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- Sail away out of darkness out of pain (Declan) -

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Cesare VolfoniToujours frais après un litre de café
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Sujet: Sail away out of darkness out of pain (Declan) ( le Mar 29 Jan 2019 - 16:57 )
Pause déjeuner grandement mérité alors que Cesare se laisse retomber dans le fauteuil de son bureau, posant son sandwich chaud, d’un petit café qu’il adore, juste devant lui. Il pousse quelques papiers pour se faire de la place, sort sa bouteille d’eau gazeuse et les serviettes en papiers pour enfin s’accorder un moment de quiétude. Une matinée remplie de rendez-vous qui s’enchainent. Mais c’est ce qu’il a toujours voulu, ce succès là. Celui qu’il fait en sorte de cultiver, d’autant plus depuis l’écriture de son livre. Il entame enfin un premier morceau de son sandwich, dans un soupir de satisfaction en s’affalant davantage dans son fauteuil. Chemise impeccable, blanches, aux quelques broderies florales ici et là, encore une marque italienne qu’il affectionne et qui fait de lui cet être si singulier, aux vêtures colorées. Chemise qu’il n’a pas intérêt de tâcher, il s’en voudrait.

Il entend la porte du cabinet s’ouvrir puis se refermer, avise sa montre pour regarder l’heure et fronce les sourcils. Sa réceptionniste est parti déjeuner et rentre tout le temps chez elle pendant cette pause là. Aussi, il se doute bien que ce n’est pas elle, mais alors qui ? Il croque une nouvelle fois dans son sandwich, le pose sur son bureau et rejoint la salle d’attente en mâchant sagement son morceau de nourriture. Il ouvre en grand la porte de son bureau pour aviser un de ses patients qui a la fâcheuse habitude de se pointer sans rendez-vous. Declan. Il reconnaîtrait sa belle gueule entre mille, même si Cesare garde ce genre de pensée pour lui, en tout instant. « Declan ? » Question réthorique, puisqu’il le reconnait aisément, mais ne peut s’empêcher d’exprimer sa surprise à haute voix. Il termine de macher sa nourriture qu’il avale pour enfin ne plus parler la bouche pleine. Immobiliser sur le seuil de sa porte, il a toujours la main sur la poignée. « Je suppose que nous n’avons pas rendez-vous, n’est-ce pas » Là encore, inutile de vraiment lui poser la question. L’homme est plus du genre à venir le voir entre deux rendez-vous, tôt le matin, tard le soir, ou durant sa pause repas. À croire qu’il n’aime pas la formalité d’avoir un horaire défini qui fait qu’il se sent davantage suivi, en thérapie, avec le besoin de voir son psychiatre. Cesare imagine en tout cas, qu’il doit s’agir d’un quelque chose comme ça, vu comme l’homme a du mal à se confier à lui. Pourtant il revient. Il revient toujours. À intervalle plus ou moins régulier. Souvent disparate.

Un léger soupir s’échappe des lèvres du docteur Volfoni, alors qu’il sonde du regard les yeux azurs qui se sont levés vers lui. « Allez, entrez, mais ne vous offusquez pas si je parle la bouche pleine j'étais en train de déjeuner » Lâche t-il du haut de son franc parler. Cesare n’a pas de tabous, dérange souvent les moeurs, mais s’en fiche éperdument. Le vouvoiement est de rigueur pour celui qui tâche d’être le plus professionnel possible. Parfois, il saute durant un rendez-vous, parce que cela lui donne la sensation d’être plus proche de son patient et que souvent, ce tutoiement les mets plus à l’aise. Il garde pourtant toujours une certaine distance, mais se permet quelques familiarités en fonction des progrès de la personne et de la force de leur lien. Certains qu’il suit depuis longtemps, passe directement au tutoiement. La plupart du temps, ses patients le vouvoie, mais lui ne le fait pas toujours. Pour le moment, il utilise encore cette formule de politesse avec Declan, mais rien que pour les horaires incongrus auxquels il se pointe, Cesare sent bien qu’un jour ou l’autre, il se permettra un peu plus de familiarité. Faisant toujours des exceptions pour l’accepter de façon inopinée, le caser au milieu d’un emploi du temps déjà chargé.


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Sujet: Re: Sail away out of darkness out of pain (Declan) ( le Ven 1 Fév 2019 - 19:06 )
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Je fais les cents pas devant cette putain de porte. Depuis une bonne demi heure je suis là à me demander si je la pousse ou pas. Je devrais me tirer. De toute façon cela ne servira à rien d’entrer dans ce cabinet. Il va me poser les mêmes questions et moi je garderais ma gueule fermée. Parce que parler c’est remuer le passé et la merde. C’est me plomber la cervelle d’images pourries que je n’ai pas envie de revoir. Alors je devrais me tirer. Aller me poser dans un bar et laisser l’alcool remplacer mon sang dans mes veines. En plus c’est ma journée de congés. Pourquoi me faire chier à attendre. Attendre quoi de toute façon ? Des solutions ? Franchement est ce que c’est ce foutu psy qui va me les apporter ? Pas que je dénigre son métier. Mais personne ne pourra soigner la rage qui vit au fond de mes entrailles. Rage qui vient parfois me poignarder dans le dos. Comme lors de mon weekend à Rome. Putain elle était à poil sous ma douche dans ma chambre d’hôtel. Prête à se donner ... Et moi. Moi je n’ai pensé qu’à la préserver de cette foutu rage qui m’enivre quand j’envahis les reins d’une femme. Putain de merde j’ai même fini avec ma main plutôt que de la baiser. Cela me rend dingue. Parce que je ne sais pas pourquoi mais cette fille je n’avais pas envie de la baiser. Non je ne voulais pas l’abimer. Ni moralement. Ni physiquement. J’avais envie de lui faire l’amour. D’être doux. Tendre. Attentionné. Aimant. Je lui ai même accordé le droit d’embrasser mes lèvres. Et depuis quand j’ai envie d’être calme, tendre, doux avec une femme.

Un mec sort. Surement un patient. Le dernier vu que c’est l’heure de la pause déjeuner. Du coup je pousse la porte. Je verrais bien. Peut être qu’il ne voudra même pas me voir le docteur Volfoni. Cela m’arrangerait au fond qu’il ne dise qu’il faut que je me casse. C’est surement pour ça que je débarque sans rendez vous. Quand cela m’arrange. Et si ça le dérange et bien il n’a qu’à me foutre à la porte. Bon il ne l’a pas fait les autres fois. Une âme charitable. Peut être qu’il a des pêchers à racheter ? Peut être qu’il est trop bon. Mais attention au proverbe qui dit : trop bon, trop con. Enfin rien à branler je rentre et je me fais bien remarquer. Pas entrer à pas de loup. Comme ça s’il est sourd. Et monsieur le psy débarque. Super réaction et en plus et en plus il fait de l’humour. « Vous supposez bien docteur Volfoni. Si je vous dérange je peux partir. » J’aimerais bien qu’il me foute dehors, d’ailleurs je crois qu’il n’a pas compris encore le principe de mes arrivées surprises. Ou peut être que c’est moi qui n’est pas piger sa façon de fonctionner.

Du coup il me fait entrer. Je suis condamné à passer sur le grill. «  Je m’offusque de rien vous savez. Vous pouvez boire, manger, dessiner, chanter ou faire je ne sais quoi d’autre. Il m’en faut beaucoup pour m’offusquer.» Sauf quand on parle de mon beau père. Sauf quand cela touche les pédés. Là je pars au quart de tour. S’ils s’effleurent, les chiens enragés sont lâchés. Et mes poings avec. Je rentre donc en soupirant. C’est pire que de se retrouver en prison. A peine la porte fermé je ressens comme un étau autour de mon être. Et je fais tout pour ne pas le montrer. Quel con pourquoi je suis rentré ? J’évite de m’assoir. Faisant un tour de la pièce du regard. Comme d’habitude je cherche une échappatoire. Je viens tenter le loup mais une fois devant ses crocs je tremble. Comme si le docteur Volfoni pouvait se douter de mon malaise ? De mon mal être. De ma souffrance secrète. Muette. « Vous allez bien docteur ? Et j’espère que votre sandwich est bon ? » "Tournes autour du pot Declan. Tu vas voir quand il va t’épingler tu feras moins le con." Mais bon ce n’est pas de ma faute. C’est à cause d’Elle. Elle m’a lobotomisé ou fait je ne sais quoi. Mais c’est sur que ce n’est pas naturel. C’est peut être une sorcière et elle m’a jeté un sort pour que mon corps, mon cœur et mon âme se sentent paniqués de cette façon. Comme dépendant d'elle. Pourtant c’était agréable, terriblement exquis même. Mais putain cela me fait flipper. Comme si je devais me lancer dans le vide sans être attaché. Mais est ce la solution de venir livrer mes états d’âme à Volfoni ? Je ne connais rien de lui. J’ai juste entendu parler de sa réputation. Qui sait ce qu’il cache derrière sa gueule trop lisse ? J'ai souvent vu des démons derrière des visages d'ange. Comment avoir confiance ?  Alors que la mienne a été mille fois trompé et en plus même pas par des étrangers. « Du coup vous me racontez quoi de neuf docteur ? » Méthode auto défense. Pas sur que ça marche en plus. Mais qui ne tente rien n'a rien.



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Sujet: Re: Sail away out of darkness out of pain (Declan) ( le Mer 6 Fév 2019 - 22:25 )
Bien sur que Cesare ne peut se résoudre à le renvoyer chez lui, simplement parce qu’il n’a pas pris rendez-vous, se pointe comme une fleur. Il ne peut s’y résoudre parce qu’il sait à quel point l’irlandais a besoin d’aide. Ou en tout cas, il l’a bien vite deviné, même si ce dernier n’est pas très loquace. Les années d’expérience, des multiples personnalités, souvent complexes, auxquelles il a dru faire face, lui ont forcé une sens de l’observation désormais aiguisé. Parfois, ses patients n’ont même pas besoin d’ouvrir la bouche. Certaines choses, certains détails, dans leur regard, dans leurs mimiques, dans leur façon de fuir ou au contraire, d’affronter certaines questions. Beaucoup éludent, dissipent, font comme si tout allait bien, alors que lui le sait, il ne s’agit là que d’apparences. Oser parler, oser se dévoiler, n’est pas chose aisée. Lui même le sait, lui même n’en est que trop conscient, souvent secret sur sa vie privée. « Et puis quoi encore ? Non, entrez » Déclare t-il, alors que Declan pénètre dans son bureau, tandis que Cesare retourne s’installe dans son fauteuil pour récupérer son sandwich et croquer dedans. Il n’a aucune honte à manger devant un de ses patient, à manquer de manière, de politesse ou de quoi que ce soit d’autre. Cesare est un homme franc, un brin abrupt, rentre dedans et qui ne se formalise pas de politiquement correct.

Il est certain que l’irlandais aurait préféré être renvoyer d’où il vient, faire en sorte de ne pas se soigner en invoquant l’excuse du fait que c’est la faute de son thérapeute. Inconsciemment, trouver une victime là où son bourreau n’est autre que son propre silence. Ses souvenirs violents qui cognent contre ses cotes et foutent le bazar dans ses entrailles. Il le sait, Cesare. Il en est d’autant plus certains, alors qu’il mâche sagement sa bouchée de sandwich et que Declan renchérit. Un léger sourire, un peu joueur étire ses lèvres. « Oh si si, croyez moi, je pourrais vous choquer » Déclare t-il, l’humour un peu gras et un sourire qui s’étire alors qu’il maintient la bouche fermé. Dans le cabinet, alors qu’il ne bouge pas, les yeux clairs du psychiatre suivent la silhouette athlétique de Declan, sa haute taille. L’homme est beau, dégage un quelque chose, mais le docteur Volfoni se garde bien d’en parler à qui que ce soit. Mais parfois, des pensées telles que celles-ci lui traversent l’esprit, fugaces. « Ah oui oui, ça va » Dit-il en mâchant sagement une nouvelle bouchée de son repas, répondant la bouche pleine. « C’est très bon, notez donc l’adresse ! » Renchérit-il en levant son sandwich pour appuyer ses paroles, le présentant comme une offrande divine, avant de le reposer sagement.

Il avale enfin sa bouchée, repose le dit sandwich, avant de prendre une gorgée de sa bouteille d’eau pétillante. Il sent bien toute la technique de fuite de Declan et il compte bien mettre le doigt dessus. « Quoi c’est moi qui suit en rendez-vous ? Vous êtes un patient mystère ? » Déclare t-il, exagérant volontairement son timbre de voix pour feindre la surprise, posant une main sur son torse un instant, avant de sourire en coin. Il joue avec lui. Il joue avec sa patience aussi, certainement. Mais si Declan est venu jusqu’ici c’est pour une bonne raison. Cesare comme l’irlandais le savent pertinemment, faut-il encore que ce dernier soit prêt à le reconnaître. Admettre à haute voix qu’il a besoin d’aide, qu’il doit se confier, plutôt que de tourner autour du pot. Prêt à faire ce pas là, mais pas encore prêt à l’admettre pleinement. « Plus sérieusement, je doute que vous appréciez ma compagnie au point de vouloir déjeuner en tête à tête » Relance t-il d’abord. « Je ne vais pas me perdre dans le cliché du « parlez moi de votre passé », je veux juste que tu… Oui on va se tutoyer, tant qu’à faire hein, quitte à être là pendant ma pause. Donc oui, je préfère que tu me parles véritablement. Si tu es là c’est pour une bonne raison. Il s’est passé quelque chose, je me trompe ? » Un évènement dans sa vie, une rencontre, peut être, qui le pousse à vouloir se remettre en question. Quelque chose de marquant, sans savoir s’il s’agit d’une personne ou d’un quelque chose de plus « banal » mais Cesare tente, explore une nouvelle piste car après tout, il n’a rien à perdre.


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Declan O'Reilly10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Sail away out of darkness out of pain (Declan) ( le Dim 10 Fév 2019 - 18:39 )
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La porte est franchie. Je peux encore me tirer. J’en saisis même l’occasion quand le docteur Volfoni me parle de rendez vous pas pris. Comme si j’étais le gars à prendre un rendez-vous. Bon cela m’arrive parfois parce que je n’ai pas le choix. Mais là pas question de rentrer dans le moule pour avoir un entretien normal. Si je mets vraiment cartes sur table, et que je la joue de cette façon. C’est que je suis conscient que cela me laisse toujours une porte de sortie. Parler me fous la trouille, surtout quand on s’attaque à mon passé. Alors pas de rendez vous, pas de règle, me permet de gérer mon temps et mon moment. Même si cela déplait au docteur. Mais pas cette fois. Il m’invite à entrer alors qu’il est en train de manger. Je garde mes distances. Je reste désinvolte. Avec cette peur, qu’il voit au fond de mon âme le trouble qui l’habite. Celui jeté depuis des années par un connard obsédé et puis celui qu’elle a implanté, elle, juste en une nuit. De quoi me rendre dingue. Comment garder le cap et rester serein quand tout semble ce jouer de moi. J’essaie de mener le jeu. Sans m’installer au départ. Laissant le bon docteur déguster son sandwich. « Ah bon vous en êtes sur. » Il en faut beaucoup pour me choquer. Peut être que Volfoni pourrait me surprendre. Je prends de ses nouvelles, voulant inverser le jeu. Cherchant à détourner la raison de ma présence ici. Pas sur que cela m’aide pour la suite. Mais j’ai besoin d’un temps d’adaptation. Je ne suis pas du genre à poser mon cul sur une chaise et à taper la bavette. Il me file même l’adresse de là où il a pris son sandwich. « Merci je note. Même si je préfère manger équilibrer. Comme tout le monde je fais des écarts. Mais j’essaie d’avoir une certaine discipline sur ce sujet là. » Alors qu’il y a tellement d’autres ou je fous en l’air toutes les règles du savoir vivre et de la bonne éducation. Qui va s’en plaindre ? Mon connard de beau père ? Ce serait amusant qu’il sorte de son enfer pour venir me faire la leçon.

Je sais que le feu des questions va bientôt tomber. Mon cœur s’affole même, rien que d’y penser. Volfoni reste calme avalant son eau pétillante comme du petit lait. Moi je boirais bien un truc fort. Parce que je me sens me liquéfier rien à l’idée du sujet qu’il pourrait aborder. Alors j’ouvre le feu en premier. Tout en sifflotant comme si c’était normal que le patient questionne le docteur. Cela va le changer de son ordinaire. Je comprends vite qu’il m’a cerné. Vu ses diplômes,  sa réputation et le prix de la consultation, c’est des plus normal. « Faut bien que je m’assure si vous êtes dignes de mes confidences. Je suis peu bavard de ce côté-là. Donc je prends mes précautions. Je ne voudrais pas que mon cas vous plombe le moral en vous rendant compte que je suis un cas désespéré. » Je pose mes fesses sur la chaise en face de lui. Mon regard le fuit. Il part même en direction de la porte. Mais je ne suis là que pour une raison. Elle. Ce qui est complètement con car je ne la reverrais pas. Sauf si je me pointe à Rome dans la boite où je l’ai vu danser. Ce qui est encore plus con comme idée. C’est désagréable de ce sentir piégé. Et c’est encore plus désagréable de ce dire que pour sortir de ce foutu piège, il faut que je passe par la case docteur Volfoni. Si je veux éviter la case prison ou la case dépression. Ou la case solitude. Échoué sur une île déserte. Je croise mes jambes et cette fois je le regarde en face.  « Ah c’est sur que niveau compagnie pour un déjeuner en tête à tête on peut faire mieux. » Mais au jeu de surprendre Volfoni reste le plus fort car j’étais loin à m’attendre à sa réaction.

Je me lève suite à ses dernières phrases me sentant comme acculé contre un mur. Je pense nerveusement ma main dans mes cheveux. « Juste parler c’est tout ? Pas d’embrouille ou de question chelou ? Même si je ne parle pas de moi. » Je le regarde à nouveau. « Et le tutoiement me convient parfaitement. Moi solennel. »  Je me remets sur la chaise essayant de calmer les tremblements de ma jambe. La moiteur de mes mains. « A vrai dire c’est pour un ami ... il a rencontré une femme. Bon il a des difficultés à ce déplacer du coup je lui ai proposé de me renseigner pour lui. » J’essaie d’être le plus convaincant possible. Je suis habitué à raconter des bobards alors le docteur pourrait bien tomber dedans aussi. « Enfin c’était au cours d’une soirée. La belle l’a charmé. Bon il ne pensait qu’au sexe. Tirer un coup et basta. En plus elle dansait dans une boite de striptease ou un truc dans le genre. Elle a joué à l’effarouchée d’abord mais elle a vite changé de style. Une vraie bombe. » J’ai même chaud en repensant à cette danse sulfureuse. «  De quoi incendier et faire bander un eunuque. Tu vois le genre. Bien gauler. Avec tout ce qu’il faut là où il faut. Enfin c’est ce qu’il m’a dit. » J’essaie de rester calme, mais mon palpitant lui s’emballe comme un cheval au galop. Putain même après tous ces mois elle ne rend dingue. « Elle m’a rejoint à l’hôtel. Mais je n’ai pas pu ... » Putain merde. Silence. Gros blanc. « Enfin il n’a pas pu la baiser. » Pourvu que ça passe. Tant bien il n’a pas capté le psy.


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Sujet: Re: Sail away out of darkness out of pain (Declan) ( le )
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