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- Take me back to the night we met [Raff] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Adam Jacobsen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Adam Jacobsen
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Sujet: Take me back to the night we met [Raff] ( le Dim 3 Fév 2019 - 11:53 )
Take me back to the night we met.



Le torchon est délaissé sur un coin du comptoir près des verres qu'il vient de finir d'essuyer. Il file, s'éclipse dans les vestiaires non pas pour récupérer ses affaires et partir parce que son service est terminé mais pour récupérer sa guitare. Il lui reste à peu près encore une heure à bosser et c'est un peu plus calme alors il peut se permettre de laisser son collègue gérer seul et d'aller se poser sur un tabouret avec sa guitare pour chanter deux ou trois chansons, comme c'est convenu et arrangé avec son patron. Il ne se passe pas un service sans qu'Adam ne chante. C'est devenu vital pour lui, ça le maintient presque en vie. Presque. Parce que le reste... L'absence de Raffaela, le fait de voler qui lui manque un peu plus chaque jour... Rien de réjouissant. Au moins, il a sa guitare, sa voix, ses chansons qu'il partage. Ses sentiments qu'il partage à sa façon. Et il y a la boisson aussi, c'est un fait, mais jamais quand il bosse. Une fois le service terminé oui, mais pendant qu'il fait justement le service non. Pourtant, il a eu des propositions, des femmes qui lui ont proposé de lui payer un verre mais il a toujours dit non, expliquant qu'il travaillait et prenant soin de montrer l'alliance qui trône toujours à son doigt. Certes, il lui arrive de flirter un peu avec certaines femmes, parce que ça rend le boulot plus facile et qu'il en joue un peu pour faire rentrer un peu plus d'argent dans les caisses du bar, mais quand ça commence à prendre des proportions plus importantes, il recule et met fin à la chose. Car il n'a jamais trompé Raffaela, jamais, et qu'il n'a pas l'intention de le faire. Il l'aime. Il ne désire qu'elle. Ne veut qu'elle. Il faudrait vraiment, vraiment, qu'il soit terriblement saoul et désespéré presque dans un état second pour la tromper. Fort heureusement ce n'est jamais arrivé.Il quitte les vestiaires guitare à la main et à peine arrive-t-il dans la salle principale que ça fait son petit effet : quelques applaudissements, certains moins timides que d'autres, qu'il s'agisse d'hommes ou de femmes, car les habitués apprécient la musique d'Adam et ça, ça lui fait beaucoup de bien. Cette once de reconnaissance... Il est clair que certaines femmes sont un peu disons « engagées » dans leurs encouragements mais Adam ça le fait juste un peu sourire, c'est tout. De sa main libre il récupère le micro qu'il installe avant de s'asseoir sur un haut tabouret. Il gratifie l'assemblée d'un simple petit « bonsoir » de sa voix rauque, comme à l'accoutumée parce qu'il n'aime pas s'étaler, pas comme ça. S'il s'étale, c'est avec sa guitare et ses chansons. Alors très vite, une fois qu'il est bien installé, les doigts viennent frotter les cordes et la voix s'élève. Une chanson. Des applaudissements. Une seconde. Un peu plus d'applaudissements. Et le troisième et dernière. Il a un regard pour son alliance avant de se mettre à chanter. Pour le coup, les yeux se ferment et tout contact visuel avec le « public » est coupé. Parce que là, il rentre définitivement dans sa bulle.

Où il aimerait être avec Raffaela.

I am not the only traveler
Who has not repaid his debt
I've been searching for a trail to follow again
Take me back to the night we met
And then I can tell myself
What the hell I'm supposed to do
And then I can tell myself
Not to ride along with you
I had all and then most of you
Some and now none of you
Take me back to the night we met
I don't know what I'm supposed to do
Haunted by the ghost of you
Oh, take me back to the night we met
When the night was full of terrors
And your eyes were filled with tears
When you had not touched me yet
Oh, take me back to the night we met
I had all and then most of you
Some and now none of you
Take me back to the night we met
I don't know what I'm supposed to do
Haunted by the ghost of you
Take me back to the night we met

