Revenir en haut
Aller en bas


 

- La bagarre. // Declan -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Ban-Ryu KimLe vin est un puissant lubrifiant social
Ban-Ryu Kim
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3877-la-violence-est-une-forme-de-f http://www.ciao-vecchio.com/t4002-zero-de-conduite-ban-ryu#127292
Faceclaim : Kim Woo Bin ©RQ
Messages : 228 - Points : 727
La bagarre. // Declan Giphy
Âge : 33 ans
Métier : Fils d'un des actionnaires majoritaires de Samsung, il a prit sa place autour de la table à sa mort il y a 5 ans de cela et représente aujourd'hui la compagnie en Europe même si le business n'est pas sa tasse de thé.
La bagarre. // Declan Empty
Sujet: La bagarre. // Declan ( le Sam 19 Jan - 18:30 )
Ban-Ryu avait eut une journée des plus stressante. Entre la signature de plusieurs contrats et un appel très tôt ce matin avec le siège mère : la dernière chose qu’il souhaitait était de rentrer chez lui. Heureusement pour lui, Hyun-Joong vivait encore avec sa grand-mère et lui alors il savait que Mei ne serait pas seule. Il irait lui faire un bisou quand il rentrerait. Mais en attendant : ses pas le dirigèrent vers un des nombreux bars du centre-ville qui regorgeait de personnes prêtes à chercher des crosses. S’il ne cherchait pas forcément non plus la bagarre, il ne disait jamais non pour planter ses moins dans quelques pommettes ou côtes. Cela le détendait bien plus rapidement que n’importe quelle drogue, mais tout comme la plupart d’entre elles : ce n’était pas forcément légal. Alors, il se contentait de fumer des cigarettes. Le gouvernement au moins ne disait rien puisqu’ils gagnaient de l’argent dessus. Tirant sur le bâton de nicotine : il sortit son téléphone de sa poche pour voir s’il avait des messages. Rien. Elio semblait faire le mort maintenant. Etait-ce parce qu’il l’avait embrassé la dernière fois ? Avait-il pris la décision pour eux de ne pas poursuivre ce qui était vraisemblablement une folie ? Ryu ne le savait pas, mais il avait envoyé déjà quelques messages et ne souhaitait pas non plus le forcer. Il était un connard, certes, mais un connard poli. C’était peut-être pour cela que beaucoup le supportait en réalité : malgré ses travers il avait quelques qualités qui lui permettait de bien passer en société tout de même. C’était tout un art, un qu’il a appris au côté de son père : contre sa volonté. Déjà qu’il n’était pas facile à vivre avant son séjour en Corée, mais alors autant dire depuis son retour qu’il pouvait être exécrable au possible quand il en avait décidé ainsi.
Marchant dans les rues de Naples, ses mains dans ses poches et sa cigarette coincée entre ses lèvres : il passait devant les bars sans pour autant être inspiré par l’un d’entre eux. Ses pensées n’étaient pas réellement à l’instant présent. Mei avait appris une chanson à l’école, une comptine de Noël et même si cela faisait presque trois semaines que l’événement était passé : Ryu n’arrivait pas à se la sortir dans la tête. Il avait beau chanté cette chanson à tue-tête et à haute-voix, elle restait encore dans sa tête. Énervé, il sortit sa dextre de sa poche et tira une dernière fois sur sa cigarette avant de l’écraser entre ses doigts puis de la jeter dans une poubelle. Grommelant les paroles de cette chanson, il se résigna à la chanter à voix basse au final : avec l’ultime espoir qu’il en serait libéré. Deux trois passants passèrent à côté de lui et rigolèrent en l’entendant. Il fallu une grande concentration pour qu’il se retienne de vider sa colère sur eux. D'autant plus que le chant restiat dans sa tête alors il se résigna à la chanter un peu plus fort jusqu'à ce qu'il ne l'ait plus coincé sur le bout de la langue.

Encore plus énervé qu’à la sortie du bureau, il rentra dans le premier bar et se dirigea immédiatement vers le comptoir. « Whisky. Sec. » Le barman hocha la tête alors que Ban-Ryu s’installa sur un tabouret en soufflant longuement. C’est en regardant à sa droite qu’il reconnut un visage familier. « De toutes les gueules cassées de la ville : il a fallu que je tombe sur un bar où tu y reposes ta carcasse. » Il baissa la tête : « Ce n’est vraiment pas mon jour. » Le barman posa le verre devant Ban-Ryu qu’il l’attrapa immédiatement pour le boire cul-sec. L’asiatique ne grimaça même pas et fit signe à l’homme de lui : « La petite soeur s'il vous plaît. »
Revenir en haut Aller en bas
Declan O'Reilly10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Declan O'Reilly
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4363-ames-sensibles-s-abstenir http://www.ciao-vecchio.com/t4368-le-connard-de-service-a-votre-service#139421
Faceclaim : Vinnie Woolston © Schizophrenic. (vava) / Meelan crackships (sandrine)
Messages : 852 - Points : 1543
La bagarre. // Declan Tumblr_plg57b0O2Y1rry1nko4_r1_250
Âge : 31 ans né le 17/02/1988 à Dublin
Métier : Agent animalier au zoo Di Napoli
La bagarre. // Declan Empty
Sujet: Re: La bagarre. // Declan ( le Ven 25 Jan - 15:51 )
Alcohol. Hate. The perfect combination for explosion.
ban-ryu & declan

Cigarette à la bouche. Je marche. Sans but précis. Je viens de me taper une pute. Cela n’a pas été l’extase totale, mais pour ce soir cela ira. Au pire je me materais un porno en rentrant et j’userais de ma main pour faire de me bruler les reins. Ou alors je penserais à la belle exotique de Rome. Non pas à elle. Elle revient trop souvent ces derniers temps. Comme si le destin me mettait en garde sur un futur évènement. Enfin je n’y crois pas à ce genre de merde. Là tout ce à quoi je m’accroche c’est à ma clope qui se consomme entre mes lèvres. Et au verre que je vais descendre. Enfin aux verres. Car je ne compte pas en descendre qu’un. J’aurais pu rentrer en bus vu que j'ai passé ma voiture à un pote du boulot. Mais marcher me fait du bien. Et le froid qui caresse mes joues endort un peu mes pensées. Ou mon questionnement ? D’ailleurs pourquoi je me questionne encore et encore sur cette femme. Celle à qui j’ai laissé le droit d’embrasser mes lèvres. La seule. La première et surement la dernière. Cela me soule tout ça. Je file un coup de pied assez violent dans une cannette qui traine par terre. Putain les gens ne peuvent pas ramasser leurs merdes. Elle valse de l’autre côté de la route faisant freiner une bagnole. Qui me klaxonne. Mais je reste de marbre. J’aurais pu comme à mon habitude lui faire un doigt d’honneur ou lui dire quelques mots doux. Mais rien. Ma cigarette à peine finie, j’en allume une autre. Un vice de plus auquel je succombe avec délice.

Et puis une enseigne de bar me fait de l’œil. Alors j’y entre. Un bonsoir un peu ours sort de mes lèvres. Je m’installe dans le coin du bar. Je n’ai pas envie que l’on me fasse chier. Mais de là je peux surveiller. Voir les mecs qui se taquinent avec un peu plus d’attention que s’ils étaient des amis. Je vais les surveiller de prés. Qui sait ? Ils pourraient finir ma soirée et me permettre de me défouler avant de rentrer. Plus spécialement besoin de film porno en rentrant si la baston me fait du bien. Le barman s’avance vers moi et je passe commande. « Une vodka bien tassée. Merci. » Je m’isole et je ne fais même pas attention aux gens qui entrent. Je jette juste un coup d’œil sur les deux mecs qui me semblent louches dans leur façon de faire. Et puis il a cette voix masculine. Et merde ! Moi qui voulais la paix. Voilà que le jaune a choisi le même bar que moi. Comme s’il n’y avait que celui là dans Naples. Putain la vie veut vraiment me faire chier en ce moment. « J’étais là avant il me semble. Alors si la présence de ma carcasse ne te convient pas. Ce n’est pas moi qui vais te retenir. La porte est grand ouverte. » J’essaie de garder une voix calme mais l’agacement s’y invite. Je le regarde descendre son verre et puis en commander un autre. J’en fais de même parce qu’à la base je suis là pour boire. Pour sentir la brulure de l’alcool s’infiltrer dans mon être. « A croire que la ville n’est pas assez grande pour nous deux. Ou alors je vais finir par penser que tu me files ou que tu me fais filer juste pour me faire chier. » Avec Ban-Ryu chaque fois que l’on se croise cela finit en coup de poings dans le gueule. Et j’ai toujours en travers la première rencontre qu’il a gagné. Je me demande encore comment il a fait. Je devais être vraiment très fatigué ce soir là. Ou très bourré. Et rien que de penser à cette putain de soirée, cela me met en rage. En plus les deux mecs sont gère pas discrets et cela me colle la nausée. Pourquoi faut-il que ce genre d’attirance existe ? Quel plaisir y prennent-ils ? Et je commande une troisième vodka. « Tu n’es pas trop classe pour trainer dans ce genre de bar. A croire que tu cherches les embrouilles ? » Ma voix est un peu plus provocante. Je pense qu’avant d’aller me coucher je vais avoir le plaisir du casser du jaune et du PD. Génial comme fin de soirée après avoir tirer son coup.
 
                                                                                                           
drvgns. / tumblr & Ealitya


Meena
The storm in my heart. the hurricane in my soul. the tsunami in my being. But I like these sensations.


Pour réchauffer Meena. La bagarre. // Declan 3203843487 Merci Sandrine. La bagarre. // Declan 3858275945 :
 
Revenir en haut Aller en bas
Ban-Ryu KimLe vin est un puissant lubrifiant social
Ban-Ryu Kim
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3877-la-violence-est-une-forme-de-f http://www.ciao-vecchio.com/t4002-zero-de-conduite-ban-ryu#127292
Faceclaim : Kim Woo Bin ©RQ
Messages : 228 - Points : 727
La bagarre. // Declan Giphy
Âge : 33 ans
Métier : Fils d'un des actionnaires majoritaires de Samsung, il a prit sa place autour de la table à sa mort il y a 5 ans de cela et représente aujourd'hui la compagnie en Europe même si le business n'est pas sa tasse de thé.
La bagarre. // Declan Empty
Sujet: Re: La bagarre. // Declan ( le Mar 29 Jan - 21:34 )
Ban-Ryu n’avait pas envie de rentrer. Où qu’il aille, quoiqu’il fasse : il voyait encore et toujours le visage d’Elio. Il entendait son rire, il lui suffisait de fermer les yeux pour sentir ses lèvres contre les siennes. Les effluves de leur seule et unique nuit passée recommençaient à hanter ses nuits. Avant, il y avait sa femme pour le calmer, pour le rendre heureux : aujourd’hui il n’y avait personne. Dans son malheur : dans cette ville, il y avait toujours quelque chose à faire. Si ce n’était pas en compagnie d’un verre : il trouverait bien un ivrogne à matraquer. Heureusement qu’il lui fallait toujours une bonne raison pour se battre, enfin, la plupart du temps. Il s’enflammait pour un rien : notamment quand il était dans cet état d’esprit. Pour sûr qu’il vaudrait mieux pour quiconque de rester loin de lui. Il n’était pas de bonne compagnie et tout dans sa démarche, dans son comportement l’indiquait. Sans chercher la merde, il n’aurait aucun problème à abattre son poing dans le minois de tous ceux qui le regarderaient de travers. En rentrant dans le bar : il ne s’attendait pas avoir une aussi belle excuse devant lui. A croire que Bouddha avait enfin pitié de lui et lui donnait cette gueule à casser. Pas maintenant cependant. D’abord, il allait boire et il n’allait certainement pas le faire seul. L’alcool avait le don d’apaiser toutes les douleurs mais surtout de brûler les nerfs et donc la douleur.

« Et manquer une chance de te refaire le portrait ? Tu serais bien trop heureux de me voir partir pour que je fasse une telle chose. » Il enleva son long manteau et le posa sur le tabouret près de lui. Toujours propre et bien habillé sur lui : quelque chose lui disait qu’un nouveau costume serait nécessaire demain.

Un nouveau verre à la main, il ne tarda pas à le terminer tout aussi rapidement que le précédent. Le barman, l’ayant compris, était resté bien sagement à le regarder : resservant par la même occasion l’autre client.

« Tu sonnes comme un vieux western pourris. » Cela le fit sourire, il posa ses coudes sur la table : « Tu crois vraiment que je n’ai que ça à foutre que de te flicer ? » Rigolant légèremen, il continua : « Tu as sucé un clown ce matin ce n'est pas possible ? » Puis il se força à ne prendre qu’une gorgée de whisky.

Quand Declan reprit la parole, Ban-Ryu se tourna et toujours accouder au zinc le regarda. Il avait ce sourire presque mauvais, il plissa ses yeux quelques instants :

« Vrai que les déchets comme toi traînent dans ce genre de bouiboui. » Il termina son verre et arqua son sourcil : « Mais de temps en temps, ça fait du bien de se mêler aux gueux. »

Ryu parlait, jouait au coq alors que les trois-quarts de sa vie : il les avait vécus dans la pauvreté. Son père ne souhaitant pas prendre soin de ses deux autres fils. Ceux qui ne pouvaient pas être des donneurs d’organe pour son héritier. Des déceptions qu’il avait ravalé quand il avait eu besoin d’eux pour perpétuer son nom. Un bel enfoiré qui avait mérité son destin.

« Pour remettre sur le droit chemin des petites gueules d’amour comme toi : je cherche toujours les emmerdes. » Il fit signe au barman de remplir à nouveau son verre : « Tu sais… Plus j’y pense et plus je suis certain que tu aimes les hommes et que c’est pour ça que tu adoooooores t’en prendre à eux. » Un clin d’œil avisé, puis il porta son verre à ses lèvres : « Je peux te montrer les ficelles si tu veux. Promis, je ne te ferais pas mal. Moins qu’à notre première rencontre. Tu te souviens sunshine ? »
Revenir en haut Aller en bas
Declan O'Reilly10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Declan O'Reilly
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4363-ames-sensibles-s-abstenir http://www.ciao-vecchio.com/t4368-le-connard-de-service-a-votre-service#139421
Faceclaim : Vinnie Woolston © Schizophrenic. (vava) / Meelan crackships (sandrine)
Messages : 852 - Points : 1543
La bagarre. // Declan Tumblr_plg57b0O2Y1rry1nko4_r1_250
Âge : 31 ans né le 17/02/1988 à Dublin
Métier : Agent animalier au zoo Di Napoli
La bagarre. // Declan Empty
Sujet: Re: La bagarre. // Declan ( le Dim 3 Fév - 12:19 )
Alcohol. Hate. The perfect combination for explosion.
ban-ryu & declan

"Adieu veau, vache, cochon, couvée."
Adieu la soirée tranquille. A laisser l’alcool faire son œuvre dans mes veines. A laisser mes yeux mater plein de jolies paires de fesses. Il y a en effet plein de gueules cassées dans Naples. Mais il a fallu que nos deux gueules se retrouvent assises au même instant, dans le même bar. Putain. A croire que le destin m’en veut ou que je suis maudit. Ou les deux. Aller savoir ? Quoi que casser du jaune est toujours amusant. Mais avec celui là c’est une toute autre histoire. Pourvu qu’il ne soit pas là pour me chercher des noises parce que je ne suis pas d’humeur à me laisser emmerder par une gueule de poisson pané ou pourri. Ou les deux. "Et ne me cherche pas trop mon gars parce qu’il se pourrait qu’Hiroshima et Nagasaki se retrouve en même temps dans ce bar." Faut pas qu’il pense que le fait d’avoir une longueur d’avance le met hors de porté. Je vais vite lui faire passer cette pensée. Lui faire comprendre que je le garde dans ma ligne de mire. De toute manière il m’a eu par surprise la dernière fois. Mais qu’attendre d’autre que de la traitrise de la part d’une paire d’œil bridé. « Tu t’installes donc dans cette idée. Me refaire le portrait ? Au moins je sais à quoi m’attendre.» Les dés sont jetés et le jeu est lancé. C’est surement nos poings qui concluront la discussion. Vu que c’est ce qu’a l’air chercher Ban-Ryu. Ce n’est pas moi qui irais dans le sens inverse. Ce connard penserait trop que j’ai les chocottes ou que je suis une lopette. S’il veut la bagarre il l’aura. Mais que l’on ne me dise pas après que c’est moi qui l’ai cherché.

Les hostilités se mettent vite en place et les verres défilent comme des mannequins sur un podium. Même s’ils n’ont pas le même déhanché. « Je préfère sonner comme un vieux western pourri que comme un vieux bol de riz moisi. C’est juste une occupation comme une autre. Mais tu dois préférer cirer les godasses sales ou lessiver les chiottes. C’est plus dans tes cordes. » J’avale mon verre cul sec l’image de sucer un clown me secoue sérieusement le cerveau. Putain de chinois ou japonais à la noix va. « Et toi c’est quoi que tu suces ? Des chiens ? Des chats ? Ah non eux tu les bouffes. » Je fais signe au serveur, qui écoute l’échange et qui a l’air de verdir, de me servir encore. L’alcool plus le jaune cela va finir par ne plus faire bon ménage. Surtout que plus la conversation avance et plus les provocations se font rudes. Mais pas encore assez pour que je lui explose son nez ou ses dents. Ou les deux. Faut que j’y réfléchisse. « Tu as raison comme ça tu sens la merde quand tu rentres chez toi. Cela te change des odeurs de fleur de lotus. Ou alors tu caches ton jeu et au final ça pu également dans ta grotte. Parce que tout ce que tu montres là c’est une illusion. Je suis sur que ton âme est pourrie comme tes entrailles. Oui tu nous la joues playboy de magazine avec ton costard grand marque mais en dessous c’est un bouseux qui se cache. » Je pourrais bien lui envoyer mon verre dans la gueule façon de le nettoyer un peu. Mais cela sera dommage pour la vodka. Trop classe pour lui. Alors en même temps que je demande une autre vodka, je demande un verre de la même chose que Ban-Ryu. Le jaune va peut être penser que je vais lui offrir. Pas question. Enfin si je vais le faire mais d’une manière qu’il ne va pas apprécier. Surtout s’il continue sur sa lancé.

Je me dis qu’il va peut être calmé le jeu. Mais non Ban-Ryu l’enfonce et là il vient titiller là où ça fait mal. Là où la colère et la rage se cache sournoise et violente. Putain il ne peut pas la fermer sa gueule de chintok. Je vais lui faire bouffer sa langue. Lui arracher les yeux. Je laisse le barman lui servir un autre verre. Le mien je le vide rapidement. Mes poings me brulent de se serrer d’avantage. Mon être saigne de douleur et de haine de l’entendre parler de la sorte. Et au moment ou il porte le sien à sa bouche, avec son clin œil avisé, je lui envoie le verre prévu rempli de son  whisky de merde à la tronche. « Tu vas la fermer ta gueule de niqué. » Et je me lève de mon tabouret. Rageur. Sauvage. Prés à le bousiller. « Je comprends mieux pourquoi tu me donnes la gerbe. Pourquoi tu me révulses. Tu encules des mecs ou tu te fais enculer. C’est ça tu aimes bouffer de la bite. Sale pédé. Et tu viens craner. On devrait tous vous étriper et vous faire griller vifs. Vous n’êtes que des vicieux. » Ma voix marque ma colère, mon dégout, tout mon être transpire mon malaise. C’est dans des moments pareils que je sais que jamais je ne pourrais oublier ce qu’il m’a fait. Ce déshonneur. Cet affront pervers. Et l’autre en plus qui vient y mettre sa sauce. Mais putain qu’on les irradie de la terre ces mecs. Enfin pour moi ils ne sont pas des mecs. Ils sont des rebus de la génétique. Des êtres mal foutu n’ayant que le vice dans la peau. Mon regard c’est d’un coup éteint, privé du peu d’humanité qui lui reste. « Toi c’est un balai qu’on devrait te fourrer dans le cul. Un balai qui ressortirait par ta bouche te faisant agoniser. Tu comprendrais peut être ce que ça fait. Tu n’es qu’un connard débauché. Un vicieux mal baisé. Une insulte aux mâles. Une merde à éclater sans pitié. » Je paie mes verres. Prêt à en découdre. Rien à foutre s’il me met à mal, il y a des choses qu’il ne pourra plus détruire un autre s’en est chargé avant lui.

                                                                                                           
drvgns. / tumblr & Ealitya


Meena
The storm in my heart. the hurricane in my soul. the tsunami in my being. But I like these sensations.


Pour réchauffer Meena. La bagarre. // Declan 3203843487 Merci Sandrine. La bagarre. // Declan 3858275945 :
 
Revenir en haut Aller en bas
Ban-Ryu KimLe vin est un puissant lubrifiant social
Ban-Ryu Kim
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3877-la-violence-est-une-forme-de-f http://www.ciao-vecchio.com/t4002-zero-de-conduite-ban-ryu#127292
Faceclaim : Kim Woo Bin ©RQ
Messages : 228 - Points : 727
La bagarre. // Declan Giphy
Âge : 33 ans
Métier : Fils d'un des actionnaires majoritaires de Samsung, il a prit sa place autour de la table à sa mort il y a 5 ans de cela et représente aujourd'hui la compagnie en Europe même si le business n'est pas sa tasse de thé.
La bagarre. // Declan Empty
Sujet: Re: La bagarre. // Declan ( le Lun 18 Fév - 20:41 )
Quand il sortait comme ça le soir : cela était rarement pour faire ami ami avec des inconnus ou trouver un plan cul. Ban-Ryu ne sortait que très peu et le plus souvent cela était pour chercher un moyen d’expier sa rage et sa colère qui ne quittait jamais son coeur. A force, elles étaient devenues des amies qui faisaient parties de son quotidien. Évidemment, en voyant Declan attablé au zinc : il n’avait pas fallu longtemps à l’asiatique pour sauter sur l’occasion d’entamer une j'écoute verbale et de frapper là où c’était le plus douloureux. Il était doué pour ça et ne le cachait pas.

“T’es plus con que tu en as l’air… Dommage. Pour te faire un petit cours d’histoire : Nagasaki et Hiroshima c’est au Japon. Je suis Coréen : pas Japonais alors cette insulte… Bah elle ne marche pas sur moi.”
C’était énervant d’être toujours confondue. “Je veux dire… Quand on ne sait pas on se la ferme quoi merde.” Ajouta-t-il en vidant son verre.

Declan était-il vraiment si innocent que ca ? Évidemment qu’il n’était pas là pour converser. Encore moins avec un mec homophobe et raciste. Il préférait les déguster au petit-déjeuner. Mais le dîner ferait également l’affaire.

“C’est que tu as la gueule de l’emploi. Ce n’est pas ma faute.” Il haussa les épaules. “Je parie que tu veux prendre ta revanche aussi même si tu peux rêver de pouvoir un jour arriver à mon niveau.” C’est que Ryu s’entraînait depuis son enfance et ses années en Corée n’avait pas arrangé cela.

Un rire franc et sincère sortit de sa gorge quand Declan le compara à un vieux bol de riz moisi.

“C’est ça ta meilleure insulte ? Sérieusement ? Man… Je m’attendais à mieux. Tu n’as pas encore compris que ce n’est qu’une question de temps avant que l’Est vous envahisse et prenne vos jobs et vos femmes ? On est le futur et vous le passé.”

Ce n’était pas forcément vrai et Ban-Ryu prônait l’égalité des nationalités mais ce soir : il enfilait volontiers la casquette du parfait connard. Cela lui sciait comme un gant, c'était comme une seconde nature.

“Un chat ou un chien n’est pas différent d´une vache ou d’un cochon. Je ne vois sincèrement pas ce qu’il vous choque dans ça. Parce que vous les avez domestiqués ? Parce qu’ils sont plus “intelligents”?” Il se mit à rire. “Han vous me faites pitié. Vraiment. À juger les autres sans vous remettre en question. On a aucune leçon à recevoir de vous.”

Ryu s’occupait de son verre et non de celui qui le remplissait. Le barman devait probablement voir l’inévitable et devait espérer que la baston n’éclate pas ici. C’est mal connaître les capacités de Ban-Ryu de frapper là où c’est le plus douloureux.

“Faut dire que dans votre pays et société il n’y a que ce genre de personnes alors il est difficile d’être quelque chose d’autres. Tu es le parfait exemple Blanche-Neige.”

L’échauffement terminé, il était temps de tenter un uppercut pour faire un KO. Ban-Ryu n’était pas à cours d’idée, mais il décida de prendre celle que tout homophobe déteste : la comparaison. À peine l’alcool dans sa gorge qu’il reçoit le shoot de l’homme qui était à côté au visage. Il n’en faut pas plus pour le faire sourire. Il se tourna et reprit un air sérieux pour pouvoir le regarder dans le blanc des yeux. Il se leva, faisant face à l’homme d’affaires de toute sa hauteur. Les mots de Declan devraient le blesser, mais il n’en est rien parce que rapidement : quelque chose frappa Ryu. Ce regard, cette attitude… Il reconnaît ce comportement. Son homme de main et de confiance avait eut le même. Encore aujourd'hui, Ban-Ryu pouvait voir cette même peine. Alors, pour une fois, il ne répondit pas. Ses lèvres restèrent scellées. Gardant le silence, il paya également ses consommations. Il rangea son porte feuille dans sa poche intérieure.

“Je suis désolé.” Sa voix était calme, posée : contrastant avec son attitude d’il y avait quelques minutes. “Je ne sais pas ce qui t’ai arrivé et ça ne me regarde pas mais ta rage n’est pas dirigé vers les bonnes personnes. Enfin… C’est ce que je pense et mon avis ne compte pas mais je le dis quand même.” Il mit ses mains dans ses poches. “Crois-moi ou non, mais je peux t’aider. Pas avec des séances merdiques sur le sofa comme un psy. Tu n’es pas le seul à avoir des bagages.” Il proposa ensuite : “Si tu me bats : tu n’entendras plus jamais parler de moi. Si je te mets une ristourne : tu me laisses la chance de t’aider. Deal ?”

Et sans rien ajouter de plus, il tourna les talons et sortit dehors pour s’allumer une clope.
Revenir en haut Aller en bas
Declan O'Reilly10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Declan O'Reilly
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4363-ames-sensibles-s-abstenir http://www.ciao-vecchio.com/t4368-le-connard-de-service-a-votre-service#139421
Faceclaim : Vinnie Woolston © Schizophrenic. (vava) / Meelan crackships (sandrine)
Messages : 852 - Points : 1543
La bagarre. // Declan Tumblr_plg57b0O2Y1rry1nko4_r1_250
Âge : 31 ans né le 17/02/1988 à Dublin
Métier : Agent animalier au zoo Di Napoli
La bagarre. // Declan Empty
Sujet: Re: La bagarre. // Declan ( le Sam 23 Fév - 19:28 )
Alcohol. Hate. The perfect combination for explosion.
ban-ryu & declan

La paix. C’est tout ce que je veux. La paix et que l’alcool fasse son effet sur ma carcasse mal menée. Mais c’est trop demander. A croire que ma vie doit juste se résumer à rencontre des mecs chiants avec qui je n’ai pas envie de causer. Ban-Ryu est un de ces mecs. Avec lui j’aime juste parler avec mes points, même s’il prend le dessus. Le défoncer me fait du bien. Et bien entendu cela démarre toujours par une salve de paroles bien gratinées. De quoi nous mettre en jambe pour la suite en faisant monter la colère dans chaque parcelle de mon être. Et c’est bien parti, les phrases sont appuyées de remarques acides et le tout est suivi de verre que l’on avale comme de l’eau. « Et toi tu peux te carrer tes cours d’histoire au cul. Pour moi vous êtes tous des jaunes, donc à mettre dans le même panier. » Pas la peine qu’il me cherche des poux en voulant se montrer plus intelligents que moi. Les bancs de l’école je ne les ai pas trop usés. Ce que parfois me faisait subir mon beau père m’empêchait d’y aller. Bien entendu mon absence n’a pas du faire tâche. Vu que ma mère était peu convoqué pour avoir une explication plus nette que les mots qu’elle balançait dans mes cahiers. Mais je ne vais pas lui parler de mon enfance, ni de la façon donc j’ai appris les choses de la vie. A l’âge ou Ban-Ryu était encore un gamin insouciant moi j’avais déjà la bite de l’autre con dans le cul. Et je ne renchéris pas sur la suite, m’enfilant un verre de plus.

Mais il continue à me titiller, putain il fait chier. Comme s’il ne pouvait pas fermer sa gueule et juste avaler son verre. Et puis se tirer comme un bon petit soldat. Sans faire de vague. « La gueule de l’emploi surement faudrait que j’aille me plaindre à ma mère .. » Le mot écorche même mes lèvres. J’aurais du dire à ma salope de mère. « Ou à l’autre pédé qui m’a servi de père. Vu que mon géniteur a préféré se tirer. » Oui j’ai la gueule de l’emploi, mon destin de ce côté-là a été tatoué sur ma peau alors que j’étais haut comme trois pommes. Mais ce n’est pas un mec comme lui qui pourrait comprendre l’enfer que j’ai traversé. Cet enfer qui m’a rendu amer et infecte et qui fait que là j’ai juste envie de frapper. Et rien à foutre d’en prendre plein la tronche en retour. Au moins quand je suis sonné je ne pense plus. « Et qui sait si je ne te laisse pas l’avantage. » Un regard qui montre que la coupe est pleine et qu’aller plus long la ferait déborder. Mais Ban-Ryu est le genre de mec qui aime faire déborder les coupes. La preuve il continue. « Tu cherches vraiment la merde le jaune. Et vous pouvez prendre toutes les femmes la plus part ne sont que des putes. Les pédés aussi. Tu ne seras jamais mon futur connard. Ni toi ni un autre. Plutôt crever. Et ce n’est pas ce qui me fait peur, parce que je l’ai déjà affronté. »  Je devais me tirer mais je lui tiens tête parce qu’au final j’ai juste envie de l’affronter. Juste envie de passer ma rage en balançant mes poings dans sa tronche. Je parle même trop, surement l’alcool. Ou la fatigue. Ou le ras le bol de lutter avec tout ce qui me détruit de l’intérieur. Qui me bouffe comme une gangrène et ce depuis l’enfance. Ma révolte permanente. Mon envie de me battre. C’est tout ce que j’ai trouvé pour mettre un frein à ma dégringolade. « Parce que tu crois que moi j’ai besoin des tiennes. Et rien à faire de ce que tu penses. C’est toi qui devrais être en laisse et muselé. Putain je voulais juste boire un verre en paix. Est-ce c’était trop demandé ? Falait que tu choisisses le même bar et qu’en plus tu traines. Tu fais chier Ban-Ryu. Je m’en carre de ce que tu penses. Si tu veux péter plus haut que ton cul c’est ton problème. On a du te mettre sur un piédestal gamin. Mais un jour tu vas chuter et tu vas avoir mal. Tu vas même en crever. » J’en ai assez qu’il se croit supérieur. Qu’il croit que je ne suis qu’une merde. Il ne sait rien de moi. Rien de mes blessures. Rien de mes douleurs. Rien des cauchemars qui me paralysent quand vient la nuit et que j’ai la sensation de sentir son souffle vicieux au creux de ma nuque. Et ses mains sur ma chair.

D’ailleurs si Ban-Ryu était au courant, il aurait évité de balancer le sujet. Comme ça. Comme on jette de l’huile sur le feu, n’attendant qu’une chose que la flamme se fasse incontrôlable. Et sur ce coup là, il fait mouche le jaune. Il vient me planter un couteau dans le dos en me titillant sur un sujet des plus délicats. Là s’en est trop. Ses mots à la con, ses plaisanteries douteuses, ses phrases débiles, ses sous entendus. Cela commençait à faire trop. Mais là ce n’est plus la goutte de trop. C’est pire que ça. Pire que tout. De quoi me faire perdre tout bon sens. De quoi faire sortir la bête et rouvrir la blessure. Qui au fond ne s’est jamais vraiment fermée. Et là tout bascule. Mon regard. Mes expressions. Mon être tout entier vomit les mots que je sorts avec douleur. Un brin de fragilité que je cache comme une tare. Et cette honte qui se distille. Putain ce couteau là le jaune tu n’aurais pas du le planter. Et voilà que Ban-Ryu garde le silence. Il paie sa note. Et son je suis désolé. Mais il joue à quoi le branleur. Il me provoque. Il vient taper en force et en traitre et puis, il cherche à faire ami ami. A me proposer son aide. Mais qui il est pour se permettre pareille chose ? Qui il est pour penser que j’ai besoin de son aide ? Que je me plante dans les victimes qui subissent ma colère. Et le voilà qu’il me tourne le dos pour sortir. « J’en ai rien à foutre de ton deal sale petite pédale. Tu as la trouille c’est tout. Et rien à foutre que tu m’es déjà battu. » Sur le coup je n’ai pas réussi à bouger. Parce que les souvenirs sont venus noyer mon cerveau, handicapant chaque partie de mon corps. « C’est qu’une lopette ce mec, un connard qui se croit au dessus de tout. Surtout de moi. » Je parle tout haut en regardant le serveur, lui faisant signe de remplir une autre fois mon verre. Puis je paie et je sors. Ban-Ryu est là à fumer une clope. « Tu t’es chié dessus c’est ça ? C’est quoi cette histoire que tu m’as sorti ? Que ma rage n’est pas dirigée vers les bonnes personnes. Que j’ai besoin d’un psy. Tu divagues. J’ai juste envie de te fracasser la gueule. Et je m’en fous de ton aide. De toute façon tu ne pigerais pas. Les pédés comme toi ne pigent pas ce genre de merdier. Ils aiment trop enculer pour comprendre. » Et j’allume une clope, enfin j’essaie car je tremble comme un gamin apeuré. Putain de merde, ce con m’a secoué les tripes.



drvgns. / tumblr & Ealitya


Meena
The storm in my heart. the hurricane in my soul. the tsunami in my being. But I like these sensations.


Pour réchauffer Meena. La bagarre. // Declan 3203843487 Merci Sandrine. La bagarre. // Declan 3858275945 :
 


Dernière édition par Declan O'Reilly le Ven 22 Mar - 17:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Ban-Ryu KimLe vin est un puissant lubrifiant social
Ban-Ryu Kim
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3877-la-violence-est-une-forme-de-f http://www.ciao-vecchio.com/t4002-zero-de-conduite-ban-ryu#127292
Faceclaim : Kim Woo Bin ©RQ
Messages : 228 - Points : 727
La bagarre. // Declan Giphy
Âge : 33 ans
Métier : Fils d'un des actionnaires majoritaires de Samsung, il a prit sa place autour de la table à sa mort il y a 5 ans de cela et représente aujourd'hui la compagnie en Europe même si le business n'est pas sa tasse de thé.
La bagarre. // Declan Empty
Sujet: Re: La bagarre. // Declan ( le Jeu 14 Mar - 19:37 )
« C’est tellement con ce que tu viens de dire mon pauvre… » Il soufflé : « Tu me ferais presque pitié. Vraiment… Tu aurais dû écouter plus à l’école : tu aurais probablement été plus intelligent. » Ban-Ryu n’avait aucun mal à trouver les mots qui blessaient. Cela était un sport pour lui.

D’autant plus, qu’il ne se vexait que sur très peu de chose. Il jouait à un jeu dangereux et donnait bien trop souvent le bâton pour se faire battre ; parfois dans le but de riposter de plus belle ; d’autres fois pour voir si la personne en face de lui allait répondre ou non. Il parlait de sa mère avec autant d’amour qu’il parlait de la sienne. Devait-il voit cela comme un point commun ou bien frapper encore là où la douleur semblait être endormie ? Ryu ne savait pas encore, en attendant : il continuait de boire pour préparer son corps à ce qui allait suivre parce qu’ils allaient en venir aux poings. Cela était une évidence. Il ne pouvait pas en être autrement entre les deux. C’était leur danse favorite et le coréen ne comptait vraiment pas s’arrêter en si bon chemin. Pourtant, il calma ses esprits et ses ardeurs en entendant l’histoire du beau-père pédé. Plissant un peu ses yeux, comme si cela pouvait l’aider à savoir ce qui se passait sous la caboche de son Némésis : il haussa les épaules. L’alcool rendait son cerveau bien moins éveillé.

« Parce que j’ai fait assez de combats dans ma vie pour savoir quand une personne me laisse gagner ou bien quand elle est assez mauvaise pour ne pas faire le poids contre moi. » Une charge de plus qu’il mit sur les épaules de Declan sans vraiment se priver ou se gêner. Est-ce qu’il réalisait qu’il donnait des informations à Ryu sans le savoir sur sa vie privée ? La colère aveuglait tout le monde et quelqu’un hors de lui était bien plus enclin à parler. Etait-ce pour cela qu’il avait tendance à pousser les gens à leur maximum ? Pour qu’ils puissent parler et se libérer ? Probablement pas non. Ban-Ryu n’était pas un bon samaritain. Loin de là.

La rage de Declan se déversa sur lui et il ne tenta même pas de résister. Il le laissa parler, le laissa juger qu’il était par son apparence. Vrai qu’il faisait chic comme ça alors que sa vie n’avait été qu’une succession de douleurs, d’abandons, de désillusions et de sacrifices. Cependant, il était hors de questions qu’il se confie, qu’il parle de ça.

« Si tu voulais boire en paix : fallait rester chez toi. » Il termina son verre. « Malheureusement pour toi, j’ai déjà touché le fond et je suis encore en vie. » Il le regarda puis décida de se lever. En silence.

Ryu paya les consommations avant de remettre son costume en place. Il présenta ses excuses également : une première quand on connaissait le garnement. Que Declan les accepte ou non ne l’empêchera pas de dormir. Des vies, il en avait ruiné assez pour ne pas avoir de remords à la dernière venue. Non, il n’avait pas peur de l’homme qui gueulait dans son dos. Il n’avait pas peur de lui parce qu’il était confiant dans ses capacités de se battre : d’autant plus dans l’état où il avait mis son adversaire. La rage faisait toujours perdre les combats. Ban-Ryu l’avait compris sous la force de ses adversaires qui l’avaient ni plus, ni moins écrasés par le passé. Tant mieux en un sens, il avait appris d’eux et perdre n’était jamais une fin en soit. Dans le meilleur des cas : cela était une raison pour se perfectionner et s’améliorer. Quand on était d’une nature bagarreuse comme lui : il fallait bien prendre les victoires là où on peut. Dehors, il attendait sagement que Declan sorte. Parce qu’il allait sortir. Tôt ou tard et Ban-Ryu l’attendrait de pieds fermes. Les yeux fermés, il respirait la nicotine qui s’échappait de sa cigarette : calmant ses nerfs et lui permettait d’avoir l’esprit plus clair. D’une voix calme, il répondit à sa question. Après tout, il semblait enclin à parler.

« Je ne connais pas ton histoire, ton passé et très sincèrement… Je m’en fous. Mais même un aveugle pourrait voir que ta haine contre les homosexuels n’est pas fondée. Ce n’est pas contre eux que tu es en colère, mais contre une personne hein ? » Il tourna sa tête. « Ce n’est qu’une suggestion. Tu n’es pas le premier à catégoriser un groupe de personne à tort. Je l’ai fais aussi. » Il avait détesté tous les hommes en costard et tous les hommes propres sur eux comme son père. Ceux qui pensaient pouvoir tout faire car ils ont le pognon pour. « Tu disais que je suis né sur un piedestale gamin hein ? » Il sourit : « Absolument pas. On m’a créé, on a vu que je ne pouvais pas servir à quelque chose alors on m’a envoyé dans ce pays. » Pour faire simple.

Ban-Ryu fourra ses mains dans ses poches et fit le tour du bar. Il enleva son manteau et le posa soigneusement sur le bitume à peu près propre puis enleva sa veste et sa cravate. Il remonta ses manches, prit une dernière bouffée de cigarette avant de s’étirer.


“Même une feuille de papier est plus légère si on la porte à deux.”
by wiise
Revenir en haut Aller en bas
Declan O'Reilly10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Declan O'Reilly
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4363-ames-sensibles-s-abstenir http://www.ciao-vecchio.com/t4368-le-connard-de-service-a-votre-service#139421
Faceclaim : Vinnie Woolston © Schizophrenic. (vava) / Meelan crackships (sandrine)
Messages : 852 - Points : 1543
La bagarre. // Declan Tumblr_plg57b0O2Y1rry1nko4_r1_250
Âge : 31 ans né le 17/02/1988 à Dublin
Métier : Agent animalier au zoo Di Napoli
La bagarre. // Declan Empty
Sujet: Re: La bagarre. // Declan ( le Ven 22 Mar - 18:40 )
Alcohol. Hate. The perfect combination for explosion.
ban-ryu & declan

Je reste de marbre quand tombe la deuxième attaque sur mon intelligence. Je préfère avaler un verre de plus et garder ma rage et ma colère au chaud. Elles vont bientôt atteindre mes poings et à ce moment là je ne pourrais plus rien maitriser. D'abord parce que j'en aurais pas envie et puis parce que quand on me pousse à bout j'explose. Dés que j'ai pu foutre sur la gueule je l'ai fais. Enfant c'était souvent à cause des réflexions de merde que m'envoyaient gratuitement mes soit disant camarade de classe. J'aurais bien aimé les voir avec une queue d'adulte dans le cul. Ils auraient surement été moins fiers et cons. Et c'est peut être ce qu'aurait besoin Ban-Ryu pour fermer sa gueule, à part que je lui fourre la sienne dans sa bouche. C'est une idée, le castrer et puis lui faire bouffer sa propre bite. C'est souvent ce que j'ai envie de faire aux pédés à qui je démonte la tronche. Mais juste l'idée de leur toucher la queue me révulse. Je me revois avec celle de mon beau-père entre les mains avec ses mots d'encouragement pour la faire bander. "Vas y mon petit sucre d'orge augmente le volume de ma sucette. Goutes là avec ta petite langue." Putain de merde. J'aurais jamais la paix. Même crever il pollue ma vie avec ses souvenirs tordus. Parfois j'ai juste envie de m'arracher le cerveau et de le laver avec de la javel pour le nettoyer de cette horreur et de cette pourriture. Est ce qu'au moins cet idiot de jaune voit le mal qu'il fait ? Je ne lui ai rien demander en plus sauf de me foutre la paix. Mais c'est trop demander. A croire que je n'aurais droit au calme qu'une fois mort. Et encore pas sur, le fantôme de mon beau-père viendra surement me faire chier encore même une fois dans la tombe.

Cette situation me saoule car elle me fait dire des choses que je ne veux pas dire et encore moins à Ban-Ryu. Mais comment ne pas avoir envie de lui cracher au visage ce secret sale et lourd que je porte en moi. « Pense ce que tu veux j'en ai rien à carré. » Je sais que je vais lui en balancer sur la gueule et qu'en retour j'en prendrais. Mon cerveau vrillera peut être et cela m'aidera à faire sortir toute cette merde infâme de ma tête. Les coups, l'alcool, la drogue, des échappatoires même si une fois l'effet passé restent inefficaces. Et les paroles du jaune font un effet boomerang. Parfois je voudrais juste que tout s'arrête. Que tout s'efface comme si je n'étais qu'une cassette. Embobinage et puis un nouvel enregistrement. Mais impossible et là je commence à saturer et Ban-Ryu rajoute une couche de mayonnaise. Je suis pire qu'un volcan prêt à exploser ou imploser. Car pour le moment les dégâts se font à l'intérieur. Même s'ils commencent à avoir des répercutions sur chaque parcelle de mon corps. Comme je voudrais disparaître, devenir invisible et me tirer. Le laisser là et en plus qu'il crève en buvant tous ses verres. « Je ne sais pas si tu sais ce que veux vraiment dire toucher le fond. » Je devrais lui envoyer en travers de la figure que j'ai été abuser durant dix ans par un mec qui devant tout le monde jouait le beau-père idéal. Au point que même ma mère a cru que c'était moi qui l'avait cherché. Au point qu'à l'école personne n'a vu. Même pas le docteur de famille n'a rien capter. Et encore aujourd'hui personne ne voit l'enfant bafoué et détruit. Le gamin paumé et malheureux qui cherche l'issue du labyrinthe dans lequel il est prisonnier depuis des années.

Et puis d'un coup monsieur le provocateur s'excuse. Il me met à mal, vient jeter de l'huile sur un feu déjà bien ardant. Et puis il s'excuse. Mais dans quel monde il croit vivre ce connard de Ban-Ryu. Puis il paie et il se barre. Non mais il se croit dans un film. Un navet de première. De quoi me rendre encore plus fou. De quoi me faire perdre le sens de toute cette machination. Il me plante un couteau dans le dos. Il vient me trainer dans la merde et puis il s'excuse. Je n'arrive pas à le croire. Je ne sors pas tout de suite après lui, parce que ses mots après ses excuses et bien ils ont fait mouche. Il m'ont égratigné. Voir lacéré. Ils ont réouvert des plaies même pas cicatrisées. Et ça fait un mal de chien. J'avale encore un verre, je paie à mon tour et je sors. Fumer après cet abus d'alcool me fera du bien. Bien entendu il est là comme une hyène aux aguets prête à bouffer les restes. Prêt à racler le peu de chair qu'il reste sur ma carcasse. Il a encore une fois droit à mes belles remarques, parce que ses mots sont là en travers de ma gorge. Mais l'effet qu'ils me font se laisse largement voir vu ma fébrilité. Je l'écoute à nouveau, alors que Ban-Ryu essaie de me faire une pseudo morale comme s'il connaissait ma vie et ceux à qui j'en veux. Enfin celui en qui j'en veux. Et si je n'étais pas autant remonté, si je l'écoutais vraiment je verrais qu'il dit vrai. Mais là je suis aveugle. Aveuglé par la haine, la rage, la honte qu'il a fait remonter avec sa discussion à la con. Alors je le regarde quitter son manteau, sa veste, sa cravate. Je suis plus radical je jette mon blouson rien à foutre qu'il tombe sur une merde de clébard. Et je ne suis laisse pas le temps de finir sa cigarette et encore moins de s'étirer. Je fonce direct tête baissée dans son estomac. Les points serrés, presque l'écume aux lèvres, le regard éteint. « Connard je vais te bousiller comme je l'ai bousillé. » Et je frappe fort et direct. D'abord les côtes, puis la mâchoire. Des coups rapides et secs. Et je me moque d'en prendre plus que je n'en donne. Là j'ai juste besoin de vider ma rage et d'oublier ma douleur. D'esquinter ma vie d'avantage. Voir de la saborder. Je ne suis plus à ça prêt.



drvgns. / tumblr & Ealitya


Meena
The storm in my heart. the hurricane in my soul. the tsunami in my being. But I like these sensations.


Pour réchauffer Meena. La bagarre. // Declan 3203843487 Merci Sandrine. La bagarre. // Declan 3858275945 :
 
Revenir en haut Aller en bas
Ban-Ryu KimLe vin est un puissant lubrifiant social
Ban-Ryu Kim
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3877-la-violence-est-une-forme-de-f http://www.ciao-vecchio.com/t4002-zero-de-conduite-ban-ryu#127292
Faceclaim : Kim Woo Bin ©RQ
Messages : 228 - Points : 727
La bagarre. // Declan Giphy
Âge : 33 ans
Métier : Fils d'un des actionnaires majoritaires de Samsung, il a prit sa place autour de la table à sa mort il y a 5 ans de cela et représente aujourd'hui la compagnie en Europe même si le business n'est pas sa tasse de thé.
La bagarre. // Declan Empty
Sujet: Re: La bagarre. // Declan ( le Sam 23 Mar - 19:28 )
« Je ne sais pas si tu sais ce que veux vraiment dire toucher le fond. »

Un sourire se dessina à nouveau sur son visage. Oh que si. Il savait. Ban-Ryu avait raclé les bas-fonds de Séoul et était tenté de fréquenter ceux de Naples. Il serait amusant de voir s'il pouvait également installer une influence ici dans le milieu de l'ombre. Il n'y avait qu'à faire revenir quelques-uns de ses hommes de main et il pourrait instaurer une bonne base pour sûr. Pourtant, il voulait être un homme meilleur pour Elio. Raccrocher la violence, l'adrénaline : l'envie de frapper et de refaire des portraits ; se prendre pour le Picasso du XXIème siècle était difficile. Le mal qui grandissait en lui était bien trop familier et voir Declan n'arrangeait pas sa volonté de ranger au placard tout ça. Peut-être que c'était ce don il avait besoin après tout : une bonne raclée pour lui remettre les idées en place. Ses neurones avaient dû bouger la dernière fois : il semblait bien plus irritable ce soir. Au moins, Ban-Ryu en aurait pour son argent : il le savait déjà et secrètement il s'en frottait déjà les mains. Même s'il perdait, au moins il se sentirait en vie. Un médecin en Corée avait même écrit dans son dossier qu'il était accro à la douleur et il avait probablement raison. Sans quoi, il ne mettrait pas son corps face à toutes ces épreuves et combats.
S'il s'est excusé, ce n'est certainement pas pour apaiser le feu qui semblait avoir pris possession de Declan. Loin de là. La bagarre : il l'avait cherché, il l'avait voulu et allait assumer jusqu'au bout. Hors de questions de se défiler en si bon chemin. Pourtant, il avait présenté ses excuses car il avait l'impression d'avoir été trop près de la réalité et avait mit du sel sur une blessure qui jamais ne se fermera. Et puis, dans le fond de ses yeux, il avait vu un lueur qu'il connaissait. Avec la sensation d'avoir Park-Lee devant lui : il avait décidé de faire amende honorable. Naturellement, il n'escomptait pas que ses excuses soient acceptées, cependant, elles étaient sur la table au moins. Sa conscience était en paix. Ce que son adversaire en faisait : il s'en foutait royalement. Il était sincère : c'était tout ce qui comptait.

L'air frais de la soirée aida à remettre les idées de l'homme d'affaire en place. C'était une belle nuit pour se battre. Pensa-t-il en souriant tout en continuant de tirer sur sa cigarette alors que Declan prenait son temps pour sortir. Quelques paroles échangées et puis il ne retarda pas l'échéance. S'éloignant du bar, il enleva son manteau, puis sa veste ainsi que sa cravate. Les manches de sa chemise blanche remontées : il se préparait pour le premier round. Il y en aurait plusieurs. Ban-Ryu ne savait pas lequel des deux étaient le plus éméché mais l'alcool avait au moins l'intérêt de déconnecter les nerfs. Enfin... Enfin, il essaye de se mettre en condition, mais la petite raclure qui l'avait accompagné pour quelques verres n'attendit pas la cloche. Comme un beau connard, il commença sans prévenir. Quelque chose qui ne passa pas inaperçu et agaça un peu plus Ryu. Il encaissa, d'abord le coup dans les côtes puis dans la mâchoire qui craqua. Il le laissa continuer, levant sa garde pour protéger son visage et ses organes vitaux. Et puis, quand il eut assez de servir de punching-ball, quand il sentit le sang coulé de son arcade : il répondit. Ryu se redressa et lui décrocha un crochet suivit d'un coup de pied dans le torse pour l'éloigner de lui. Il ne lui laissa pas le temps de reprendre sa respiration que ce fut à son tour de le frapper, mais pas au visage. Il frappait dans le foie, dans l'estomac, au niveau des reins : à des points stratégiques pour faire mal; pour le mettre hors d'état de nuire. Quand il lui colla une droite, il grogna :

"Je ne sais pas de qui tu parlais tout à l'heure, mais si tu l'as bousillé avec tes coups de danseuse : c'est que ce n'était pas un adversaire redoutable. Tu peux faire mieux." Puisque Declan ressemblait déjà à un taureau lancé à toute allure dans une arène : autant continuer sur la lancée. Quand il atteindrait le moment idéal : alors Ban-Ryu arrêterait de se défendre pour qu'il expire sa rage sur lui. Il était un homme fier, mais si ça pouvait aider une personne à moins souffrir : à vider son sac, alors il était prêt à sacrifier un peu de son honneur.


“Même une feuille de papier est plus légère si on la porte à deux.”
by wiise
Revenir en haut Aller en bas
Declan O'Reilly10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Declan O'Reilly
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4363-ames-sensibles-s-abstenir http://www.ciao-vecchio.com/t4368-le-connard-de-service-a-votre-service#139421
Faceclaim : Vinnie Woolston © Schizophrenic. (vava) / Meelan crackships (sandrine)
Messages : 852 - Points : 1543
La bagarre. // Declan Tumblr_plg57b0O2Y1rry1nko4_r1_250
Âge : 31 ans né le 17/02/1988 à Dublin
Métier : Agent animalier au zoo Di Napoli
La bagarre. // Declan Empty
Sujet: Re: La bagarre. // Declan ( le Lun 8 Avr - 19:42 )
Alcohol. Hate. The perfect combination for explosion.
ban-ryu & declan

J'aurais du rester au bar et m'enfiler des verres jusqu'à perdre la raison et oublier le déroulement de cette soirée. J'aurais du me saouler quitte à rouler par terre. Quitte à me vomir dessus. Mais non je suis sorti de ce bar dans l'espoir de voir Ban-Ryu dehors. Ce connard n'a poussé à bout ce soir. Il a mis à mal des blessures bien trop profondes. Et ses excuses ont fini de mettre le feu aux poudres. J'ai juste envie de le frapper, de le voir saigner. Même si je sais que je vais aussi morfler. J'en ai rien à foutre. Parfois même en me battant j'aimerais qu'un con frappe un coup de trop. Le coup de trop. Celui qui me foutrait en l'air. Celui qui ferait stopper mon cœur. Et enfin trouver la paix. J'en ai marre de lutter contre celui que je suis devenu au fil des années. Celui qui n'a pas de respect. Celui qui déteste juste pour détester. Celui qui insulte juste pour insulter. Tout y passe, les mecs comme les femmes. Tout est bon pour satisfaire ce besoin d'être encore plus un connard que celui auquel je fais face. Quand aux gonzesses juste des trous pour relacher la rage. Et prendre un peu de plaisir. Plaisir qui m'empêche de devenir fou. Alors une fois dehors et face au jaune, j'ai juste envie d'une chose lui écraser sa tronche de cul sur le mur. Voir ses yeux sortir de ses orbites. Voir ses dents voler dans un coup de poing. Voir le sang gicler. Et sentir ses côtes se briser sous mes assauts. Le voir crever la bouche ouverte. A part que je le laisse me mettre à terre et que j'en crève.

En tout cas je n'attends pas son feu vert et je fonce tête baissée droit dans le mur. Comme un fou. Un fou qui voudrait trouver la paix. Un fou qui n'en peut plus de vivre avec ce poids au fond des tripes. Poids qui pourrit ma vie et qui m'attire vers le fond. Un jour toutes ses conneries finiront mal et je me retrouverais ou en prison ou six pieds sous terre. Je crois que c'est la deuxième solution la meilleure. En prison certains risqueraient fort de trouver mon cul à leur goût. Et je frappe sec, direct. Sans état d'âme. Sans remord. Sans regret. Imaginant juste mon beau-père à sa place pour déculpabiliser. Pour donner plus d'intensité à mes coups poussés par ma rage vorace. Et prends ça connard. C'est gratuit. Le jaune se protège, puis se dégage et vient me faire ma fête. Touchant des points stratégiques. Me faisant reculer mais je ne lâche rien. Non je veux ma revanche. Je veux sa mort. Enfin celle de l'autre même s'il est déjà crevé et enterré. M'imaginer le tuer encore et encore et encore c'est le pied. Et bien entendu au lieu de fermer sa gueule Ban-Ryu vient encore une fois jeter de l'huile sur le feu. « Je parlais de personne. » Entre deux coups dans l'estomac je gueule. « Tu vas voir ce qu'elle va te foutre la danseuse. » Je redouble de rage et cogne encore, frappant dans les côtés, dans la poitrine, dans les flancs. Un adversaire redoutable. Je vois rouge putain j'étais juste un ado et lui c'était un adulte. Je ne sais toujours pas comment j'ai trouvé la force de m'en prendre à lui. « Ta gueule putain .. ferme ta gueule sale jaune. » Je le regarde mais au fond je ne le vois pas. Mon regard est voilé par la tempête que j'éprouve depuis des années et là elle fait rage et se gonfle de rancœur. Je revois le visage de mon beau-père, son regard vicieux, son sourire de salopard. J'ai la sensation de sentir son odeur et la brulure de ses caresses. Cela me rend encore plus vénère. « Je vais te tuer. » Un coup au niveau du bas ventre et puis un autre. J'ai la sensation que Ban-Ryu lâche prise. Qu'il encaisse mais ne répond plus. Ou alors je suis trop aveuglé par ma haine. Mais rien à foutre je continues.

Je le pousse. « Crève connard mais crève. » Je le colle contre le mur et frappe. « Tu as pourri ma vie .. pourri mon enfance .. PUTAIN.. » Je porte même un coup bas en le frappant dans les parties, je veux le voir s'effondrer ce sera la seule façon de tout stopper. Car là je ne réponds plus de rien. Je ne réfléchis plus à rien. Je suis juste guider par ma souffrance, par la honte que j'éprouve et la colère que je ressens. Je sens la transpiration couler sur mon visage, dans mon dos. Collant mes vêtements à ma peau. « Je te hais .. je te hais .. » Je crie. Et puis mon dernier coup de poing part dans le mur et je hurle avant de me laisser tomber au sol. Détruit. Perdu. Mes poings sont en sang. Je cache mon visage dans mes mains et je pleure sans en prendre conscience. « Jamais je ne le bousillerais vraiment. » Je me bats contre un fantôme et ce fantôme reste plus fort que moi. Je me hais d'avantage au final je suis devenu son jouet. Même mort il fait de moi chaque jour sa victime.


drvgns. / tumblr & Ealitya


Meena
The storm in my heart. the hurricane in my soul. the tsunami in my being. But I like these sensations.


Pour réchauffer Meena. La bagarre. // Declan 3203843487 Merci Sandrine. La bagarre. // Declan 3858275945 :
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
La bagarre. // Declan Empty
Sujet: Re: La bagarre. // Declan ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- La bagarre. // Declan -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: San Calisto
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : 1, 2  Suivant