Revenir en haut
Aller en bas


 

- [terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
Alexandre Lecomte
Voir le profil de l'utilisateur
Faceclaim : Chris Hemsworth
Messages : 218 - Points : 1031
Âge : 35 ans
Métier : Inspecteur de Police
[terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée - Page 3 Empty
Sujet: Re: [terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée ( le Mar 12 Fév - 18:06 )
Rencontre autour d'un cadavre

Naina & Alex

Alexandre ignorait encore si tout était allé trop vite, ou si au contraire, tout allait trop lentement. Peut-être qu'il ne savait pas vraiment ce qu'il voulait. Oublier tout ça, passer rapidement à autre chose, se coucher, pour passer une nuit de plus et arriver plus vite à un jour meilleur... Ou pire. Ou alors prolonger? Tenter quelque chose de nouveau? Se dire que finalement, ce pourrait être pire. Et vouloir faire un effort, donner un peu de sa personne, se vider l'esprit. Oui peut-être. Na fallait-il pas essayer d'oser quelque chose de nouveau, sortir un peu des sentiers battus qu'il s'était fixé, qu'il gardait en visuel depuis quelques mois maintenant? Le pouvait-il seulement? A chaque pas qu'il faisait, il regardait en arrière, comme pour être qu'elle aurait été d'accord. A chaque geste, il se demandait si Céline aurait approuvé. La jeune femme plein de vie qu'il avait cotoyé, aimé, au point de vouloir en faire la femme de sa vie l'avait laissé seul. Et désormais, plutôt que d'avoir sa voix douce lui murmurant un quelconque conseil, c'était le souffle du vent qui répondait à ses pensées, plutôt que ses sourires pour l'inciter à continuer quand il faisait quelque chose de bien, c'était le silence qui lui répondait, plutôt que son énergie débordante de voyager et de découvrir sans cesse de nouvelles choses, c'était désormais la rancœur et la colère qui l'habitait. La tristesse débordait, avait envahi chaque fibre de son être. Il préférait désormais le silence aux rires, ajoutant à cela quelques ondes de colères et de mécontentement comme un oiseau agité de soubresaut qui montre qu'il n'est pas mort et donne encore quelques coups de becs. Mais il n'y avait plus en lui la force de voler sous de nouveaux cieux, toute puissance, toute énergie l'avait quitté, pour disparaître au plus profond de lui. Malgré tout, il tentait de tenir la conversation avec la brune qui était à ses côtés, dans la voiture, une plante entre les mains. Elle eut un sourire pour le peu d'humour dont il fit preuve, mais elle ne tarda guère à lui répondre que étant donné qu'elle ignorait comment rendre ses cactus rentables, elle avait préféré travailler dans une boutique d'herbes médicinales. Il ne soupçonnait pas qu'un tel métier puisse encore exister. On avait les médicaments aujourd'hui non? Mais après tout, peut-être que les plantes étaient meilleures, non? Elles l'étaient sans doute. Il hocha la tête, comme pour faire signe qu'il avait reçu l'information.

En passant les grilles du cimetière, Naina se montra d'une surprenante énergie, comme pour affirmer qu'elle était bien vivante dans la ville des morts. Ville des morts qui verrait bientôt un cactus la rejoindre. Alexandre ne savait pas vraiment pourquoi il faisait cela. Tout cela était stupide, ça n'avait ni queue ni tête, il ne savait même pas par où commencer pour expliquer ce qu'il faisait là. Au fond de lui, il aurait voulu trouver une raison pour s'opposer à tout cela, pour riposter, pour râler encore un peu plus sur une situation aussi stupide. Mais la brune devant lui avait capté son attention. Étrangement, à ses côtés, il se sentait différent. Elle le sortait de son quotidien, devenu une véritable prison d'ennui pour lui si l'on exceptait les jours où il se noyait dans son travail. Et depuis la mort de Céline, il n'avait pas remis les pieds dans un cimetière. Il ignorait que l'on puisse se sentir aussi bien, au point de presque danser, dans un tel endroit. Mais la brune ne semblait nullement dérangée. Et alors qu'elle avançait, alors qu'il la regardait, il se demandait d'où elle tirait cette formidable force, comment elle faisait pour ignorer ce qui l'entourait pour déborder d'une telle énergie? Il l'ignorait. Et peut-être qu'il ne percerait jamais le mystère. Mais par chance, leur course s'arrêta devant un trou. Et ce fût au tour de Kenny de rejoindre les affres de la terre. Mais en bonne et dû forme, il dut se plier à une "cérémonie". Elle avait le don d'exagérer les choses. Le cactus n'avait pas perdu la mort dans un combat, c'était une plante, et il y en avait des centaines d'autres! Mais il passa ce détail, et finalement, se laissa aller à quelques mots, non sans profiter de prendre une petite revanche, ce qu'elle nota bien sûr. Puis, le silence s'installa entre eux. Il aurait pu dire quelque chose. Il ne déclara rien. Il aurait pu faire quelque chose, alors qu'il avait vu un mince sourire s'inscrire sur le visage de la brune. Mais il ne fit rien. Au contraire. Il s'éloigna. Et prêt à tourner les talons, il allait partir, mais elle n'en avait pas fini avec lui. Il allait encore falloir qu'il se plie à un dernier exercice. cette fois, il s'offusqua. Mais elle opposa à cela qu'elle était blessée, elle mettait en avant son incapacité à se servir de sa main correctement. Alexandre avait beau grogner, le blond avait beau rugir, elle ne bougea pas d'un pouce, et une nouvelle fois, il céda. Pourquoi? Pourquoi est-ce qu'il cédait? Parce que la brune semblait avoir touché quelque chose en lui. Elle parvenait, avec son foutu caractère à lui tenir tête comme personne n'avait sut le faire depuis quelques mois. Là où d'habitude un regard de lui suffisait pour faire taire les gens, elle l'affrontait, là où il lui suffisait d'aligner les mots pour fermer le clapet des impudents, elle répondait, se montrait aussi féroce que lui. Et il cédait devant son caractère, devant elle. Il n'avait qu'une envie cependant: S'en aller. Et bientôt, le trou rebouché, le cactus mis en terre, et un bouquet devant la tombe, elle ne sembla pas pouvoir parler alors qu'il reprenait ses vêtements et qu'elle appréciait le choix des fleurs. Comme ça, il venait de réduire les excuses pour s'attarder dans ce lieu. Mais alors qu'il lui demandait si ils pouvaient s'en aller, elle s'avança vers lui. Il sentit alors tout son souffle. Un frisson s'empara de son corps soudainement. Et il savait que ce n'était pas le froid, c'était quelque chose de différent. Elle lui adressa un sourire, et alors qu'il regardait le visage de la brune, alors qu'il se perdait en contemplation, son esprit se fixa alors sur les lèvres de la brune. Il ne bougeait plus, comme paralysé. "Putain Naina... Vire." Pensa-t-il. Son esprit le pensait. Son coeur ne le désirait pas. Et lorsqu'elle se retira, écoutant peut-être l'esprit du jeune homme, le coeur du chercheur lui battait à tout rompre. Elle le mettait à vif! Cette femme le provoquait. Elle l'attirait. Il ne pouvait plus le nier. "Et merde... Non ce n'est pas possible." Il tentait de se rassurer. "Non... C'est impossible". Mais alors, est-ce qu'il céderait une nouvelle fois à la brune?
- Bien allons-y alors. Confirma-t-il.

Ils prirent le chemin en sens inverse. Elle s'éloigna, ouvrant la marche une nouvelle fois, semblant cette fois-ci plus calme. Il souffla. Comme si il venait d'échapper à la chute, au péché inconditionnel. Il avait pu tenir. Et pourtant, en la regardant s'éloigner, ses sentiments étaient partagés. Elle se mit alors à plaisanter. Il releva le regard vers elle alors qu'il l'avait viré sur le sol ne sachant plus trop où il en était. Et elle lui arracha un petit sourire.
- Bah oui, il me faudrait une bonne occasion pour en offrir aux vivants des fleurs. Et puis les plantes décédées au combat mérite bien un dernier hommage non? La taquina-t-il en réponse alors qu'elle le regardait en marchant à reculons. Il la regarda. Son comportement l'amusait. Et soudain, elle s'arrêta devant une tombe à la grande stupéfaction du blond qui la regarda, presque horrifié, se saisir de quelques belles fleurs qu'on y avait déposé. Et elle répéta le même processus plus loin. Il n'en revenait pas de ce... Elle avait un culot monstre!
- Naina! Souffla-t-il, de peur qu'on les voit. Putain Naina qu'est-ce que tu...? Il ne termina pas. Lorsqu'elle lui tendit le bouquet, il s'arrêta net et d'un geste mal assuré s'en empara. Il regarda les couleurs éclatantes des fleurs. Le orange se mêlait au bleu, au rouge, au jaune, elle avait composé, en moins de quelques instants, un bouquet superbe. Et peu importe d'où il provenait, peu importe que ces fleurs soient pour les morts, elle l'avait fait. Et le geste le touchait plus qu'elle ne pouvait l'imaginer. Alors, dans un geste lent, il se surprit à monter le bouquet au niveau de ses narines et finalement, il en respira l'odeur alors qu'elle le remerciait pour ce qu'il avait fait pour Kenny. Mais ses mots, même si ils exprimaient la reconnaissance de la jeune femme, s'envolèrent aussitôt alors que les diverses odeurs inondaient les sens du jeune homme. Le parfum des fleurs lui montait à la tête. Il regarda alors la jeune femme, et alors qu'il ne répondait rien, il fit un pas pour réduire la distance, son bouquet toujours en main. Il plongea son regard dans celui de la brune. Elle avait volé ces plantes et... Il l'en remerciait. Alors qu'ils n'étaient qu'à un souffle, alors qu'ils étaient dans une proximité déroutante, il aurait pu reculer. Il aurait pu fuir. Il aurait pu trouver un autre pretexte. Il aurait pu faire tellement plus. Il aurait pu. Mais la seule chose qu'il trouva à faire, la seule chose censée qu'il trouva à faire, ce fût de céder. Il craqua. Les remparts qu'il avait érigé s'écroulaient, les puissantes tours tombaient en ruines, et il se laissa aller: Il l'embrassa. Il se saisit de ses lèvres, ne s'en détacha pas, appréciant ce contact qu'il n'avait pas eu depuis la mort de Céline. Le baiser sonna comme une libération. La délivrance. Il laissa aller sa main libre autour de la taille de la brune avant de se rendre compte qu'elle avait peut-être quelqu'un déjà, qu'elle ne voulait sans doute pas de lui. Il rompit alors le contact. Mais pas leur proximité.
- Je suis désolé c'est... Il ne l'était pas. Je sais pas ce qui m'a pris et... Il tentait de se trouver une excuse. Il n'en avait pas. Pas même la plus ridicule. Il regarda alors Naina. Oui. Il craquait. Pour ses courbes élégantes. Pour son sourire. Pour son culot. Pour son caractère monstrueusement affreux, il craquait pour une femme qu'il connaissait à peine. Il craquait pour une charmante brune qui lui avait tenu tête et avait fait passer sa journée pour un enfer, la vérité c'est qu'il ne s'était jamais senti aussi vivant que lorsqu'il avait explosé de colère face à elle, que lorsqu'il avait pleuré... Que lorsqu'il l'avait embrassé. Alors oui, il l'admettait, elle avait quelque chose de plus. Quelque chose de puissant. Elle l'attirait, ne le laissait pas indifférent.

- Bon. Il se résignait. Soudain, tout était limpide, clair. Son esprit retrouvait sa vivacité, toute sa force de conviction, tout son étalage de puissance, toute ses capacités. Et comme si les rouages de cette vieille mécanique a l'arrêt depuis trop longtemps se réveillaient, comme si la machine se remettait en marche, il réalisait que tout fonctionnait à merveille. Son regard ne voyait plus en noir et blanc. Il voyait clair. Alors il reprit. J'ai pas d'excuses. J'avais envie. Et il n'avait pas besoin de le justifier. Je sais pas pourquoi, j'ignore comment, mais je sais que c'est ce que je désirais. Il ne lui cachait pas. On se connait depuis quelque heures à peine, certains diraient que c'est fou, d'autres que je suis malade, toi tu arrives en une journée à me mettre en colère, ce que beaucoup parviennent à faire en réalité, mais après ça tu me fais pleurer. Il l'admettait. Ce que peu parvienne à faire. je creuse un trou pour enterrer un cactus, je cède à chaque demande. Il avait quasiment perdu chaque combat contre elle. Et ça personne n'y parvient en général. Et tu parviens à décrocher un baiser. Il baissa le regard un instant avant de dire. Et ça, il n'y en a qu'une qui y était parvenu jusque là. Fait-il sincère. Alors non. Je ne m'excuserais pas. C'est décidé. C'est acté. Et comme pour marquer cela, il ne lâche pas sa taille. Si elle veut se sortir de son étreinte, elle en sortira. Mais étrangement, Naina à ses côtés, il se sent bien. Alors oui... Première rencontre. Première dispute. Premier bouquet. Premier baiser.


codage par LaxBilly.
Revenir en haut Aller en bas
Ela Tresca10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Ela Tresca
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t5691-ela-sweet-child-o-mine http://www.ciao-vecchio.com/t5721-ela-sweet-child-o-mine#181352
Faceclaim : Demet Ozdemir ; art acide
Messages : 629 - Points : 1111
[terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée - Page 3 Tumblr_prgoknlSfS1s2tg5no2_250
Âge : 29 ans
Métier : Assistante attachée de presse
[terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée - Page 3 Empty
Sujet: Re: [terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée ( le Mer 13 Fév - 2:29 )
Même si elle l’entendait pester au loin, Naina décida de ne pas prêter attention. Elle était tellement bien partie et était prise d’une soudaine créativité. Elle prenait les fleurs au hasard devant les tombes, mais elle essayait tout de même de garder une certaine harmonie, et même si sa pensée était étrange, elle n’aurait pas pu trouver meilleur endroit qu’un cimetière pour composer un bouquet. Le résultat final serait aussi original que la personne à qui elle l’offrirait de toute façon. Un sourire étirant son visage, elle ne prenait même pas la peine de demander pardon au cadavre qui dormait sous la terre, avant de se servir. De toute façon qu’est-ce qu’il pouvait faire ? Lui dire non ? Elle voulait bien voir ça. Enfin non, pas vraiment. Qu’ils continuent à garder le silence et à la laisser faire sans rien lui dire.

Au bout de longues minutes à faire son marché, elle rajouta la touche finale à son bouquet qui n’avait pas l’air si moche que ça. Elle qui aimait les plantes, avait su choisir les plus belles fleurs sur son passage et en faire un bel arrangement. Elle pourrait rajouter ça à son cv dès qu’elle rentrerait chez elle, au cas où elle se lasserait de ses plantes médicinales. Le bras tendu dans la direction du jeune blond, elle montra sa reconnaissance dans ce simple geste. Elle lui offrait un bouquet de fleurs, certes douteux, mais très beau. De quoi se sentir fière. Et en le voyant se saisir du bouquet, elle le fut encore plus tandis que son sourire s’agrandissait à vue d’œil. « C’est pas grand-chose, mais je… » Elle s’arrêta dans sa phrase lorsqu’elle sentit le regard du blond se perdre dans ce qu’il tenait dans les mains. Les yeux à leurs tours rivés sur le bouquet, elle était ravie de voir que son cadeau improvisé lui plaisait. « Elles sentent bon. » Commenta l’Indienne avec une assurance de la voix qui laisserait penser qu’elle en savait quelque chose. Elle n’avait pas eu le temps de penser à l’odeur, de là où elle se tenait le bouquet était juste beau. Les fleurs bien qu’audacieusement choisis, formaient une certaine harmonie qui ne laissait pas la place à la mocheté. Mais elle aimait penser qu’elle avait réussi à combiner à la fois le visuel et l’odeur. Et en voyant la tête qu’affichait Alexandre, elle se doutait bien qu’elle avait réussi son coup. S’il ne se tenait pas en face d’elle, elle se serait sûrement donné une tape sur l’épaule pour se féliciter elle-même. Mais elle se retint lorsque le chercheur planta son regard dans le sien, faisait rater un battement à son cœur. Quelque chose était inédit dans la façon qu’il avait de la fixer. Une sorte d’éclat brillait dans le fond de ses yeux sans qu’elle ne puisse en identifier l’origine, ou même la signification. Mais ce qu’elle y vit, suffit à la clouer sur place. Ses pieds, cimentés dans le sol du cimetière, n’auraient pas pu l’aider à fuir même si elle le voulait vraiment. L’atmosphère autour d’eux avait soudainement changé. L’air qu’ils respiraient semblait à la fois léger, et chargé d’une certaine tension qu’il leur était impossible d’éviter. Son cœur qui s’emballait dans sa poitrine, s’agitait à un rythme tellement irrégulier qu’elle n’entendait plus que ses battements au creux de ses oreilles. Brouhaha assourdissant mêlé à cette symphonie qui se jouait doucement en voyant Alexandre réduire encore plus la distance entre eux. Lorsque finalement leurs deux lèvres se trouvèrent, Naina sentit une explosion violente dans sa poitrine qui irradia son cœur ainsi que ses veines, détruisant tout sur son passage, y compris les barrières qu’elle avait mis des années à dresser. Et étrangement, elle n’avait pas mal. Au contraire, à chaque fois que se levait sa poitrine, son cœur se gonflait d’une certaine légèreté qui l’effrayait presque. Mais sur le coup elle s’en fichait, tout ce dont elle avait besoin se trouvait au bout des lèvres du jeune homme. Dans un geste insouciant, elle répondit à son baiser en remontant sa main jusqu’à la nuque du chercheur, pour glisser ses doigts dans ses cheveux.

