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- Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta :: Résidences
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
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Âge : trente-trois ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
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Sujet: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Dim 3 Mar - 15:06 )
Appuyé sur sa voiture, Demetrio jette un œil à sa montre toutes les dix secondes, comme si ça pouvait accélérer le temps, ou le faire venir plus vite, bien qu’il en doute fortement à présent. Ca fait bien vingt minutes et son ami ne répond ni à ses appels, ni à ses textos. Il n’est pas ponctuel à chaque rendez-vous, mais rares sont les fois où il dépasse dix minutes et lorsque c’est le cas, Rowtag le prévient toujours. Il s’interroge donc, se demande ce qui peut bien le retenir et perd également patience. Si par la force des choses, lui peut se permettre d’arriver en retard, il n’aime pas les retardataires. Il reste tout de même dans la même position, en observant tout autour de lui et quand arrive la demi-heure, l’italien se redresse et s’engouffre dans le véhicule. Il prend la direction de Fuorigrotta, non sans envoyer un énième message à sa tortue pendant un feu rouge. Celui-ci demeure sans réponse, comme les précédents. Et là, c’est l’inquiétude qui prend le pas sur le reste. Il y a quelque chose qui se passe. Il ignore quoi et comment, mais son cœur se resserre à l’idée de retrouver le blondinet dans une mauvaise posture. Il accélère alors, divise le temps de trajet en deux et se gare en bas de chez lui. C’est sans hésitation qu’il s’approche vers la maison en toquant contre la porte. Personne. Pourtant, à en voir la lumière, elle n’est pas vide. Alors il cale son téléphone contre son oreille, dans une vaine tentative de le contacter, et frappe doucement à la fenêtre. Aucune réponse. Finalement, il ose, appuie sa main sur la poignée. La maison n’est pas verrouillée et la porte s’ouvre. Lorsqu’il pénètre à l’intérieur, Demetrio reste interdit face au cimetière qui lui fait face. Des bouteilles sont déposés ci et là. Il bute même dans une qui roule jusqu’au mur. « Rowtag ? » l’interpelle-t-il, en suivant le chemin qui le mène au salon et c’est exactement le même massacre. En plus de l’endroit qui est bien plus neutre que la dernière fois, la maison est devenue le territoire d’un homme alcoolique qui noie son chagrin dans l’ivresse. Il se trouve d’ailleurs sur le canapé, la tête sur le dossier, les yeux fermés. Il s’en approche aussitôt, sent son souffle sur sa main et est soulagé de constater qu’il dort seulement, sous l’effet de la boisson. Il n’en reste pas moins inquiet. « Rowtag. » dit-il, dans un murmure. Il soupire, le visage marqué par l’appréhension et pénètre dans la cuisine qui est à la hauteur de tout ce qu’il a vu jusqu’ici. Là, il fait couler de l’eau dans un verre qu’il ramène dans le salon. Assis près de son ami, Demetrio tente de redresser son visage et colle le verre contre ses lèvres. « Rowtag. S’il te plaît, fais un effort. » Un petit. Il souhaite seulement qu’il s’hydrate. Si ce n’est pas ça, il est apte à le porter dans la salle de bains pour reprendre ses esprits.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Rowtag Boscorelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Rowtag Boscorelli
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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Dim 24 Mar - 9:01 )
Les murs semblent se resserrer autour de lui. Comme un étau qui cherche à l’étrangler. Une prison de béton où Rowtag se sent étouffé, pris au piège. Cela fait un moment qu’il n’avait pas replongé dans ses vieilles sensations d’un passé ourlé de douleurs. Trop rongé par le manque de Calliope, dévoré par les incertitudes, les questions qui le hantent au point de faire de ses nuits noires, des nuits blanches : