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- Siblings: your only enemy you can't live without. [Daya et Lilah] -

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Lia Solano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Lia Solano
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Sujet: Siblings: your only enemy you can't live without. [Daya et Lilah] ( le Mer 20 Fév - 17:49 )
Siblings
your only enemy you can't live without. [Daya & Lilah]



J’avance lentement dans la rue, tête baissée, épaule recroquevillée, je vous l’accorde, un peu comme quasimodo. La pluie et le vent balaient mes cheveux et mon visage, mais cela ne m’arrête pas. J’aurai pu prendre les transports en commun et arriver plus rapidement à ma destination, mais j’avais besoin de marcher à l’air libre et surtout de fumer, beaucoup fumer ! Il fallait que j’évacue, la colère, la tristesse et la frustration que je venais d’accumuler, suite à la rencontre impromptue avec ma sœur. Je me remets à peine de notre discussion ou plutôt des quelques palabres que nous nous sommes échangées.   Elle a quitté Naples et l’Italie sans un mot pour se retrouver de l’autre côté du globe terrestre, cela m’a causé beaucoup de peine et il faut le dire, j’ai mis beaucoup de temps à m’en remettre. Il était question de notre lien, de notre amour et de notre estime de l’une pour l’autre. Très certainement que mon orgueil en a pris un coup au moment de son départ et j’ai eu l’impression d’être abandonnée. Je me suis longtemps posé la question si son départ avait été causé par ma faute, mais je n’en ai jamais eu la réponse, ni la certitude.  

Suite à cette rencontre, je suis totalement perdue et me demande si ma sœur n’a tout simplement pas quitté le pays, car je l’étouffais ou, car elle ne voulait plus du tout avoir de lien avec moi. Chose que je peux concevoir, si elle m’avait donné une raison. Pourtant, c’est tout le contraire. Elle est juste devenue muette comme une carpe et impossible de comprendre son attitude qui était si différente de celle que j’ai connu au Yémen. D’ailleurs, lors de notre échange, elle m’a expliqué que le Yémen était derrière nous et que nous devions tirer un trait sur Amina et Khadija, chose que j’ai faite jusqu’à présent, du moins je le pense. Je suis une tout autre femme, je vis comme bon me semble sans avoir à rendre de compte à personne, toutefois, j’aurais tellement souhaité que Mia fasse partie de la vie de Lia. Je nous imaginais complice, amie et libre de toute obligation envers quiconque, même l’une envers l’autre, juste une relation basée sur l’amour et l’amitié.

Il est clair que j’aurai préféré ne pas la croiser, ne pas savoir qu’elle était de retour et continuer ma vie simplement. Au moins je n’aurai pas eu à la supplier ou presque, de me parler. Je vis très mal cette rencontre et sans vraiment que je m’en aperçoive, je me retrouve devant l’immeuble où habitent mes deux amies, Lilah et Daya. Le mot « amies » est faible, ce sont les deux femmes qui ont réussi à combler le vide en moi que j’avais en arrivant à Naples. J’ai rencontré l’une d’entre elle beaucoup plus tôt que l’autre, mais, c’est comme si c’était écrit, elles devaient faire partie de ma vie. Je relève la tête et regarde en l’air en la direction de la fenêtre de leur appartement et j’y aperçois des mouvements, j’en déduis donc qu’au moins l’une des deux est présente. J’écrase mon mégot contre le rebord de l’immeuble, le jette, puis, entre dans l’édifice pour ensuite me rendre jusqu’à la porte de leur demeure.

