Revenir en haut
Aller en bas


 

- I think I have you on hold (Vasco) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Cesare VolfoniToujours frais après un litre de café
Cesare Volfoni
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4797-electrico-romantico-cesare http://www.ciao-vecchio.com/t4809-come-pick-the-pieces-up-cesare#152046
Faceclaim : Michiel Huisman ©moi même
Messages : 156 - Points : 322
I think I have you on hold (Vasco) Tumblr_p2pri27CYS1x2u8p5o4_r1_400
Âge : Trente six extravagances.
Métier : Psychiatre et sexologue.
I think I have you on hold (Vasco) Empty
Sujet: I think I have you on hold (Vasco) ( le Dim 10 Fév 2019 - 15:19 )
Assis à son bureau, Cesare fixe l’écran de son ordinateur et son carnet de rendez-vous en sachant pertinemment que la suite va être étrange. Bizarre. Déstabilisante. Depuis leur baiser, leurs aveux, l’autre nuit, il y a un peu plus d’une semaine, Vasco et lui même ne se sont pas revus.  Pas même de messages, de SMS. Comme une gêne, présente, palpable, sur une relation nouvelle. Ne pas réellement savoir comment se comporter, ne pas réellement savoir comment agir ou évoluer. Cesare le premier, du haut de toute sa maîtrise de la psychanalyse et de l’humain, le voilà en totale déroute. Il finit par s’affaler dans son fauteuil, joint les mains devant lui, penche la tête en arrière en fixant le plafond. Songeur. Il a encore quelques minutes avant que son rendez-vous avec Vasco ne commence officiellement et en profite pour se ressaisir. Faire le tri dans ses pensées, tâcher d’être le plus professionnel possible.
Le téléphone sonne. « Oui ? » Sa réceptionniste au bout du fil. « Votre prochain rendez-vous est arrivé, Vasco Pugliese » Cesare pince les lèvres et se redresse. « Très bien j’arrive » Dit-il avant de raccrocher et de se lever. Un large miroir trône dans un endroit de la pièce et le psychiatre en profite pour s’observer un instant. Les cheveux en arrière, la barbe bien taillé, une montre de luxe au poignet, sans parler de ses atours colorés. Une chemise blanche, Dolce and Gabbana, simple, avec un écusson doré et coloré en forme de coeur, du côté droit, un pantalon rouge et des chaussures brunes. Fidèle à lui même et à son excentricité. Mais de l’allure, tout de même. Toujours de l’allure, malgré des vêtures peu communes.

Il respire un grand coup puis sort de son cabinet, laissant la porte ouverte il attend que Vasco se lève et s’approche de lui. « Monsieur Pugliese bonjour » Lâche t-il, comme le psychiatre professionnel qu’il est, alors qu’il lui tend une main poli, que le trentenaire serre en guise de salut, avant de pénétrer dans son bureau et que le psychiatre ne referme la porte derrière eux. Pendant un instant, Cesare s’appuie contre la porte, regarde Vasco s’avancer dans la pièce, en silence. Il ne sait pas quoi dire, quoi faire, mais sent bien que s’il est ici, c’est de toute façon pour travailler sur lui même, alors, il range dans un coin de sa tête toutes ses pulsions déplacées, pour se redresser enfin. Il s’approche du coin de thérapie, son fauteuil, un canapé juste en fasse, rehaussé de coussins coloré. Son bureau est un antre chaleureux, avec quelques reproductions de tableaux classiques et de petites touches de couleurs au milieu d’une atmosphère blanche et moderne, sans oublier un parquet sombre. Cesare aime la décoration intérieure et a toujours fait en sorte que ses patients se sentent bien et à l’aise, ici. Simplement pour pouvoir davantage se confier dans une atmosphère agréable.

Il se racle la gorge, se détache enfin de la porte pour s’approcher d’un Vasco qui n’ose apparemment pas encore s’asseoir. Il fronce les sourcils un instant, rictus sérieux, tâchant de garder son pragmatisme. « Je t’en prie, assis toi » Le tutoiement est tout de même de mise, parce qu’il ne se voit pas faire autrement désormais. La chose lui vient naturellement, peut être un peu trop, mais qu’importe. Certaines barrières ont été franchies et Cesare ne se voit pas revenir en arrière. Alors, il s’autorise cette liberté, trop conscient que l’homme en face de lui ne lui en voudra pas. Il s’approche de son bureau, est de dos à l’ancien professeur un instant, pour récupérer sa tablette et le stylet affilié, pour prendre des notes.  


I'm fired up and tired of the way that things have been
The way that things have been second thing second
Don't you tell me what you think that I can be
I'm the one at the sail, I'm the master of my sea
Revenir en haut Aller en bas
Vasco Pugliese10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Vasco Pugliese
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4775-vasco-will-i-make-it-out-alive http://www.ciao-vecchio.com/t4796-am-i-gonna-swim-am-i-gonna-sink-vasco-cie
Faceclaim : Oliver Jackson Cohen + Ealitya - tumblr - wiise
Messages : 144 - Points : 450
I think I have you on hold (Vasco) Tumblr_inline_paupxfd0i61rfmocr_250
Âge : 35 ans
Métier : Serveur au San Callisto
I think I have you on hold (Vasco) Empty
Sujet: Re: I think I have you on hold (Vasco) ( le Dim 10 Fév 2019 - 16:17 )
I think I have you on hold.


Une profonde inspiration. Une profonde expiration. C'est idiot. D'être nerveux de cette façon, c'est idiot et pourtant, Vasco est une boule de nerfs et pour une fois, ce n'est pas parce qu'il est en colère et qu'il se retient de cogner sur quelqu'un. Non, s'il est une boule de nerfs, c'est parce qu'il est sur le point de pénétrer dans l'immeuble dans lequel Cesare exerce son métier de psychiatre parce qu'ils ont rendez-vous. Il a été nerveux après ce moment dans l'asenceur mais là, c'est un tout autre niveau de nervosité et pour cause : il y a eu le flirt, puis les mots qui ont dépassé sa pensée, puis Cesare qui lui a sauvé la vie, puis ces baisers et cette promesse d'un prochain rendez-vous. Un rendez-vous galant disons, pas le rendez-vous qu'il a aujourd'hui. Et il a cherché Vasco depuis. Il a cherché un endroit où ils pourraient se retrouver tous les deux, aller boire un verre, manger un morceau, échanger comme deux personnes étant attirées l'une par l'autre pourraient échanger sans prendre en compte les barrières du lien qui est le leur depuis la sortie de prison de Vasco. Il a trouvé cet endroit, un petit restaurant dans le quartier espagnol, où les convenances sont moins de mises, où les jugements sont bien moins présents, où deux femme ou deux hommes peuvent bien avoir un rendez-vous quans qu'on les montre du doigt. Le restaurant est intime, la décoration assez unique mais fort chaleureuse et la carte... Tout donne envie. Il n'a pas encore fait de réservation, il n'a pas osé. Après tout, il a juste trouvé l'endroit et puis... Et puis depuis les fameux baisers, il n'a plus été en contact avec avec Cesare. Plus du tout. Le psychiatre ne lui a pas écrit et lui non plus n'a pas osé lui écrire. Il n'était pas certain qu'il doive le faire ou s'il devait attendre et finalement, ça s'est transformé en silence des deux côtés. Mais aujourd'hui, plus de silence possible puisqu'il doit le voir dans le cadre de sa thérapie et Vasco, il est paumé. Il ne sait pas trop comment aborder cette séance. Est-ce qu'il doit d'entrée parler du rendez-vous ? Est-ce qu'il doit être juste le patient ? Est-ce qu'il va pouvoir l'être en voyant Cesare et en se souvenant de ses lèvres, de ses mains ? Est-ce qu'il va pouvoir seulement se tenir correctement et ne pas céder à la tentation ? Et qu'est-ce que va vouloir Cesare ? Est-ce que s'il décide de n'être que le psychiatre, Vasco va simplement accepter ? Il a peur.

Il a peur de se remettre en colère.

Alors c'est avec toute cette nervosité qu'il passe finalement la porte. Et c'est avec cette même nervosité qu'il patiente dans la salle d'attente, son pied tapant nerveusement au sol jusqu'à ce que la porte du cabinet s'ouvre soudain sur Cesare. Là, la nervosité décuple encore et en même temps, il y autre chose qui s'éveille : le désir mais pas seulement. Le bonheur aussi. Et ça aussi c'est idiot mais oui, Vasco est juste si content de le voir... Alors il sourit. Un peu plus qu'à l'accoutumée mais le sourire se fane bien vite quand Cesare lui parle comme il lui parlait jusqu'à présent. Le pire ? La main tendue. Il faut sauver les apparences mais Dieu que ça blesse Vasco. Alors il vient la serrer avec politesse la main avant de pénétrer à l'intérieur du bureau, le cœur battant à tout rompre tant parce que la nervosité que par la déception de cet accueil glacial de Cesare que par l'envie qu'il a déjà d'aller se réfugier dans ses bras et de l'embrasser à pleine bouche. Le bureau n'a jamais semblé si petit à Vasco et pourtant, il n'a pas changé depuis la dernière fois mais c'est la proximité, le fait de savoir que Cesare est juste derrière lui. Il a presque l'impression de sentir la chaleur du psychiatre émaner de lui dans son dos. Il ne sait pas quoi faire Vasco : rester debout, se retourner et lui faire face, s'asseoir. Non il ne sait pas quoi faire. Cesare finit par se râcler la gorge et là, Vasco décide e se retourner. Le voir s'approcher cependant rend les choses encore plus difficiles, partagé qu'il est entre l'envie de l'embrasser et de lui faire savoir qu'il n'a pas à être si... Froid. Si... Si. Il lui propose de s'asseoir avant de s'approcher de son bureau pour se saisir de sa tablette. Vasco le regarde faire, le détaille en fait de haut en bas, si beau qu'il est Cesare dans ses atours qui lui vont si bien, et il est encore très hésitant Vasco, si hésitant qu'il s'en mord l'intérieur de la bouche. Est-ce qu'il s'assoit ? Est-ce qu'il rentre dans le vif du sujet sans prendre le moindre gant ? Il essaye de se raisonner, de se dire que le comportement de Cesare est normal, qu'il ne doit pas s'attendre à autre chose entre ces murs-là et que ça va aller, que ça ne veut pas dire qu'il va vouloir faire comme s'il ne s'était rien passé. Cela ne veut pas dire qu'il a changé d'avis concernant le potentiel rendez-vous. Oui, il essaye de se raisonner de cette façon et décide de finalement s'asseoir comme le lui a proposé Cesare. Le pied tape nerveusement contre le sol alors que les mains se nouent sur les cuisses mais il est assis. Il a très, très envie de ne pas le rester, de se relever, de s'approcher mais il reste assis.

Il essaye de faire ce qu'il faut.

« J'ai des chaussures aujourd'hui... » qu'il termine par dire tout bas après un fort long silence.

Une manière comme une autre de lancer une potentielle conversation tout en le faisant de manière assez légère, il l'espère. Il s'y essaye en tout cas. Il voudrait juste revoir ce sourire sur le visage de Cesare et pas cet air si sérieux. Cet air si...

Professionnel.



(c) sweet.lips


Am I gonna swim, am I gonna sink ? Am I gonna bend, am I gonna break ? Am I gonna fly, am I gonna fall ? Am I gonna live, gonna lose it all ?
by wiise
Revenir en haut Aller en bas
Cesare VolfoniToujours frais après un litre de café
Cesare Volfoni
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4797-electrico-romantico-cesare http://www.ciao-vecchio.com/t4809-come-pick-the-pieces-up-cesare#152046
Faceclaim : Michiel Huisman ©moi même
Messages : 156 - Points : 322
I think I have you on hold (Vasco) Tumblr_p2pri27CYS1x2u8p5o4_r1_400
Âge : Trente six extravagances.
Métier : Psychiatre et sexologue.
I think I have you on hold (Vasco) Empty
Sujet: Re: I think I have you on hold (Vasco) ( le Dim 10 Fév 2019 - 20:18 )
Il le sait, face à son bureau, dos à Vasco, il sait que c’est enfin le moment de faire face à ses responsabilités mais surtout à ses choix. Il savait, que la première thérapie, après leur incartade de l’autre soir, ne serai que gêne et incompréhension. Maladroit, il ne sait pas comment se comporter, mais opte pour un certain pragmatisme, malgré ses pulsions, forte, pulsant au fond de lui et lui hurlant d’agir, de rassurer Vasco. De faire quelque chose lui prouvant qu’il n’a rien oublié et qu’il souhaite continuer. Oui, c’est ce qu’il souhaite, il s’en est rendu compte, allongé sur le dos, dans son immense lit, à fixer les moulures complexes, renaissance, au plafond de sa chambre. Du moins, cette chambre d’amis, la seconde plus grande, qu’il occupe désormais, chez lui. Sa tablette entre ses mains, il démarre l’application de note, alors qu’il se tourne enfin, pour se diriger vers son fauteuil, en face du canapé où l’ancien professeur s’installe, et croiser les jambes, avant de caler sa tablette entre ses mains. Un sourire lui échappe, alors qu’il relève les yeux de son bijou technologique pour les poser sur le trentenaire en face de lui. « Je vois ça » Lâche t-il, le ton enjoué et amusé. Cependant, il remarque que malgré tout, Vasco a opté pour son apparence habituelle, à base de sweat et t-shirt, sur un jean. Ce côté décontracté loin de la chemise qu’il portait au bar l’autre soir. En même temps, Cesare se dit que c’est pour le mieux, que les apparences restent inchangées. Similaires à ce qu’elles étaient, avant tout cela.

Il abaisse de nouveau les yeux vers sa tablette, ne peut s’empêcher de lâcher un léger gloussement nerveux. « Je t’avoue que je n’ai aucune idée de comment je suis censé rester totalement professionnel » Avoue t-il, se râclant de nouveau la gorge pour lever les yeux vers Vasco. Désormais, il a la sensation que les aveux de l’autre homme n’auront plus du tout la même porté. Seront bien plus importants, bien plus intenses, bien plus marqués. Que Cesare ne pourra pas les barricader dans un coin de sa tête pour ne pas y penser, parce qu’il fréquentera l’ancien professeur dans une sphère privée, où ses démons auront leur importance. « Je veux essayer que tout reste le plus normal possible » Renchérit-il, exprimant une vérité générale. Il veut pouvoir continuer de l’aider en tant que psychiatre. Mais comprend bien qu’il s’oppose à de nombreux obstacles. « Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire… » Ton de vois plus las, plus bas, plus abattu aussi parce qu’il se rend bien compte de la hauteur du mur à franchir et de tous ce qui se met entre eux. Entre ses bonnes résolutions et cette envie presque viscérale de le toucher, de se rapprocher de lui. Cesare est un homme tactile, un homme avenant, charmant, qui aime le contact autant qu’il le désire. Pas avec tous, pas en toute occasion, mais il s’en repait comme d’un repas divin.

« Je suppose qu’on a qu’à essayer de faire comme je fais d’habitude, bien que si tu es plus bavard qu’avant tout ça, ça ne sera pas plus mal » Sourire en coin, tentative d’alléger une atmosphère pesante. « Tu te sens comment depuis la dernière séance ? » Demande t-il, question pratico-pratique. Question pragmatique avec le praticien qui reprend le pas sur le reste, qui essaye de filtrer ses pensées et ses façons de faire. C’est plus facile ainsi, de se murer dans une certaine efficacité affilié à son métier, à ses compétences. Il précise la séance, parce que les deux ne se sont pas parlés dans la sphère privée. Plusieurs fois, Cesare s’est saisit de son iPhone pour écrire un message au trentenaire, mais s’est toujours résigné. Après avoir accepté le rendez-vous, il s’est dit que ce n’était pas à lui de faire le premier pas. Enfin, peut être pas. Qu’il devait attendre de voir si effectivement, la chose allait se concrétiser ou non. C’est stupide, presque adolescent, mais Cesare n’a pas pratique le sérieux, en matière de relation, depuis son mariage et ses années de routine. Un peu rouillé.


I'm fired up and tired of the way that things have been
The way that things have been second thing second
Don't you tell me what you think that I can be
I'm the one at the sail, I'm the master of my sea
Revenir en haut Aller en bas
Vasco Pugliese10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Vasco Pugliese
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4775-vasco-will-i-make-it-out-alive http://www.ciao-vecchio.com/t4796-am-i-gonna-swim-am-i-gonna-sink-vasco-cie
Faceclaim : Oliver Jackson Cohen + Ealitya - tumblr - wiise
Messages : 144 - Points : 450
I think I have you on hold (Vasco) Tumblr_inline_paupxfd0i61rfmocr_250
Âge : 35 ans
Métier : Serveur au San Callisto
I think I have you on hold (Vasco) Empty
Sujet: Re: I think I have you on hold (Vasco) ( le Lun 11 Fév 2019 - 17:51 )
I think I have you on hold.


Le ton qu'emploie Cesare relaxe un peu Vasco. Il apprécie la soudaine légèreté, l'amusement. Il apprécie vraiment parce qu'il a tout à coup moins l'impression que les choses sont compliquées. Elles le sont mais moins. C'est différent, ça le rassure et il souffle un peu en souriant, son pied cessant de cogner nerveusement contre le sol. Il est d'autant plus rassuré quand Cesare avoue sans détour qu'il ne sait pas comment il est censé rester totalement professionnel. Le sourire de Vasco s'élargit un peu tandis qu'il hausse brièvement les épaules. Il aimerait pouvoir l'aider mais lui-même en sait pas comment se comporter en tant que « patient » actuellement. Il avait déjà du mal à le faire quand il ne nourrissait pas de pensées intimes à l'égard de Cesare, c'est bien plus difficile maintenant. Alors qu'en réalité, cela pourrait être simple. Il suffirait qu'il se laisse aller, qu'il laisse libre cours à ses pensées les plus intimes, les plus sombres pour pouvoir tenter de s'en débarrasser mais Vasco ne parvient pas encore à voir les choses de cette manière. Il y est trop accroché à ces pensées. Et dans le fond, c'est sans doute aussi en partie parce que c'est tout ce qu'il lui reste de Giorgio. L'amour n'est plus là, il n'y a plus que la rage et la haine à son égard. Une haine que son silence continue de nourrir. Le silence, Cesare continue de le briser, il continue de se confier lui, sans aucune difficulté, sur la façon dont il essaye d'appréhender la situation le mieux possible. Il voudrait pouvoir être aussi à l'aise Vasco, pouvoir parler aussi facilement de la façon dont il se sent, quelle qu'elle puisse être. Il lui envie cette facilité même si la situation est justement loin d'être facile, la barrière entre les deux hommes ayant été brisée et impossible à reconstruire. Vasco ne le voudrait de toutes les façons pas et Cesare non plus visiblement. Vasco finit par hocher doucement la tête à la positive quand Cesare propose d'essayer de faire comme d'habitude mais l'ancien chercheur ne peut que détourner le regard quand Cesare ajoute que ce serait bien qu'il soit plus bavard qu'avant « tout ça ». Avant eux. Peut-il seulement l'être ? Le pied recommence à cogner contre le sol et il est de nouveau forcé de se concentrer sur sa respiration pour ne pas être de nouveau totalement embarqué dans le tourbillon de la haine qui l'habite et du silence dans lequel il s'enferme depuis si longtemps maintenant.

« Tu te sens comment depuis la dernière séance ? »

La question est lancée et si Vasco a bien conscience que c'est le psychiatre qui parle, que c'est sans doute le professionnel qui veut savoir comment se sent son patient, Vasco ne veut pas parler de cela. Y songer lui donne presque la nausée. Il n'est pas prêt. Ou peut-être pas dans ces circonstances. Peut-être que dans une confidence plus intime il pourrait. Peut-être. Il ne sait pas. Concernant cette colère, cette rage, il ne sait pas. Par contre pour le reste...

« Impatient. »

Pour le reste il sait. Il ose finalement reporter son regard sur Cesare et si le pied cogne toujours nerveusement contre le sol, le regard est un peu moins perturbé. Parce qu'il y a de nouveau cette lueur qui vient s'y glisser, la même lueur que ces fameux soirs-là.

« De te revoir. Mais c'est... » Il déglutit. « C'est encore plus étrange que ce que... Moi non plus je ne sais pas trop comment me comporter. Je... » Le regard s'ancre un peu plus dans celui de Cesare. « J'ai du mal à m'imaginer essayer de te parler de ce pour quoi je suis là alors que je crève d'envie de t'embrasser et de te proposer un rendez-vous »

Il s'y essaye à la confession lui aussi.

« Mais ce n'est pas l'endroit. »

Non, ce n'est pas l'endroit. Il détourne le regard une nouvelle fois et ferme même les paupières avant de prendre une profonde inspiration. Il a dit... Ce soir-là, après que Cesare lui ait sauvé la vie, après qu'ils se soient embrassés après... Il a dit qu'il ferait des efforts et pour le moment il n'en fait pas. Il doit en faire. S'il veut pouvoir le voir en dehors et... Il doit en faire.

« Je ne me sens pas mieux. » qu'il avoue finalement les yeux toujours fermés, cherchant comme il peut le courage dont il a besoin pour faire ce qu'il est censé faire : sa thérapie. « Pas pire mais pas mieux. » Ce qui n'est pas tout à fait vrai car lorsqu'il pense à Cesare, tout devient plus facile mais ça, il ne se sent pas capable de le dire encore.

C'est déjà mieux que rien.
Pas grand chose mais mieux que rien oui.



(c) sweet.lips


Am I gonna swim, am I gonna sink ? Am I gonna bend, am I gonna break ? Am I gonna fly, am I gonna fall ? Am I gonna live, gonna lose it all ?
by wiise
Revenir en haut Aller en bas
Cesare VolfoniToujours frais après un litre de café
Cesare Volfoni
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4797-electrico-romantico-cesare http://www.ciao-vecchio.com/t4809-come-pick-the-pieces-up-cesare#152046
Faceclaim : Michiel Huisman ©moi même
Messages : 156 - Points : 322
I think I have you on hold (Vasco) Tumblr_p2pri27CYS1x2u8p5o4_r1_400
Âge : Trente six extravagances.
Métier : Psychiatre et sexologue.
I think I have you on hold (Vasco) Empty
Sujet: Re: I think I have you on hold (Vasco) ( le Lun 25 Fév 2019 - 20:44 )
Bien sur qu’il essaye d’installer entre eux de la normalité au milieu d’une situation qui ne l’est pas. Qui ne le sera plus jamais, d’ailleurs. Les jambes croisées, l’attitude qui se veut détendue, tablette entre ses mains, Cesare se prépare à prendre des notes, inscrit d’ailleurs la date et le nom de Vasco, alors qu’il redresse ensuite le regard vers lui. Vers l’impatience dont il parle, qui finit par lui arracher un fin sourire en coin. Oui, lui aussi, avait hâte et appréhendait à la fois. Une envie de fuir et au contraire, de courir vers lui. Ses yeux s’accrochent à ceux de Vasco. Sa sincérité ne fait que renforcer l’envie qui grignote ses entrailles et le titille. Il se mord machinalement la lèvre inférieure, sans s’en rendre compte, avant que l’ancien chercheur ne remette les pendules à l’heure. Spécifiant le contexte qui ne se prête pas à tout ça. Il a raison, dans le fond. Bien sur qu’il a raison et Cesare le sait. Cesare doit être l’homme raisonnable ici, le pragmatique. Mais il y a ces fantasmes, qui naissent, depuis leur baiser. Depuis qu’il s’est surprit à rêver de lui, d’une façon bien moins sage, bien moins mesuré. Les tabous rompus, le psychiatre a bien comprit qu’il pouvait se laisser aller à ses envies.

Il se racle la gorge, note deux trois choses pour reporter son attention sur son iPad, sur ce rendez vous. Cette fois-ci, les aveux du trentenaire lui font relever le regard vers lui. D’ordinaire fort d’un grand détachement, Cesare se surprend à une once d’empathie. Il sait que cela est dû à leur tout nouveau rapprochement et tâche de contenir ses sensations là, qui n’ont pas leur place. « Des cauchemars encore ? Ou rêves ? Est-ce que tu arrives globalement à dormir correctement ? » Demande t-il, cette fois-ci, endossant totalement son rôle de psychiatre. Il sait qu’il est là pour ça, qu’il se doit de l’aider de ses compétences, pas juste d’un attachement nouveau qui ne demande qu’à fleurir. Il sait qu’il se doit de soutenir l’homme dans sa démarche pour aller mieux, pour vaincre ses démons. « Est-ce que tu as eu de nouvelles crises de colère ? » Il se souvient de celle dans l’ascenseur. Il se souvient de la violence dansant dans ses yeux. De toute la rage et la peine qu’il pouvait y lire. Les nerfs qui avaient fini par lâcher pour qu’il s’effondre dans les bras de Cesare. Ce dernier porte de nouveau son regard sur Vasco qui lui, semble soudain plus fuyant. Parler de ses démons n’est jamais chose facile, même alors que les deux hommes commencent à être plus proche. Peut être qu’au contraire, ce rapprochement créera une nouvelle barrière. Peut être que Vasco ne voudra pas inquiéter outre mesure celui de qui il veut se rapprocher, progressivement. Qu’importe, Cesare est dans son rôle, se sert de ses compétences et tâchera au mieux de conserver un certain professionnalisme entre eux. Son esprit se bloque, fait rempart à toutes les envies qui peuvent le traverser, alors qu’il fait tourner entre ses doigts le stylet de sa tablette.
Il ose se dire que pour le moment, ils ne sont que dans les prémisses des barrières franchies. Il ne sait pas à quoi s’attendre, si tout cela évolue entre eux. S’ils se rapprochent encore, ce qui est plutôt bien parti. Jamais il n’a bafoué la distance patient psychiatre. Jamais il n’a osé franchir les barrières qu’il fracasse aujourd’hui pour se rapprocher de Vasco. L’avenir lui semble diablement flou et incertains. Mais il ne laisse pas ses pensées lui marteler des doutes. Là, tout de suite, son regard est ancré sur Vasco.


I'm fired up and tired of the way that things have been
The way that things have been second thing second
Don't you tell me what you think that I can be
I'm the one at the sail, I'm the master of my sea
Revenir en haut Aller en bas
Vasco Pugliese10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Vasco Pugliese
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4775-vasco-will-i-make-it-out-alive http://www.ciao-vecchio.com/t4796-am-i-gonna-swim-am-i-gonna-sink-vasco-cie
Faceclaim : Oliver Jackson Cohen + Ealitya - tumblr - wiise
Messages : 144 - Points : 450
I think I have you on hold (Vasco) Tumblr_inline_paupxfd0i61rfmocr_250
Âge : 35 ans
Métier : Serveur au San Callisto
I think I have you on hold (Vasco) Empty
Sujet: Re: I think I have you on hold (Vasco) ( le Mar 26 Fév 2019 - 18:44 )
I think I have you on hold.


Quelques mots de la part de Vasco puis le silence. Il a fait un pas en avant. Un bond de géant même comparé à toutes les séances précédentes où Vasco n’a été que silence, que distance, que rumination. Il y a bien eu ce moment dans l’ascenseur où il a un peu laissé sortir quelque chose mais ça a été d’une violence sans nom, à la limite de la violence physique et finalement ça n’a rien fait avancer. Ou peut-être un peu dans le sens où ça a réveillé le cœur noirci et endormi de Vasco. Et finalement, cette étreinte dans l’ascenseur, ce moment-là, il a été le déclencheur de tout le reste, de ce flirt, puis de cette crise de colère à l’encontre de Cesare, puis ces baisers et la promesse d’une entrevue en dehors du bureau du psychiatre. Une promesse à laquelle Vasco s’est accroché et s’accroche encore. C’est pour cette promesse qu’il fait l’effort de tenter d’enfin se confier, d’aller chercher ce qu’il a au fond de lui pour essayer d’avancer. Et si le Cesare psychiatre est capable de l’aider, c’est le Cesare homme qui lui donne l’envie de faire des efforts. C’est cependant le Cesare psychiatre qu’il a en face de lui et il prend quelques notes sur son iPad, en silence. Vasco est là à se tordre les doigts, la nervosité revenant lui grignoter les entrailles. Puis viennent des questions sur ses cauchemars ou rêves, sur son sommeil. Vasco se contente de hausser les épaules d’une manière somme toute assez évasive. Parler de ses rêves ? Des ses songes qui ne sont quasiment habités que par Cesare ? C’est encore compliqué pour lui. Et puis, ces rêves-là n’ont rien à voir avec les cauchemars qu’il peut faire sur la prison et oui, il en fait. Certaines choses l’ont marqué au fer rouge à jamais. Il est vrai que ça ne l’empêche pas d’avoir une vie sexuelle on ne peut plus mouvementée mais, il est marqué. Et ça non plus il ne se sent pas tout à fait prêt à en parler à Cesare. Les violences, les viols. Non, il n’est pas prêt pour ça.

« Est-ce que tu as eu de nouvelles crises de colère ? »

Vasco se fige. Son regard se pose un instant sur Cesare mais se retrouve très vite détourné : par honte surtout. Parce qu’il se souvient des deux dernières crises de colère et c’est justement Cesare qui en a fait les frais. Et ça le fait se sentir si honteux, si mal à l’aise Vasco de s’être acharné sur lui de cette façon alors qu’il ne méritait clairement pas d’être traité de cette façon.

« Non. » qu’il finit par souffler tout bas en secouant doucement la tête de droite à gauche. « Non, pas depuis celle où je t’ai hurlé dessus sans raison dans la rue. » qu’il finit par ajouter toujours en gardant son regard résolument détourné. Il se souvient bien de la rage qui bouillonnait dans ses veines, de cette colère qui était totalement injustifiée envers Cesare. Tellement injustifiée… Mais le souvenir de ses hurlements envers le psychiatre a vite été submergé, recouvert par d’autres souvenirs bien plus… Agréables. Et cet idiot de Vasco en sourit doucement tout seul. « J’ai eu des pensées bien plus agréables depuis ce soir-là. » qu’il avoue là encore à mi-voix ce petit sourire sur les lèvres. Mais il disparaît bien vite le sourire. « Mais c’est encore là. C’est toujours là. » La voix s’affirme un peu plus même si les doigts continuent de se tordre sous l’anxiété. Il pousse un profond soupir et ose enfin relever son regard sur Cesare et si ses prunelles brillent de cette lueur que seul Cesare est capable de faire naître, il y a autre chose : il y a encore et toujours cette ombre qui est là, qui ne le quitte pas. « Je crois que je commence à comprendre pourquoi. » C’est dit. Avec une certaine conviction même si cela reste timide. C’est qu’à force d’y songer, à force de se poser des questions comme il est censé le faire, il finit par y voir plus clair. C’est malgré tout très dur d’oser prononcer les mots alors il lui faut prendre une profonde inspiration et ravaler ses larmes pour se lancer. « C’est parce que c’est difficile d’en vouloir à un absent. » Il bat des paupières parce que ça commence à piquer et qu’il ne veut pas craquer, il ne veut pas que Cesare n’ait que cette image de lui. Imbécile. « Je ne sais pas quoi faire de ce que je ressens parce que je ne peux pas dire ce que je pense à la personne concernée. » Il déglutit. « Je ne peux pas le regarder droit dans les yeux et lui dire à quel point je le hais pour nous avoir fait autant de mal. » Il souffle de nouveau , vient essuyer à la va-vite le coin de ses yeux. « Du coup ça reste en moi. C’est comme si… J’ai l’impression de devoir vivre avec, que jamais je ne pourrai m’en débarrasser. Alors je ne sais rien faire d’autre que de la diriger sur d’autres personnes. Sur toi par deux fois… » Un silence. « Je suis désolé d’avoir agi comme ça avec toi Cesare. » Et là ce n’est plus le patient qui parle à son psychiatre mais bien l’homme qui parle à l’homme. « Je suis vraiment désolé. »

Et comme il voudrait pouvoir s’approcher et le toucher, lui faire comprendre qu’il l’est vraiment, désolé.
Comme il voudrait.



(c) sweet.lips


Am I gonna swim, am I gonna sink ? Am I gonna bend, am I gonna break ? Am I gonna fly, am I gonna fall ? Am I gonna live, gonna lose it all ?
by wiise
Revenir en haut Aller en bas
Cesare VolfoniToujours frais après un litre de café
Cesare Volfoni
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4797-electrico-romantico-cesare http://www.ciao-vecchio.com/t4809-come-pick-the-pieces-up-cesare#152046
Faceclaim : Michiel Huisman ©moi même
Messages : 156 - Points : 322
I think I have you on hold (Vasco) Tumblr_p2pri27CYS1x2u8p5o4_r1_400
Âge : Trente six extravagances.
Métier : Psychiatre et sexologue.
I think I have you on hold (Vasco) Empty
Sujet: Re: I think I have you on hold (Vasco) ( le Mar 5 Mar 2019 - 16:41 )
Vasco se décide enfin à se confier et Cesare l’écoute calmement, une jambe croisée sur l’autre, la tablette posée sur sa cuisse. Il prend quelques note, ne croise pas son regard, jusqu’à avoir un léger sourire en coin à l’évocation de cette soirée qui, malgré un début chaotique a fini de façon totalement inattendue et pour le moins agréable. Il se décide alors à lever les yeux vers lui. Il a envie de lui répondre que lui aussi, a eu des pensées agréable depuis lors. Que lui aussi, s’est surprit à fantasmer bien plus qu’il ne le devrait, sur cette étreinte masculine, possible, avec Vasco. Pas juste parce qu’il est un homme. Juste parce qu’il est lui. Les partenaires défilent auprès de Cesare depuis quelques mois, mais jamais avec l’implication émotionnelle qu’il a aujourd’hui avec Vasco et qui dépasse tout le reste. Toutes les insipides incartades, qui ne sont rien de plus qu’un agréable moment charnel.

« Vas-y, explique moi » Déclare t-il, concentré sur les dires de l’homme en face de lui, qui admet comprendre un peu ce qu’il se passe. Cette chose qu’il fuit depuis des mois. Qu’il ne veut pas admettre, ni regarder en face. À croire que finalement, Cesare a bien plus d’impact sur Vasco qu’il ne le croit. Il s’apprête à renchérir, à lui répondre, mais le trentenaire continu sur sa lancée et Cesare comprend que ce n’est pas le moment pour lui de l’interrompre. Pas alors que l’ancien chercheur se confie enfin. Emet le fond de sa pensée, autant que ses analyses après des mois à être trop silencieux. Alors Cesare se ravise, abaisse le regard vers sa tablette pour reprendre sa prise de note, rapide. Il fronce les sourcils, se concentre. Il comprend totalement le raisonnement de Vasco et finit par lever les yeux vers lui, alors que ce dernier s’excuse de l’avoir alpagué de toute sa colère, par deux fois. Il sent l’ambiance soudain plus pesante, la douleur qui pulse dans tout le corps de son patient. Qui peut se lire dans ses yeux. Il sait qu’ils sont obligés de conserver une certaine distance en cet instant précis, pour leur bien à tous les deux. « Tu sais, si vraiment tu avais voulu m’en coller une ça t’aurais fait tout drôle, je fais du karaté depuis mon adolescence » Déclare t-il, un fin sourire en coin naissant sur son visage. Il tâche de détendre l’atmosphère, de montrer à Vasco qu’il ne lui en veut pas. Qu’il ne s’est pas inquiété de son comportement, bien qu’il ait dû y faire face. Cesare n’est pas rancunier et même s’il possède, comme tout le monde, des sujets plus sensibles, il n’en reste pas moins pragmatique et fort de pardon.

Pourtant, après cette petite réflexion, il reprend son rôle de psychiatre, plus sérieux, impliqué, appliqué. « Plus tu gardes cette colère en toi, plus elle te bouffera. C’est comme une infection, si on ne la soigne pas, elle peut rapidement se transformer en septicémie et causer de plus gros dégâts » Déclare t-il d’abord, son Pencil entre les doigts, qu’il fait tourner agilement, avant de cesser de s’agiter. « Il faut que tu te trouves un exutoire, le temps de faire sortir toute cette colère. Tu ne peux pas revenir sur le passé et il est normal que tu en veuilles à Giorgo parce que tu sens l’abandon alors que tu avais de forts sentiments pour lui. Tu sais, on dit toujours que le deuil passe par plusieurs phases » Explique t-il, la voix posée et calme. « Tu vas passer par toutes les étapes c’est… disons rédhibitoire, parce que tu tenais à lui » Renchérit-il. « Je ne peux que te conseiller de te trouver un sport de combat, peut être de la boxe, ou un art martial qui t’apportera de la discipline en plus de canaliser tes pulsions. Je pourrais… » Il s’interrompt, réalise qu’il est en train de dériver, alors que ses prunelles s’accrochent à celles, claires de Vasco. Il s’apprête à franchir une nouvelle limite, mais lorsque leurs lèvres se sont accrochées à celles de l’autre, n’était-il déjà pas trop tard ? Alors, il chasse ses doutes pour se laisser porter par son instinct. « Je pourrais te montrer mon dojo, si le karaté peut te tenter » Un sourire se dessine sur son visage, plus doux, alors qu’il ne s’en rend même pas compte. Ça sort naturellement, comme une évidence. Même si les deux en restent à une relation de psychiatre patient, à terme, ils pourront toujours se côtoyer pour du sport, rien de déplacé là dedans, non ? Des questions, une façon de se rassurer lui même, alors que tout est encore nouveau et diablement maladroit.


I'm fired up and tired of the way that things have been
The way that things have been second thing second
Don't you tell me what you think that I can be
I'm the one at the sail, I'm the master of my sea
Revenir en haut Aller en bas
Vasco Pugliese10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Vasco Pugliese
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4775-vasco-will-i-make-it-out-alive http://www.ciao-vecchio.com/t4796-am-i-gonna-swim-am-i-gonna-sink-vasco-cie
Faceclaim : Oliver Jackson Cohen + Ealitya - tumblr - wiise
Messages : 144 - Points : 450
I think I have you on hold (Vasco) Tumblr_inline_paupxfd0i61rfmocr_250
Âge : 35 ans
Métier : Serveur au San Callisto
I think I have you on hold (Vasco) Empty
Sujet: Re: I think I have you on hold (Vasco) ( le Dim 17 Mar 2019 - 18:31 )
I think I have you on hold.


Il est sincère dans sa démarche Vasco, on peut au moins lui reconnaître ça. Il a de nombreux défauts mais là, il est vraiment sincère, dans ses efforts, dans sa confession, dans ses excuses. Il espère que Cesare ne lui tiendra pas rigueur de ce qui a pu se passer, qu'il comprendra pourquoi il agi de la sorte, qu'il lui laissera une chance. Qu'il leur laissera une chance. Parce que bien sûr qu'il pense à ce futur rendez-vous dont il doit parler à Cesare, bien sûr qu'il a envie de le voir en dehors de ce cabinet et que tout se passe bien. Il y songe beaucoup Vasco, il n'a juste pas trouvé le courage d'en parler, pas encore, et ce n'est pas plus le moment maintenant. Maintenant, il n'a pas envie de lui proposer un rendez-vous, pas alors qu'il est en train de faire l'effort de se mettre à nu, pas alors qu'il a ce rôle de patient et que Cesare a ce rôle de psychiatre. Pas maintenant. L'ambiance est lourde, pesante, et il y a de quoi. Les sujets abordés sont difficiles, profonds et douloureux pour Vasco. Cesare allège cependant un peu cette ambiance à couper au couteau en assurant à Vasco qu'il aurait pu se défendre si Vasco avait vraiment tenté de s'en prendre à lui puisqu'il fait du karaté depuis son adolescence. Vasco prend l'information, l'enregistre, comprend mieux la carrure de Cesare, sa capacité à garder son calme et à se maîtriser, puisque le karaté demande une réelle maîtrise de soi, et il sourit en retour à Cesare. Il y a une partie de son esprit qui l'imagine en kimono, bien sûr, la même partie qui pense à l'inviter au fameux rendez-vous mais c'est bref. Très bref en fait parce qu'il voit que le visage de Cesare reprend le sérieux qu'il doit avoir en tant que psychiatre et Vasco est suspendu à ses lèvres, prêt à l'entendre mais surtout prêt à l'écouter, à véritablement l'écouter. Et lorsque les mots franchissent les lèvres de Cesare, il écoute oui Vasco. Il écoute avec attention. Les mots se faufilent dans son esprit, prennent leurs marques, le marque, lui, par leur vérité. Dans la bouche de Cesare, les choses font plus sens. Mais quand il prononce le prénom de Giorgio, Vasco détourne le regard et baisse la tête avant de fermer les yeux et de prendre une profonde inspiration, parce que cela a quelque chose de déstabilisant d'entendre le prénom de son défunt compagnon prononcé par Cesare et ça ne devrait pas s'il était juste le psychiatre de Vasco mais voilà, il est bien plus que cela. Il l'écoute malgré tout, même si le contact visuel a été rompu, même si cœur s'est mis à battre plus vite à la mention de Giorgio. Il l'écoute lui parler des phases du deuil qu'il connaît, il entend lui parler d'une manière d'exprimer sa colère, il l'écoute parler de sport de combat, de boxe et l'ombre d'un sourire naît sur la bouche de Vasco puisqu'il pratique la boxe. Puis il s'arrête et Vasco rouvre les yeux pour les reporter sur Cesare. Il pourrait quoi ? Il n'a pas terminé sa phrase, semble hésitant pour la terminer. Vasco fronce un peu les sourcils, il attend la suite. Et la suite vient rapidement puisque Cesare lui propose de lui montrer son dojo s'il veut essayer le karaté. Le sourire qui se dessine sur le visage de Cesare pousse Vasco à sourire à son tour même si c'est moins large, moins détendu, car cette ombre plane toujours sur son visage.

« J'aimerais bien oui. » qu'il répond sans l'ombre d'une hésitation. Parce qu'au-delà de peut-être trouver un moyen de canaliser ses pulsions, cela lui permettra de passer davantage de temps avec Cesare et ça, Vasco est preneur. Il ne peut qu'être preneur. Il lui faut cependant être honnête puisqu'aujourd'hui il s'agit de l'être vraiment. Et parce qu'il est sur le point d'être honnête, son sourire se fane doucement. « Je fais déjà de la boxe en fait. » qu'il avoue à Cesare. « C'est récent, deux mois tout au plus. » Il fronce un peu les sourcils en soupirant. « Je ne peux pas dire que ça ne m'aide pas parce que cogner sur un sac de sable c'est mieux que de cogner sur quelqu'un mais... » Un silence, les doigts recommencent à se tordre sur ses genoux. « Mais non, ça ne m'aide pas vraiment. » qu'il explique en instant sur le mot « aide ». « Je veux dire... Je n'en suis pas moins en colère je... » Il repense aux mots prononcés par Cesare. « Je suis bloqué à la quatrième étape du deuil depuis si longtemps maintenant... » Un autre soupir. « T'as raison. C'est une infection. C'est comme si j'étais porteur d'une maladie et... » Le regard se fait soudain désespéré alors qu'il se penche un peu avant vers Cesare. « Et si je ne trouvais pas d'antidote ? Et si je n'en guérissais jamais ? » qu'il demande au bord des larmes à présent. Il prend une profonde inspiration. « J'ai peur Cesare. »

Il ose le dire.
Il a une trouille monstre oui, de lui-même.



(c) sweet.lips


Am I gonna swim, am I gonna sink ? Am I gonna bend, am I gonna break ? Am I gonna fly, am I gonna fall ? Am I gonna live, gonna lose it all ?
by wiise
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
I think I have you on hold (Vasco) Empty
Sujet: Re: I think I have you on hold (Vasco) ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- I think I have you on hold (Vasco) -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut