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CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Miles Jacobsen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Miles Jacobsen
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Sujet: welcome back (or not) ▸ celian ( le Mer 30 Jan - 18:00 )
Les yeux rivés sur la brochure du journal, Miles fronce les sourcils et secoue légèrement la tête, sourire déçu aux lèvres. Celian Andrei, son ami d'enfance, est de retour en ville après vingt ans d'absence alors qu'il est parti sans jamais lui donner de nouvelles. Le norvégien pourrait laisser tomber l'affaire et continuer sa vie, mais trop de questions sont demeurées sans réponses au cours de ces vingt dernières années et le policier a envie de comprendre les raisons qui ont poussé Celian à garder le silence malgré ses appels et ses messages répétés. L'adolescent qu'il était alors en est venu à abandonner après de nombreux mois d'attente où il se plaisait à lui donner des excuses : il n'était peut-être pas encore tout à fait installé, sa mère l'avait sûrement puni ou bien il n'avait pas eu la chance de lui répondre parce qu'il était trop occupé au sein de sa nouvelle école ... Tant d'excuses pour un garçon qu'il croyait vraiment être son ami. Miles en avait toujours eu beaucoup, des amis, mais avec Celian, c'était différent et il avait vécu son silence comme une trahison.

Il aurait aimé pouvoir revoir son nom dans le journal sans sourciller, mais il se décide plutôt à enfiler un manteau et à quitter la maison sous les regards intrigués de ses deux chiens. Si Miles est en congé un mercredi matin, Celian, lui, est probablement déjà au travail et le policier n'est vraiment pas du genre à l'appeler d'avance pour lui donner la possibilité de fuir.

Le VUS stationné dans la cour de l'institut de recherche, Miles récupère son téléphone et se rend jusqu'à la réception, là où il demande à voir Celian.

« Vous avez rendez-vous ? »
« Non. »
« Il est très occupé, vous comprenez. Je ne peux pas ... »
« C'est une surprise. Il sera vraiment heureux de me voir. »

Étonnamment, le norvégien n'a même pas besoin de sortir la carte du flic afin de se rendre jusqu'au bureau de Celian puisque la jeune femme le laisse aller sans rouspéter davantage. Pour une surprise, c'en est une ! Par contre, Miles n'est pas certain que son ancien ami sera réellement heureux de le retrouver.

Il frappe quelques coups à la porte avant de la pousser et d'appuyer son épaule contre l'encadrement.

« Je ne sais pas si tu te souviens de moi. Miles Jacobsen. » lance-t-il simplement avec un demi-sourire avant de poursuivre. « Je vois que tu reprends tes aises, même après vingt ans, c'est bien. » 
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Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: welcome back (or not) ▸ celian ( le Mar 19 Fév - 17:59 )

   
Rien de plus fragile que des amis d'enfance : il suffit de les perdre de vue pour que, l'instant d'après, on doute de leurs existences Miles & Celian
   

   
Welcome back, or not

   
Celian était arrivé de bonne heure ce matin au bureau. Une nouvelle habitude qui était venu remplacer l’ancienne. Cette fâcheuse tendance qu’il avait de rester au travail jusque tard dans la soirée. Dans la nuit. Jusqu’à s’endormir sur son bureau de verre. Depuis que la Brunette du nom d’Adelina était revenue dans sa vie et dans son coeur, elle lui avait fait changer ses habitudes. Notamment lorsqu’un soir, il l’avait fait tant patienter pour terminer un dossier que la jeune femme s’était endormie sur le fauteuil de son bureau. Furieuse, elle l’avait réprimandé devant un directeur plus qu’étonné de son comportement, jusqu’à ce qu’elle lui explique de manière claire son point de vue. Depuis, elle s’était assurée qu’il rentre tous les soirs et peut-être était-ce mieux ainsi. Sa nouvelle stratégie afin de compenser ces journées de travail qui devaient être plus longues que les autres au vu de la charge qui s'amassait sur son bureau, était de partir encore plus tôt le matin. Avec cette nouvelle routine, le Britannique avait appris à connaître les différents agents d’entretien exerçants dans le laboratoire. D’abord surpris par les salutations du Brunet, l’équipe s’habitua rapidement à sa présence et ce dernier commençait à mémoriser les plannings de chacun et chacune, sachant pertinemment qui il saluerait. Ce matin, il les salua avant de déverrouiller son bureau et de s’atteler à la tâche. D’ailleurs, quelques minutes plus tard, l’un des agents se permit de venir frapper à son bureau. Surpris, le Brunet le laissa entrer non sans un haussement de sourcils manifestant son état d’esprit. Un journal fut déposé sur son bureau expliquant à lui seul son intervention. Vous êtes en première page Celian… Des mois après que vous ayez repris le laboratoire : ils sont vraiment long à la détente ces journalistes ! Sa remarque lui arracha un sourire alors qu’il le remerciait. Etre en première page était peut-être exagéré mais un encart lui était réservé dans l’édition du jour : il aurait préféré que cet événement, que son arrivée ne soit jamais couverte par la presse. Il n’avait jamais voulu d’une quelconque célébrité, même éphémère. Il était bien loin de toutes ces préoccupations, de toutes ces prises de tête. Dans un soupir, il repoussa le morceau de papier vers un coin de son bureau afin que ce dernier le dérange le moins possible.

    Absorbé par le rapport qu’il était en train d’examiner et notamment les résultats qui en étaient ressortis, il ne fit pas attention à ce qu’il se passait autour de lui. Il ne fit pas attention aux quelques coups qui frappèrent contre sa porte. L’instant d’après, une voix s’éleva dans la pièce, une voix qu’il n’avait pas entendu depuis longtemps. Depuis son adolescence. Je ne sais pas si tu te souviens de moi. Miles Jacobsen. Je vois que tu reprends tes aises, même après vingt ans, c'est bien. Le tirant de sa torpeur, le Brunet releva la tête et se retrouva nez-à-nez avec ce mystérieux visiteur dont l’identité le frappa en plein visage en l’apercevant : la surprise se lisait sur son visage. Pourtant, il lui avait dit son nom, mais voir son visage, le voir en chair et en os face à lui était bien plus parlant que n’importe quel discours. Miles Jacobsen. Un ami d’enfance à lui. Un camarade de baston même : c’était de cette manière que les deux camarades s’étaient donnés un coup de main. Du moins, c’était Miles qui avait pris son parti et sa défense face aux moqueries que l’attitude du Britannique pouvait susciter. Des moqueries dont il n’avait déjà que faire à l’époque. Miles, bonjour. Un léger sourire naquit sur ses lèvres : assez pour être notifié. Lâchant sa paperasse, il se leva de son bureau alors que son interlocuteur était appuyé contre l’encadrement de la porte. Bien sûr que je me souviens de toi, pourquoi aurais-je oublié ? Pourquoi t’aurais-je oublié ? Je ne m’attendais juste pas à te revoir aujourd’hui, je ne savais pas que tu étais resté en ville. Si j’avais su, je serais venu te saluer plus tôt... Cela faisait des années que Celian n’avait pas donné de ses nouvelles. A personne. Il n’était pas si doué que cela pour préserver ses relations. Le jeune qu’il a été, était persuadé que pour gérer ses émotions et notamment celles qu’Adelina avaient déclenchées en lui, il lui fallait couper les ponts avec tous. Comment as-tu su que je travaillais ici ? Je suis ravi de te revoir. Des mots qui ne sortaient pas de sa bouche mais qu’il pensait réellement. Pourtant le Brunet connaissait son ancien ami et il savait qu’il devrait s’expliquer, qu’il méritait des explications. Mais serait-il capable d’être franc sur ce sujet ?
   
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Je ne savais pas qu'ensemble bientôt, on créerait un nous. Ton coeur est tout ce que j'ai et dans tes yeux, tu tiens le mien. Suivons notre chemin, je vois mon futur dans tes yeux.
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Sujet: Re: welcome back (or not) ▸ celian ( le Jeu 28 Fév - 19:29 )
Le policier sourit faussement lorsque Celian lui confirme qu'il se rappelle bel et bien de lui. Ainsi donc, il ne l'a pas oublié et ce n'est pas la raison pour laquelle il a décidé de garder le silence sur son retour, c'est déjà bon à savoir. Le croire sur parole s'avère difficile, néanmoins, puisque le comportement passé du directeur s'éloigne sensiblement des mots qu'il lui balance et que Miles pourrait accepter sans hésiter, pour pardonner. Trop de questions sans réponses s'imposent dans sa tête pour qu'il abandonne aussi aisément sa rancune. Pas parce qu'il l'a attendu tout ce temps-là, mais bien parce qu'il croyait vraiment que leur amitié valait un peu plus qu'un départ précipité, quelques mots et un silence radio.

Il fait quelques pas dans la pièce, faussement nonchalant, indifférent. « On ne peut pas dire que tu aies vraiment cherché. Ma mère n'a même pas déménagé. » lance-t-il simplement en fronçant les sourcils, tentant de lui rappeler qu'il voit clair dans ses mensonges, qu'il ne travaille pas à la brigade criminelle pour rien. Des mensonges, Miles, il en entend tous les jours et il a maintenant plusieurs années de pratique et d'expérience pour déceler la vérité chez ceux qui tentent de lui balancer des conneries. Miles, il n'a pas bougé depuis ses quatre ans et Celian devait donc espérer, bien malgré lui, que son ancien ami avait vraiment quitté la ville afin de ne pas avoir à donner d'explications.

Meilleure chance la prochaine fois.

« Ça. » Il pointe du doigt le journal qui trône en maître sur le coin du bureau du directeur de l'établissement, jauge rapidement du coin de l'oeil l'espace au sein duquel il se trouve présentement. « T'es revenu depuis longtemps ? » demande le policier en reportant finalement son attention sur son interlocuteur, prenant place sans le demander dans la chaise qui fait face à son bureau. « J'espère que je te dérange pas. Je pense qu'on a des choses à se raconter. » On ? Miles attend davantage d'explications de la part de Celian et il n'a probablement pas grand chose à lui dire lui-même, mais la politesse est une vertu qui s'apprend et il ne veut pas nécessairement le mettre mal à l'aise non plus. Le directeur a sûrement ses raisons, qu'elles soient satisfaisantes ou non aux yeux de Miles n'y changera rien.


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Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: welcome back (or not) ▸ celian ( le Ven 15 Mar - 22:15 )

     
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Un véritable retour en arrière : entre ses retrouvailles avec Vasco et maintenant avec Miles, le Brunet avait l’impression de revivre une partie de son adolescence. Une adolescence qui avait été rendue plus agréable grâce en partie à eux et aux souvenirs partagés. Aujourd’hui, c’était face au deuxième nommé qu’il se retrouvait et dans une posture des plus délicates. Une situation qui mettait en lumière le fait qu’il soit un ami des plus médiocres : il ne l’avait même pas prévu de son retour qui datait de plusieurs mois maintenant. Voire presque d’une année. Une année : ce n’est qu’en y réfléchissant aujourd’hui qu’il prenait conscience de son retour, du temps qui avait passé et de tous les événements qui lui étaient arrivés. Par la suite, Miles finit par entrer dans son bureau, un léger sourire sur les lèvres face à la remarque de son interlocuteur. On ne peut pas dire que tu aies vraiment cherché. Ma mère n'a même pas déménagé. Son ami visait juste, il n’avait pas mené une enquête plus poussée que cela et la question s’imposait presque d’elle-même dans la suite de cette réflexion. Oh. Pourquoi ne l’avait-il pas fait ? Pourquoi n’avait-il pas essayé de reprendre contact avec ses anciens amis d’enfance ? Ses retrouvailles avec Vasco avaient été mouvementé, celles avec Adelina s’étaient imposées à lui, mais qu’en était-il des autres ? De Diego et de son ancien meilleur ami par exemple ? Au fond de lui, il avait en partie la réponse à cette question. A celle qu’il s’était déjà posé depuis longtemps. Dans un sens, le Brunet avait une certaine appréhension, une certaine peur de leurs regards. De leurs jugements. Sur le coup, l’adolescent de 17 ans qu’il avait été, ne comprenait pas le mal qu’il pouvait faire aux autres. A ceux avec qui ils s’étaient liés. Il savait besoin de temps et de recul sur les sentiments et les émotions qu’il avait éprouvé à l’égard d’Adelina, et il était persuadé que ce recul nécessitait de couper tous les ponts. Se couper pour mieux réfléchir. Et cette réflexion avait duré une vingtaine d’années. Miles avait tout le loisir de lui en vouloir pour cela.

     Pourtant, au lieu d’essayer de s’expliquer ; au lieu d’essayer de trouver des mots et de tourner autour du pot, le Brunet lui demanda comment il avait eu vent de son retour. Ça. Indiqua-t-il en pointant le journal posé sur le rebord de son bureau. T'es revenu depuis longtemps ? Bien sûr, le journal. Quelle idée de couvrir l’événement de son arrivée des mois plus tard. Depuis quelques mois. Depuis la fin de l’année 2017 pour être exact. Quelques mois… Même cette affirmation-là était fausse et il s’en rendait à peine compte : cela faisait maintenant une année entière qu’il était revenu. Il ne voulait pas mentir Celian, il était franc au contraire, mais il avait totalement perdu cette notion du temps depuis son retour. Avant toutes les journées semblaient être les mêmes. Toutes semblaient s’étirer en longueur. Ici, elles passaient à une vitesse incroyable. J'espère que je te dérange pas. Je pense qu'on a des choses à se raconter. Insista-t-il en s’asseyant sur la chaise en face de son bureau. Miles avait décidé qu’aujourd’hui serait le jour de leurs explications et le Britannique n’avait pas son mot à dire. Disons que je n’avais pas prévu ta visite, je te l’accorde. Mais ça devrait pouvoir s’arranger. Avant de fermer la porte de son bureau pour un peu plus de tranquillité, le Brunet fit signe dans le couloir à son assistante de ne pas le déranger. Tu devrais savoir que ce genre de choses n’est pas ma tasse de thé… Se raconter des choses. Tout comme faire la conversation. Des concepts qu’il ne maîtrisait guère. Il s’installa face à lui dans un silence qui était clairement inconfortable pour lui, alors que le silence avait longtemps été son seul compagnon. Je ne vais pas te mentir Miles, je ne sais pas comment faire ça. Son franc parlé reprenait le dessus même s’il pouvait toujours paraître aussi incompréhensible. Pourtant son ami d’enfance ne savait lui aussi comment se comporter avec les autres : peut-être arriverait-il à lire entre ses lignes. Je comprends que tu ais une certaine rancœur envers moi… Enfin non, je ne peux que l’imaginer… Car c’est ce que je ferais. Je serais exécrable. Alors vas-y, je t’en prie. Autant crever cet abcès de suite. Autant que cela puisse sortir. Certes, cela allait très certainement les obliger à élever la voix l’un contre l’autre, les obliger à sortir quelque chose resté en suspens depuis une vingtaine d’années. Un ressentiment pour l’un. Un regret pour l’autre.

     
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Sujet: Re: welcome back (or not) ▸ celian ( le Mer 12 Juin - 19:52 )
Quelques mois ? Les sourcils du policier se froncent alors que les mots quittent les lèvres du policier sans qu'il ait vraiment la chance ou l'envie de les retenir. « Quelques mois, c'est trois ou quatre. Ça fait un an, putain, Celian. Un an ! » Il soupire lorsque Celian referme la porte du bureau, le suit des yeux quand il revient s'installer face à lui. Trop de non dits se sont installés entre eux dans les dernières années. Miles avait finit par abandonner, bien sûr, puisqu'il ne voyait pas l'intérêt de s'accrocher à un ami qui refusait de lui parler et qui renvoyait obligatoirement ses appels dans la boîte vocale en laissant également les messages écrits sans réponse. Ils auraient pu garder contact, pourtant, mais le blond en avait eu marre d'être le seul à essayer, le seul à faire des efforts dans le vide.

Les paroles du scientifique le heurtent et les sourcils du norvégien se froncent à nouveau alors qu'il secoue brièvement la tête, un peu découragé par les capacités médiocres de son ancien ami à se montrer socialement correct. Il avait oublié, d'ailleurs, à quel point tisser des liens avec les autres pouvait être compliqué pour Celian, il avait oublié qu'il n'était pas forcément comme tout le monde et que ce n'était pas nécessairement facile pour lui d'expliquer comment il se sentait. Miles sait qu'il n'a pas le droit de l'envoyer chier alors qu'il avait probablement de bonnes raisons de partir et que plus les semaines et les mois avançaient, plus ça devenait compliqué pour Celian de reprendre contact avec lui, même s'il l'avait voulu. Après tout, comment expliquer qu'on a laissé passer trois mois, un an, cinq ans, sans jamais donner de nouvelles ?

Alors, il se contente de froncer légèrement les sourcils et de pousser un soupir un peu las.

« Je n'ai pas envie d'être exécrable. » grogne-t-il d'abord alors qu'il relève ses prunelles azurées dans celles de son ancien ami. « J'aimerais comprendre, toutefois. Comprendre comment t'as pu partir comme ça en laissant tout derrière toi et qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête pour que tu te dises que ça valait la peine de foutre en l'air notre amitié. T'aurais pu m'expliquer et j'aurais probablement compris. » Miles pose ses coudes sur ses genoux, les yeux rivés sur son interlocuteur alors qu'il attend la suite. Qu'il attend des excuses, quelques mots, quelque chose. Celian n'est pas très talentueux avec les gens de manière générale, mais cette fois, Miles ne lui laisse pas le choix. Il devra bien finir par lui expliquer.

Le téléphone du directeur se met à sonner et le policier appuie finalement son dos contre la chaise derrière lui, silencieux alors qu'il le laisse répondre malgré tout. Miles s'est imposé en ce début de matinée, mais il est persuadé que Celian n'aurait jamais voulu le voir s'il avait pris rendez-vous d'abord, qu'il se serait trouvé des excuses.


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Sujet: Re: welcome back (or not) ▸ celian ( le Dim 23 Juin - 14:58 )

     
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Welcome back (or not)

     
Celian s’était totalement trompé : il avait merdé du début à la fin en ce qui concernait son départ. Notamment au sujet de son silence radio. Jamais il n’aurait dû couper les ponts avec ses quelques amis qu’il avait. Effectivement, ils étaient peu à pouvoir affirmer être ou avoir été ami avec le Britannique : or Miles avait fait partie de ce cercle si fermé. Et c’était de sa propre faute s’il l’avait fait sortir de ce cercle, pour des broutilles. Pour des histoires de peur de ses propres sentiments envers Adelina, Celian s’était fermé à tout et à toutes personnes ayant eu un lien avec lui lors de sa jeunesse en Italie, pensant que cela les ferait partir. Disparaître alors qu’ils n’attendaient qu’une chose : être assumés. Miles avait été un dommage collatéral de sa bêtise, de sa tête de mule : il ne pouvait qu’en assumer les conséquences maintenant. De tristes et regrettables conséquences. Il savait que cela était de son fait et de son erreur, ce que son ancien ami ne manqua pas de lui faire remarquer : Quelques mois, c'est trois ou quatre. Ça fait un an, putain, Celian. Un an ! Il se faisait presque gronder tel un enfant, mais le Brunet ne savait que trop bien pourquoi il n’avait pas osé reprendre contact avec lui. Il ne savait comment faire, ni comment s’excuser ou s’exprimer. Les relations avec autrui n’étaient pas son fort et totalement désarmé par la situation, il avait préféré ne rien faire plutôt que d’agir : ce qui n’était très certainement pas la meilleure solution non plus. Mais plus le temps passait, moins il se sentait en mesure et légitime de regagner cette amitié perdue. Le Norvégien et sa spontanéité avaient fait le premier pas pour lui, même si cela le mettait dos au mur. S’installant derrière son bureau, Celian pourrait comprendre si son ancien ami était exaspéré par son attitude. Il pourrait comprendre s’il devenait exécrable envers lui. Pourtant, ce n’était pas totalement le cas, mais sa lassitude transparaissait au travers de ses soupirs. Je n'ai pas envie d'être exécrable. J'aimerais comprendre, toutefois. Comprendre comment t'as pu partir comme ça en laissant tout derrière toi et qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête pour que tu te dises que ça valait la peine de foutre en l'air notre amitié. T'aurais pu m'expliquer et j'aurais probablement compris. Le Britannique sait que ce moment représente celui qu’il avait toujours fuit. Ce moment fatidique. Cela n’en valait pas la peine… Fut la seule phrase à peine audible qu’il put prononcer.

     Interrompu par son téléphone, ce fut au tour de Celian de soupirer avant d’interroger le Norvégien du regard qui se laissa tomber contre son dossier. Décrochant son combiné, il comprit à l’intonation de la voix de son interlocuteur responsable d’une équipe de recherche, qu’un événement inhabituel requérait sa présence. Des résultats et une découverte particulière qui intriguaient. Le directeur ne pouvait se défiler, pourtant à cet instant précis, il aurait pu le faire. Il avait quelque chose de bien plus important à régler. Pour une fois, il serait capable de faire passer sa vie personnelle avant celle professionnelle. Très bien, j’arrive dans quelques minutes. Mais il avait dû se résigner. Se pinçant l’arête du nez, le Brunet cherchait maintenant ses mots pour gérer la suite de la situation : Je suis… Désolé Miles, mais j’ai une urgence à gérer. Maintenant. Et il sentait qu’il s’éloignait de plus en plus. Malheureusement, n’ayant pas pu prévoir ta visite, je ne peux pas me dégager de mon obligation. Sinon je l’aurais fait. En effet, le Brunet commençait doucement à apprendre à faire passer sa vie professionnelle au second plan. Ou du moins, à ne pas vivre que pour elle. Je sais que j’ai merdé et je sais que c’est moi qui te repousse aujourd’hui encore une fois. Mais… Il fit glisser l’une de ses cartes de visite vers Miles : heureusement ces dernières avaient la particularité d’y afficher son numéro de portable personnel. Enfin, tu sais que je suis très mauvais pour ce genre de choses… Je ne peux pas te promettre que tu puisses comprendre ma raison, ni mes choix, mais… Mais je veux bien essayer de t’expliquer. C’est à toi de voir. Après tout, ce n’était pas à Celian de décider pour lui. Il lui laissait le moyen de le contacter, à lui de s’en saisir ou non. Même si une infime partie au fond de Celian l’espérait. Sur ce dernier geste, il quitta son bureau pour aller régler cette urgence, laissant le Norvégien, face à son choix, prendre congé également…

     
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Sujet: Re: welcome back (or not) ▸ celian ( le )
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