Revenir en haut
Aller en bas


 

- Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Vera VenezzioLe vin est un puissant lubrifiant social
Vera Venezzio
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1068-in-nomine-patris-et-fil http://www.ciao-vecchio.com/t1108-some-people-steer-some-people-follow-vera
Faceclaim : Gal Gadot ©RQ
Messages : 404 - Points : 1439

Âge : 34 ans
Métier : Chanteuse d'Opéra
Sujet: Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus ( le Sam 19 Jan - 18:19 )
« Et voilà Seignora… C’est terminé pour la chimio. Il me reste à vous faire une prise de sang pour voir si vous avez encore des cellules cancéreuses et suivant les résultats votre médecin vous prescrira des rayons. »

Vera hocha la tête en soupirant longuement. Elle avait l’impression que cela était interminable. Au moins… Ces traitements ne faisaient pas mal, pas à proprement parler. Les vomissements, la perte de poids, la perte de cheveux : elle était prête à tout supporter en réalité si cela voulait dire qu’elle pourrait un jour chanter à nouveau devant son public. Ne pas monter sur scène lui manquait terriblement et chaque jour la peur de ne plus pouvoir utiliser sa voix grandissait. La cantatrice avait tenté quelques fois de pousser la plus simple des notes : mais la douleur l’avait rapidement rappelé à l’ordre et depuis elle n’avait pas osé réessayer. Après une discussion avec son professeur de chant, elle avait malheureusement compris que la rééducation allait demander du temps. Dès lors, elle n’avait pas l’espoir de revenir rapidement sous les feux de la rampe avant plusieurs longs mois. Pour une artiste comme elle : cela la déprimait. Winston, son adorable fils, ne savait pas quoi faire pour qu’elle retrouve le sourire mais bien trop souvent elle était incapable de faire une telle chose. De toute façon, son enfant connaissait sa mère et arrivait à comprendre que beaucoup de fois : elle se forçait à sourire. Il n’était pas idiot.

« Quelqu’un vient vous chercher aujourd’hui ? » Vera hocha négativement la tête. « Je vais appeler un taxi, mais je vois un ami cet après-midi. – Je suis content d’entendre ça. Rester seule n’est pas une chose recommandé dans votre état. Vous allez vous en sortie. » L’infirmier posa sa main sur son épaule : « Je suis confiant et vous devriez l’être aussi. On ne va pas vous laisser tomber. » Avalant difficilement sa salive, Vera étira un maigre sourire sur son visage fatigué avant de se lever avec l’aide du jeune homme.

Une fois sortit, elle attrapa son portable dans son sac à main et envoya rapidement un message à Augusto pour lui dire qu’elle partait de l’hôpital : qu’elle serait chez elle dans une vingtaine de minutes. Elle lui demanda de venir dans une petite heure et demie donc pour lui laisser le temps de se doucher et de se faire présentable. Vera ne voulait pas laisser la maladie l’empêcher d’être élégante. C’était une artiste dans l’âme : soigner son apparence était primordial. Elle faisait donc partie de ces femmes qui même malade prenait soin de leur tenue. Dans le taxi, elle envoya également un message à Alessio avec un coeur. Juste pour lui dire qu'elle pensait à lui. Une petite attention comme une autre : elle n'en faisait jamais trop les concernant. Alessio savait au combien Vera l'aimait. Tout du moins, elle l'espérait. Arrivée chez elle, elle posa ses affaires et une fois la porte soigneusement refermée monta à l’étage pour se préparer à l’arriver de son ami car oui : Gus était devenu une personne qui comptait beaucoup pour Vera. S’ils n’avaient pas remis depuis longtemps le couvert : ils n’avaient pas besoin de ça pour se voir et s’apprécier. Durant cette soirée, quelque chose d’autre s’était tissé : une amitié forte qui semblait survivre à tout pour l’instant. La chanteuse d’Opéra avait attendu impatiemment cette visite en sachant parfaitement que le restaurateur trouvait toujours les mots pour apaiser ses craintes, ses douleurs. C’est parce qu’elle attendait beaucoup de cette après-midi passée en sa compagnie qu’elle voulait mettre les petits plats dans les grands. Cela était sans compter sur le contre coups du traitement qui la cloua au-dessus des wc pendant une bonne demie heure : ne lui laissant quand peu de temps pour arranger son apparence.
Prête en temps et en heure, la plupart de ses vêtements étaient trop grands pour elle : mais elle avait réussi à trouver un jean et un chemisier qui cachait son corps émacié. Un peu de fonds de teint, quelques coups de pinceau pour répandre le blush : il ne lui restait plus qu’à faire ses yeux et ses lèvres avant de cacher son crâne par un foulard bleu royal en soit. Alors qu’elle mettait les dernières touches à sa tenue, elle entendit la sonnette. Pile à l’heure, elle descendit les marches pour aller ouvrir à Augusto.

« Mon ami. » Un sourire rayonna sur son visage alors que son regard croisait le sien. « Cela fait beaucoup trop longtemps. » Vera le prit rapidement dans ses bras pour ne pas qu’il s’attarde sur sa silhouette squelettique avant de le faire rentrer. « Normalement, j’ai le nécessaire dans le frigo : j’ai donné ta liste à mon major d’homme. » Ce dernier arriva et s’inclina respectueusement devant Augusto : « S’il vous manque quoique ce soit : j’irais le chercher. » Vera lui sourit : « Ne vous en faites pas Armand, prenez votre après-midi. » L’homme, surprit, la remercia chaleureusement et une fois le manteau de Gus accroché dans la penderie de l’entrée prit congé. « J’espère que ça ne te dérange pas qu’on soit tous les deux hm ? » Un petit sourire malicieux se dessina sur son visage fatigué malgré le maquillage appliqué sur son visage. « Relax, je rigole ! » Puis elle se dirigea vers la cuisine ouverte sur le salon / salle à manger. « Fais comme chez-toi. »


love at first sight
« I can resist everything except temptation. »
Oscar Wilde by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
En ligne
Augusto Rinaldi
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1700-comment-vivre-quand-une http://www.ciao-vecchio.com/t1709-tous-ces-moments-se-perdront-dans-loubli-comme-des-larmes-dans-la-pluie-gus
Faceclaim : Jon Kortajarena © lux aeterna (vava) © frimelda (sign)
Messages : 3222 - Points : 6876

Âge : 31 ans né le 17/09/1987
Métier : Restaurateur. Il a repris l'affaire familliale.
Sujet: Re: Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus ( le Mer 30 Jan - 11:46 )
Une bonne dose de tendresse.feat Vera
Gus c’est réveillé tôt ce matin. Il c’est levé sans faire de bruit pour ne pas réveiller Azka. Il a encore une bonne heure à dormir avant de partir bosser. Alors il laisse profiter son petit ami. Il sort de la chambre pour préparer le petit déjeuner. Il n’est pas au mieux de sa forme, il sait que ce matin Vera a une séance de chimio.
Il doit d’ailleurs la retrouver pour passer un peu de temps avec elle et lui préparer quelques petits plats.
Elle a peu d’appétit et il espère que sa cuisine lui fera envie. Elle a toujours aimé les plats qu’il lui cuisinait. Parfois juste pour elle parce que Vera elle a une place tout spéciale dans son cœur. Peu de femmes ont cette chance. A part sa mère, ses sœurs et Isabella. En plus il l’aime la choyer. La chouchouter. Il en profite pour vérifier le petit panier qu’il a prévu d’emporter chez Vera.
Azka se réveille et il a droit à sa bonne dose de câlins pour bien débuter la journée.

Puis les deux amoureux déjeunent, se douchent prolongeant l’instant. Et une fois prêts ils partent ensemble. Gus accompagne Azka jusqu’à son boulot puis il file à la trattoria pour préparer le service de midi. Il ne sera pas là, pas question de laisser son personnel dans la merde. Une fois les mises en place de la partie cuisine faites, il passe en salle. Vérifiant tout, le plein du bar, la machine à café, les nappes et les serviettes. Il passe quelques coups de fil pour des commandes. Et note les réservations. Tout est prêt quand sa mère arrive suivi de son père.
Quand il est absent ses parents veillent.
Même si Gus sait qu’il peut compter sur son équipe. Mais ils aiment se replonger dans l’atmosphère que l’endroit dégage. C’est là qu’il reçoit le SMS de Vera. Il lui répond. Dernier coup d’œil et sa mère lui dit de filer pour se changer. Sans oublier de l’embrasser sur les joues comme s’il avait encore dix ans. Cela fait naitre un sourire sur ses lèvres. Il a un peu de temps devant lui, du coup il repasse par la bijouterie pour laisser de quoi manger à son homme. Ils échangent un baiser et ils se disent à ce soir. Gus passera le récupérer. Il risque même d’être là un peu avant la fermeture. Depuis le braquage et des qu’il le peut, il est là au cas où.
Cela le tranquillise autant que cela tranquillise Azka.

Une fois chez lui, Gus se change. Un jean et une chemise. C’est toujours mieux que le survêtement qu’il avait le temps de bosser. Puis il prend le panier, rejoint sa voiture et file en direction de Posillipo où se trouve la résidence de Vera. Il est pile à l’heure.
Une vraie montre suisse.
Il sonne. Un sourire né sur ses lèvres dés qu’il voit son amie. Même si son visage fatigué et son corps amaigri le frappe. Cela lui serre même le cœur. Mais il ne dit rien.
Gus est là pour lui mettre de la joie dans les yeux.
Et il se doute qu’elle a cherché une tenue pour qu’elle fasse moins malade. Il l’enlace avec douceur.
« Oui trop longtemps ma belle. Tu es toujours aussi ravissante. » Sa voix est sincère quand il lui dit ces mots. Car même si elle est amaigrie, fatiguée, elle garde tout son charme. Et elle sait aussi se mettre en valeur par des touches de couleur qui lui font à ravir. Même si sa chevelure était magnifique. Le foulard bleu royal lui donne du peps. Gus salue Armand le major d’homme qui a tout prévu au niveau course. Et puis Vera lui donne sa journée.
« De toute façon j’ai prévu quelques petites choses donc tout devrait être. Et j’ai surtout pris mon matériel. Genre mes couteaux au cas où tu n’es pas les bons. » En plus c’est un cadeau d’Azka.

Armand prend congés et les voilà tous les deux. Ce que ne manque pas de faire remarquer Vera.
« Pourquoi je ne serais pas relax. Cela ne me gêne aucunement d’être qu’avec toi. Au contraire. Je sais à quel point ta compagnie est charmante et charmeuse. » Gus lui fait un petit clin d’œil en réponse à son sourire taquin. Puis ils se dirigent vers la cuisine ouverte.
« Ne me dit pas ce genre de chose parce que je pourrais prendre racines. » Il se met à rire alors qu’il pose son panier sur le plan de travail avant d’aller jeter un coup d’œil dans le frigo.
« Voyons ce que cette caverne d’Ali Baba nous réserve. » Il fait un rapide bilan avant de se tourner vers son amie.
« Je crois que je vais te faire un repas de reine. Remarques-tu le mérite. » Il s’attarde dans ses yeux. Il aimerait tellement que tout aille bien pour elle niveau santé.
« Au fait tu as le bonjour de mes parents. Ma mère m’a demandé de te dire, que ta place se languissait de toi à la trattoria. C’est vrai que les fois où tu nous as honoré de ta présence ont été de purs moments de joie. »  Gus commence à sortir les affaires. Il aime bien avoir tout sous la main au moment de ses préparations. Pas envie de courir après une casserole et de louper sa sauce.
« Au fait comment va Winston ? » Il a eu la chance de le voir et c’est un gamin attachant. Gus se doute que pour lui cette histoire est compliqué et difficile à gérer.
« Tu sais si un jour un midi ou un soir il veut venir donner un coup de main en cuisine ce sera avec joie. Et il pourra se changer les idées aussi. » Surtout qu’il aime la bonne cuisine le gamin.







Azkadelio

L'autre moitié de son cœur.
Revenir en haut Aller en bas
Vera VenezzioLe vin est un puissant lubrifiant social
Vera Venezzio
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1068-in-nomine-patris-et-fil http://www.ciao-vecchio.com/t1108-some-people-steer-some-people-follow-vera
Faceclaim : Gal Gadot ©RQ
Messages : 404 - Points : 1439

Âge : 34 ans
Métier : Chanteuse d'Opéra
Sujet: Re: Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus ( le Jeu 31 Jan - 22:28 )
Vera fit son possible pour ignorer le regard de son ami. Elle avait l’habitude maintenant de cette petite lueur dans les gens qui la connaissait bien et qui ne l’avait pas vu depuis longtemps. Elle ne ressemblait en rien à la femme qu’elle avait été. C’était un fait indéniable que le foulard ainsi que le maquillage ne pouvaient pas cacher. Ce n’est pas comme si elle avait le choix : elle ne pouvait rien faire. Alors, elle préférait sourire et le prendre rapidement dans ses bras sans pour autant s’attarder dans ceux d’Augusto. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait, juste la peur qu’il puisse compter les os de son dos.

« Grand séducteur va. » Dit-elle en souriant et en rigolant doucement. Ce n’était probablement pas vrai, mais elle s’en moquait : cela mettait du baume à son cœur et elle ne pouvait pas dire non à cela.

Armand s’interposa pour prendre le manteau de Gus avant d’annoncer qu’il avait normalement tout préparer pour que son employeur passe une bonne fin de journée après une matinée difficile. Ravie d’entendre que tout était prêt, elle donna congé à son majordome avant de regarder Augusto :

« Ce sont des couteaux spéciaux ? Ils sont gravés ? Je pourrais les toucher ? Tu as un lapin dans ton panier comme les magiciens ? » S’empressa-t-elle de dire comme une enfante de dix ans. « Je plaisante, c’est toi qui cuisines aujourd’hui : je me contente de remplir ton verre de vin. »

La cantatrice le laissa rentrer chez elle, elle sourit quand il la rassura sur le fait qu’il était relax. Et puis il lui fit ce petit clin d’œil charmeur qui lui permit de comprendre qu’ils parlaient de la même chose. Cette complicité lui faisait un bien fou. Elle relâcha la tension de ses épaules : soulager de voir que la maladie ne changeait pas tout dans sa vie. Il y avait des choses que le cancer ne pouvait pas infecter.

« Fais donc mon ami, comme tu peux le voir : cette maison est bien trop grande alors un peu de compagnie ne serait pas de refus. »

Vera le laissa regarder dans le réfrigérateur et en profita pour divaguer. Vrai qu’elle devrait penser à déménager, elle avait investi dans une maison dans le centre : mais n’avait pas encore réellement oser quitter la maison où tant de mauvais souvenirs étaient ancrés dans les murs. Elle ne pourrait pas expliquer pourquoi, c’était un fait. Elle hocha vigoureusement sa tête de droite à gauche pour revenir à la réalité et sourit :

« Je n’en doute pas. Je te fais confiance les yeux fermés mon cher. » Elle se mordit la langue pour ne pas dire qu’elle ne le méritait pas. La chanteuse avait toujours dû mal à accepter le fait qu’elle n’était plus aussi autonome qu’avant. Elle retrouva le sourire en entendant la suite : « Haaan elle est adorable. Tu leur passeras le bonjour de ma part et embrasseras ta maman sur les deux joues. Je passerais rapidement, quand je serais plus présentable. » Sa risette cachait une grande tristesse, son état physique était un comble pour une femme qui était habituée à être sous le feu des projecteurs. « Si jamais ils veulent aller à l’Opéra tu me le dis hein : je peux encore avoir des billets. Pareil si tu as envie d’emmener quelqu’un. » Un clin d’œil avisé, elle n’avait pas besoin de dire autre chose.

Vera se hissa sur un des tabourets pour pouvoir être à la hauteur du plan de travail, elle posa son coude puis sa tête dans le creux de sa main. Sans s'en rendre compte, elle laissa petit à petit tomber ses défenses pour montrer son vrai état d'âme : celui qu'elle ne supportait pas montrer.

« Comme un petit garçon qui voit sa maman dépérir. » Avoua-t-elle dans un soupir qui semblait venir de son cœur. « Il est inquiet… Mais il fait son possible pour m’aider et pour ne pas me le montrer. J’essaye de ne pas imposer tout ça pour lui mais… Force est de constater que je ne suis pas capable de faire ça. Je m’en veux… Il est bien trop intelligent pour son propre bien. » Elle redressa sa tête pour la baisser et prit une longue inspiration. « Je suppose qu’il n’est pas trop tôt pour commencer à travailler hein ? » Elle redressa sa tête pour offrir à nouveau un sourire à Augusto : « Merci, je lui proposerais. Je crois que tu l’as impressionné la dernière fois. Il m’a fait plusieurs fois des imitations de toi avec tes couteaux : dans sa tête je crois que tu es un ninja. »

Elle leva son index : « Le vin. » Vera escomptait ainsi changer de sujet et ne pas laisser le champs ouvert aux questions même si celles d'Augusto seraient légitimes. Après tout, il était son ami et ne savait pas à l'heure actuelle son état physique. « Rouge, blanc ou rosé ? Peut-être que tu veux venir le choisir toi-même ? Je ne sais pas ce qui est bon ou non… Tu es le fin connaisseur et si je me souviens bien de la dernière fois tu avais adoré descendre à la cave. »


love at first sight
« I can resist everything except temptation. »
Oscar Wilde by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
En ligne
Augusto Rinaldi
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1700-comment-vivre-quand-une http://www.ciao-vecchio.com/t1709-tous-ces-moments-se-perdront-dans-loubli-comme-des-larmes-dans-la-pluie-gus
Faceclaim : Jon Kortajarena © lux aeterna (vava) © frimelda (sign)
Messages : 3222 - Points : 6876

Âge : 31 ans né le 17/09/1987
Métier : Restaurateur. Il a repris l'affaire familliale.
Sujet: Re: Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus ( le Mar 12 Fév - 18:59 )
Une bonne dose de tendresse.feat Vera
Gus ne se joue pas de Vera quand il lui dit qu’elle est ravissante. Même si la chanteuse est marquée sur son visage et sur sa silhouette par l’épreuve qu’elle traverse. Il la trouve belle et toujours autant rayonnante. Parce que cette beauté là, elle est intérieure et qu’il la connait par cœur.
Il l'a découverte au fur et à mesure de leur rencontre.
Il sait combien un évènement de la vie peut bousiller un être et là encore plus une maladie. Mais il aime quand elle sourit et même si celui-ci a perdu un peu de son intensité, il reste magique aux yeux du restaurateur. Et puis il est là pour ça aussi. Pour jouer les séducteurs en tout bien tout honneur. Pour mettre du soleil dans le cœur de la belle. Et accrocher des étoiles dans ses yeux.

Une fois qu’Armand eu terminé, il prend congés. Laissant seuls les deux amis. Ils pourront papoter en toute tranquillité. Gus saura veiller sur Vera pour que cette journée soit douce et enivrante. Une façon de la faire sortir de son quotidien bien pesant depuis quelque temps. Une façon de lui donner une joie de vivre, une illusion peut être mais qui lui fera un bien fou. Le restaurateur en est certain. Il sourit face au flot de question de son ami. Ses couteaux. Le contenu de son panier tout y passe. Il aime la voir curieuse de la sorte.
Comme si elle retrouvait son insouciance.
Il sait à quel point dans des moments pareils elle est importante cette insouciance. Elle permet de ne pas se laisser happer par le côté sombre d’une situation délicate.
« Alors les couteaux c’est mon cadeau de Noël offert part Azka et en effet ils sont gravés. A non je n’ai pas de lapin. Mais je pourrais toujours essayer de faire un tour de magie lorsque je cuisinerais. Du genre faire cuire les aliments crus. » Il se met à rire.
« Mais c’est un geste très important que de remplir un verre vide. » Il se comporte comme à son habitude, pas question que l’état de santé de Vera se mette entre eux. Bien au contraire. Il renforce leur lien.

Gus retrouve la cuisine, même s’il connait les lieux, il est à chaque fois séduit par l’endroit. Il est vrai que la villa est grande, surement trop parfois pour Vera. Ce qu’elle ne manque pas de confirmer.
« C’est normal qu’elle te procure cette sensation là en ce moment. Mais tu verras quand tu iras mieux tu pourras à nouveau la remplir des rires de toutes ceux qui te sont chers. Et je viendrais même faire le repas pour que tu n’aies qu’à te consacrer à eux. » Il est sincère dans ces paroles et il espère que cet instant arrivera vite. Juste pour que Vera sourit à nouveau à la vie et reprenne ses activités de chanteuse.
« Je vais venir m’incruster plus souvent alors. Tu risques même de me retrouver sur ton canapé. » Le restaurateur sifflote et puis il jette un coup d’œil dans le frigo qui est bien rempli. De quoi lui permettre de faire un vrai repas de reine pour la belle qui le surveille d’un œil attendri.
Elle lui accorde sa confiance et il en est honoré.
Il sait qu’elle est gourmande et il sait comment la charmer de ce côté. Il fut un temps il l’a charmé autrement. Il n’a nullement oublié leurs joutes charnelles aussi sucrés que des mets divins. Mais il n’est pas là pour ça. C’est ce qu’il apprécie dans leur lien, c’est l’amitié qui c’est glissé entre eux au-delà du plaisir du sexe. Il parle de ses parents et du fait que la présence de Vera  manque à la trattoria. Le courant passe très bien entre les parents Rinaldi et la belle.
« Elle sera folle de joie de te voir tu le sais. Elle trouve que tu mets du soleil quand tu viens. Et c’est gentil. Je verrais avec Azka si une soirée à l’opéra le tente. Cela peut changer et être agréable de partager un moment pareil avec lui. » Peut être pour son anniversaire ou la St Valentin.
Vu le chemin qu’a pris leur relation. Même si Gus sent Azka fébrile encore sur certains points comme s’il ne croyait pas vraiment dans leur histoire. Après il ne peut lui en vouloir, le restaurateur a mis du temps avant d’admettre ses sentiments.

Gus prend ensuite des nouvelles de Winston, l’homme qui au centre de la vie de Vera. Il se doute que pour le gamin cette situation doit être pénible et difficile à gérer. Pas évident de voir sa maman au bord des portes de l’enfer. Rester fort pour elle comme elle doit rester forte pour lui est un combat de tous les jours.
Gus l’a bien vu au moment de la mort de son jumeau, même si sur ce coup là, il était tout autant démuni que ses parents.
Voir plus parfois. Il l’écoute et son cœur se serre sous ses mots.
« Il est fort aussi comme toi. Je me doute que pour lui c’est compliqué, mais s’il te voit te battre il se battra et t’aidera de son mieux. » Il répond à son sourire alors qu’il s’affaire à préparer les divers ingrédients pour les plats. Il compte faire une entrée, un plat de résistance et un dessert.
Il a prévu des plats légers et gourmands.
De quoi ravir les papilles de Vera sans surcharger son estomac mis à mal par son traitement. La suite de la conversation fait sourire d’avantage Gus tout en l’étonnant.
« C’est sur même si je voyais plus ça comme un moment complice entre homme. Entre ninja dans ce cas. » Il imagine bien la scène.
« Je crois que je vais couper mes légumes d’une autre façon maintenant. En tout cas cela sera un plaisir de me charger de lui quelques heures. » Gus pourrait même prévoir une recette facile pour que Winston puisse la refaire sans trop de difficulté à sa maman. Il sait que c’est le genre d’attention qu’une maman aime et encore plus quand elle est fatiguée. Enfin la proposition était lancée à Vera et Winston de voir s’ils ont envie de la mettre en pratique.
Le restaurateur ne forcera rien.

Son amie en profite pour changer de sujet de conversation pensant au vin sur le coup. Met aussi important que les ingrédients que Gus additionnent dans ses plats. D’ailleurs quelques bonnes odeurs commencent à s’élever dans la cuisine.  
« Ta cave c’est comme ta cuisine un vrai paradis. Bon je n’ai pas trop  à me plaindre des miennes, autant la personnelle que la professionnelle. » Surtout qu’il a fait quelques améliorations dans celle de la trattoria.
« Un petit rosé ou un rouge léger passeraient bien. Vu que j’ai prévu une salade de légumes grillés, cela sera plus digeste pour toi. Ensuite un risotto aux deux champignons et en dessert une panna cotta avec coulis de framboise ou de mangue selon ton envie. Un plat de cannelloni que tu pourras garder au frigo. J’ai prévu large Winston pourra en profiter. »  Gus finit d’assaisonner son riz tout en ajoutant un peu de vin blanc.
« Tu veux gouter ? Parce que là pour moi il est parfait. Et maintenant j’ai plus qu’à dresser la table et aller chercher le vin. »  Il range et nettoie le plan de travail. Pas question que quelqu’un passe derrière lui.
« Alors mes plats te font envie ? »





Azkadelio

L'autre moitié de son cœur.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Un dîner pour retrouver l'espoir. // Gus -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut