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- Be kind, rewind. [Celian] -

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Vasco Pugliese10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Be kind, rewind. [Celian] ( le Ven 25 Jan 2019 - 20:47 )
Be kind, rewind.



« Tu n'es pas obligée de faire à manger maman. Je peux cuisiner.

Parce qu'il range pour la énième fois un plat dans son frigo qui est, c'est vrai, un peu trop vide pour son propre bien. Pas qu'il n'ait pas assez d'argent pour s'acheter de quoi manger mais c'est juste qu'il n'a pas un grand appétit, voilà tout. Alors il ne cuisine que très peu, mange beaucoup moins qu'avant. Et puisqu'il fait pas mal de sport, forcément, il maigrit. Trop au goût de sa mère visiblement qui s'évertue à faire plus à manger pour lui amener des plats.

« Je sais que tu peux mais tu ne le fais pas. Tu as maigri. »

Elle s'approche, et quand Vasco se retourne vers elle, elle vient poser sa main sur sa joue. Elle a l'air inquiète et il ne veut pas qu'elle s'inquiète.

« Je vais bien maman. »

Elle arque un sourcil et il soupire avant de venir prendre sa main dans la sienne.

« J'essaye.
- Je sais.
- Merci pour le plat. »

Et un petit sourire reconnaissant.

« Tu viens toujours passer la journée à la maison dimanche ?
- Oui, enfin si Flavio veut toujours.
- Ne sois pas idiot, il veut toujours et tu le sais bien. »

Dans le fond il le sait mais ça lui fait vraiment du bien de l'entendre.

« Et comment ça se passe avec le psychiatre ? »

Il se fige avant de se reculer un peu, mal à l'aise. Il ne devrait pas et pourtant, il n'aime pas parler de tout ça avec sa mère. Il n'aime pas parler de ce qu'il ressent, surtout pas avec elle. Sans doute parce qu'elle était là ce jour-là, qu'elle était à ses côtés, qu'elle l'a vu s'éteindre quand Giorgio s'est éteint.

« Disons que ça se passe. »

Et c'est tout ce qu'il dira. Il se détourne pour aller récupérer deux tasses et leur faire un café et il entend sa mère s'installer sur une chaise. Dos tourné, il s'occupe de verser le café dans les tasses.

« Et si tu essayais de rencontrer quelqu'un ? »

Il se fige en entendant la voix de sa mère, déglutit et termine finalement de servir les deux cafés avant de se tourner vers elle et d'apporter les tasses. Il n'a jamais été autant fermé face à sa mère, jamais. Il ne répond rien.

« Je suis sérieuse Vasco.
- Maman, s'il te plaît...
- Il faut que tu passes à autre chose.
- Ce n'est pas si simple.
- Je sais.
- Non maman. Tu ne sais pas. »

Et le ton est un peu plus sec. Il s'en veut aussitôt.

« Pardon. » qu'il ajoute très rapidement avant de venir reprendre les mains de sa mère dans les siennes en prenant place sur une chaise à côté d'elle. Elle qui sourit avec douceur et tendresse. « Je ne l'aime plus depuis longtemps. Je crois. » qu'il termine par avouer, décidant de céder, de parler au moins un petit peu. « Ce que je ressens c'est... »

Puis silence. Il ne parvient pas à mettre des mots dessus. Il le ressent. Plus que jamais il le ressent mais il n'arrive pas à mettre les mots dessus toujours pas.

« Il va falloir que ça sorte.
- Je sais mais je n'y arrive pas.
- Justement fils, rencontrer quelqu'un pourrait peut-être t'y aider. »

Vasco hésite puis laisse échapper un profond soupir.

« J'ai peut-être rencontré quelqu'un. »

Le visage de sa mère s'illumine si vite qu'il doit vite couper court.

« Mais ce n'est pas... Il ne pourra probablement jamais rien... Enfin... C'est compliqué.
- Vasco... »

Elle sourit de plus belle.

« Même si rien ne se passe avec cet homme, au moins tu peux le ressentir et c'est ça qui est important. Vraiment. »

Elle a sans doute raison et ça lui redonne un peu espoir à Vasco. Parce que ce n'est pas que physique ce qu'il ressent à l'égard de Cesare, cela est certain, et sa mère dans le fond a raison : même s'il doit se faire à l'idée qu'il ne se passera rien, il est capable de ressentir ce sentiment qui est à l'opposé de la rage qu'il a à l'égard de Giorgio et c'est essentiel. C'est un grand pas en avant.

« A dimanche alors. »

Les trois mots sont soufflés près de vingt minutes plus tard avant que sa mère ne quitte l'appartement. Et pendant qu'il nettoie les tasses, il repense à la conversation, aux mots de sa mère et il essaye de s'y accrocher mais très vite, l'ombre de Giorgio et de ce qu'il a choisi de faire revient planer au-dessus de Vasco. Il sait qu'il doit réussir, d'une façon ou d'une autre à mettre les mots dessus. Il aimerait y arriver et en même temps... En même temps, une partie de lui craint de le faire, sans doute parce qu'il a conscience que ça fera totalement disparaître Giorgio de son existence et qu'il n'y est pas totalement prêt encore. Et ça frappe soudain à la porte.

Il repose les tasses encore trempées dans l'évier, s'essuie les mains à la va vite sur son pantalon avant de s'approcher de la porte d'entrée, persuadée que sa mère a oublié quelque chose.

« Qu'est-ce que tu as oub... lié... »

Le dernier mot est entrecoupé parce que Vasco ne retrouve incapable de prononcer un mot supplémentaire. Car non, ce n'est pas sa mère qui se tient sur le pas de la porte mais Celian, son ami de longue date. Son ami à qui il n'a pas donné son adresse après sa sortie. Vasco reste là, la bouche entrouverte. Parce qu'ils ne se sont pas vus depuis le parloir.

Parce qu'il ne s'attendait pas à voir Celian et qu'il n'est sans aucun doute pas prêt à le voir.
Pas prêt non.


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Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Be kind, rewind. [Celian] ( le Mar 29 Jan 2019 - 20:02 )

     
L'on ne peut aller loin dans l'amitié, si l'on n'est pas disposé à se pardonner les uns les autres les petits défauts. Vasco & Celian
     

     
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Sses doigts tapotaient nerveusement contre son bureau en verre dans un bruit aussi régulier qu’agaçant. Son esprit vagabondait dans tous les sens, chose inhabituelle pour lui. Son esprit n’en faisait qu’à sa tête, alors que pourtant les dossiers s’entassaient sur son bureau. Des parapheurs de courriers et de papiers officiels et importants à signer en sa qualité de directeur. Des résultats d’analyses et des premiers bilans sur les nouvelles expérimentations lancées. Celian dans sa conscience professionnelle gardait un œil sur tout. Non pas pour rabaisser ou pointer du doigt les erreurs, mais bien pour suivre les évolutions et pour pouvoir croire et défendre les projets entamés par ses équipes. Des projets auxquels il croit lui-même. Son soutien ne pouvait passer que par une connaissance de chacune des expérimentations et il n’avait pas peur de prendre une partie de ses heures pour ne faire ‘’que’’ lire ces rapports. Parfois même les annoter et véhiculer de nouvelles idées. Des nouvelles idées d’un regard extérieur. Et quand il s’agissait de faire passer le message, c’était sa directrice adjointe qui s’en chargeait : elle s’y connaissait bien mieux que lui en relation avec les autres. Lorsque cela venait d’elle, cela était très peu perçu comme une critique négative, mais plutôt constructive. Alors que lorsque le Brunet employait ses propres mots, cela pouvait passer pour une remarque bien plus tranchante qu’elle ne l’était à la base. Pourtant, c’était bien une toute autre relation qui accaparait son esprit en cette fin de matinée. Ou du moins, c’était un rappel qui accaparait toute son attention. En effet, devant gérer plusieurs tâches en même temps, le scientifique avait pris pour habitude noter celles les plus urgentes et importantes sur un post-it collé directement sur son écran d’ordinateur. Ou du moins, autour du cadrant plastique de ce dernier. Un post-il pour chaque tâche. Et l’un était des plus particulier, car il ne concernait en rien ses activités professionnelles. Se procurer l’adresse de Vasco. C’était les quelques mots lisibles, écrits plus que maladroitement sur ce post-il. Cela faisait plusieurs jours qu’il l’avait accroché ici, mais il n’avait pas encore pu se résigner à franchir le pas et à retrouver cet ami d’enfance qu’il a perdu de vue depuis sa visite au parloir. Celian avait la fâcheuse tendance à se refermer sur lui-même lorsqu’il était repoussé. A ne plus donner de nouvelles. Exactement comme il l’avait fait lors de son départ pour Londres. Pourtant, Vasco avait cherché par tous les moyens à forcer ce verrou que son aîné avait imposé. Il l’avait même fait éclater. Il se devait de faire de même à son tour. Oh bordel. Jura-t-il entre ses dents.

     Arrachant ce post-il d’une manière plus que déterminée, le Britannique se permit de déranger sa secrétaire. Jeannette, puis-je prendre deux minutes de votre temps afin de vous demander une faveur ? Pourriez-vous me trouver une adresse ? Faites passer cela en priorité s’il vous plaît. Lui remettant le post-it, la jeune femme ne posa pas de questions, mais se permit de lui répondre par l’affirmative à sa demande. Sa conscience apaisée, le Brunet put enfin se concentrer sur autre chose. Jusqu'à ce qu'un nouveau coup de fil de sa secrétaire ne le ramène à sa première réalité. Êtes-vous sûr que c'est bien la personne que vous cherchez ? sa voix était hésitante de l'autre côté du combiné et Celian avait plus que du mal à comprendre le sous-entendu derrière sa question. Vasco Pugliese, est bien le nom qui est écrit ? Si c’est bien le cas, j’ai dû mal à comprendre votre question. Confuse de sa propre question, elle lui communiqua les informations en se confondant d'excuses. Elle devait avoir eu connaissance, en cherchant ses coordonnées, du parcours de vie quelque peu chamboulé de son ami. Qu'à cela ne tienne, cela importait peu le Brunet. Merci. Prenez votre après-midi Jeannette, je ne serais de toute façon pas au bureau. Pas cet après-midi, il ne pouvait s’arrêter en si bon chemin, lui qui avait maintenant fait le premier pas. Pour ne pas laisser ses vieux démons reprendre le dessus, pour ne pas se refermer tel une huître, le Brunet devait rendre visite à son ami pour éclaircir son comportement. Et cela dès cet après-midi.

TTenant sa promesse, le Brunet prit ses affaires et quitta son bureau de bonne heure en milieu d’après-midi. Il insista pour congédier sa secrétaire qui avait, elle aussi, besoin d’un peu de repos. Son post-il en main, il se dirigea vers le centre de Naples, cherchant entre les différentes rues, le numéro de son appartement. Arrivant finalement devant ce dernier, Celian y frappa de plusieurs coup francs et secs, sans aucune hésitation. La réponse ne se fit pas attendre très longtemps et Vasco apparut dans l’encadrement de la porte : Qu'est-ce que tu as oub... lié... La fin de sa phrase sembla mourir dans sa gorge. Il ne s’attendait pas à le voir. Exactement comme le jour où il avait débarqué au parloir. Bonjour Vasco. Je ne suis pas sûr d’avoir oublié quelque chose, mais peut-être que toi, si. De l’extérieur, les paroles de Celian pouvait parfois être brutes de décoffrage mais les deux jeunes hommes se connaissaient depuis assez longtemps pour que son cadet comprenne que derrière sa maladresse se cachait sa sincérité. J’ai eu un ami un jour qui m’a appris qu’il fallait toujours être plus têtu des deux. Et que cette détermination était la meilleure preuve d’une amitié solide. Bien entendu qu’il faisait référence à la détermination de Vasco lorsqu’il était venu jusqu’à Londres pour montrer à son aîné qu’il ne voulait pas perdre le contact avec son ami. Malheureusement pour toi, je suis tout aussi têtu que toi et j’ai bien retenu la leçon. Et pour sûr qu’il ne partirait pas avant d’avoir des explications. Son cadet le savait tout aussi bien.
     
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Vasco Pugliese10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Be kind, rewind. [Celian] ( le Dim 10 Fév 2019 - 10:01 )
Be kind, rewind.



Il ne bouge plus, figé qu'il est dans sa stupéfaction Vasco. Si un seul mot pouvait prendre forme dans sa bouche ce serait un « comment ? » mais même ça il est incapable de le formuler pour le moment. Il reste là, la main sur la porte, ses prunelles écarquillées fixant un Celian qui lui apparaît encore plus sûr de lui et plus imposant par sa simple présence qu'auparavant. Il a toujours dégagé cela Celian et Vasco en a toujours été un peu fasciné. Aujourd'hui ça le bloque plus qu'autre chose mais c'est un tout qui le bloque. La présence de son ami. Son regard. Sa voix. Ses mots. S'il a oublié quelque chose Vasco ? De lui donner son adresse oui. S'il a envoyé un mot griffonné à la va vite pour prévenir son ami de sa sortie, c'est tout ce qu'il a fait Vasco. Il n'a pas dit quand exactement, il n'a pas dit où il allait, ce qu'il allait faire. Et il l'a fait tardivement, bien des semaines après sa sortie, ne s'en étant pas senti capable avant. Et s'il n'a pas donné son adresse, c'est qu'il ne se sentait pas non plus capable de voir Celian. Pas encore. Mais Celian est là à présent, forçant la main à Vasco comme lui-même l'a fait il y a bien des années de cela maintenant alors qu'ils n'étaient encore que des adolescents. D'ailleurs Celian ne manque pas d'en faire mention, de rappeler à Vasco que ce dernier a un jour pris l'avion pour rendre visite à Celian sans même le prévenir au préalable, décidé à ne pas perdre contact avec celui qui était à l'époque son ami le plus proche. Vasco se sent plus fébrile à l'annonce de ce souvenir parce qu'il a tout simplement que c'était dans une autre vie, il a encore et toujours l'impression que ce Vasco-là n'est plus. Il détourne même le regard quand Celian parle de la détermination, du fait que ce soit la preuve d'une amitié solide. Oui, leur amitié a été solide mais peut-être l'être encore ? Après tout ce qu'il s'est passé, peut-elle l'être encore ? Vasco peut-il être encore l'ami de Celian ? Et inversement ? L'inverse semble pouvoir être une réalité oui puisque Celian ajoute soudain qu'il est aussi têtu que Vasco et qu'il a retenu la leçon. La différence est que Celian est encore celui qu'il était mais Vasco... Vasco pourrait bien lui refermer la porte au nez et ainsi mettre un réel point final à leur amitié mais il ne le veut pas. Paradoxalement, il n'a pas envie de parler à Celian non plus parce qu'il n'est pas prêt. Il est tiraillé Vasco mais le désir sincère de ne pas perdre son ami prend le dessus alors il finit par prendre son courage à deux mains et s'écarter un peu pour laisser Celian entrer. La main lâche la porte et il se détourne de Celian pour s'en retourner vers l'intérieur de l'appartement, laissant ainsi le loisir à Celian d'entrer et refermer derrière lui.

Le silence est plus facile pour Vasco pour le moment.

Les tasses fraîchement nettoyées sont essuyées et l'une est posée sur la table alors que Vasco se met à faire chauffer de l'eau, décidé à offrir un thé à son ami, sans même lui demander au préalable. Il faut de longs instants à Vasco pour terminer par briser le silence qui les englobe, simplement ponctué par la bruit de la bouilloire qui chauffe doucement mais sûrement.

« Je ne vais pas t'accompagner, je viens de boire un café. » qu'il dit finalement de cette voix qui ne lui semble pas être la sienne car trop tremblante, trop assombrie. Il vient récupérer une belle boîte en bois contenant différents parfums de thé. Boîte qu'il vient poser sur la table à côté de la tasse laissant ainsi libre choix à Celian. Celian dont il croise le regard incisif. Il soupire un peu. « Comment tu m'as trouvé ? » qu'il termine par demander.

Cela pourrait paraître impoli mais Vasco ne se soucie pas de cela parce que son ami va comprendre. Il sait qu'il va comprendre qu'il ne s'agit pas d'impolitesse mais d'une réelle interrogation sur le comment il a pu arriver jusqu'à cette adresse. Et il préfère se planquer derrière cette question plutôt que faire face aux questions que Celian doit avoir car il n'est pas certain d'être capable d'y répondre ou, plus exactement, il n'est pas certain de pouvoir apporter des réponses qui seront satisfaisantes pour Celian.


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Sujet: Re: Be kind, rewind. [Celian] ( le Dim 10 Mar 2019 - 21:07 )

   
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Celian était capable d’être un grand têtu, notamment lorsqu’il était blessé dans son ego. Il était capable de prendre la mouche, de se refermer sur lui-même et d’être l’auteur du plus grand des silences radio à son sujet. Disparaître et ignorer. Il en était plus que capable, il l’avait déjà fait plusieurs fois. Sans aucuns scrupules. Sans jamais céder à cette promesse intérieure qu’il s’était faite. Aujourd’hui encore, cette boucle semblait se répéter : il aurait pu faire la même chose. Il aurait pu se fermer face à l’indifférence consciente ou non, calculée ou non, de son ami. Cela aurait été une raison plus que suffisante d’habitude. Le scientifique avait appris par lui-même les mésaventures de son ami d’enfance. Il avait lui-même pris l’initiative de venir le voir lors de cette période pour ne pas perdre le lien qu’ils avaient construit plus jeune. Il avait finalement à peine reçu un petit mot griffonné dans sa boîte aux lettres au sujet de sa sortie de prison. Le Brunet avait été plus que tiraillé par cette attitude, par ce comportement. Tiraillé, déçu. Encore un sentiment qu’il ne connaissait, ou du moins sur lequel il n’avait accordé que peu d’importance jusqu’à maintenant. Un sentiment qu’il avait jusqu’à présent réprimé pour éviter de le ressentir. Pour éviter de ressentir toutes ces émotions. Pour éviter de s’ouvrir. Pourtant à force de rencontres, à force de se lier à des personnes qui croyaient en lui, qui pouvaient voir au travers d’une certaine carapace qu’il avait toujours eu autour de lui, toutes ces personnes le poussaient à s’ouvrir. Vasco avait joué son rôle également dans toute cette histoire : il lui avait appris la persévérance. Il lui avait appris que d’autres pouvaient être tout aussi têtu que lui quand il s’agissait de consolider quelque chose : de garder le lien fort crée entre deux amis. A ses dépens Celian l’avait appris. Aux dépens de Vasco, il le mettait en place aujourd’hui. Dans la même persévérance que son ami d’enfance, le Britannique était sorti de son mutisme créé par la blessure de ce simple mot déposé dans sa boîte aux lettre pour venir le voir. Pour venir le revoir. Il avait fait jouer quelques contacts pour avoir son adresse, mais autant que cela serve à quelque chose. Il donnait assez à ce job : il pouvait au minimum s’en servir pour ses besoins personnels. Ainsi, le fait que Celian se retrouve face à cette porte, face à la porte donnant sur l’appartement de son ami, formalisait un grand pas vers lui de la part du Brunet. Pour d’autres, il se serait enlisé dans son mutisme. A croire que l’influence d’Adelina sur sa façon d’être était beaucoup plus importante qu’elle n’y paraissait. Il apprenait avec elle, ce que cela voulait dire de se lier aux autres.

    Surpris de sa visite à l’improviste, Vasco resta un long moment silencieux. Un silence que le Britannique n'interrompt pas. Ses paroles étaient claires : il était aussi têtu que lui. Aussi têtu qu’il l’avait été lorsqu’ils étaient plus jeunes. Lorsqu’il avait été jusqu’à le rejoindre à Londres pour lui prouver sa détermination, pour lui demander de ne pas couper les ponts. Celian l’adolescent avait aussi été pris de court. Lui aussi avait mis un temps interminable avant d’esquisser un geste, avant de lui répondre quoique ce soit. Mais il avait fini par céder. Exactement comme lui aujourd’hui. Vasco finit par se résigner, exactement comme lui-même l’avait fait des années auparavant, et s’écarta de la porte pour l’inviter à entrer. Le remerciant d’un hochement de tête, le Brunet entra dans l’appartement, en prenant soin de fermer la porte derrière lui. Il l’observa se mettre à la tâche de le recevoir convenablement en lui offrant un thé. La tasse était déjà sur la table et seul le léger sifflement de la bouilloire venait rompre le silence imposé entre eux. Je ne vais pas t'accompagner, je viens de boire un café. Haussant les épaules, le Brunet lui fit signe que cela ne le dérangeait pas : Aucun souci, tu n’attendais pas ma visite, cela peut se comprendre. Au contraire, le scientifique comprit que s’il était venu plus tôt, il aurait presque dérangé. Il déposa une belle boîte en bois à côté de sa tasse et à son ouverture, il put sentir les différents arômes de thé se mélanger. Un répit avant que la question fatidique ne survienne : Comment tu m'as trouvé ? Après tout c’était bien ce qu’il ne souhaitait pas son ami : il n’avait pas souhaité revoir Celian. Du moins pas tout de suite.

Choisissant l’un des arômes présentés, il déchira le sachet qu’il posa à côté de la tasse, attendant d’être servi en eau chaude pour y plonger ce dernier. Il cherchait ses mots lui aussi pour lui répondre. Grâce à un post-it… Se pinçant l’arête du nez, il savait que cette simple explication n’était pas suffisante car incompréhensible pour d’autres à part lui. Pardon, ce n’est pas vraiment compréhensible… Quoique c’est vraiment l’exposition à un post-it qui a joué un rôle important… Repartant dans ses divagations, le Brunet essaya de se recentrer. Il était toujours d’un compliqué pour lui de parler de ce genre de choses car cela dévoilait ses propres émotions. Disons simplement que je donne habituellement assez à mon job pour que ce dernier puisse m’aider de temps en temps… De manière personnelle, je veux dire. J’ai demandé à passer quelques coups de fils pour avoir ton adresse et je l’ai eu dans l’heure, ce matin. Pour ce qui est du reste, Naples n’a pas énormément changé en vingt ans et m’y repérer a été plus que facile. Pas besoin d’inventer une quelconque excuse pour son arrivée, de toute façon Vasco aurait déceler le moindre mensonge dans son récit. Il n’avait encore jamais fait jouer son réseau professionnel de cette façon : c’était bien la première fois pour un ami si particulier.

   
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Sujet: Re: Be kind, rewind. [Celian] ( le )
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