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- (terminé) Une rencontre à point nommé. // Francesco -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Palazzo degli Studi
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Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
Tobias Spilsbury
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Sujet: (terminé) Une rencontre à point nommé. // Francesco ( le Sam 19 Jan 2019 - 18:43 )
C’était une de ces nombreuses où Tobias devait se faire beau et présentable alors qu’il n’en avait sincèrement pas envie. Il n’était pas un homme du monde, il était un homme de l’ombre et se satisfait pleinement d’une vie dans ses recherches et parmi les antiquités. Cependant, en tant que conservateur : il était de son devoir de renseigner le public, notamment les mécènes des fouilles qu’ils entreprenaient. Business is business. Comme disait toujours le directeur du Musée. Sauf que la dernière fois qu’il avait emmené Tobias dans ce genre de combine : cela avait été pour manger en compagnie d’Angèle et de son mari. Autant dire que cela n’avait pas été une partie de plaisir. Des excuses, il fit son possible pour en trouver mais quand Safiya lui demanda aussi d’y aller : il ne put décemment pas dire non. Maintenant qu’ils étaient promis à l’un et à l’autre : il était encore plus difficile pour lui de résister. Qu’à cela ne tienne : Tobias acceptait ce fardeau. Si cela voulait dire avoir la chance d’apprécier la compagnie de l’Egyptienne : cela n’était qu’un petit prix à payer. Vêtu de son costume rouge avec des lignes noires, il termina de se chausser et une fois un baiser volé à sa belle partit vers le musée. Il se doutait qu’elle le rejoindrait plus tard.
Personne n’était encore arrivé quand il mit un pied sur son lieu de travail. Il salua ses collègues avant de rapidement retourner en coulisse le temps que les invités arrivent. Rester planté là comme un piquet n’était vraiment pas sa tasse de thé. Il préférait rester occuper le temps que tout soit prêt. Dans son bureau, il s’installa sur sa chaise et son ordinateur allumé : il put tranquillement reprendre l’explication des nouvelles recherches entrepris récemment. En entendant frapper à sa porte, il comprit qu’il était l’heure de sortir le grand jeux et d’afficher son plus beau sourire. Tobias soupira longuement en entendant la voix du directeur lui demandant de venir rapidement. Bon sang ce qu’il avait envie de juste rentrer… Pourtant, Tobias avait promis de faire bonne figure alors il n’avait d’autres joies que d’aller jusqu’au bout. Après une longue hésitation, malgré tout, il se leva et lissa les pans de son costume avant de sortir.

Se mêlant aux invités, il se dirigea d’abord vers ceux qu’il connaissait et le connaissait. Il n’était pas question pour lui de se jeter dans la fosse aux lions sans s’être au préalable échauffé. Rapidement, sa timidité disparue quand on lui demanda de parler des fouilles faites à Pompéi. Parler de sa passion, voilà quelque chose pour lequel il était qualifié. Partant dans de grandes explications, il ne se rendit même pas compte que le directeur n’était pas loin avec en sa compagnie d’un des bénévoles qui avait participé aux fouilles. Tobias, à dire vrai, ne voyait pas souvent grand-chose une fois qu’il était lancé. Sa maman disait toujours de ne jamais poser des questions à son fils si on n’avait pas le temps de s’asseoir confortablement. À peine son histoire terminée que le directeur se racla la gorge :

« Tobias, je te présente Francesco Spinoza. C’est grâce à lui que nous avons pût transporter plus facilement les objets trouvés lors des fouilles. » Tobias se retourna et écouta attentivement le Directeur, il sourit et lui tendit sa main : « C’est un plaisir d’enfin vous rencontrer. Nous avons une connaissance commune, il me semble bien. J’ai entendu parlé de vous par Safiya. » Le maître des lieux attrapa deux coupes de champagne au passage pour en donner une aux deux hommes avant de partir. Cela fit rire l’Historien qui se retient de faire une réflexion. « Je me doute que l’on ait déjà dû vous le dire, mais je me permets de vous le redire : merci de votre aide. Il est toujours agréable de savoir qu’il y a des gens qui se soucient encore du passé : quand bien même cela n’est pas leur métier. » Il leva sa coupe : « A une prochaine collaboration, j’espère ? »


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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Francesco Spinoza
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Sujet: Re: (terminé) Une rencontre à point nommé. // Francesco ( le Lun 21 Jan 2019 - 16:53 )
Une rencontre à point nommé

Tobias & Francesco


Francesco se rinça le visage. A cinq heures du matin il n'était pas frais du tout. Non pas que la nuit n'avait pas été bonne. Plutôt que la soirée s'était prolongée plus longtemps qu'il ne l'avait prévu. Mais cela n'était guère un problème. Le milliardaire avait l'habitude de ce genre de choses, de ce genre de situations. Et même si il avait un milliard de choses à faire, de contrats à signer et de mains à serrer, il ne se démontait jamais devant la charge de travail. Enfilant son costume il ne mit guère de temps à se rendre à son entreprise. Il arrivait le premier. C'était ainsi la plupart du temps quand il ne faisait pas de grasse matinée. Les locaux étaient encore vides, seule les hangars grouillaient d'activité car trois appareils devaient décoller tôt ce matin. Mais dans les bureaux, c'était calme plat. Francesco rentra dans son bureau, se prépara rapidement un café alors que son ordinateur s'allumait. Quelques feuilles concernant de probables contrats traînaient ça et là sur le bureau, mais rien de bien affolant. Depuis son bureau, face à la mer, il pouvait voir décoller dans le soleil levant, les appareils de sa compagnie. Le premier en piste, un EC 145 prenait déjà son envol vers le sud. Direction Tarente pour un baptême de l'air offert au riche fils d'un ami. Le second hélicoptère qui rentra en piste était le Dauphin. Appellation: AS 365. Celui-ci avait été entièrement travaillé par les designers mercedes pour en faire un véritable "transporter" de luxe. Pour le coup, il avait été loué par un riche PDG Quatarii qui venait en visite à Rome et partait ensuite sur l'italie du nord. Le troisième enfin était un peu plus petit que ces confrères, mais il faisait parti des hélicoptères favoris de Francesco. Il avait été son premier appareil, et il refusait de s'en séparait pour des raisons de compétences. L'As 350 B3. L'hélicoptère qui s'était posé sur le toit du monde: L'Everest. Et alors que ces trois appareils prenaient leur envol, filant dans des directions différentes, il prit place à son bureau.

Alors que la journée avait bien commencée, Francesco nota alors qu'il avait un rendez-vous plus tard dans l'après-midi. Il cliqua sur l'alerte. "Expo Musée Naples."
- Merde... Souffla-t-il. Quel jour on était déjà? Graziella!! Lança-t-il à sa secrétaire qui rappliqua vitesse. Quel jour aujourd'hui? Elle ne prit guère de temps à lui répondre qu'on était vendredi, et elle comprit vite où il voulait en venir puisqu'elle lui précisa que l'exposition au musée à laquelle il avait été invité pour sa participation - personnelle - sur le chantier, notamment dans le transport d'objets antiques. Ah... Fit Francesco. Bon, Je n'avais rien de prévu d'autres de toutes manières. Et puis cela lui permettrait de revoir Safiya qui semblait vivre le bonheur parfait avec Tobias. La journée continua de s'écouler sans trop de problèmes. Quelques coups de fils, quelques recherches et pas mal de devis. Mais Francesco ne tarda guère à partir. Il avait un rendez-vous a honorer. Il prit la direction, et ce plutôt rapidement avec son bolide, de sa villa. Il rentra tel un ouragan et s'enferma dans la salle de bain. Une douche pour se décrasser un peu, un séchage rapide, un coup de peigne pour paraître coiffé, et il fila à son armoire. Costume.... Costard... Ou mais lequel bon sang?!! Il opta finalement pour quelque chose qui le démarquait bien. Le bleu étant sa couleur favorite, il prit une veste bleue, une chemise blanche, un pantalon d'un même bleu que la veste et des chaussures en cuir marron. Des Richelieu feraient l'affaire. Et il était parfait et impeccable pour aller à l'exposition.

Finalement, il arriva avec un tout petit peu de retard, mais rien de trop grave. Il n'eut guère de mal à s'incruster dans la foule alors que l'historien responsable du chantier, le fameux Tobias que Francesco voyait pour la première fois, parlait des fouilles. Les yeux brillant, passionné, il semblait impossible à détacher de son sujet, preuve qu'il aimait ce qu'il faisait. Francesco le détailla. Pas une carrure d'athlète. Les cheveux un peu en bataille, le visage fin, mais un certain sourire qui s'affichait presque en permanence, et un costume des plus original. "Je comprends Safiya..." C'était un homme qui se démarquait. Pas comme les autres. Passionné. Et le directeur du musée qui vint saluer Francesco confirma ce qu'il pensait après quelques échanges. C'est à peine si l'Historien faisait attention à ceux qui étaient autour de lui. Il parlait de son métier. De l'Histoire, des civilisations passé et de son travail pour comprendre ces civilisations, pour en approfondir les connaissances qu'on avait sur eux. Finalement, le directeur parvint à le tirer de ces explications et le présenta à Francesco. Immédiatement, Tobias eut un sourire et lui tendit sa main que Francesco serra avec joie. Cet homme lui faisait déjà bonne impression alors qu'il arguait qu'ils se connaissait par une connaissance commune: Safiya.
- En effet. Répondit Francesco en se saisissant d'une coupe que le directeur lui tendit avant de s'éclipser. Elle m'a beaucoup parlé de vous. Admit le florentin alors que l'historien le remerciait chaleureusement pour son aide. Oui. Safiya et l'équipe m'ont déjà remercié, ainsi que le directeur. Mais de rien. Tobias leva alors sa coupe et Francesco trinqua avec lui. Ma foi, pourquoi pas? Le milliardaire se laissa aller à quelques gorgées de la boisson pleines de bulles et du savoir-faire français. Finalement, c'est lui qui reprit:
- A vrai dire j'ai beaucoup aimé cette expérience. Je suis, on dira, un amateur d'Histoire. Alors venir sur un chantier tel que le vôtre, c'était vraiment quelque chose de plaisant. Il prit le temps de réfléchir un instant avant de dire. Et puis je pense qu'il faut savoir profiter de ce que nous ayons les moyens, l'argent, le temps pour conserver notre patrimoine. Nous ne savons pas si dans dix ans nous pourrons encore le faire.  


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Sujet: Re: (terminé) Une rencontre à point nommé. // Francesco ( le Lun 28 Jan 2019 - 23:35 )
Tobias avait la fâcheuse tendance d’être aveugle à toute chose quand il était question de parler de sa passion. Il avait des étoiles dans les yeux, un sourire aux lèvres alors qu’il expliquait les recherches, l’importance de ces dernières mais surtout ce qu’ils avaient trouvés. Alors qu’il allait enchaîner sur les derniers scans fait sur les corps calcinées : le directeur le prit à part pour rencontrer un des nombreux intervenants des fouilles. Tobias n’avait que rarement le temps, ou bien l’envie, de parler à des personnes : mais le principe même de ces soirées était d’apprendre à connaître ceux qui avaient mis la main à la patte. Il n’était pas vraiment doué dans ce genre de choses, mais il faisait des efforts et petit à petit cela payait. Il l’espérait, de toute façon il n’avait pas le choix et ceux qui lui adressaient la parole non plus. Devant Francesco, son sourire s'agrandit : au moins il connaissait ce nom et ce n’était pas une mince affaire. Ce n’est pas qu’il n’avait rien à prouver, mais il était toujours plus détendu quand il connaissait quelques détails sur la personne qui lui faisait face. Au moins, il pouvait axer la conversation de telle sorte de ne pas faire d’erreurs… Ou plutôt essayer, pour être plus exacte car Tobias qui n’avait réellement pas l’étoffe d’être un beau parleur avait l’habitude d’arriver avec ses gros sabots sans s’en rendre compte.
Une poigne de mains ferme et vigoureuse, il eut enfin le loisir de regarder plus attentivement l’invité qui lui faisait face. Il appréciait les couleurs de son costume : cela se mariait bien avec ses cheveux et ses yeux. Ce n’était certes, pas une fashionista comme ses vêtements l’indiquaient, mais il savait tout de même reconnaître quand quelque chose sciait bien à son propriétaire.

« J’espère qu’elle n’a rien de compromettant ou qui pourrait changer l’image que je donne. » D’humeur taquine, ils devaient lever leurs verres avant de pouvoir boire : cela allait de soit. Pourtant avant, il tenait à le remercier. « Je suppose que je ne suis pas le dernier à vous remercier dans ce cas. » La soirée était encore jeune. Trinquant avec Francesco, il émit évidemment la possibilité de nouvelles collaborations : il était rare que des personnes fortunées soient aussi intéressées par l’histoire.

Intéressé par les paroles de Francesco, ce qu’il disait ne tombait pas dans l’oreille d’un sourd pour sure !

« Je suis heureux d’entendre ça sincèrement. » Son sourire appuyait ces paroles. « C'est malheureusement vrai. Les ruines de Pompei et Heruclarum sont en danger. Entre les gens qui ont abîmé au fil des années les vestiges avec leur sac à dos ou leurs manies de tout toucher… Je ne sais pas si dans vingt ans les ruines seront encore là. C’est pour ça que maintenant les corps sont dans des boites en verres et que des cordons de sécurité ont été mis partout. Mais même avec ça : il y en a toujours qui se sentent comme obligé de mettre leurs doigts sur l’histoire. » Cela agaçait évidemment Tobias mais c’était un combat perdu d’avance. « Je ne suis pas hypocrite au point de dire que toutes les donations ou l’aide qu’on nous apporte n’est pas important : c’est le nerf de la guerre comme on dit. » Même si dans un monde idéal, il n’y aurait pas besoin de telles choses.

Il prit une gorgée de champagne et regarda autour d’eux. Il ne pouvait pas enlever le fait que l’homme en face de lui aimait l’histoire. Ce n’était pas souvent le cas, à ses yeux, alors il sauta sur l’occasion.

« Voulez-vous que je vous fasse visiter l’envers du décor ? Il y a des trésors qui sont encore en train d’être étudiés et je suis certain que le directeur ne m’en voudra pas de vous faire un tour du propriétaire. » Il s’approcha et chuchota : « Et dans le pire des cas, je sais qu’il ne m’en voudra pas tant que ça. »


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Francesco Spinoza10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) Une rencontre à point nommé. // Francesco ( le Ven 1 Fév 2019 - 14:28 )
Une rencontre à point nommé

Tobias & Francesco


A l'aise, Francesco l'était. il avait l'habitude de ce genre d'événements, mais la seule différence entre cet événement là, et ce à quoi il avait l'habitude c'était qu'il avait participé de manière bénévole dans un domaine qui lui plaisait. Sans être un érudit, Francesco appréciait l'Histoire, et il conservait chez lui des ouvrages qu'il avait eu le privilège de pouvoir acheter ou trouver sur quelques brocantes. Ses nombreux voyages avaient fait de lui un explorateur avide de nouvelles découvertes qui ne se lassait jamais de découvrir ce que chaque culture avait à offrir, même il il avait une préférence notable pour les cultures européennes et leur histoire. Peut-être parce qu'il venait de là. De cette belle Europe. De Florence. Une ville d'Art et d'Histoire. Aussi, venir dans ce musée qu'il avait déjà visité était à la fois un plaisir autant qu'un privilège, car il savait qu'il avait joué un petit rôle dans ce chantier. Face à lui, Tobias était visiblement un passionné. Safiya n'avait pas menti. De toute manière il ne soupçonnait pas capable d'une telle chose. L'Historien dût même être coupé par le directeur du musée pour s'intéresser à Francesco, mais ce-dernier ne lui reprocha aucunement. C'était ce genre de personnages que le milliardaire aimé. C'est ce qui faisait à ses yeux, leurs compétences: La passion. Tout était une question de passion, et il n'y avait qu'à voir le sourire de l'Historien lorsqu'il parlait des fouilles, du chantier, il n'y avait qu'à noter son regard pétillant d'excitation, ses gestes qui accompagnaient ses paroles, tout portait à croire qu'il était un passionné qui avait fait de sa passion son métier. Une poigne de main ferme, un sourire sincère, Tobias se caractérisa dés le départ comme un homme sympathique agréable, qui ne se prenait visiblement pas la tête, et surtout qui ne se perdit pas en flatteries devant la milliardaire, ce que Francesco appréciait grandement. Si l'Historien espéra que Safiya n'ait rien dit de compromettant sur lui, il ne tarda guère à remercier Francesco pour son aide.

- Non. Je pense que la seule chose compromettante soit le fait qu'elle n'ait parlé de vous qu'en bien. Du coup, je cherche un point négatif... Fit Francesco un petit sourire en coin, joueur lui aussi. Décidément, l'homme qui lui faisait face lui plaisait. Vous ne serez pas le dernier vous avez raison... Et ce n'est peut-être pas la dernière fois que vous me remerciez non plus. Ajouta le PDG dans un grand sourire. Et c'était vrai. On le remercierait encore, il n'y avait pas à en douter, mais pour l'heure, il préférait prendre cela à la légère et ne pas s’enorgueillir de tout cela, quand bien même il devait admettre que son amour propre en était flatté. De plus il laissait planer dans l'air l'idée qu'il pourrait à nouveau prêter main forte à l'équipe si le besoin s'en faisait sentir.

Et l'Historien en était visiblement très heureux. Il fallait dire que aujourd'hui, on préférait investir dans le pétrole ou dans le nucléaire plutôt que dans l'Histoire. Et pourtant, des deux, Francesco ne parierait pas sur le pétrole. Celui-ci s'épuisait, mais l'Histoire demeurait... Pourvu qu'on se donne la peine de la conserver. Et c'était là le problème. Comme le soulignait Tobias, l'erreur n'était pas seulement de ne pas conserver, c'était de laisser n'importe qui poser ses mains pleines de doigt partout. La pierre, les corps emprisonnés dans leurs cocons de cendres, l'architecture de cette civilisation puissante, anéanti en moins d'une nuit portait les gens à croire qu'en touchant la pierre ils pourraient peut-être communiquer avec elle. Ils ne communiquaient pas. Ils brisaient. Ils abîmaient malheureusement, souvent sans le savoir. cette manie de toucher, Francesco ne la jugeait pas, du temps où il était lui aussi ignorant, il avait commis quelques erreurs, mais lorsque les panneaux, les guides, vous disaient de ne pas toucher, il fallait toujours qu'ils se trouvent dans la foule de touristes ou d'amateurs, quelques héros, pour faire le contraire de ce qu'on leur demandait, comme si bravait cette règle là était une preuve de leur courage.
- Je comprends oui... Les gens n'ont malheureusement pas toujours conscience de leurs actes. Mais parfois, je pense qu'en plus de leur apprendre à lire les panneaux d'indications, on devrait leur en apprendre le sens. Francesco s'arrêta le temps d'apprécier une gorgée de champagne alors que Tobias reprenait qu'il n'était pas idiot: Il savait que toute aide, financière, ou matérielle, ou même humaine, était la bienvenue. Le milliardaire eut un sourire. Vous touchez juste j'en ai peur... Et je crois que c'est le cas pour de nombreuses causes. Soupira Francesco. L'argent occupait une place importante. Il assurait le pouvoir. Ce n'était que du papier. Mais il était si puissant ce papier. Aujourd'hui, Francesco en possédait des quantités, et au fond de lui naissait l'idée que peut-être, si il en avait autant, c'était pour aider ce genre de causes. Mais pour l'heure, il se contenta de garder ce genre de pensées pour lui.

Tobias lui fit alors une proposition des plus alléchantes: Voir l'envers du décor. Et là pour le coup, Francesco était clairement partant. Il ne mit d'ailleurs guère de temps à répondre à l'Historien.
- Ce serait avec grand plaisir. Et comme de toute manière l'Historien semblait ne pas craindre le directeur des lieux, Francesco était plus que tenté. Et finalement, son verre à la main, il suivit l'Historien visiblement tout aussi excité que lui, comme si le fait d'aller retrouver ses antiquités le rendait fou de joie. Alors qu'il marchait aux côtés de Tobias, Francesco déclara alors:
- J'ai toujours été fasciné par la civilisation romaine. Je pense que vous ne l'ignorez pas, mais de nombreuses de nos traditions, notamment dans la justice, dans nos lois, sont hérités de cet empire. Je trouve cela formidable de voir qu'une civilisation ancienne, disparue, a sut laisser des traces aussi profondes, aussi solides, dans nos sociétés actuelles. J'ai beaucoup voyagé en Europe, et partout, il semblerait que Rome ait laissé son emprunte. Francesco s'arrêta, réfléchissant à tout cela. Rome avait en effet laissé sur le présent, et sur l'avenir, une emprunte indélébile. Elle représentait un modèle. Mais plus encore, je crois que Pompéi dévoile que les romains n'étaient pas une civilisation peuplé d'attardés, si vous me permettez l'expression. Ils vivaient dans un faste que nous envions aujourd'hui, et ils avaient un talent certain dans le construction. Francesco regarda Tobias qui n'avait qu'une envie: Surenchérir.

    


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Sujet: Re: (terminé) Une rencontre à point nommé. // Francesco ( le Sam 2 Fév 2019 - 20:48 )
Tentant de ne pas s’empresser de demander si Safiya n’avait pas dit du mal de lui, Tobias se permit tout de même de poser la question. Pourtant, il connaissait la réponse : la belle n’aurait jamais fait cela sérieusement. Disons que c’était plus une façon de bien commencer la conversation avec un homme dont il n’avait entendu que du bien.

« Si vous en voyez un, merci de me le dire et je ferais mon possible pour qu’il ne soit plus qu’un lointain souvenir. » Il répondit à son sourire franc et sincère. « J’espère que ce n’est pas la dernière fois que vous recevrez mes remerciements : cela veut dire que nous avons encore une chance de pouvoir collaborer ensemble. » Il ne faisait pas des ronds de jambe pour plaire, Tobias ne mangeait pas de ce pain-là. Il ne disait que ce qu’il pensait.