Mon maquillage a coulé et mes larmes sont encore quasi-présentes. Après quelques secondes, la porte s’ouvre et je ne perds pas de temps pour entrer et aller m’assoir sur le canapé de mes amies, sans même dire un mot ou leur adresser la parole. Il y a ce quelque chose d’inexplicable qui fait qu’avec les filles je suis à la fois Khadija et Lia, un mélange des deux, ce qui rend les choses parfois étranges et mystérieuses. Un coup, c’est Khadija qui prend le dessus, un autre coup c’est Lia. Je retire mes chaussures machinalement [après avoir tout dégueulassé, vous pouvez me remercier] et prends enfin la parole pour dire : « Je viens de tomber sur ma sœur A..Mia….elle a fait comme si elle ne me connaissait pas. » Dire ces mots à haute voix me crève à nouveau le cœur et de chaudes larmes viennent couler sur mes joues. Je n’ai jamais abordé le sujet de ma sœur en détail, les filles savent que j’ai une petite sœur, mais le sujet n’est pas souvent abordé voir quasiment jamais. Elles n’ont pas connaissance de ce qui nous a amené à Naples, elles ne connaissent pas nos réelles identités, elles connaissent simplement l’identité d’une petite sœur perdue de vue.



       

       
       
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Dernière édition par Lia Solano le Lun 25 Fév - 7:58, édité 1 fois
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Delilah Castello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Delilah Castello
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Sujet: Re: Siblings: your only enemy you can't live without. [Daya et Lilah] ( le Dim 24 Fév - 22:17 )
Lia, Daya & Delilah
Siblings.
Only enemy you can't live without.


Depuis quelques heures, Daya et Delilah s’étaient lancées dans une tâche des plus désagréables – faire le ménage de l’appartement où elles vivaient. Elles avaient fini quelques jours plus tôt de vider les dernières boîtes contenant leurs effets, et s’étaient octroyé un peu de repos avant de s’atteler à la seconde partie de leur installation. Elles avaient heureusement eu un peu d’aide, notamment de la part de Miles qui avait fini de monter leurs meubles. Pour joindre l’utile à l’agréable, Delilah avait concocté une petite playlist avec leurs chansons préférées sur Spotify, et elles étaient là, en sueur, vêtues de leurs plus vieux joggings, à chanter et à se dandiner en frottant, récurant, époussetant. À l’instant présent, c’est I will survive qui résonne dans l’appartement, et les jeunes femmes se mettent à utiliser leurs balais comme micro en chantant un duo de leurs voix criardes. Cours 101 comment se faire apprécier par ses nouveaux voisins.

Delilah n’entend pas la porte qui s’ouvre, mais sursaute en voyant le visage de Lia apparaître. Elle a le réflexe de lui adresser un grand sourire, mais celui-ci se fige alors qu’elle remarque le mascara qui a coulé sur ses joues. Instinctivement, Delilah met la musique sur pause, se calmant aussitôt, s’approchant de la jeune femme qui se laisse tomber sur le canapé, s’y asseyant à son tour en passant un bras autour de ses épaules. « Heyy… Qu’est-ce qui se passe? » À ses mots, elle sent son cœur se serrer, devinant bien que la chose ne doit pas être facile. Elle-même n’a jamais eu de problèmes avec sa propre sœur, outre quelques disputes bien passagères. Mais pour avoir une relation très délicate avec son père biologique, elle comprend à quel point les histoires de famille peuvent être compliquées. D’autant plus que, contrairement à ce qu’elle ressent envers son père, elle devine que Lia aime sincèrement sa sœur. « Ma pauvre, tu es trempée… Attend, je reviens. » Elle se lève d’un bond, échangeant un regard inquiet avec Daya, puis file vers sa chambre pour trouver des vêtements secs pour son amie. Puis, passant à la cuisine, elle verse de l’eau dans un verre, et revient au salon, attrapant une serviette au passage. « Tu veux te changer? », demande-t-elle en posant les vêtements et la serviette sur la petite table à café, tendant le verre d’eau à la jeune femme. « Qu’est-ce qui s’est passé? Tu veux en parler? »




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Daya RaichandLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Siblings: your only enemy you can't live without. [Daya et Lilah] ( le Lun 25 Fév - 22:31 )
La balayette dans une main et la petite pelle dans l’autre, Daya s’amusait plus qu’elle ne faisait vraiment le ménage. Et elle avait trouvé le moyen d’en faire plus tout en ne faisant pas grand-chose. Elle ne restait jamais trop longtemps dans la même pièce que Lilah, elle se mettait toujours en mouvement lorsqu’elle était là comme si elle s’activait pour de vrai, et une fois qu’elle quitte son champ de vision, elle reprend son allure d’escargot. Elle n’aimait pas qu’on la presse et encore moins pour faire la poussière. D’ailleurs d’elle-même, elle ne l’aurait pas fait. Elle se serait laissée lentement mourir à cause de ses crises d’éternuements à répétition, sans jamais que les meubles de sa chambre ne voient la trace d’un chiffon un jour. Irresponsable ? Peut-être. Stupide ? Oh, sûrement. Mais c’était la vie qu’elle avait choisi de mener. Aujourd’hui la plus grosse erreur commise par sa colocataire avait été de mette de la musique pendant qu’elles nettoyaient. Donc au lieu de vraiment faire le ménage, Daya attendait d’être seule pour jouer tous les instruments qu’elle pouvait entendre en se servant du manche à balai à défaut d’avoir un réel instrument sous les yeux. Et quand son amie se trouvait dans la même pièce qu’elle, elles faisaient un duo.

En entendant sonner, c’est en sautillant presque que la Française se dirige vers la porte pour l’ouvrir, se calmant quand même un minimum avant de tourner la poignée. Lorsqu’elle découvrit le visage décomposé de Lia, sa bonne humeur laissa place à de l’inquiétude tandis qu’elle se poussait pour la laisser entrer sans même avoir besoin de le dire à voix haute. «  Quoi ? » Lâcha Daya qui échangea un regard surpris avec Lilah. Elle referma enfin la porte et alla rejoindre les filles sur le canapé, incertaine de ce qu’elle devait dire ou faire dans cette situation. Elle n’avait pas envie de trop la brusquer de peur de se montrer indiscrète, mais d’un autre côté, peut-être que de la forcer à parler en lui enlevant un poids des épaules – ou du moins en partager la charge – l’aiderait beaucoup plus. Silencieuse, la métisse se contenta de passer un bras autour des épaules de son amie, prenant à présent la place de sa colocataire, pour essayer de la rassurer dans un premier temps. Elle était dans un endroit sûr où elle pouvait tout leur dire. Elle irait bien. «  Va enlever ces vêtements sinon tu vas attraper froid. » D’une voix à la fois douce et sévère, elle choisissait contrairement à Lilah, de demander à Lia ce qu’elle voulait faire. «  Laisse tes vêtements dans la salle de bain, tu les récupèreras plus tard. » Se levant doucement, elle tendit la main à Lia pour l’aider à se lever à son tour, le regard toujours aussi doux posé sur son amie. «  Va. On discutera après. »


say you won't let go ♒︎ I'm scared of lonely. And I'm scared of being the only shadow I see along the wall. And I'm scared the only heartbeat I hear  beating is my own. And I'm scard of being alone, I can't seem to breathe when I'm alone in this dream.© endlesslove.
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Lia Solano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Lia Solano
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Sujet: Re: Siblings: your only enemy you can't live without. [Daya et Lilah] ( le Mar 26 Fév - 19:24 )
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L'appartement des filles est peut-être l'un des seul endroit dans cette ville où je me sens comme chez moi. Depuis les années, elles sont devenues plus que des amies pour moi, je les considère un peu comme mes soeurs. Il y a ce lien amical, mais je ressens un lien encore plus fort que celui de l'amitié pour elles. À maintes reprises, j'ai hésité à leur dévoiler la vérité à mon sujet, mais j'étais bien trop effrayée des répercussions. Peur qu'elles prennent mal le fait que je leur ai caché mon identité, peur de m'attirer le mauvais oeil, car j'ai rompu mon silence, peur de tellement de choses, qu'au final, j'ai gardé tout cela pour moi. Combien de fois, j'aurai souhaité leur parler sans filtre et sans tabou de ma soeur Amina, combien de fois j'aurais voulu parler de mes émotions et de ma vie de femme au Yémen, mais je ne pouvais pas, car c'était bien trop risqué et je ne voulais pas attirer leur pitié.

Pourtant, me voilà présente sur leur canapé les yeux gonflés, peut-être rouge, je ne saurais le dire. Je n'ai pas pour habitude de me plaindre auprès des filles, préférant plutôt leur exposer le côté positif et joyeux de ma personne que celui qui a souffert naguère. Je récupère les habits que les filles m'ont tendus et me dirige vers la salle de bain sans dire mots.

De retour au salon, je me suis démaquillée, car c'était un réel carnage, je devrais d'ailleurs penser à acheter du mascara waterproof. Mes habits sont étendus sur le rebord du lavabo et j'arbore un joli training gris oversize et un pull-over de la même couleur. “Désolé...vous étiez peut-être occupée, j'aurai dû appeler avant.” J'aurai dû, mais mon coeur m'a dicté de venir ici, car il savait que je pouvais y trouver refuge et me sentir un peu mieux. Après une grande inspiration, je prends à nouveau la parole : “ j'ai quelque chose de très important à vous dire….ça ne sert à rien que je vous parle de ma soeur, vous n'y comprendrez rien et j'en ai marre de vous mentir.” Je baisse les yeux en tripotant mes doigts. J'hésite pendant quelques minutes regardant les deux jeunes femmes, l'une après l'autre, balançant mon regard de l'une à l'autre avant de me lancer : “Je n'ai pas toujours été honnête avec vous….pas parce que je ne vous fais pas confiance ou que je ne vous apprécie pas…” Mes yeux se dirigent à présent vers le plafond de leur appartement, un regard qui en dit long sur ce que j'ai vécu et enduré. Je suis transportée jusqu'à l'époque où je vivais au Yémen, où j'étais une tout autre personne, où j'étais opprimée et malheureuse. “Mon vrai nom est Khadija…” ma voix se met à trembloter et les larmes sont au bord de mes yeux, mais rien ne coule, je ne regarde toujours pas mes amies. “ Je suis née au Yémen, il y a bien trente-quatre ans de cela….”J'inspire encore une fois, mais n'adresse toujours pas de regard aux deux femmes.“ Mia, ma soeur….s'appelle Amina...nous avons grandi dans une famille très conservatrice et très à cheval sur les valeurs et la tradition de notre tribu….” Je prends ma tête par les mains et appuie mes bras dans mes genoux en me frottant le front, tout en continuant mon monologue. “La vie là-bas...la vie était...j'étais malheureuse tout le temps, les femmes n'ont aucun droit, je n'ai pas pu m'instruire correctement et alors que j'avais quinze ans j'étais déjà mariée à un homme que je ne connaissais pas.” Je vois ma vie défiler devant moi, j'ai tellement enfoui cela au fond de moi, que j'en ai presque oublié ce que j'ai traversé étant plus jeune. Au fur et à mesure que je parle ma gorge se noue. “Il y a tant de choses à dire sur Khadija….” Alors que ma tête est toujours dans mes mains je balance d'avant en arrière machinalement, comme pour me calmer. “...nos vies étaient en danger et nos parents ont décidé de nous faire partir du pays…” Je relève enfin ma tête pour regarder les filles chacune son tour, les larmes ayant coulé entre temps. “C'est à ce moment-là que je suis devenue Lia et qu'Amina est devenue Mia, je t'ai rencontré peu de temps après…” Je fixe à présent Lilah sans détacher mon regard du sien, car c'est tout d'abord elle que j'ai rencontré.“J'ai cru que nous allions prendre un nouveau départ, que nous allions pouvoir nous exprimer librement, au final on a vécu quelques belles années ensemble….et du jour au lendemain, elle est partie.” Je n'ai jamais dit cela à quelqu'un, alors entendre une partie de l'histoire de ma vie à haute voix est comme un électrochoc de ce que j'ai vécu jusque là. Je me rends compte également que je n'ai jamais digéré le départ de Mia, j'ai un peu vécu cela comme une trahison, comme un abandon. “Elle est partie sans rien me dire, sans me donner de nouvelles, elle m'a laissé là...comme ça…” J'aime ma soeur de tout mon coeur, mais je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi elle a agi de la sorte, ce que je lui ai fait ou pas, je suis toujours dans l'interrogation. “Je la pensais aux Etats-Unis et voilà que je la croise dans la boutique de perruque.”



       

       
       
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Sujet: Re: Siblings: your only enemy you can't live without. [Daya et Lilah] ( le )
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