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- [Terminé] Crawling in my skin [Cesare] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Vasco Pugliese10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Vasco Pugliese
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Sujet: [Terminé] Crawling in my skin [Cesare] ( le Mar 22 Jan - 13:06 )
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Boulot, port, moments charnels partagés chez des hommes qu'il ne connait pas, un peu d'alcool, l'envie de se jeter par-dessus un pont. C'est à cela que se résument les journées de Vasco ces derniers temps, elles n'ont donc rien de fascinantes ni d'intéressantes. Il est entre deux eaux Vasco actuellement, perdu qu'il est. Envie d'en finir avec tout ça puisqu'après tout Giorgio l'a bien fait et qu'il a tout foutu en l'air, laissant à Vasco le soin de vivre avec les morceaux brisés. Envie de se rapprocher de la seule personne qui, au cours de ces dernières semaines, a réussi à lui apporter une once de soulagement et à éveiller son corps et son cœur endormis. C'est pour ces deux raisons qu'il se perd dans les dras et les bras d'inconnus. C'est la meilleure solution qu'il ait trouvé pour ne pas perdre complètement pieds. Certes après coup il s'en veut et se sent sale mais sur le moment, le soulagement est réel, la perdition réelle et c'est tout ce qu'il recherche. Peut-on l'en blâmer ? Ne vaut-il pas mieux cela qu'un geste regrettable ? Sans doute mais il en a malgré tout honte. Après coup, il en a honte. Pourtant, quand le bip significatif de l'application de rencontres se fait entendre, Vasco s'approche bel et bien et de son téléphone, délaissant les tractions qu'il était en train de faire pour jeter un coup d'oeil au « match », voir la tête du type en question, voir s'il lui plaît, voir s'il cherche la même chose que lui en regardant le profil et bingo. Il y a toujours cette petite hésitation de la part de Vasco quand il a le téléphone dans la main mais finalement, ça « match » pour lui aussi et c'est en suivant qu'il envoie un message à l'homme, histoire de prendre un peu la température. Rapidement, il se rend compte qu'ils sont vraiment sur la même longueur d'ondes et il devient clair qu'il ne va pas passer son premier samedi soir de libre depuis trois semaines, puisqu'ils les avait passés au San Callisto à travailler jusque-là, seul. Il se ravise cependant presque quand le type, répondant au prénom/pseudo de Paolo (pas sûr que ce soit son véritable prénom puisque Vasco utilise lui-même un prénom d'emprunt sur l'application), lui propose un rendez-vous dans un bar-karaoke. Un peu trop « festif » pour lui en fait. Il y a des années il aurait accepté, même s'il a toujours été relativement discret et pas du genre à aller chanter sur scène, quant à la danse, il est assez gauche mais il savait s'amuser. Aujourd'hui, c'est différent.

Aujourd'hui, il se « divertit ».
Un peu.
Et un bar-karaoke ce n'est pas « un peu ».

Mais Paolo est un bel homme et Vasco a vraiment, vraiment envie de se changer les idées à sa façon ce soir. Alors il accepte. L'idiot il accepte. Et quand il le fait, il ne lui reste finalement que peu de temps avant de se rendre au rendez-vous. Il se prépare assez rapidement, opte pour une chemise gris-foncé et un jean. Veste en cuir et écharpe, et le voilà bientôt au volant de sa voiture pour aller se garer dans le quartier où le bar-karaoke se trouve, dans le cœur de Naples, dans un quartier fort animé. Encore une fois un peu trop animé pour Vasco mais il fait avec, parce qu'il sait que le verre partagé conduira sans doute à quelque chose de bien plus agréable (même si il rentrera chez lui comme un voleur après, honteux). Alors oui, il fait avec. C'est un peu en ne se sentant pas à sa place qu'il pénètre à l'intérieur du bar-karaoke où l'ambiance bat son plein. Il jette un petit coup d'oeil circulaire et rentre un peu les épaules, même s'il ne passe de toutes les façons jamais inaperçu en raison de sa taille et pourtant, il essaye de se faire petit, lui qui semble si différent de tous ceux qui sont là. Et Paolo, lui, n'est pas là d'ailleurs. Il ne le voit pas à l'endroit du bar où ils sont censés se retrouver. C'est au moment où il se rend compte de l'absence de son rendez-vous d'un soir qu'il sent son téléphone vibrer dans sa poche : un coup d'oeil et il fronce les sourcils en apprenant que Paolo va avoir une bonne quinzaine de minutes de retard. Mais Vasco ne veut pas s'attarder, vraiment pas s'attarder et pourtant... « OK. Je t'attends. » qu'il répond finalement rapidement. Il lui laisse quinze minutes mais après il s'en ira. Il fait quelques pas pour s'approcher du bar quand du bruit se fait entendre sur sa droite et ça attire son regard, comme ça attire le regard de pas mal de clients du bar qui encouragent soudainement l'homme qui vient de monter sur la petite scène, prêt à se lancer dans un karaoke de folie visiblement. Et Vasco se fige en voyant qui est sur scène : Cesare. Enfin, Docteur Volfoni mais Cesare oui. Lui. Sa mâchoire se décroche un peu en le voyant, déjà parce qu'il est surpris de le voir dans un tel endroit, ensuite parce qu'il est surpris de le voir le micro à la main alors qu'il commence à chanter, particulièrement déchaîné, et enfin en raison de la façon dont il est habillé : s'il a toujours trouvé Cesare un peu original, il est toujours resté sobre lors de leurs séances mais là... Cette chemise... Vasco plisse les yeux : oui, ce sont bien des toucans au milieu de la jungle qu'on peut voir sur la chemise. Et, la surprise passée, l'idiot se met à sourire. Pas parce qu'il se moque mais parce que... Parce que... C'est que ça lui va bien à Cesare. Et qu'il est... Le sourire se pare finalement de tristesse quand il l'observe avec plus d'insistance : plus jamais il ne sera capable de s'amuser comme ça sans doute et ce monde, ce monde dans lequel Cesare semble évoluer n'est pas le sien. Il se sent encore plus idiot, Vasco, d'avoir toutes ces idées, pensées concernant Cesare. Alors il se détourne, en espérant ne pas avoir été remarqué par son psychiatre avant de s'approcher du bar et de commander à boire tout en espérant que son rendez-vous va arriver plus vite que prévu.

Il veut s'échapper de là.
Encore plus maintenant que Cesare est là.
Parce qu'il ne fait que penser à ce moment où il l'a tenu dans ses bras.
Il ne pense qu'à ça.


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Dernière édition par Vasco Pugliese le Dim 27 Jan - 16:32, édité 2 fois
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Cesare VolfoniToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] Crawling in my skin [Cesare] ( le Mer 23 Jan - 20:45 )
Il s’abandonne, beaucoup. Peut être un peu trop. Son divorce n’a pas été une révélation, en soit, puisque la chose lui fait aussi du mal. Mais c’est une bonne excuse pour faire tout et n’importe quoi. Profité d’une liberté nouvelle due à ses propres choix. Certainement une façon d’oublier, de se vider la tête, de penser à autre chose qu’à toute sa vie de couple qui explose complètement. Termine en milliers de morceaux sur un tapis hors de prix au milieu du salon. Cesare ne s’est jamais dit qu’il serait marié jusqu’à la fin des temps, heureux et épanoui en ménage. Mais il s’était promis de la rendre heureux. De lui offrir une vie stable à laquelle, finalement, il n’aspire pas tant que ça. Il s’imaginait différemment, en songeant au futur et à ses quarantaine approchant. Il imaginait d’autres aspirations, d’autres envies, alors qu’il n’avait même pas trente ans et se murait déjà dans une certaine routine d’un mariage pourtant heureux. Pourtant, un gout d’inachevé. Un gout d’expériences manquantes pour celui qui s’est trop vite casé. Alors aujourd’hui, il prend le contrepied de tous ces aprioris qui n’ont plus lieu d’être. De toutes ces certitudes qui s’envolent pour le laisser plus versatile que jamais.

C’est à cause de ça, qu’il finit dans ce bar karaoké, avec quelques amis tout aussi fêtard que lui. Fraichement divorcés ou célibataires de longue date. Une femme, pour trois hommes en recherche de leur identité ou au contraire, englué dans un rythme de vie fait de plaisirs immédiats et éphémères. Mais ses amis, il ne les changeraient pour rien au monde. À peine installé à une table, un cocktail, puis un deuxième. Il aime ces saveurs sucrées et délicieuses. Ce genre de boisson qui monte trop vite à la tête et enivre les sens. Le désinhibe un peu plus, jusqu’à le pousser sur scène, déjà un peu accroché par les affres de l’alcool. Il dédicace cette chanson à ses amis, alors qu’il se perd dans un classique de la pop américaine qu’il connait presque par coeur, avec son accent impeccable. Il a une belle voix, Cesare, lorsqu’il veut bien y mettre du sien. Mais ce soir, elle est un peu enrayé par les effluves d’alcool qui tournent autour de lui et brouille un peu sa raison et sa logique. Il s’emporte, pourtant, vivant sa performance avec passion, encouragé par ses amis et quelques personnes de l’assemblée. Il jure, avec sa chemise à l’imprimé jungle, d’un camaïeu de vert, rehaussé de toucans colorés. Gucci, pourtant, assorti à un pantalon sombre et des mocassins chic. Il a de l’allure. Mais de cette classe de styliste, un peu excentrique, un peu à part. Digne d’un numéro de GQ. Il jure dans un paysage souvent trop austère en hiver, mais qu’il aime brisé de couleurs chatoyantes.

Lorsqu’il termine sa chanson, se parant d’une révérence sous des applaudissements et rire amusés, il rejoint finalement sa table pour constater que son verre est vide. « Je reviens, je vais me chercher un autre verre » Parce que tous ont encore ce qu’il faut. Mais lui, descend l’alcool un peu trop vite. Se perd dans les oublis à répétition, sans trop se soucier des conséquences, lorsqu’il ne travaille pas le lendemain. Un étudiant attardé ou type qui a râté le coche mais insiste encore. Dans la fleur de l’âge et que l’argent et le style n’empêche pas de profiter. Au contraire.
Lorsqu’il parvient au bar, s’appuyant contre le comptoir de ses coudes, se penchant légèrement, il commande une nouvelle Margarita, alors que le barman s’exécute. Le gratifiant au passage d’un compliment sur sa performance et d’un clin d’oeil. Bien plus jeune que lui, pas moins distrayant. Proie facile pour l’italien parfaitement séduisant qu’il est, sachant jouer de ses charmes. Son regard vagabonde autour de lui, alors qu’il se redresse légèrement pour aviser l’assemblée présente. C’est là que son regard accroche une silhouette familière. Un visage familier. Trop familier, alors qu’un léger sourire étire ses lèvres. Il l’a toujours imaginé trop coincé pour ce genre de lieu, mais s’est bien gardé de le dire. Mais ce soir, l’alcool le pousse à toutes les folies. « Vasco ? » Demande t-il en s’approchant légèrement, un sourire greffé sur le visage. « C’est bien le dernier endroit où je m’attendais à te croiser ! Enfin… Vous… » Il se pince l’arrête du nez. « Bordel ces cocktails sont foutrement traitres, je crois que j’ai trop bu, désolé, je ferai mieux de me taire » Déclare t-il en secouant légèrement la tête, sans arrêter de sourire.  


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Sujet: Re: [Terminé] Crawling in my skin [Cesare] ( le Ven 25 Jan - 18:09 )
Crawling in my skin.



Il essaye de ne pas se focaliser sur la voix de Cesare qui résonne dans tout le bar. Il essaye de se focaliser sur la bière qu'on vient de lui servir. Il essaye de ne pas l'écouter, lui. La chanson, Vasco ne l'apprécie pas plus que cela, parce que c'est fort éloigné de ses goûts et que c'est surtout fort éloigné de ce qu'il peut apprécier écouter depuis un moment maintenant (c'est-à-dire pas grand chose). Mais sa voix... Il essaye de ne pas non plus regarder dans la direction de Cesare, de ne surtout pas laisser ses yeux se fixer sur lui. Tout ce qu'il veut faire c'est ne pas penser à lui, surtout pas. Il pourrait presque penser à une punition du ciel. Après tout, pourquoi ce bar ? Pourquoi ce soir ? Pourquoi ? Pour le punir sans doute oui, d'avoir de telles pensées à l'égard de Cesare, d'avoir de tels habitudes avec les autres hommes qui sont trop nombreux juste pour ne pas avoir à penser à lui, d'être toujours autant en colère... La chanson prend bientôt fin et Vasco souffle, parce qu'au moins, il n'aura plus à entendre sa voix en attendant que son rendez-vous de ce soir arrive. Un coup d'oeil à son portable, à peine cinq minutes sont passées, pas de nouveau message : il espère vraiment qu'il ne va pas avoir davantage de retard. Parce qu'il tient à s'en aller de cet endroit le plus rapidement possible pour éviter d'avoir à entendre encore la voix de Cesare, pour éviter de le croiser, pour éviter d'être tenté. De quoi ? De toutes les façons, l'homme est en instance de divorce de ce qu'il en sait, parce qu'il s'est renseigné l'idiot. L'idiot... Cesare aime les femmes alors quoi qu'il advienne... Et quand bien même il aimerait aussi les hommes, il est son psychiatre alors, c'est hors de propos. Totalement hors de propos. Et pourtant, quand la voix se fait de nouveau entendre mais cette fois-ci non pas dans un micro mais non loin de lui, quand il entend Cesare prononcer son prénom par-dessus le bruit ambiant, ça lui fait hérisser les poils sur la nuque à Vasco. Plus qu'il ne le voudrait. Il ferme les yeux, savourant la voix autant qu'il voudrait s'en éloigner : parce qu'il est juste là maintenant, parce qu'il l'a vu. Et il ne peut pas l'ignorer, il ne peut pas prétendre ne pas l'entendre, ne pas le reconnaître, alors il finit par rouvrir les yeux Vasco et par les poser sur Cesare qui se tient tout près de lui à présent, un large sourire aux lèvres. Un sourire dont Vasco n'a encore jamais été témoin encore et pour cause, ils ne se sont jamais croisés en dehors du cabinet du psychiatre. Là, Vasco voit un autre Cesare alors que Cesare, lui, voit le même Vasco.

Toujours le même.

Au tutoiement soudain de Cesare envers lui, les entrailles de Vasco se nouent un peu. De manière agréable et désagréable à la fois parce que s'il aime entendre Cesare lui parler de cette façon, en même temps, il ne supporte pas l'idée que les barrières soient dépassées. Parce que si les barrières sont dépassées, qu'est-ce qui va pouvoir empêcher Vasco de vouloir les dépasser encore plus au moins de dépasser la bienséance ? Cesare réalise ce qu'il vient de faire, se pince l'arrête du nez mais Vasco n'a d'yeux que pour le torse du psychiatre et pour cause : la chemise n'est pas boutonnée jusqu'en haut et laisse entrevoir un bout de torse, un bout de peau dont Vasco ne fait que rêver depuis qu'il l'a serré dans ses bras. Il ne l'aide pas. Sans le vouloir et sans le savoir, il ne l'aide pas. Puis voilà qu'il s'excuse en affirmant avoir trop bu avant de se taire. Mais il sourit encore et toujours et quand Vasco n'a pas le regard sur le torse, il est fixé sur le sourire de Cesare qui est... Fort déstabilisant. Lui, il est totalement et complètement déstabilisant.

« Y'a pas de mal. » qu'il affirme en secouant un peu la main. Ce qui est vrai. Y'a pas de mal non. Si Cesare savait les pensées qui traversent l'esprit de Vasco, même en cet instant, nul doute qu'il ne s'excuserait pas. « Moi non plus je ne pensais pas vous trouver dans un endroit pareil. » Vouvoiement. Et pourtant il crève d'envie de le tutoyer mais il résiste, il essaye de maintenir la barrière en place. Barrière ou pas, le regard de Vasco redescend sur la chemise, sur le torse. Il déglutit et se racle un peu la gorge. « C'est une sacrée chemise que vous avez là. » qu'il dit soudain sans réellement y réfléchir à deux fois. Il a du mal à se détacher du torse, car c'est bien le torse qu'il regard, le bout de peau visible et non plus la chemise en elle-même. Il bloque même une seconde avant de battre des paupières et de relever son regard vers le visage de Cesare ce qui est finalement un très mauvaise idée parce que ses yeux... « Je ne savais pas que vous chantiez. » Changement de conversation et détournement de regard alors qu'il vient reboire une gorgée de bière. Et il regrette aussitôt d'avoir dit ça, tout simplement parce que ça laisse la porte ouverte à la conversation et qu'il ne doit pas discuter avec lui. Il faut que Cesare retourne avec ses amis. Il faut qu'il s'éloigne avant que le rendez-vous, que Vasco a pour le moment complètement oublié, ne débarque.

Avant que cette situation ne devienne encore plus gênante.



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Cesare VolfoniToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] Crawling in my skin [Cesare] ( le Ven 25 Jan - 20:22 )
Il ne peut s’empêcher de l’aborder, de même qu’il ne peut pas s’empêcher d’ouvrir la bouche pour dire n’importe quoi. En soit, au fond, il sait qu’il n’a pas à faire ça. Que leur relation est strictement professionnelle, voir médicale et que déjà, se croiser en dehors est suffisamment gênant. Mais l’alcool a cet effet euphorisant sur Cesare, où toutes ses barrières tombent. Quand bien même, il n’est pas connu pour être le plus raisonné et raisonnable des hommes. Parfois, il joue avec la limite, il s’enivre de choses plus ou moins légales, comme un peu d’herbe de temps en temps, profite d’une certaine légèreté qui lui a fait défaut pendant plusieurs années à trop s’assagir. Mais même s’il sait être sérieux, terre et à terre et pragmatique, il n’en demeure pas moins un bon vivant, aimant profiter de chaque petit plaisir de la vie. Quitte, parfois, comme aujourd’hui, à jouer avec la limite une fois de plus et se mettre dans une position peu flatteuse. Que va penser Vasco de lui en le voyant dans cet état ? Ou plutôt, que va penser son patient de lui à le voir enivré de quelques effluves d’alcool, la chemise un peu trop ouverte sur son torse où apparaissent quelques poils bruns, signes de son âge, alors qu’il vient de chanter sur scène. Un beau spectacle, pour celui tout de même sérieux dans son métier, bien que toujours un peu à part. Des techniques parfois peu orthodoxes, mais qui fonctionnent au vu de son nombre incalculable de patients et de rendez-vous.

Mais qu’importe, il est trop tard pour faire machine arrière, lorsque Vasco le remarque et lui répond. Il sourit toujours, de ce sourire un peu trop large, alors que le barman lui ramène un nouveau mojito et qu’il le remercie d’un signe de tête. Le tout sera ajouté à une addition déjà certainement conséquente, mais le psychiatre en a les moyens.
Bien sur que Vasco s’étonne lui aussi, de le voir là, certainement bien loin d’imaginer toutes les frasques dont il est capable, et pourtant. Cesare est un autre homme dans la sphère privée, qui étonnent ce qui l’ont vu dans le cadre de son métier, plus sérieux, plus appliqué. « J’aime bien surprendre, comme ça » Dit-il en haussant les épaules avec ce sourire qui le quitte pas, alors qu’il laisse son verre sur le comptoir, bien que le tenant entre ses doigts. Le trentenaire en face de lui, souligne l’originalité de sa chemise, alors que Cesare descend les yeux vers elle avant de les ancrer de nouveau dans ceux de son interlocuteur, tout en gloussant légèrement. « Oué, j’aime bien les fringues qui sortent de l’ordinaire. Puis bon, en plein hiver, un peu de couleur ne fait pas de mal ! » S’égaye t-il de déclarer, fier de sa chemise de grande marque. Il s’habille certes de façon décalée, mais toujours avec gout. Même si la plupart des gens sont souvent perplexes face à ses motifs plutôt osés ou originaux, lui, s’en amuse. Bien trop heureux d’égayer une assemblée de quelques couleurs, là où tous portent du gris, du marron ou du noir, comme son patient ici présent, d’ailleurs. Le docteur Volfoni ne prend même pas la peine de boutonner un peu plus sa chemise dans un élan de pudeur. Il ne l’est pas. Alors pourquoi ce cacher derrière de faux semblants ? Il reste tel qu’il est, fidèle à lui même et à son gout des plaisirs de la vie, comme cette soirée. Libéré qu’il est.

Il imagine bien que la conversation va toucher à sa fin, puisque pour leur bien à tous les deux, il vaut mieux pour lui rester à distance. Conserver cette hiérarchie patient psychiatre, au lieu de brouiller la frontière comme il est en train de le faire. Cette frontière déjà en partie saccagée lorsqu’il a pris dans les bras l’ancien chercheur, pour le réconforter, en plein craquage. Pourtant, Vasco renchérit, lui laisse une place pour meubler ce silence des suites de sa question, alors que le sourire de Cesare s’est calmé, il repart de plus belle, cette fois-ci au coin de ses lèvres. « C’est un de mes nombreux talents cachés » Souligne t-il en brandissant un doigt, amusé, évasif. Il ne se rend même pas compte qu’il tend à flirter, tant l’alcool pulse dans son organisme pour le pousser à se lâcher davantage face à un homme qu’il se devrait bien de regarder de cette façon. Mais le psychiatre a des yeux et sait s’en servir. Vasco est un bel homme, derrière sa froideur et la distance qu’il semble mettre avec tout. Il l’a bien remarqué, même s’il s’est toujours muré dans son professionnalisme. Ce même professionnalisme complètement absent ce soir. Qui lui fera peut être regretter certaines choses. « J’aime bien ça, ce genre de soirée où je me lâche complètement, ça fait du bien de déconnecter » Réplique t-il pour appuyer ses paroles, alors qu’il observe un instant l’assemblée. « J’espère que vous ne buvez pas tout seul ? Je serai obligé de vous tenir compagnie. C'est mon devoir de prendre soin de mes patients » Bordel de merde Cesare, arrête ça tout de suite, lui hurle sa raison, alors qu’il sourit de plus belle en s’approchant légèrement, en même temps qu’il approche son verre de la pinte de bière de Vasco. Pourquoi ? Pourquoi. C’est la question qu’il se posera le lendemain et dans les deux jours qui viendront, lorsqu’ils auront un nouveau rendez-vous.
Merde.


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Sujet: Re: [Terminé] Crawling in my skin [Cesare] ( le Sam 26 Jan - 11:58 )
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Il aime bien surprendre ? C'est réussi. Très clairement. La quantité de bière dans la bouteille diminue rapidement à mesure que Vasco s'empare du liquide. Il est mal à l'aise, enfin, pas réellement, pas totalement, à moitié. Disons que ce qu'il ressent en cet instant est très paradoxal, comme ça l'est toujours quand il s'agir de Cesare depuis ce moment intense qu'ils ont partagé. Même si c'était un moment médecin/patient, pour Vasco, ça a pris une toute autre saveur dans son esprit et c'est bien tout le problème de la situation. Peut-être devrait-il essayer de trouver un autre psychiatre pour se retirer Cesare de la tête et ainsi essayer d'avancer comme il est censé le faire. Ce qui est en train de se passer là, maintenant, ne fait qu'amplifier ce sentiment paradoxal qui habite Vasco. Alors pourquoi faire en sorte que la conversation se poursuive ? Parce qu'il a du mal à réfléchir Vasco, parce qu'il a du mal à prendre les bonnes décisions et ça, ce n'est pas nouveau. Depuis Giorgio, les bonnes décisions lui font pas mal défaut. « C'est un de mes nombreux talents cachés. » que répond finalement Cesare et Vasco s'essaye à sourire un peu, juste pour être poli et reporte son regard sur Cesare, là encore pour être poli mais il a du mal Vasco. Il a du mal à garder cette distance qu'il a pour le moment encore réussi à laisser en place. Parce qu'il flirte Cesare... La façon dont il plonge avec intensité son regard dans celui de Vasco... C'est déstabilisant. Cesare, tel qu'il est en cet instant est très déstabilisant et ça n'arrange nullement les choses bien au contraire. Parce que Vasco a du coup beaucoup de mal à ne pas le bouffer littéralement des yeux. C'est que ça réveille tout, cette façon dont Cesare parle, dont il bouge, dont il est si loin du médecin... Oui, ça réveille tout ce que l'étreinte échangée à fait naître. Et les mots prononcés par Cesare n'aident pas plus que son attitude parce qu'il y a cette part dans l'esprit de Vasco qui se demande à quel point il aime se lâcher ? Au point de vouloir tenter l'expérience avec un homme ? Voilà où tout ça mène Vasco bien malgré lui, à ces pensées inavouables. Et puis vient une question. La question en fait. Parce que Vasco a oublié, l'espace de quelques instants, qu'il attend quelqu'un en réalité. Il l'a complètement oublié ce « Paolo » ou peu importe son prénom. Cesare propose de lui tenir compagnie si jamais il est seul et il met en avant le fait qu'il doive prendre soin de ses patients et là encore, Vasco vient à se demander jusqu'à point il voudrait bien prendre « soin » de lui.

Et ce sourire...

Mais Vasco se souvient qu'il attend quelqu'un. Et surtout, il sait qu'il sera bien plus raisonnable d'attendre son rendez-vous et de se perdre entre ses cuisses à lui plutôt que d'aller attiser une chose qu'il ne devrait pas attiser avec Cesare. Alors, même s'il crève d'envie de lui proposer de s'assoir pour lui tenir compagnie, ce sont d'autres mots qu'il s'efforce de faire sortir.

« Hum... C'est gentil mais en fait...
- Bonsoir ! Désolé pour le retard ! »

La voix sort de nulle part et c'est presque au ralenti que Vasco tourne son visage en direction de la dite voix dont la silhouette vient juste d'arriver à côté de lui. Paolo. Vasco bloque. Il se fige. C'est que dans son esprit, les choses ont du mal à se faire un chemin correctement : le type est là, mais Cesare est juste à côté. Et c'est bien la dernière chose que voulait Vasco : que Cesare tombe sur le type qu'il est censé... Il ne veut pas que Cesare ne connaisse cette partie de lui car non, il ne parle pas de ce qu'il fait avec tous ces types à Cesare. S'il a déjà du mal à mettre des mots sur ce qu'il ressent, il est encore plus exclu qu'il raconte ses frasques sexuelles, poussé qu'il est par le désir qu'il ressent pour Cesare. Pourtant, on en est là : son coup d'un soir lui fait face mais très vite, l'attention du type se porte sur Cesare et ça réveille Vasco. Le regard qu'il jette à Cesare, oui, ça réveille Vasco.

« Et bonsoir... » C'est dit avec un air aguicheur et ça, ça ne plaît pas à Vasco. « Eh bien, eh bien, eh bien... » que le type ajoute, laissant allégrement son regard se porter sur le torse de Cesare. Et ça non plus ça ne plaît pas à Vasco.

Pas. Du. Tout.

Le type siffle un peu avant de reporter un regard on ne peut plus lubrique sur Vasco.

« Tu ne m'avais pas dit que c'était pour un plan à trois. »

Quoi ?

« Mais ça me va. »

Et c'est instinctif. Vasco se redresse soudainement et vient se placer entre Cesare et Paolo. Il regarde Paolo de toute sa hauteur et il le dépasse. Grandement il le dépasse.

« Casse-toi.
- Quoi ?
- T'as entendu. Tu ne le regardes pas. Tu ne lui parles pas. Casse-toi.
- Mais t... »

Vasco s'approche un peu plus de Paolo, presque à le pousser.

« Casse-toi je te dis ou je te jure... »

La gestion de la colère reste compliquée mais là, c'est pire que tout parce qu'à sa colère habituelle se mélange son désir pour Cesare, le fait qu'il essaye de tuer ce désir dans l'oeuf, la honte que Cesare soit nez à nez avec son potentiel coup d'un soir, et la jalousie. Bon sang la jalousie quel poison quand ça se faufile dans les veines... Et elle nourrit la bête la jalousie.



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Sujet: Re: [Terminé] Crawling in my skin [Cesare] ( le Sam 26 Jan - 20:51 )
Il est léger Cesare. À cause d’un trop grand nombre de cocktail. Il glousse, il sourit à outrance et savoure l’instant avec une décontraction nouvelle. Il ne se rend pas complètement compte qu’il en est à flirter, comme il le ferait avec un type qu’il ne connait pas vraiment, ou vient tout juste de rencontrer, sauf que là, il est face à un de ses patients. Il devrait se raviser, regagner sa table et ses amies, mais il reste là. Il propose, même, de noyer la solitude de Vasco, par sa présence. Même quelques instants, possiblement le temps de s’enfoncer un peu plus dans des paroles ou des gestes qu’il regrettera à leur prochain rendez vous, lorsque le trentenaire le jugera d’un regard.
Son sourire ne disparait pas, alors que soudain, leur entrevue est troublé par une nouvelle présence. Un homme, plutôt beau, d’ailleurs, qui s’approche et s’excuse de son retard. Cesare a beau être passablement alcoolisé, pompette voir légèrement amoché, il n’en est pas moins pragmatique et comprend soudain qu’il n’a plus réellement sa place ici. Que si Vasco était en réalité seul, ce n’était que le temps d’attendre son rendez vous. Il le sait homosexuel, ou en tout cas, avec une préférence marqué pour les hommes, mais ne l’imaginait pas dans ce genre de petit rendez-vous. Surtout lorsqu’il comprend que l’homme ici ne le connait pas. Ou tout juste. Qu’il s’agit possiblement d’un de ces rendez-vous d’oubli dont Cesare a lui aussi le secret depuis quelques temps. Le sexologue ne s’en offusque pas, trop libéré quant à ses moeurs et à sa sexualité, il observe juste la scène, en se saisissant de son verre pour le porter à ses lèvres.

Un nouveau sourire étire ses traits, alors qu’il remarque bien l’homme le détaille du regard, s’arrêter sur sa chemise partiellement ouverte et sur son torse. Bien sur que Cesare aime plaire, comme tout être, mais ici, il se sent juste trouble fête. Il s’apprête d’ailleurs à répliquer, à s’excuser et regagner sa place, lorsque le type évoque un plan à trois qui le fait glousser. Celle-ci, il ne l’a pas vu venir. Ce qui est par contre bien moins évident pour le psychiatre, c’est la réaction de Vasco. Là où il imagine que ce dernier va simplement en être terriblement gêné, c’est une profonde colère qui l’habite soudain alors qu’il se redresse de toute sa hauteur et demande sèchement à son invité de quitter les lieux. Non sans une certaine véhémence. Paroles presque assassines, sèches et directes. Froncement de sourcils de Cesare alors qu’il l’entend s’exprimer, lui demander de ne pas le regarder, de ne pas lui parler. Cette fois-ci, l’alcool pulse un peu trop fort à ses tempes pour lui permettre de réfléchir lucidement. Il trouve juste cela étrange et a du mal à réellement comprendre les motivations d’un Vasco profondément en colère. Peut être estime t-il qu’il préfère les femmes et est, à cause de cela, très gêné du comportement de son rendez-vous ? Disons que c’est l’explication la plus logique qui s’impose à son cerveau brouillé, alors qu’il pose son verre sur le comptoir pour s’approcher, s’interposer d’un bras, d’une main, entre les deux hommes. « Vasco du calme, inutile de causer une scène » Lance t-il simplement pour tenter de calmer le jeu. « Vous feriez mieux de partir » Déclare t-il à l’homme au teint hâlé qui lance un dernier regard perplexe à l’ancien chercheur avant de quitter les lieux, sensiblement dépité.

Le docteur Volfoni se tourne alors vers Vasco, sa main encore contre lui, alors qu’il la retire enfin, un sourire étirant ses lèvres. « Vous n’aviez pas besoin de vous énerver, je ne me suis pas offusqué de son comportement, j’aime aussi les hommes, alors… Faut y aller avant de me choquer » Dit-il en souriant plus largement. Il hausse les épaules, comme pour énoncer une évidence qui pour autant n’en est pas une. Pour sur qu’en temps normal, lucide et sobre, il n’est pas sur qu’il l’aurait dit. Ou peut être que si, en réalité. Trop franc, trop direct. Sans réels tabous. « Enfin désolé d’avoir gâché ton rendez-vous, du coup » Le tutoiement le reprend, sans que cela soit volontaire. « Merde, vous » Se corrige t-il. « Laissez moi vous payer un autre verre pour me rattraper ? » Demande t-il, cette fois-ci, sans s’imposer, alors que son cocktail trône toujours sur le comptoir.


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Sujet: Re: [Terminé] Crawling in my skin [Cesare] ( le Sam 26 Jan - 21:21 )
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Il est prêt à lui rentrer dedans mais pas de la manière agréable qui était prévue pour ce soir. Il ne supporte pas l'idée qu'il ait évoqué, songé... Non, il ne le supporte pas. Juste parce que ça concerne Cesare. Juste parce que ça le concerne lui. Lui qu'il désire d'une manière bien controversée, plus particulièrement parce qu'il est son patient. Mais l'idée que ce type, là... Alors oui, il est prêt à lui en coller une, voire deux, pour lui sortir ces idées de la tête. Le poing se serre, la mâchoire se crispe mais une main vient soudain s'interposer entre eux. Une main vient se poser sur le torse de Vasco pour le faire un peu reculer. Pas n'importe quelle main, celle de Cesare et aussitôt Vasco rompt le contact visuel avec Paolo. Les yeux du serveur vont sur la main de Cesare, remonte le long de son bras pour aller se poser sur son visage. Et il est là le frisson, de juste sentir sa main posée de cette façon. Il ne regarde plus du tout Paolo, n'a plus d'yeux que pour Cesare qu'il fixe, la colère s'étant soudainement évaporée, balayée qu'elle a été par ce simple contact qui a de nouveau tout éveillé chez Vasco. Il la voit, du coin de l'oeil, la silhouette qui s'éloigne. Il le voit que Paolo quitte le bar. Et c'est là que Vasco réalise pleinement ce qu'il vient de faire, la réaction démeusurée qu'il vient d'avoir. Il regrette aussitôt bien sûr, persuadé que Cesare va saisir, qu'il va comprendre. Et même si c'est sans doute mieux qu'il comprenne et qu'il mette fin à tout « lien » entre eux, ça lui fait mal à Vasco d'imaginer qu'il ne va plus le voir du tout. Alors, il fuit. A sa manière, il fuit. Il récupère sa bière et en boit de nouveau une bonne gorgée. Il va même jusqu'à presque finir la bouteille en fait. C'est que le cœur cogne fort contre ses côtes, qu'il a encore et toujours envie de plus que cette simple main posée contre torse. Main qui est par ailleurs retirée par Cesare. Logique. Prévisible. Par contre, ce qui suit ne l'est absolument pas. Tellement pas que Vasco avale de travers, recrache un peu de bière. Un peu de liquide sort même par son nez, lui brûlant les narines au passage. Il repose d'un coup sec sa bière sur le comptoir et vient essuyer son visage avec la manche de sa veste, en battant des paupières de façon presque frénétique.

Parce que Cesare vient de lui avouer, comme ça, comme s'il parlait du temps qu'il fait dehors, qu'il aime aussi les hommes.

Bien sûr qu'une partie de Vasco est sincèrement ravie de cette soudaine révélation. Bien sûr qu'une partie de lui crie victoire et pousse Vasco à espérer encore plus. L'autre partie cependant a bien plus les pieds sur terre et ne cesse de répéter que peu importe les préférences sexuelles de celui qui habite ses pensées sensuelles depuis des semaines : il est son psychiatre. La limite est là. Elle devrait être là. Mais Cesare semble avoir envie de flirter dangereusement avec la limite puisqu'il casse de nouveau la barrière en se débarrassant du vouvoiement. Il se corrige bien rapidement, réalisant sans doute qu'il n'a pas à le faire mais ça fait tellement plaisir à Vasco, d'entendre ce « tu » dans sa bouche à lui... Vasco termine de s'essuyer le visage quand Cesare lui propose officiellement un verre pour se rattraper. Dis non. Ne fais pas l'idiot. Dis non. Il devrait dire non mais... Mais... Mais il repense à cette main que Cesare a posé sur lui, il repense à l'étreinte, il repense à la fraîche révélation de son psychiatre, il reporte son regard sur la chemise, sur le torse, puis l'idiot vient plonger son regard dans celui de Cesare, s'y perdre un instant. Juste un instant. Mais cet instant est suffisant pour faire tomber le rempart qui jusque-là l'empêchait de se laisser dicter son attitude par son désir. Il a trop envie... Vasco. Il en a trop envie. Et peut-être que ce verre ne mènera nulle part mais au moins, pendant quelques instants, il pourra passer un moment privilégié avec Cesare. Pendant quelques instants, ils ne seront plus un médecin face à son patient mais juste deux hommes partageant à verre. Et ce moment, il appartiendra à Vasco quoi qu'il advienne. Alors il sourit. L'idiot sourit d'une manière bien plus douce, bien plus tendre. D'une manière en fait dont Cesare n'a encore jamais été témoin. Tant pis.

« Ce n'est pas une grande perte. Le rendez-vous. » qu'il dit soudain avec un calme que là encore Cesare ne lui connaît pas. « Je préfère boire un verre avec toi. » qu'il ajoute avec une sincérité sans doute un peu trop brutale à l'instar du côté trop direct de Cesare ce soir. Lui, il a abandonné le vouvoiement cette fois-ci. « Je vais prendre ce que tu as pris. Merci. »

Vasco y va franchement et c'est étrange car dans cette attitude, il se retrouve un peu. Il retrouve un peu le Vasco d'avant. Et ça, ça lui fait du bien.

Cesare lui fait du bien.



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Sujet: Re: [Terminé] Crawling in my skin [Cesare] ( le Sam 26 Jan - 23:59 )
Probable qu’après cette démonstration de colère et probablement de jalousie, Vasco va simplement fuir l’endroit et la présence de son psychiatre. Surtout au vu des plaisanteries de ce dernier. Des vérités qu’il lui balance dans un sourire alcoolisé, un peu trop large. Mais Cesare s’emporte, propose quand même, grignote un peu plus la limite à ne pas franchir. À vrai dire ce soir, il n’agit plus qu’il ne réfléchit. Ayant toujours été un homme d’impulsion, il n’en demeure pas moins raisonné lorsqu’il le faut, pour éviter de tout foutre en l’air, de merder jusqu’à ne plus revenir en arrière. Ce soir, pour sur qu’en étant sobre, ou disons en ayant bu seulement un verre, tout aurait été différent. Bien plus sage. Bien plus court, aussi. Au lieu de ça, il se retrouve à briser de nouveau le vouvoiement, à proposer un nouveau verre, dans un énième sourire charmeur. Un verre que Vasco accepte. Qu’il accepte avec un léger sourire, alors qu’il termine d’achever ces relents de vouvoiement.

Un sourire en coin étire les lèvres du psychiatre qui passe une main dans ses cheveux, les plaques de nouveau en arrière, alors que de toute façon ils sont bien trop volages, avant de s’approcher du comptoir. « Comme tu voudras » Lance t-il en souriant toujours, alors qu’il récupère son mojito pour en commander un deuxième. « Désolé pour toi, mais si tu voulais faire dans les clichés de boissons viriles c’est loupé, j’adore les cocktails sucrés » Ceux qui cognent trop fort. Les traitres qui endorment la méfiance par des gouts sucrés et agréable, mais qui montent à la tête bien trop vite et le pousser à diverses extrêmes. Mais qu’importe, ce soir il a déjà trop abusé pour être encore sage et mesuré. Ce mojito finira probablement par achever les dernières pulsions de lucidité qu’il lui reste. Ou du moins, les annihilera un peu plus au fil du temps. Il abandonne lâchement ses amis qui ont dû leur jeter un regard ou deux, sans s’en offusquer. Cesare est une créature volubile qui s’accroche parfois à une rencontre pour lui offrir un peu de son temps et de son attention. Ils en ont l’habitude, depuis que le trentenaire renoue avec son lui d’avant. D’avant son mariage, une vingtaine entamée et désinvolte.

Il prend place sur un tabouret au comptoir, aux côtés de Vasco qui reprend sa place, alors que le barman s’empresse de lui amener son cocktail. Cesare lève alors son verre en direction de son patient, dans un sourire toujours aussi rayonnant. « À cette soirée pleine de surprises, alors ? » La question n’en est pas vraiment une, alors qu’il cogne son verre contre celui de l’ancien chercheur, avant de venir savourer une nouvelle gorgée de sa boisson. Il repose ensuite son verre contre le comptoir, non sans le quitter des doigts, jouer avec. « Ce type était pas mal, je dois dire que tu as bon goùt. Tu fais ça souvent ? » Il demande et psychanalyse à la fois. Il le sait, c’est un méchant tic. Une déformation professionnelle à laquelle il est trop habitué, sans parfois s’en rendre compte. Les rendez-vous avec des inconnus, Cesare connait ça, lui aussi, pour en pratiquer en fonction de ses humeurs. Pas tant que ça, mais suffisamment pour profiter d’un célibat retrouvé. Il est d’ailleurs présent sur une application de rencontre, lorsqu’il pense à jeter un coup d’oeil à son compte, ce qui n’est pas très souvent finalement. La plupart du temps, une rencontre hasardeuse le satisfait, tandis qu’il papillonne dans un bar ou une boîte de nuit. « Enfin, si tu es déçu de repartir seul, je suis sur que tu devrais trouver de quoi faire par ici » Il se penche légèrement vers Vasco, pour murmurer. « À commencer par le barman, il aime tout sauf les femmes, j’en suis persuadé » Avant de glousser légèrement, comme un idiot. Un idiot alcoolisé, qui ne fait ni son âge, ni son statut de praticien respecté.  


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Sujet: Re: [Terminé] Crawling in my skin [Cesare] ( le Dim 27 Jan - 9:28 )
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Il a abandonner les armes Vasco. Pour le meilleur, pour le pire, il a abandonné. Il se bat déjà tellement au quotidien. Tellement... Alors, et si pour ce soir il s'autorisait à cesser le combat ? Et si pour ce soir, il s'autorisait à vivre ? Juste vivre ce qu'il a envie de vivre sans trop y réfléchir ? Et si ? Alors il accepte le verre, il se lance sans penser aux conséquences. Il regrettera. A n'en pas douter, il regrettera mais pour le moment il a juste envie de se laisser porter. Voilà des semaines qu'il rêve d'un moment avec Cesare, qu'il rêve de lui, qu'il le veut. Alors cette opportunité, il ne va pas la laisser passer. Qu'importe la suite. Et Cesare offre à Vasco la possibilité de poursuivre ces quelques instants. Il vient s'installer sur un tabouret aux côtés de Vasco qui du coup prend soin de retirer sa veste et de la poser (sans doute en la pliant un peu trop correctement, vieille habitude) sur le comptoir alors que Cesare commande un second mojito. C'est très étrange car plus les secondes passent, et plus Vasco oublie la fonction de l'homme qui se tient à ses côtés. Plus les secondes passent, et moins il se sent mal à l'aise au contraire. Sans doute aussi parce que l'alcool commence à faire son effet et très bientôt, le mojito va l'aider encore plus à se détendre. Vasco referme sa main autour du verre et le lève en direction de Cesare quand lui-même lève son verre. Vasco s'accroche encore une fois à ce sourire rayonnant qui illumine le visage du psychiatre. « Oui, à cette soirée. » que Vasco répond avec un sourire que Cesare là encore ne lui connaît pas. Même Vasco ne s'y reconnaît pas dans ce sourire tellement il a perdu l'habitude. Parce qu'il y a quelque chose d'à la fois simple et sincère dans ce sourire-là. Ce n'est pas le sourire triste donné à certains, le sourire forcé donné à d'autres. C'est autre chose. La première gorgée du mojito est avalée et Vasco se laisse surprendre par le goût on ne peut plus agréable. Habitué de bières ou autres alcools forts tels que le whisky, cela change du tout au tout. Il aime le goût, il aime la douceur, mais le devine traître le cocktail. Sans doute très traître même. Le regard de Vasco se perd un peu sur le propre verre de Cesare, parce que ses doigts jouent avec le dit verre et il s'attarde dessus Vasco. Sur les détails. Et on sait ce que cela veut dire quand on s'attarde à ce point sur des détails justement mais Vasco n'y pense pas.

Il ne pense presque plus.
Il se laisse porter.

S'il ne relève pas quant au fait que Cesare estime qu'il a bon goût (il ne sait pas à quel point), il est plus interpellé par la question de Cesare qui souhaite en savor plus. Est-ce l'homme qui parle ou le psychiatre ? Peu importe, car Vasco en cet instant ressent bien moins de craintes. « Trop sans doute. » qu'il répond avec sincérité mais ne s'attardant pas plus sur le sujet. Il n'a pas envie de parler de ses frasques sexuelles, quelles qu'elles soient. Il veut simplement profiter de ce petit moment de répit qui lui est offert en compagnie de celui qui occupe trop ses pensées. Cesare semble ceci dit pas mal focalisé sur la vie sexuelle de Vasco en cet instant puisqu'il insiste, explique que s'il est déçu de repartir seul, il pourra trouver de quoi faire dans le bar. Et ça lui brûle les lèvres à Vasco, d'oser dire à Cesare qu'il espère ne pas repartir seul et qu'il a de quoi faire juste à côté de lui. Il ne le dit cependant pas, cette franchise-là n'est pas encore atteinte. Il se contente de boire une nouvelle gorgée de mojito, un peu de courage liquide finalement. Et heureusement qu'il boit parce que Cesare se penche soudain vers lui, faisant manquer un battement de cœur à son palpitant fort mis à mal. Il parle du barman mais Vasco ne le regarde pas. Non. Il n'a d'yeux que pour Cesare et sur la vue plongeante que son rapprochement offre sur son torse. Il souffle doucement Vasco avant de relever son regard vers le visage de Cesare, son verre toujours en main.

« Le barman ne m'intéresse pas. » qu'il dit finalement à voix assez basse mais malgré tout de manière audible pour Cesare. Un peu dans la confidence en somme. Mais les mots ne franchissent toujours pas les lèvres, pas encore assez de courage pour ça. Cependant son regard parle sans doute pour lui car s'il n'est pas insistant, il est brûlant et brillant d'une nouvelle lueur à n'en pas douter. Ce genre de regard qui soit vous met très mal à l'aise, soit vous donne envie qu'on vous regarde encore plus de cette façon. Il fixe ainsi Cesare quelques secondes avant de reprendre une gorgée de mojito sans s'éloigner de Cesare ceci dit. Il ne veut pas remettre de la distance alors qu'elle a été réduite. « Et toi, tu fais souvent ? » qu'il demande à son tour. « Chanter dans les bars, boire un peu trop... » Car il est clair qu'il a pas mal d'alcool dans le sang. Vasco n'est pas stupide. « Flirter... » qu'il ajoute finalement avec un petit sourire malicieux.

Il était bien caché sous la bête pleine de colère ce Vasco-là.




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Sujet: Re: [Terminé] Crawling in my skin [Cesare] ( le Dim 27 Jan - 12:07 )
Ils trinquent, s’installent tous les deux et savourent un instant loin de tout. Loin des thérapies, loin du sérieux, loin de leurs responsabilités à tous les deux. Loin de la raison, aussi. De ce qui voudrait qu’il ne se passe pas ce qu’il est en train de se passer. Même si pour le moment, tout est innocent. Cesare flirte, parce que c’est une sale habitude lorsqu’il est un peu alcoolisé. Ou non, d’ailleurs, mais en temps normal, il arrive davantage à se mettre des barrières. Ce soir, elles n’existent pas vraiment. Subsistent un peu, difficilement.

Perdu dans les affres d’un moment d’abandon, Cesare se permet de s’approcher un peu, de murmurer une plaisanterie qui n’en est pas vraiment une, avant de glousser légèrement. Il a bien enregistré l’information que Vasco s’abandonne certainement un peu « trop ». Il ne l’aurait pas cru, au vu de son sérieux lors de leurs séances. Sauf qu’il sait, mieux que quiconque, que le sexe est un exutoire pour beaucoup de choses. La colère, la peine, les doutes et les angoisses. Les problèmes de couples qui souvent, ont un effet sur ce qu’il se passe dans la chambre, pousse à l’adultère ou à la faute. Ou au contraire, annihile la passion et l’amour restant. Sexologue en plus de psychiatre, parfois sans le vouloir, Cesare analyse, remarque, note et pointe du doigt ce qui ne va pas. Là, il sait, au fond, il comprend que pour Vasco, il s’agit de cet exutoire qu’il connait, lui aussi. Il note la chose dans un coin de sa tête, même s’il ne sait pas s’il osera lui sortir la chose lors de l’un de leur rendez-vous patient-psychiatre. Mais il sait en être capable. Culotté, parfois un peu trop, à appuyer là où ça fait mal, histoire de gagner en efficacité. Des manières peu orthodoxes, mais qui ont le mérite de fonctionner.

Lorsqu’il est encore penché vers le trentenaire en face de lui, il ne remarque que trop bien son regard qui dévie jusqu’à son torse exhibé en partie par une chemise trop ouverte. Détente palpable du psychiatre qui est bien loin de son sérieux, ici. Il remarque les prunelles claires de Vasco qui semble s’accrocher à sa peau, au peu qu’il lui offre sans trop s’en rendre compte. Il finit par se redresser, le regarde avec plus d’intensité. Est-ce l’alcool qui le fait s’imaginer trop de choses ? Au fond, il est sur que non. Il est sur que ce regard là, il ne l’invente pas. Surtout lorsqu’il s’accroche à ses propres yeux bleu, pour lui offrir une intensité nouvelle. Une fraction de seconde, un quelque chose différent de ce qui doit normalement existé entre eux, loin de toute ambiguïté. Sobre, il en aurait certainement été mal à l’aise, au vu de la relation qui les lie, mais ici, il s’en flatte, un sourire charmeur sur le visage. « Moi ? » Demande t-il dans un fin sourire en coin. « Pas tous les soirs non plus, mais disons assez souvent depuis quelques mois, oui » Son sourire s’agrandit, prend toute la place sur son visage. Vasco comprend bien que son psychiatre flirte à outrance. Incapable de se contrôler. « J’aime flirter, ça ne fait jamais de mal, puis ça flatte l’ego » Avoue t-il toujours avec ce sourire flanqué sur son visage. Flatter l’ego, redorer l’estime de soi, lorsque l’autre répond à ce même flirt. Souvent innocent, parfois teinté de quelques gestes et contacts. Cela ne veut pas dire que Cesare donne toujours suite à un petit jeu de séduction, mais ce complait dans ces derniers. L’envie de plaire, toujours. Il ne vit pas par le jugement des uns et des autres, mais conscient de son succès, aime parfois en profiter, depuis sa liberté retrouvé.
Son air charmeur ne le quitte pas, alors qu’il vient prendre une nouvelle gorgée de son cocktail, en savourant le gout frais et alcoolisé. Il se rend bien compte qu’il découvre petit à petit, un Vasco bien plus libéré que celui qu’il a pu fréquenter durant leurs séances médicales. Ici, l’homme se lâche davantage, offre une autre facette de lui, plus charmeuse, plus libérée. Et ce n’est pas pour déplaire au psychiatre. « Ma chemise te plait ou c’est simplement mon torse ? » Renchérit-il, fort de toute cette franchise qui le caractérise, parce qu’il a bien capté ses regards s’accrochant régulièrement à sa chemise ouverte. Cesare ne se complait pas dans les non-dits et les sous entendus, il finit en principe par foncer dans le tas sans aucune once de finesse. Cachant son sourire dans son cocktail, en savourant une énième gorgée, il fixe Vasco dans l’attente de sa réponse. Pour sur que cette question va le déstabiliser, mais le docteur n’en est pas à un malaise prêt, surtout lorsque l’alcool l’enivre.


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Sujet: Re: [Terminé] Crawling in my skin [Cesare] ( le )
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