La preuve étant qu’il n’en reste pas là et n’hésita pas à redoubler ses efforts pour tenter de se faire comprendre : c’est qu’il était conscient de ne pas être l’homme le plus bavard et éloquent qu’il soit. Rapidement, sa passion pour l’Histoire et son désir de préserver les vestiges du passé qui sont arrivés jusqu’à l’époque moderne rappliqua à nouveau. S’il avait un avis tranché sur la question, il n’était pas non plus catégorique sur le sujet et comprenait l’ignorance des gens. La plupart ne se rendaient pas compte des dégâts qu’ils faisaient. Tobias n’était pas un homme extrémiste, probablement parce qu’il avait souffert aux mains de personnes qui pensaient comme cela, il était le genre de personne qui voulait éduquer avant de punir.

« Je suis on ne peut plus d’accord avec vous, dans une société où la réalité et le numérique ne font presque qu’un : c’est une tâche titanesque que de revoir les fondamentaux. » Il regarda autour d’eux : « Mais j’ai encore espoir dans l’espère humaine, il le faut bien n’est-ce pas ? » Cela n’était pas facile tous les jours de penser comme cela, mais son cerveau semblait être en mesure de sortir le grand jeu quand il était nécessaire de faire bonne impression. Sa mélancolie et son mal-être ne tarderaient pas à revenir une fois rentrer à l’appartement.

En cet instant, il n’était certainement pas question de broyer du noir. Soulignant le bien-fondé des mécènes qui finançaient les recherches et les fouilles : il était évident que la dernière chose qu’il souhaitait était de voir Francesco ne plus participer aux futurs projets. Quelque chose lui disait, cependant, que ce n’était pas pour dorer un peu plus son nom ou bien pour faire bonne impression en société. L’homme qui lui faisait face semblait bel et bien intéressé par l’Histoire. Celle avec un grand H et il n’en faut jamais plus à Tobias pour se jeter sur l’occasion de partager sa passion avec ceux qui le souhaitait. Ni une, ni deux : il termina cul-sec son verre avant de le poser sur un des plateaux qui passaient dans la foule des invités de la soirée. Montrant le chemin, il mit une main dans sa poche et passa l’autre sur son menton fraîchement rasé de ce matin. Il ne perdait pas une seule miette de ce que lui disait Francesco :

« Je vois que vous êtes bien renseignés. » Et cela l’enjouait, comme en témoignait cette petite pointe de joie dans sa voix : « Rome a laissé son empreinte jusqu’en occident et bien plus loin encore. La particularité de ces derniers était de généralement se reposer sur les chefs politiques des pays ou régions conquises. Prenons le cas de la Gaulle : à cette période les garnisons romaines ne pouvaient pas couvrir tout l’empire alors ils ont laissés les chefs des différentes tribus régner en imposant seulement leurs lois et naturellement en faisant une acculturation de leur religion. »

Tobias sentait que Francesco avait savamment étudié le sujet : ce n’est pas quelque chose de courant selon lui, encore moins chez les personnes qui semblaient avoir assez d’argent pour acheter la moitié de Naples. Venant lui-même d’une famille aisée : il était très mal placé pour juger mais devait reconnaître qu’il était agréable de ne pas avoir à faire à quelqu’un d’assez mondain pour ne pas s’intéresser à ce en quoi il a investi.

« Je ne peux qu’approuver vos paroles. La lave à permis de converser des couleurs, des mosaïques que le temps n’a pas put toucher ce qui n'est pas souvent le cas des ruines que nous retrouvons. »
Il sourit : « C’est tellement incroyable de voir qu’aujourd’hui nos préoccupations sont les mêmes qu’eux. Ils construisaient d’immenses bâtiments pour montrer leur influence et leur pouvoir : ce que nous faisons à l’heure actuelle dans la plupart des villes. » Tobias continuait de mener le chemin, le faisant passer à travers des portes normalement fermés au public. Ces couloirs, il les connaissait par cœur. « C’est pour cela qu’il est d’autant plus intéressant de connaître le passé et les origines de la société actuelle. La clé pour comprendre et bien avancer : appréhender comme il se doit le futur se trouve dans l’Histoire. Je suis certain que l’expression : l’homme ne fait que répéter les erreurs du passé est vraie. » Il pointa son doigt : « Un des exemples les plus pertinents que je connaisse est une des raisons pour laquelle beaucoup d’espèces sont en danger à l’heure actuelle. L’utilisation d’animaux sauvages par les Romains pour les jeux du cirque. Selon certains scientifiques : la faune souffrirait encore de ces activités. Même si ce n’est pas la cause primaire : le rapport que nous avons aujourd’hui avec les animaux exotiques, notre façon de vivre : n’aide certainement pas la nature à retrouver sa balance. Mais encore une fois... On entends souvent des bonnes nouvelles concernant cela. »

Le conservateur ouvrit la porte de ce qui ressemblait à un laboratoire, il alluma les lumières pour dévoiler la pièce. Les murs étaient d’un blanc parfait et sur des brancards recouverts d’un simple tissu en coton blanc : étaient posés sept squelettes qui ont soigneusement été reconstruits. Il attrapa deux paires de gants en caoutchouc :

« Je vous rassure, si vous êtes allergique au latex : vous n’aurez pas de problèmes avec ceux-là. La dernière chose que je souhaite est d’être accusé d’avoir empoisonné un invité de marque. » Une petite boutade qu’il commenta d’un petit rire : « Nous faisons notre possible pour utiliser des gants qui ont un impact limité sur l’écologique. »


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Sujet: Re: (terminé) Une rencontre à point nommé. // Francesco ( le Jeu 7 Fév 2019 - 15:09 )
Une rencontre à point nommé

Tobias & Francesco


Il n'avait fallu que quelques instants à Francesco et Tobias pour accrocher. Ils étaient, à première vu, totalement opposés. La carrure physique de Francesco surpassait celle de l'historien, et d'après les dires du directeur du musée, Tobias n'était ni le plus grand, ni le meilleur orateur de sa patrie en Histoire. Francesco était bon orateur, en plus d'être animé d'une certaine assurance et d'une joie de vivre plutôt communicative en règle générale. Cependant, ils n'étaient pas là pour se faire concurrence, et comparait deux hommes à leur physique dans un tel milieu était d'une stupidité sans égale: Ici l'esprit et la langue étaient maîtres, et il fallait ranger les muscles au placard, même si il est vrai, la carrure impressionnait toujours, et encore, Francesco était bien lin de certaines petites pointures du body-building, mais il est vrai que l'entretient de son corps l'aidait à se sentir bien autant qu'il pouvait en imposer à un auditoire ou à une personne. Mais en face de lui, l'Historien ne tremblait pas. Il souriait. Et le caractère franc de Tobias, son sourire, son franc parler plurent immédiatement à Francesco autant que l'originalité de l'homme. Pour ce qui était des défauts, Tobias demanda à Francesco de lui en signaler si jamais il en voyait un, et Francesco hocha de la tête comme pour affirmer qu'il ne manquerait pas de le faire. Et visiblement, l'Historien espérait que la collaboration avec Francesco pourrait continuer. Le milliardaire ne releva pas. Mais étant passionné d'histoire, connaissant Safiya et désormais Tobias, nul doute qu'il allait continuer à soutenir les chantiers et les projets de l'Historien.

