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- [terminé] Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Vera VenezzioLe vin est un puissant lubrifiant social
Vera Venezzio
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Sujet: [terminé] Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus ( le Sam 19 Jan 2019 - 18:19 )
« Et voilà Seignora… C’est terminé pour la chimio. Il me reste à vous faire une prise de sang pour voir si vous avez encore des cellules cancéreuses et suivant les résultats votre médecin vous prescrira des rayons. »

Vera hocha la tête en soupirant longuement. Elle avait l’impression que cela était interminable. Au moins… Ces traitements ne faisaient pas mal, pas à proprement parler. Les vomissements, la perte de poids, la perte de cheveux : elle était prête à tout supporter en réalité si cela voulait dire qu’elle pourrait un jour chanter à nouveau devant son public. Ne pas monter sur scène lui manquait terriblement et chaque jour la peur de ne plus pouvoir utiliser sa voix grandissait. La cantatrice avait tenté quelques fois de pousser la plus simple des notes : mais la douleur l’avait rapidement rappelé à l’ordre et depuis elle n’avait pas osé réessayer. Après une discussion avec son professeur de chant, elle avait malheureusement compris que la rééducation allait demander du temps. Dès lors, elle n’avait pas l’espoir de revenir rapidement sous les feux de la rampe avant plusieurs longs mois. Pour une artiste comme elle : cela la déprimait. Winston, son adorable fils, ne savait pas quoi faire pour qu’elle retrouve le sourire mais bien trop souvent elle était incapable de faire une telle chose. De toute façon, son enfant connaissait sa mère et arrivait à comprendre que beaucoup de fois : elle se forçait à sourire. Il n’était pas idiot.

« Quelqu’un vient vous chercher aujourd’hui ? » Vera hocha négativement la tête. « Je vais appeler un taxi, mais je vois un ami cet après-midi. – Je suis content d’entendre ça. Rester seule n’est pas une chose recommandé dans votre état. Vous allez vous en sortie. » L’infirmier posa sa main sur son épaule : « Je suis confiant et vous devriez l’être aussi. On ne va pas vous laisser tomber. » Avalant difficilement sa salive, Vera étira un maigre sourire sur son visage fatigué avant de se lever avec l’aide du jeune homme.

Une fois sortit, elle attrapa son portable dans son sac à main et envoya rapidement un message à Augusto pour lui dire qu’elle partait de l’hôpital : qu’elle serait chez elle dans une vingtaine de minutes. Elle lui demanda de venir dans une petite heure et demie donc pour lui laisser le temps de se doucher et de se faire présentable. Vera ne voulait pas laisser la maladie l’empêcher d’être élégante. C’était une artiste dans l’âme : soigner son apparence était primordial. Elle faisait donc partie de ces femmes qui même malade prenait soin de leur tenue. Dans le taxi, elle envoya également un message à Alessio avec un coeur. Juste pour lui dire qu'elle pensait à lui. Une petite attention comme une autre : elle n'en faisait jamais trop les concernant. Alessio savait au combien Vera l'aimait. Tout du moins, elle l'espérait. Arrivée chez elle, elle posa ses affaires et une fois la porte soigneusement refermée monta à l’étage pour se préparer à l’arriver de son ami car oui : Gus était devenu une personne qui comptait beaucoup pour Vera. S’ils n’avaient pas remis depuis longtemps le couvert : ils n’avaient pas besoin de ça pour se voir et s’apprécier. Durant cette soirée, quelque chose d’autre s’était tissé : une amitié forte qui semblait survivre à tout pour l’instant. La chanteuse d’Opéra avait attendu impatiemment cette visite en sachant parfaitement que le restaurateur trouvait toujours les mots pour apaiser ses craintes, ses douleurs. C’est parce qu’elle attendait beaucoup de cette après-midi passée en sa compagnie qu’elle voulait mettre les petits plats dans les grands. Cela était sans compter sur le contre coups du traitement qui la cloua au-dessus des wc pendant une bonne demie heure : ne lui laissant quand peu de temps pour arranger son apparence.
Prête en temps et en heure, la plupart de ses vêtements étaient trop grands pour elle : mais elle avait réussi à trouver un jean et un chemisier qui cachait son corps émacié. Un peu de fonds de teint, quelques coups de pinceau pour répandre le blush : il ne lui restait plus qu’à faire ses yeux et ses lèvres avant de cacher son crâne par un foulard bleu royal en soit. Alors qu’elle mettait les dernières touches à sa tenue, elle entendit la sonnette. Pile à l’heure, elle descendit les marches pour aller ouvrir à Augusto.

« Mon ami. » Un sourire rayonna sur son visage alors que son regard croisait le sien. « Cela fait beaucoup trop longtemps. » Vera le prit rapidement dans ses bras pour ne pas qu’il s’attarde sur sa silhouette squelettique avant de le faire rentrer. « Normalement, j’ai le nécessaire dans le frigo : j’ai donné ta liste à mon major d’homme. » Ce dernier arriva et s’inclina respectueusement devant Augusto : « S’il vous manque quoique ce soit : j’irais le chercher. » Vera lui sourit : « Ne vous en faites pas Armand, prenez votre après-midi. » L’homme, surprit, la remercia chaleureusement et une fois le manteau de Gus accroché dans la penderie de l’entrée prit congé. « J’espère que ça ne te dérange pas qu’on soit tous les deux hm ? » Un petit sourire malicieux se dessina sur son visage fatigué malgré le maquillage appliqué sur son visage. « Relax, je rigole ! » Puis elle se dirigea vers la cuisine ouverte sur le salon / salle à manger. « Fais comme chez-toi. »


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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Augusto Rinaldi
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Sujet: Re: [terminé] Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus ( le Mer 30 Jan 2019 - 11:46 )
Une bonne dose de tendresse.feat Vera
Gus c’est réveillé tôt ce matin. Il c’est levé sans faire de bruit pour ne pas réveiller Azka. Il a encore une bonne heure à dormir avant de partir bosser. Alors il laisse profiter son petit ami. Il sort de la chambre pour préparer le petit déjeuner. Il n’est pas au mieux de sa forme, il sait que ce matin Vera a une séance de chimio.
Il doit d’ailleurs la retrouver pour passer un peu de temps avec elle et lui préparer quelques petits plats.
Elle a peu d’appétit et il espère que sa cuisine lui fera envie. Elle a toujours aimé les plats qu’il lui cuisinait. Parfois juste pour elle parce que Vera elle a une place tout spéciale dans son cœur. Peu de femmes ont cette chance. A part sa mère, ses sœurs et Isabella. En plus il l’aime la choyer. La chouchouter. Il en profite pour vérifier le petit panier qu’il a prévu d’emporter chez Vera.
Azka se réveille et il a droit à sa bonne dose de câlins pour bien débuter la journée.

Puis les deux amoureux déjeunent, se douchent prolongeant l’instant. Et une fois prêts ils partent ensemble. Gus accompagne Azka jusqu’à son boulot puis il file à la trattoria pour préparer le service de midi. Il ne sera pas là, pas question de laisser son personnel dans la merde. Une fois les mises en place de la partie cuisine faites, il passe en salle. Vérifiant tout, le plein du bar, la machine à café, les nappes et les serviettes. Il passe quelques coups de fil pour des commandes. Et note les réservations. Tout est prêt quand sa mère arrive suivi de son père.
Quand il est absent ses parents veillent.
Même si Gus sait qu’il peut compter sur son équipe. Mais ils aiment se replonger dans l’atmosphère que l’endroit dégage. C’est là qu’il reçoit le SMS de Vera. Il lui répond. Dernier coup d’œil et sa mère lui dit de filer pour se changer. Sans oublier de l’embrasser sur les joues comme s’il avait encore dix ans. Cela fait naitre un sourire sur ses lèvres. Il a un peu de temps devant lui, du coup il repasse par la bijouterie pour laisser de quoi manger à son homme. Ils échangent un baiser et ils se disent à ce soir. Gus passera le récupérer. Il risque même d’être là un peu avant la fermeture. Depuis le braquage et des qu’il le peut, il est là au cas où.
Cela le tranquillise autant que cela tranquillise Azka.

Une fois chez lui, Gus se change. Un jean et une chemise. C’est toujours mieux que le survêtement qu’il avait le temps de bosser. Puis il prend le panier, rejoint sa voiture et file en direction de Posillipo où se trouve la résidence de Vera. Il est pile à l’heure.
Une vraie montre suisse.
Il sonne. Un sourire né sur ses lèvres dés qu’il voit son amie. Même si son visage fatigué et son corps amaigri le frappe. Cela lui serre même le cœur. Mais il ne dit rien.
Gus est là pour lui mettre de la joie dans les yeux.
Et il se doute qu’elle a cherché une tenue pour qu’elle fasse moins malade. Il l’enlace avec douceur.
« Oui trop longtemps ma belle. Tu es toujours aussi ravissante. » Sa voix est sincère quand il lui dit ces mots. Car même si elle est amaigrie, fatiguée, elle garde tout son charme. Et elle sait aussi se mettre en valeur par des touches de couleur qui lui font à ravir. Même si sa chevelure était magnifique. Le foulard bleu royal lui donne du peps. Gus salue Armand le major d’homme qui a tout prévu au niveau course. Et puis Vera lui donne sa journée.
« De toute façon j’ai prévu quelques petites choses donc tout devrait être. Et j’ai surtout pris mon matériel. Genre mes couteaux au cas où tu n’es pas les bons. » En plus c’est un cadeau d’Azka.

Armand prend congés et les voilà tous les deux. Ce que ne manque pas de faire remarquer Vera.
« Pourquoi je ne serais pas relax. Cela ne me gêne aucunement d’être qu’avec toi. Au contraire. Je sais à quel point ta compagnie est charmante et charmeuse. » Gus lui fait un petit clin d’œil en réponse à son sourire taquin. Puis ils se dirigent vers la cuisine ouverte.
« Ne me dit pas ce genre de chose parce que je pourrais prendre racines. » Il se met à rire alors qu’il pose son panier sur le plan de travail avant d’aller jeter un coup d’œil dans le frigo.
« Voyons ce que cette caverne d’Ali Baba nous réserve. » Il fait un rapide bilan avant de se tourner vers son amie.
« Je crois que je vais te faire un repas de reine. Remarques-tu le mérite. » Il s’attarde dans ses yeux. Il aimerait tellement que tout aille bien pour elle niveau santé.
« Au fait tu as le bonjour de mes parents. Ma mère m’a demandé de te dire, que ta place se languissait de toi à la trattoria. C’est vrai que les fois où tu nous as honoré de ta présence ont été de purs moments de joie. »  Gus commence à sortir les affaires. Il aime bien avoir tout sous la main au moment de ses préparations. Pas envie de courir après une casserole et de louper sa sauce.
« Au fait comment va Winston ? » Il a eu la chance de le voir et c’est un gamin attachant. Gus se doute que pour lui cette histoire est compliqué et difficile à gérer.
« Tu sais si un jour un midi ou un soir il veut venir donner un coup de main en cuisine ce sera avec joie. Et il pourra se changer les idées aussi. » Surtout qu’il aime la bonne cuisine le gamin.







VERA

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Vera VenezzioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [terminé] Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus ( le Jeu 31 Jan 2019 - 22:28 )
Vera fit son possible pour ignorer le regard de son ami. Elle avait l’habitude maintenant de cette petite lueur dans les gens qui la connaissait bien et qui ne l’avait pas vu depuis longtemps. Elle ne ressemblait en rien à la femme qu’elle avait été. C’était un fait indéniable que le foulard ainsi que le maquillage ne pouvaient pas cacher. Ce n’est pas comme si elle avait le choix : elle ne pouvait rien faire. Alors, elle préférait sourire et le prendre rapidement dans ses bras sans pour autant s’attarder dans ceux d’Augusto. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait, juste la peur qu’il puisse compter les os de son dos.

« Grand séducteur va. » Dit-elle en souriant et en rigolant doucement. Ce n’était probablement pas vrai, mais elle s’en moquait : cela mettait du baume à son cœur et elle ne pouvait pas dire non à cela.

Armand s’interposa pour prendre le manteau de Gus avant d’annoncer qu’il avait normalement tout préparer pour que son employeur passe une bonne fin de journée après une matinée difficile. Ravie d’entendre que tout était prêt, elle donna congé à son majordome avant de regarder Augusto :

« Ce sont des couteaux spéciaux ? Ils sont gravés ? Je pourrais les toucher ? Tu as un lapin dans ton panier comme les magiciens ? » S’empressa-t-elle de dire comme une enfante de dix ans. « Je plaisante, c’est toi qui cuisines aujourd’hui : je me contente de remplir ton verre de vin. »

La cantatrice le laissa rentrer chez elle, elle sourit quand il la rassura sur le fait qu’il était relax. Et puis il lui fit ce petit clin d’œil charmeur qui lui permit de comprendre qu’ils parlaient de la même chose. Cette complicité lui faisait un bien fou. Elle relâcha la tension de ses épaules : soulager de voir que la maladie ne changeait pas tout dans sa vie. Il y avait des choses que le cancer ne pouvait pas infecter.

« Fais donc mon ami, comme tu peux le voir : cette maison est bien trop grande alors un peu de compagnie ne serait pas de refus. »

Vera le laissa regarder dans le réfrigérateur et en profita pour divaguer. Vrai qu’elle devrait penser à déménager, elle avait investi dans une maison dans le centre : mais n’avait pas encore réellement oser quitter la maison où tant de mauvais souvenirs étaient ancrés dans les murs. Elle ne pourrait pas expliquer pourquoi, c’était un fait. Elle hocha vigoureusement sa tête de droite à gauche pour revenir à la réalité et sourit :

« Je n’en doute pas. Je te fais confiance les yeux fermés mon cher. » Elle se mordit la langue pour ne pas dire qu’elle ne le méritait pas. La chanteuse avait toujours dû mal à accepter le fait qu’elle n’était plus aussi autonome qu’avant. Elle retrouva le sourire en entendant la suite : « Haaan elle est adorable. Tu leur passeras le bonjour de ma part et embrasseras ta maman sur les deux joues. Je passerais rapidement, quand je serais plus présentable. » Sa risette cachait une grande tristesse, son état physique était un comble pour une femme qui était habituée à être sous le feu des projecteurs. « Si jamais ils veulent aller à l’Opéra tu me le dis hein : je peux encore avoir des billets. Pareil si tu as envie d’emmener quelqu’un. » Un clin d’œil avisé, elle n’avait pas besoin de dire autre chose.

Vera se hissa sur un des tabourets pour pouvoir être à la hauteur du plan de travail, elle posa son coude puis sa tête dans le creux de sa main. Sans s'en rendre compte, elle laissa petit à petit tomber ses défenses pour montrer son vrai état d'âme : celui qu'elle ne supportait pas montrer.

« Comme un petit garçon qui voit sa maman dépérir. » Avoua-t-elle dans un soupir qui semblait venir de son cœur. « Il est inquiet… Mais il fait son possible pour m’aider et pour ne pas me le montrer. J’essaye de ne pas imposer tout ça pour lui mais… Force est de constater que je ne suis pas capable de faire ça. Je m’en veux… Il est bien trop intelligent pour son propre bien. » Elle redressa sa tête pour la baisser et prit une longue inspiration. « Je suppose qu’il n’est pas trop tôt pour commencer à travailler hein ? » Elle redressa sa tête pour offrir à nouveau un sourire à Augusto : « Merci, je lui proposerais. Je crois que tu l’as impressionné la dernière fois. Il m’a fait plusieurs fois des imitations de toi avec tes couteaux : dans sa tête je crois que tu es un ninja. »

Elle leva son index : « Le vin. » Vera escomptait ainsi changer de sujet et ne pas laisser le champs ouvert aux questions même si celles d'Augusto seraient légitimes. Après tout, il était son ami et ne savait pas à l'heure actuelle son état physique. « Rouge, blanc ou rosé ? Peut-être que tu veux venir le choisir toi-même ? Je ne sais pas ce qui est bon ou non… Tu es le fin connaisseur et si je me souviens bien de la dernière fois tu avais adoré descendre à la cave. »


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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [terminé] Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus ( le Mar 12 Fév 2019 - 18:59 )
Une bonne dose de tendresse.feat Vera
Gus ne se joue pas de Vera quand il lui dit qu’elle est ravissante. Même si la chanteuse est marquée sur son visage et sur sa silhouette par l’épreuve qu’elle traverse. Il la trouve belle et toujours autant rayonnante. Parce que cette beauté là, elle est intérieure et qu’il la connait par cœur.
Il l'a découverte au fur et à mesure de leur rencontre.
Il sait combien un évènement de la vie peut bousiller un être et là encore plus une maladie. Mais il aime quand elle sourit et même si celui-ci a perdu un peu de son intensité, il reste magique aux yeux du restaurateur. Et puis il est là pour ça aussi. Pour jouer les séducteurs en tout bien tout honneur. Pour mettre du soleil dans le cœur de la belle. Et accrocher des étoiles dans ses yeux.

Une fois qu’Armand eu terminé, il prend congés. Laissant seuls les deux amis. Ils pourront papoter en toute tranquillité. Gus saura veiller sur Vera pour que cette journée soit douce et enivrante. Une façon de la faire sortir de son quotidien bien pesant depuis quelque temps. Une façon de lui donner une joie de vivre, une illusion peut être mais qui lui fera un bien fou. Le restaurateur en est certain. Il sourit face au flot de question de son ami. Ses couteaux. Le contenu de son panier tout y passe. Il aime la voir curieuse de la sorte.
Comme si elle retrouvait son insouciance.
Il sait à quel point dans des moments pareils elle est importante cette insouciance. Elle permet de ne pas se laisser happer par le côté sombre d’une situation délicate.
« Alors les couteaux c’est mon cadeau de Noël offert part Azka et en effet ils sont gravés. A non je n’ai pas de lapin. Mais je pourrais toujours essayer de faire un tour de magie lorsque je cuisinerais. Du genre faire cuire les aliments crus. » Il se met à rire.
« Mais c’est un geste très important que de remplir un verre vide. » Il se comporte comme à son habitude, pas question que l’état de santé de Vera se mette entre eux. Bien au contraire. Il renforce leur lien.

