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CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
Magda Saddler
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Âge : 30 y.o
Métier : PDG de l'Atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle, certaines pièces sont cousues à la main. Créatrice/coutourière d'une ligne de lingerie
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Sujet: [TERMINE] Demetrio I Et il est à qui ce string ? ( le Dim 24 Fév 2019 - 10:05 )
Ses doigts tapotent sur le coin de son bureau quand ses yeux relisent pour la énième fois  l’email d’un fournisseur sans vraiment le lire. Ses yeux ont beau avoir parcouru les lignes, les lettres, aucune phrase n’a su percuté dans son esprit. Son esprit occulté et visiblement concentré sur autre chose. Un mot. 8 lettres formant un prénom auquel elle pense encore et encore. Demetrio. Avec un certain agacement, le stylo niché entre ses dents part valdinguer sur un coin de son bureau : impossible de reprendre le dessus, de reprendre son travail correctement. C’est dingue ! Complément dingue de ne pas parvenir à reprendre les rennes, à mettre ses pensées qui divaguent sur off pour reprendre son travail. Magda a beau essayer, c’est peine perdu et même si ça l’agace, elle sait que pour cette soirée, c’est peine perdue. Ca ne sert plus à rien d’essayer et pourtant, entêtée, la brune s’y essaye encore. Elle redresse ses lunettes, fait craquer sa nuque avant de relire encore une nouvelle fois cet email qui exige une réponse rapide pourtant. La première ligne rentre, trouve son attention, la seconde aussi : bonne progression et la troisième ligne : paf. Décrochage direct ! Échec cuisant. Demetrio – 1. Fournisseur de tissus – 0. « Rhaaaaaaaaa » La métisse laisse son mécontentement s’échapper de sa gorge, prendre place dans la pièce. Retirant ses lunettes avant d’éteindre son écran, Magda abdique et tire sa révérence en sortant de son bureau signant ainsi la fin de sa journée. Si elle a été productive, oui, au début. Avant que Demetrio arrive à percer les barrières de sa concentration et de se nicher dans ses pensées pour ne plus les quitter. Avec ça, faisant grimper son envie de le voir, de le sentir, de lui parler de tout et de rien. Lui raconter sa journée, juste lui partager ses pensées. Juste partager un petit bout de vie, la sienne, avec lui. Faire croiser leurs vies sur un espace temps qui ne deviendrait qu’un moment à eux, rien qu’à eux. Pourtant, c’est bien elle qui voulait prendre son temps, qui est effrayée à l’idée d’un officiel. Peur d’en sortir perdante comme à chaque tentative d’effleurer le bonheur, comme à chaque fois qu’elle a osé penser pouvoir l’attraper. Peur de souffrir car c’est toujours le prix à payer, le croit-elle un peu trop fort. Même avec ça en tête, comme un gros warning qui clignote, la jeune femme ne peut s’empêcher de penser à Demetrio, de se languir de sa présence, d’avoir envie de passer du temps avec lui, tous les jours. C’est une lutte constante, une bataille entre son cœur et sa tête. Entre la raison et ses sentiments, la peur en main de maître qui retient tout dans une poigne ferme.

Ce soir, il semblerait que la raison perd en contrôle car sa voiture se dirige vers Posillipo comme poussée par une force contre laquelle la brune ne peut combattre éternellement. Têtue un jour, têtue pour toujours, Magda s’y confronte : la voiture s’arrête, fait demi-tour pour braquer et reprendre sa route vers la villa de Demetrio. Elle fait plusieurs stop, hésitant à continuer sa route ou faire chemin inverse pour rentrer chez elle pour finalement s’arrêter en bord de route et de descendre de sa voiture. Le bruit de la mer monte en écho et la berce alors que son index se coince entre ses dents, hésitant sur la direction à prendre. Plus au calme, Magda sent les battements de son cœur tambouriner dans sa poitrine comme s’il cherchait à lui parler, son regard se perd dans le paysage des vagues qui se meurt sur le rivage. Sa raison lui dit de reprendre le contrôle et de rentrer sagement chez elle quand son cœur lui dit qu’il a besoin de Demetrio. Juste le voir, lui parler. Un besoin qui a pris de plus en plus d’ampleur au cours de la journée alors la brune décide de retourner dans sa voiture pour lancer les dés : un sms à Demetrio. Il n’est pas chez lui alors le destin aura tranché et c’est chez elle qu’elle devrait rentrer. Il est chez lui et dans ce cas là, le cœur gagnera. Pourtant pas une personne à laisser le hasard décider pour elle, ce soir, c’est ce qu’elle fait. Sms envoyé, Magda démarre la voiture et reprend sa route vers la villa de Demetrio pour s’occuper l’esprit, s’occuper les mains. Des minutes qui lui semblent des heures avant d’avoir une réponse et quelle réponse : Demetrio est chez lui ! Incapable de contrôler ce sourire qui zèbre son visage, Magda tape sa réponse tout en gardant un œil sur la route : elle arrive. Sms envoyé alors qu’elle se gare devant la villa. Elle aurait pu dire qu’elle était déjà là mais non, préférant le surprendre. C’est le cœur battant comme si c’était la première fois qu’elle venait en ces lieux, que Magda se plante sur le seuil d’entrée avant de sonner, trépignant d’impatience de le voir. Demetrio. Lui. Celui qui fait tourner son monde. Celui qui fait battre son cœur à tout rompre. Celui qui lui donne l’impression que tout est une première fois.  Un sourire ourle ses lèvres alors que la porte s’ouvre, dévoilant cet homme qui a pris tellement de place dans sa vie. « Bonsoir Demetrio » Et sa tête peut lui hurler tous les arguments possibles, c’est ici qu’elle doit être. Rien ne sonne plus juste que d’être ici. « Alors, je t'ai manqué ? » Glisse-t-elle, taquine avant de lui sauter au cou enroulant ses bras autour de lui. « Attention aux représailles si tu oses dire non »


Magda & Demetrio
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Dernière édition par Magda Saddler le Dim 22 Sep 2019 - 9:12, édité 1 fois
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
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Âge : trente-trois ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
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Sujet: Re: [TERMINE] Demetrio I Et il est à qui ce string ? ( le Mar 26 Fév 2019 - 9:29 )
Les bras croisés, Demetrio a le regard rivé sur la télévision. Les informations, l’actualité… Rares sont les choses bonnes qui en ressortent, mais c’est comme un rituel, bien qu’il préfère de loin lire les journaux. Mais là, c’est différent. C’est quelque chose qui l’atteint personnellement. Le Pape prend la parole, après plusieurs jours d’attente, sur le sujet de la pédophilie. Il compare les agressions sexuelles d’enfants comme des sacrifices païens, promet aussi que justice sera faite et qu’aucune affaire ne sera étouffée. Les actes seront pris avec sérieux. L’archevêque de Manille admet même qu’ils ont mal agi, que parfois, ils dissimulaient le tout pour protéger les auteurs, mais aussi l’institution tout entière. Son corps se tend à chaque prise de parole, sa mâchoire se crispe en repensant aux dires de Teobaldo. Il ne doutait pas de lui, mais d’entendre un discours public relaté les faits, ça l’enrage. Il est dégoûté qu’ils aient pu laisser les victimes de ses crimes souffrir pour leur propre bien-être et leur parole n’arrange absolument rien aux choses. Il ignore s’il doit vraiment les croire, d’ailleurs, ou si c’est une tentative désespérée de noyer le poisson. Demetrio souffle, secoue la tête, mécontent, mais pas une seule fois il crache son venin. Habitué à se taire, à garder le silence sur ce qui se passe au fond de lui, il ne pipe pas un mot. Intérieurement, il bout. Demetrio a les yeux figés sur l’écran, tandis qu’il passe la main sur son visage, comme si ce simple geste pouvait atténuer toutes ses idées noires, ses envies de meurtre, mais plus ils parlent, plus ça le met hors de lui. C’est finalement son téléphone portable qui attire son attention. Un message de Magda et une question qui arrive à lui décocher un sourire éphémère. C’est bien l’une des rares personnes qui arrivent à lui donner du baume au cœur. Il y répond sans une once d’hésitation et repose l’appareil sur la table basse. Alors qu’il s’apprête à saisir la télécommande, la sonnerie lui dicte une nouvelle conduite. Il plisse les yeux, observe l’heure à sa montre et s’éloigne de l’écran, espérant ne pas trouver son père derrière la porte. Le fait est que la première rencontre s’était très mal passée et qu’il n’a pas la moindre envie de renouveler ça. Encore moins l’envie de ressentir des tensions, alors qu’il a juste envie, besoin, de profiter de cette visite imprévue. Ses appréhensions s’envolent pour laisser place à la surprise. Il ne s’attendait pas à la voir aussi vite ; une minute à peine s’est écoulée depuis son dernier message. « Bonsoir. » répond-il, un sourire gravé aux lèvres qui se dessine sans qu’il ne le contrôle. Il est sincère, vrai. Il résonne avec ses sentiments, son cœur battant jusqu’aux tempes. « Laisse-moi réfléchir… » Taquin, il tire sur sa lèvre inférieure, l’encercle de ses bras et l’attire à l’intérieur en refermant la porte du pied. « Tu devrais connaître la réponse. » Après tout ce qu’il lui a dit. Sa déclaration, son envie d’officialiser leur relation, de prendre ce risque… Pour finalement attendre. Il ne souhaite pas la brusquer, préfère qu’elle prenne son temps, même s’il court constamment après celui-ci, même si ne pas savoir l’effraie. Il sent néanmoins qu’elle n’est pas prête, alors inutile de lui mettre un couteau sous la gorge. Sauf pour une chose. Son opération. Il ne lui a pas encore dit, mais il a pris un rendez-vous avec son chirurgien, pour faire le point sur sa situation, pour voir ce qu’il est possible de faire. Il ne peut pas rester là, les bras ballants, alors qu’il a la possibilité de jouer sur ses relations. « Je ne te la pose pas. » Il a la réponse ; elle est là. « Le hasard, hum… » Il n’y croit pas une seconde. L’homme recule jusqu’au salon, les bras toujours refermés autour d’elle. « Tu as prévu d’être uniquement de passage ? » Contre ses lèvres, il ajoute : « J’espère pour toi que non. Il est hors de question que tu sortes d’ici ce soir. » Cette nuit, même. Parce qu’elle lui manque, parce que s’il ne veut pas la pousser à lui souffler une réponse, il peut au moins argumenter à sa manière pour la faire flancher. « Tu as mangé ? » demande-t-il, ses doigts saisissant son manteau pour le glisser le long de ses bras. Il le pose sur le dossier de la table et effleure ensuite son dos, sa colonne vertébrale, d’abord par-dessus son top et ensuite dessous, pour sentir sa peau qui ne lui appartient toujours pas.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [TERMINE] Demetrio I Et il est à qui ce string ? ( le Lun 18 Mar 2019 - 9:48 )
Ce sourire qui s’empare de ses lèvres à la seconde où ses yeux se posent sur lui. Un sourire impossible à contrôler. Ses battements de cœur prennent une autre tinte, un autre son, jouant comme une ode qui ne lui serait dédiée qu’à lui. Rien qu’à lui. Cette mélodie qui ne se joue qu’en sa présence, à son contact. Le monde peut disparaître, le monde peut s’évaporer : Magda prend vie enfin et tout commence comme sa propre existence. C’est exister, oui. Oh oui. Mais avec quelqu’un d’autre. Pour autre chose que soi-même, quand elle-même n’est plus une raison solide de rester … plus longtemps. Magda lui lance un regard en biais avant de se laisser emporter à l’intérieur par des bras qu’elle est ravie de retrouver. « Ne réfléchis pas trop longtemps » Lâche-t-elle avant de mêler ses lèvres aux siennes. Un contact qu’elle attendait, qui la faisait rêvasser, l’empêchant de se concentrer sur son travail la journée durant. Bien entendu qu’elle la connaît la réponse et la réciproque est vraie aussi, sa présence ici, ce soir, en est la preuve vivante. Magda enfouit son visage dans son cou, caresse sa nuque avec le bout de son nez, les yeux clos. Bon sang qu’il lui avait manqué, tellement et le retrouver valait la longue attente. Le retrouver est toujours une source de bonheur dans laquelle elle se noie allègrement. « J’avais envie de te voir » Murmure-t-elle comme un aveu. Une envie devenue un besoin si poignant qu’il n’y avait d’autre choix que de le combler. Une nécessité qui prendrait des allures de survie. Magda n’en mourrait pas physiquement mais son cœur en aurait l’air. Pas le temps de lui répondre que Demetrio enchaîne avec des arguments imparables comme pour la convaincre de rester avec lui ce soir. Comme s’il en avait besoin et au moins, la brune sait qu’ils sont sur la même longueur car c’est effectivement ce qu’elle avait derrière la tête : rester avec lui aussi longtemps que possible et profiter de sa présence. Un petit rire s’échappe de ses lèvres alors qu’elle arrive à trouver une échappatoire pour lui répondre. « Hors de question que je sorte d’ici ? Monsieur Clarizio, comptez-vous m’enfermer chez vous ? » Qu’il le fasse donc et pour sûr, il ne trouverait aucune résistance de sa part. « Je m’échapperai à ton insu » Taquine, elle lui embrasse le bout du nez enroulant ses bras autour de lui, ne donnant pas du tout l’air d’une personne ayant envie de s’échapper. Encore moins en sentant ses doigts parcourir sa peau. Courir le long de son dos sous son haut. Un contact qui la fait frissonner et qui lui avait tant manqué. Une nuée de papillons prennent leurs envols dans son ventre et virevoltent, poussant ses bras à se nouer autour de sa nuque, son corps se rapprochant du sien pour réduire la distance entre eux. Demetrio l’attire comme un aimant, une attraction tellement forte que Magda se résiste pas et laisse ses lèvres retrouver avec passion celles de celui qui compte, maintenant, tellement pour elle. Ses résolutions de prendre son temps, de ne pas aller plus vite que la musique s’affaiblissent malgré elle. Sa raison a beau tenter de prendre le dessus mais son cœur s’enflamme, n’écoute plus personne. C’est bien cela qui est dangereux. Qui lui fait peur aussi. « Non » Finit-elle enfin par rapport, reprenant son souffle. « Et toi ? » Sa main trouve celle de Demetrio alors que son autre main caresse sa joue tendrement. Magda regrette soudainement d’avoir débarqué ici sans réfléchir. Peut-être aurait-elle mieux fait de réfléchir à deux fois et de faire quelque course avant de venir. « Si tu n’as pas dîné, je peux te cuisiner quelque chose ? »  Parce qu’elle avait envie de lui cuisiner quelque chose avec ce qu’elle pourrait trouver dans les placards ou faire une petite course rapide à l’épicerie du coin. Elle avait envie de prendre soin de lui, de le chouchouter même si c’était juste lui cuire des pâtes avec une sauce basique à la tomate. « Je ne suis pas Gordon Ramsay, j’ai d’ailleurs meilleur caractère que lui mais je peux mitonner quelque chose. Je voudrais pas t’impressionner mais je sais cuire des pâtes » Plaisante-t-elle, tout sourire, attendant son feu vert pour fouiller ses placards pour trouver une idée de menu à cuisiner sur le pouce pour lui. Juste pouvoir prendre soin de lui et passer une soirée tranquille avec lui : quoi demander de plus ? A cet instant précis, Magda n’avait besoin de rien d’autre. Tout ce dont elle a besoin est dans cette pièce, entre ses bras.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [TERMINE] Demetrio I Et il est à qui ce string ? ( le Lun 18 Mar 2019 - 18:56 )
« Hm hm. » Hors de question qu’elle sorte de ces murs, c’est bien ce qu’il a dit, mais il sait, il sent, qu’elle ne s’échappera pas, comme elle semble vouloir l’affirmer. Demetrio n’a pas encore la confiance nécessaire quant à ses relations qui naissent et il est bien souvent maladroit, tout en sachant faire preuve d’autorité – la chose où il excelle –, mais il n’est pas dupe. Si elle est passée le voir, c’est bien parce qu’elle en avait envie et son intention n’était sans doute pas de passer une petite heure et de repartir aussitôt. « Quelle insolence. » dit-il, en embrassant son bras qui se noue autour de son cou, puis en se penchant en avant afin de capturer ses lèvres dont il n’est toujours pas rassasié. Magda, c’est ce qu’elle lui fait. C’est une tornade dans sa vie. Elle bouscule tout, provoque des vagues sur son passage, change ses priorités, sa manière de voir les choses également. Il n’a jamais autant désiré quelqu’un qu’elle. Et là, son souhait deuxième, c’est qu’elle fasse partie définitivement de son quotidien, qu’elle change d’avis. Le premier, c’est cette opération. Parce que le deuxième ne pourrait être réalisé sans celui-ci.  Un sourire se glisse sur son visage alors qu’il l’imagine vêtue d’un tablier, derrière les fourneaux. Il a une très belle cuisine qui ne demande qu’à être utilisée, mais rares sont les fois où il en prend l’initiative. Il commande chez le traiteur, mange au restaurant, a l’habitude de se faire servir, pas parce qu’il a absolument pris goût au luxe dans lequel il se trouve, mais parce qu’il ne prend tout simplement pas le temps pour ça. Apprendre une recette quand on peut avoir des plats préparés par de bons cuisiniers. Gagner ce temps précieux pour avoir la tête dans les dossiers, ou pour tout autre chose. Mais il doit bien admettre qu’il devrait parfois agir autrement. Difficile de lâcher du lest et ne pas avoir l’air pressé, lorsqu’on a l’impression que les minutes lui filent entre les doigts. « Tu veux cuisiner, vraiment ? » Il pourrait très bien lui suggérer la voie de la facilité, mais il sent bien le plaisir ressenti. « Meilleur caractère que lui… Laisse-moi donner mon avis, tu veux. » rétorque-t-il, en haussant un sourcil, amusé. Parce qu’elle n’est pas toujours facile. Elle lui a prouvé à maintes reprises qu’elle avait un fort caractère et c’est une chose qui l’a conquis. « Dois-je te rappeler nos premières entrevues ? » Entre eux, ça n’a rien d’évident et bien souvent, le ton monte, mais ils sont toujours là, à se chercher l’un l’autre, à se jauger affectueusement. Les sentiments qu’il ressent pour elle se sont amplifiés avec le temps. Demetrio en est tombé amoureux, éperdument, alors qu'il l'a embauché en étant certain qu'ils n'auraient aucune affinité. C'est simple, elle l'insupportait. « Eh bien, si tu comptes te servir de cette opportunité pour brûler ma maison, je te dirai que c’est une très mauvaise idée… Mais dans le cas où tu souhaites réellement cuire des pâtes, alors la cuisine est à toi. » Ses lèvres se pressent contre les siennes, et le bras autour de ses épaules, l’italien l’attire vers la pièce ouverte. Pour s’assurer qu’elle ait bien tout ce qu’il faut, il ouvre le réfrigérateur pour constater que ce dernier est à demi plein. Des aliments qui durent dans le temps, qui devraient probablement suffire pour un plat du soir. Il se place derrière elle, enfouit son visage au creux de son cou pour y déposer un baiser et tend le bras vers un premier placard pour y découvrir du riz, du blé, des pâtes. « Voici le placard à provision. Et ici, tu as les casseroles, les poêles… » Là, il ouvre un placard du bas, pour lui montrer. « As-tu besoin de quelque chose d’autre en particulier ? » Qu’il l’aide, par exemple ? Ou qu'il la déconcentre ? Il excelle dans ce domaine également et, joueur, débute son ascension en effleurant ses hanches, sous son top, puis son nombril. A cette allure, il va finir dans le salon à ne plus rien faire.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [TERMINE] Demetrio I Et il est à qui ce string ? ( le Dim 31 Mar 2019 - 11:02 )
« Moi ? Insolente ? » Magda lui lance un regard en biais mi-figue mi-raisin. L’insolence, oui, a toujours été une marque de fabrique chez Magda. Pas par plaisir de manquer de respect, non plus par pure arrogance mais simplement pour éloigner les gens d’elle, pour les empêcher de venir un peu trop près. Une barrière, un moyen d’épaissir cette couche de glace derrière laquelle elle se cache quitte à passer pour une sans-cœur, pour une insensible. Une mascarade montée de toute pièce où peu de gens ont pu voir au travers et Demetrio en fait partie. Il a su voir au-delà des apparences, il a su comprendre ce qu’elle ne dit pas tout haut et interpréter sa froideur. Il fait parti des rares personnes à avoir toutes les pièces du puzzle Magda et la liste est courte même avec ce dernier ajout : Matthieu, observateur silencieux venant d’ailleurs –nous te saluons au passage« C’est l’hôpital qui se fout de la charité » Lâche-t-elle taquine en fronçant le nez avant d’embrasser le bout du sien dans un éclat  de rire. Parce que si Magda peut se montrer insolente, Demetrio n’est pas en reste non plus. C’est justement parce que tous les deux peuvent l’être avec leur fort caractère que le ton peut vite monter. « Oui, j’en ai envie. Je ne t’empoissonnerai pas, ne t’en fais pas … Quoique … » Clin d’œil avant de lui sourire innocemment mais la brune déchante rapidement quand le sujet se détourne sur son doux caractère d’agneau. « Han ! » Sa main se lève pour lui pincer le bras avant de grimacer feignant d'être choquée. « Ton avis c’est que oui, j’ai meilleur caractère que Gordon ! » Ses doigts descendent de son bras glissant le long de son corps pour s’arrêter à sa ceinture. « Dois-je te rappeler que c’est toi qui commençait ? Car comme le dit une citation : les dames ne commencent jamais les disputes mais elles savent les finir » Oui, oui, Magda venait bel et bien de citer Marie des Aristochats. Ecoutez, chacun ses phrases cultes hein ? Puis Matthieu, t’es pas d’accord avec nous ? C’est Demetrio qui commence. Pour sûr, Magda sait très bien comment finir une bonne joute verbale ou les ponctuer, les télécommandes peuvent en témoigner. « Mettre le feu à ta cuisine, c’est le plan que j’ai trouvé pour faire connaissance avec l’équipe de pompiers » Lâche-t-elle taquine en lui tirant la langue mais à dire vrai, même si le plus beau des pompiers se présentait devant elle, Magda en aurait rien à faire de lui. Il n’y a que Demetrio qui compte, il n’y a que lui qu’elle ne voit quand tous les autres hommes ont juste cessé d'exister. Nichée dans les bras de Demetrio, la brune le suit jusqu’à la cuisine volant sur le trajet des baisers à son beau brun. Elle jette un œil dans le frigo, repère ce dont elle pourrait avoir besoin mais est rapidement déconcentrée par le baiser que Demetrio dépose dans le creux de son cou. Ses yeux quittent le frigo pour se poser sur le contenu des placards qu’il lui ouvre : maintenant, elle sait où aller chercher ce dont elle aurait besoin. Enfin, si elle arrive à réfléchir à une recette rapide car présentement, Demetrio la déconcentre beaucoup en effleurant sa peau sous son haut. « C’est moi qui cuisine ou c’est toi qui me cuisine là ? » Fait-elle remarquer avant de lâcher un petit rire. Sa main se pose sur la sienne, caressant son avant-bras tendrement avant de rompre le contact à contre-coeur en se tournant pour lui faire face. « Vous ne me déconcentrerez pas, Monsieur Clarizio » Désolée, Matthieu. « Oui, je veux bien que tu m’ouvres la boîte de sauce tomate » Pour le motiver, Magda l’embrasse et le pousse un peu pour l’éloigner d’elle afin qu’il ne la distrait plus « Allez, allez » Le presse-t-elle avant de saisir une casserole pour la remplir d’eau. C’est une première pour eux de faire une tâche simple du quotidien comme cuisiner ensemble. C’est plutôt agréable et l’idée que cela puisse devenir son quotidien lui semble alléchante, rend celle d’officialiser cette relation bien moins terrifiante pour elle. Partager son quotidien avec Demetrio, même la tâche la plus simple que de faire un plat de pâte basique lui plaît et fait pencher la balance. Donne moins de poids à cette peur qui la retient prisonnière et qui l’empêche de se jeter à corps perdu dans cette relation. Cette peur de souffrir, de l’engagement qui est là pour la protéger mais qui l’empêche aussi d’accéder à cette source de bonheur que Demetrio lui offre. Son regard se pose sur lui et Magda sent son cœur battre de toute l’intensité de ses sentiments pour lui. Elle se dit à un cet instant précis, que oui, oui, cent fois oui qu’officialiser cette relation n’est pas que une bonne idée : c’est aussi la seule chose à faire. Une décision qui coule de source. La plus grande décision qu’elle pourrait prendre depuis des années pour elle-même mais aussi la bonne. C’est une vérité contre laquelle elle ne peut plus s’efforcer d’éviter par peur parce qu’au final, sa plus grande peur, celle qui surpasserait celle de souffrir à nouveau, ça serait de passer à côté de quelque chose, d’une belle histoire avec cet homme qui a su la capter, mieux que personne d’autre sur terre et de l’aimer quand même. « Bah alors ? Elle vient cette sauce tomate ? » Le charrie-t-elle, un sourire aux lèvres avant de passer ses bras autour de sa taille avec cette certitude dans les entrailles : qu’elle a besoin de lui dans sa vie. Que c’est lui et personne d’autre. Que ca ne sera plus que Demetrio aujourd’hui mais demain aussi. Encore et encore jusqu’à qu’il n’y aie plus de lendemain.


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Sujet: Re: [TERMINE] Demetrio I Et il est à qui ce string ? ( le Lun 15 Avr 2019 - 0:00 )
Qu’est-elle en train d’insinuer ? Qu’il est tout aussi insolent qu’elle ? C’est bien un qualificatif qu’il n’est pas habitué à entendre, le concernant. Droit, sec, autoritaire, hautain, exigeant, sont des mots qui reviennent régulièrement. Néanmoins, il doit bien admettre qu’à son contact, il peut effectivement faire preuve d’insolence. Surtout lorsqu’il est poussé à bout, ce qui arrive très souvent. Magda a un sale caractère, auquel il répond aisément. Toute sa vie, il n’a eu de cesse de s’imposer, pour mieux se faire respecter. A présent, il n’a plus besoin de faire le moindre effort. Son image et sa réputation font le reste et c’est ce qui le rend si inaccessible. Ses employés le craignent, appréhendent une rencontre, sont mal à l’aise dès lors qu’il pose un regard sur eux, tandis que ceux qui travaillent plus étroitement avec lui savent qu’il peut se montrer disponible et à l’écoute. Tant qu’on n’abuse pas de sa gentillesse pour en faire n’importe quoi. « Il faut bien ça, pour te supporter. » répond-il, aussitôt. « Je ne suis pas certain qu’un homme réservé, qui ne sait pas quoi répondre à chacune de tes provocations, puisse être à la hauteur. » Sans doute a-t-elle besoin d’un peu de douceur… Ce qu’il lui donne. Mais elle a aussi besoin qu’on lui tienne tête. C’est nécessaire. Magda est une femme qui s’exprime fort. Elle est impulsive, peut aller dans tous les sens, tout comme lui avec elle. Ca explose. Ce n’est pas pour cette raison qu’ils ne s’entendent pas, au contraire, ils se complètent beaucoup. Elle ne lui reproche pas son manque de folie, le fait qu’il soit toujours sérieux. Elle arrive à le dérider, à lui donner envie de sourire, de rire. Magda donne simplement un sens à sa vie.

Un air amusé sur le visage, Demetrio se contente de hausser une épaule en silence, avec un sourcil froncé, l’autre arqué. Il n’est pas certain qu’elle ait meilleur caractère que lui. « C’est une plaisanterie ? » C’est vraiment lui qui commençait ? Demetrio cherche dans sa mémoire, revoit leur première rencontre, les rendez-vous qui ont suivi, les sorties officielles… Les moments à l’hôtel. Et c’est vrai, la plupart du temps, il n’était pas de bonne humeur, provoquait sa colère avec son tempérament de feu. « Tu as la mémoire courte. Tu as provoqué notre dispute, dans le bar. » Celle-ci est récente et il s’en souvient encore très bien. Elle était en compagnie de Dafne, avait bu un peu trop. Rares sont les personnes avec qui il a des conversations houleuses, mais avec Magda, elles se font régulières. Ca part d’un rien à chaque fois. Dire que ça le dérange serait mentir. Il prend les choses comme ça vient et sait, au fond de lui, qu’il en faudrait bien plus pour que ce soit brisé entre eux. L’amour qu’il lui porte est très fort et même si elle ne le lui dit pas, il le sent, dans son attitude, qu’elle est très attachée à lui, à eux. « Essaierais-tu de me rendre jaloux ? » Et elle y arrive bien. Il suffit qu’elle parle de d’autres hommes pour faire naître un sentiment de jalousie. A ses côtés, il a trouvé celle qui saurait le comprendre et sauf si elle le lui demandait sérieusement, en lui disant clairement que ses sentiments ne sont pas réels, qu’elle a besoin de passer à autre chose, il ne la laissera pas tomber. C’est son évidence.

Demetrio la laisse observer dans le réfrigérateur, les placards, prendre ses marques, bien qu’il sache pertinemment qu’avec ses gestes, ce soit difficile. Tout contre sa peau, un sourire se dessine sur ses lèvres. « Tu m’as manqué. Alors j’en profite, oui. » Le contact rompu, l’italien lâche un soupir et s’appuie sur le meuble, dans l’attente de sa première directive qui tombe. Il saisit alors la petite boîte de sauce tomate, ainsi qu’un ouvre-boîte et s’exécute. « Qui est-ce qui est en train de me déconcentrer maintenant ? » demande-t-il, en riant, déposant enfin la petite boîte sur le meuble. Il place ses mains sur les siennes, les caresse avec tendresse et tourne la tête vers la sienne pour capturer sa bouche du bout de la sienne. « Je t’aime. » murmure-t-il, avec certitude. Ces trois mots n’ont jamais été prononcés pour aucune femme avant elle. S’il les dit, une nouvelle fois, c’est qu’il est sûr de lui. Ils ne sont pas officiellement ensemble et il a beau lui avoir dit qu’il attendrait sa décision, il faut qu’elle le sache. Ses sentiments pour elle sont réels et n’ont de cesse de prendre de l’ampleur. « Je t’aime sincèrement. » souffle-t-il, en se retournant pour lui faire face.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [TERMINE] Demetrio I Et il est à qui ce string ? ( le Mer 8 Mai 2019 - 10:59 )
Magda hausse un sourcil et ouvre la bouche pour répliquer avant de la refermer aussitôt laissant le silence répondre pour elle. Juste pour la forme, elle aurait voulu le contredire et peut être chercher à avoir le dernier mot mais parfois, le silence est d’or, non ? Puis ce n’est pas comme si Demetrio n’avait pas raison au fond. C’est bien vrai qu’il faut du caractère pour la supporter, Magda n’a pas le caractère le plus docile et peut facilement passer pour une horrible personne quand on ne s’attarde pas sur elle. Plus que du caractère, il faut de la patience pour voir plus loin que cette image froide qu’elle laisse planer autour d’elle, pour passer outre toutes les provocations qu’elle s’évertue à balancer à qui le veut bien pour éloigner les gens d'elle. C’est vrai, un homme réservé n’aurait pas l’étoffe, n’aurait pas pu tenir toutes ces joutes verbales qu’ils s’échangent parfois avec houle. La vérité vraie, c’est qu’aucun autre homme que Demetrio ne serait à la hauteur, la voilà la vérité. Lui seul sait doser entre la douceur et la fermeté, lui tenant tête. Lui seul sait la comprendre et l’aimer avec ses travers. « Oh non ! C’est toi qui est venu t’interposer entre mon verre d’alcool et moi » Et pour Magda, c’était de la provocation et leur dispute avait commencé à ce moment-là, elle n'avait juste que continué, car oui malheureusement, Magda ne sait pas se taire. Au final, cette dispute avait eu du bon : elle avait permis à ce qu’ils mettent les points sur les i, de pouvoir révéler leurs sentiments et ça s’était bien fini, si on oublie la gueule de bois carabinée de Magda le lendemain. Lui lançant un regard amusé par-dessus son épaule, un sourire au coin, la brune lui lance un clin d’œil. « Ca veut dire que ça fonctionne ? » Un éclat de rire s’échappe alors qu’elle lui embrasse le bout du nez, attendrie. Elle aime le savoir épris au point de ressentir de la jalousie, même juste un peu. Ca lui montre qu’elle compte à ses yeux et s’il le lui a dit à maintes reprises, le voir, le constater est aussi agréable. « Tu pourras en profiter autant que tu veux … mais après le dîner » Dit-elle en levant un index entre son visage et le sien, le narguant alors qu’elle-même a envie de profiter de lui, de sa peau, de ses lèvres. « Ce n’est pas qu’un simple retour à l’envoyeur » Ou juste qu’elle n’arrive pas à se retenir de le chercher, de le titiller comme il sait si bien le faire avec elle. Ils n’ont jamais franchi le cap et prennent leur temps mais il est vrai que par moment, cette tension se fait lourde et devient palpable. Comme à cet instant précis où il pose ses mains sur les siennes, les caresse tendrement avant de l’embrasser. Magda ferme les yeux, profitant pleinement de cet instant, le gravant dans sa mémoire comme les mots qu’il lui murmure. Ce cadeau qu’il offre à chaque fois qu’il le lui dit. Ce cadeau merveilleux qu’elle n’aurait jamais cru recevoir un jour et qu’elle espérait : aimer quelqu’un et l’être en retour. Maintenant face à lui, Magda se mordille la lèvre, le regardant avec une grande tendresse, sa main glissant dans ses cheveux, ses doigts parcourant son visage. Son cœur bat à la chamade, prêt à sortir de sa cage tant elle sent son amour pour elle mais aussi le sien battre pour lui. La métisse, elle, ne lui a jamais vraiment prononcé ces trois petits mots quand lui l’a déjà fait auparavant. Ce soir, elle se sent enfin prête à lui ouvrir pleinement son cœur, lui avouer ses sentiments. « Je t’aime aussi, Demetrio » Souffle-t-elle, la voix légèrement tremblante sous l’émotion. C’était des mots qu’elle ne souhaitait plus prononcer jusqu’à aujourd’hui pour ne plus s’ouvrir à autrui et finir blessée mais ça s’était avant de rencontrer Demetrio. Ses bras se nouent autour de son cou, son regard plongé dans le sien, les joues légèrement rosées par l’émotion mais heureuse de les avoir prononcé. « Tellement … » Finit-elle, en posant son front contre le sien puis elle le serre très fort contre elle, troublée et émue par cet instant si intense et intime. Tellement, que les larmes lui montent aux yeux, touchée de plein fouet par ce grand moment qui restera gravée dans son cœur. « Je crois que je suis prête à faire des pâtes avec toi tous les soirs » Murmure-t-elle, nichée dans son cou. Oui, elle venait bien de dire qu’elle voudrait un quotidien avec lui et d’une façon détournée et sous entendue de dire qu’elle voudrait qu’ils soient un couple. Soudain, des bruits d’ébullition la ramènent sur terre et lui fait penser justement, oui, aux pâtes. « Les pâtes ! » Rapidement et avec des gestes brouillons, Magda se détourne rapidement pour baisser le feu mais renverse dans un fracas la boîte de sauce dans la précipitation, s’éclaboussant son haut en cachemire mais aussi le sol et le plan de travail. Penaude, la jeune femme ne sait pas où se mettre et se sent gauche. « Oh non ! Je suis désolée ! » Trop d’émotions, la voilà à devenir bonne à rien. « J’ai tout gâché ! Même mon haut en cachemire » Parce que c’était son haut préféré ! Déçue, Magda porte une mine déconfite sur le visage, elle aurait tant aimé lui cuisiner un bon petit plat mais les voilà à court de sauce tomate car cette dernière est étalée partout et sur elle. C’est un fiasco !


Magda & Demetrio
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
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Âge : trente-trois ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
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Sujet: Re: [TERMINE] Demetrio I Et il est à qui ce string ? ( le Mer 8 Mai 2019 - 12:49 )
Impossible de nier : Demetrio n’avait pas attendu très longtemps avant de se lever pour mettre un terme à cette descente alcoolisée. Même s’il n’avait pas son mot à dire, qu’il avait fait un choix, il s’est permis une chose qui ne lui était pas autorisée. Décider ce qui était mieux pour elle, à savoir ne plus boire une goutte supplémentaire d’alcool. Seulement, il ne regrette pas. Si c’était à refaire, il le referait, sans doute même qu’il s’y serait pris bien plus tôt. Ce n’est pas uniquement son besoin de contrôler les choses, mais c’est aussi son inquiétude vis-à-vis d’elle, lui créant des angoisses. Lorsqu’il était seul, célibataire, qu’il n’avait aucune femme à qui penser, c’était bien plus simple, puisqu’il n’avait aucun souci à se faire. Maintenant, il se fait du mouron pour quelqu’un d’autre et elle est intenable. C’est probablement l’une des choses qu’il aime le plus, et qui le contrarie énormément. Le fait est qu’elle le pousse dans ses retranchements, qu’elle ose faire ce que peu de gens font : lui tenir tête. Et bien qu’il ne sache pas toujours sur quel pied danser, il adore ça. C’est juste qu’il a besoin de temps pour s’acclimater correctement à la tornade qu’elle représente. « Dois-je te rappeler que tu avais bien trop bu et qu’il y avait un abruti non loin de toi, qui n’attendait qu’une seule chose : que tu sois assez ivre pour faire de toi ce qu’il désirait ? » Volontairement, il tait le fait qu’il y avait Dafne dans les parages et qu’il était encore moins confiant. « Je m’inquiétais. » admet-il. Il était également jaloux, ne souhaitait pas voir un type la draguer ouvertement, alors qu’il était à quelques mètres d’elle. Avec Charlotte. Sans doute n’aurait-il pas dû agir de la sorte avec elle l’accompagnant, mais sur le moment, ça lui était bien égal. S’il n’avait pas agi, il s’en serait mordu les doigts, aurait été exécrable tout le reste de la soirée. Peut-être même aurait-il fini par tourner en rond en attendant des nouvelles à un malheureux texto qu’il lui aurait envoyé afin de savoir si elle était bien rentrée chez elle, afin de la savoir en sécurité et sans les bras d’un inconnu autour de son corps. La jalousie est un sentiment nouveau qu’il découvre auprès d’elle et qu’il peine à dissimuler, alors lorsqu’elle l’interroge, Demetrio reste silencieux. « Ca veut dire que tu vas en profiter ? » Si c’est le cas, alors non, ça ne fonctionne pas. Du moins, il ne le dira pas, mais oui, elle réussit à provoquer quelque chose qui ne lui plaît pas et c’est dû à cette impression que dans un claquement de doigts, il pourrait bien la perdre. Il est quelconque, Demetrio. Si ce n’est son empire, on n’a rien à lui envier. Contrairement à tous ces hommes qui ont les clés en mains pour s’amuser, qui n’ont aucun mal à se déhancher dans une discothèque, ou à rire à gorge déployée, lui, il est introverti, ne sait pas très bien s’amuser. On lui a appris à rester sérieux en toute circonstance, à ne pas faire de faux écart. Il a déjà fait des choses folles et à présent qu’il a un cœur qui marche correctement, il pourrait s’en permettre d’autres, mais il a si peur de la faucheuse qu’il évite de prendre des risques. Le temps où il roulait à vive allure pour ressentir de l’adrénaline est bien loin. Dire que ça ne lui manque pas serait mentir, mais entre perdre ses moyens au volant et craindre pour son cœur, son choix est vite fait. A l’entente de son rire, un sourire apparaît, puis s’agrandit au contact de sa bouche sur son nez. Sourire qui disparaît, laissant place à un sentiment de frustration. Demetrio est frustré de ne pouvoir en profiter comme ça lui chante et elle a l’air si tenace, là, à l’instant… Pourtant, il a envie de mettre à rude épreuve son entêtement. Ce qu’il fait à travers ce baiser qu’il lui offre. « Je ne suis pas quelqu’un de très patient. » Pas toujours. Pour construire ses bateaux, si, mais pour d’autres… Attendre peut l’agacer. Là, ça le frustre. Son âme, son cœur, crient après elle. Son estomac, lui, s’éteint à cet appel si intense, alors la nourriture peut bien attendre. Et alors qu’il s’apprête à récupérer son bien, Magda prononce trois mots qu’il n’attendait pas. Il les lui a répété, parce qu’il en ressentait le besoin, parce que ça sortait du cœur, mais ce n’était pas pour obtenir une réponse. Ses doigts se resserrent sur sa taille, alors qu’il ne cesse de la dévisager. Ses mots tournent en boucle dans sa tête, son cœur bat si fort qu’il est presque convaincu qu’elle peut l’entendre d’où elle se trouve. Figé, l’italien fixe ses lèvres scellées et qui s’ouvrent pour prononcer un nouveau mot. Ses bras se resserrent autour de son corps qu’il ne souhaite plus lâcher. Doucement, il embrasse ses joues, efface quelques gouttes salées avec ses lèvres. Pour elle, Demetrio voudrait vivre une vie entière. Il avait déjà si peur de ne pas voir le lendemain, là, c’est puissance mille. Il ne cesse d’espérer de la revoir, de pouvoir la toucher, lui parler encore et encore. « Des pâtes. » répète-t-il, en riant soudainement. Ca non plus, il ne s’y attendait pas. Cette touche d’humour cache quelque chose de plus subtil. Elle souhaite faire un bout de chemin avec lui et c’est étrange… Mais ça lui plaît. « Des pâtes. » murmure Demetrio, en prenant réellement conscience que ses doutes s’envolent peu à peu et que ça résonne comme la réponse à sa réflexion. « J’avais si peur que tu ne veuilles pas de moi. » confie-t-il, en fermant les yeux. Il enfouit son visage au creux de son cou, dépose un doux baiser, empli d’amour. Il aurait aimé continuer encore longtemps, mais est finalement décollé de force ; la cause, les pâtes, les fameuses. Il est là, devant un spectacle digne d’une scène de théâtre, à ne rien pouvoir faire. « Calme-toi, tu vas finir par te brûler. Laisse-moi- » faire. La sauce tomate tombe dans la casserole, ne lui laisse le temps de rien. Il y en a partout. Sur son haut à elle, par terre. « Tu es une catastrophe ambulante. Donne-moi ça, tu vas finir par te faire mal. » Demetrio s’approche de Magda, saisit la casserole pour la placer sur la deuxième plaque, froide. Ses gestes sont assurés, vifs. Il la sent chamboulée, alors il prend la relève. « Tout va bien ? » questionne l’ingénieur, la tête penchée sur le côté, les yeux cherchant les siens. « Je peux prendre la relève. Tu n’as qu’à prendre un haut dans mon armoire. » lui suggère-t-il, en déposant un baiser sur sa tempe. « Je ne suis pas certain de te laisser ma cuisine. » De un, il y tient, de deux, s'il est souvent dans les parages, elle risque de souvent faire preuve de maladresse.


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Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [TERMINE] Demetrio I Et il est à qui ce string ? ( le Mar 2 Juil 2019 - 9:24 )
Il est vrai que Magda avait abusé sur l’alcool ce fameux soir. Il est aussi vrai qu’elle faisait n’importe quoi dans cette période. Abuser de tout, se malmener juste pour s’anesthésier, juste pour oublier sa peine. Pour remplir ce vide qu’elle ressentait au creux de sa poitrine. Mais tous ses efforts ne la menèrent nulle part si ce n’est dans une décadence peu raisonnable et surtout pour son cœur. Demetrio s’était inquiété pour elle quand Magda ne s’en faisait pas une seule minute pour elle, pour sa santé ou pour sa sécurité. Flirter avec le danger, c’était comme se mettre au bord d’un gouffre et l’idée d’y sauter juste pour oublier sa souffrance, oui, avait effleuré son esprit. Pourtant, elle avait tenu bon, n’avais pas saisi à nouveau entre ses doigts cette lame qui a tant heurté sa peau dans un besoin d’expier cette douleur émotionnelle qu’elle déchargeait en douleur physique. Si l’envie l’avait hanté, elle n’y avait pas cédé et c’était une victoire en soi. En trophée de cette victoire, la métisse avait retrouvé Demetrio, il était revenu dans sa vie. Si Magda a tout de même voulu prendre son temps, a encore quelque peur au jour d’aujourd’hui, la jeune femme est tout de même ravie de pouvoir être au côté du Clarizio. Tellement ravie de passer du temps avec lui, d’être ce soir avec lui à cuire bêtement des spaghettis. Un moment simple mais qui a tout de magique. Un moment perdu dans un espace temps éloignant les tracas du quotidien et du boulot. Un moment qu’elle aimerait devenir quotidien. Son quotidien. Cuire des pâtes avec lui. Rentrer le soir après le boulot et s’ouvrir une bouteille de vin avec lui, devant la télévision. S’endormir dans ses bras et s’y réveiller. Et tellement d’autres choses qu’elle n’a jamais fait avec qui que ce soit, n’ayant jamais eu ce genre de relation. Toutes ces choses qu’elle n’a jamais eu envie de partager avec quelqu’un jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à maintenant. Partager sa vie, juste ça, rien que ça. Ce soir est gravé dans la pierre car Magda lui partage une partie d’elle qu'elle ne lui avait jamais dévoilé : ses émotions, ses sentiments. Ces deux mots que Demetrio lui avait offert mais qu’elle ne lui avait pas retourné alors qu’elle les vivait, les ressentait pleinement. Oui, ces sentiments qui prennent de plus en plus de place, parfois jusqu’à lui faire peur mais ils sont là. Forts. Puissants. S’amplifiant alors que les bras de Demetrio s’enroulent autour d’elle, la serrant contre lui. L’émotion l’enrôle, la rend fébrile et l’inconnu s’ouvre sous ses pieds : Magda ne sait pas où elle va mais elle sait qu’elle a envie d’y aller si Demetrio est là avec elle. « Des pâtes oui » Répète-t-elle d’une petite voix, le regard sur le sol, tout signe d’orgueil et de froideur qui la caractérise tant s’envolant soudainement. Ne reste là qu’une femme sans masque. Une femme amoureuse qui se révèle entièrement avec ses vulnérabilités. Mais une femme bien maladroite car en voulant se donner une contenance, la cuisine en prend pour son grade : la sauce tomate se renverse et éclabousse autant son haut que le sol de la cuisine en passant par les plans de travail. Abasourdie et penaude, Magda laisse Demetrio prendre le relais, restant comme un pantin muet à côté de lui. Ce moment intense où elle lui partage ses sentiments plane encore dans l’atmosphère et l’incident ne l’aide pas à s’en remettre. « Oui… T… Tout va bien » Balbutie-t-elle et pourtant, ça n’a jamais été dans les habitudes de Magda de bégayer. Fermant les yeux alors que le brun lui dépose un baiser sur la tempe, la métisse hoche la tête et tourne les talons pour s’exécuter et aller se changer. Cependant sur sa lancée, elle s’arrête et se retourne à moitié vers son partenaire de cuisine. « Demetrio … Tu as eu peur pour rien » Son cœur tambourine dans sa poitrine mais les mots sont prêts à sortir « Je veux que toi depuis le début » Mais Magda étant Magda, elle ne lui laisse pas le temps de réagir et repart presque rapidement. « Espèce de gros bêta ! » Crie-t-elle en s’éloignant mais ne s’arrête pas à ça car chassez le naturel, il revient au galop. « Et je ne suis pas une catastrophe ambulante ! Puis c’est de ta faute » Mauvaise foi un jour, mauvaise foi toujours ! La brune file vers la chambre pour lui emprunter une chemise et sûrement qu’elle ne la lui rendra pas comme sa veste qu’elle garde encore avec elle. La veste qu’il lui avait mise sur les épaules lors de leur première sortie en public. Qu’est-ce que les choses avaient changé depuis cette soirée et elle n’aurait jamais cru que cela prendrait cette tournure. Ses mains ouvrent en grand l’armoire avant que ses doigts glissent sur le tissu des vêtements propres. Magda saisit une chemise pliée et la porte à son visage : elle a toujours aimé l’odeur de Demetrio qui a le don de l’apaiser, de la calmer. La malheureuse chemise glisse entre ses doigts et s’échoue quelque étagère plus bas. Un tissu bien plus coloré attire son regard et lui fait oublier cette chemise. Un rouge écarlate qui ressemble de plus en plus à de la dentelle au fur et à mesure que la brune se rapproche. Son cœur se met à battre quand sa tête se refuse à croire ce qu’elle voit. Non ce n’est pas un sous-vêtement féminin et non, elle n’écoutera pas ses voix qui commencent à se réveiller en elle, lui disant que c’était couru d’avance, qu’elle ne suffira jamais ni à Demetrio ni à personne. La gorge nouée, ses doigts saisissent le vêtement pour le porter à hauteur de ses yeux et à cette distance, impossible de se tromper : c’est bien un sous-vêtement féminin et clairement pas le sien, non, elle ne porterait jamais quelque chose d'une mauvaise qualité pareille.  Comme si le tissu était de feu, Magda lâche le string et recule jusqu’à que son dos rencontre le mur de la chambre. Oh Ciel comme elle aurait aimé se tromper et que ce soit une écharpe ou un gant, tout mais pas ça. Les voix sombres prennent plus d’ampleur, de force, les mots tombent. Tu es insipide. Moche. Pas intéressante. C’était obligé d’arriver. Tu croyais quoi ? Que tu aurais une belle histoire d’amour ? Personne ne t'aimera. Tu ne suffiras jamais. Jamais. Jamais. Un jamais qui devient une réalité et la frappe de plein fouet. Une main sur la poitrine, Magda ferme les yeux pour rester forte, pour ne pas céder sous le poids de cette découverte mais ses jambes sont de coton et la laissent tomber. Comme Demetrio. Comme cette soirée qui sera gravée, oui mais plus pour de belles raisons. Accablée, sur le sol misérablement, les pensées fusant de toute part, c’est la tristesse, la déception, la douleur avec des larmes qui jaillissent de leur écrin en premier lieu puis après un long moment, vient le poing qui se serre, la tête qui se relève et la colère qui fulmine. D’un revers de la main, Magda essuie les larmes qui lui roulent sur les joues alors qu’elle se redresse, droite comme un I, le visage aussi froid que fermé. Personne, non, personne ne la lui jouera à l’envers. D’un geste rageur, elle saisit le sous-vêtement et part vers la cuisine retrouver le coupable, l’homme à femmes. Le connard. « J’avais si peur que tu ne veuilles pas de moi » l’imite-t-elle à peine l’a-t-elle dans son champs de vision. « Connerie ! » Crie-t-elle, attrapant la première chose qu’il lui passe sous la main pour la lancer en sa direction. Au bruit que cela fait, oui, c’était quelque chose qui se brise. « Je t’aime sincèrement » Le singe-t-elle exagérément avant d’attraper la télécommande d’on ne sait quoi et lui lancer dessus aussi fort qu’elle peut. Elle n’atteint pas son visage mais touche son torse, c’est déjà ça et mieux que la dernière fois qu’elle lui lancé une télécommande. « Sale menteur ! » Rage-t-elle en s’approchant. « Tiens ! Vu que je suis la conne de service, je vais faire un bon petit plat pour ta salope et toi ! » Sans perdre une minute, Magda s’approche du frigidaire et saisit une boîte d’œufs. « Une omelette ça vous ira ? » Cinglante et sarcastique, la brune a des éclairs dans le regard et si ses yeux étaient révolvers, Demetrio serait à terre. « Un ou deux œufs ? Allez trois » Elle en sort trois et les jette un par un sur le brun. La meilleure réaction serait de partir maintenant, à cet instant, la tête haute mais Magda veut se venger, Magda veut hurler sa rage, sa déception, sa tristesse. Pourquoi elle ne suffit jamais ? Jamais. Jamais. Jamais. « Allez tous les deux vous faire foutre ! » Finalement, Magda vide la boîte d'oeufs sur Demetrio, les jetant un à un avec rage. « Toi surtout ! »


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Dernière édition par Magda Saddler le Dim 22 Sep 2019 - 9:12, édité 1 fois
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Sujet: Re: [TERMINE] Demetrio I Et il est à qui ce string ? ( le Dim 7 Juil 2019 - 23:48 )
Alors qu’elle s’éloigne, Demetrio se concentre sur la casserole et son eau en train de bouillir, mais tourne la tête vers celle qui l’interpelle et le rassure aussitôt. Un sourire se dessine, éclaire son visage. Il est si peu doué dans les relations qu’il a réellement pensé la perdre. Ses choix n’étaient pas les meilleurs, bien qu’il ne regrette ni la voie prise, ni le dénouement. A croire qu’il avait besoin d’en passer par là pour comprendre qu’il avait besoin de Magda dans sa vie, en tant que partenaire, compagne, amante et pas comme une simple amie. « Depuis le début, vraiment ? » lance-t-il, amusé, en arquant un sourcil. Ca n’a pas toujours été simple entre eux. Ils ne s’entendaient pas, mais il est évident qu’après leur première soirée publique, il y a un lien qui s’est créé. Indiscutable. Et celui-ci s’est renforcé à Gênes, n’a eu de cesse de prendre de l’ampleur. Jamais il ne s’attendait à ce que ça se déroule ainsi, mais est le plus heureux des hommes. Aux yeux des autres, Magda représente peut-être celle qui a licencié des gens, ne leur laissant aucune chance, les guidant vers une vie bien plus triste, ou une brindille avec un caractère bien trempé, que l’on ne souhaite pas croiser, mais elle est bien plus que ça. C’est une femme vraie, qui en a bavé dans sa vie, qui a tant de choses à donner et qui aimerait également en recevoir. Lorsqu’elle reprend la parole, l’italien lâche un soupir, puis éclate de rire. C’est fou ce qu’elle aime avoir le dernier mot, même lors des moments où elle ne devrait pas l’avoir. Elle est de mauvaise foi, n’a pas que des qualités, mais si ça l’agace parfois, il aime également ça. Elle lui en fait voir de toutes les couleurs, le change de son quotidien bien calme.

Egouttant les pâtes à bonne cuisson, Demetrio tend le bras vers le placard pour en sortir un plat dans lequel il mélange le tout. Une petite noix de beurre et la sauce tomate. Son air serein disparaît soudainement à la voix qui résonne dans la pièce. Elle n’a rien d’agréable. « Pardon ? » Veut-elle bien encore répéter ? Il ne comprend pas très bien ce qui se déroule sous ses yeux, mais remarque ses yeux rougis pour une raison qu’il ignore, sans compter sa colère palpable. Il a beau chercher dans sa petite tête ce qui, dans son comportement, peut l’avoir énervée, il ne trouve pas. « Qu’est-ce que j’ai encore fait ? » soupire-t-il. Parce qu’il ne peut que s’agir de ça. La raison de sa fureur, c’est lui, pour ne pas changer, mais qu’elle lui explique, parce que s’il a conscience de ne pas être parfait et d’avoir encore des choses à apprendre pour être à la hauteur dans une relation, il ne pense pas avoir fait un faux pas en si peu de temps et ça l’agace. Il lâche la cuillère dans le plat et se tourne vers Magda qui l’accuse de maux qu’il ignore et évite de près la corbeille en verre de fruits qui éclate au sol. « Nom de Dieu ! » s’exclame-t-il, en recevant maintenant une télécommande sur le torse. Il doit se faire à l’idée que lors de ses crises, il y aura forcément des choses qui exploseront dans la pièce, mais il peine à s’habituer. D’autant que tout roulait. « Menteur ? Mais de quoi est-ce que tu parles ? » Qu’est-ce qui peut bien lui passer par la tête ? Ses yeux s’arrondissent alors qu’il est à présent question d’une tierce personne qui sort de nulle part. « Quel est le problème ? Tu te mets à inventer des choses pour ficher en l’air cette soirée, quelque chose comme ça ? » Elle a peur de ce qui se passe, alors elle dit n’importe quoi ? « Magda, calme-toi. » Ce n’est pas une demande, c’est formulé tel un ordre, mais elle ne s’arrête pas là. Dès lors qu’il voit la boîte d’œufs, il fait un pas vers elle, mais c’est déjà trop tard. Ca dégouline sur ses vêtements, sur sa peau. De rage, il saisit la serviette pour s’essuyer les mains et empoigne son bras afin qu’elle s’arrête. « Qu’est-ce qui te prend ? C’est quoi, ça ? » Dans le flou, il cherche des réponses dans ses yeux, mais celles-ci se trouvent dans son autre main qui tient fermement un tissu qu’il aperçoit. Il saisit son poignet pour le relever et n’a pas besoin de voir le vêtement entièrement pour comprendre de quoi il s’agit. De la lingerie et celle-ci ne lui appartient pas. « C’est évident qu’après t’avoir déclaré mes sentiments, je me suis rué vers la première femme qui me tombait sous les mains et que je ne savais pas comment te le dire. » dit-il, avec beaucoup de sarcasmes. « Tu as confiance en moi. Ca se voit. » Et il le regrette. Demetrio lâche son emprise en faisant quelques pas dans le salon, là où il retire les premiers boutons de sa chemise. « Comment veux-tu démarrer une histoire si tu ne me fais pas confiance ? » l’interroge-t-il, d’un ton sec. Parce que tout ça, là, ce qu’elle imagine, ce n’est pas vrai.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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