Et la conversation prit rapidement la tournure de l'Histoire. Entre la curiosité et la culture, certes modes d'un homme tel que Francesco et la passion et l'immense savoir de Tobias, il n'y avait qu'un pas pour que les deux hommes se laissent aller à des conversations agréables. Tobias comprenait bien que les gens n'avaient pas conscience d'abîmer parfois, et que leur désir de toucher, de "voir avec les doigts" était en soit un défaut humain, mais il regrettait qu'on ne revienne pas à quelques fondamentaux pour éviter des erreurs stupides et la perte d'un patrimoine plus qu'intéressant.Mais malgré tout, il avait encore foi en l'espèce humaine. Francesco ne put retenir un petit sourire et répondit:
- Disons que nous n'avons pas le choix. Mais je pense que oui... Nous pouvons avoir foi en l'espèce humaine. Après tout, nous sommes capable des pires choses, mais aussi des plus belles lorsque nous y mettons toute notre volonté. Fit Francesco, et il n'avait pas besoin que dans l'Histoire, les preuves qui avançaient son argument étaient nombreuses.

Mais bientôt, Tobias ouvrit le chemin: Direction l'envers du décor. Francesco était excité d'une telle opportunité et d'une telle expérience. Son verre à la main, il suivit l'historien tout en l'écoutant alors qu'il lui répondait. Oui, Rome avait laissé son emprunte immense sur les sociétés occidentales. Et si Francesco le savait, c'était grâce à ses voyages mais aussi grâce à des études poussées en plus d'une passion pour l'Histoire. Tobias avait d'ailleurs remarqué la connaissance, quoique sans doute lacunaire de Francesco. Et il reprit en approfondissant par une étude de cas, la Gaule. Le cas que présentait Tobias était certes intéressant, mais là où il fallait aller plus loin, c'était que les romains avaient laissé cette fonctionnalité se faire dans les campagnes. En quelques sortes. Car les romains avaient déjà divisés les provinces en préfectures, et leur administration, rodé, solide, était occupé par des romains avant tout. Rome gardait en fait le contrôle sur deux choses essentielles: La Justice, et donc le droit romain, et l'armée. Cependant, il était intéressant de noter que les conquérants ne massacraient pas les vaincus, mais qu'il les associait, même si il avait parfois fallu attendre des années. Peut-être que le cas des gaulois était aussi trompeur, car certaines sociétés s'étaient moins bien acculturés aux romains, le cas de la Grande-Bretagne par exemple. Mais en fait, en règle général, oui, l’Historien avait complètement raison et présentait le cas le plus abouti en présentant la Gaule. Francesco posa finalement son verre sur un plateau que tenait un jeune homme et suivit Tobias qui continuait.

Tout en lui expliquant que les sociétés actuelles ne faisaient qu'appliquer des principes bien anciens, comme par exemple édifier de splendides structures, de superbes bâtiments dont le seul objectif était de démontrer l'influence, la puissance, la richesse de son propriétaire ou de l'état en lui-même. Pompéi avait le mérite d'avoir tout conserver grâce à la lave, ainsi, c'était tout un pan de la société que l'on découvrait, c'était toute une partie de l'histoire des modes de vies qui refaisait surface, un trésor pour l'Histoire. Alors qu'ils traversaient des couloirs divers, que Francesco n'avait jamais pu traverser, alors qu'ils franchissaient des portes qui étaient toujours resté à Francesco, voilà que l'historien continuait en arguant que l'étude du passé pouvait permettre de mieux préparer le futur, et que le dicton "On répète souvent les erreurs du passé" était effectivement vrai.
- Pour le coup, je suis on ne peut plus d'accord... Il n'y avait rien à ajouter à cela. Tobias continua en donnant l'exemple de la faune. Cette fois, si le milliardaire écouta, il ne fût pas totalement d'accord. Certes les romains avaient peut-être laissé un impact, mais pas au point de faire disparaître des espèces. Si il laissa l'Historien continuait, il était profondément en désaccord avec lui sur la question.

- Disons que pour le coup je ne suis pas vraiment d'accord. Francesco laissa peser un instant le silence. Les romains, comme toute sociétés, se sont retrouvés face à d'immenses créatures, plus ou moins exotiques auxquels ils n'avaient jamais été confrontés, et comme tout homme, il a bien fallu qu'il les "étudie", qu'il les utilisent. Francesco eut un sourire. les Romaines vivaient avec leurs temps, si on pensaient avec des moyens modernes sans prendre en compte que le passé n'avait pas les mêmes moyens, on ne prenait pas le bon chemin du raisonnement. Ils ont en réalité eu un faible impact. Il n'avait pas accès à toutes les zones de la planète et à toutes les espèces. De plus, les espaces sauvages, plus grands que ceux que nous connaissons aujourd'hui, abritez cent fois plus d'espèces animales et végétales. Il regarda l'Historien. Non croyez-moi Monsieur Spilsbury, il faut arrêter de se voiler la face parfois. Les Romains usaient des animaux dans des pratiques qui n'étaient guère louables, mais ils n'étaient pas les seuls et après eux on a continué, jusqu'à aujourd'hui encore. Je tue sans doute plus d'animaux avec mes hélicoptères que eux avec leurs jeux. Si nous volons chercher des causes aux maux qui peuplent nos sociétés et notre monde, je pense qu'il ne faut en rien les mettre sur le dos d'anciennes civilisations, même si leurs pratiques étaient peut-être des plus barbares. Je ne donnerais qu'un exemple. Malgré les multiples guerres des romains, nous avons tués en quatre ans, au cours de la seconde guerre mondiale, plus d'hommes et de femmes que les romains dans leurs campagnes n'en auront jamais tué. En quatre ans, nous avons battu tous les records. Malgré le désaccord, cela ne voulait pas dire que tout allait soudainement changer, mais Francesco avait son opinion bien forgé sur la question et l'historien sans doute également.

Ils passèrent don la porte du labo. Francesco pénétra alors dans un espace fait de blancheur. De propreté. Le microbe ici n'était pas toléré, et la science, l'histoire, l'anthropologie, étaient rennes devant les tables d'opérations et ces divers sujets à étudier. Finalement Tobias lui passa une paire de gants que Francesco enfila rapidement. Ne craignant aucune allergies, le PDG sourit à la boutade de l'historien.
- Non ne vous en faîtes pas, je ne suis pas allergique. mais j'apprécie l'effort qui est fait dans vos labos. Je devrais prendre les mêmes dispositions pour les gants de mes mécaniciens... Vous me donnez des idées. Fit Francesco qui était réellement attiré par cet aspect là qu'il manquait à son entreprise. Comme quoi, il y avait toujours des choses à développer. Tobias le regarda, et Francesco, d'un mouvement de la main lui indiqua de passer en premier.
- Je vous en prie, c'est vous le guide...       


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Sujet: Re: (terminé) Une rencontre à point nommé. // Francesco ( le Lun 18 Fév 2019 - 21:01 )
Pour une fois qu’un bien faiteur n’était pas vieux, arrogant et au-dessus du commun des mortels : il était hors de question pour Tobias de le laisser partir. C’est qu’ainsi il faisait son travail en quelque sorte et le directeur ne pourrait pas se plaindre de son comportement réservé qui lui fait tant de fois défaut avant qu’il se sente à l’aise. Nullement déstabilisé par la carrure et l’aura que possédait Francesco : il savait qu’il ne pourrait jamais rivaliser avec lui. Fort heureusement, ce n’était pas son but et ne le saurait jamais. Il ne cherchait pas à plaire aux autres, juste à ses proches et cela était suffisant pour lui. Le sourire jusqu’aux oreilles, il commença volontiers une conversation avec Francesco sur les fouilles auxquelles il avait participé, mais pas que. L’homme qui lui faisait face n’avait pas seulement beaucoup d’argent mais semblait posséder une grande connaissance sur la passion de Tobias. De quoi ravir son cerveau toujours avide de chercher une discussion pour en apprendre plus, pour avoir un autre point de vue en tête. Échanger pour évoluer, voilà ce que Tobias aimait faire.
Partant dans une de ces explications quelque peu folles et ses théories qu’on pouvait qualifier d’étrange : Tobias n’avait pas hésité à partager son avis. Il ne savait pas si cela était vrai ou non, mais en vue du travail réalisé : il pensait sincèrement que cela était une explication plausible. Elles n’étaient pas aux goûts des tous comme le confirma Francesco qui exprima à son tour son opinion avec brio. Il se retenait de le corriger sur les guerres antiques qui avaient fait plus de morts probablement que la Seconde Guerre mondiale. Il n’avait pas les chiffres précis en tête et n’avait pas envie de partir dans un débat qui n’amènerait rien.

“Je pense qu’il est intéressant de parler et de confronter mes idées aux vôtres. C’est ça la beauté de l’Histoire. Il n’y en à qu’une mais elle est différente selon la perception de chacun bien qu’il y ait des faits irréfutables. Le reste est en proie à l’interprétation qui peut changer suivant l’éducation des gens et bien d’autres facteurs. Merci d’avoir exprimé votre avis.”
Pourquoi s’offusquer et tenter de le convaincre ? Il n’était pas le genre d’homme qui allait au conflit et il n’était pas là pour ça non plus. Non. Lui ce qu’il voulait c’était parler calmement. Partager et donner son opinion. “Je le prends en compte.” Un sourire sincère, vrai que cela lui donnait à réfléchir.

Passant la porte du laboratoire, il laissa Francesco rentrer et lui donna une paire de gants pour éviter toute contamination des squelettes qui s’offraient à eux. Souriant à l’idée d’avoir aidé un homme tel que Francesco : la rosette sur son visage parlait pour lui. Il alluma une lampe sur un des squelettes.

“Ces os sont ceux de gladiateurs. Un cimetière de gladiateurs ayant été trouvé dans le Nord de l’Angleterre : nous avons pensé qu’il serait bon de mener des recherches au coeur même de la culture romaine. Heureusement dès que des constructions sont faites à Naples nous intervenons pour voir s’il n’y a pas des vestiges archéologiques. C’est comme ça que nous avons découvert ces squelettes qui confirment certaines théories mais posent d’autres questions.” Avec son petit doigt, il montra une entaille sur le fémur. “Cet homme est mort vers ses 70 ans et en vu des marques sur son corps : il a survécu à plusieurs blessures mais aussi une fracture du fémur et une amputation de trois doigts à la main gauche.” Il montra les plaies. “Si nous avons trouvé des crânes éclatés ou bien percer de deux trous signifiant la fin prématurée d’une possible gloire dans l’arène : certains comme celui-ci présentent des caractéristiques surprenantes. Était-il entraîneur ? Un ancien gladiateur qui a gagné sa liberté mais qui a continué de se battre ? Les artefacts que nous avons trouvés dans sa tombe le diront.” Il sourit. “Nous attendons une réponse du musée de York pour voir s’ils peuvent venir ou inversement pour comparer les résultats. Nous sommes cependant de plus en plus certains que les gladiateurs ont servis de cobaye dans la médecine de l’époque et les contemporains confirment cela. Nous venons probablement de trouver la preuve physique.” Et cela était excitant. “Qui sait…. Avec les technologies d’aujourd’hui nous pourrons même en savoir plus sur leur façon de soigner. Les anthropologues sont encore sur ces squelettes.”


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Sujet: Re: (terminé) Une rencontre à point nommé. // Francesco ( le Sam 23 Fév 2019 - 14:41 )
Une rencontre à point nommé

Tobias & Francesco


Francesco aimait exprimer son opinion. Il le faisait parfois même sans y avoir été invité. Comme en ce moment même avec Tobias, mais il savait que au fond, le chercheur qui le guidait à travers les couloirs du musée attendait qu'il s'exprime. Tobias était quelqu'un de cultivé, visiblement, et heureusement vu le métier qu'il pratiquait. Mais plus loin que cela, c'était un homme ouvert, intelligent, prêt à accepter les avis des uns et des autres, et le milliardaire appréciait de converser avec un homme de science qui savait écouter les avis et les opinions. De plus, cela changeait des personnes que Francesco avait l'habitude de côtoyer. De riche personnes, homme set femmes, imbus d'eux-mêmes - un peu comme lui parfois - qui se pensaient sans cesse les meilleurs et qui croyaient tout savoir sur tout. Francesco avait ses opinions, mais il ne pensait pas avoir toujours raison. La nuance était certes minime, mais tellement intéressante. Alors les deux hommes conversaient, comme deux bons amis qui échangeaient leurs opinions. De plus, le comportement du chercheur, son caractère calme, à l'écoute, ne poussait pas le milliardaire à l'orgueil mais au contraire à l'humilité. Francesco appréciait de parler avec cet homme, d'égal à égal, sans que l'un d'eux ne s'affiche meilleur par quelques prétentions flous et sans aucune justification. De plus, Tobias lui montra qu'il appréciait son avis, sans pour autant montrer son accord avec celui-ci: Enfin un homme qui savait conserver son opinion sans vous lécher les bottes parce que votre porte-feuille était assez remplie pour organiser sept campagnes de fouilles comme celle qu'il menait actuellement. Si Francesco ne le montra pas, il apprécia grandement.

Enfin, la porte s'ouvrit. Pour l'esprit curieux et insatiable de Francesco, le laboratoire était en fait une véritable mine d'or, un cadeau qu'on offre à un gamin de cinq ans sauf qu'il avait la trentaine et que le cadeau était une visite merveilleuse dans les coulisses de la science. Enfilant sans gêne aucune la paire de gants, se pliant aux règles, Francesco suivit le chercheur qui semblait soudainement plus à l'aise. Tobias était un autre homme, et contrairement à ce moment où il était en publique, il était là dans son véritable élément: Sa passion, la recherche. Francesco le sentait au fur et à mesure que l'Historien lui dévoilait alors, à la lumière d'une lampe qu'il venait d'allumer, un squelette. Le milliardaire regarda avec respect autant que curiosité le corps. Le squelette était relativement bien conservé si l'on exceptait les membres les plus petits et les plus fragiles. Mais certains manque s'expliquait du fait d'amputation comme l'expliqua rapidement le chercheur qui lui dévoila tout sur le squelette. Il commença par l'âge auquel était mort l'homme dont le squelette avait subsisté jusqu'à aujourd'hui. Le PDG en fût surpris et regarda Tobias qui continuait en lui montrant une petite entaille sur le fémur. Francesco la vit, mais n'étant pas professionnel, si on le lui avait demandé, il n'aurait jamais sut que ça n'était pas normal. Ce qu'apprécia le florentin fut aussi la manière avec laquelle Tobias lui parlait des recherches et la coopération qu'il entretenait avec des laboratoires en Angleterre. Tout cela était très excitant.

Tobias continua, exprimant à Francesco, sans rien lui cacher, tout ce qu'une telle découverte pouvait apporter comme réponse... Et comme nouvelle question. Pour l'heure, ils attendaient une réponse de York. Mais nul doute que le squelette allait faire parler de lui et donnerait d'autres pistes de recherches. Le PDG se redressa alors que Tobias terminait en annonçant que avec l'aide des nouvelles technologies... La science pourrait faire un bon.
- Depuis l'utilisation du carbone 14 nous avons fait d'immenses progrès en matière de datation, confirma Francesco qui n'était pas un inculte dans le domaine. Et pas seulement. Mais il est vrai que le technologie se développe à une vitesse impressionnante et qu'elle pourra nous aider grandement. Francesco s'arrêta, regardant le laboratoire - plutôt bien équipé a vue d'oeil - notant que dans cet espace se côtoyait le passé, et peut-etre l'avenir. Francesco se sentait honoré d'être ici et il le devait à l'historien. Croisant les mains dans son dos, il reprit alors:
- Je dois l'admettre Tobias, vos recherches m'intriguent vraiment... Et je suis subjugué par tout ce travail. Aussi je... Il s'arrêta. Au fond du labo, une lueur l'attira. Qu'est-ce que..? L'historien s'écarta alors, libérant le passage au milliardaire qui passa entre les diverses tables d'observation avec respect et lenteur. Il arriva alors devant l'une d'elle où le reflet d'un glaive ancien, rouillé, l'avait attiré. A coté de cette arme antique se trouvait diverses autres armes. Des pointes de javelots, de flèches, des couteaux... De nombreuses armes. Le milliardaire laissa son regard balayait avec attention toues les armes, gravant chaque détail dans sa mémoire. Il sentit que Tobias le rejoignait.
- J'ai toujours été un grand passionné des armes antiques et médiévales... Avoua-t-il. Mais en voir des vrais... Celles qu'on sort de terre. Celles que des hommes d'un autre temps ont réellement tenus... Je... Je suis sans voix. Avoua-t-il, n'osant pas bouger à côté de ses reliques du passé. Il finit par reporter sur l'historien son attention. Le travail que vous faîtes ici est remarquable... Et je suis heureux que vous soyez à la tête de toute l'équipe. J'aime votre esprit, votre votre volonté. Francesco s'arrêta pour détailler Tobias avant de reprendre. Quand on est chef d'entreprise, il faut savoir repérer les bonnes personnes. Et même si nos deux métiers n'ont à première vu rien à voir, je suis sûr qu'ils ont quelques similarités. Je n'ai pas l'habitude de faire des compliments Tobias. Termina alors Francesco. Mais je sais reconnaître un bon travail quand j'en vois un. Je sais reconnaître des passionnés quand je les vois et que je les écoute. Le PDG souffla, comme si il réfléchissait bien à ce qu'il allait dire avant de lâcher. Safiya a déjà mon numéro. Si vous aviez besoin de quelque chose, je serais heureux de pouvoir mettre la main à la patte. Lâcha finalement Francesco dans un sourire bienveillant alors que étrangement, il se sentait bien ici, au calme, avec pour seul témoins des antiquités qui avaient traversés les âges.       


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Sujet: Re: (terminé) Une rencontre à point nommé. // Francesco ( le Ven 8 Mar 2019 - 12:26 )
C’était la beauté de son métier : pouvoir converser avec tous les horizons, tous les âges et prendre en compte leur opinion. Si Tobias avait évidemment ses théories et ses idées sur les questions qu’il tirait de ses recherches : il ne fermait jamais la porte à autrui et était toujours prêt à être poussé dans ses retranchements. S’il acceptait toujours de converser avec les autres, si une discussion était commencée entre collègue : il ne démordait pas cependant. Probablement à cause du peu de fierté qu’il avait sur ses connaissances dans certaines périodes de l’Histoire. Mais Tobias était bien trop calme pour s’énerver et exaspérait toujours ceux qui cherchaient plus l’argumentation que la discussion. Il n’avait nullement envie d’entacher ce moment avec une joute verbale avec Francesco, alors il nota chaque point dans sa tête et tâcherait de voir si cela corroborait avec ses recherches ou celui de ses camarades. Qui sait, le bien faiseur du musée pourrait participer plus activement aux prochaines fouilles si le cœur lui en disait. En attendant cette éventualité, Tobias emmena Francesco dans les entrailles du musée : là où tant de pièces restaient à être étudiées mais surtout exposées. C’est que le bâtiment n’était pas assez grands et faisait bien souvent place à des expositions temporaires.
Ce n’était pas pour regarder des artefacts que Francesco connaissait probablement que Tobias l’a emmené ici ; mais bien pour lui montrer sur quoi il travaillait. Quand il montra l’entaille sur l’os, il tira une loupe d’un tiroir et la lui tendit pour qu’il puisse regarder plus en détail cela. Continuant ses explications : le pauvre bougre qui lui faisait face ne devait probablement pas savoir dans quoi il venait de s’embarquer. Lorsque Tobias était lancé : rien ne semblait pouvoir l’arrêter.

« Exact, mais ce qui est d’autant plus… Appréciable est que par exemple pour les momies : nous n’avons pas besoin de les ouvrir comme avant. Nous pouvons juste les mettre dans un scanner et avoir toutes les informations nécessaires entre autres. La technologie nous permet de ne pas être agressifs avec des objets de plusieurs centaines d’années. Il fut un temps au début du XXème siècle ou des gens payaient une fortune pour voir des momies se faire ouvrir. Enfin… Je ne juge pas nos ancêtres, mais une part de moi ne peut pas s’empêcher de réaliser au combien l’histoire s’est perdue au cours des siècles. »

Il replaça soigneusement l’os à sa place et releva sa tête vers Francesco pour l’écouter parler jusqu’à ce que son attention soit prise par des armes antiques. Il le laissa passer et le suivit sans pour autant dire quoique ce soit : laissant le milliardaire s’exprimer si l’envie lui prenait. Tobias répondrait à ses questions évidemment.

« Je comprends exactement ce que vous ressentez. Je me demande bien souvent combien d’hommes ces armes ont tuée ; où elles sont atterries et voyager. » Tobias se mit de l’autre côté de la table pour faire face à Francesco. Il allait parler, mais l’homme lui coupa l’herbe sous le pied.

Quand il le salua pour son travail, l’Historien baissa humblement sa tête pour le remercier. Il sourit :

« Je suis flatté de savoir que vous appréciez mon travail Signore. Je tâcherais de ne pas vous décevoir et je ferais mon possible pour être à la hauteur de vos attentes. » La suite le fit encore plus sourire : « Je n’hésiterais pas. Je suis certain que nous sommes amenés à nous revoir de toute façon. En privé ou au détour d’un site historique. » Après tout, Safiya lui avait confié le vouloir comme témoin, mais il se garda bien de lui dire. Ce n’était pas son rôle. « Peut-être qu’en attendant, je peux vous en dire plus sur ces objets ? »

Tobias attrapa un marteau et le tendit à Francesco : « On appelle cela le marteau d’Arès. Il ne servait pas à se battre mais à fracasser le crâne des gladiateurs qui étaient tirés de l’arène encore en vie et en piteux états. Seuls les gladiateurs professionnels pouvaient escompter avoir des soins : même rudimentaire. Quand les martyrs ou esclaves n’étaient pas mangés par des bêtes sauvages, qu’ils se battaient donc : il arrivait qu’ils soient encore en vie après le combat. Un homme était donc chargé de les achever avec ce marteau. » Tobias laissa Francesco quelques instants et alla chercher un des crânes sur la table avant de prendre le reste de la tête d’un trident. « Ce qui est intéressant c’est de retrouver des squelettes avec des plaies proéminentes comme celui-ci. » Il pointa avec son petit doigt les trois trous : « Ce malheureux à probablement été achevé d’un coup sec derrière la tête. » Il glissa la tête de l’arme dans la blessure. Tobias souriait comme un enfant qui avait dans ses mains les meilleurs jouets du monde. « C’est peut-être ce que j’aime le plus dans mon travail vous savez ? Pouvoir donner une histoire à ceux qui ne peuvent plus parler ; leur donner une importance qu’ils n’ont jamais eut de leur vivant. » Il rigola en reposant l’arme : « Je suppose que c’est ma façon de leur rendre hommage. »

Tobias s’éloigna à nouveau pour aller reposer le crâne. Il regarda l’heure :

« Vous pensez qu’ils ont remarqué notre absence en haut ? » Il soupira : « Ou bien on peut rester ici et ils ne viendront pas nous chercher ? »


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Sujet: Re: (terminé) Une rencontre à point nommé. // Francesco ( le Jeu 4 Avr 2019 - 15:03 )
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En général, Francesco n'était pas du genre facile à impressionner. Non parce qu'il était meilleur ou qu'il se pensait plus fort que les autres, mais parce qu'il élevait le niveau de ses attentes à un degré souvent très haut. C'était pour cette raison que son entreprise était aujourd'hui l'une des meilleures sur le marché... Et aussi l'une des seules en Italie. Il s'était lancé lui-même sur un marché dont on disait qu'il avait peu d'avenir et qu'il s'éteindrait bientôt. Or, après un peu plus d'un siècle d'hélicoptères, la machine, loin d'avoir été remplacée et mise dans les musées continuait d'être sans cesse améliorée et utilisée. Aujourd'hui, c'était toujours la mine fière que Francesco se présentait devant des gens qui n'auraient jamais parier un centime sur son projet. Aujourd'hui il valait des millions, pour ne pas dire des milliards aux vues des chiffres de l'entreprise et de ses machines. Alors quand il avait affaire à un travail tel qu'il l'avait sous les yeux, quand il voyait la passion d'un homme qui répondait à tout, qui s'intéressait à plus que son métier, il ne pouvait qu'être impressionné. Derrière la silhouette frêle de l'historien, de l'archéologue même, se cachait en vérité un être plein d'énergie, le regard à l’affût, le geste prompt et sûr, et surtout la tête pleine de connaissances. C'était peut-être aussi pour cela que Tobias était d'ailleurs un homme plaisant à écouter: Parce qu'il savait de quoi il parlait et qu'il maîtrisait son sujet sans toutefois rabaisser ses interlocuteurs. Le sujet en vint aux apports des nouvelles technologies dans le domaine de l'Histoire, il est vrai qu'elle contribuait désormais à d'immenses progrès techniques et que le savoir pouvait être préservée tout comme les objets historiques. Il est vrai que si l'on remontait à quelques années en arrière, la pratique de l'histoire entraînait un "maniement" des objets pas toujours très... Approprié. Le siècle des lumières, suivi de celui du romantisme et du savoir avait alors brisé toutes les barrières de la religion et du respect des morts pour la justification de l'avancée de la pensée scientifique. Pratiques barbares qu'on ne pouvait pas vraiment reprocher à leurs ancêtres qui ne tentaient que de comprendre - avec leurs moyens limités - le monde qui les entourait et leur passé, leur histoire.

Mais finalement, le PDG est attiré par des armes anciennes. Et bientôt il est rejoint pas Tobias qui le laisse s'exprimer. Passionné par les armes, jamais le florentin n'aurait cru pouvoir en voir dans cet état là... Et encore moins en toucher. En effet, après que l'historien l'ai remercié pour les compliments, et lui avoir assuré qu'ils ne manqueraient pas de se revoir, Tobias ne tarde pas à lui tendre un marteau - le marteau d'Arès - dont il lui explique toute l'utilité. Francesco s'en saisit. Étrangement, le marteau ne lui semble pas plus lourd que cela. En revanche, le poids du bronze au bout du manche laisse entendre très clairement la performance de l'arme. Encore aujourd'hui, elle pourrait être dangereuse.
- Étrange qu'on l'ait appelé par le nom d'un dieu grec pour un marteau Romain... Fait Francesco curieux alors qu'il rend le marteau à Tobias. L'historien déjà repart sur un autre terrain, s'emparant d'un crâne percé d'orifices assez singuliers. Le milliardaire a beau ne pas être le plus grand génie dans le domaine de la science et de l'anatomie, pour lui, un crâne n'est pas percé de cette manière.

Une nouvelle fois, les explications de l'historien viennent éclaircir Francesco sur la nature des trous. Des plaies. Traces d'une blessure mortelle ancienne provoqué par un trident tel que les gladiateurs en utilisaient dans les combats en arène. L'homme d'affaire ne put réprimer un sourire devant l'historien qui se retrouvait là à "jouer" presque comme un gamin, trop heureux d'avoir deux jouets pour s'amuser. mais les explications sérieuses qui suivirent rappelèrent à Francesco que Tobias était on ne peut plus sérieux.
- Leur rendre hommage peut-être, comprendre leur mode de vie et essayer de tirer des conclusions sur les raisons de leur mort encore plus je dirais, non? Dans ce cas là particulièrement. Francesco s'arrêta avant de reprendre. Mettre en valeur, au travers d'un homme ayant vécu dans le passé, toute une civilisation... Oui. Plus qu'un hommage... C'est un art. Déclara Francesco sr le ton de l'humour alors que le temps leur rappelait qu'il ne s'était pas arrêté pour leur belle discussion et qu'il allait falloir repartir. Le florentin sourit et finit par répliquer. Je crains que nous ne devrions laisser le passé dans ce laboratoire et remonter à la surface pour reprendre le cours de la vie là où nous l'avons laissé. Je pense que d'autres voudront vous poser quelques questions, et quand à moi... Je vais aussi devoir m'acquitter de quelques tâches politiques moins nobles mais toutes aussi utiles j'en ai peur. Fit-il sur le ton de l'humour en prenant la direction de la sortie. Il sortit le premier, tenant la porte à Tobias avant de finalement lui tendre la main.
- Merci pour la visite... C'est très gentil de votre part. Mais au lieu de lâcher la main de l'Historien, Francesco la garda un instant avant de reprendre. Safiya vous a choisi. La conversation venait de changer. Mais le milliardaire profitait qu'ils étaient seuls pour l'avertir. Je tiens cependant à vous prévenir: Faîtes attention à elle. Prenez soin d'elle. Si vous deviez lui faire du mal, je me chargerais de vous rappeler qu'on ne fait pas de torts à une telle femme. Tobias allait sans doute reprendre, mais Francesco le coupa. Je sais ce que vous avez vécu avec elle, pas tout, mais une partie... Et j'avoue que je ne pourrais jamais imaginer toutes vos douleurs.. A tous les deux... Mais je préfère tout de même vous avertir, même si je doute que vous lui fassiez un jour du mal. C'était dit. Francesco tenait à être clair. Il ignorait pourquoi il le faisait. Peut-être parce qu'il s'était aperçu du mal qu'on pouvait faire à une femme rien qu'avec ce qu'il avait vécu avec Anabela. Peut-être. Alors autant éviter les mêmes problèmes à ce couple passionné et forgé dans le désert d'Egypte, uni sur les bords du Nil, s'étant aimé sous la voûte céleste tenue par des dieux antiques dont l'existence remontait à des millénaires.       


codage par LaxBilly.



J'suis malade... D'Amour
Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première
M'a touché, c'est foutu!
Elle a les yeux revolver - Marc Lavoine


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