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- [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne
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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Dante Galeone
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Ven 8 Mar - 0:13 )
« Oui, aussi. » Même si ce n’était pas à ça qu’il songeait. Plutôt à leur première rencontre qui l’a assez marqué pour se rappeler de ses traits et ne pas l’oublier, même après une dizaine d’années. Cette proposition tient, néanmoins, toujours. Il l’a soufflée sur un coup de tête, sans y réfléchir longuement, mais il n’en a nullement besoin. La situation dans laquelle elle se trouve est suffisamment urgente pour ne pas ressentir une seule once d’hésitation. Il aimerait pouvoir obtenir autre chose qu’un signe négatif. « Il ne s’agit pas de folie. Sur certains aspects, je suis sans doute très passionné, je te l'accorde. » Il vit au feeling, laisse les questions de côté pour se focaliser sur ce que son cœur lui indique et ça lui joue parfois des tours. En matière de relations, il ne pense pas s’être beaucoup trompé. Après leur relation parfois conflictuelle, Tina est devenue sa plus proche amie. Une femme en or, en qui il a une confiance aveugle et qui fait partie intégrante de sa vie. S’il n’a pas aimé Natalina à sa juste valeur, tous les deux ont eu une histoire de deux ans. A ses côtés, il a pris conscience que se poser n’était pas synonyme de routine et qu’on pouvait être tout aussi bien, même si, à ce jour, il n’en ressent pas la nécessité. Quant à Leila… S’il s’agit d’une déception entraînant une rupture de contact, il ne regrette pas les moments partagés ensemble. Et ce qu’il vit à l’instant auprès de cette inconnue qu’il se plaît à câliner dans ses bras, sans savoir exactement ce qui pourrait se passer demain, est une vraie surprise. Dante refuse de se prendre la tête ; ces derniers mois ont été un trop grand calvaire pour qu’il songe à se stresser inutilement. Il vit juste le moment présent, sans rien espérer, sans rien promettre, ayant besoin de temps pour se remettre vraiment d’aplomb. Pour autant, il ne s’interdit rien. Comment le pourrait-il ? Ce sourire qu’elle lui adresse le fait littéralement fondre. Du bout des doigts, il le caresse, attentif à ce qu’elle lui dit. Il est tout de même soulagé de sa vision des choses. D’autres femmes l’auraient très mal pris, à sa place, mais eux… Eux, c’est différent. Il y a quelque chose dans ce qu’ils ont vécu qui n’a rien de banal et qui explique leur forte proximité. Alors qu’il imagine les instants difficiles vécus, il lui adresse quelques gestes de tendresse. Ses doigts glissent sur sa peau pour lui assurer qu’elle n’est pas seule. Un sourire apparaît en sentant ses lèvres sur son cou et s’agrandit à sa question. « Elles sont surprenantes. Je ne m’attendais vraiment pas à te croiser. Je rentrais tout juste d’un long-courrier et je n’avais qu’une seule envie, c’était de me poser un peu. » Avant son prochain départ. Trois jours sur le sol napolitain, c’est court. « Mais c’est une bonne surprise. » Il hoche la tête, se rendant de nouveau compte que la vie est étonnante. Treize ans. C’est beaucoup. « En Italie, le chiffre treize est plutôt considéré comme étant chanceux. Même si l’on évite de se retrouver treize à table. » raconte-t-il, avec un sourire qui ne le quitte plus. Dante est un petit peu superstitieux. Il y a certaines choses qu’il n’aime pas, comme renverser du sel ou de l’huile d’olive, signe de malchance. « C’est le chiffre dix-sept qui porte malheur. C’est pour cette raison que tu ne trouveras ni de dix-septième étage, ni de numéro dix-sept dans les hôtels. Et dans nos avions, il n’y a aucune place portant ce nombre également. » Autrement dit, il n’est pas désiré. Lui ne l’aime pas non plus et les vendredis dix-sept, il ne les attend pas avec impatience. Sa main dans ses cheveux démêle les quelques nœuds et d’un ton qui se veut sérieux, il ajoute, alors que ça n’a aucun rapport avec ce qu’il dit à l’instant : « Je ne veux pas que tu ailles le retrouver. » Son mari. S’il l’attend, s’il est prêt à reposer sa main sur elle… Il ne souhaite prendre aucun risque. « Pour qu’il lève de nouveau la main sur toi ? Non. » Il comprend bien que sa proposition précédente peut effrayer, mais il tient à la rassurer. Ce n’est pas parce qu’ils partageront leur quotidien ensemble, qu’elle doit se sentir prisonnière. « Ce n’est pas un engagement. C’est une porte de secours. » Ce n’est pas de la folie. Ca le serait s’il ne le lui suggérait pas. « Je t’ai entendue jouer du piano tout à l’heure. C’est très joli, pour le peu que ça a duré. » Il s’en voudrait presque de ne pas lui avoir laissé le temps de terminer son morceau. « Mais regarde. » Il relève sa main abimée, effleurant ses doigts avec son pouce. « Ici, tu auras l’occasion de jouer sans que ça se dégrade. Et j’aimerais bien entendre la suite de ce morceau. » dit-il, posément, essayant de trouver des arguments qui pourraient la toucher assez pour la convaincre de prendre une autre direction que celle que son mari lui impose avec la peur.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Daya RaichandLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Ven 8 Mar - 1:12 )
Passionné, c’était le mot. Elle aurait dû se douter que la folie dont il avait fait preuve à chacune de leur rencontre avait pour moteur cette passion qu’il savait bien faire ressortir. Amusée, Daya hocha doucement la tête, étirant un mince sourire au coin de ses lèvres. Mais ça ne changeait en rien sa décision. Passer la nuit avec lui était une chose, emménager en était une autre. La proposition était alléchante, et pendant les quelques secondes qu’elle s’accorda pour songer à cette option, elle devait avouer qu’elle n’avait aucun mal à se projeter de vivre ici à ses côtés. Peut-être était-ce dû à la fatigue ou à sa folie qu’elle laissait prendre le dessus, mais il y avait cette facilité dans les gestes et les paroles qu’elle avait avec lui, qui donnerait presque envie à la métisse d’accepter. Mais elle devait se rendre à l’évidence. Ils ne se connaissaient pas assez et peu importe ce qui était en train de naître entre eux – en supposant qu’il y avait effectivement quelque chose – elle n’avait pas envie de tout gâcher à cause d’une décision prise à la va vite. Qu’elle soit guidée par la folie, ou la passion. C’était comme ça qu’elle avait gâché sa première histoire et s’était retrouvée dans une spirale infernale dans laquelle elle peinait encore à en en sortir… Il lui arrivait d’apprendre de ses erreurs.

Elle pensait ce qu’elle disait au sujet des années passées qui avaient rendu leurs retrouvailles plus belles. Inattendues, spontanées comme la première rencontre, mais très belles. Pourtant, allongée nue avec pour seul vêtement le drap qui les recouvrait, on aurait dit qu’ils ne se sont jamais quitté. La facilité avec laquelle Daya n’avait pas essayé de fuir et s’était au contraire blottit dans ses bras, en disait long sur sa tranquillité d’esprit entre ces quatre murs, aux côtés d’un homme dont elle ignorait toujours l’identité. Mais il était devenu son inconnu. En plus de la place spéciale qu’il occupait déjà à cause de ce qui les liait secrètement. Pendant ses années de femme mariée, Daya s’était obligée à ne plus penser à aucun autre homme que celui qui partageait sa vie. Mais à chaque fois qu’elle posait les yeux sur son fils, elle le revoyait lui et aussitôt sa mémoire la ramenait à cette nuit spéciale qu’elle avait partagée avec. Et aussi égoïste que cela puisse paraître, dans les moments où son cœur lui faisait plus mal que son corps marqué, elle avait eu envie de se vanter de son adultère et de ce que ça avait engendré. Son mari se montrait violent et jaloux en la soupçonnant d’avoir un amant ? L’imbécile. Le temps d’une nuit elle en a eu un, et elle exposait fièrement le fruit de son adultère sous ses yeux, donnant plus d’amour à ce fils né d’un père inconnu, qu’à son propre mari. Mais la peur qu’il puisse toucher à un cheveu de son enfant l’avait fait taire. Et où est-ce que ça l’avait mené ? Au final il était mort des mains de ce monstre et jusqu’à ce jour elle a été incapable de révéler la vérité à qui que ce soit. Dans un soupir alors qu’elle se blottissait un peu plus contre le torse de l’Italien, elle ferma fort les yeux pour chasser de son esprit ces mauvaises pensées, et se concentra plutôt sur le son de sa voix. « Oh. Ça explique pourquoi ce treize a permis notre rencontre. » Commenta la métisse, un sourire dans la voix. Au ton de sa voix durcit, elle se redressa, surprise de ses paroles. Les yeux plantés dans les siens, elle arrivait à y lire de l’inquiétude sincère qui lui brisa le cœur. « C’est compliqué… » Souffla-t-elle d’une petite voix qui elle l’espérait, mettrait fin à cette conversation. Mais l’entendre évoquer la mélodie qu’elle jouait au piano, serra le cœur de Daya qui fut traversée par un éclair de tristesse. Et lorsqu’il montra ses mains tordues pour appuyer son argument, elle lâcha un rire sans joie, esquissant malgré tout un sourire au coin des lèvres. « Il ne me fera aucun mal. » Essaya de l’assurer la Réunionnaise. Redressant un peu plus le drap autour de sa poitrine, elle s’assit sur le matelas et prit une profonde respiration. « Là où il est, il est impossible pour lui de me faire du mal. Pour être honnête, il est… » Son regard fixant à présent le vide, elle se mordit la lèvre inférieure comme pour empêcher que les mots qui allaient suivre, ne sortent de sa bouche. « Il est en prison. » Lâcha-t-elle finalement. « Pour infanticide. » Ajouta Daya la voix tiraillée à la fois par la peur et la honte d’un acte qu’elle n’avait pas commis elle-même.
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Sam 9 Mar - 2:13 )
Cette phrase ressort-elle à chaque fois qu’il a pris conscience de ses actes ? Lui promet-il qu’il ne lui fera aucun mal, jusqu’à recommencer ? Sort-il des mots doux pour se faire pardonner ? Lui montre-t-il de l’affection pour l’amadouer ? Ces questions, Dante il se les pose et ce qu’il s’imagine lui fait froid dans le dos. Il n’aime pas la savoir entre ses mains, alors il cherche les bonnes paroles à prononcer pour lui faire ouvrir les yeux, convaincu que ce cauchemar perdure, qu’elle n’est pas libérée de ses chaînes. Lorsqu’elle se redresse, l’italien fait de même, s’appuyant sur un coude et de son autre main, il caresse avec tendresse ce dos que le drap ne couvre plus et qui est tout aussi marqué. Il est inquiet. Ce sentiment qui l’oppresse disparaît peu à peu à la révélation, laissant place au soulagement, mais également à la frustration de ne pas avoir su plus tôt. « C’est un détail que tu- » aurais pu me dire plus tôt ? Il a son importance. A présent, il comprend le ridicule de la situation : lui, avec sa proposition, alors qu’elle est probablement déjà en sécurité dans son nouveau lieu de vie. Le pilote ne termine cependant pas sa phrase, coupé par la raison de son incarcération. Ce ne sont pas les coups sur elle qui l’ont mené là-bas, mais la mort d’un enfant. Le leur ? Son cœur se resserre, alors qu’une grimace se loge sur son visage. Comment un père peut-il battre son bébé ? Une partie de soi. Son sang, sa chair, né d’une union qui semblait compliquée, d’un amour peut-être un peu bancal, mais c’était son rejeton et il était supposé le protéger. D’expérience, Dante sait qu’un parent peut parfois manquer à ses responsabilités et en lisant l’actualité, il sait que certains se débarrassent de ce qu’ils considèrent être des « boulets », les privant d’une liberté ou encore de sommeil, mais c’est toujours plus horrible quand ça arrive à quelqu’un qu’on connaît. Il tend le bras vers son corps, l’enroule autour d’elle pour la ramener contre lui. Silencieux, il embrasse sa tempe. Il est navré, supporte mal le fait qu’elle ait dû passer par des épreuves aussi difficiles. Qu’elle ait perdu un enfant. « Est-ce que tu souhaites m’en parler ? » Même s’il est prêt à être attentif à tout ce qu’elle lui confiera, il ne cherche pas à la forcer, ou à la brusquer, mais il faut qu’elle sache qu’elle peut se le permettre. Il émet une légère pression sur sa main, signe de soutien, preuve de l’affection qu’il éprouve à son égard. « On peut en discuter, si tu veux. » Il insiste bien sur les trois derniers mots ; même s’il a mille et une questions qui tournent en boucle dans sa tête, il ne peut pas lui imposer une conversation douloureuse. « Je suis là. » Néanmoins, il peut appuyer qu’elle n’est plus seule et qu’il est là pour la soutenir. Dante pose son index sous son menton et relève son visage vers le sien. « Pour te changer les idées, mais pas seulement. » Il est évident que leurs moments charnels, comme ils viennent de le partager à l’instant, le séduit, l’attire, mais il tient à mettre les choses au point : s’il refuse pour l’instant de se lancer corps et âme dans quelque chose de plus sérieux, l’italien ne souhaite pas la voir uniquement pour la fougue de deux corps qui s’unissent. Il est attaché à ce bout de femme. Assez pour ne pas se ficher de ce qui lui arrive, assez pour s’intéresser à son sort, assez pour vouloir la protéger de son mari, ou de quiconque lui voudra du mal. « Et je ne prends pas à la légère tout ce qui t’arrive. » Il se sent concerné. L’investissement dont il fait preuve n’est pas là pour faire bonne figure, ou pour lui souffler de belles paroles dans le seul objectif de la faire fondre. « Je dois repartir dans trois jours. Je vais te laisser le double de mes clés. » Il s’investit parce qu’il se soucie d’elle et c’est ce qui le motive à lui proposer son logement en issue de secours. « Pour te réfugier ici si tu en ressens le besoin. » se justifie-t-il rapidement, d'un ton ferme, qui ne laisse place à aucune négociation. Il n’est pas fou. Il pense à sa sécurité, lui offre un moyen de s’échapper de son quotidien.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Daya RaichandLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Sam 9 Mar - 2:47 )
Sans laisser le temps à l’Italien de réagir vraiment, Daya lui coupa la parole en lançant comme une bombe la raison de l’incarcération de son mari. C’était la première fois que la jeune femme le disait à quelqu’un d’autre qu’à un membre de sa famille. Elle ne se confiait jamais parce qu’elle savait que son passé, son histoire, ne soulèverait que plus de questions auxquelles elle n’était pas prête de répondre. Alors lorsqu’on lui posait des questions sur sa vie, elle se contentait de répondre de façon superficielle et même de fournir des réponses courtes qui ne laissaient pas vraiment de la place à une quelconque opportunité de conversation. Sauf qu’ici, elle se sentait en sécurité et avait l’impression de pouvoir tout dire sans peur d’être jugé. C’était une sensation étrange qui n’était pas familière à Daya, qui se demandait à quoi c’était dû. Peut-être au moment qu’ils venaient de passer et qui avait fait tomber une barrière sur les mille qu’elle avait érigé autour d’elle. Ou peut-être parce que c’était lui et qu’elle se sentait comme obligée de lui fournir un minimum d’informations à cause de cet enfant qui aujourd’hui n’était plus. Ce dont elle était sûre par contre, c’était que le peu de lumière qu’offrait la pièce, l’avait aidé à lâcher ces deux mots sans vraiment craindre d’être jugée. Et si pendant un court instant elle avait voulu voir l’expression de son visage pour juger de sa réaction, elle ne fut que plus soulagée qu’il ne puisse pas la voir vraiment, elle. La tête baissée sur ses mains qui lui rappelaient constamment cette vie qu’elle avait tenté de fuir, elle sentit comme une boule se former au fond de sa gorge qui grossissait à mesure que s’écoulaient les secondes. Le visage de son fils lui revint clairement en mémoire, faisait rouler une autre larme sur ses joues alors qu’elle avait décidé qu’elle en avait fini avec les pleurs aujourd’hui. Le silence installé dans la chambre, le temps que l’Italien assimile ce qu’elle venait de dire, pesait sur la métisse comme si un poids énorme s’était posé sur sa poitrine, l’empêchant de respirer à plein poumons. Dans sa tête, elle revoyait le moment où hospitalisée, les côtes cassées et une commotion cérébrale plus tard, on lui annonçait la mort de son fils. Son corps avait commencé à se secouer sous les sanglots qu’elle essayait de dissimuler, sentant qu’elle perdait pieds à nouveau pour la seconde fois de la soirée. C’est seulement en sentant le bras du jeune homme la tirer, qu’elle sut se ressaisir à temps pour ne pas partir en crise de larmes encore une fois. Comme une bouée à laquelle elle s’accrochait pour ne pas couler, elle serra l’Italien contre elle en étouffant un autre sanglot, se servant de ses bras autour d’elle comme d’un bouclier qui la protégerait du chagrin immense qui l’envahissait et avec lequel elle vivait depuis plusieurs années déjà. Pour répondre à sa question, elle ouvrit la bouche une première fois, mais les mots s’étant bloqués dans le fond de sa gorge, elle n’arriva à rien. Et étrangement, les paroles qui suivirent n’apaisaient pas vraiment ses maux. Elle n’avait pas envie qu’il soit là pour elle. A vrai dire, elle n’avait pas envie que qui que ce soit, soit là pour elle. Elle avait envie de mener une vie normale où elle et ses problèmes ne serait pas un poids pour quelqu’un qui ferait de son existence une responsabilité. Une demoiselle en détresse qui attend juste d’être sauvée. Sa passivité l’avait conduite à toutes ces années de souffrances, et elle en avait assez. Lorsqu’il se servit de ses doigts pour l’obliger à le regarder, elle poussa un soupir avant de secouer la tête doucement. « Je… » S’efforça à sortir Daya qui cherchait encore ses mots avant de lâcher un autre soupire, regrettant presque de lui avoir dit pour son mari. Elle aurait mieux fait de mentir, de toute façon elle n’avait pas cessé de le faire toutes ces années, pourquoi cet accès de sincérité soudaine ? « C’est adorable. » Lâcha-t-elle enfin, se redressant pour s’asseoir à nouveau sur le lit. « Mais tu ne devrais pas te donner une telle responsabilité et encore moins te soucier pour moi. Je vais bien. » Elle mentait, ça faisait longtemps qu’elle ne savait plus que ce que signifiait aller bien. L’écoutant d’une oreille lorsqu’il parla de lui laisser les clés, elle ne put s’empêcher de lâcher un petit rire. « Tu laisserais tes clés à quelqu’un que tu connais à peine et dont tu ne connais même pas le prénom… Pourquoi ? » Se surprit-elle à demander. « Pourquoi avoir autant de compassion pour quelqu’un qui ne le mérite pas ? Tu me vois comme une victime parce que c’est le statut qu’on m’a attribué à cause de qu’on voit lorsqu’on regarde mon corps marqué. » Elle tendit les bras pour appuyer ses paroles. « Pourtant dans le meurtre de mon enfant, je suis autant coupable que celui qui posé ses mains sur lui. C’est lui la vraie victime. Pas moi. » Lâcha la métisse d’une voix tremblante qui ne laissait aucun doute quant à la culpabilité qui la pesait et son chagrin.


say you won't let go ♒︎ I'm scared of lonely. And I'm scared of being the only shadow I see along the wall. And I'm scared the only heartbeat I hear  beating is my own. And I'm scard of being alone, I can't seem to breathe when I'm alone in this dream.© endlesslove.
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Sam 9 Mar - 21:29 )
Plus tôt dans la soirée, son inconnue tremblait, sanglotait, était fragilisée par des souvenirs qui lui revenaient à l’esprit, craintive à l’idée qu’un mari la cogne et finisse par arriver à ses fins et par la tuer. Mais à part ça, elle se porte bien, sourit et semble tout à fait heureuse. « Oh oui. Tu me l’as montré à de multiples reprises, ce soir. » Alors il ne peut s’empêcher d’ironiser. Il n’est pas dupe. Elle n’a nullement besoin de lui mentir ; Dante a été témoin de son état, a vu celui se détériorer brusquement, et un peu plus au fil des minutes. Qu’attend-elle de lui ? Qu’il rentre dans son jeu et affirme qu’elle respire la joie de vivre ? Il n’a pas pour habitude de tourner en rond. Elle non plus ; si les questions posées sont légitimes, s’il s’apprête à y répondre, il est coupé dans sa lancée par la suite, attentif et heurté par la tournure de ses phrases. Principale actrice de son histoire, elle n’a pas assez de recul sur ce qu’elle a vécu au quotidien. « C’est pourtant ce que tu es. » Une victime. « Tu ne peux pas minimiser les choses. » Ce qui est arrivé à leur enfant est horrible. Il aurait dû vivre encore longtemps, aurait dû connaître l’effet des études éreintantes, ses premiers émois, partager avec ses parents ses doutes sur la vie, sur ses choix, leur annoncer des bonnes nouvelles, venir se blottir dans les bras de sa mère lors des mauvaises, pour y chercher de l’affection. C’est terrible de se dire qu’il ne vivra pas tout ça et qu’elle doit avancer sans lui. Mais ce n’est pas un argument. « Ce qu’il t’a fait subir n’était pas à faire. Un homme ne doit pas s’autoriser à lever la main sur une femme. Jamais. » Aucune bonne raison ne justifierait de tels actes. Il ne cautionne pas et ça se sent à travers le ton ferme qu’il emprunte. Dante embrasse avec tendresse son épaule et murmure : « Il n’y a pas de fausse victime. Il n’y a qu’un coupable. » Néanmoins, il ne désire pas qu’elle interprète sa proposition d’une mauvaise façon, ou qu’elle lui prête des intentions qui ne sont pas les siennes, en pensant que s’il agit, c’est par pitié, ou parce qu’il se sent obligé d’agir face à une femme victime de violence. C’est le cas, l’italien se sent responsable, est compatissant, mais c’est l’affection sincère à son égard qui le pousse à se comporter de la sorte, pas pour se donner bonne conscience en réalisant une bonne action. « Ce que je te propose, c’est d’avoir la possibilité de te réfugier ailleurs que chez toi, d’avoir un endroit où tu pourrais te recentrer. Et ce n’est pas motivé par ton statut de victime. Je trouve ça très impersonnel. » Comme si elle n’avait aucune autre identité, comme si elle ne représentait rien d’autre et que ça la définissait. « Je ne doute pas que derrière mon dos, tu trouveras le moyen de brûler mes affaires et de me piller de mes objets de valeur. » plaisante-t-il, afin d’alléger les tensions. « Nous ne nous connaissons pas, mais j’ai beaucoup d’affection pour toi et ça ne date pas d’aujourd’hui. » Mais d’il y a treize ans. Au creux de son oreille, il murmure : « Ce n’est pas tes marques qui m’ont séduit, lors de notre première rencontre, à ce que je sache. Et ce n’est pas non plus ce qui m’a poussé à te tirer hors de la voiture. » Mais bien elle, ce qu’elle dégage, les souvenirs en commun. « Tu me plais. Et j’aimerais te savoir bien, quand je ne suis pas à Naples. » Ce qui arrivera souvent. « Qu’importe que je ne connaisse pas ton nom. » Et il n’a pas encore l’intention de le lui demander. Il pourrait, est intrigué, mais aime garder ce mystère.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Daya RaichandLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Sam 9 Mar - 22:14 )
Ca aussi, c’était la première fois qu’elle le disait à voix haute. Et très vite Daya se souvint pourquoi est-ce qu’elle ne parlait jamais de sa vie. Parce qu’elle savait que dès le moment où les gens connaîtraient son histoire, ils lui colleraient cette étiquette de victime alors qu’elle ne se voyait pas comme ça. Elle ne pouvait pas nier que d’une certaine manière elle avait souffert de cette histoire et aujourd’hui encore elle devait composer avec les séquelles, qu’elles soient physiques ou psychologiques. Mais pendant toute la durée du procès de son mari, ses avocats ont bien insisté sur le fait qu’il n’était pas le seul responsable de cette situation. Et elle ne pouvait s’empêcher de se dire que c’était vrai. Le pire, avait-elle pensé lors du jugement, c’était que les gens reconnaissaient le statut de bourreau de l’homme qui avait posé les mains sur son fils, en oubliant totalement le rôle qu’elle avait joué. Pendant des années, victime de violence, Daya avait préféré se taire au lieu d’essayer de se sortir de cette situation à cause de sa lâcheté et de la peur de se retrouver seule avec un enfant. Rien que pour ça, elle avait négligé son rôle de mère et n’avait cessé de mettre la vie de son enfant en danger depuis le jour où elle était sortie de la maternité. Et elle n’était pas punie pour ça. Elle se contentait de vivre sa vie comme si rien n’était jamais arrivée et même si la peine qu’elle purgeait c’était de vivre avec l’absence de son fils et sa culpabilité, elle méprisait le système et toutes ces personnes qui l’ont relégué au plan de simple victime de sa situation. Elle détestait la liberté à laquelle elle avait goûté suite à l’arrestation de son mari, et à laquelle elle s’était malheureusement habituée. Elle se détestait de ne pas avoir su protéger son fils. Elle se détestait même de vivre alors que lui non. Alors pourquoi ne pas tout simplement se tuer pour aller le rejoindre et mettre fin à sa souffrance ? Les jours où son moral avait été au plus bas, elle était passée près de plusieurs tentatives de suicide, mais à chaque fois que la lame se mettait à trancher sa peau et qu’elle voyait le sang se mettre à couler, elle revenait sur ses gestes et arrêtait tout avant que ça n’aille plus loin. Il était hors de question de mettre fin à ses souffrances. Au contraire, vivre avec une conscience martyrisée serait le prix à payer pour ne pas avoir su protéger son enfant. « Je ne minimise pas les choses. » Arriva à articuler la métisse qui faisait stopper ses larmes qui continuaient de couler. Elle ouvrit la bouche une première fois pour expliquer ce qu’elle entendait par là, mais elle était déjà fatiguée de devoir se justifier à une personne qui de toute façon, ne comprendrait pas sa vision des choses. « Laisse tomber, j’aurais dû me taire. » Souffla-t-elle à bout dans un soupir. A cause de la rigidité dans son cou à cause de cette soudaine frustration, elle réagit à peine lorsqu’elle sentit ses lèvres contre son épaule, préférant regarder dans une autre direction que la sienne. « Pas qu’un seul, de coupable. » Rectifia la Réunionnaise qui souffla comme un abandon à toute tentative d’argumentation. Elle n’en avait pas envie de toute façon. Elle avait bien compris qu’il ne la verrait jamais comme elle, elle se voyait.

Resserrant un peu plus le drap autour de sa poitrine, elle écouta ses paroles sans grande conviction. Mais n’ayant pas le courage de débattre ce soir, elle lâcha juste un « hum » qui n’était pas vraiment une réponse mais juste le signe qu’elle entendait ce qu’il lui disait. Ce qu’elle pensait en revanche, elle préférait le garder pour elle. Déjà qu’elle était agacée de base, elle l’était encore plus de voir qu’il jouait de ses charmes pour la dérider… et que ça fonctionnait. Dans un soupir, elle tourna enfin la tête vers lui, ne cachant plus sa moue boudeuse. « J’espère que tu as une bonne assurance. » Lâcha-t-elle à mi-chemin entre le ton sérieux et la plaisanterie. Au point où elle en était rendue, elle savait que ses protestations ne serviraient à rien alors autant aller dans son sens. A ce stade de la soirée, la seule chose dont avait besoin Daya c’était de passer à autre chose et de ne plus s’attarder sur des détails sombre de son passé avec un homme qu’elle ne connaissait pas assez pour vivre autant de choses en si peu de temps. « C’est vrai. » Avoua la métisse avec une certaine retenue parce qu’elle n’était pas du tout contente de constater qu’il n’avait pas totalement faux dans ce qu’il disait. « La passion. » Lâcha la jeune femme après quelques secondes de réflexion. « Je suis la passion qui a guidé tes pas vers moi lors de notre première rencontre, et la même passion qui t’a fait prendre ma main pour me sortir de cette voiture. Et il va sans dire que je suis la même passion qui a rythmé tout le reste de la soirée. Pour toi mon prénom sera La Passion. » Pour accompagner ses paroles, elle embrassa l’Italien passionnément et l’allongea sur le matelas sans jamais quitter ses lèvres. Quitte à détourner son attention et à passer à autre chose, autant le faire bien.


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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Dim 10 Mar - 18:36 )
Le regard qu’elle pose sur elle est bien différent du sien qui la considère comme une femme prisonnière de la violence de son mari, apeurée par la brutalité de ce dernier, par les événements difficiles qui se déroulaient chez elle. A ses yeux, elle n’est en rien le bourreau, mais bien la victime. S’il peut essayer d’en discuter, de comprendre son point de vue, jamais elle ne représentera le mal. Dans cette terrible histoire, c’est celui qui est enfermé entre quatre murs qui devrait s’en vouloir, ressentir de la culpabilité face à des actes qu’il n’aurait jamais dû commettre. Difficile de lui faire entendre son avis quand le sien est bien arrêté. Il aimerait pourtant en discuter, mais la sent fuyarde, alors à défaut de pouvoir s’y attarder, il insiste sur son envie qu’elle ait un accès particulier à sa maison. C’est fou, insensé. Tina serait sans doute la première à le lui rappeler. Mais c’est un moyen pour lui de s’assurer qu’elle pourrait avoir un lieu où se réfugier, durant des moments où elle se sentirait mal. Qu’importe qu’elle ne risque rien avec l’incarcération de son mari… Et c’est également une manière pour lui de garder un peu de contrôle sur la situation, d’avoir un lien ; son numéro n’est pas dans le répertoire de son Smartphone, mais elle sait au moins où le trouver, contrairement à ce fameux matin où il l’a laissée sans rien. « Oui. Je vais également me renseigner pour obtenir un très bon avocat. » répond-il, avec le même sérieux, alors qu’au fond de lui, il est juste satisfait qu’elle finisse par baisser les armes. Rien ne lui assure qu’elle s’en servira, mais c’est là. « Hm hm. » C’est exactement le terme définissant leur relation. C’était électrique, dingue. La fermeture de sa robe était une très bonne excuse pour s’en approcher et effleurer sa peau une première fois, sans paraître lourd ou qu’elle ne prenne peur face à un type qui, ouvertement, l’aurait draguée en lui proposant de boire un verre. Les choses sont allées dans son sens et la chance s’est présentée. En sentant ses lèvres se presser sur les siennes, Dante pose une main sur son visage et l’encercle d’un bras, de sorte à la garder contre lui, avec cette même passion dévorante qui l’a consumé plus tôt dans la soirée et qui le ranime de nouveau. « J’ai l’impression de me faire avoir. » souffle-t-il, tout contre sa bouche. Et c’est frustrant ; ils échangeaient sérieusement et le voilà incapable de continuer. Si elle essayait de le faire taire, c’est une grande réussite. Ca fonctionne. Son corps appelle le sien, ses baisers le rendent fou et la sentir contre lui ne fait qu’attiser son désir pour elle. Il pose sa main sur sa taille et la fait rouler sur le côté, prenant l’avantage. « Et le tien sera La Tentation. » Pas une fois il n’a été raisonnable. Il y a treize ans, il aurait pu la laisser tranquille lorsqu’elle lui a avoué être prise, mais égoïstement, Dante la voulait rien que pour lui, souhaitait goûter à sa chair, laisser un souvenir de son passage, de cette rencontre. Aujourd’hui encore, en désirant lui confier les clés de son antre, lui laisser l’opportunité de répondre à sa curiosité en fouillant dans ses affaires si l’envie lui prenait. Ce n’est pas ce qu’on fait, surtout pas après deux « rendez-vous » qui n’en sont même pas, mais on ne peut pas dire qu’ils font tout comme les autres. « Ne te tais pas avec moi. » Néanmoins, même s’il a de nouveau très envie d’elle, il ne peut s’empêcher de la reprendre. Il n’a pas aimé cette phrase. Dante redresse son visage au-dessus du sien, plante ses yeux dans ses prunelles. « Même si nous ne sommes pas d’accord. Même si ça m’agace profondément que tu te considères comme étant la principale responsable de tout ça. » Parce qu’à ses yeux, elle ne l’est pas. Ce n’est pas de son fait. Elle n’a rien demandé à personne, ne s’est pas levée au petit matin en se disant qu’elle aimerait bien connaître du drame, des pleurs et par la même occasion, faire vivre un enfer à son enfant. « Ce n'est pas nécessaire de trouver un terrain d’entente pour échanger. » dit-il, fermement, en saisissant son menton de ses doigts, pour ensuite déposer un baiser sur ses lèvres. « Et tu n’as pas besoin d’aller dans mon sens pour ne pas m’agacer. » Il est habitué aux querelles, a vécu des moments où il a été plus que blessant dans ses propos. Même s’il garde des choses pour lui, ça concerne principalement son passé, son enfance, les problèmes qui font de lui l’homme qu’il est, mais il sait d’expérience que les non-dits pourrissent le quotidien et poussent à faire des choses que l’on peut regretter.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Dim 10 Mar - 21:46 )
Si au court de la soirée Daya avait l’impression d’être montée dans un roller-coaster émotionnel dans lequel elle peinait à descendre, elle avait su détourner l’attention de l’Italien en usant de ses charmes. Elle n’avait pas beaucoup de talent, mais s’il y avait bien un domaine dans lequel elle excellait, c’était celui-là. Lorsque comme elle, on gardait de lourds secrets au point de s’inventer presque une vie pour éviter qu’on ne poser trop de questions, on finit par exceller dans cet art. Pouffant doucement de rire face à la réflexion du jeune homme qui confirma qu’elle savait encore comment user de ses charmes pour arriver à ses fins, elle étouffa un hoquet de surprise en se sentant rouler sur le côté pour se retrouver sur le dos. « La Tentation, rien que ça. » S’amusa Daya qui devait reconnaître que le nom trouvé était approprié à la situation. Même si tout avait poussé la jeune femme à fuir après s’être rendue compte de qui il s’agissait une fois dans la voiture, elle était restée. Elle avait voulu voir où est-ce que cette soirée les mènerait sans jamais se douter qu’elle aurait ouvert la porte à de telles confidences. Une part d’elle regrettait d’avoir parlé, une autre l’en remerciait d’avoir enfin osé partager ses secrets avec quelqu’un. La question qui lui trottait pourtant dans la tête était la suivante : est-ce qu’elle s’était confiée à la bonne personne ? Elle ne doutait pas de la bienveillance de l’Italien à son égard et à plusieurs reprises ce soir, il avait fait preuve de douceur pour lui prouver qu’il ne lui voulait pas de mal. Pourtant, elle réalisa que tout ce qui se passait ce soir, laissait présager un après qui effrayait la métisse. Une fois que le soleil aurait fini de se lever pour amener avec elle le goût amer de la réalité, qu’est-ce qui allait se passer ? Est-ce qu’ils continueraient de se fréquenter ? Est-ce que ce soir était le début d’une histoire qu’ils avaient su éviter treize ans plus tôt ? Est-ce qu’il serait celui qui encore une fois la sauverait de ses malheurs ? Un soupir traversa ses lèvres tandis qu’elle ferma les yeux quelques secondes pour chasser ces questions de son esprit, préférant se concentrer sur l’instant présent qui était bien plus agréable que tous les doutes qui se multipliaient à mesure que s’écoulaient les secondes. « Quoi ? » Surprise par les paroles du jeune homme, elle ouvrit brusquement les yeux pour apercevoir son visage au-dessus du sien, qui avait repris son sérieux. En écoutant les paroles qui suivirent, elle détourna les yeux pour dévier son regard qui s’était planté dans le sien, parce que quelque chose la dérangeait dans ce qu’il disait. Il venait de confirmer une de ses craintes : il y aurait effectivement un après. Cette soirée n’était que le début de quelque chose qu’elle aurait peut-être dû éviter pour leur bien à tous les deux. Déglutissant péniblement, Daya trouva à nouveau le chemin de ses yeux lorsqu’il lui prit le menton entre les doigts pour s’assurer qu’elle entende bien ses paroles. « Qu’est-ce qui tefait  penser qu’on aura encore des sujets sur lesquels on ne sera pas d’accord ? » Se risqua à demander la métisse. Mais lorsqu’elle remarqua que sa question n’était peut-être pas assez claire, elle osa la reformuler de façon plus directe. « Je suis mariée. Qu’est-ce qui te fait croire qu’une fois que j’aurais quitté cette chambre, qu’on se reverra ? » Elle ne portait peut-être pas d’alliance à son doigt et son mari était peut-être en prison, mais elle n’en restait pas moins sa femme. Et comme les démarches pour obtenir le divorce étaient en arrêt depuis plusieurs mois déjà…  


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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Jeu 14 Mar - 23:22 )
La vérité, c’est qu’il n’en sait absolument rien. Au-delà de ce qu’il lui a proposé, de ses intentions qui ne sont pourtant pas mauvaises, Dante refuse de se projeter, de voir plus loin que l’instant présent, dans l’objectif de se préserver un minimum, de ne pas refaire les mêmes erreurs et surtout, ne pas se précipiter. En peu de temps, il a rompu avec une femme, a coupé le contact avec une autre. Alors, elle a raison. Si ça se trouve, cette rencontre ne se renouvellera pas. Peut-être se recroiseront-ils dans plusieurs mois, années. Peut-être pas du tout. Et en même temps, il aimerait savoir ce qu’elle devient, ce qu’il en est pour elle. Si tout se passe bien dans sa vie, si son mari n’est pas ressorti, s’il n’a aucune influence sur elle. Parce qu’il aime ce qu’elle est, ce qu’elle lui provoque. Parce qu’il y a ce feeling qui passe entre eux, sans le moindre effort, mais peut-il se permettre d’avoir une telle place dans sa vie ? Il sort à peine la tête hors de l’eau, pourquoi se compliquer plus la vie ? Et elle, en a-t-elle envie ? L’italien ferme les yeux, puis murmure la seule évidence qui lui vienne à l’esprit : « Ce qui me le fait penser ? La même raison qui t’a poussé dans mes bras la première nuit. » Cette attraction entre eux, incontrôlable, insensée et qu’ils ont vécu pleinement. « Ton mari n’a jamais été un obstacle. » Il s’en est toujours fiché. Ca lui était déjà égal, à l’époque, qu’elle soit fiancée. Elle aurait très bien pu être mariée, avoir des enfants, Dante aurait eu exactement la même réaction, le même égoïsme et qu’importe qu’un homme souffre de cette trahison, ou que leur couple en pâtisse. Il la voulait pour lui, souhaitait goûter sa peau, la faire sienne durant une nuit, comme à l’instant. C’est finalement ce qui le convainc : s’ils sont dans la même pièce, cette alchimie sera toujours plus forte. Et quelque part, savoir qu’elle pourrait lui résister, alors qu’il la désire, rend la chose encore plus attractive. « Je ne sais pas si l’on se reverra. » Comme la première fois, il ne compte pas rendre les choses plus officielles en lui donnant son numéro de téléphone, ou lui proposant un nouveau rendez-vous. Ce serait trop simple. Elle connait déjà son adresse, emportera avec elle le double de ses clés. Le destin, c’est elle qui l’a entre ses mains. Et sinon, à défaut de le provoquer, c’est le hasard qui fera les choses. Jusque-là, il a bien réussi son coup. « Mais admets tout de même que toi et moi, ce n’est pas banal. » Il saisit ses mains, les lie avec les siennes, entrelace ses doigts pour les emprisonner et les place au-dessus de sa tête, dans le seul but de l’empêcher de faire un seul geste, la pousser à lâcher prise, au moins quelques minutes. Ses lèvres embrassent son menton, son cou, le haut de sa poitrine. « Avant de te voir comme une victime, je te vois avant tout comme une femme. Désirable, séduisante, sensuelle, à qui j’ai envie de faire toutes ces choses. » La sentir contre lui, la toucher, ne faire qu’un, la sentir vibrer sous lui. Il a également envie de l’aider à se rappeler ce que c’est, de vivre sans ses peurs constantes. Dante effleure sa joue avec son nez, puis mord doucement son lobe, avant de susurrer au creux de son oreille : « Es-tu vraiment certaine que l’on ne se reverra plus ? » Cette question n’appelle aucune réponse. Il la lui pose, pour qu’elle y réfléchisse en se torturant avec les souvenirs qu’ils ajoutent à leur histoire. « Souhaites-tu vraiment ne plus me revoir ? » ajoute-t-il, sans douter de la réponse. Elle ne serait pas là, avec lui, sinon.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le Ven 15 Mar - 0:04 )
Laissant un soupir sortir de sa bouche pour toute réponse, elle n’aimait pas vraiment ce qu’elle venait d’entendre. Dès les premiers mots échangés, Daya avait su que peu importe la personne qui partageait sa vie, l’Italien ne la verrait jamais comme un frein à son désir bien plus puissant que toutes les règles à suivre. Mais ce qui la désespérait encore plus était qu’elle ne pouvait ni démentir ses propos, ni nier l’attraction presque électrique qu’il y avait entre eux à chaque fois qu’ils se retrouvaient dans la même pièce. Comme des aimants attirés l’un vers l’autre, il était impossible pour la jeune femme de garder la tête froide lorsque l’Italien était dans les parages. Et même si elle essayait de se convaincre que c’était à cause du secret qu’ils partageaient tous les deux, et dont elle était la seule gardienne, elle ne pouvait tromper personne. L’attirance a été une première étape qui a très vite succédé à ce désir qui n’a fait que gagner en puissance pendant le laps de temps où ils ne s’étaient pas vu. Et faible qu’elle était, Daya ne pouvait que succomber. « C’est vrai, ce n’est pas banal. » Mais ce n’est pas parce qu’elle l’avouait que ça voulait dire qu’elle devait le cautionner. Elle était une femme mariée et déjà prise, mais les baisers et les caresses de l’Italien la rendaient amnésique le temps d’une nuit. Sentant ses mains entrelacer les siennes, Daya ne fit aucun commentaire et ne se débattit pas non plus, sachant déjà que la bataille était perdue d’avance. Docile qu’elle était, elle se laissa faire et profita de ses baisers sur sa peau dont elle était si vorace, réveillant petit à petit son envie de lui déjà palpable. Les yeux fermés elle sentit  un frisson parcourir tout son corps. Son cœur se serra au moment où elle assimila la phrase qu’il venait de prononcer, et ferma encore un peu plus ses paupières tandis que ses doigts se resserraient déjà autour des siens. C’était des mots qu’elle avait toujours eu envie d’entendre de la part de son mari. Mais pas une seule fois il n’avait été capable de les lui dire, et lorsqu’il le faisait, c’était toujours parce qu’il avait besoin de quelque chose dans le meilleur des cas. Dans le pire, c’était juste après qu’il l’ait roué de coups et voulait s’assurer de la garder prisonnière, brisant toute envie de s’enfuir vers un avenir inconnu qui ne pouvait pas être plus mal que ce qu’elle vivait au quotidien. Ces quelques mots avaient su faire vibrer une corde en elle qui redonna un soudain espoir à Daya ; peut-être qu’elle valait quelque chose après tout. Et venant du père de son enfant, elle en était encore plus touchée mais devait se faire violence pour ne pas trahir les pensées qui fusaient dans son crâne au moment où il lui mordit le lobe de l’oreille, la faisant lâcher un hoquet de surprise. Un sourire incontrôlé s’étira doucement au coin de ses lèvres. Ce n’était pas juste. Elle n’était pas supposée sourire et lui n’était pas supposée l’embrasser comme ça, parce que ça ne faisait que fausser son jugement qui l’obligeait à rester au point de regretter si elle décidait de partir maintenant. Dans un soupir, elle ouvrit doucement les yeux pour tourner la tête dans sa direction et l’obliger à planter son regard dans le sien. Pendant plusieurs secondes, elle observa ses traits avant de finalement lâcher prise et de l’embrasser en laissant parler son désir à la place des mots qu’elle avait du mal à aligner. Ce baiser traduisait la réponse qu’il devait sûrement attendre. Non, elle n’était pas certaine qu’ils ne se reverraient plus étant donné que le destin avait décidé de se mêler dans leur vie pour qu’ils se rencontrent à nouveau. Et plus important encore, bien sûr que non elle n’avait pas envie de ne plus le revoir. Mais était-ce raisonnable ? Est-ce qu’elle n’était pas en train de faire une erreur ? Déjà guidée par son envie de s’unir à nouveau à lui, elle arriva à dégager ses bras de sous sa tête et les passa autour de la nuque de l’Italien pour l’approcher encore un peu plus d’elle. Une main dans ses cheveux, l’autre qui défaisait déjà le drap qu’elle avait presque noué autour d’elle, Daya était prête à mettre ses doutes et ses craintes de côté le temps de quelques heures, juste pour s’autoriser à être heureuse. Juste une fois.  Elle voulait goûter au bonheur qui avait le même goût que la bouche de l’Italien, qui avait l’odeur du parfum qu’elle plaisait à humer lorsque son nez se retrouvait contre sa peau, et qui était enveloppé dans une énorme couche de tendresse qui se mêlait à un feu ardent et passionné qu'elle se plaisait à laisser brûler. Rien qu’une fois, elle avait envie de se laisser le temps d’être heureuse.


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Sujet: Re: [Terminé] Daya | Le hasard joue des tours ( le )
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