œillères, se raccroche à la sûreté de sa relation et n’importe qui lui dirait de baisser les bras, de tirer un trait sur ce qui semble être perdu d’avance… Seulement, la solitude le pèse. Il ne se voit pas quitter cette vie qu’il a bâtie à ses côtés.

Après l’avoir attendu une dizaine de minutes, ils s’en vont tous les deux. Lui, vêtu d’un pantalon noir et d’une chemise bleue nuit, qu’il met rarement, favorisant les hauts qui lui collent au corps, et elle, en beauté. Un instant, elle s’arrête devant son véhicule, avec un voile d’inquiétude venant assombrir son regard. « Felice a proposé qu’on reste sur place, au besoin. » la rassure-t-il aussitôt, comprenant que l’accident est encore bien présent, aussi bien dans la tête d’Elsa que dans la sienne. « Là-bas ? » Il acquiesce d’un signe de tête, puis fait le tour de la voiture pour s’y installer. Le trajet est rapide et très vite, les voilà planté près de la porte de leur ami. Loris donne quelques coups, arbore un sourire en apercevant celui de Felice qui les accueille. « Faites pas attention à Mica, elle a décidé de bouder ce soir. » Il hausse les épaules, lève les yeux au ciel, tandis qu’Elsa affiche un air amusé. Loris, lui, ne peut s’empêcher d’observer autour de lui pour la trouver, mais elle n’est ni dans le salon, ni sur le balcon, à fumer sa cigarette. A peine s’est-il débarrassé de son manteau qu’il montre la bouteille. « J’apporte ça dans la cuisine. » Felice lui désigne la cuisine par automatisme, même s’il connaît déjà les lieux. A l’entrée de la pièce, il s’arrête un instant en voyant l’objet de ses ruminements. « Salut. » murmure-t-il, en s’approchant d’elle. Là, il pose la bouteille sur le meuble. « T’as besoin d’aide ? » Hésitant, il se frotte la nuque, puis se lance : « Tu crois qu’on pourrait se parler, dans la soirée ? » Après tout, ils vont passer plusieurs heures ensemble, même s’ils seront bien entourés. Peut-être arriveront-ils à trouver un moment… Ou peut-être pas. Mais il en a envie, Loris.


Loris & Roxana
Toi, avec des yeux tristes, ne te décourage pas. Oh je réalise, c'est dur de prendre confiance dans un monde plein de gens. Tu peux tout perdre de vue et la noirceur en toi peut te faire te sentir si insignifiant. Montre-moi un sourire puis ne sois pas malheureuse. Si ce monde te rend fou et que tu as pris tout ce que tu pouvais porter. Appelle-moi simplement, parce que tu sais que je serai là. Et je verrai tes vraies couleurs briller.


Dernière édition par Loris Veraci le Dim 3 Mar 2019 - 15:21, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Micaela | Un nouvel an tendu ( le Ven 15 Fév 2019 - 15:22 )
Les fêtes de fin d'année ne se déroulent vraiment pas comme Micaela l'a espéré. Elle se souvient avec amertume des douces promesses de Felice, en même temps qu'il la couvrait d'attentions. En fait, ce n'était que sa culpabilité qui parlait et en quelques semaines à peine, les voici retombés dans leurs anciens travers. Mica n'a pas l'impression de compter pour son petit-ami, pas assez, en tout cas, pour qu'il la présente à ses parents ou leur offre cette escapade à deux pour fêter la nouvelle année.

Et si elle doit être réellement honnête avec elle-même, la peintre n'est même pas certaine d'avoir encore envie de partager ces moments-là avec lui. Elle l'a espéré, fut un temps. Mais se voit-elle vraiment en tête à tête avec Felice pendant même 48 heures d'affilée ? Que pourraient-ils bien se dire ou faire ensemble ? Tout doucement, Micaela commence à réaliser qu'il y a un problème bien plus profond que la routine entre eux. Et que ce problème, ce n'est pas forcément elle. « Tu veux vraiment porter ça, ce soir ? » Elle ne sait pas ce qui la touche le plus : le ton dédaigneux, le regard qu'il lui adresse ou les propos en eux-mêmes ? Micaela voudrait parvenir à s'en ficher ou, mieux, lui dire de se faire voir. Au lieu de ça, elle sent son coeur se serrer et encaisse du mieux qu'elle peut. Pas le temps de lui demander ce qui ne convient pas. Felice n'attend jamais pour donner son avis : « Le rouge, c'est pas vraiment ta couleur. » qu'il glisse sur un ton désolé, cette fois. Comme si le problème ne venait pas d'ailleurs. Du fait qu'elle soit trop près du corps, ou trop courte, ou trop décolletée à son goût. L'Argentine pourrait porter un col roulé qu'elle en montrerait toujours trop, semble-t-il. « Qu'est-ce que tu suggères, alors ? » lâche-t-elle dans un soupir. Micaela a appris à courber l'échine. C'est plus facile de le laisser décider. Et puis, de toute façon, elle a hâte que 2019 arrive pour fuir la soirée qui s'annonce. Elle compte bien jouer les Cendrillon, ce soir.

Après une discussion vive, malgré tout, à propos de sa tenue, Micaela croit ne plus avoir à se soucier que de sourire et prétendre apprécier la soirée. C'est sans compter sur Felice qui lui annonce de but en blanc : « Au fait, Elsa et Loris viennent, ce soir. Tu feras un effort pour que ça se passe bien avec Elsa ? » Cette fois, Mica voit rouge : « Quoi ? Tu m'as dit qu'ils ne venaient pas ! » Pire. Il le lui avait même promis. Micaela n'a pas eu de véritable discussion avec son agent depuis leur échange dans sa voiture, le soir où elle a vu Felice en embrasser une autre. Pourtant, les mots du Veraci résonne encore dans sa tête. Elle lui en veut. Elle s'en veut, surtout, d'avoir cru qu'une amitié sincère se liait entre eux. Et puis, ne parlons même pas de sa femme, qui ne la porte pas du tout dans son cœur. « Je pensais qu'ils n'étaient pas disponibles, c'est tout. Loris est mon ami depuis un bail. Et puis, comme ce n'est que ton agent, j'vois pas où est le problème ? » Les voilà à nouveau, les sous-entendus, ceux qui lui font croire que son petit-ami et Elsa sont en contact régulier, bien décidés à savoir si leur jalousie est fondée ou non. Felice n'a pas supporté de la voir sortir de la voiture de Loris. Il l'a interrogée plus d'une fois sur cette nuit-là, comme si c'était elle la fautive de l'histoire. Ce serait tellement plus simple, si elle l'avait trompé, si elle était allée plus loin que lui, n'est-ce pas ? Micaela s'apprête à lui répondre mais se trouve coupée dans son élan par la sonnette qui retentit. Déjà. Elle n'a envie d'accueillir personne, alors elle fuit, pour pouvoir pester tranquillement. Dans la chambre, elle hésite un temps à se trouver un plan B pour la soirée. Lana l'accueillerait surement. Ou elle pourrait même trouver de vagues connaissances pas trop regardantes sur les invités qui passent leur porte ce soir. Mais elle renonce rapidement après avoir saisi son téléphone et ressort finalement avec la fameuse robe rouge sur elle. Celle-là même qui ne va pas avec son teint. Le regard de Felice en dit long sur ce qu'il pense de sa réplique mais Mica prétend ne rien avoir vu. Elle salue à la place les premiers invités, s'excusant en prétextant avoir tout juste terminé de se préparer. Puis elle file vers la cuisine, là où elle pourra prétendre être occupée. Elle prend tout son temps pour dresser les amuse-bouches qu'ils ont prévu, savourant chaque minute gagnée loin des amis de Felice - de son petit-ami lui-même, surtout. Trop vite, toutefois, quelqu'un la rejoint. Elle jette un bref regard vers une silhouette qu'elle reconnait aussitôt. Ce n'est pas Felice, c'est pire. Loris. « Salut. » lui lance-t-elle froidement. Elle n'a même pas envie de prétendre être enchantée de le voir. Elle veut juste qu'il disparaisse le plus vite possible. « Merci, je vais me débrouiller. » se contente-t-elle de lui répondre sans lever la tête vers lui. Qu'il s'en aille, à présent. Sauf qu'il reste et que ses mots parviennent même à arracher un rire jaune à la Flores. Se parler ? Déjà que la soirée s'annonce pénible... « Pour quoi faire ? Je pense que tu m'as déjà dit tout ce qu'il fallait la dernière fois. » lâche-t-elle d'un ton amer. « Et si c'est pour parler de mon contrat, ou de mes toiles, on fera ça à un autre moment. » Malgré tout, elle lui adresse un sourire poli - il faut bien qu'elle coopère un minimum afin de travailler avec lui. « Tiens, tu peux amener ça dans le salon. » dit-elle alors tout en lui mettant un bol avec du guacamole dans les mains, et un saladier avec des chips. Il voulait se rendre utile, après tout, et elle, qu'il lui fiche la paix. Ce serait plus efficace, toutefois, si elle n'avait pas à lui emboiter le pas avec un plateau chargé de quelques victuailles. Micaela fait l'effort de rester quelques minutes au salon, échangeant un peu avec les invités, mais très vite, elle s'éclipse vers le balcon, pour prendre une dose bien méritée de nicotine.
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Sujet: Re: [Terminé] Micaela | Un nouvel an tendu ( le Dim 3 Mar 2019 - 15:21 )
Sa froideur ne l’étonne pas. Lorsqu’il repense aux récents événements, à leur manière de s’adresser la parole, à ses propos, à lui, il sait qu’il a été trop loin, qu’il l’a peut-être blessée… Et c’est ce qu’il ressent alors qu’elle ne lui laisse aucune chance de s’expliquer. Loris jette un œil derrière lui, s’assurant que sa femme et son ami ne sont pas dans les parages pour écouter la conversation hostile, qui n’en est finalement pas une. Elle coupe court, lui donne même un bol et un saladier. Il comprend à la situation que rien ne sera possible à l’instant T, même s’il meurt d’envie de reposer le tout et la confronter à lui. Ce n’est peut-être pas le bon moment… Pourtant, il se risque à dire : « J’aurais pas dû te dire ça, ok ? Ca a dépassé ma pensée. » Il ne le pense pas. Il souhaitait juste la blesser, parce qu’il l’était et ça a réussi, mais il n’en est pas du tout fier. « Fais ce que tu veux avec ça. Réfléchis-y, et reviens me voir quand t’auras baissé en pression. » Au moins, c’est dit. Il ne compte pas la forcer davantage à discuter, pas maintenant, pas alors qu’elle lui a gentiment demandé de s’en aller de la pièce, mais il est là si jamais elle change d’avis et il l’espère qu’elle le fera. Cette situation, telle qu’elle est, ça le fatigue d’avance. Tout ça pour une discussion qui s’est mal terminée. « Quant aux toiles, viens me voir la semaine prochaine. » Il l’aime bien, Micaela. Il la trouve touchante. Mais il a également sa fierté, son orgueil parfois mal placé. Alors si elle souhaite son aide, il est disposé à la lui donner. Si elle n’en veut pas, alors il ne pourra rien faire pour elle. C’est à elle de savoir ce qu’elle veut, avant tout. Lui n’est là que pour lui donner les clés.

Fin du sujet

J'ai finalement fermé, parce que le nouvel an est trop loin... Mais on en reprendra un à ton retour.


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