Les applaudissements se font plus intenses quand la chanson est terminée. Adam rouvre les yeux, lance un « merci » là encore un peu timide, et le sourire lui aussi est un peu timide mais pas moins sincère car il apprécie l'engouement des clients du bar. Il salue d'un petit signe de la main avant de retourner dans les vestiaires pour y reposer sa guitare. Il prend quelques instants pour respirer, pour essayer de ne pas s'effondrer. Il est si idiot en fait, d'avoir chanté cette chanson écrite la veille. L'écriture est encore trop fraîche, elle est encore trop douloureuse pour la chanter. Il pense toujours ce qu'il chante, il le vit mais là oui, c'est trop frais. Une profonde inspiration et le voilà qui retourne dans le bar puis derrière le comptoir pour se remettre à servir. Son collègue lui donne une tape amicale sur l'épaule en lui disant qu'il a assuré et Adam se contente là encore d'un bref « merci » et d'un sourire avant de repasser au service et elles sont nombreuses les clientes à s'être rapprochées du bar pour être servies par lui. Et ça fait pas mal rire son collègue qui du coup le laisse se débrouiller et en profite pour aller prendre une petite pause. Adam n'a pas vraiment le temps de réfléchir, il sert les clients (clientes en fait), sourit par-ci par-là, discute par-ci par-là, flirte par-ci par-là, et quand son collègue revient enfin, Adam souffle un peu puisqu'ils se répartissent de nouveau plus équitablement le boulot. Une petite dizaine de minutes plus tard, quand c'est un peu plus calme, c'est au tour d'Adam de s'éclipser pour aller fumer dans la petite ruelle derrière le bar en passant par la porte de service. Première clope de la soirée et au moment où il tire dessus, il se rend compte à quel point il en avait envie et besoin. Il souffle longuement la fumée et lève son regard vers le ciel qui apparaît juste noir, impossible de voir les étoiles avec les lumières qui l'entourent. Alors il se contente de regarder le noir oui, le néant. Il se fait presque absorbé par ce néant quand il entend des pas. Il bat des paupières et tourne son visage en direction de la silhouette qui s'approche et quand il voit qu'il s'agit de Raffaela, il pense d'avoir halluciner, ou que l'oeil fonctionnel qu'il lui reste déconne sévère parce qu'il ne voit pas bien ce qu'elle pourrait faire ici. Cependant, il n'hallucine pas, c'est bien elle. Et c'est dur. C'est dur parce qu'en dehors du fait qu'il se demande ce qu'elle fait là, il a bien sûr l'envie soudaine de s'approcher, de l'embrasser, de la serrer dans ses bras, de respirer son parfum. Il a envie de tout ça et il ne peut pas. Alors il se contente de tirer comme un dément sur sa cigarette, ses yeux bleu azur observant, fixant même presque Raffaela.

« Bonsoir. »

Et c'est le seul mot qu'il est capable de prononcer.

Elle est si belle...


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Raffaela JacobsenLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Take me back to the night we met [Raff] ( le Dim 10 Fév 2019 - 17:50 )
Ce n’est pas grand chose, dans le fond. Raffaela pourrait très bien attendre sagement à l’hôpital, dire à Adam de passer et demander à une réceptionniste ou une infirmière de lui donner ce carnet de musique, de compositions, qu’il a oublié chez elle. Ou plutôt chez eux. Sauf que non, la chirurgienne ne peut se résoudre à faire ça, alors que cela serait probablement la meilleure chose à faire pour tous les deux. Rester à distance, ne plus s’impliquer émotionnellement. Ecouter sa raison, plutôt que son coeur. Pourtant, une fois encore, ce soir, elle en est capable. Il y a cette solitude qui l’assaille, lorsqu’elle rentre chez elle. Heureusement qu’Hypocrate est là pour lui remonter un peu le moral.
Ce soir, elle termine une trop longue garde, comme souvent. De nombreuses opérations, éprouvantes et la fatigue qui lui colle au corps. Malgré une douche et ses habits de ville, qui lui donne l’impression de renaître, Raffaela ne se sent pas réellement bien. Heureusement pour elle, la plupart du temps, dans ces moments là, son meilleur ami d’enfance, retrouvé à l’hôpital, est là pour la soutenir et lui redonner le sourire. Pour l’amener boire un verre au bar d’à côté, ou simplement pour lui dire que tout ira bien. C’est idiot, léger, mais cela lui fait le plus grand bien. Un peu de baume au coeur au milieu de mois de douleur. Elle a du mal à sortir la tête de l’eau, Raffaela.

Focalisé sur son téléphone et quelques messages, son sac à main sur le bras, ses talons résonnent sur le carrelage de l’hôpital, alors qu’elle relève la tête pour saluer le personnel qu’elle croise, les gratifier d’un sourire chaleureux. Vêtue d’une robe marine et d’un manteau gris chiné par dessus, les cheveux lâchés et quelques bijoux, elle a de l’allure. Femme de classe, presque bourgeoise. On sent qu’elle a de l’argent, mais surtout de l’élégance, allié à une certaine simplicité qu’elle aime particulièrement. Raffaela n’a jamais été dans le tape à l’oeil, plutôt dans la discrétion. Elle vérifie avoir le carnet d’Adam dans son large Birkin, avant de gagner la sortie et sa voiture. Là encore, une belle berline allemande, noire, sobre, reflétant son statut professionnel et ses revenus, tout en étant suffisamment sobre. Elle prend la route du bar, alors que dans la voiture, résonne des titres de Radiohead, son groupe favoris. Elle monte le volume, s’abandonne sur la musique, jusqu’à se garer non loin du bar. Devant ce dernier, elle aperçoit bon nombre d’âmes qui s’égarent autour d’une cigarette, ravivant chez elle une pulsion de tabac. L’envie de relâcher la pression, autour d’une cigarette nocive et d’un verre de vin, ou un cocktail, qu’importe. Un verre pour noyer la fatigue et endormir la raison et les sens. Mais elle reste muré dans son silence et son efficacité, alors qu’elle sort de la voiture, arrange son écharpe pour lutter contre le froid, noue son manteau à la taille et se dirige vers le bar où elle sait qu’Adam travaille.

Cela fait plusieurs jours, peut être même une semaine, que son mari, ou ex-mari, lui a parlé de ce carnet. Mais Raffaela, elle s’est perdue dans le travail, elle s’y est noyé, laissé submerger par ses responsabilités. C’est plus facile, comme ça, de ne plus penser à sa vie personnelle. D’être focalisé sur celle des autres. Sauver ses patients, en prendre de nouveau, toujours davantage, jusqu’à ce qu’on la force à rentrer se reposer. Ses talons résonnent sur le sol de béton, alors qu’elle s’approche du bar, pour arriver bientôt au niveau de l’entrée. C’est là que la voix d’Adam résonne, la sortant de ses pensées alors qu’elle tourne la tête vers lui pour le détailler de ses yeux clairs. Il a changé, au fil des mois, encore davantage depuis leur séparation. Les cheveux longs, la barbe fournie. Elle l’a connu avec les cheveux courts, rasé de près. Une barbe courte et taillée, lorsqu’on l’a autorisé à la garder. Elle l’a connu du haut de son panache et le voir ainsi, lui fait toujours quelque chose. Elle s’avance vers lui. « Salut Adam » Plus familière, moins encline aux connivences. « Je… J’ai ton carnet de compo de musique, que tu m’avais demandé la semaine dernière. Enfin je crois » Elle réfléchit un instant, Raffaela perd régulièrement la notion du temps, à cause de ses trop longues gardes. Elle fouille dans son sac, en sort le carnet éprouvé, abimé par les années et les voyages. Elle n’admettra pas qu’elle a passé toute une soirée à le bouquiner, à en lire les brouillon comme les compositions réussies. « Désolé du retard » S’excuse t-elle ensuite, en lui tendant l’ouvrage.


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Adam Jacobsen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Take me back to the night we met [Raff] ( le Dim 10 Fév 2019 - 18:12 )
Take me back to the night we met.



« Salut Adam. »

Il a le cœur qui se serre Adam à ce « salut » comme s'ils étaient... Comme s'ils n'avaient jamais... C'est dur. Il sait que c'est de sa faute s'ils en sont là mais c'est dur. Il voudrait juste pour s'approcher un peu plus, la prendre dans ses bras, lui répéter encore et encore à quel point il est désolé, à quel point il l'aime, à quel point il voudrait que cet amour soit suffisant pour tout arranger. Il voudrait l'embrasser, respirer le parfum de ses cheveux, se perdre contre la peau de son cou. Et en même temps... En même temps elle est si belle, si... Et lui, si sombre, si détruit. Il a peur Adam, de l'entraîner dans ce fond abyssal avec lui. Il voudrait ne pas être égoïste, ne pas lui faire davantage de mal. Peut-être qu'il devrait demander le divorce, la libérer de tout ça. S'il n'est qu'un poids, il devrait la libérer non ? Il devrait être capable de faire ça, pour elle, mais pour le moment ce n'est pas le cas. Pour le moment il s'accroche encore l'idiot. La voix de Raffaela se fait de nouveau entendre et il s'approche un peu plus quand elle parle du carnet dont il lui a effectivement parlé la semaine précédente. Il a oublié. Entretemps, avec tout ce qu'il a bu, il a oublié. Il hoche la tête, faisant confiance à Raffaela : si elle dit qu'il lui a demandé c'est que c'est vrai. Il ne s'en souvient pas, il devait avoir beaucoup bu quand il lui a demandé. Il voulait peut-être lui demander autre chose à ce moment-là et la raison a quand même réussi à se faire entendre malgré l'alcool alors il a dû basculer sur ce carnet. Sans doute oui. Il la regarde fouiller dans son sac, le cœur qui s'emballe alors que son œil valide détaille les mèches de cheveux qui tombent sur le visage de Raffaela, la peau de son cou visible sour les vêtements et il ses doigts quand elle sort le carnet du sac. Il tire un peu plus sur sa cigarette avant de la jeter au sol et d'écraser ce qu'il en reste du bout de sa chaussure quand Raffaela s'excuse du retard.

« Aucune raison de t'excuser. Y'avait aucune urgence tu sais c'est... » Il déglutit. « Merci d'être venu me l'apporter. » qu'il finit par dire en venant se saisir de son carnet, non sans frôler brièvement le bout des doigts de Raffaela au passage quand il le récupère, frissonnant par ce simple et si bref contact. Le carnet en main, il l'ouvre, le feuillette un peu, se souvient de certains moments où il a écrit les mots quand il était en déploiement et puis son cœur se serre quand il voit une chanson en particulier, qui était censée avoir un rythme un peu plus soutenu que les chansons qu'il a l'habitude de composer, une chanson qui parle avec de nombreuses métaphores de quand il volait. Il ne croit pas pouvoir jamais la chanter un jour et ça lui donne le larmes aux yeux. Et il s'en veut tout de suite. « Pardon. » qu'il dit en pressant ses paupières et en venant se frotter les yeux avec ses doigts avant des reporter ses prunelles sur Raffaela. Enfin sa prunelle. Enfin... Il referme le carnet et esquisse un petit sourire en le soulevant un peu. « Y'a des vieilles choses là-dedans et ça fait remonter... Mais merci. Vraiment. Tu hum... » Il a peur qu'elle parte aussi vite qu'elle est arrivée. « Je hum... » Il réfléchit. Il essaye. Vite. « Il me reste à peu près une vingtaine de minutes à bosser. Tu veux m'attendre ? Tu veux... Boire un verre après ? Je voudrais... Enfin... On pourrait se parler un peu ? »

Il essaye oui.
Vraiment.

Et il ne devrait pas parce qu'il devrait plutôt la laisser repartir et ne pas tenter de reconstruire ce qu'il a brisé. Parce qu'elle mérite mieux. Mais il est égoïste Adam là... Il n'est pas prêt à la laisser partir alors que ce serait le mieux pour elle.

Il l'aime trop pour ça.
Beaucoup, beaucoup trop.


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Sujet: Re: Take me back to the night we met [Raff] ( le Mar 5 Mar 2019 - 16:06 )
Elle ne sait même pas pourquoi après ces quelques semaines, elle se décide aujourd’hui à lui rapporter ce carnet. Inconsciemment, il lui semble qu’elle avait envie de le voir, même juste un bref instant. Malgré tous leurs travers, toutes leurs disputes, son geste de trop, rythmé par la colère, il y a chez Raffaella une nostalgie puissante, un amour encore présent. Un de ceux qu’elle n’arrive pas à chasser parce que les époux Jacobsen ont écrit tant de pages de leur histoire, à deux, que se réinventer seul lui semble particulièrement éprouvant et difficile. Elle ne sait pas où elle va, elle ne sait pas de quoi demain sera fait. Que lui réserve l’avenir. Elle se contente d’agir à l’instinct en lui tendant l’objet, alors qu’elle s’excuse pour le retard. « C’est rien ça me fait plaisir, je sais comme tu affectionnes ce carnet » Déclare t-elle, alors que ses yeux s’accrochent au visage d’Adam qui parcoure les feuilles chiffonnées, parfois tâchées, du regard. Qui tourne les pages, gorgé par une émotion mal contenue. Elle aussi, lorsqu’elle a relu ces pages là, lorsqu’elle les a feuilleté, elle admet avoir eu le coeur serré, les larmes aux bords des yeux. Elle s’est souvenu de tant de moment où il composait, où il sortait ce fameux carnet pour y écrire quelques phrases. Parfois, il lui chantait une composition pour avoir son avis. Elle a toujours été particulièrement admirative du talent musical de son mari, même encore aujourd’hui.

« Tu l’as depuis des années ce carnet » Avoue t-elle en tâchant de rester détaché, de ne pas sombrer elle aussi, dans les travers de ses émotions. De celles, si contradictoires qui ont tendance à lui faire du mal. Surtout lorsqu’elle se trouve face à Adam et que derrière sa dégaine bien plus négligée qu’à une époque, il y a cet amour encore fort et pourtant brisé, qui subsiste encore. L’envie, parfois féroce, après une longue journée, de venir se blottir contre lui comme elle l’a toujours fait. Comme elle le faisait parfois encore, malgré la distance installée entre eux ces dernières années. Elle ancre ses yeux dans les siens, écoute sa proposition, une main machinalement sur l’hanse de son sac. Elle se pince la lèvre inférieure un instant, le regarde. Sa raison la pousse à rentrer chez elle, à ne pas briser la distance certainement salutaire entre eux. Mais son coeur, lui, se souvient encore des mots dans ce carnet et pulse d’une envie d’être un peu proche de lui. Même juste le temps d’un verre. « J’ai très envie d’un verre, alors d’accord » Elle ne renchérit pas au fait de se parler. Elle est certainement bien plus froide à l’extérieur qu’elle ne l’est réellement à l’intérieur, mais se doit de rester forte pour faire face à toute la douleur qu’il lui a infligé. À cette distance mise entre eux, plus pour son bien à elle que le sien à lui.

« Je vais t’attendre au comptoir » Déclare t-elle, alors que les deux pénètrent de nouveau à l’intérieur, Adam par la porte de service sur le côté du bâtiment. Raffaella s’avance vers le comptoir, s’installe dans un coin, posant son sac sur le tabouret à côté d’elle. Elle tranche dans le décor, avec sa jolie robe d’ailleurs et ses talons. Ses petits bijoux fin et ce manteau clair qu’elle laisse s’’échouer à ses côtés. Pourtant, elle commande une bière, au collègue d’Adam qui revient à son niveau, alors qu’elle observe son mari du coin de l’oeil un instant, avant d’accorder son attention au jeune homme en face d’elle. « Merci » Elle lui sourit, légèrement, lorsqu’il pose le verre de bière devant elle, avant de s’éloigner. Au loin, elle peut observer son ami évoluer avec aisance, faire un brin de conversation avec les clients, sourires aux jeunes femmes qu’elle peut voir se pavaner devant lui. Il est beau. Il l’a toujours été. Il l’est encore, malgré ses cheveux plus long et sa barbe qui le vieillissent, à son gout. Elle finit par baisser le regard vers son verre, pose son téléphone sur le bois sombre du comptoir pour en aviser quelques messages.  


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Sujet: Re: Take me back to the night we met [Raff] ( le Dim 17 Mar 2019 - 15:46 )
Take me back to the night we met.



Elle devrait dire non. Pour son propre bien à elle, elle devrait dire non. Parce qu'Adam n'est pas réparé, qu'il est brisé, qu'il n'a pas changé au contraire puisqu'il boit même plus qu'avant leur séparation et qu'il sombre. Il sent qu'il sombre. Alors elle devrait dire non, s'éloigner de lui, le laisser sombrer seul pour éviter de sombrer avec lui. Et lui... Lui il devrait être assez courageux pour ne rien lui demander mais voilà, il manque de ce courage dont il a besoin pour la laisser partir. Il l'aime à en crever. Sans elle il crève justement alors s'il peut passer un peu de temps avec elle, s'il peut essayer de recoller au moins un peu les morceaux il veut le faire. Egoïstement, il veut le faire. Alors il le fait. Il demande et si Raffaela hésite un instant, elle finit par accepter de prendre un verre, et ça le fait soupirer de soulagement Adam, alors qu'un petit sourire apparaît sur ses lèvres. Elle a dit oui. C'est déjà très bien. Elle ne voudra peut-être pas parler mais si elle est au moins d'accord pour passer un peu de temps avec lui, il en est heureux. Elle lui assure qu'elle va l'attendre au comptoir et il la laisse retourner à l'intérieur du bar tandis qu'il passe par la porte de service. Lui retrouve sa place derrière le comptoir et il aperçoit Raffaela qui s'installe. Il ne manque pas de dire à son collègue qu'il s'agit de sa femme et lui de répondre qu'il va bien s'occuper d'elle avec un sourire complice. Adam, lui, entreprend de s'occuper des clients qui sont là et attendent d'être servis. C'est un peu étrange pour lui de travailler en sachant Raffaela un peu plus loin qui l'attend. C'est la première fois et oui, c'est un poil déstabilisant mais ça ne l'empêche pas de travailler ni même de flirter un peu avec une ou deux jeunes femmes quand elles commandent leurs verres et font un brin de conversation avec lui. C'est un petit jeu auquel il s'adonne, qui rend le travail plus facile et qui parfois fait du bien aux jeunes femmes en question même si Adam sait mettre des barrières et bien les laisser en place. Il jette un coup d'oeil à sa montre alors qu'il entreprend d'essuyer quelques verres, un regard en biais pour Raffaela, quand son collègue le rejoint.

« Vas-y. Je vais finir seul. »

Adam s'arrête et tourne son visage vers son collègue avec un froncement de sourcils.

« Non.
- Mais si c'est bon. La relève arrive bientôt, je vais m'en sortir. Tu ne devrais pas la faire attendre. »

C'est dit avec un petit sourire et Adam a de nouveau un regard pour sa femme qui l'attend oui, puis il reporte son attention sur son collègue.

« T'es sûr ?
- Oui.
- Merci. Je t'en dois une.
- Allez, bouge de là avant que je change d'avis. »

Adam sourit un peu plus largement et après une tape amicale sur l'épaule de son collègue il s'éclipse. Il retourne jusque dans la salle réservée au personnel, récupère sa veste en cuir, sa guitare, essayer de se recoiffer un peu et, pressé, il quitte la petite salle pour retourner à l'intérieur du bar. Il n'a d'yeux que pour Raffaela quand une silhouette vient se placer devant lui le faisant s'arrêter dans sa course. Il glisse son regard sur la jeune femme qui se tient devant lui avec un sourire aguicheur aux lèvres : celle avec laquelle il a légèrement flirté quelques minutes auparavant.

« Tu joues ? »

S'il décide de prendre le temps de répondre c'est par simple politesse.

« Oui.
- Cool. »

Il esquisse un petit sourire mais n'a pas le temps de lui souhaiter une bonne soirée qu'elle enchaîne.

« Donc t'as fini ton service là.
- Euh... Oui.
- Parfait ! Je t'offre un verre ! »

Oh... Le sourire reste poli mais se pare aussi d'une pointe d'excuse.

« C'est gentil mais non merci.
- Allez !
Hum non. Vraiment.
- Et pourquoi pas ?
- Parce que je ne suis pas intéressé. »

C'est un peu sec mais elle insiste alors il faut qu'il soit sec. Elle croise les bras mais garde son sourire aguicheur sur le visage.

« T'avais l'air intéressé pourtant tout à l'heure. »

A croire qu'il doit retravailler sur le côté « barrière ». Il soupire.

« Je faisais mon job.
- En flirtant ?
- Oui, ça fait partie du job. »

Elle rit.

« T'es pas sérieux !
- Très sérieux et marié. » qu'il ajoute en levant sa main gauche pour montrer son alliance.

Oui, il est marié. Et amoureux de sa femme même si...

« Et ?
- Comment ça ?
- Bah t'es marié, et alors ? »

Il a du mal à croire ce qu'il entend. Elle sait à présent qu'il est marié et ça ne l'empêche pas de continuer à le draguer ouvertement ? Ce genre de comportement le dépasse à un tel point Adam...

« Et alors ça devrait être suffisant pour que tu arrêtes ce petit jeu.
- J'ai pas envie d'arrêter. Tu me plais alors je tente ma chance, ça ne fait de mal à personne. »

Sur quoi elle vient poser sa main sur l'avant-bras d'Adam qui recule aussitôt d'un pas comme si le contact lui était désagréable. C'est le cas en fait. Et ce qu'elle vient de dire ne plaît pas à Adam. Pas du tout. Son regard change, il se fait plus sombre.

« Faux, ça fait du mal à ma femme. » qu'il siffle presque entre ses dents. « J'ai été correct, poli, mais y'a des limites. Bonne soirée. »

Il a essayé d'être courtois parce que c'est une cliente mais comme il vient de le dire, il y a des limites. Donc il se détourne d'elle non sans lui avoir adressé un regard qui en dit long pour s'apercevoir avec horreur que Raffaela n'est plus au comptoir.

« Chier... » qu'il marmonne dans sa barbe.

Il accélère aussitôt le pas, son collègue lui affirmant au passage qu'elle vient tout juste de partir. Donc en théorie il devrait pouvoir la rattraper et... Et quoi ? Lui expliquer. Elle a dû voir, et elle doit se faire de fausses idées et c'est bien la dernière chose dont ils ont besoin : que la confiance de Raffaela soit ébranlée. Alors il court oui et une fois dehors, un regard à gauche, un regard à droite, et il aperçoit la silhouette.

« RAFF ! » qu'il hurle à pleins poumons avant de courir à sa poursuite sauf qu'elle ne s'arrête pas sur le coup. « ATTENDS ! » qu'il ajoute encore en hurlant et quand il finit par être sur le point de la rejoindre et qu'elle s'arrête, il sent rien que dans sa façon de s'arrêter que les choses risquent de ne pas être simples. Il la contourne et vient se placer devant elle presque hors d'haleine, étui de guitare en main, yeux remplis d'amour et d'excuses. « T'avais aucune raison de partir comme ça. C'est pas ce que tu penses. »

Mais comment lui expliquer les choses sans la faire fuir ? Sans que tout ceci ne se transforme en une énième dispute ?


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Raffaela JacobsenLe vin est un puissant lubrifiant social
Raffaela Jacobsen
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Sujet: Re: Take me back to the night we met [Raff] ( le Ven 12 Avr 2019 - 22:36 )
Voilà plusieurs mois maintenant, que Raffaella s’efforce d’être détachée. Qu’elle se mure dans une certaine froideur, dans un retrait de sa propre vie, en dehors de son travail. Elle fait en sorte d’entretenir les quelques amitiés qu’elle possède, n’étant pas une femme très porté sur le fait d’avoir une multitude d’amis, mais le coeur n’y est pas toujours. Il y a ces soirs, ces fins de journées ou de longue garde, parfois en matinée, qui lui font réaliser toute sa solitude. Celle là même qui fait écho à tout ce qu’elle a perdu, tout ce qui s’est effondré. Tout ce qui la ronge, chaque jour un peu plus, même si elle a bien du mal à lui en parler. Une collègue à elle lui a suggérer de voir un psychiatre, histoire de pouvoir extérioriser, de pourquoi profiter d’un peu de soutien pendant une passe difficile. Cette même collègue qui a employé la formulation du « pendant mon divorce » exprimant sans mal que pour elle, il ne serait là que la suite logique de son histoire avec Adam. Mais Raff, elle est incapable de tourner la page, de tout oublier, d’aller de l’avant, de refaire sa vie. La « pause » qu’ils ont statué ne rime à rien. Quel couple marié depuis plus de dix ans, se met en pause, comme des adolescents ? Elle même sait que c’est puéril, que c’est probablement là pour se voiler la face un peu plus, mais se séparer pleinement d’Adam lui semble trop douloureux. Il y a cette part d’elle, qui s’accroche au bonheur qu’ils ont vécu. Aux bons moments.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle est resté. Qu’elle s’est déplacé, pour un vulgaire carnet. Qu’elle s’assoit au comptoir et sirote son verre, sans lâché son mari du regard. Elle se veut un peu honteuse de l’observer avec autant d’intensité. Baisse parfois les yeux, reporte son attention ailleurs. Pianote sur son téléphone, observe ses notifications. Mais soudain, il y a cette interaction. Entre lui et une femme. Les sourires. Un peu de flirt. Elle les voit venir. Elle les comprend, les sait essentiel, Raffaella. Elle n’est pas dupe, encore moins stupide. Pourtant, il y a une part d’elle, qui a dû mal à observer le spectacle, qui fixe son vin blanc, avant d’en avaler une grande gorgée.
Le temps passe, défile, jusqu’à ce qu’enfin, Adam quitte son poste pour faire le tour, récupérer ses affaires et la rejoindre enfin., Malgré son calme apparent, son calme olympien, une part d’elle attend ce moment. Même pour échanger quelques paroles. Même pour, peut être, se faire du mal à la fin. Qu’il soit là. Comme si leurs ennuies s’existaient pas.

Mais il y a cette femme, qui s’interpose. Qui l’arrête, qui lui sourit. Raffaella ne voit pas son visage, mais devine son air. Devine ses minauderies. Lorsqu’elle pose sa main sur l’avant bras de son mari, la chirurgienne se lève, récupère son manteau pour l’enfiler. La pique est trop violente, la dague plantée. Les scénarios défilent et la hante. Elle imagine Adam avec une autre, après des mois d’abstinence. Des mois de presque silence. Son coeur s’emballe, sous la douleur, elle s’agite pour enfiler son manteau, récupérer son téléphone et quitter le bar. Ses talons résonnent sur le béton humide. Portée par la nuit, elle presse le pas jusqu’à sa voiture. La voix d’Adam fend l’air, de toute sa puissance. Elle s’immobilise, Raffaella. Tressaille. Il la contourne, se place devant elle, de toute sa haute stature alors que ses yeux clairs s’ancrent dans les siens. La douleur à l’âme, le coeur à vau-l’eau. On peut y lire toute l’intensité, qu’elle fait en sorte de masquer. « Tu n’as pas à te justifier, tu sais » Lance t-elle simplement, pour le rassurer. Alors qu’en vérité, elle en souffre, de s’imaginer qu’il tourne la page, qu’ill passe à autre chose, tandis qu’elle en est incapable, installé dans l’habitude de ses douleurs et de ses regrets. « Tu as le droit de passer à autre chose » Ses yeux sont humides, mais elle cantonne sa peine. Elle sait parfaitement prendre sur elle, demeure placide, comme face à ses patients. Même si ici, les ressentis sont bien plus intenses, bien plus difficiles à masquer. Pour sur qu’Adam peut lire dans ses yeux à quel point tout cela lui fait du mal. Elle se remémore les paroles de sa collègue, le terme de divorce. Douloureuse réalité. Il a le droit de passer à autre chose. D’en fréquenter une autre et de l’oublier. Mariage étiolé, érodé, au fil des années.


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Adam Jacobsen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Take me back to the night we met [Raff] ( le Dim 14 Avr 2019 - 16:01 )
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Elle le regarde Raffaela et elle reste droite, fière, digne. Pourtant, ses yeux la trahissent. Pourtant, Adam voit bien la douleur dans les prunelles de sa femme. Parce qu'il connaît son regard, qu'il la connaît elle et qu'elle a beau le vouloir, en cet instant, elle ne peut pas lui mentir sur ce qu'elle ressent même si elle n'en dit rien, même si elle essaye à sa façon de se protéger. De lui. Quand elle affirme qu'il n'a pas à se justifier, ça lui fait mal à Adam. Le ton qu'elle emploie et même simplement les mots employés. Ah bon ? Il n'a pas à se justifier ? Bien sûr que si. Ils sont mariés. A moins que pour elle ce soit véritablement terminé ? A moins que ce qu'elle vient de voir ne soit que l'élément supplémentaire dont elle avait besoin pour mettre fin à leur mariage ? Bien sûr qu'il y pense à ça Adam. Bien sûr que ça fourmille dans sa tête au point de lui en donner la nausée tellement y songer lui fait mal. Comme le « Tu as le droit de passer à autre chose. » de la part de Raffaela lui fait aussi excessivement mal. Les mots l'agressent, le transpercent et les larmes lui en montent aux yeux alors qu'il crispe la mâchoire. Il a le droit de passer à autre chose. Passer à autre chose. Il a le droit. Peut-être. Peut-être en a-t-il le droit. Elle aussi. Mais il ne le veut pas non. Il ne veut clairement pas passer à autre chose alors il secoue la tête de droite à gauche avant de faire un pas pour se rapprocher un peu plus de Raffaela.

« Sauf que je n'ai pas envie de passer à autre chose Raff... Tu ne comprends pas ? Tu ne vois pas ?... » qu'il demande presque en suppliant. « J'ai aimé qu'une seule femme dans ma vie et je l'aime toujours. » qu'il affirme la voix tremblante tout en levant sa main pour lui montrer son alliance. « Je ne la porte pas pour faire joli, pas pour faire semblant mais parce que tu es toujours ma femme et que je t'aime. Pour le meilleur et pour le pire et je... » Il souffle un peu, bat des paupières pour continuer de voir Raff à travers ses larmes. « C'est de ma faute si on traverse le pire mais... Passer à autre chose ? Tout ce que je veux c'est te retrouver et si je le dis pas, si je m'impose c'est pas parce que je ne veux plus te voir. C'est juste parce que je sais que je t'ai fait du mal et que je préfère te laisser du temps pour... » Un silence. « Essayer de me pardonner. » Y parviendra-t-elle seulement un jour ? C'est là que ça lui apparaît à Adam : et si elle ne peut pas lui pardonner ? Et si elle ne veut pas lui pardonner ? Et si elle, elle veut passer à autre chose ? Et si elle, elle voudrait qu'il passe à autre chose pour lui rendre la décision plus facile ? « Tu voudrais ?... » qu'il finit par demander en fronçant en peu les sourcils, essuyant à la va-vite le coin de ses yeux où les larmes continuent d'apparaître. « Tu voudrais que je passe à autre chose pour pouvoir toi aussi passer autre chose ? Il faut me le dire Raff. » qu'il ajoute bien rapidement avant que la possible sentence tombe. « Faut me le dire si j'espère pour rien... » qu'il finit par dire dans un murmure.

Qu'elle mette fin à tout ça si c'est ce qu'elle veut.



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Sujet: Re: Take me back to the night we met [Raff] ( le )
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