A bout de souffle, la respiration saccadée, ils mirent fin au baiser sans pour autant s’éloigner l’un de l’autre. « C’était juste un bouquet fait à la va vite, qu’est-ce que ça aurait donné si j’avais eu plus de temps. » Plaisanta l’Indienne, qui reprenait son souffle difficilement. Elle se demandait d’ailleurs s’il comptait lui lâcher la taille un jour ou pas. Pas que le contact soit déplaisant, mais tout ça c’était… bizarre. L’attirance qu’ils ne cachaient même pas était bizarre. La facilité qu’ils avaient à se parler était bizarre. Peut-être même trop bizarre, pour quelqu’un comme Naina. « Oh ? » Lâcha l’Indienne lorsqu’Alexandre prit la parole pour dire qu’il avait juste envie de l’embrasser. Elle aussi elle en avait eu envie, donc c’était quelque chose qu’elle comprenait. Cependant, il y avait quelque chose dans cet échange qui l’avait rendu vulnérable au point de l’effrayer. Elle n’avait pas l’habitude d’embrasser des hommes qu’elle connaissait à peine, ou alors c’était très rare. Et lorsqu’elle le faisait, elle arrivait à faire en sorte de protéger ses sentiments pour ne pas se blesser. Sa règle était simple lorsqu’elle fréquentait quelqu’un : aucune attache, aucun sentiment. Elle l’avait fait une fois, et même si l’expérience n’avait duré que un mois, Naina savait que si cette histoire avait duré plus longtemps, elle aurait fini par la ruiner d’une manière ou d’une autre. Ici, en un baiser elle avait l’impression de revivre ce mois, mais de façon tellement rapide et tellement brutale, qu’elle savait que la meilleure des choses à faire était de mettre un terme à quelque chose qui n’avait pas encore commencé. Peu importe à quel point il l’attirait. Peu importe à quel point ce baiser l’avait rendu plus vivante que jamais. Peu importe à quel point elle n’avait pas envie de quitter ses bras. Le jeu qu’elle avait commencé entre eux, était beaucoup trop dangereux pour qu’elle ose le continuer. « Tu as raison de ne pas t’excuser. Mais je pense que… » Commença l’Indienne qui coupa court à ses pensées, et se décolla doucement du blond. Elle passa un pouce sur ses lèvres comme si elle était encore capable de sentir celles du blond contre les siennes, et offrit un sourire au chercheur. « Je pense qu’on s’est assez donné en spectacle pour aujourd’hui devant des cadavres en décomposition. On devrait y aller. » Le regard à présent fuyant, elle regardait au loin, se demandant presque s’il ne vaudrait pas mieux pour eux, qu’ils rentrent chacun de leur côté et ne se revoient plus jamais.


O sweet child of mine
She's got a smile that it seems to me, reminds me of childhood memories where everything was as fresh as the bright blue sky. Now and then when I see her face, she takes me away to that special place and if I stared too long, I'd probably break down and cry. Sweet child o mine. Sweet love, mine. ~ byendlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Alexandre LecomteLe vin est un puissant lubrifiant social
Alexandre Lecomte
Voir le profil de l'utilisateur
Faceclaim : Chris Hemsworth
Messages : 218 - Points : 1031
Âge : 35 ans
Métier : Inspecteur de Police
[terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée - Page 3 Empty
Sujet: Re: [terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée ( le Lun 18 Fév - 19:11 )
Rencontre autour d'un cadavre

Naina & Alex

Les heures commençaient à s'étirer, à se faire ressentir. Dans les esprits, dans les corps, Alexandre le sentait. Il n'avait plus la même résistance, il avait perdu un peu de son répondant, et alors qu'elle avait ramassé les fleurs sur les tombes pas gêné le moins du monde par ce qu'elle faisait, il n'avait que grommelé un peu, là où il l'aurait peut-être empêché de faire pareille bêtise si il avait été en meilleure forme. Mais Naina continuait, comme si de rien n'était, et le résultat final était un bouquet, bien composé malgré tout, dont les couleurs restaient tout de même éclatantes. Le geste le touchait. Plus qu'elle n'aurait pu le penser. Et quand bien même elle se justifiait derrière ce qu'il avait fait pour le cactus, il savait que c'était pour elle une manière de le remercier - sincèrement - pour ce qu'il avait fait. Alors oui il avait pesté, oui il avait râlé, mais la récompense n'en demeurait pas moins agréable. Il aimait réellement le geste qu'elle venait de faire, et c'est pourquoi il huma avec beaucoup de tranquillité et d'envie ce bouquet fait à la va vite mais qui venait tout droit du coeur si on analysait bien.

Et c'est pourquoi, après cette journée, après ces moments où elle avait passé son temps à lui tenir tête, à opposer son caractère au sien, il céda. Il l'embrassa. Un fou diraient certains, un véritable taré. Une inconnue bon sang!! Mais il s'en moquait. Il en avait eu envie, et il ne regrettait en rien ce geste. C'était finalement comme un plaisir qu'on s'accorde à la fin d'une dure journée. Il avait eu envie de ce plaisir. Pourquoi elle? Pourquoi pas une autre? Il l'ignorait. Son foutu caractère. Ses réponses acerbes et impulsives? Mais malgré tout, sa volonté de fer, et le courage qu'elle avait eu d'être resté à ses côtés. Alors oui, il avait cédé le premier, mais si lui avait cédé, elle avait plongé avec lui dans l'abysse du pêché, ne se posant pas de question. Il avait sentit la main de la brune remontait dans sa nuque, ses doigts se mêlant à sa chevelure, sans se poser la moindre question. Elle avait répondu, par la positive, sensible visiblement au charme du jeune homme ou au moins à ses lèvres et à ce baiser qu'il s'offrait comme un instant de répit dans une dure bataille. Et il faut dire que le contact des lèvres de la brune sur les siennes fût des plus agréables. Il ne regretta rien. Du début à la fin de son geste, il ne regretta pas un instant, pas une seule minute, pas même une micro-seconde. Et malgré leur respiration qui devenait plus folle, malgré leurs deux poumons qui demandaient plus d'oxygènes, ils continuèrent un instant avant de finalement rompre ce moment... Magique. La réalité les rattrape, elle plaisante sur le fait que si elle avait eu plus de temps, son bouquet aurait sans doute était cent fois plus beau. Il n'en doute pas et un sourire vient même fendre son visage rien qu'à cette pensée. Finalement, après ces explications, elle préfère s'éloigner. Immédiatement, il la lâche, ne la retenant pas plus longtemps.
- Ouais je... C'est clair tu as raison. Ils en ont assez vu je dirais... Très maladroit tout ça, mais c'est normal. Il ne s'est pas retrouvé dans une telle situation depuis longtemps. Elle détourna le regard. Regrettait-elle ce qui venait de se passer? Après tout... Ils n'étaient que deux inconnus il y a quelques heures à peine. Tout était allé si vite... Trop vite? Lui même admettait être un peu perdu.

Finalement, tandis qu'elle semblait perdue dans ses pensées, il se décida à tourner les talons, prenant la direction de la sortie. Surprise, elle le regarda faire alors qu'il jeta un coup d'oeil pour la regarder.
- Et bien tu attends quoi? Je compte pas coucher là moi? Reprit-il presque grincheux. Voilà que les bonnes vieilles habitudes revenaient. Ce n'était pas si mal un peu de naturel. Alors qu'elle le rejoignit, il finit par prendre la direction de la sortie d'un pas rapide, son bouquet toujours à la main. Ils ne croisèrent personne... Une chance! Il déverrouilla sa voiture et alla placer le bouquet à l'arrière, le calant contre les sièges de la voiture avant de grimper à son poste de pilotage, de fermer la porte et de souffler un instant.
- Bien... Maintenant que Kenny est enterré, et que l'heure tourne... Je te dépose où? Il était lui-même un peu gêné par tout cela. Il se sentait même un peu idiot et évitait de croiser le regard de la brune. Ce n'est pas qu'il le regrettait, mais il en venait à se demander si il n'avait pas un peu précipité les choses. Si il n'était pas allé trop vite en besogne. Elle semblait avoir apprécié le baiser, mais est-ce que finalement ça n'avait pas été une réaction poussée par l'envie, et que désormais elle se rendait compte qu'il n'était pas ce qu'elle voulait, ce qu'elle cherchait? Il en avait eu envie, mais elle? En avait-elle eu réellement envie? Il l'ignorait, et honnêtement, il ne souhaitait pas aborder le sujet. Cette fois, il avait bel et bien envie de rentrer et de se reposer un peu, la journée ayant été chargée en émotions de toutes sortes. C'était pour lui la meilleure des solutions, et il avait ses bouteilles de whisky donc tout était là! Il démarra et prit la direction qu'elle lui indiquait, préférant se taire plutôt que d'ajouter quelque chose. Il allait la déposer chez elle, ou du moins où elle le souhaiterais, et ensuite il rentrerais. Il fallait qu'il réfléchisse, qu'il pense... Qu'il se repose un peu. Il avait besoin de calme et de tranquillité. C'est là qu'il trouverait sa force.


codage par LaxBilly.
Revenir en haut Aller en bas
Ela Tresca10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Ela Tresca
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t5691-ela-sweet-child-o-mine http://www.ciao-vecchio.com/t5721-ela-sweet-child-o-mine#181352
Faceclaim : Demet Ozdemir ; art acide
Messages : 629 - Points : 1111
[terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée - Page 3 Tumblr_prgoknlSfS1s2tg5no2_250
Âge : 29 ans
Métier : Assistante attachée de presse
[terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée - Page 3 Empty
Sujet: Re: [terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée ( le Mar 19 Fév - 18:03 )
Le regard fuyant, Naina évitait de croiser le sien sans pour autant le détourner complètement. Lorsqu’elle était certaine de ne pas croiser ses yeux, elle jetait des petits coup d’œil dans sa direction pour essayer de lire ses émotions. Mais ne pas pouvoir l’observer suffisamment longtemps sans prétexter voir quelque chose de plus intéressant au loin, ne l’aidait pas vraiment. La situation n’était pourtant pas gênante au point où ils doivent être embarrassés de ce qui venait de se passer. Ils se plaisaient, ils s’étaient embrassés. Ça arrivait tout le temps, que ce soit dans les films ou dans la vie réelle. A la différence que là, dans la vie réelle, l’Indienne ne savait pas quoi faire ensuite. Elle était une adulte qui fuyait toutes les responsabilités qui pouvaient se présenter à elle. Et elle avait même développer une technique d’ignorance ; si elle ignorait les choses assez longtemps, elles finissaient par disparaître. En réalité, le problème initial ne faisait que se transformer en un autre problème, mais au moins c’était des problèmes du futur. Le problème était qu’ici, elle ne pouvait pas ignorer. Elle ne pouvait essayer, mais il y avait quelque chose de nouveau qui avait vibré en elle lorsque ses lèvres touchèrent celles du chercheur. Et si sa raison la poussait à fuir le plus loin et le plus vite possible, sa curiosité elle, s’accrochait à ce sentiment pour essayer d’y trouver une justification.

Debout devant lui, elle ne bougea pas d’un poil, même lorsque lui se mit en mouvement pour quitter les lieux. Elle avait beau commander ses pieds pour qu’ils s’exécutent, au moins pour prouver qu’ils n’étaient pas cloués au sol, mais rien. Au contraire, les sourcils légèrement froncés à cause de toutes les choses qui défilaient dans son cerveau, elle se repassait ce baiser qui avait clairement éveillé quelque chose d’encore inédit chez la jeune femme. Elle ne savait juste pas quoi. « Euh… Oui. Enfin, non. J’arrive. » Bégaya l’Indienne qui coupa court au fil de ses pensées pour emboîter le pas du chercheur à son tour. Aucun mot ne sortit de sa bouche entre le moment où ils traversèrent à nouveau le cimetière, et le moment où ils arrivèrent à la voiture. Et ça aussi c’était inédit chez Naina. Ils venaient d’enterrer un cactus, et rien que pour ça elle savait que ça faisait un sujet de conversation assez peu commun pour qu’elle ait des choses à dire dessus. Malheureusement, aucun mot ne sortit de sa bouche. Au contraire, à mesure que ses pas avançaient, elle s’enfonçait un peu plus dans ses pensées qu’elle essayait pourtant de couper pour ne pas rendre le moment plus étrange qu’il ne l’était déjà. Même si elle eut un moment d’hésitation en rentrant dans la voiture, elle se souvint qu’elle avait beaucoup trop la flemme de rentrer à pieds. Le moment était étrange oui, mais pas assez pour qu’elle improvise une randonnée Italienne avec les chaussures pas adaptées et la journée qu’elle venait de passer. « A la boutique. » Répondit la jeune femme sur le même ton en lui donnant les indications du chemin à prendre. Le trajet se fit en silence mais à la différence de celui qui les avait accompagnés lors de l’aller, celui-là était plus pesant et remplissait l’air de quelque chose qu’elle n’arrivait pas à identifier. Les mains inoccupées, elle s’en voulu un court instant de s’être débarrassée de Kenny, il aurait fait une parfaire diversion. Pour l’instant elle se concentrait sur les taches de sang qu’elle avait presque réussit à oublier, et qui ne lui appartenait même pas. Décidément, quelle journée. Un soupir traversa ses lèvres à cette pensée sans qu’elle ne lève la tête pour autant, se disant qu’elle avait hâte qu’elle se termine tout de même. Juste le temps pour elle de passer à la boutique pour récupérer quelques plantes et elle pourrait enfin rentrer chez elle et sortir un tableau pour savoir quel chemin elle avait pris pour en arriver là. Une chose était sûre, c’était que c’était une journée qu’elle ne risquait pas d’oublier. Elle n’était pas des plus calmes, mais la rencontre qu’elle avait faite était plutôt agréable. L’une des premières d’ailleurs depuis qu’elle était à Naples. Elle le reconnaissait, cette pensée fit esquisser un sourire à l’Indienne qui osa un petit coup d’œil à Alexandre, concentré sur la route.

Une fois arrivée devant la boutique, elle hésita un moment à sortir directement de la voiture, mais sentit qu’elle devait tout de même dire quelque chose, ne serait-ce qu’un « au revoir », elle prit une profonde respiration et se lança. « J’ai apprécié ce baiser, si jamais tu te posais la question. » Lâcha l’Indienne, le regard tourné vers la devanture de la boutique. Au moins, ça c’était dit. Mais est-ce qu’elle devait rajouter quelque chose ? Parce qu’elle ne savait pas quoi dire mais sentait qu’elle devait le faire tout de même. Elle avait envie de tenter l’humour, mais ce n’était peut-être pas la chose la plus judicieuse à faire ici. « Je n’aime pas les gens. » Bien envoyé, ça va aider à détendre l’atmosphère, bravo Naina. « Mais j’ai beaucoup apprécié ta compagnie aujourd’hui. » Bien rattrapé. « Je ne suis pas certaine que tu apprécierais la mienne si tu me connaissais réellement. Ce que je vais dire va sûrement sonner cliché, mais le problème vient de moi et pas de toi. » On dirait qu’ils rompaient alors qu’ils se connaissaient à peine. Dans un soupir, elle déplaça une mèche de cheveux derrière ses oreilles pour dégager la vue, défit sa ceinture de sécurité et… lui montra le bracelet qu’elle avait à la cheville. Si en temps normal elle se serait fait un plaisir de s’en amuser en le présentant comme un bijou normal, là le cœur n’y était pas. Elle rabattit le pan de son vêtement pour le cacher à nouveau et offrit un petit sourire à Alexandre avant d’hausser les épaules l’air de lui dire qu’elle n’avait pas menti lorsqu’elle disait que le problème venait d’elle. Sans même attendre une réaction de sa part, elle ouvrit la portière pour sortir, mais se retourna une dernière fois dans la direction du blond. « Au revoir, Alexandre. » Et elle s’empressa de rentrer dans la boutique pour se cacher le plus vite possible de lui. Vraiment, quelle journée.


O sweet child of mine
She's got a smile that it seems to me, reminds me of childhood memories where everything was as fresh as the bright blue sky. Now and then when I see her face, she takes me away to that special place and if I stared too long, I'd probably break down and cry. Sweet child o mine. Sweet love, mine. ~ byendlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
[terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée - Page 3 Empty
Sujet: Re: [terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- [terminé] [Situation] Je suis choquée, choquée -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3