Gus retrouve la cuisine, même s’il connait les lieux, il est à chaque fois séduit par l’endroit. Il est vrai que la villa est grande, surement trop parfois pour Vera. Ce qu’elle ne manque pas de confirmer.
« C’est normal qu’elle te procure cette sensation là en ce moment. Mais tu verras quand tu iras mieux tu pourras à nouveau la remplir des rires de toutes ceux qui te sont chers. Et je viendrais même faire le repas pour que tu n’aies qu’à te consacrer à eux. » Il est sincère dans ces paroles et il espère que cet instant arrivera vite. Juste pour que Vera sourit à nouveau à la vie et reprenne ses activités de chanteuse.
« Je vais venir m’incruster plus souvent alors. Tu risques même de me retrouver sur ton canapé. » Le restaurateur sifflote et puis il jette un coup d’œil dans le frigo qui est bien rempli. De quoi lui permettre de faire un vrai repas de reine pour la belle qui le surveille d’un œil attendri.
Elle lui accorde sa confiance et il en est honoré.
Il sait qu’elle est gourmande et il sait comment la charmer de ce côté. Il fut un temps il l’a charmé autrement. Il n’a nullement oublié leurs joutes charnelles aussi sucrés que des mets divins. Mais il n’est pas là pour ça. C’est ce qu’il apprécie dans leur lien, c’est l’amitié qui c’est glissé entre eux au-delà du plaisir du sexe. Il parle de ses parents et du fait que la présence de Vera  manque à la trattoria. Le courant passe très bien entre les parents Rinaldi et la belle.
« Elle sera folle de joie de te voir tu le sais. Elle trouve que tu mets du soleil quand tu viens. Et c’est gentil. Je verrais avec Azka si une soirée à l’opéra le tente. Cela peut changer et être agréable de partager un moment pareil avec lui. » Peut être pour son anniversaire ou la St Valentin.
Vu le chemin qu’a pris leur relation. Même si Gus sent Azka fébrile encore sur certains points comme s’il ne croyait pas vraiment dans leur histoire. Après il ne peut lui en vouloir, le restaurateur a mis du temps avant d’admettre ses sentiments.

Gus prend ensuite des nouvelles de Winston, l’homme qui au centre de la vie de Vera. Il se doute que pour le gamin cette situation doit être pénible et difficile à gérer. Pas évident de voir sa maman au bord des portes de l’enfer. Rester fort pour elle comme elle doit rester forte pour lui est un combat de tous les jours.
Gus l’a bien vu au moment de la mort de son jumeau, même si sur ce coup là, il était tout autant démuni que ses parents.
Voir plus parfois. Il l’écoute et son cœur se serre sous ses mots.
« Il est fort aussi comme toi. Je me doute que pour lui c’est compliqué, mais s’il te voit te battre il se battra et t’aidera de son mieux. » Il répond à son sourire alors qu’il s’affaire à préparer les divers ingrédients pour les plats. Il compte faire une entrée, un plat de résistance et un dessert.
Il a prévu des plats légers et gourmands.
De quoi ravir les papilles de Vera sans surcharger son estomac mis à mal par son traitement. La suite de la conversation fait sourire d’avantage Gus tout en l’étonnant.
« C’est sur même si je voyais plus ça comme un moment complice entre homme. Entre ninja dans ce cas. » Il imagine bien la scène.
« Je crois que je vais couper mes légumes d’une autre façon maintenant. En tout cas cela sera un plaisir de me charger de lui quelques heures. » Gus pourrait même prévoir une recette facile pour que Winston puisse la refaire sans trop de difficulté à sa maman. Il sait que c’est le genre d’attention qu’une maman aime et encore plus quand elle est fatiguée. Enfin la proposition était lancée à Vera et Winston de voir s’ils ont envie de la mettre en pratique.
Le restaurateur ne forcera rien.

Son amie en profite pour changer de sujet de conversation pensant au vin sur le coup. Met aussi important que les ingrédients que Gus additionnent dans ses plats. D’ailleurs quelques bonnes odeurs commencent à s’élever dans la cuisine.  
« Ta cave c’est comme ta cuisine un vrai paradis. Bon je n’ai pas trop  à me plaindre des miennes, autant la personnelle que la professionnelle. » Surtout qu’il a fait quelques améliorations dans celle de la trattoria.
« Un petit rosé ou un rouge léger passeraient bien. Vu que j’ai prévu une salade de légumes grillés, cela sera plus digeste pour toi. Ensuite un risotto aux deux champignons et en dessert une panna cotta avec coulis de framboise ou de mangue selon ton envie. Un plat de cannelloni que tu pourras garder au frigo. J’ai prévu large Winston pourra en profiter. »  Gus finit d’assaisonner son riz tout en ajoutant un peu de vin blanc.
« Tu veux gouter ? Parce que là pour moi il est parfait. Et maintenant j’ai plus qu’à dresser la table et aller chercher le vin. »  Il range et nettoie le plan de travail. Pas question que quelqu’un passe derrière lui.
« Alors mes plats te font envie ? »





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Sujet: Re: [terminé] Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus ( le Lun 25 Fév 2019 - 22:23 )
Son entourage ne cessait pas de lui répéter qu’elle était encore belle, que son charme légendaire ne s’était pas terni malgré la maladie. Entre entendre et croire : il y a une différence. Malgré tout l’amour qu’elle leur portait : Vera n’arrivait pas à accepter cette nouvelle apparence. Les docteurs mettaient à l’équation leur grain de sel en affirmant que cela n’est que temporaire, que bientôt tout cela sera un mauvais souvenir mais la cantatrice, encore une fois, ne veut pas les croire. Tant qu’elle n’entendra pas sa voix : elle préférait croire que sa carrière était finie. C’est pourquoi, elle commençait déjà à repenser à une reconversion, certains jours pourtant : elle se décide à croire dur comme faire à son retour sur scène. C’est que… L’espoir faisait vivre. Veronica avait au moins la chance d’avoir Alessio, mais également des amis comme Gus à ses côtés. Qu’importent les embûches de sa vie : ils seraient là n’est-ce pas ? Oui. Elle en était convaincue. La chanteuse ne se fait pas prier pour rendre la conversation plus légère. Plus douce. Ils auraient bien le temps de parler du vrai fond du problème plus tard. Elle préférait retarder l’échéance.

“C’est adorable, tu devras m’en dire plus sur lui d’ailleurs plus tard.” Vera était curieuse et toujours ravie d’entendre des potins : surtout ceux qui rendaient heureux ses proches. Il fallait être aveugle pour ne pas voir que Gus était heureux. “Genre à mains nues ou tu vas tricher en utilisant des ustensiles ?” Demanda Vera d’une voix suspicieuse. Le cuisinier affirmait que remplir un verre vide était une tâche importante. “Certaines choses ne changeront jamais, comme ton sens de la galanterie.” Elle rigola doucement tout en conduisant Augusto dans la cuisine / salon.

Regardant la grande pièce, elle poussa un soupire. Son ami avait raison : au moins elle pouvait recevoir son entourage sans avoir peur de manquer de place. Remplir sa villa de rire et de bonne humeur était toujours un défi pour elle. C’est que ces murs ont connu la violence et les cris de douleur. La nuit, elle rêvait encore que Guido sorte de l’ombre pour la frapper à nouveau ou abuser d’elle. Cela faisait des années maintenant mais son fantôme hantait encore les lieux.

“Si tu cuisines, pour sûr que je ne vais pas tarder à organiser quelque chose alors. Je ne me fais jamais prier pour goûter tes bons plats.” Aucun doute qu’aujourd’hui elle allait faire tous les efforts possibles pour manger et savourer chaque bouchée. “Le canapé ? J’ai trois chambres d’amis : tu peux avoir ta propre chambre si tu veux !” Et elle était sérieuse en disant cela même si elle souriait.

Il n’y avait plus rien de sexuel entre eux : elle préférait clairement l’avoir comme ami. Il y avait cette alchimie entre eux qui allait au-delà du physique, et ce, depuis le premier jour.

“Et moi de pouvoir souffler un bon coup dans ses bras.”
Rien que cette idée la fit rire doucement. “J’irais les voir cette semaine. Mais ne leur dit pas, au cas où je ne me sens pas bien.” Hors de questions de les décevoir. “Je ferais en sorte de vous avoir une loge privé avec champagne.” Mettre les petits plats dans les grands : cela était son passé temps favoris.

La conversation prit une tournure différente quand son fils arriva sur la table. Ce n’était pas facile pour lui : ce n'était facile pour personne. Cependant il était en première ligne car présent tous les jours. C’est pourquoi elle le poussait à partir de la maison à la première occasion. C’était mieux ainsi.

“Jusqu’au jour où ça va me retomber dessus à l’adolescence. Une patiente qui fait sa chimio en même temps que moi m’a dit que son fils lui avait collé une réflexion sur son cancer dans les dents.”


Mais Winston n'était pas comme ça. Il était plein de vie et toujours dans son monde. C'était un artiste dans l'âme pour le plus grand plaisir de Vera. Il avait la faculté de trouver des surnoms à tout le monde. Augusto n'avait évidemment pas échappé à la règle.

“Cela sonne tellement sérieux quand tu dis ''homme'’ pour le qualifier. Il grandit tellement vite.’’ Trop a son goût mais cela était une autre histoire. “Je lui dirais ce soir, je suis certaine qu'il va être heureux.’’ Toutes les occasions étaient bonnes pour s'occuper.

Qui dit repas, dit vin : surtout en Italie. Si elle évitait d'en boire avec son traitement, elle n'empêchait jamais ses invités de profiter de sa cave qui n'avait pas désempli depuis la mort de Guido. Elle voulait se sentir utile, même si Augusto ne semblait pas avoir besoin d'aide. Quand il énuméra le menu : elle sentit littéralement ses papilles salivées.

“Oui chef.”
Elle fit un petit signe militaire avant d'aller chercher une bouteille de vin, puis elle remonta pour se remettre à sa place.

“Avec plaisir !” Elle se leva légèrement pour se pencher et goûter qu risotto. ''Perfecto !” Vera ne tarda pas à mettre pied à terre pour mettre la table. “Cela me semble être tout simplement parfait. Mais je n'avais aucun doute sur le fait que tu allais me faire quelque chose d'exceptionnel.”

Elle termina de mettre le couvert et les verres. ''Alors, tu me dis quoi de beau ? Depuis la dernière fois.” Elle s'installa à la table et laissa le cuisiner la servir. “Je veux en savoir plus sur ton Jules.”


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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Augusto Rinaldi
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Sujet: Re: [terminé] Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus ( le Ven 8 Mar 2019 - 19:01 )
Une bonne dose de tendresse.feat Vera
Pour Gus, Vera reste la même malgré la maladie qui l'affaiblit. Elle reste la belle cantatrice qui a su le charmer dés leur première rencontre. Celle qui le fait sourire et rire. Celle qui gonfle son cœur d'émotion quand il l'entend chanter. C'est aussi une mère attendrissante et une femme sublime. Et c'est tout ce qu'il voit quand il est en sa présence. Une amie sincère qui traverse une mauvaise passe et à qui il tend la main pour que son ciel soit moins sombre.
Cuisiner pour la belle est un plaisir pour le brun.
Un plaisir qu'il sait partagé. Et il fait de son mieux pour que ce moment face oublier à Vera ce qu'elle vit au quotidien à cause de son cancer.
« Promis je te dirais tout. » Cela ne pose aucun problème à Gus de parler d'Azka et encore plus maintenant qu'il lui a avoué ses sentiments. Il est vrai que part le passé, cela aurait pu être compliqué ne sachant pas exactement ce qu'il désirait. Mais ce n'est plus le cas, il vit même très bien le fait d'être en couple et amoureux. Bon par contre pour ce qui est de la magie cela semble plus compliqué, même s'il reste taquin à ce sujet.
Un sourire de Vera, même minime vaut tout l'or du monde.
« Comme tu me démasques. Et en plus sans hésitation. Je vais être obligé d'utiliser des ustensiles. Tu ne m'en voudras pas au moins d'être un piètre magicien. Je ne peux pas être doué dans tous les domaines. » Il lui sourit tout en jouant l'homme galant.
« Un domaine que je maitrise bien. » Ses parents lui ont inculqué quelques belles valeurs et il aime les appliquer avec Vera.

Ils avancent vers la cuisine, une cuisine qui ferait rêver tous les cuisiniers vu l'espace pour travailler. Même si elle semble bien trop grande en ce moment pour Vera, qui a plus envie de solitude que de compagnie. Mais Gus lui propose de la remplir de rire en invitant des amis. Il se ferait même un plaisir de se mettre derrière les fourneaux pour servir un repas de choix à toute la table.
« Cela fait plaisir d'entendre cela et je serais ravi de te servir de chef cuisinier dans une talle occasion. » Il sait comment éveiller les papilles de la belle, même en la titillant juste par l'odeur.
« Si je venais à passer la nuit ici je pense que mon homme en serait jaloux. » Même s'ils n'habitent pas encore ensemble, ils ont pris l'habitude de se retrouver chaque nuit.
Pas sur qu'Azka supporte une nuit en solitaire, à part que cela soit Gus qui ne supporte plus un lit vide et froid. Et puis cela pourrait réveiller la jalousie de son homme, même si entre le cuisinier et la chanteuse il n'y a que de l'amitié.
Une amitié profonde, sincère et belle.
Mais rien de plus. C'est d'ailleurs une des rares femmes avec qui il a gardé contact, après avoir partagé les délices de la chair.

Gus n'oublie pas de passer le bonjour de ses parents, sa mère comme son père apprécient Vera, autant en tant qu'artiste qu'en tant que femme. S'il oubliait la mama Rinaldi ne manquerait pas de lui tirer les oreilles, comme lorsqu'il était gamin. Même si ce geste est rarement arrivé.
« Tu peux souffler dans les miens en attendant si tu veux. » Et il allie ses gestes à ses paroles en ouvrant grand ses bras pour y accueillir Vera si elle le souhaite.
« Promis je garderais le secret et puis comme ça cela sera une vraie surprise et tout le monde aime les surprises. Surtout des surprises dans ce genre. » Elle sait très qu'elle peut passer à la trattoria quand elle le désire. Si les parents de Gus venaient à être absent un SMS et ils arriveraient vite.
« Carrément tu es une vraie perle. Mes parents seraient aux anges si tu leurs fais ce style de cadeau. » Ils savent se contenter de peu, mais ils savent aussi apprécier les moments ou l'on met les petits plats dans les grands.

Winston se glisse ensuite dans leur conversation, un peu normal en plus Gus l'aime bien ce gamin. Et vu ce que traverse sa mère il a du mérite.
« Je pense qu'un ado qui réagit dans ce style c'est plus pour se protéger et moins voir le drame de la situation. Je n'étais plus un ado quand j'ai perdu mon frère. » Sa voix se crispe un peu.
« Mais j'ai eu des réactions connes envers ma famille, mes amis. La peur de souffrir plus. L'injustice et la colère ressentie. Cela fait péter un câble et nous fait dire des mots que l'on ne pense pas toujours et que l'on regrette ensuite. »
Gus se souvient parfaitement combien il en avait voulu à Chiara sa sœur ainée à cause de son absence à ce moment là.
Les crises qu'il avait eu envers ses parents victimes comme lui de cette perte.
Gus espère que Winston n'aura pas ce cap à affronter, surtout qu'il a une mère adorable.
« Je crois que l'on grandit tous trop vite pour nos parents. Ma mère m'appelle encore par les petits noms qu'elle ne donnait gamin. Et non je ne les dirais pas. » Et vu le regard que Gus lui lance pour l'embêter, il ne faut mieux pas que Vera demande.
« Sinon gare à ton repas. » Petite menace pas du tout sérieuse, surtout que tout est presque prés.
« Cela sera un vrai plaisir pour moi de passer du temps avec ce petit homme. » Et vu que le repas est pratiquement terminé, il est temps de parler du vin.

Vera se charge d'aller le chercher dans sa sublime cave pendant que Gus commence à dresser les assiettes. Il ne manque pas de la faire gouter quand elle revient prendre sa place à ses côtés.
« Je suis content que cela te plaise. J'ai essayé de faire des saveurs douces en petite quantité pour que ton estomac le supporte. » Il s'était même documenté pour allier sa cuisine au problème que la chimio déclenchait.
Espérant que cela serait suffisant. Ils passent ensuite à table et Gus joue les maitres de maison.
« Toujours autant curieuse !! » Il lui sourit et s'installe à ses côtés. 
« Mon Jules ? Quel Jules ? » Il la taquine en faisant semblant de réfléchir.
« Je ne connais pas de Jules moi. » Puis il se met à rire avant de devenir plus sérieux.
« Ah tu veux parler d'Azkadelio. Et bien disons que j'ai enfin décidé d'arrêter de me voiler la face. J'avais peur depuis des années et je restais aveugle devant l'évidence. Lui avouer mon amour a été une chose salvatrice. Je ne me suis jamais senti aussi bien dans mon corps, dans ma tête et dans mon cœur. »
Et son sourire comme ses yeux témoignent de ce bonheur immense et intense.



VERA

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Sujet: Re: [terminé] Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus ( le Jeu 21 Mar 2019 - 23:05 )
Vera voulait savoir ce qui rendait si rayonnant de bonheur. Elle ne souhaitait que le meilleur pour ses proches et puis avec Gus elle à une relation particulière qu’elle ne changerait pour rien au monde. Et puis la discussion continue d’être légère : quelque chose qui manquait terriblement à la cantatrice. Cela faisait du bien de ne pas parler de sa maladie ou de ses chances de rémissions sans parler naturellement de la fameuse question : est-ce qu’elle pourra rechanter. Gus était là pour la faire sourire et pour lui montrer les biens faits d’un rire. Sans le savoir, il montrait également qu’il y avait autre chose que la maladie. Il y avait la vie et l’espoir que tout cela soit bientôt finit. Vera se prêta au jeu, cela ne pouvait pas lui faire du mal pour quelques heures de relâcher la pression.

“Jamais je ne pourrais t’en vouloir tu le sais bien, fais pas l’innocent.” Installée confortablement, elle avait tout le loisir de le regarder prendre possession des lieux. “Je n’ai jamais douté que tu étais l’Homme de Vitruve de Da Vinci.” Pour l’avoir vu sous toutes les coutures : elle pouvait le confirmer.

Marquant dans un coin de sa tête la proposition qu’il soit un jour le chef durant sa prochaine réception, elle se contenta d’hocher la tête au final. Qui sait ce que demain apporterait ? Vera n’avait pas reçu, ni fait de repas depuis des lustres qu’elle était probablement rouillé. En entendant dire que l’homme de Gus serait jaloux : elle sourit de plus belle.

“S’il n’y a que ça, il peut venir aussi.” Une idée impossible et idiote, mais qu’elle avait quand même exprimé : “Ne t’en fais pas, je comprends totalement.” Et elle ne lui en voulait pas d’ailleurs : comment faire une telle chose. Elle n’était pas à ça près et ne voulait surtout pas causer le malheur d’une personne qui lui apportait tant de bonheur dans sa vie.

Les parents d’Augusto étaient des amours que Vera adorait venir voir. Pour parler de tout et de rien mais surtout pour regarder l’amour qui semblait encore les liés. Elle aimerait vivre une relation comme ça et espérait qu’avec Alessio cela se passe ainsi pour le reste de leur vie. Qu’importe qu’elle soit longue ou courte. En voyant son ami ouvrir ses bras, elle rigola et sauta de sa chaise pour aller s’y réfugier quelques minutes. Juste le temps de souffler. De respirer et de prendre les bonnes ondes qui se dégageaient de Gus.

“C’est entendu, je viendrais bientôt en n’oubliant pas d’acheter à ta maman ses fleurs préférées en y glissant les billets.” Elle le serra une dernière fois avant de s’éloigner pour qu’il retourne aux fourneaux c’est que les bonnes odeurs qui commençaient à s’échapper réveillaient son appétit d’oiseau.

Retournant à sa place, Winston ne tarda pas a arriver sur le tapis. Si parler de son frère n’était plus douloureux maintenant que Demetrio était dans sa vie, le sujet de son fils le devenait car une part d’elle avait l’impression de l’abandonner en n’étant pas constamment à ses côtés et aussi forte que ces dernières années. Une réflexion idiote qui pourtant torturait Vera sans qu’elle ne puisse le contrôler. Elle réalisa alors qu’en parlant de l’adolescence qui arrivait à grand pas pour son fils, que cela réveillait des mauvais souvenirs pour Augusto. Elle s’en voulut immédiatement.

“Je suis désolée d’entendre ça.” Souffla-t-elle le plus sincèrement du monde. “Je suis certaine que si Winston a besoin : il viendra te voir. Il t’adore après tout et peut-être qu’en temps qu’homme… Il sera plus à même à se confier à toi.” Elle l’espérait. Le cuisiner serait un modèle parfait pour son fils. Elle le savait. La discussion reprit une tournure légère quand il mentionna les petits noms que sa maman utilisent encore. “Tu sais que je n’ai qu’à lui demander hein et elle me les dira ?” Arquant un sourcil, elle conclut le tout par un clin d’oeil entendu. Si elle le voulait, elle le pouvait.

Partant juste le temps d’aller chercher un bon vin, elle retourna rapidement dans la cuisine pour respirer la douce odeur qui s’échappait des casseroles. L’appétit venait petit à petit et cela était agréable de sentir autre chose que la fatigue et la douleur des traitements. S’approchant, elle ne se fit pas prier pour goûter au plat. Elle ferma ses yeux en sentant toutes les saveurs qui envahissaient son palais.

“Merci beaucoup, mon estomac est très reconnaissant. Il joue le capricieux en ce moment, à tous les coups il va prendre goût à tes bons petits plats et je vais devoir manger tous les jours à ton restaurant pour me nourrir. Tu es prêt à avoir cette responsabilité ?”

S’installant à table, elle ne manqua pas une occasion de poser des questions sur son Jules. Parce oui, Vera voulait savoir qui rendait si heureux son ami.

“Tu connais un César peut-être ?” Répliqua-t-elle avant de rire qu’une teinte de toux arrêta. Elle prit une gorgée d’eau tout en écoutant Gus. “Il n’est jamais bon de garder des choses pour soit. Ce genre de non-dit… Ça nous mange vivant.” Elle en savait un rayon sur la question. “Mieux vaut tard que jamais comme on dit hein ? Le principal c’est que tout semble aller pour le mieux maintenant. Ça se voit que tu es heureux, que tu es … Sur un petit nuage. Si tu étais une femme, je te demanderais si tu es enceinte quand je vois ton teint : ça me rends jalouse !” Elle le taquina évidemment.

Plongeant ses couverts dans le plat, elle souffla rapidement dessus et dès la première bouchée sentit à nouveau toutes les sensations ressenties plus tôt.

“C’est… C’est juste tellement bon mon ami.”
Elle sourit : “Bon appétit.”

Et la conversation reprit de plus belles, ils trouvaient toujours quelque chose à se dire : c’est qu’ils n’étaient pas devenus amis pour rien ! Le plat principal terminé, elle se leva pour prendre les assiettes. Elle les posa dans l'évier avant de se tourner vers Augusto :

“Tu as prévu quoi comme dessert ?” Demanda-t-elle tout en préparant les cafés.


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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [terminé] Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus ( le Lun 15 Avr 2019 - 10:50 )
Une bonne dose de tendresse.feat Vera
L'ambiance est légère. Comme ils aiment qu'elle soit entre eux. La maladie ne va pas faire barrière à cette complicité éclatante qui les lie depuis des années. Gus ne veut que voir sourire Vera et pour ça il a tout plein d'atouts dans ses manches. Même s'il n'usera pas de magie pour éclairer le visage de la belle cantatrice. Il a juste besoin de mots et de bonnes recettes de cuisine, le tout bien assaisonné.
Le pari est gagné et le bonheur partagé.
Bien entendu il y a quelques confidences dévoilées, quelques sourires enivrants, et des taquineries toujours de bon goût. De quoi mettre en appétit la belle qui malgré sa maladie doit s'alimenter, même si cela reste un combat difficile.
Gus il ne voit pas Vera comme une malade.
Quand il la regarde il y a une sublime femme avec une mauvaise passe. C'est une battante et elle viendra à bout de cette bataille. De toute manière il ne la laissera pas tomber. Ce n'est pas son genre d'abandonner ses amis, même si parfois il n'a pas été à la hauteur pour certains. Ils parlent de tout et de rien alors que les bonnes odeurs titillent leurs sens. C'est par ce biais que née l'envie et il veut faire saliver Vera. De cette manière, elle aura encore plus l'envie de gouter. Il sourit à sa proposition de venir s'installer avec Azka dans sa maison. Il se doute que par moment le silence et la grandeur de la villa doit être pesant. Un peu d'animation quand tout va mal, ne peut faire que du bien si elle est distillée savamment.
« Si on vient tu risques fort de voir Souvent deux beaux gosses circuler en caleçon ou même nu. Avec un tablier de cuisinier pour ma part.  Faut bien s'habiller un minimum. »
Gus éclate de rire imaginant la scène. Vera entrant dans le cuisine, lui aux fourneaux en tablier et Azka coller contre son dos nu comme un nouveau né.
« Mais un trio pourrait bien marcher. » Le restaurateur en rougit même à l'idée.

Puis Gus se fait plus sage quand il parle de ses parents et du vide que Vera laisse à la trattoria. Tout le monde a hâte de la revoir entre ses murs. Comme un rayon de soleil.
« Tu es vraiment un amour. Ma mère va finir par me dire que tu serais la belle-fille idéale. » Ses parents n'ont jamais eu de souci avec les penchants de leur fils.
Ils acceptent Azka sans sourciller l'essentiel pour eux étant qu'il soit heureux. Et ils l'avaient tellement vu malheureux après la mort d'Amadeo, que le voir sourire leur faisait un bien fou. Ils parlent ensuite de Winston, Gus apprécie le garçon. Et il se doute que voir sa mère dans cet état ne doit pas être facile à encaisser tous les jours. C'est compliqué de voir un proche dépérir pour une raison ou une autre.
Se sentir impuissant face à la douleur.
Il sait combien sa famille à souffert de ses réactions après la mort de son jumeau. Des réaction qu'il regrette maintenant car il a fait du mal sans le vouloir et puis ils n'étaient nullement responsable de sa douleur, eux aussi en porter une. Mais ce qui est fait est fait, il peut juste essayer de se racheter et surtout vivre.
« C'est rien ne t'en fais pas. C'est encore douloureux mais plus autant, enfin c'est compliqué à expliquer. » Il veut surtout que cette soirée reste positive et enjouée.
« Pas de souci au pire tu lui files mon numéro de portable et il m'appelle quand il veut pour qu'on se cale un moment. Je suis sur qu'il va adorer jouer au chef cuisinier. » Vu la remarque de Vera, Gus se dit qu'il aurait du rester silencieux sur cette information.
« En effet elle est bien capable de le faire juste pour que je maronne. Et votre clin d’œil n'a aucun effet sur moi miss Venezzio. » Il lui tire la langue avant qu'elle ne s'échappe pour aller leur chercher une bonne bouteille de vin.

Quand Vera revient tout est pratiquement prêt, du coup Gus lui fait gouter. Cela va réveiller ses papilles et il espère lui donner envie de savourer le plat.
« Je suis parfaitement prêt à prendre cette responsabilité. Et si tu ne peux pas venir je mettrais en place un service de livraison express. Et je passerais m'assurer après mon service que tu as tout manger. » Il sait combien la chimio fout en l'air et si ses plats peuvent donner envie à la cantatrice de manger et bien il fera les efforts pour. Une façon de contribuer à sa guérison car si le corps n'a pas de force il ne peut lutter. Ils passent enfin à table et la conversation revient naturellement sur Azka.
La belle veut en savoir plus.
Le cuisinier la taquine.
« Oui mais je crois qu'il est un peu rassi pour moi le Jules César. » Il sourit tout en se dévoilant un peu plus. Il reconnaît qu'il aurait pu le perdre à force de jouer au con et de trainer dans l'aveu de ses sentiments.
« Oui je sais mais je n'arrivais pas, trop ancré dans ma peine. Muré même. » Gus la regarde quand Vera fait le rapprochement entre son teint d'homme heureux et celui d'une femme enceinte.
« On ne me l'avait jamais faite celle là. » Il se met à rire de bon cœur.
« Si tu manges ma cuisine tu vas retrouver ton teint de jeune fille. Tu as essayé le masque au chocolat. C'est parfait pour le teint et en plus ça se mange. » Il est vrai qu'il passe au dessus de tout ça Gus, mais s'il la regarde plus en détail. Il voit son teint pâle, ses yeux cernés et son visage fatigué. Même si son sourire reste le même.
« Tu retrouveras ton tient et le fait que tu respires la joie de vivre. » Il n'a aucun doute là dessus. Puis il la laisse gouter au plat, et attend sa réaction avec impatience.
« Content que tu aimes. Bon appétit à toi aussi. » Les bruits des couverts se mélangent aux mots échangés. Leurs rires mutins parfois s 'éparpillent glissant dans leurs regards des étoiles. Il la voit heureuse et cela le rend heureux. Ils arrivent au dessert.
« J'ai prévu quelque chose de léger une mousseline à la vanille et au rhum avec une salade de fruit frais et quelques petits sablés. Comme ça tu peux mélanger les trois ou bien deux ou alors juste manger ce qui te fait envie. » Il ne veut pas surcharger son estomac. Il débarrasse.
« Reste assise je m'occupe de tout. » De toute façon la cuisine est dans le prolongement ainsi Gus ne perd pas des yeux Vera. Il sort le nécessaire du frigo et prépare les coupes en fonction du choix de la belle.
« Et voilà madame est servie, bonne dégustation. » Puis ils reprennent tranquillement leur conversation, passant de sujet en sujet comme le font des amis sincères et complices.

Gus ne voit même pas les heures passées, sauf dans les yeux de la belle qui semble de plus en plus fatiguée.
« En tout cas je passe un super moment comme à chaque fois en ta compagnie. Tu me fais un bien fou. » Mais il sait que c'est réciproque. Puis vient le moment des aux revoir. La promesse d'une prochaine fois, de futurs petits plats et d'une journée en cuisine avec Winston.
« Prends soin de toi surtout la belle. Et n'hésite pas si tu as besoin de quoi que ce soit. Je serais toujours là pour toi. » Il l'embrasse, l'étreint tendrement. Puis Gus la laisse se reposer, il voit qu'elle en a besoin. Mais Vera a mangé et c'est déjà une belle victoire et elle a dans son frigo de quoi se régaler pour quelques repas.
« On se revoit très vite. » Il s'éloigne son panier à la main. Le coeur léger, heureux d'avoir partagé ce moment avec Vera et de l'avoir faite sourire et rire.



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