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- [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne
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Dante GaleoneVous vous bonifiez avec l'âge... ou pas
Dante Galeone
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Dim 3 Mar 2019 - 22:06 )
La scène qui se joue sous ses yeux est épouvantable. Dante est confronté à la panique d’une femme torturée, effrayée à l’idée de faire face au danger que représente l’homme qui, il suppose, partage sa vie. Celui qui lui a fait de belles promesses durant la cérémonie, lui assurant une vie pas toujours heureuse, mais qui lui offrirait au moins la sécurité. Et ce n’est pas ce qu’il ressent en la voyant se boucher les oreilles, s’agiter dans tous les sens. Il n’est même pas certain que ses mots suffisent à l’apaiser, mais il l’espère très fort et s’interdit de rester les bras croisés en lisant la douleur dans ses yeux emplis de larmes. Son cœur est meurtri par la souffrance qu’il ressent, qu’elle lui montre. Comment rester impassible ? L’italien garde le silence, mais ne la quitte pas des yeux, attend patiemment qu’elle reprenne la parole et s’ouvre à lui, souhaiterait des confidences qui l’obligent à stopper net les dégâts causés par son imagination qui part dans tous les sens et même s’il aimerait que ce soit différent, il ne peut s’empêcher de penser au pire et de toute façon, son attitude ne laisse pas place à une seule once d’espoir : un événement grave s’est déroulé. Il ne saisit pas tout. Il entend ses sanglots, son trouble à travers ses yeux larmoyants. Sa détresse est palpable. Il ne voit que ça, mais alors qu’il aimerait être utile, l’indienne lui échappe, s’obstine à s’excuser sans lui donner des éléments importants pour qu’il comprenne… Jusqu’à ce simple geste qui relève sa manche. Ses yeux se posent aussitôt sur des marques qui disparaissent en même temps qu’elle recule. Ca n’a duré que trois secondes, peut-être quatre, mais c’est largement suffisant. Il a vu des traces qui lui déplaisent, lui resserrent le cœur et qui ne ressemblent pas à des bleus que l’on se fait lorsqu’on se cogne maladroitement contre un poteau. C’est plus dur encore.

Son sang ne fait qu’un tour alors qu’il la rattrape d’un pas pressé. « Laisse-moi voir. » dit-il, gravement, sans lui laisser le choix. Il capture son poignet, relève la manche de sa robe, plus haut encore et observe les traces avec rage. On ne parle pas d’un geste incontrôlé, là. Il s’en est pris à elle, à son corps, l’a souillée sans calculer sa force, sans prendre en compte qu’elle était bien plus faible que lui, qu’il pouvait lui faire mal. Il a levé la main sur elle, s’est permis l’impardonnable. Après un regard vers elle, il attrape en douceur son deuxième bras et relève sa manche pour constater les nouveaux dégâts. « C’est lui ? » Bien sûr que c’est lui, qui d’autre ? Dante souffle, glisse sa main sur son visage, sur ses lèvres et sur sa nuque dans l’objectif de se calmer, mais il n’y arrive pas. Il a les nerfs, alors il les passe en marchant dans la pièce, tourne en rond. Il n’a qu’une seule envie : briser le vase qu’il lorgne, mais il s’efforce de ne faire aucun mouvement brusque. Ce n’est pas le moment. Pas ici, pas comme ça, surtout pas face à une femme qui en bave chaque jour, mais il est tellement… furieux. Contre ce type qu’il ne connait ni d’Eve ni d’Adam, mais qu’il hait profondément.

Dante se rapproche de nouveau, vivement, puis avec tendresse, pose une main sur sa joue qu’il caresse avec son pouce et d’une voix calme qu’il emprunte sans même savoir comment il fait, il murmure : « Tu es en sécurité ici. » Avec lui. Difficile de lui demander de lui faire confiance, alors qu’ils ne se connaissent pas vraiment, mais ça se voit qu’il ne lui veut aucun mal, qu’il ne laissera personne faire preuve de violence, pas encore une fois. Il l’encercle de ses bras, la tient fermement contre lui, puis jette un œil à l’une de ses mains abîmées. S’il a d’abord pensé à un accident, à présent, il se doute que ça va au-delà. « Je ne te laisserai pas partir comme ça. Tu restes ici cette nuit. » C’est un ordre. Le ton de sa voix ne laisse place à aucune discussion. Il est contrôlé et ferme. Dante ne veut rien savoir, il ne veut aucune excuse, aucune justification. Elle reste ici cette nuit. « Je vais te servir quelque chose de chaud. » chuchote-t-il, comme s’il craignait qu’elle soit apeurée par sa voix, tandis qu’il efface quelques larmes de ses doigts. Il est dégoûté par ce qu’il apprend. Vraiment.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Daya RaichandVous vous bonifiez avec l'âge... ou pas
Daya Raichand
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Lun 4 Mar 2019 - 0:09 )
D’un pas lent, titubant presque, Daya se dirigeait déjà vers le canapé pour récupérer ses affaires. Il n’était pas question qu’elle reste là une minute de plus. Elle avait besoin d’air et surtout de se retrouver seule pour enfouir ce qui s’était passé ce soir, le plus profondément possible. Craquer comme ça n’était pas dans ses habitudes, pourtant elle devait avouer que depuis qu’elle avait posé les pieds sur le sol italien, elle se sentait plus mal que ces dernières années. C’était le poids de sa culpabilité qui se manifestait par des hallucinations, mélangé à des problèmes qu’elle avait préféré ignorer. Pourtant, elle ne devait rien à cet homme qui croupissait aujourd’hui derrière les barreaux. Elle avait demandé le divorce, et juste parce qu’aucune décision de justice ne mettait définitivement fin à leur mariage, ça ne voulait pas dire qu’elle se considérait encore comme son épouse. Tous ces mois passés en France alors qu’elle essayait de reprendre sa vie en main, c’était ce qu’elle s’était dit pour pouvoir avancer. Mais aujourd’hui c’était différent. Elle avait l’impression d’avoir manqué à son devoir de mère et de femme par-dessus tout. Non, elle n’éprouvait plus aucun sentiment pour ce monstre, mais il y avait encore quelque chose qui la liait à lui et dont il était impossible pour elle de se défaire. Un devoir ; une volonté de souffrir comme pour se punir de son incapacité à protéger son fils.

En sentant la main de l’Italien lui prendre le bras par surprise, elle se fige à nouveau, la même expression de peur sur le visage. « Non. » Arriva à lâcher avant de se rendre compte qu’il était déjà trop tard et qu’il constatait les dégâts. Secouant la tête doucement comme pour répondre à une question qu’il n’avait pas encore posée, elle essayait de se dégager le bras sans vraiment y mettre toute sa force, tortillant plutôt son poignet au creux de ses mains. Avec beaucoup moins de résistance, elle le laisse examiner son autre bras. «  Non ce n’est pas… » Sa voix s’évanouit dans le mensonge qu’elle essayait de proférer, abandonnant toute envie de lutter contre la vérité. En voyant le visage de l’Italien, à présent déformé par la colère qu’elle arrivait à identifier en un battement de cil, elle eut un mouvement de recul comme pour éviter d’être dans son chemin. Les années passées aux côtés d’un homme violent avaient appris à la Réunionnaise que le mieux pour éviter de s’en prendre une, était tout simplement de ne pas être là au moment de l’explosion. La tête baissée, elle voyait juste ses pieds faire les cent pas en face d’elle tandis que ses yeux se posèrent à leur tour sur ses bras qui racontaient un chapitre de son histoire qu’elle espérait ne jamais avoir à rouvrir. Une moue dégoûtée sur le visage par son propre corps, elle redressa ses manches et recula encore un peu pour se diriger lentement mais sûrement vers la sortie. Elle n’avait rien à faire ici et lui ne voudrait sûrement plus la voir après ça. Ils ne connaissaient même pas leurs prénoms, alors pourquoi s’embêter avec des problèmes qui ne lui appartenait pas. Le visage plein de larmes, elle renifla doucement et eut juste le temps de lever la tête avant de s’apercevoir qu’il venait dans sa direction.

Si le contact de sa main contre sa peau diffuse une chaleur chez Daya, elle ne cache pas sa surprise face à tant de douceur et de bienveillance. Sans s’en rendre compte, elle posa une main sur celle de l’Italien pour la garder contre sa joue, alors que les mots qu’il prononça doublèrent les larmes qui ruisselaient le long de ses joues. Bien qu’elle ne le connaisse pas, la métisse avait envie de le croire lorsqu’il lui disait qu’elle était en sécurité. Aussitôt, une pensée alla à son fils qu’elle rassurait intérieurement. Papa me protège maintenant, pensa-t-elle en se blottissant dans les bras de l’Italien, toujours en sanglotant. « Non je ne veux pas m’impo-… » Commença Daya entre deux sanglots avant de se rendre compte que la voix du jeune homme ne laissait en réalité place à aucune négociation. Résignée, elle hocha doucement la tête en adressant un mince sourire à l’Italien pour qu’il sache au moins qu’elle savait faire autre chose que de pleurer. Finalement elle renifla doucement en hochant à nouveau la tête, soufflant un merci du bout des lèvres avant de se détacher pour la laisser aller à la cuisine. En le regardant s’éloigner, elle se rendit compte que son cœur était beaucoup plus léger que lorsqu’elle était arrivée. Une main portant à son cœur, elle le sentait battre dans sa poitrine avec beaucoup plus de sérénité, au point qu’elle ferma les yeux quelques secondes pour apprécier son battement calme depuis le début de la soirée. En les ouvrant à nouveau, elle aperçut du coin de l’œil un piano qu’elle n’avait pas remarqué en entrant. D’un pas hésitant et sans assurance, elle s’avança vers l’instrument et caressa les touches du bout de ses doigts avant d’appuyer sur une, puis une autre. Et mis bout à bout, toujours debout et d’une seule main, elle avait commencé à jouer la berceuse qu’elle avait composé pour son fils des années plus tôt.


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Dante GaleoneVous vous bonifiez avec l'âge... ou pas
Dante Galeone
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Lun 4 Mar 2019 - 17:46 )
Il n’est pas question de s’imposer. C’est à sa sécurité qu’il pense et s’il faut qu’il lui fasse une place dans sa maison pour qu’elle évite de se confronter à son mari, pour qu’elle ne le voie plus, alors il est capable de le faire. La violence qu’il dégage, les marques qui prouvent qu’il ne s’y est pas pris une seule fois, que ce n’est pas un unique dérapage qu’il aurait pu regretter amèrement, le pousse à être intransigeant. Alors Dante ne lui laisse pas le choix de s’opposer à sa décision et après avoir embrassé sa tempe, il murmure : « Fais comme chez toi. » Il s’engouffre dans la cuisine ouverte pour y repérer une casserole et ses ustensiles. Chaque objet a trouvé sa place il y a quelques mois seulement. Seul un carton se trouve encore dans le salon, détenteur des accessoires de décoration qui ne lui servent à rien et qu’il n’est donc pas certain de garder. En fouillant dans les placards, il trouve ce qu’il sait faire de mieux : les pâtes. Les variétés sont nombreuses, parce qu’il s’agit du plat dans lequel il excelle. Après avoir mis l’eau salée à bouillir, il sort des tagliatelles, du jambon de parme, découpé en fine tranche qu’il roule avec un morceau de parmesan dedans. Tandis qu’il attend la cuisson des pâtes, il ne peut s’empêcher de repenser à ses bras, ses doigts et son cœur se resserre à l’idée qu’elle ait pu subir de nombreuses années à se faire maltraiter, à vivre un enfer auprès d’un homme qui était supposé la cajoler, la considérer comme une Reine. Au lieu de ça, il en a fait sa chose, l’a détruite. Mais même s’ils ne se connaissent pas des masses, même si elle a probablement d’autres personnes, qui lui sont encore plus chers, vers qui elle pourrait se tourner bien avant lui, son inconnue est là. Et ce soir, cette nuit, et même les nuits suivantes, si elle a besoin de sa présence, alors il ne la privera pas de celle-ci, la lui proposera même. Une quinzaine de minutes après, le plat est préparé et s’accompagne d’un jaune d’œuf au milieu, ainsi que de fines tranches de fromage italien qu’il a ajouté au reste. Dante revient dans le salon, pose l’assiette sur la grande table. « Approche. » dit-il, en plaçant les couverts à côté. Il récupère le verre vide sur la table basse pour le remplir et lui apporter. « Il faut que tu manges. » Qu’elle se réchauffe, qu’elle se change également les idées. Alors, les questions qu’il se pose, il les garde pour lui, même s’il aurait bien besoin d’y voir plus clair… Mais ce qu’il sait là, c’est déjà bien trop. Même s’il ne le montre pas en apparence, il ne cesse de bouillonner. L’envie d’obtenir son adresse pour aller lui refaire son portrait lui effleure l’esprit et sans doute qu’il le fera s’il se permet un nouvel écart… Ecart qu’il ne souhaite pas voir arriver. « Quelqu’un d’autre sait, à part moi ? » Autrement dit, est-ce qu’on la préserve ? Est-ce que quelqu’un a été là pour jouer le rôle qu’il prend actuellement en la protégeant du mal ? Il pose sa main sur sa cuisse pour attirer son attention et reprend : « Je peux t’accueillir ici. J’ai assez de place pour deux. » Même trois. C’est une maison de plein pied, mais il a une chambre d’amis et il ne s’est pas véritablement installé au point de personnaliser l’endroit. Si elle a envie d’y ajouter sa touche pour être plus à l’aise, il peut la laisser faire. « Je peux récupérer tes affaires. Tu seras bien mieux ici qu’entre ses griffes. » Lui, il ne lui veut aucun mal, au contraire. Il serait même plus rassuré si elle acceptait de vivre chez lui. Tous les deux font les choses bien à l’envers… Dante ne connait toujours pas son prénom et il lui demande d’emménager avec lui. Tout va bien. « Tu seras bien plus libre. Tu n’auras rien à craindre. » souffle-t-il, d’une voix calme, apaisé, espérant la convaincre de mettre un terme à son calvaire. Ses doigts glissent sur sa taille, puis s’arrêtent sur ses manches, les traversent pour atteindre sa peau, touchant ce qu’il devine être ses cicatrices. Déjà à l’époque, il ressentait le besoin de la toucher. Là, ça lui est nécessaire. Il a envie de soulager ses douleurs.


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Daya RaichandVous vous bonifiez avec l'âge... ou pas
Daya Raichand
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Lun 4 Mar 2019 - 19:02 )
Après une brève inspection de la pièce, Daya posa ses yeux sur un piano qui suffit à attirer son attention et lui donner envie de jouer. D’un geste timide, elle commença à appuyer sur les touches de façon hasardeuse avant de jouer une mélodie qu’elle ne connaissait que trop bien, qu’elle stoppa au bout de dix secondes. Chaque note remplissait son cœur à la fois de joie et de tristesse, et si en temps normal elle arrivait à se calmer en écoutant la berceuse, ce soir-là ça ne faisait que faire remonter des souvenirs qu’elle s’efforçait d'oublier. Au lieu de se préoccuper de son envie de jouer, elle continua sa visite sans vraiment savoir ce qu’elle cherchait. La décoration était simple sans être vide pour autant, bien qu’il n’y en ait pas beaucoup. Les bras croisés sur sa poitrine, elle se laissa aller à la réflexion que c’était une maison comme ça qu’elle aurait voulu lorsqu’elle avait quitté son île. Le petit appartement dans lequel elle avait emménagé à son arrivée était supposée être temporaire, mais à mesure que se sont écoulées les années, il était devenu son enfer personnel. En sentant à nouveau les larmes monter, elle secoua doucement la tête pour se sortir ces pensées négatives de la tête et jeta un coup d’œil vers la cuisine où elle pouvait voir l’Italien en train de cuisiner. Si son envie d’aller le rejoindre avait déjà commencé à guider ses pas dans sa direction, elle préféra faire demi-tour pour aller se rasseoir sur le canapé du salon. Son verre d’eau entre les mains qu’elle avait commencé à vider, elle le fit tourner entre ses doigts tordus avant de laisser son regard s’y perdre. Ce fut uniquement lorsqu’elle entendit la voix de l’Italien qui la fit sursauter, qu’elle revint au moment présent. En lui offrant un petit sourire, elle se leva pour aller s’installer à la grande table qu’il avait déjà dressée. « Merci. » Souffla-t-elle d’une voix à peine audible, un sourire toujours poli au coin des lèvres. Aussi appétissant que pouvait être le plat qu’il avait préparé pour elle, elle n’avait pas vraiment faim. Mais si la situation avait été inversée, elle l’aurait sûrement obligée à manger à son tour. Maladroitement, elle prit la fourchette entre ses doigts avant de se figer face à sa question. Le regard toujours baissé sur son plat de pâtes avec lequel elle jouait principalement, elle secoua la tête pour faire signe que non, personne ne l’était. Du moins pas en Italie. En France la situation était différente, même si les personnes réellement au courant du calvaire qu’elle vivait ne se comptaient en réalité que sur les doigts d’une seule main. En sentant quelque chose toucher sa cuisse, elle baissa le regard pour voir qu’il s’agissait de sa main rassurante qu’elle n’essaya même pas de dégager. Ce contact familier à la fois inédit, provoqua un frisson que la métisse essaya de réprimer dans un autre sourire avant de secouer doucement la tête. « Je te remercie, mais… » C’est plus compliqué que ça, avait-elle envie de rajouter. Son regard passant de la main de l’Italien à son visage, elle ne pouvait s’empêcher de détailler ses traits et d’éprouver une profonde affection pour cet homme qu’elle ne connaissait pas vraiment. Elle ne savait pas si c’était à cause de leur histoire qui n’en avait pas été vraiment une, ou la bienveillance dont il faisait preuve avec elle ce soir, mais pour la première fois depuis des années, elle se sentait en sécurité en compagnie de quelqu’un. Et face à sa proposition additionnée aux gestes tendres qu’il avait envers elle, elle ne pouvait s’empêcher de sourire tout en se sentant coupable. S’il savait toute la vérité…

Sentant ses doigts glisser sous sa manche, elle ne dit rien et se laissa faire, profitant simplement de son contact. Au bout de quelques secondes, elle récupéra son bras qu’elle fit passer sous celui de l’Italien, et posa sa tête sur épaule en liant ses doigts aux siens. Elle laissa échapper un soupir et profita même de quelques secondes où elle remettait de l’ordre dans son cerveau, pour fermer les yeux. « Tu es vraiment une personne formidable. » Souffla-t-elle, toujours contre son épaule. « Et probablement la meilleure personne que j’ai pu croiser dans ma vie. » Et pour cause, il lui avait offert le plus beau cadeau jamais reçu sans qu’il ne le sache : son fils. Les yeux ouverts, elle dégagea une de ses mains qu’elle remonta le long du bras du jeune homme pour aller se nicher dans le creux de son cou, remontant contre sa joue qu’elle caressa avec tendresse. Elle se redressa à son tour et planta son regard dans le sien. Et comme une envie à laquelle elle répondait enfin, Daya lâcha prise pour la première fois de la soirée, et l’embrassa.


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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Lun 4 Mar 2019 - 22:05 )
Mais ? Ce petit mot fait office de refus et il n’est pas prêt à l’accepter. Dante serait dans l’incapacité de dormir tranquille, de se lever le matin pour se rendre au travail et s’envoler vers un pays à l’étranger, alors que dans le sien se trouve une jeune femme en mauvaise posture. Il la préférerait dans cette maison, à jouer plus longuement du piano, à se ressourcer, plutôt qu’entre les mains d’un homme qui ne s’arrêtera sûrement pas. L’idée même qu’il puisse la revoir demain, lui parler, lui en vouloir d’avoir découché, excuse première pour lui tenir rigueur de tous les maux, futiles, ou importants, ça lui est insupportable. Comment pourrait-il le concevoir, alors que quelques minutes plus tôt, il l’a vue s’effondrer, exprimer toute sa souffrance à travers ses larmes incontrôlables ? Ce ne serait pas lui. Ce serait aller à l’encontre de sa personnalité, ses principes. Alors il reste pendu à ses lèvres, espérant qu’elle change d’avis sans qu’il n’ait besoin d’argumenter. Seulement, si ça n’arrive pas, il ne baisse pas les bras, n’est pas du genre à abandonner facilement. Elle a déjà eu un aperçu de son obstination et lui aurait dû se douter que ses craintes étaient probablement trop présentes pour tout quitter sans se soucier du reste. Lui, il se soucie d’elle.

Sa tête sur son épaule, Dante pose une main dessus, caresse sa chevelure, embrasse sa tempe avec un naturel déconcertant. Tendrement, son pouce glisse sur sa main liée à la sienne, s’arrête une seconde à l’entente de ce compliment qui le surprend. Il ne cherche pourtant pas à être formidable, juste à être là pour elle, disponible. « Si tu me connaissais bien, peut-être tiendrais-tu un autre discours. » Dans sa vie, il n’a pas toujours été à la hauteur. Plus récemment, il lui est arrivé d’être un horrible bonhomme, avec des propos durs, qu’il n’aurait pas dû dire, face à une femme qui se noyait dans la drogue. Il a des défauts, n’a pas toujours fait de très bons choix, comme ce fameux chantage qu’il a imposé à Tina pour la garder près de lui, mais il a fait du mieux qu’il a pu, avec les moyens du bord, avec son éducation et surtout, avec l’aide d’un père lui montrant les vraies valeurs de la vie. C’est en partie grâce à cet homme qu’il est devenu ce qu’il est aujourd’hui. « Tu dis ça, mais tu n’as pas rencontré mon père. » souffle-t-il, avec un sourire amusé. Il ne lui arrivera jamais à la cheville. C’est un homme bon comme il n’en a jamais rencontré. Son modèle.

En sentant sa main sur son bras, Dante baisse les yeux vers celle-ci, observe son avancée et ferme les yeux au contact de ses doigts sur son cou. Il se focalise sur sa peau, sur la caresse qu’elle lui offre, qui l’apaise et lorsqu’il daigne enfin recouvrer la vue, c’est pour se noyer dans ses prunelles brillantes. Sa bouche trouve la sienne qui ne tarde pas à répondre au baiser. Son cœur s’accélère et alors qu’il sent des frissons parcourir sa colonne vertébrale, le pilote se relève, appuie ses mains sur sa taille pour la soulever dans ses bras. Tant pis pour la nourriture qui semblait appétissante. Ce qu’il a contre lui l’est bien trop pour passer à côté de ça et le désir qu’il ressent à son égard le consume bien trop. Ses pas le mènent à la chambre dans laquelle il s’engouffre en poussant la porte du pied, sans quitter ses lèvres au goût salé. La seule lumière qui éclaire encore la pièce, c’est la lune ronde. Doucement, il la dépose sur le lit, glisse sa bouche sur son cou où il dépose un baiser et se redresse assez pour la contempler. Ses cheveux dont certaines mèches tombent sur son visage, ses bras recouverts de ce tissu, son buste, ses jambes. « Tu es belle. » Il le pense sincèrement. Elle est attirante, désirable. Il approche de nouveau son visage du sien et en capturant ses lèvres, souffle : « Tu es très belle. » dit-il, en effleurant ensuite sa joue avec son nez, puis murmure au creux de son oreille : « Laisse-moi te regarder. » Elle, entièrement. Ce corps meurtri par des cicatrices qu’il aimerait embrasser, espérant pouvoir atténuer la douleur, panser ses blessures éphémèrement.


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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Lun 4 Mar 2019 - 23:57 )
Une explosion sourde se fit entendre au creux de la poitrine de Daya, qui venait d’imploser sous le coup de l’émotion. Si quelques secondes plus tôt elle avait hésité avant de se lancer, la jeune femme avait vite fait de se laisser transporter au grès de ses émotions, qui se mélangeaient en un tourbillon au point de lui en donner le tournis. En sentant que l’Italien lui rendait son baiser, elle n’en attendait pas moins et se surprit même à sourire contre ses lèvres. En l’espace de quelques instants, ils étaient parvenus à faire un retour en arrière pour les ramener à cette fameuse soirée du bar, là où tout avait commencé. Mais la différence était de taille et se sentait dans la façon qu’ils avaient de se laisser aller à leurs pulsions. Les gestes timides et maladroits au début, ne tardèrent pas à se changer en échanges passionnés qui ne faisait qu’alimenter le désir que la métisse ressentait déjà pour le jeune homme, à peine ses yeux posés sur lui. Très vite elle se retrouva dans ses bras et transportée jusqu’à la chambre à coucher, sans jamais que leurs lèvres ne se quittent. Allongée sur le lit, Daya lâcha un soupir de frustration en sentant les lèvres de l’inconnu quitter le creux de son cou, déjà en manque de ses baisers qui, elle venait de le réaliser, lui avaient manqués au court de la dernière décennie écoulée. Lorsque son regard croisa le sien, elle se rendit compte qu’il était en train de l’observer, ce qui provoqua une gêne étrange chez la jeune femme. Malgré le peu de lumière que leur offrait la lune dans la chambre, elle avait l’impression qu’elle était suffisante pour que toutes les marques, cicatrices, et ces petites choses qu’elle n’aimait pas chez elle, soient exposées. Lorsque la voix du jeune homme brisa enfin le silence, elle se figea sur place en sentant la sincérité dans sa voix. Le regard à présent fuyant, préférant fixer un point invisible pour éviter de croiser les yeux de l’Italien, elle se redressa à son tour à l’aide de ses coudes sur lesquels elle resta appuyée de longues secondes. Même lorsqu’il fondit à nouveau sur ses lèvres, la métisse répondit au baiser avec un peu moins d’entrain que ceux qu’ils échangeaient jusqu’à présent. Elle le désirait toujours autant, mais quelque chose dans les simples mots qu’il avait employé, avait touché la jeune femme au point d’en être complètement troublée. Comment est-ce que des paroles si douces arrivaient à la fois à réchauffer son cœur et à le briser par la même occasion ? Si tout la poussait à fuir à ce moment-là, sachant très bien que l’inévitable allait arriver si elle restait à ses côtés, il y avait cette force invisible qui paralysait ses muscles dès que son cerveau lui donnait l’ordre de se dégager. Petit à petit, c’était sa peur qui déteignait sur son désir. Et ce soir il était temps pour elle de faire un choix. Ou bien elle décidait une fois pour toute de l’affronter, ou bien elle fuyait comme à chaque fois qu’elle y était confrontée.

Dans un soupir, elle embrassa les lèvres de l’Italien tendrement avant de se défaire de ses bras et de se lever. Debout au pied du lit, elle regarda un instant la porte, prête à la franchir pour prendre ses jambes à son cou, et prit une profonde respiration. Au lieu de s’en aller, elle se défit de sa robe qu’elle fit glisser le long de son corps pour la laisser tomber au sol. Sans jamais croiser le regard du jeune homme, à présent en sous-vêtements, elle lui tourna le dos et se dirigea là où la lune offrait une meilleure lumière pour qu’il constate lui-même qu’il n’y avait rien de beau sous les couches de vêtements qu’elle cachait. « Tu penses toujours que je suis belle ? » Demanda timidement Daya, d’une voix chevrotante en se tournant doucement vers lui, les yeux embués de larmes.


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Dante GaleoneVous vous bonifiez avec l'âge... ou pas
Dante Galeone
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Mar 5 Mar 2019 - 1:50 )
Ses paroles sortaient du cœur. Il ne les a pas prononcées par obligation. Il les a soufflées parce qu’il en avait envie, parce qu’il ressentait le besoin qu’elle sache le fond de sa pensée. C’est la première fois qu’il pose des mots dessus ; même lors de cette première nuit ensemble, il s’est simplement contenté de la dévorer du regard et de lui montrer tout son désir à travers ses gestes. Là, c’est particulier. S’il la trouve toujours aussi attirante, il sent la nécessité de l’exprimer. Son corps a changé, est meurtri et ça aurait pu en rebuter certains… Pas lui. Il souhaite qu’elle en soit certaine. Seulement, peut-être est-ce un peu trop tôt pour ça. Et lorsqu’elle se lève, l’italien se demande s’il n’a pas été trop loin. Il se retourne pour lui faire face, assis sur le lit, les mains appuyées contre le matelas, près à faire un pas en avant et à la rattraper si jamais elle avait envie de s’échapper, mais elle reste là. Silencieux, il l’observe se défaire de sa robe, avec un cœur qui le pèse de plus en plus au fil de ce qu’il voit. Ce type lui a fait tant de mal qu’une nouvelle fois, il sent son corps se tendre sous la pression, sa mâchoire se resserrer. Il la suit des yeux, passe en revue les traces éclairées par la lune et qu’il n’avait pas remarqué plus tôt. Ca lui brise le cœur de la voir dans cet état, mais ça ne retire en rien toute sa beauté. C’est une magnifique femme, typée, qui attirerait l’œil de n’importe qui. Preuve est que son ami pensait avoir ses chances. Dante est certain que s’il n’avait pas embarqué son inconnue avec lui, il aurait tenté, lui aurait proposé d’aller boire un verre pour faire connaissance. Il n’agit comme ça qu’avec les jeunes femmes qui sont à son goût ; il est assez beau gosse pour ne pas choisir n’importe qui. Le truc, c’est que Dante a jeté son dévolu sur elle depuis des années maintenant et qu’à chaque fois qu’il croisera sa route, ce sera avec lui qu’elle rentrera.

En se levant, il se rend compte que ses doigts étaient crispés sur la couverture à présent froissée. Il pose ses mains sur sa taille, s’accroupit de sorte à pouvoir atteindre plus facilement ses mollets blessés qu’il embrasse avec délicatesse, glisse ses lèvres le long de ses jambes, ses genoux, ses cuisses, sans omettre une seule cicatrice qu’il essaie de panser à sa manière. Dante se redresse pour déposer un baiser sur ses hanches, son ventre. Il s’arrête avec un brin d’amusement sur son nombril, jouant avec sa langue dessus, puis reprend son ascension. Ses mains, ses bras. Chaque parcelle de sa peau y passe. Un fin sourire apparaît, alors qu’il embrasse à présent son buste, le haut de sa poitrine, son cou sur lequel il souffle, puis ses épaules. Si ces cicatrices lui font mal au cœur, si ça le rend complètement fou de voir les dégâts causés, d’imaginer les poings s’abattant sur elle, il n’a pas la moindre envie de s’enfuir. L’italien prend son visage en coupe et tout en caressant avec ses pouces, ses pommettes, il murmure : « Tu es belle. » Tout contre ses lèvres, il ajoute : « Tu es très très belle. » C’est sincère. S’il n’aime pas les raisons de ses marques, il aime ce corps qu’il redécouvre, mais pas de la même manière. Il y passe plus de temps, se met comme objectif de lui redonner un petit plus confiance en elle. Au moins un peu. « Et j’ai aimé ce que je viens de te faire. » Autrement dit, il recommencera. Ses bras se referment autour de ses épaules et la ramènent tout contre lui, pour la protéger du monde extérieur, de ses pensées négatives. De tout, mais plus particulièrement d’elle, puisqu’à l’instant T, son principal ennemi, c’est la vision qu’elle a d’elle.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Daya RaichandVous vous bonifiez avec l'âge... ou pas
Daya Raichand
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Mar 5 Mar 2019 - 15:45 )
Belle, elle ne l’était pas. Il n’y avait rien de beau chez elle. Que ce soit son physique ou sa personnalité, elle ne l’était pas. Pourtant dans les paroles de cet homme qu’elle ne connaissait même pas, elle avait envie de le croire lorsqu’il disait qu’elle l’était. Il y avait quelque chose dans sa voix comme dans ses gestes qui avait touché Daya au point qu’elle trouve la force de se lever de ce lit pour s’exposer elle-même. Eclairée par les seuls rayons de la lune dans lesquels elle puisait son courage, elle laissa tomber les artifices en faisant glisser sa robe au sol. Le tremblement dans sa voix ne laissait pas de place aux doutes quant à la peur qui la rongeait de le faire fuir à la vue des nombreuses cicatrices qui couvraient son corps, et elle-même en baissant les yeux sur ses bras, se dit qu’elle venait d’agir de façon stupide. Il aurait juste fallu qu’elle quitte cette chambre pour rentrer chez elle, au lieu de ça elle ne faisait qu’empirer les choses. En sentant une larme rouler le long de sa joue, elle l’essuya d’un revers de la main, la tête toujours baissée sur ses pieds prêts à partir lorsqu’elle le serait.

En entendant le froissement des draps, elle osa enfin lever les yeux pour voir que l’inconnu s’avançait vers elle dans une lenteur qui la fit reculer d’un pas, avant de se rendre compte qu’elle était coincée. Sans dire un mot, elle le regarda s’accroupir et n’émit aucune résistance lorsqu’il déposa ses lèvres contre sa peau. Dans le silence que leur offrait la nuit, seul les sanglots muets de Daya étaient perceptibles alors qu’elle s’était mise à trembler sous les baisers de l’Italien. Chaque marque que constituait son corps renvoyait à un malheur bien précis qu’elle arrivait à se remémorer dans les moindres détails, et dont elle faisait tout pour ne pas oublier. Et si en temps normal elle aurait était traversée par une vague de terreur à l’idée qu’on puisse voir ou même toucher ses marques, ici elle se laissait faire dans un calme qui arrivait à la surprendre elle-même. Si à chaque fois qu’il posait ses lèvres sur son corps, un souvenir douloureux se réveillait dans son cerveau, la douceur dont il faisait preuve avec elle, arrivait à recouvrir sa tristesse d’un voile d’apaisement qui permettait à la métisse de garder son calme, et contre toute attente, d’apprécier même le contact. Au-delà de ce désir qui les avait guidés dans cette chambre, Daya sentait que son cœur s’allégeait à chaque battement dans sa poitrine, alors qu’il s’emballait à mesure qu’il remontait sur son corps, ratant même un battement en sentant sa langue sur son nombril. Il arrivait à éveiller en elle des sensations qu’elle pensait avoir enterrés depuis longtemps, mais les réactions de son corps sous ses gestes ne trompaient personne.

Ses yeux à présent plantés dans les siens, elle ne put qu’hocher la tête lorsqu’il répéta à nouveau les mots qui l’avaient fait tressaillir la première fois. Ce soir, elle voulait bien croire qu’à ses yeux elle était belle. Si c’était ce qu’il voulait, alors elle le serait pour lui. Retrouvant enfin la motricité de ses bras, elle les encercla autour de la taille de l’Italien, se blottissant un peu plus dans l’étreinte qu’il lui offrait, déposant même un baiser dans le creux de son cou. Ils restèrent dans cette position le temps de quelques secondes, avant que la jeune femme n’y mette fin sans pour autant s’éloigner de lui. Comme le premier baiser échangé, elle approcha avec appréhension ses lèvres qu’elle déposa contre les siennes avant de se défaire encore une fois de ce rapprochement. Une main glissa le long de son bras pour agripper la sienne, et dans un silence entendu, elle marcha jusqu’au lit où elle l’invita à le rejoindre à nouveau, scellant son consentement dans un tendre baiser.


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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Mer 6 Mar 2019 - 0:51 )
La tête appuyée contre le mur, l’italien reprend tout juste une respiration normale, moins saccadée, plus régulière, tandis que ses prunelles se perdent un instant dans la pièce. Ses vêtements sont éparpillés un peu partout dans la pièce. Sa chemise a même perdu un bouton sous ses doigts les retirant avec un peu plus d’urgence. Sur la lampe de chevet éteinte rôde le soutien-gorge qu’il récupère pour le lancer en bout de lit, avec un air amusé qu’il lui adresse et qui disparaît presque aussitôt pour laisser place à une expression bienveillante. Avec une infime tendresse, il enroule son bras autour de ses frêles épaules et la ramène tout contre lui. Il la détaille une énième fois, sans être rassasié de ce que ce corps lui offre, de cette beauté qu'elle dégage, cette authenticité. Ses doigts glissent sur sa chair, chaude et saisissent ensuite les draps qu’il remonte sur eux. La différence avec la dernière fois, c’est qu’il avait dans l’optique de s’en aller le lendemain, qu’il savait qu’il ne la reverrait sûrement pas, contrairement à maintenant où elle se trouve dans son cocon et qu’au petit matin, elle ne se retrouvera pas dans un lit vide, sans aucun mot personnalisé à son adresse et bien qu’il y ait pensé, il ne lui a rien communiqué. Pas même un merci pour ce moment qu’il a tant apprécié. Délicatement, il caresse son visage, ses lèvres qu’il a embrassées à de nombreuses reprises alors que son corps se mêlaient au sien pour ne faire plus qu’un, qu’il a mordillées aussi. Dû à une passion dévorante, mais il regretterait presque d’avoir malmené cette bouche avec tout ce qu’elle subit au quotidien. Il embrasse sa tempe, puis décolle quelques mèches de cheveux de ses joues, afin de les replacer derrière son oreille. « Tu y as repensé ? » A eux, à ce qu’ils avaient fait cette nuit-là, à cette belle rencontre. Il aime à croire que si elle connait le nombre d’années qui les a distancés, c’est parce qu’il l’avait suffisamment marqué. Saisissant sa main, Dante dépose un baiser sur chaque doigt, avant de les entrelacer avec les siens, ne pouvant se passer de cette nouvelle proximité, de ce contact, comme la première fois. Il l’avait dévorée de la même manière, l’avait pris dans ses bras comme il le fait en ce moment, pour l’apaiser un peu plus, lui montrer qu’elle ne représentait pas une simple chose obtenue et qu’il avait l’intention de jeter. Pourtant, sa sortie peut être considéré comme telle. « Tu aurais voulu que je te laisse un moyen de me contacter ? » Avant qu’elle ne réponde, il capture ses lèvres et tout contre celle-ci, murmure : « J’y ai pensé. J’en avais envie. » C’est sincère : cette nuit a été aussi passionnelle que fusionnelle. Il l’a désirée, a fait de cet instant, un souvenir mémorable. Impossible à oublier ; c’était fort. Ce serait mentir que de nier qu’il n’a pas aimé cette résistance dont elle a fait preuve. « Mais avec ce qui se passait dans ma vie et avec ton mariage, j’ai supposé que c’était mieux que je ne le fasse pas. » C’est finalement le destin qui s’en mêle et les rapproche une nouvelle fois, mais s’il avait su ce qui allait se passer, que son mariage allait passer du rêve au cauchemar, Dante n’aurait pas hésité une seconde à noter quelques chiffres sur un bout de tissu, ou mettre une sacrée pagaille dans son histoire avant qu’elle ne devienne plus sérieuse et officielle. Même si elle ne l’avait pas appelé sur le moment, elle aurait su qu’il était là quelque part, qu’elle avait l’autorisation de lui envoyer un message si le cœur le lui disait. Mais est-ce qu’elle l’aurait fait ? Avec des si, on mettrait Naples en bouteille.


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Daya RaichandVous vous bonifiez avec l'âge... ou pas
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Mer 6 Mar 2019 - 1:42 )
La respiration entrecoupée à cause de son cœur qui avait du mal à reprendre un rythme normal, Daya ferma les yeux quelques secondes comme si ce simple geste suffirait à ce qu’elle retrouve ses esprits. Dans sa tête, ses pensées s’emmêlaient, ne lui donnant même pas l’occasion d’assimiler ce qui venait de se passer, pourtant son corps nu et recouvert d’une pellicule de sueur, alors qu’elle se trouvait à côté de cet homme dont elle ne connaissait toujours pas le prénom, parlait de lui-même. Sa tête tournée vers l’avant, elle osa un regard en coin à l’attention de l’Italien qui arriva à le remarquer malgré l’obscurité dans laquelle ils se trouvaient toujours. Et maintenant quoi ? Est-ce qu’elle devait rentrer chez elle ? Est-ce son offre de rester passer la nuit tenait toujours ? Est-ce qu’ils allaient répéter le même scénario que treize ans plus tôt ? Le bras glissé autour des épaules de la métisse pour la forcer à coller son corps contre le sien indiquait le contraire. D’une rapidité à toute épreuve, Daya réajusta un peu plus le drap tiré pour recouvrir sa poitrine et se blottit à nouveau contre le jeune homme. C’était… étrange. Les gestes qu’ils avaient l’un envers l’autre n’avaient rien de similaires à la première fois où ils s’étaient retrouvés dans un lit. Pourtant, au moment où les dernières barrières de tissus sont tombées pour qu’ils se retrouvent nus tous les deux, il y avait dans leurs gestes une habitude déroutante dont ne se serait jamais doutée la métisse. L’urgence qu’ils avaient ressentis de s’unir pour ne former plus qu’un, n’avait pas suffi à faire disparaître la bienveillance et l’intimité plus présente, qu’ils créaient au milieu de ces draps. Chaque baisers, chaque caresses, chaque regards posés sur elle, avait fait vibrer chaque fibre de son corps au point de lui vider complètement la tête.  

Le regard à présent ancré dans le sien alors qu’il lui caressait le visage, elle ne pouvait s’empêcher de détailler ses traits qu’elle avait l’impression de redécouvrir à chaque fois qu’elle le regardait. Il était beau, ça elle l’avait toujours su. Mais il y avait quelque chose en plus qui faisait rater à son cœur un battement à chaque fois qu’elle s’attardait sur son visage. «  A ton offre de venir m’installer ici ? » Maintenant qu’il le disait, elle y repensait oui. Et sa réponse restait inchangé, ce n’était pas la meilleure des idées mais elle appréciait la proposition. Lui offrant un petit sourire, elle secoua doucement la tête de droite à gauche en signe de négation. «  Tu es complètement fou. » Plaisanta la jeune femme. «  Mais dans le bon sens. » Rajouta-t-elle de justesse. Un grain de folie qui avait réussi à la guider dans sa chambre à chacune de leur rencontre, elle devait le reconnaître. Contemplative, elle le laissa embrasser ses doigts, appréciant chacun de ses baisers sans le lâcher du regard. Mais à sa question, elle se figea. Heureusement pour elle, la légère grimace qui déforma ses traits passa inaperçu à cause du baiser qu’il lui vola avant même qu’elle ne puisse répondre. « Je… » Les sourcils légèrement froncés, elle se plongea dans une rapide réflexion. Est-ce qu’elle aurait voulu qu’ils restent en contact ? Si au début de sa grossesse, prise de remords, elle avait pensé à essayer d’entrer en contact avec lui, les années passées aux côtés de son mari arrivèrent à la faire changer d’avis. Elle n’avait aucun droit de lui imposer une responsabilité telle qu’une paternité, alors qu’elle ne le connaissait même pas. Le retrouver pour lui imposer un enfant dont il ne voulait peut-être pas, juste après une nuit, ça aurait la chose la plus égoïste qu’elle aurait faite de toute sa vie. « Non. » Répondit calmement Daya, cherchant comment justifier cette réponse sans trop en dire. « Après cette nuit, les choses n’ont pas toujours été faciles pour moi… » Et rien que de repenser à tout ce qu’elle avait dû endurer à l’annonce de sa grossesse, lui provoqua un frisson d’horreur. « … Mais j’imagine que c’est mieux ainsi. Et comme on ne peut pas changer le passé. » Elle haussa doucement les épaules avant de pousser un soupir, et de se coller un peu plus à lui, nichant sa tête dans son cou contre lequel elle déposa un tendre baiser. « Mais les années passées ont rendu les retrouvailles bien plus belles, tu ne penses pas ? » Elle, si. Elle le pensait. « Treize ans. » Souffla Daya. « Certaines personnes pensent que le treize est un chiffre qui porte malheur, pour ma part je n’en suis plus si sûre. »


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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le )
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