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- Maybe anger is all I've got left. [Cesare] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Vasco Pugliese10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Vasco Pugliese
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Sujet: Maybe anger is all I've got left. [Cesare] ( le Dim 27 Jan 2019 - 17:23 )
Maybe anger is all I've got left.



Giornataccia.* Vraiment. Il faut dire que depuis cette fameuse soirée, ce flirt avec Cesare, les choses vont de mal en pis pour Vasco. Parce que la seule séance qu'il y a eu entre temps a été un véritable fiasco et pour cause, Vasco s'est encore plus fermé pour la bonne et simple raison qu'il s'attendait à ce que Cesare mentionne la soirée, le verre partagé, le flirt mais rien. Rien du tout. En fait, il a repris son rôle de psychiatre et basta. Alors ça lui a fait mal à Vasco. S'il ne voulait pas davantage, nul doute que cela lui passerait au-dessus mais le fait est qu'il veut davantage, que pendant quelques minutes il y a cru et du coup, ça le met dans une colère noire ce non dit, cette façon qu'a Cesare de faire comme s'il n'y avait rien eu. Il n'y est pour rien, dans le fond. Il n'est pas responsable de la réaction de Vasco mais c'est comme ça : Vasco lui en veut autant qu'il a toujours envie de lui. Donc ça ne s'arrange pas. La colère qu'il commençait doucement à un peu mieux gérer a repris davantage de place. Et aujourd'hui, c'est... Pire que tout. Il s'est levé tôt, comme d'habitude, pour aller courir et il n'a pas fait attention. Non, il n'a pas fait attention, il est passé sous une échelle et il a reçu un seau de peinture. Sur la tête. Sur. La. Tête. La journée a donc clairement mal commencé puisqu'il a dû rentrer et il a passé près de trente minutes sous la douche à frotter pour pouvoir enlever toute la peinture. Oh après ça il n'est plus sorti de chez lui. Il a attendu que ce soit l'heure de se rendre au boulot avant de remettre un pied dehors. Prudent Vasco, prudent, craignant qu'autre chose ne lui tombe sur la tête mais il est arrivé entier au travail. C'est avec bien peu d'entrain qu'il a travaillé, ayant de plus en plus de mal avec ce métier qui n'est pas le sien, surtout quand il est dans une mauvaise période, mais il a travaillé. Il a servi, il a écouté les clients mécontents non sans avoir envie parfois d'en coller une ou deux mais il a tenu. Il n'a pas cogné. Il est arrivé au bout de son service et au moment où il a été saluer son collègue barman pour lui souhaiter bon courage pour la fin de son service, cette fille lui a vomis dessus, foutant ainsi en l'air ses chaussures en toile. Elle avait passé près de deux heures à pleurer au bar, il l'avait remarquée, tout le monde l'avait remarquée et elle a juste vomi sur ses pompes. Elle a rendu tout ce qu'elle avait dans l'estomac. Donc oui, une bonne grosse journée de merde. Et bien sûr, personne au travail n'avait sa pointure alors, il a juste foutu ses pompes à la poubelle et a décidé de partir en chaussettes, choisissant d'avoir froid aux pieds plutôt que de supporter l'odeur des chaussures.

C'est alors qu'il est en chemin pour récupérer sa voiture garée plus loin que d'habitude parce que bien sûr aujourd'hui, la rue était déjà blindée de voitures quand il est arrivé, qu'il aperçoit une silhouette familière sortir d'une magnifique voiture de sport puis marcher à la va-vite vers un bureau de tabac ouvert tardivement. Cesare. Il pourrait choisir Vasco de continuer son chemin, de retourner à sa voiture et de rentrer chez lui pour mettre fin à cette journée on ne peut plus détestable mais justement, la journée a été détestable et voir Cesare réveille la colère de Vasco. Et la confrontation, au final, il en a besoin. Pour se libérer d'un réel poids, il en a besoin. Alors, au lieu de faire ce qui est raisonnable, il décide de s'approcher de la voiture, une splendide Maserati de couleur rouge.

« Discret... » qu'il marmonne dans sa barbe de quatre jours.

Il enrage d'autant plus Vasco. Il n'est pas jaloux des autres en général mais là, ce soir, il est jaloux. Jaloux que tout puisse sourire autant à Cesare alors que lui... Alors, il s'adosse contre la voiture et croise les bras puis attend. Il l'attend, lui. Lui qui revient bientôt après avoir acheté ce dont il avait besoin et il aperçoit bien vite Vasco qui détonne tellement avec la voiture, lui qui est dans sa tenue de serveur, en chaussettes alors que Cesare, lui, respire l'originalité et la classe.

« On ne se refuse rien. » qu'il dit sans même le saluer, d'un ton cinglant en désignant la voiture d'un geste du menton non sans y ajouter un slow clap digne de ce nom. On retrouve l'ancien Vasco, celui qui avait bien failli frapper Cesare dans l'ascenseur. On retrouve le Vasco qui vit avec la rage au ventre et au cœur. « Tu sors ? Tu vas draguer ? Pour ignorer après ? Parce que c'est ton truc ça hein... »

Au moins, ça a le mérite d'être direct. Et il est sobre Vasco. Il n'a pas bu. S'il avait bu... Il lui aurait peut-être déjà sauté à la gorge en fait.


* journée de merde


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Cesare VolfoniToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Maybe anger is all I've got left. [Cesare] ( le Dim 27 Jan 2019 - 17:48 )
Il fait déjà nuit, en cette soirée hivernale, lorsque Cesare quitte enfin le cabinet après un dernier client pris en plus. Un cas d’urgence qui n’était pas du tout prévu, mais dont il a senti le besoin de rassurer et d’écouter, tout autant que de conseiller. Au delà d’une apparence parfois matérialiste, voir superficielle avec ses vêtements originaux, de grandes marques ou encore sa voiture, pure crise de divorce, Cesare est réellement dévoué à ses patients. Il aime les voir s’en sortir, progresser, travailler sur eux pour avancer dans la vie et résoudre leurs conflits internes. Alors oui, parfois, il ne compte pas les heures, prend un rendez-vous sur sa pause déjeuner et mange allègrement un sandwich en conseillant son patient, ou ce genre d’excentricité bien utile en fin de compte. Alors ce soir, relativement éreinté par sa journée, il quitte finalement le cabinet, ferme derrière lui puisque sa secrétaire est déjà rentré chez elle et gagne son coupé sport. Il peste en réalisation que son paquet de cigarette, trônant sur le siège passager avec quelques affaires, est vide. Il peste parce qu’après une journée comme celle-ci, il a diablement besoin d’une clope pour calmer ses nerfs mis à rude épreuve, malgré une grande patience. Alors, il se dit qu’en regagnant sa demeure, imposante villa sur les collines, il va faire un saute au bureau de tabac le plus proche.

Une chance pour lui lorsqu’une place se libère quasiment juste devant le petit commerce, alors qu’il se gare à une main, d’un créneau maîtrisé. Passion pour la conduite depuis bien longtemps, lui ayant appris à maîtriser son véhicule. Il sort rapidement, ferme derrière lui et pénètre dans le bureau de tabac. On ne peut pas le manquer, avec son pantalon rouge et noir, rayé, sa chemise claire et une veste en daim camel sur les épaules, assorti à ses chaussures de ville. Mélange improbable qui pourtant lui va diablement bien. Il a ce quelque chose, ce grain de folie qu’il fait que même les tenues les plus excentriques ont tendance à bien ressortir sur lui. Peut être est-ce son sourire ou ce quelque chose qu’il dégage ? Qu’importe, son épouse ne s’en est jamais offusqué, même si elle ne pouvait s’empêcher de lui demander, parfois, un peu de sobriété dont il semblait incapable.
Il ressort rapidement, avec un paquet entre les mains, commençant à déchirer le plastique de protection, prêt à s’allumer une cigarette salutaire, lorsqu’on s’adresse à lui. Voix trop familière pour être ignorée, alors qu’il relève les yeux pour fixer la silhouette qui se dessine, appuyée contre sa voiture. Vasco.

Un sourire en coin se dessine sur son visage, d’abord, alors que l’homme désigne son bolide immanquable, par sa marque, sa coupe sport, comme sa couleur rouge. Il hésite à être cinglant, surtout face au ton accusateur qui suit. « Il faut savoir se faire plaisir » Lâche t-il simplement, sans ajouter qu’il s’agit d’un cadeau de divorce qu’il s’est fait à lui même. Comme une jeunesse retrouvé au volant de ce bijou. Mais la suite, elle, est bien plus agressive. Il peut le lire sur les traits du visage de son interlocuteur, comme dans le ton de sa voix. Cesare s’approche, fourre son paquet de cigarettes dans sa poche. Un soupire lui échappe alors qu’il secoue la tête, les yeux au loin un instant, puis se fixant de nouveau sur Vasco. « Qu’est ce que tu espérais ? Tu sais très bien que je reste ton psychiatre. Que j’ai un devoir à tenir vis à vis de ta sortie de prison. J’étais ivre, je suis allé trop loin » Avoue t-il, trop conscient de ses responsabilités. Trop conscient du fait que là, sobre, malgré le fait que Vasco soit très attirant, il ne peut pas se permettre de tout foutre en l’air. « Je n’aurais pas dû faire ça, c’était une erreur » Oui, frôler avec la limite, jouer avec Vasco, flirter allègrement. C’était une erreur, il le sait, sa raison le lui martèle depuis le lendemain matin, où il s’est réveillé avec un mal de crâne des suites de cette trop longue nuit. Fortement possible que ça ne plaise pas à l’ancien chercheur, à son patient ici présent. Lui dont il a bien comprit l’attirance pour sa personne. Voilà pourquoi leur séance n’a rien donné. Voilà pourquoi il s’énerve, frustré du comportement de Cesare. Alors il cale ses mains dans ses poches dans une attitude détachée, défensive. Histoire de mettre de la distance entre Vasco et lui même. Il vaut mieux. Pour eux.


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Sujet: Re: Maybe anger is all I've got left. [Cesare] ( le Dim 27 Jan 2019 - 18:31 )
Maybe anger is all I've got left.



Il n'a aucun droit de lui parler de cette façon. Aucun droit de lui faire de pareils reproches et il en a conscience dans le fond, qu'il n'a pas à faire ça. Qu'en fait, Cesare n'a rien fait de mal, ce n'était qu'un flirt. C'est juste que ça signifie plus pour Vasco et de ça, Cesare n'est pas responsable. Pourtant, Vasco lui crache son venin à la figure. Pourtant, Vasco est infect, abject. Et Cesare ne mérite pas d'être traîté de cette façon. Mais c'est comme ça. Parce qu'il a mal Vasco et quand il a mal, il attaque, il agresse. Il l'a fait avec Giorgio et il le fait avec Cesare en cet instant. Il n'accepte pas la douleur, il la noie dans la colère encore et toujours. Les poings se ferment, tremblent, et tout le corps de l'ancien chercheur est tendu comme un arc. Cesare soupire et ça ne fait qu'empirer la situation, qu'attiser davantage la colère de Vasco, tout comme la manière dont il secoue la tête. Tout comme les mots qu'il prononce ensuite. La mâchoire de Vasco se crispe au fil des secondes alors que Cesare ne fait jamais qu'énoncer des vérités. Le problème est que ces vérités font mal à Vasco et que pour se défendre contre ce mal, il doit agir, il doit haïr. Alors il le hait. Il le maudit pour ses mots. Il le maudit de se planquer derrière son métier, derrière l'alcool. Il le maudit de tout son être autant qu'il le désire. Les poings se serrent tellement que les phalanges de Vasco blanchissent et il est sur le point de l'attraper par le col, de la plaquer contre sa voiture et de lui faire passer son détachement si douloureux pour Vasco. Il est vraiment sur le point de le faire mais Cesare poursuit et les derniers mots prononcés font mal. Ils font excessivement mal en réalité au point que les larmes montent aux yeux de Vasco. Un rire amer s'échappe de ses lèvres alors que doucement ses épaules s'abaissent tandis que ses poings se desserrent.

« Carrément ? Une erreur ? »

Il hoche doucement la tête Vasco puis ferme les yeux. Un sourire tout autant amer que l'a été son rire quelques secondes auparavant étire ses lèvres.

« Je suis une erreur. »

Ce n'est pas ce que Cesare a dit mais c'est ainsi que Vasco le comprend. Et comment pourrait-il percevoir autre chose dans les mots du psychiatre ? Vasco finit par rouvrir les yeux, distinguant la silhouette de Cesare à travers ses larmes. Il voit ses mains dans ses poches. Il voit son détachement. Il voit sa distance et il se sent... Comme une erreur.

« T'as raison... » qu'il dit plus bas. Plus vraiment de colère dans sa voix. Vasco passe d'un état à un autre si vite qu'on pourrait le croire bipolaire mais non, il est juste à bout en fait. « C'est tout ce que je suis. C'est sûr, regarde-moi et regarde-toi. Je ne suis rien d'autre. »

Ses mains viennent frotter son visage.

« Pitoyable... » qu'il murmure contre ses mains, en parlant de lui bien sûr.

Cependant, il subsiste une rancoeur, une amertume et lorsqu'il retire ses mains de son visage, c'est un regard certes toujours voilé de larmes qu'il pose sur Cesare mais les prunelles sont assassines. Véritablement assassines. Il fait un pas vers lui.

« Mais tu devrais faire attention oui parce que je suis pas venu te chercher moi, ce soir-là. Je ne t'avais rien demandé. »

Et ça c'est vrai. C'est Cesare qui a flirté.

« C'était à toi de mettre la distance si tu ne voulais pas que les limites soient foutues en l'air alors que tu est mon médecin oui, que tu sais dans quel état je suis. Bastardo»

Le mot est dit sur le même ton que le reste de la phrase. L'insulte est injuste cependant mais il la dit quand même.

« Un conseil : arrête de vouloir prendre soin de tes patients à l'extérieur comme tu l'as dit ce soir-là. » Vasco inspire profondément et essuie de nouveau ses yeux et son nez avec sa manche. Et il change son regard. Il change. Il s'éteint. Quelque chose disparaît en réalité. « L'erreur va te foutre la paix. »

Et dans la voix aussi ça change. Il y a cette soudaine... Résignation. Il vient tapoter doucement sur le capot de la voiture avant de s'éloigner sans ajouter un mot. Que pourrait-il ajouter ? Il a cherché la confrontation et il s'est pris une claque monumentale en pleine face. Et dans la tête de Vasco tout se chamboule, tout s'entremêle. Pour Giorgio, avoir survécu à l'accident était une erreur. Etait-ce à cause de Vasco ? Etait-ce lui en fait l'erreur qui rendait son existence plus difficile à accepter ? Il mélange tout, se fourvoie aussi mais c'est la douleur qui le fait se tromper de cette façon. Dangereusement. Ils se débrouillent sans moi. Les mots se forment dans ses pensées. Oui, sa mère et Flavio se débrouillent. Tout le monde fait sa vie. Et lui, sa vie, qu'est-ce qu'il en reste ? Des miettes. Rien que des miettes. Parce qu'il est une erreur. Mais une erreur, ça peut se corriger. On peut la faire disparaître. Suffit d'un rien. Comme cette voiture là, qui arrive. Et Vasco ne le fait pas volontairement. Il ne s'élance pas pour traverser avec le souhait qu'une voiture le heurte. C'est juste qu'il n'y songe pas ou plus. Qu'il s'en contrefout. Il veut juste traverser, son corps agissant presque mécaniquement.

Comme un automate.


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Cesare VolfoniToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Maybe anger is all I've got left. [Cesare] ( le Dim 27 Jan 2019 - 20:25 )
Il se doute qu’il est abrupt. Peut être un peu trop, finalement. Mais il sait que pour leur propre bien à tous les deux, il ne peut pas en être autrement. Il ne peut pas le ménager, lui faire miroiter des espoirs auxquels il ne peut pas donner suite. C’est mieux ainsi, qu’il le rejette maintenant au lieu de laisser libre court à ses fantasmes. Quelque part, il le pense réellement, c’était une erreur parce qu’il n’aurait jamais dû flirter avec la limite, autant qu’avec Vasco, ce soir là. Mais il le trouve attirant, le trentenaire, alors l’alcool l’a poussé à faire une des choses qu’il fait le mieux, charmer. C’était plus fort que lui, dans ce bar, face à celui qui le regardait avec trop d’insistance. Finalement, le lendemain, il a béni ses amis de l’avoir sorti d’un pétrin dans lequel il s’était mis seul. Un de ceux dont on ne revient pas en arrière. Pourtant, ça lui fait du mal de rejeter Vasco ainsi, alors que s’il n’était pas son patient, les choses auraient été bien différente. Ça lui fait mal car il connait suffisamment le serveur en face de lui pour savoir qu’il va lui faire du mal, probablement plus que ce qu’il songe au départ. Trop silencieux, trop froid, trop en colère contre la vie et contre lui même, pour accuser le coup sans encombres et effectivement, sa réaction vient certifier ses hypothèses.

« Non tu n’es pas une erreur, cette soirée en était une » Renchérit-il, pour le rassurer, mais déjà, Vasco s’abandonne à ses propres problèmes de confiance en lui. À ses propres douleurs, en se martelant qu’il est une erreur. Lui, pas la situation, pas ce qu’il s’est passé, mais bel et bien sa personne et ça, ça fait du mal à Cesare. « Vasco… » Murmure t-il presque, d’une voix douce, en soupirant. Il penche même un instant la tête en arrière, dépité, alors que l’homme s’emporte. S’emporte jusqu’à laisser place à la colère. Il peut la sentir, cette colère. Celle qu’il a ressenti lorsqu’il l’a agressé dans l’ascenseur, qu'il était à deux doigts de le frapper. Mais Cesare n’a pas réagi, n’a pas cherché à le maîtriser, alors qu’il sait qu’il peut largement le mettre au sol de quelques mouvements et prises parfaitement exécutées. Des années de pratique de karaté qui lui sont très utiles.

« Je sais, c’est ma faute. Je te l’ai dit, j’avais un peu trop bu… Je me suis emporté » Réplique t-il alors qu’il le regarde, cette fois. Mais c’est trop tard. L’ancien chercheur est sourd à ses paroles, s’emporte, happé par la spirale infernale d’auto destruction qu’il met en place depuis un bon moment déjà. Cesare l’a suffisamment bien cerné pour s’en rendre compte, même si l’homme ne lui a jamais beaucoup parlé lors de leurs séances. Souvent trop silencieuses. L’insulte est là, lâchée, amère, à la fin de sa phrase. Pour souligner à quel point il lui en veut. À quel point il peut le maudire, aujourd’hui, de l’avoir fait espérer pour rien. D’avoir lancé la partie d’un jeu qu’il n’a jamais terminé, partant en plein milieu. Mais c’est mieux ainsi, que cette partie ne se termine jamais. Qu’il n’y est pas de gagnant ou de perdants. Certainement deux perdants, d’ailleurs, si l’affaire venait à s’ébruiter. Cesare ne peut pas se permettre qu’on pense de lui qu’il profite de ses patients. Qu’il s’abandonne dans leurs bras. Comme il ne peut pas se permettre de gâcher les chances de Vasco, d’aller mieux. De sortir la tête de l’eau, grâce à ses talents de psychiatre. « Je suis désolé » S’excuse t-il une nouvelle fois. Que dire de plus ? Lui même ne le sait pas. Son comportement était irresponsable et idiot. Il sait pertinemment qu’il est en tort, alors qu’il aurait dû se raisonner, se maîtriser, mais qu’il en était incapable. Il soupire une nouvelle fois.
Il s’apprête à l’alpaguer de nouveau, mais l’homme lui tourne déjà le dos pour s’enfuir, d’un pas lent. Cesare remarque seulement qu’il est en chaussette et fronce les sourcils. Il a l’air soudain paumé, complètement à l’ouest. Il se mure dans une certaine froideur, un détachement, dû à la peine qu’il a pu lire dans ses yeux et dans sa voix. Les larmes de déception et de douleur. Cesare sait qu’il n’est pas le seul responsable de tout ça, mais que son comportement ne fait qu’exacerber les ressentis de l’autre.

Alors qu’il baisse les bras, sortant les mains de ses poches prêt à se saisir de ses clés de voiture, dans la poche de son pantalon, il remarque que Vasco est complètement absent et ne remarque pas la voiture qui arrive à toute allure, alors qu’il va traverser. Oui, il va traverser. Non. Merde. Cesare panique. « Vasco ! » Beugle t-il, mais l’homme ne l’entend pas. Il s’élance, en courant, il contourne rapidement sa voiture pour le rattraper. Le tirer en arrière. Mais Vasco est déjà trop engagé sur la route pour ça. Alors Cesare n’écoute que son courage, allié à sa témérité. Il se jette sur l’autre trentenaire pour le pousser en avant et s’échouer sur son corps, au sol, alors qu’il entamait de se retourner légèrement en le sentant accourir. Les deux hommes tombent, Cesare est parvenu à se tourner de quatre vingt dix degrés, pour atterrir en premier contre le sol, amortir la chute alors que Vasco s’échoue avec lui. Sur lui. Entre ses bras. Le coeur battant la chamade de la montée d’adrénaline alors que la voiture a klaxonné quelques fois avant de continuer sa route. « Merde ! Tu vas bien ? » Demande t-il inquiet, alors qu’il grimace légèrement du choc, notamment de sa tête ayant partiellement heurté le sol. Mais il est solide, Cesare. Endurci par les coups au karaté, en compétition. Les ecchymoses diverses. Tout ce qui lui importe en cet instant, ce sont les yeux de Vasco, reprenant ses esprits, qui s’accrochent aux siens, alors qu’il relâche progressivement son étreinte.


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Sujet: Re: Maybe anger is all I've got left. [Cesare] ( le Dim 27 Jan 2019 - 21:41 )
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Un pas. Un deuxième pas. Absent. Si loin en fait que ça ne fait plus mal. L'esprit se met comme en veille, comme en sourdine et c'est sans doute le mieux pour Vasco. Parce qu'il est arrivé à un stade où il en assez d'avoir si mal. Tout le monde a ses limites et il a atteint la sienne. La coupe est pleine, et ça déborde de sentiments qu'il ne tient pas à ressentir. Alors il s'engage. Il est sur le passage piéton en fait. Il fait ce qu'il faut sauf qu'il ne regarde pas avant de traverser et qu'il fait sombre et que la voiture roule peut-être un poil trop vite. Juste un poil trop vite mais cela suffit pour que cela soit dangereux car même en freinant, et elle freine la voiture, ça ne va pas suffire. Elle va le toucher. Il entend, d'une manière très lointaine une voix. Cette voix qu'il lui rappelle une chose à la fois agréable et désagréable. Une voix dont il ne veut pas et dont il se languit. Alors il s'arrête, marque ce temps d'arrêt en plein milieu de la route pour se retourner en direction de la voix, son esprit se réveillant peu à peu. Il le voit arriver vers lui, comme au ralenti pourtant, c'est bien vite qu'il sent le choc de son corps contre le sien. C'est bien vite qu'il se sent projeté vers le sol. C'est bien vite qu'il se retrouve sur Cesare qui lui est allongé au sol, ayant plus ou moins amorti la chute du géant qu'est Vasco. Il le tient fort. Très fort. Et Vasco est là, contre lui, il met quelques secondes à comprendre, à saisir ce qu'il vient de se passer et c'est le bruit d'une voiture qui démarre à toute vitesse, la voiture dont le conducteur a dû avoir la frousse de sa vie et qui du coup s'en va bien vite, qui lui permet de prendre pleinement conscience de ce qu'il vient de se passer. Il a traversé. Il a traversé sans regarder et... Et il a bien failli... Et Cesare il. Il... Sa voix. Il l'entend. Et ça réveille tout d'une manière si brutale qu'il se met à trembler comme une feuille Vasco. De peur, parce qu'il a failli y passer. De douleur aussi, parce qu'il est là, vivant, et qu'il ressent tout au centuple. « Tu vas bien ? » que Cesare lui demande alors que ses bras relâchent un peu son étreinte, alors que ses prunelles viennent chercher celle de Vasco. S'il va bien ? Physiquement oui mais...

« Non. » qu'il dit la voix brisée avant de glisser son visage dans le cou de Cesare, sa main se faufilant contre sa nuque et s'y accrochant avec force. Ils sont dans la rue. Ils sont dans la rue et ils commencent à attirer l'attention des quelques passants qui sont présents mais Vasco n'y pense pas. Il n'y a que la douleur, rien que ça, qui recommence à l'envelopper comme ce soir-là, dans l'ascenseur. Mais autre chose s'y ajoute à présent : ce désir pour Cesare, et cet autre chose que le désir pour lui aussi. Sur la nuque de Cesare, les doigts de Vasco viennent toucher ses cheveux, s'y accrocher un peu. Au milieu de ses larmes, il respire son parfum. « Tu ne devais pas me lâcher, tu te souviens ? » Il l'avait dit, dans l'ascenseur, qu'il ne le lâcherait pas. Et pourtant... Pourtant... Pourtant il l'a lâché. Il a flirté et il a balayé tout ça d'un vers de la main. Vasco recule un peu son visage, revient plonger son regard dans celui de Cesare. Les lèvres sont proches, elles se frôlent même. « Tu m'as lâché... » qu'il répète une seconde fois, la voix encore et toujours brisée. Et brutalement, soudainement, il se laisse tomber sur le côté avant de s'asseoir sur le bord du trottoir. Et c'est là qu'il voit les passants, qu'il voit la foule qui s'intéresse d'un peu trop près à eux. Alors la colère remonte aussi sec. Bien entendu qu'elle remonte. « Quoi ? Y'a rien à voir ! » qu'il hurle presque aux passants qui semblent choqués d'une telle réaction. « Y'a rien à voir j'ai dit ! » qu'il répète avec véhémence et ça suffit pour les faire fuir. Du coin de l'oeil, il voit Cesare bouger, signe que s'il s'est fait mal en tombant, il n'a rien de grave : au moins Vasco n'aura pas ça sur la conscience. « Y'a rien à voir... » qu'il répète cette fois-ci dans un murmure tandis que sa main, doucement, vient chercher celle de Cesare qui se trouve encore sur le sol. Il ne le regarde pourtant pas. « Je sais que... Mais... »

Les mots ont du mal à prendre forme alors il ose reporter son regard sur Cesare. Il ose le regarder de cette façon si particulière car même s'il l'a lâché, même s'il a dit... Cela n'enlève rien à tout ce que Cesare éveille chez lui. Et s'il n'avait pas été son psychiatre, tout serait tellement plus simple...

Et si...


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Sujet: Re: Maybe anger is all I've got left. [Cesare] ( le Dim 27 Jan 2019 - 22:16 )
Non. Ça résonne dans sa tête et pendant un instant, Cesare s’inquiète de savoir s’il s’est blessé. S’il l’a blessé, en tombant, malgré le fait qu’il est fait en sorte que son corps absorbe le choc et s’écrase contre le bitume. Puis il comprend, après avoir analysé l’information, que Vasco parle de son état général, plus moral que physique. De son état global et de toute cette douleur qui l’envahi. Bien sur Cesare relâche la pression sur son corps, pour ne pas paraître envahissant. Pour ne pas flirter une nouvelle fois avec cette limite qu’il vient pourtant d’imposer de nouveau comme une vérité générale. Mais ça, Vasco le lui fait remarquer. Bien sur qu’il l’a lâché, que dans l’ascenseur aussi, il l’avait lâché. Par la force des choses. Il ne sait même pas quoi répondre lorsque Vasco lui balance qu’il l’a lâché, d’une voix presque accusatrice. Pourtant, c’est un murmure qui lui échappe, alors que leurs lèvres se frôlent. Il ne sait pas quoi dire, encore un peu abasourdi par ce qu’il vient de se passer.

Puis finalement, Vasco glisse sur le côté et se redresse légèrement pour s’asseoir sur le trottoir. Des passants s’approchent, certainement inquiets pour eux, alors que Vasco les envoi chier avec véhémence, agacer par tout ce qu’il vient de se passer. Cesare le sait, c’est en grande partie sa faute. Mais pas totalement non plus car les blessures de Vasco font qu’il réagit d’une certaine façon. Qu’il est davantage à fleur de peau. Qu’il s’est peut être trop accroché à lui et aux fantasmes qu’il représente. « Tout va bien merci » Lance t-il aux passants avant qu’ils ne continuent leur route. La main de Vasco se tend vers lui, alors que Cesare s’en saisit pour ensuite se redresser, le relâcher alors qu’il prend place à côté de lui, assit sur le bord du trottoir. Sa veste a accusé le coup du goudron mouillé, son pantalon aussi, mais l’important pour lui, c’est que l’ancien chercheur aille bien. Physiquement au moins. Cesare passe une main dans ses cheveux, les cuisses écartés, il cale ses coudes dessus, joint ses mains devant lui. « Je sais ce que tu vas dire » Glisse t-il simplement, alors qu’il se remet de ses émotions et dissipe le flot d’adrénaline dans ses veines. « Si tout avait été différent » Relance t-il, trop conscient des vérités douloureuses qui les entourent.

Bien sur que s’il n’était pas son patient, tout serait différent. Pour sur qu’il aurait continué, dans ce bar, sans se mettre de limites. Il l’aurait touché. Il aurait glissé sa main sur son genou, puis sur sa cuisse. Il aurait osé, comme il ose tout le temps. Mais les faits sont là. Evidents et douloureux. Frustrants et trop réels. Il tourne la tête vers Vasco, comprenant que ce dernier le fixe. Il entre son regard, tout aussi bleu que celui de l’autre homme, dans le sien. Il y a cette connexion silencieuse. Il a tous ces « et si… » Toutes ces hypothèses auxquelles aucun des deux ne peut donner suite. Ne peut confirmer quoi que ce soit. « Mais je ne peux pas me permettre de te foutre dans la merde » Vis à vis du juge, de sa sentence, de tout ce qu’il a pu perdre à cause de la prison. À cause de ses colères, de sa violence. Est-ce que tout cela vaut une relation qui ne fonctionnera peut être pas ? Lui même n’est sur de rien, de ce que l’avenir leur réserve. « Je veux t’aider à aller mieux, à régler tes problèmes pour que tu retrouves ce que tu as perdu, pas te faire davantage de mal » Et ça, il le pense réellement. Comme tout ce qu’il dit jusqu’à présent, mais cette dernière réplique est gorgée d’une envie de bien faire. Pas de s’emporter dans une pulsion qui pourra détruire l’homme à ses côtés. Il a envie d’un geste, de lui prendre la main, de faire quelque chose. Se contente de poser une main sur son avant bras pour appuyer ses paroles, presser un peu entre ses doigts. Cesare est franc. Cesare ne se perd pas dans les faux semblants et les paroles hésitantes. Il affirme et déclare. La vérité et l’honnêteté sont pour lui des valeurs essentielles.


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Sujet: Re: Maybe anger is all I've got left. [Cesare] ( le Lun 28 Jan 2019 - 8:26 )
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« Je sais ce que tu vas dire. »

Vraiment ? Il sait ? Il se rend compte alors ? Il sait ?

« Si tout avait été différent. »

Vasco ferme les yeux. Oui, voilà. C'est tout de même particulièrement injuste, après tout ce que Vasco a traversé que la première personne pour laquelle il ressent « ça » se trouve être une personne inaccessible de par le lien qui les lie à la base. Tellement injuste qu'il faille faire avec les convenances, avec les obligations, avec la bienséance, avec le serment que Cesare a porté quand il est devenu médecin. Pourquoi l'univers s'amuse-t-il avec lui de cette façon ? Parce que si l'univers n'était pas si cruel, Cesare n'aurait pas été désigné par le juge comme son psychiatre. Il l'aurait rencontré dans ce bar et n'aurait pas su qui il était, n'aurait pas eu ce lien déjà établi malgré eux, les empêchant de laisser libre cours à leurs désirs, leurs envies, leurs sentiments même puisqu'ils seraient nés à n'en pas douter. Il a dû faire quelque chose pour mériter tout ça. Il en vient vraiment à penser de telles extrémités Vasco. Il se demande bien quoi cependant parce qu'il a toujours été un bon gars Vasco. Il a toujours été généreux, il a toujours aimé les autres, aidé les autres, il a toujours été bon oui. Puis il a perdu celui qui était l'homme de sa vie mais qui finalement n'aura été qu'un chapitre dans son existence et ça, ça l'a foutu en l'air. Et depuis... Depuis... « Mais je ne peux pas me permettre de te foutre dans la merde. » Vasco rouvre les yeux et tourne son regard vers Cesare qui lui apparaît si... Sincère que ça chamboule un peu plus Vasco. Cesare poursuit et dans sa bonté, dans sa générosité, il dit à Vasco qu'il veut l'aider, qu'il ne veut surtout pas lui faire davantage de mal. Et derrière ses mots, il y a ce que Vasco espérait : l'envie d'être ensemble. Il le lit ça, entre les lignes il le lit et il ne se trompe pas. Il sait qu'il ne se trompe pas. Si Cesare ne voulait pas la même chose, le discours serait différent. Pas moins bienveillant mais différent. Vasco détourne de nouveau le regard qu'il lève vers le ciel, et quand Cesare vient doucement poser sa main sur son avant-bras, les larmes lui remontent aux yeux. Aussitôt, Vasco vient poser sa main sur celle de Cesare pour qu'il ne la retire pas trop vite. Il a besoin de ce contact Vasco. Il secoue doucement la tête de droite à gauche, laissant les larmes se frayer un chemin. A quoi bon essayer de cacher ce que tout ça lui fait ? Cesare sait déjà.

« Je voudrais pouvoir te détester de parler comme ça. » qu'il termine par dire d'une voix calme, certes, mais pas moins brisée pourtant. « Mais je ne peux pas. » Un sourire triste étire ses lèvres. « Je ne peux pas te détester alors que tu n'es que bienveillance. Je te demande pardon. » qu'il ajoute rapidement en reportant son regard sur Cesare, sa main toujours posée sur la sienne qui trône là, sur son avant-bras. Pour tout il demande pardon. Il ne précise pas quoi parce que la liste serait quand même un peu longue et que revenir sur ce qu'il a pu faire ou dire de mal n'y changera rien. Le pardon est demandé et... Et... Et ses yeux, encore et toujours. Mais c'est différent ce soir. Peut-être parce qu'ils sont plus près et pas dans la pénombre. Peut-être parce qu'il vient de lui sauver la vie. Peut-être à cause des mots prononcés. Mais c'est différent oui. Plus fort encore. Vasco soupire doucement et, à travers ses larmes, il ancre son regard dans celui du psychiatre. « Et si je te disais que je suis prêt à prendre le risque d'en sortir plus amoché ? Si je te disais que je veux juste ressentir ça pleinement et totalement ? Si je te disais que l'autre soir, je me suis enfin senti vivant et moi-même ? » Les doigts pressent un peu plus la main de Cesare. Il insiste Vasco. Il ne devrait pas, parce que Cesare essaye d'être juste, bon, de faire ce qui est le plus raisonnable mais... Mais la main libre de Vasco s'ose à aller se poser sur la cuisse de Cesare.  Le regard ne cille pas. « Si je te disais que je te veux toi ? Si je te disais qu'il suffirait qu'on passe au-dessus des murs et que personne n'aurait à le savoir ? » Il s'approche un peu plus. Trop. « On pourrait juste... »

Oui, ils pourraient juste.


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Sujet: Re: Maybe anger is all I've got left. [Cesare] ( le Lun 28 Jan 2019 - 17:38 )
Bien sur qu’il s’attend à sa réplique. Bien sur que tout ça est prévisible. Autant la réaction de Vasco, que la sienne. Il sait qu’il doit être raisonnable, que même l’homme lui plait, derrière les blessures qui, il le sait, peut guérir, il reste son patient. Il reste une hiérarchie entre eux, qui dicte des règles. Des règles qui n’ont rien à voir avec le coeur ou les envies. Cesare le sait, dans un autre contexte, lui aussi aurait flanché. Pas juste pour le physique de Vasco, mais parce que le peu qu’il a apprit de l’homme, lui plait. Le peu, puisque ce dernier ne s’est jamais pleinement révélé. Ne lui a jamais offert beaucoup de vérités, à part quelques pulsions de violences ou de charme, comme lors de leur dernier tête à tête en dehors du cabinet. Au fond, Cesare ne sait même pas si les deux hommes peuvent réellement arriver à quelque chose, en prenant le risque de briser toutes les règles. Pourtant, il est un homme d’impulsion, de franchise, d’aventure, aussi. Mais là, il y a le risque que ça ne fonctionne pas, que tout se brise en mille morceaux sur le sol et que le peu qu’il connaissait de Vasco se dissipe, parce qu’il n’aura pas pu l’aider et que l’homme changera de thérapeute. Oui, c’est un risque à prendre. Un énorme risque. Est-il véritablement prêt à ça ? Au milieu de son divorce, de sa colocation avec sa femme jusqu’à ce que tout soit décidé ? Sa vie n’est pas stable, même foutrement bancale. Est-ce qu’amené un Vasco déjà fragile dans tout ça, ne lui fera pas plus de mal qu’autre chose ? D’ordinaire, Cesare a les réponses, Cesare est l’homme de raison, le psychiatre, le guide et le conseiller. Mais lorsqu’il s’agit de sa vie personnelle, il n’a plus personne. Il est seul face à ses décisions et ses choix.

La main de Vasco se pose sur la sienne, l’enserre et il le regarde un peu plus intensément. Ses paroles ne s’adressent pas au psychiatre, ne s’adresse pas à cette hiérarchie entre eux, mais bel et bien à l’homme qu’il est réellement. À l’homme qui lui plait. Bien sur qu’il voudrait le détester et là, c’est le médecin qui analyse. Qui sait que souvent, la haine est bien plus facile pour annihiler les réelles émotions et la peine. Que la colère et la violence sont des solutions à un mal rongeant de l’intérieur. Chez combien de patients a t-il pu constater cette vérité générale ? Trop pour les compter. « Tu n’as pas à t’excuser » Réplique t-il simplement. Il n’a pas à s’excuser de quoi que ce soit alors qu’en cet instant, c’est Cesare qui le repousse pour leur bien à tous les deux. Les larmes qu’il a, l’émotion dont il est fait en cet instant serre le coeur du psychiatre qui a du mal à rester de marbre, face à tout ça. Il sait se maîtriser, au cabinet, dans ces séances, mais ce soir tout est différent. Parce qu’il s’agit de sa vie, de lui. Parce qu’il vient de sauver celle de Vasco, alors qu’il aurait pu perdre la sienne au passage. Il n’a même pas réfléchit, il s’est élancé.

Les nouvelles paroles du trentenaire laissent Cesare silencieux, alors qu’il l’observe. Il s’élance, Vasco. Il s’élance les bras en avant, prêt à s’écraser sur le sol si le psychiatre ne le rattrape pas. Il prend le risque de parler avec son coeur et ses envies, plutôt qu’avec sa raison. Pourtant, Cesare peut sentir toute la sincérité dans la voix de Vasco. Il peut lire l’envie, le besoin de lui, de ça, l’émotion aussi. IL a bien vu à quel point il a été différent, l’autre soir, dans ce bar. Un Vasco qu’il n’avait jamais vu jusqu’à lors. Qu’il découvrait. Celui qu’il était avant la prison, avant la thérapie, avant la mort de son compagnon. Avant tout. Tout ce qui a achevé de le briser ces dernières années. La main qui glisse sur sa cuisse, alors qu’il s’exprime, fait frémir Cesare. Diffuse une chaleur dans tout son organisme. Un désir de l’autre, de lui. Oui, il lui plait, c’est indéniable, mais est-il prêt à rayer la limite d’un trait ou de plusieurs, pour passer outre ? Il se mord la lèvre inférieure, puis l’intérieur des joues alors qu’il le regarde. Oui, ils pourraient. Bien sur qu’ils pourraient. « Je… » Mais les mots ne sortent pas de ses lèvres. Il est proche. Très proche. Certainement trop. L’impulsion, le coeur qui bat plus vite, l’envie idiote. L’impulsion incontrôlé alors qu’il s’approche soudain, que sa main glisse sur la joue de Vasco pour venir l’embrasser. Le gratifier d’un baiser emporté. Il mettra possiblement cette pulsion sur le trop plein d’émotion de cette soirée. Les lèvres de Vasco sont agréables. Beaucoup trop agréables. Brulantes de son envie de lui autant que celle qu’il peut ressentir à son égard. Ça l’embrase complètement. Incandescent.
Merde.


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Sujet: Re: Maybe anger is all I've got left. [Cesare] ( le Lun 28 Jan 2019 - 20:37 )
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Ils pourraient juste oui. Encore faut-il que Cesare le veuille véritablement aussi, qu'il en ait envie autant que Vasco en a envie. Est-ce le cas ? Est-ce véritablement réciproque comme Vasco en a le sentiment ? Il a mis son cœur à nu, en partie en tout cas. Il a osé lui dire à lui l'effet qu'il lui fait. Il a osé faire part de la façon dont il se sent en sa présence. Il a osé vraiment lui avouer ce qu'il voudrait de lui. Il a fait un vrai pas vers Cesare, certainement pas de la façon dont il était censé le faire en tant que patient, cela est vrai, mais il a fait un pas malgré tout, et pas n'importe lequel. Pas un petit. Il est immense le pas pour Vasco. Parce qu'aller chercher des types sur applications et coucher avec eux sans regarder derrière soi est une chose. Faire face à Cesare, lui avouer ce qu'il éveille en lui, oser parler de ce qu'il pourrait se passer entre eux alors qu'ils seront amenés à se revoir, alors que ce qu'il se passera pourrait bien prendre une toute autre tournure, c'est différent. Plus grand. Plus important. Plus difficile en même temps et paradoxalement si simple. Tout à coup, dire tout ça à Cesare est d'une simplicité à pleurer oui. Pour une fois qu'il lui est facile de dire la vérité... Il l'a dite. A Cesare d'en faire ce qu'il veut, de faire de Vasco ce qu'il veut en réalité. Il peut être à lui, il suffit qu'il le lui dise. Il le suffit. Alors il attend Vasco, il n'ajoute rien de plus. Parce que ce pas qu'il a fait doit être le seul. L'autre pas, s'il doit y en avoir un autre, doit être fait par Cesare et par lui seul. Mais il semble hésitant Cesare. Bien qu'il garde son regard porté sur Vasco, il semble hésitant. Vasco, lui, est pendu à ses lèvres, le cœur presque figé dans l'attente d'une réponse, de ne serait-ce qu'un petit signe de la part de Cesare. Rien que ça. « Je... » Il quoi ? Vasco hausse doucement les sourcils en l'invitant silencieusement à poursuivre. Qu'il dise oui. Qu'il dise non. Qu'il dise quelque chose. Il ne dit cependant rien. Il agit. Il s'approche et le cœur figé de Vasco se met soudain en mouvement de façon frénétique. La respiration s'emballe tout de suite parce que Cesare s'approche encore et encore, et Vasco ne bouge pas. Il le laisse faire. Il le laisse venir à lui. Il le laisse poser sa main sur sa joue, un contact qui l'électrise. Il le laisse faire oui.

Bien volontiers.

Et quand Cesare termine d'approcher son visage, quand il vient poser ses lèvres sur celles de Vasco, tout implose dans le cœur de Vasco. Tout. Mais qu'elle est divine cette implosion. Comme lui il est divin. Comme ses lèvres sont divines. Il en a rêvé, il l'a imaginé mais ça dépasse tout, absolument tout... Le baiser est rendu, la main presse davantage la cuisse. Puis les lèvres se séparent. Un instant. Juste un instant. Juste assez pour que Vasco reprenne un peu son souffle, un souffle qu'il laisse s'écraser sur les lèvres de Cesare.

« Tu... Tu es... »

Oui, il est. Et les deux mains de Vasco viennent soudain encadrer le visage de Cesare avant de venir s'emparer de ses lèvres. Le premier baiser lui a été donné. Il donne le second, et il le donne avec ardeur. Aucune retenue. Non aucune. Toujours assis, il s'approche un peu plus de Cesare, se délectant de sa présence, de ses lèvres, de sa langue, se délectant de chaque partie de lui qu'il lui est possible de sentir, là, tout de suite. Il en a rapidement le vertige Vasco et cela fait des années qu'il n'a pas ressenti cela. Ce n'est pourtant qu'un simple baiser mais... Non, ce n'est pas un simple baiser. Il a une saveur particulière. Cesare, lui, a une saveur bien particulière. Parce qu'il a un peu le vertige, parce que l'air vient à lui manquer, Vasco met fin au baiser, sa respiration se faisant quelque peu chaotique. Il est cependant délicieux ce chaos. Si délicieux. Il laisse ses doigts caresser délicatement les joues de Cesare et se met à sourire.

« Je n'ai même pas de chaussures... » qu'il souffle contre les lèvres de Cesare avant de partir d'un petit rire. Et cela aussi, cela fait bien longtemps que ce n'est pas arrivé. Rire de cette façon. Il ferme les yeux, vient poser son front contre celui de Cesare, se délecte un peu plus de lui, de son odeur. « Dis-moi que tu es libre ce soir... » qu'il dit soudain dans un murmure avant de rouvrir les yeux et de les planter avec une intensité nouvelle dans ceux de Cesare. « Dis-moi que tu ne vas pas me lâcher ce soir. Peu importe ce qu'il se passera demain. Dis-moi... » Un silence. « Cesare... » Le prénom est prononcé avec sensualité et révérence à la fois.

Cesare...



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Sujet: Re: Maybe anger is all I've got left. [Cesare] ( le Mer 30 Jan 2019 - 22:27 )
Il ne sait même pas pourquoi il se perd dans cette impulsion, dans ce baiser dans lequel il se lance sans réfléchir. Sur le moment, son instinct parle, lui fait comprendre qu’à trop tergiverser, il finira par tout gâcher. Par offrir des paroles qu’il regrettera certainement ensuite. Bien sur que Vasco lui plait. Bien sur que depuis qu’il l’a découvert vraiment, dans ce bar, l’autre soir, il lui plait davantage. Courant électrique qui les a tous deux traversé et qui les traverse à nouveau en cet instant. Probablement que ce baiser là, il le regrettera lui aussi, trop conscient de la barrière qu’il veut franchir. Jamais jusqu’à lors, il n’a ressenti un tel maelström de sentiments et de ressentis. Il sait que c’est mal. Il sait qu’il ne devrait pas. Mais malgré les nombreux patients qui ont défilés dans son cabinet, jamais encore il ne s’est abandonné de la sorte. Pourtant, certains lui ont plus, plus que d’autres. Certains l’ont attirés. Jamais au point qu’il envoi tout balader de la sorte.
Les deux se reculent légèrement, reprennent leur souffle, fixent les lèvres de l’autre. Il peut sentir la pression sur sa cuisse. Il peut sentir une douce chaleur l’envahir à mesure que le désir grimpe en lui, qu’il se rend compte à quel point Vasco lui plait.

Ce dernier ne parvient pas réellement à s’exprimer et Cesare sourit. Il sourit, un peu idiot, un peu euphorique, comme joyeux de quelques cocktails de trop. Sensation de légèreté soudaine alors que les lèvres de Vasco reviennent à la charge. S’accrochent aux siennes dans un baiser qu’il prolonge, qui gagne en intensité. Il le sent s’approcher, sa chaleur irradier, malgré les couches de vêtements. Ce même sourire niais ne le quitte pas, alors que Vasco recule. Alors qu’il reprend son souffle, lui aussi, pour perdre ses yeux dans les siens. La réalité ne le frappe pas encore, alors qu’il glousse lorsque l’ancien chercheur souligne qu’il n’a pas de chaussures. « J’ai vu ça, mais je n’ai pas réellement eu le temps de poser la question » Sans reproches, simple constatation amusée. Il fixe le visage de Vasco, un instant, lorsque ce dernier échoue son front contre le sien. I ll expire longuement, alors que la réalité le rattrape petit à petit. Qu’il réalise ce qu’il vient de se passer. Pourtant, il ne mesure pas encore toutes les conséquences qui viendront le frapper de plein fouet un peu plus tard. Là, il est encore perdu dans le bonheur de l’instant. Fugace.

Il redresse le visage lorsque Vasco renchérit. Lui parle de ce soir. Soudain, Cesare laisse une place plus importante à la réalité alors qu’il se mord la lèvre de gêne. Bien sur qu’il est libre. Il est tous les soirs libres, désormais. Ou presque. Mais tout d’un coup, il a l’impression que tout ça va trop vite, alors qu’il vient juste de l’embrasser. Il panique un peu. Légèrement. Tâche de rester mesuré. Il fixe le brun en cherchant ses mots. En cherchant quoi dire pour ne pas tout gâcher, mais en restant honnête. Il vient de l’embrasser, il vient de piétiner la frontière, d’enjamber les barrières. Il ne peut plus revenir en arrière désormais, mais faire un nouveau pas en avant lui semble peut être un peu précipité. « Vasco il faut que tu comprennes… » Il hésite un peu. « Je ne veux pas aller trop vite » Il pose sa main sur celle du trentenaire, toujours sur sa cuisse. Bien sur qu’une part de lui a envie de le ramener chez lui ou d’aller dans son appartement pour se perdre dans ses draps encore et encore. Faible face à une chair qui lui plait beaucoup trop. Mais l’autre facette de lui, lui dicte de rester raisonnable. D’en rester là, de ne pas bruler les étapes. Il est sincère, lorsqu’il lui avoue cela. Lorsqu’il le fixe de ces yeux clairs, alors qu’ils sont encore assis sur ce bord de trottoir et que quelques rares passants leur accordent un regard curieux. Du moins pour les plus tolérants. « Mais je ne vais pas t’envoyer chier » Le rassure t-il, avec son franc parler naturel. Lui faire comprendre qu’il ne va pas le rejeter avec véhémence, mais qu’après ces baisers là, il a certainement besoin de recentrer ses pensées.


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Sujet: Re: Maybe anger is all I've got left. [Cesare] ( le )
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