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- (terminé) Spider in the roses. // Megara -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Stella SpinelliToujours frais après un litre de café
Stella Spinelli
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Sujet: (terminé) Spider in the roses. // Megara ( le Jeu 31 Jan 2019 - 15:49 )
Il avait fallu que ça tombe sur elle. Elle était la dernière arrivée dans l’équipe alors on lui donnait toutes les tâches ingrates : comme la faire crapahuter dans toute la ville quand il fallait rendre des vêtements ou accessoires. Elle était responsable aussi du café et de toutes les commissions entre les étages de l’immense bâtiment. Stella ne chômait pas : mais cela ne lui faisait pas peur. L’endurance, elle l’avait et sa condition physique était plus qu’admirable. C’est que dès qu’elle terminait le travail elle allait courir pour ensuite se glisser ni vue, ni connue dans la salle de sport que le vieil homme lui laisse à la nuit tombée. Stella ne voulait pas perdre son don pour l’acrobatie, pour le monde du cirque alors elle continuait de s’entraîner. Hors de questions qu’elle oublie ses racines. Pourtant, elle devrait : son rêve est impossible. Pour ne pas perdre courage, elle se répétait que c’est parce qu’il était impossible qu’il faisait partie de la catégorie des meilleurs rêves. Pourtant, ce soir elle ne pourrait pas suivre cette routine quotidienne. La publication du mois prochain avait pris du retard ce qui voulait dire des heures supplémentaires. Il était huit heures et ils étaient tous en effervescence. A peine revenue du Starbuck que son mentor lui colla entre les mains une enveloppe craft épaisse. Jonglant avec le document et sa tasse : elle n’écouta que d’une oreille son supérieur.

« Tiens, amène ça à Signora De Massiri. » Stella manque de s’étouffer avec son latte : « Pardon ? » Un long soupire traversa les lèvres d’Andrea, témoin parfait de son impatience : « Tu emmènes ces documents à Megara, elle les regarde, les signe puis tu reviens immédiatement. C’est la nomenclature pour la prochaine édition. Ne la perds pas ok ? » Stella ne voulait pas en croire ses oreilles : « Mais… - Il n’y a pas de mais. Dépêche-toi. »

Stella avala difficilement sa salive. Elle n’avait même pas de voiture et il pleuvait à torrent dehors. Elle souffla longuement et grommela pour elle-même :

« Comme si ça ne pouvait attendre demain ! »

Et puis elle se mit à caricaruer Andrea en l'imitant. Elle ne posait plus ce genre de questions à dire vrai, parce qu’on lui répondait qu’elle ne pouvait pas comprendre. Ce n’est pas comme si Stella ne faisait pas des efforts pour s’intégrer. Elle essayait, tellement qu’elle avait acheté les magasines Vogue pour tenter de comprendre le jargon de ses collègues. Il faut dire qu’elle en avait assez de recevoir des regards froids et hautains de la part de la rédactrice en chef à chaque fois qu’elle semblait perdue ou qu’elle suggérait une idée à côté de la plaque. Cette même femme qu’elle devait déranger chez elle. Elle demanda l’adresse à la secrétaire en bas de l’immeuble puis regarda sur son téléphone quel bus prendre.

« Allez Stella haut les cœurs ! Une pluie n'a jamais tué personne... Sauf en Inde mais on est pas en Inde. » Murmura-t-elle pour elle-même.

Elle rangea soigneusement les dossiers dans son sac Eastpack et ouvrit son parapluie avant de courir vers l’arrêt de bus. Une rafale de vent s’en mêla et son parapluie jaune fut bon à mettre à la poubelle malgré les efforts de Stella pour le réparer. Elle eut à peine le temps de monter dans le bus à cause de cette histoire. Assise devant, elle ouvrit son sac et tenta de faire une protection autour de l’enveloppe pour être certain que les documents ne prennent pas l’humidité.
La pluie continuait de tomber à torrents, elle pouvait entendre les rafales sur les vitres. Stella aurait dû au moins prendre le temps de finir son latte : elle piquait du nez sans le vouloir. Son regard fut rapidement attiré par la beauté des villas qui entouraient la route du bus. Pour sûr qu’elles étaient jolies : jamais elle n’aurait les moyens de vivre dans ces palaces. Pourtant, cela ne l’empêcha pas de poser sa tête contre la glace pour imaginer une vie où elle aurait une de ces villas, ou le cirque serait installé pour toujours à Naples sur un terrain juste en dehors de la ville. L’assistante sortie de ses pensées en entendant le nom de l’arrêt. Elle prit une longue inspiration pour se redonner du courage et se leva en s’emmitouflant bien pour survivre à la pluie.
Après une course de dix minutes à travers le quartier huppé de son patron, elle trouva la villa et sprinta les derniers mètres pour se réfugier sous le porche. Reprenant son souffle, elle tambourina à la porte avant d’essorer ses longs cheveux roux. Quand la porte s’ouvrit, elle se retrouva nez à nez avec Megara :

« Euh… Excusez-moi de vous déranger... » Elle se racla la gorge : « Andrea m’envoie pour que vous signiez la no… la nome… nomen… » Stella révulsa sa tête et éternua sans avoir le temps de mettre sa main devant sa bouche. Elle ouvrit grands ses yeux en réalisant qu'elle avait éternué sur Megara. « Oh non… Je suis tellement désolée… » Elle enleva une bretelle de son sac et sortit un paquet de mouchoirs complètement trempée. Elle le tendit à son patron : « Désolée, vraiment. » Et soudainement, le cœur de Stella s’arrêta : et si elle décidait de la renvoyer ? Non. Non elle avait besoin de ce travail pour pouvoir repayer la dette de son père. Elle s'empressa de sortir l'enveloppe qui était sèche elle au-moins et baissa la tête pour cacher sa gêne.


“Il est de ceux

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Dernière édition par Stella Spinelli le Dim 2 Juin 2019 - 6:02, édité 1 fois
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Sujet: Re: (terminé) Spider in the roses. // Megara ( le Ven 1 Fév 2019 - 7:54 )
Spider in a roses

...

Megara déballait encore ses nombreux cartons, seule. Cela faisait maintenant neuf mois qu’Angelina Bianconi avait totalement disparu de la circulation. Il n’en restait plus rien, alors qu’elle venait d’apprendre que son chauffeur n’était que son grand frère. Difficile à deviner, elle avait été marié à son mari, mort il y a maintenant 8 mois alors évidemment, leur nom était complètement différent. Elle avait apprit leur lien familiaux lorsque son histoire était passée aux informations. Grande épopée pour la De Massiri qui n’avait pas l’habitude d’être interrogée sur ses relations avec Nato, son chauffeur. Il n’y avait rien de plus que des liens professionnels, ils n’avaient pas eu le temps d’apprendre à mieux se connaître et elle s’était rendue compte qu’il était beaucoup mieux ainsi. Toujours est-il qu’elle avait besoin de changement. Les travaux qu’elle avait mis en place dans son appartement pour effacer toute trace d’Isia avait été vain lorsqu’Angelina avait disparu. La seule solution qui lui était venue était de déménager. Une villa s’était justement libérée, proche de celle de sa meilleure amie, Anabella. Cela tombait bien d’autant plus que cette dernière avait été très contente de venir l’aider à emballer ses affaires.

La De Massiri se retrouvait comme dans son pire cauchemar, seule. S’il y avait quelque chose qu’elle avait fuit de nombreuses années, c’était bien la solitude. Toutefois, elle avait compris sa douleur. Isia avait disparu de la circulation, Megara n’allait pas l’en blâmer, elle l’avait tant fait souffrir à repousser leur fiançailles puis leur mariage pour ensuite, se faire surprendre entrain de la tromper dans leur propre appartement. La brune ne l’en remercierais jamais d’avoir évité de créer un scandale médiatique qui aurait pu ternir sa réputation et probablement sa place au sein de son entreprise. Il fallait juste sortir la tête hord de l’eau et la seule manière qu’elle avait trouvé, était de reprendre le travail qu’elle avait, selon elle, négligé durant l’enquête policière du meurtre du mari d’Angelina. L’absence de photo, de preuve ou encore d’officialisation de leur couple l’avait surement sauvé, et apparaissait comme ayant été leur supérieur pour une durée indéterminée. Minable, elle se sentait minable mais la fin justifie les moyens et si elle ignorait où était la Bianconi, pourquoi se plonger dans la merde ? Les seules personnes qui pouvaient être au courant de leur relation était : Luciano et Anabella. Heureusement, elle jurait une confiance aveugle entre ces deux personnes.

Elle sortit de ses songes lorsqu’elle entendit sonner à la porte. Un verre de rouge à la main, elle traversa vestibule, et ouvrit la porte en ayant vérifiée qui se trouvait derrière la porte. La caméra lui faisait dresser les sourcils très haut sur son front. Cette femme était trempée jusqu’aux os alors Megara ouvrit la grosse porte. Sans un mot, elle l’interrogea du regard. Sûrement qu’elle comprit qu’il était temps de donner la raison de sa présence chez elle : « Euh… Excusez-moi de vous déranger… » Le sourcil de la Rédactrice se dressa, perplexe et en entendant la jeune femme bégayer, elle prit une gorgée de son vin : « Andrea m’envoie pour que vous signiez la no… la nome… nomen…. » Une pluie de postillon s’était collée au visage et à la main qui tenait le verre de Megara. Elle avait eu juste le temps de fermer les yeux : « Oh non…. Je suis vraiment désolée… » La trentenaire avait coupé sa respiration tandis qu’elle constatait ne pas avoir rêvé, elle venait de se faire éternuer dessus, avec tous les “à côtés” qui allaient avec : « Sérieusement ? » fut le premier mot qu’elle lâcha dans le silence gêné. Un air de dégoût prit la place à la surprise. En ouvrant les yeux, elle vu le bordereaux de Vogue et par la suite, derrière le visage tout mouillé, elle reconnu la stagiaire de le dites Andrea.

Elle prit une profonde respiration, si elle devait tomber malade, elle savait à qui s’en plaindre et Andrea allait vite en avoir des nouvelles : « Entrée, avant qu’on attrape la mort à deux, je vais aller me désinfecter le visage… » Elle laissa la porte ouverte en tournant les talons, traversant à nouveau le vestibule jusqu’à le grand salon où elle attrapa un mouchoir à papier pour s’essuyer le visage : « Posez l’enveloppe sur la table, j’arrive dans une minute. » Megara s’éclipsa du salon en direction de la salle de bain. C’était l’une des seules pièces qui étaient rangées et organisées comme elle le désirait. Le reste, elle n’avait pas encore pris le temps et des cartons étaient un peu éparpillé dans chaque pièces : « Ô joie ! » souffla t-elle devant son miroir. Alors non seulement, elle se serrait la ceinture depuis la disparition d’Angelina mais en plus, le seul contact qu’une femme avait sur elle, c’était ses postillons. Après s’être lavée le visage sans brouillé son maquillage et se laver les mains, elle quitta la pièce pour rejoindre la stagiaire d’Andrea : « Bon, on va faire ça vite ! » Elle se passa une main dans ses cheveux fraîchement coupé au carré. Le volume de ce carré avait redonné ces petites ondulations qu’elle avait eu petite.

Elle attrapa l’enveloppe et se rappela de quoi il s’agissait. Il n’était jamais question de signer un document sans le lire alors elle s’installa à la table, avec ses grosses lunettes carrés à la monture carré et sans un regard : « Il y a une salle de bain, au bout du couloir à droite, il y a tout ce qu’il faut pour vous sécher. » Et commença à lire tantôt en diagonal, tantôt attentivement pour les paragraphes qui l’intéressait. Elle râturait pour certaines choses, revoyait l’ordre en jurant. Le magazine avait prit beaucoup de retard et cela la rendait folle qu’il faille encore faire de nouvelles corrections : « C’est pas vrai… » siffla t-elle entre ses dents. Lorsque la jeune femme était revenue, elle venait de terminer, et avait remis les documents dans l’enveloppe, avec une note personnelle : « Il y a aura des modifications mais j’ai tout noté pour qu’Andrea sache quoi faire. Vous désirez un café ou un thé avant de partir ? » Un monstre, oui mais elle reconnaissait le travail qu’elle avait fait, jadis, avant d’avoir ce poste. Elle aussi avait couru dans toute la ville pour une simple signature et un stagiaire malade n’aidait en rien à la vie de l’entreprise.
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Sujet: Re: (terminé) Spider in the roses. // Megara ( le Sam 2 Fév 2019 - 13:34 )
Pour une personne athée, cela était un comble de se demander ce qu’elle avait fait au bon Dieu pour recevoir un pareil châtiment. S’il y avait une entité supérieure, telle qu’elle soit, Stella était persuadée qu’il ou elle devait vraiment se fendre la poire à voir souffrir ses créations. Non seulement elle semblait avoir perdu tout ce qui lui tenait à cœur, mais en plus elle devait se couvrir de ridicule devant son patron. Décidément, la bonne fortune n’était pas de son côté. Peut-être qu’elle devrait rentrer dans un couvent et se couper du monde des hommes et de tous les méfaits qui vont avec. Très sincèrement, et plus sérieuse, elle estimait ne pas mériter un tel acharnement sur sa personne. Perdant toute sa contenance au fur et à mesure que les minutes s’écoulaient : il ne restait plus qu’à Stella de tirer sa révérence en tendant l’enveloppe contenant la précieuse nomenclature. Mission accomplie, dirait certains. Elle voyait plutôt ça maintenant comme le début d’un cauchemar. Cette impression fut confirmée lorsqu’enfin son patron brisa le silence de sa voix sec et tranchante. C’est avec le sensation d’être bonne pour la potence qu’elle passa la porte de la villa : sans savoir ce qui l’attendait réellement. Elle rentra dans un monde de luxe, de lumière qui lui était inconnue. Son regard se posait sur tous les petits détails : comme si son cerveau avait soudainement l’envie de jouer aux jeux des sept différences. C’est que le contraste entre ce qu’elle a toujours connu et ce qui éblouissait ses yeux était… Définitivement quelque chose qu’elle ne pouvait pas manquer. C’est une fois la porte fermée, qu’elle sembla émerger de ce coma émotionnel dû à l’humiliation qu’elle venait de vivre. Se désinfecter. Parlait-elle de microbes ou bien parce qu’elle venait clairement d’une condition inférieure ? Il ne fallait pas être Einstein pour remarquer que ses vêtements ne venaient pas de grands créateurs. Laissant Megara partir, elle se retrouva comme une idiote au milieu de ce grand vestibule sans savoir réellement quoi faire. Certes, elle avait été invitée à rentrer : mais elle ne se sentait définitivement pas à son aise dans cette grande maison. Prenant son courage à deux mains, elle enleva ses converses et fit quelques pas en avant de réaliser qu’elle avait un trou dans sa chaussette droite. Levant son regard au ciel, elle jura en Russe avant de plier sa jambe pour tenter de cacher l’accroc. Une fois à peu près satisfaite, elle continua d’avancer prudemment : ne faisant pas de bruit. Posant l’envelopper sur la table basse : elle se retrouva à nouveau comme une idiote au milieu de la pièce : ses vêtements dégoulinants.

Stella sursauta quand Megara retourna à ses côtés, elle avala sa salive et la remercia d’un hochement de tête : « Merci… » De ne pas l’avoir renvoyé. Elle se retenait de finir sa phrase.

La jeune assistante ne se fit pas prier pour prendre la poudre d’escampette et pour aller se sécher. La salle de bains était presque plus grande que son studio. En fermant la porte, elle réalisa que certains n’avaient définitivement pas les mêmes valeurs. Pourtant, elle ne jugeait pas car elle ne savait pas la vie de son patron. Ce n’étaient pas ses affaires après tout. Elle posa son sac et enleva son manteau. En réalisant que son chemisier blanc laissait entrevoir son soutien-gorge, elle se fit la promesse de s’acheter un nouveau manteau à sa prochaine paye. Un rapide coup d’œil dans le miroir la fit grimacer : ses cheveux roux étaient détrempés et elle ne ressemblait vraiment à rien. Elle attrapa une serviette et frotta vigoureusement sa tignasse pour tenter de la sécher. Une fois fait, elle se redressa et constata à nouveau que son apparence ne faisait qu’empirer et qu’en plus de violents frissons s’emparaient d’elle. Avec l’idée qu’il était hors de questions qu’elle tombe malade, elle se sécha tant bien que mal avant de sortir une fois avoir enfilé son sweat pour cacher la transparence de son haut.
Megara semblait avoir fini, elle informa d’ailleurs Stella qui reprit les documents avant de les ranger soigneusement dans son sac : faisant à nouveau en sorte qu’il ne puisse pas prendre l’humidité. Sa surprise fut grande quand elle entendit la proposition de son patron. Relevant sa tête, perplexe, elle ouvrit la bouche avant de la refermer immédiatement. Pouvait-elle réellement accepter de prendre une tasse de thé alors qu’Andrea attendait son retour :

« J’aimerais beaucoup prendre une tasse de café, mais… Je n’ai pas envie qu’Andrea pense que j’ai pris mon temps. Et j’ai déjà assez pris de votre temps. »
Elle eut un violent frisson avant de soupirer : « Je vous ai déjà… Éternuer dessus : j’aimerais ne pas faire un nouveau faux pas et me couvrir de ridicule. » Dit-elle en toute honnêteté. « Mais je vous remercie de m’avoir proposé et... Veuillez accepter mes excuses pour le dérangement. Je suis certaine que le prochain numéro va être excellent. » Stella retrouva rapidement son côté positif : estimant que le pire était passé. Tout du moins elle l’espérait. « Je vais retourner au bureau et donner les documents à l’équipe : je ne sais pas eux, mais on ne veut pas vous décevoir. »

Stella venait probablement de griller ses dernières cartouches, un seul regard sur sa tenue et on pouvait se demander si elle n’était pas une personne errante au lieu d’être une assistante en création pour un des plus grands magazines de mode du monde. Avec ses cheveux en bataille et son manteau encore humide : elle n’avait pas fière allure. Elle éternua à nouveau avant de se diriger vers la porte pour remettre ses chaussures.


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Sujet: Re: (terminé) Spider in the roses. // Megara ( le Mar 5 Fév 2019 - 9:26 )
Spider in the roses

...

Megara n’en croyait pas ses yeux, ni ses oreilles. Il n’y avait rien à faire et même si elle restait un personnage figurant dans l’affaire Bianconi, elle devait rester en alerte au cas où ça se débloquerait. Toutefois, elle s’était vite fait une raison afin de reprendre sa vie là où on l’avait lâchement abandonné sans aucun signe de vie. A croire qu’Angelina avait réussi à rayer la De Massiri d’un simple trait de crayon et c’était de cette même manière qu’elle hachurait et barrait l’ordre choisi. Elle n’aimait pas, elle n’approuvait tout simplement pas alors elle préférait donner son choix afin de faire avancer les choses beaucoup plus vite. Toujours est-il qu’elle avait décidé de prendre du recule et pour cela, elle avait fait les choses en grand comme par exemple, cette villa refait à neuf.

C’était sans lever les yeux qu’elle avait orienté la stagiaire d’Andrea vers la salle de bain pour lui permettre de se remettre en état. Il n’était pas question de faire une mauvaise pub du personnel dans son agence et puis, elle avait ressenti un peu de pitié quant à l’état de ses cheveux, et de ses vêtements, tout mouillés.

Puis lorsque cette dernière revenait dans la grande pièce, qui lui servait encore de débarras puisqu’il n’y avait encore qu’une grande table en verre et des chaises, entourées de carton plus ou moins grands, pas encore ouverts, elle s’adressa à Stella. Alors d’abord, elle donna les directives, avec une lettre manuscrite criblant son employée de reproche quant à l’idée de faire sortir une stagiaire alors qu’il pleuvait des cordes et les dernières recommandation quand à la publication du magazine. C’était à ce moment là qu’elle releva les yeux et qu’une odeur de pluie lui remplissait les narines. Contre toute attention, elle proposa à Stella du café pour la réchauffer avant de repartir en course : « J’aimerais beaucoup prendre une tasse de café, mais… Je n’ai pas envie qu’Andrea pense que j’ai pris mon temps. Et j’ai déjà assez pris de votre temps. » La réponse surprit la Rédactrice en Chef qui dressa un sourcil perplexe très haut sur son front, un peu plus sèche, Megara pouvait enfin voir qui se cachait : « J’ai pris mes mesures nécessaire quand à Andrea. Je lui enverrais un message personnellement pour lui avertir que vous êtes partie après la tempête. Est-ce que cela vous rassure ? » Une moue feignit le visage de la brune quand elle entendit : « Je vous ai déjà… Éternuer dessus : j’aimerais ne pas faire un nouveau faux pas et me couvrir de ridicule. - Le faux pas serait de repartir sous cette pluie et de voir votre bureau briller par votre absence pour maladie. » Droite comme un “i”, méfiante à l'égard de tout ce qui se passait autour d’elle non seulement au bureau mais aussi dans sa vie privée depuis peu, Megara ne cherchait pas à nouer des liens mais à préserver son entreprise. Pour elle, chaque tête enregistrait à l’administratif compter, même si elle n’en donnait pas l’impression pour certain. « Mais je vous remercie de m’avoir proposé et... Veuillez accepter mes excuses pour le dérangement. Je suis certaine que le prochain numéro va être excellent. » Derechef, elle croisa les bras en se demandant s’il était vraiment nécessaire d’insister ou pas. C’était une première, pour la plupart, elles ne disaient jamais non ne serait-ce que pour voir ce qui allait se passer. Fort heureusement, la brunette n’avait jamais fauté sur son lieu de travail, jusqu’à Angelina. « Je vais retourner au bureau et donner les documents à l’équipe : je ne sais pas eux, mais on ne veut pas vous décevoir. » Tandis que la rouquine se ruait vers la sortie, laissant de jolies petites traces humide sur le sol carrelé, Megara suivit la jeune femme jusqu’au hall d’entrée où elle entendit Stella éternuer de nouveau. Elle déglutit et s’appuya contre une commode d’entrée qui n’avait pas eu l’air d’avoir servi avant aujourd’hui : « Ne soyez pas ridicule, il pleut des cordes dehors. J’appelerai Andrea pour l’avertir de votre retard et pendant ce temps, je ferais du café. Ne sortez pas ! » lâcha t-elle sur un ton autoritaire. Elle ne supplierai pas, elle ne l’avait jamais fait et le simple fait d’y penser la faisait fulminer de l’intérieur.
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Sujet: Re: (terminé) Spider in the roses. // Megara ( le Lun 18 Fév 2019 - 15:49 )
Stella ne se sentait pas à sa place dans cette grande maison, auprès de cette femme qui transpirait la classe et le respect. Depuis le premier regard, elle savait que jamais elle ne serait dans la même cours que Megara. Elle dégageait cette aura aussi intimidante que fascinante. Pour sûre que quand elle rentrait dans les bureaux : la jeune acrobate le sentait directement. Ce n’était pas son cas, elle était plus du genre invisible et sans intérêt. Le genre que l’on oublie facilement. Combien de fois on l’a appelé avec un nom différent chez Vogue ? Stella avait arrêté de compter. Elle s’accrochait parce que ce travail était tout ce qui lui restait. Sa maman était partie dans un autre pays : abandonnant sa fille qui lui rappelait bien trop son défunt mari. Les dettes s’étaient accumulées et il était de son devoir de les payer. Pour cela, elle devait travailler dur et tout accepter : même de faire une course sous la pluie battante et le froid mordant de l’hiver. Se sécher n’était pas une mauvaise chose : elle grelottait et sentait ses vêtements humides collés à sa peau. Si par miracle elle n'était pas malade le lendemain : elle devrait probablement jouer à la loterie. À peu près séchée, elle retourna auprès de son supérieur et se préparait déjà à affronter le mauvais temps. Elle remit et re protegea soigneusement la précieuse enveloppe dans son sac avant de redresser subitement sa tête en entendant la proposition de Megara. Une tasse de café serait plus que bienvenue, mais le pouvait-elle seulement ? Non seulement elle était sa patronne, mais en plus elle devait rendre l’enveloppe à Andréa : ne souhaitant pas recevoir le courroux de cette dernière. Qu’importe les paroles rassurantes de la rédactrice en chef : Stella avait peur de recevoir une réflexion. Elle entendait la voix nasillarde de son supérieur. Les médisances, la rousse en avait été déjà victime pour savoir que même si Megara se mêlait de cette histoire : elle recevrait une réflexion. Alors, elle insista pour refuser : non sans la remercier.

“Je ne suis pas si importante que ça… On ne remarquerait pas mon absence, les tasses de café qui pour le coup, seront vides.” Elle sourit, c’est qu’elle était réaliste. “Tant que les têtes pensantes de l’équipe vont bien : c’est le principal.” Stella ne se considérait pas comme si importante que cela. Elle ne disait pas ça pour avoir la pitié de son employeur. Elle avait juste ses pieds sur terre.

Présentant ses excuses, elle la salua et ne se fit pas prier pour déjà aller à l’entrée et remettre ses chaussures. Cependant, elle entendit les talons sur le sol et elle comprit que Megara était derrière elle. Jurant tout bas, elle se retourna et lui offrit un sourit gêné. Comme une souris prise au piège, elle avala sa salive et hocha la tête.

“Oui, Signora…”
Stella reposa son sac et se résigna à quitter son manteau qu’elle posa sur le sac pour ne pas mouiller encore plus cette belle maison. “Merci beaucoup.” Elle lui offrit un sourire : “Je peux vous aider à faire le café peut-être ? C’est la moindre des choses que je puisse faire.” Bien loin de vouloir être lèche-botte : Stella était juste serviable de nature.

Elle frotta ses mains l’une contre l’autre avant de secouer sa tignasse rousse pour que ses cheveux sèchent plus rapidement. Un rapide coup d’œil dans le miroir et elle comprit qu’il ne servirait à rien de dompter ses cheveux ce soir. Elle les remit en place avant de suivre Megara.

“Je sais que c’est une question étrange mais… Il y a combien de pièces dans votre maison ? Je n’ai jamais vu une maison aussi grande de l’intérieur.” Pour sûr que cela changeait de la caravane où elle avait passé sa vie. Elle regardait chaque détail en souriant : c’était réellement un monde différent du sien.


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Sujet: Re: (terminé) Spider in the roses. // Megara ( le Ven 22 Fév 2019 - 7:12 )
Spider in the roses

...


Il était inadmissible qu’une stagiaire prenne le risque d’attraper une pneumonie sous la responsabilité de Vogue et donc, de Megara. Il y avait déjà assez de tapage autour d’elle, il n’était pas question qu’elle tende le baton pour se faire battre. Depuis la disparition d’Angelina, tout s’était enchaînée, la trentenaire n’avait pas le choix que de tendre le dos en attendant que ça passe et pourtant, elle n’avait pas l’habitude que les choses n’aillaient pas dans son sens. Il avait fallu qu’elle prenne beaucoup sur elle, qu’elle ne se laisse pas amadouer par les sentiments qui s’animaient toujours envers la fuyarde et puis, en même temps, garder son statut impénétrable.

«Je ne suis pas si importante que ça… On ne remarquerait pas mon absence,...» C’était impolie, mais Megara n’écoutait déjà plus ce qu’elle disait. Trop perdue dans le marasme de ses mauvais souvenirs, elle ne souhaitait qu’une chose, que la stadiaire accepte le caprice de la brune qui allait, sans nul doute dans son propre intérêt. Il ne fallait pas se le cacher, la Rédactrice en chef était comme ça : « Tant que les têtes pensantes de l’équipe vont bien : c’est le principal. » L’italienne n’acquiesçait que vaguement lorsque cette phrase avait trouvé ses oreilles : « “Les têtes pensantes” comme vous dites, sont inévitablement passés par ce type de “petits boulots” avant d’en arriver là. Je me souviens encore de la première tasse de café que j’ai renversé sur le bureau de l’ancienne rédactrice. Un véritable scandale ! » souffla la brunette qui sentait un souffle nouveau entrer dans son esprit. Pour la première fois depuis un peu moins d’un an, elle pensait à autre chose qu’à ses problèmes : « J’ai cru que c’était mon dernier jour chez Vogue et sur Terre aussi ! » confessa Megara.

La rouquine semblait toute aussi coriace qu’elle surtout lorsqu’elle insista pour partir. Durant son trajet où elle entendait parfaitement ses propres talons claquer contre le sol carrelé, Megara se demandait pourquoi elle s’entêtait à la retenir. Un pic de curiosité, une opportunité pour elle d’avoir quelque chose d’autres qu’à siroter son vin blanc français offert par son meilleur ami ? Surement. Cela faisait beaucoup trop longtemps qu’elle ne s’était pas permise ce genre d’écart en la présence d’une inconnue. Pourtant, il était difficile de l’imaginer. Enfin, Stella céda : « Oui, Signora… - Parfait ! »

Elles retournèrent dans le salon et Megara commença à préparer le café quand la stagiaire se proposa de s’y mettre : « Je peux vous aider à faire le café peut-être ? C’est la moindre des choses que je puisse faire. - Si ça vous chante, prenez les tasses dans le placard du haut. Les cuillères sont dans le tiroire près du réfrigérateur. » Le filtre en main, le café en poudre, elle dosa comme elle l’aimait en espérant que ça ne surcharge pas trop sa stagiaire en caféine. Elle avait une cafetière à dosette mais elle n’aimait pas du tout le goût et pensait déjà à la jeter. Et puis, elle se souvenait que c’était un cadeau d’emménagement.

Et alors qu’elle s’asseyait en attendant que du café chaud et frais coulait dans la cafetière dans une douce mélodie synchronisée, elle répondit : « Il y a trois chambres qui contiennent un dressing, trois salles de bain, un salon, une salle à manger et pièce de vie. La cuisine compte également un cagibis et j’ai un jardin fournis d’une piscine. Je dirais une dizaine au bas mot. » Megara constata par elle-même cette folie pour une femme seule mais d’après les nombreux dossier concernant une éventualité d’en monter un dans les services sociaux, elle allait surement très vite la remplir. Dans son coeur aussi froid et dur, Megara rêvait de fonder une famille mais n’avait encore jamais rencontré quelqu’un à la hauteur de ses expériences. Après sa rencontre avec Angelina, elle avait comprit qu’elle mettait surement la barre trop haute et regrettait certains de ces choix ultérieurs. Nonobstant, elle ne revenait jamais en arrière, le passé était le passé : « Vous vivez dans le centre de Naples ? »
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Sujet: Re: (terminé) Spider in the roses. // Megara ( le Ven 8 Mar 2019 - 7:22 )
Stella, n’affirmant que ce qu’elle pensait être la criante vérité ne savait même pas si à l’heure actuelle Megara l’écoutait. Peu de personnes le faisait au travail, pourquoi il en serait différent en-dehors : pire encore dans la maison même de la rédactrice en chef. C’était sans compte sur la réponse qui s’en suivit. La rousse en restait… Abasourdie. Même son boss avait dû passer par la case larbin ? Elle ne s’attendait vraiment pas à cela et même si elle avait envie de commenter cela : elle se retenait en mordant violemment sa lèvre.

« Je suppose qu’au moins… Ma bêtise était à l’abri des regards alors personne n’a assisté à ça. » Elle se sentait soudainement chanceuse. Elle prenait le bon là où elle le pouvait. Il était tellement plus facile de noircir le tableau que de mettre de la lumière. « Je comprends cependant ce que vous avez pu ressentir. » Stella pouvait encore ressentir dans ses entrailles les affres de la honte. Éternuée sur Megara… Elle aurait décidément tout fait dans sa vie pour s’attirer les foudres d’autrui.

Abdiquant, elle enleva son manteau et se résigna à rester pour une tasse de café. Vrai que sortir dans son état n’était pas raisonnable. Vraiment pas. Hors de questions de rester les bras croisés : elle se proposa pour aider à faire les boissons chaudes. Un bref hochement de la tête et la voilà à chercher dans la cuisine les tasses et les cuillères. Pour ne pas que le silence s’installe, n’aimant pas ces moments qui éternisait le temps, elle se permit de demander combien de pièces il y avait dans cette villa. Elle posa le tout sur le plan de travail près de sa patronne et en entendant sa réponse ne put s’empêcher de sourire.

« Eh beh… C’est une grande maison. » Stella passa sa main dans ses cheveux qui faisait toujours une crinière de lionne quand ils étaient humides. « Quand j’étais petite et que je voyageais aux quatre coins du monde avec mes parents : je regardais toujours ce genre de maison en m’imaginant à quoi ressemblait l’intérieur. » La jeune femme n’avait pas peur de se confier, de parler un peu d’elle. Stella ne cachait rien et surtout n’avait honte de rien dans son passé. Son enfer avait commencé depuis la sortie du cirque. Après quelques éternuments, elle sortit de sa poche son mouchoir en tissus trempé et s’essuya le nez.

Lorsque Megara lui posa la question, elle croisa ses bras tout en hocha la tête : « Oui, pas loin de Vogue à dire vrai. » Elle réfléchit et décida de se lancer. « Mais mon studio n’a pas le charme de votre maison. » Stella sourit : « Il me suffit cependant, j’ai toujours vécu dans une caravane alors cela est plus que suffisant. » Même si elle avait dû ranger la plupart de ses affaires et costumes dans un garage qu’elle louait avec le reste de la troupe. « Je suis née ici, je connais la ville mais il semble tous les jours la redécouvrir. Au moins, ces courses à droite et à gauche me permettent de le faire. Je ne me suis pas perdue en venant ici : c’est déjà ça. » Stella continuait d’arborer ce sourire. « Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler pour Vogue si je puis me permettre ? »

Le café fait, elle se redressa et le servit. Elle savait exactement comme le prenait son patron : préparant toujours son caqfé mais laissait Andrea lui apporter. Une fois prêt, elle tendit la tasse à Megara avant de prendre la sienne.


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Sujet: Re: (terminé) Spider in the roses. // Megara ( le Mar 23 Avr 2019 - 18:05 )
Spider in the roses

...


Il n'y avait pas beaucoup eu d'occasion d'inviter quelqu'un chez elle depuis son emménagement. Il fallait dire qu'elle passait plus de temps au bureau que dans son énorme villa, chez qui, il n'y avait désespérément personne qui ne l'attendait. La solitude était difficile à gérer surtout depuis les événements qui l'avaient éloigné de la personne qu'elle pensait aimer et être aimée. Son cœur était beaucoup trop fragile pour tenter de rencontrer qui que ce soit, c'est pourquoi, elle n'était pas non plus sortie. Metro, boulot et dodo, c'était son dada remplissant son triste quotidien : « Je comprends cependant ce que vous avez pu ressentir. » Un sourire s'afficha sur le visage de la brune alors qu'elle leva les yeux au ciel : « J'ai survécu, comme vous pouvez le voir. »

Il était difficile de refuser quelque chose à la Reine De Massiri, la rumeur n'était pas fausse, elle ne lâchait rien tant qu'elle n'avait pas ce qu'elle voulait. L'occasion était dans le mille, une bonne tasse de café fumante par ce temps de chien pouvait en convaincre plus d'une. Stella n'allait pas échapper à la règle. En retrouvant l'intérieur de la maison, autrement le cœur, le seul endroit où il y avait tout de déballer, elle répondit machinalement à la question. Ce n'était pas qu'elle voulait se vanter d'un tel achat, pour elle toute seule, mais il n'était pas évident de donner « le nombre » de pièce d'une villa sans paraître vantarde. « Et beh.... C'est une grande maison. » Un petit blanc s'installa lorsque Megara regarda attentivement la manière dont Stella passait une main dans ses cheveux : « Quand j'étais petite et que je voyais aux quatre coins du monde avec mes parents : Je regardais toujours ce genre de maison en m'imaginant à quoi ressemblait l'intérieur. »

Megara déglutissait, en quittant la rousse des yeux, vérifia le travail de la manucure : « Ne vous méprenez pas sur mon compte, Signora Spinelli. Je suis adepte des grands espaces, et pas seulement d'étaler l'argent que je détiens. » Elle préféra s'assurer de dire les choses clairement et se demanda aussitôt pourquoi avait-elle eu besoin de trouver grâce aux yeux de la stagiaire mais elle haussa les épaules en rebondissant sur ce qu'elle venait de dire : « Alors vous avez beaucoup voyagé ? Où avez-vous été ? »

Après que son employée avait terminé d'éternuer tout son soûl, elle se redressa pour aller chercher des mouchoirs en papier, ayant compris que son mouchoir actuel n'allait pas l'aider plus que ça. Après qu'elle lui avait répondu, elle hocha de la tête et continua de la questionner. Ouverte, Stella ne semblait pas offusquée des nombreuses questions personnelles que lui posaient sa patronne : « Oui, pas loin de Vogue à dire vrai mais mon studio n'a pas le charme de votre maison. » La distance que mettait ordinairement la Rédactrice s'effritait de plus ne plus, elle le sentait parce qu'elle avait tout simplement ri : « Vous savez, ma mère disait toujours : Mieux vaut un petit chez soi, qu'un grand chez les autres. - Il me suffit cependant, j'ai toujours vécu dans une caravane alors cela est plus que suffisant. - Cela devait être intéressant à vivre »

D'un regard, la rouquine avait du comprendre que Megara était impatiente d'en savoir plus : « Je suis née ici, je connais la ville mais il semble tous les jours la redécouvrir. Au moins, ces courses à droite et à gauche me permettent de le faire. Je ne suis pas perdue en venant ici : c'est déjà ça. » Le sourire éclatant de Stella surprit la brunette qui resta muette un moment en entendant sa question : « Beaucoup de chose, L'écriture avait toujours été ma passion, au cours d'un stage découverte comme il m'avait été demandé durant ma scolarité, j'ai postulé chez Vogue. En rédigeant un article, la Rédactrice en chef de l'époque m'a proposé le poste que vous avez là.  » Le café touchait à sa fin et alors qu'elles s'installaient pour enfin le boire.

En goûtant le liquide noir, comme elle pouvait l'aimer, Megara se surprit de l'apprécier, plus que d'habitude : « Et, maintenant, je comprends mieux pourquoi j'appréciais plus mon café au travail qu'au café du coin. » Elle reposa la tasse, en croisant ses bras sur la table, contre sa poitrine : « Et vous ? Vogue, c'est quoi pour vous ? Avez-vous un projet d'avenir au sein de l'entreprise ? »
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Sujet: Re: (terminé) Spider in the roses. // Megara ( le Sam 18 Mai 2019 - 7:30 )
“Si je survis aussi bien que vous, je pourrai faire un high five à la Stella à l’heure actuelle alors.” Surenchérit-elle en souriant. Puisqu’elle allait rester, autant dérider son visage tout de suite et tenter de faire bonne figure devant son patron.

Suivant Megara dans son immense demeure, le regard de Stella se posa sur tout ce qui les entouraient. Elle était impressionnée oui, pour ne pas dire intimidée face à tant d’espace. Elle pourrait y mettre la plus grande partie de sa troupe et ils auraient encore la place de s'entraîner. Demandant à la propriétaire des lieux combien de pièces il y avait dans son immense demeure : l’acrobate pinça ses lèvres en hochant sa tête de haut en bas pour montrer qu’elle était impressionnée. Stella étant Stella, un commentaire suivit. Passant nerveusement sa main dans ses cheveux humides qui commençait déjà à prendre du volume, elle se permit de rajouter un petit détail de son enfance pour paraître moins… Moins quoi ? Elle ne savait pas. Elle ne voulait juste pas que ses paroles soient mal interprétés. Echec.

“Oh jamais je ne me permettrais de penser ça. Je ne juge pas les gens sur leurs apparences.” Elle s’interrompit pour éternuer plusieurs fois, remerciant Megara, elle se moucha avant de le glisser dans sa poche et de se laver rapidement les mains. “Russie, Hongrie, Roumanie, Pologne, Allemagne, Autriche : en passant par la France aussi, on est même allé en Amérique et au Canada.” Elle sourit : “Les voyages ont réellement formé ma jeunesse.

Surprise que son patron s’intéresse autant à elle, Stella répondit honnêtement à la question de Megara. Oui, elle vivait dans un petit endroit, mais cela était plus que suffisant. En entendant la phrase que disait sa maman : son sourire se fit un peu plus grand. “Une femme sage.” Avouant qu’elle avait toujours vécu dans une roulotte, elle se contenta d'acquiescer. La vie de nomade lui manquait, mais elle passa sous silence cette réflexion.

Pourtant, la voilà repartie dans des explications et c’est sans rechigner qu’elle se dévoilait à nouveau. Après tout, Megara semblait être le genre de personnes qui n’hésitait pas à dire ce qu’elle avait sur le coeur alors si jamais Stella parlait trop : elle n’aurait qu’à lui dire et elle se tairait. Échangeant les rôles, ce fut au tour de la rousse de poser des questions. Intéressée par le parcours de son patron, elle termina de préparer les tasses avant d’en poser une devant Megara.

“Comme quoi, le début d’une carrière tient à peu de choses n’est-ce pas ?” Stella souffla sur sa boisson avant d’en prendre une gorgée puis d’enserrer le mug de ses mains : “Merci Signora, je suis contente de savoir que vous l’aimez.” C’était important après tout. Elle cacha sa bouche avec sa main pour révéler le secret : “Je mets d’abord le sucre, puis le café et je mélange pendant cinq secondes. Ca marche à tous les coups.” Elle s'installa à nouveau correctement en gardant son sourire. Le malaise semblait déjà bien loin même si elle gardait un certain professionnalisme : c’était son patron après tout qui était devant elle.

Et pourtant, la nouvelle question qui sortit de la bouche de Megara ternit un peu le sourire de Stella qui laissa le silence s’installer en prenant une gorgée de son café.

“Je ne sais pas…” Elle regarda le liquide noir comme si la réponse se trouvait dedans : “Vogue a été la seule entreprise à répondre favorablement à mon CV en vu de mon parcours… Pour le moins atypique.” Stella ne voulait pas mentir à Megara et faire son lèche pompe. “Est-ce que je suis faite pour le milieu de la mode ?” Elle haussa les épaules : “La plupart du temps je suis perdue dans les conversations, j’ai une vingtaine de mots tous les jours à chercher sur internet pour être certain de ne rien manquer. D’un autre côté… C’est exaltant de découvrir un monde complètement différent et apprendre tous les jours quelque chose de nouveau.” Elle avala sa salive en relevant son regard pour croiser les deux iris qui semblaient la percer de part en part : “Je suis… J’étais le genre de personne qui vivait au jour le jour alors, me projeter dans l’avenir est encore difficile. Probablement parce que je ne sais pas où aller.” Elle se racla la gorge avant de rire, gênée : “Ne vous en faites pas, je suis du genre persévérante : un peu comme de la mauvaise herbe. Je saurais trouver ma place et aider du mieux que je peux, même si ça veut dire faire du café.” Elle regarda par la fenêtre et remarqua que la pluie se calmait doucement, mais sûrement.


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Sujet: Re: (terminé) Spider in the roses. // Megara ( le Mar 28 Mai 2019 - 8:31 )
Spider in the roses

...


Sortir un petit de sa routine en discutant avec une personne nouvelle, Megara se sentait déjà beaucoup mieux et elle ressentait un vif intérêt pour cette rouquine. Loin d'être la personne adepte de la mode, elle remplissait ses tâches à la perfection, avec une rigueur et une détermination à toute épreuve, même de la pluie battante. Les révélations de Stella était toutes aussi surprenantes les unes que les autres et comprit vite que Vogue n'était que de passage et qu'elle avait bien d'autres projets, lancés à demi-mot. La main sur sa tasse, elle dégustait ce café encore chaud en y trempant ses lèvres durant le temps où la rouquine semblait heureuse de pouvoir discuter, parler d'elle, de ses projets. Megara se perdit un petit peu dans ses propres pensées l'orientant vers ce qu'elle préparait elle-même de son côté.

Le café l'avait ravie, elle retrouvait ce petit goût sucré qu'elle n'avait qu'au bureau et qui rendait le sien, beaucoup plus fade. « Comme quoi, le début d'une carrière tient à peu de choses, n'est-ce pas ? » D'un petit sourire, Megara acquiesça tout en reportant son attention sur le café et le complimenta : « Merci Signora, je suis contente de savoir que vous l'aimez. » Ses yeux noirs remontèrent sur le visage affable de la rousse lorsqu'elle chuchota qu'à moitié : « Je mets d'abord le sucre, puis le café et je mélange pendant cinq secondes. Ça marche à tous les coups. » « Impressionnant, c'est particulièrement précis. »

La question lui brûlait les lèvres. Après tout ce qu'elle venait d'entendre sur Spinelli, elle ne pouvait pas vraiment croire qu'une femme comme elle, pouvait rester stagiaire ou dans les bureaux toute sa vie. « Je ne sais pas... » Inconsciemment, Megara se mordit la lèvre inférieur lorsqu'elle pu caresser du regard les traits fins du visage de son interlocutrice. « Vogue a été la seule entreprise à répondre favorablement à mon CV en vu de mon parcours.. Pour le moins atypique. » Reposant sa tasse après y avoir bu une gorgée du liquide noir sucré, Megara ne quittait pas la conversation une seconde. Soudainement absorbée par la captivante rouquine. Des sourires convenus, des hochements de tête lorsque leur regard se croisait et voilà que Megara était sans voix. « Ne vous en faites pas, je suis du genre persévérante : un peu comme de la mauvaise herbe, je saurais trouver ma place et aider du mieux que je peux, même si ça veut dire faire du café. »

Cela ne se voyait pas comme ça mais Megara n'avait pas toujours été cette Rédactrice en Chef tyrannique que ses employés aimaient casser du sucre sur son dos dès qu'elle l'avait retourné. La brune avait également servi des kilos de café, avait du faire des travaux d'intérêt généraux pour délit mineur et du bénévolat dans une boutique qu'elle avait volé quand elle était jeune. C'était difficile à croire mais elle était passée par des coups de dur avant d'en arriver à ce stade : « Vous savez... » Elle regardait, à son tour, la fenêtre, ayant suivi le regard de la stagiaire : « Je suis certaine que vous avez d'autres talents que de servir du café. » Elle revenait à la rousse flamboyante maintenant qu'elle avait bien séché : « J'espère vraiment que vous atteindrait vos objectifs ! » Une pause : « Même si votre ténacité est.. comment dirais-je, selon vous, rabaissée aux mauvaises herbes, je peux vous assurer que si vous avez réussi à convaincre à votre entretien, c'est que vous avez quelque chose que l'on cherche. A vous de savoir quoi ! »

Elle retourna la tête vers la fenêtre en remarquant qu'il ne tombait qu'une fine pluie mais que le ciel s'éclaircissait de plus en plus : « Je pense que vous allez pouvoir retourner travailler. » Megara se racla la gorge pour cacher son trouble et pour reprendre la prestance qu'elle gagnait lorsqu'elle était au bureau.
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Sujet: Re: (terminé) Spider in the roses. // Megara ( le )
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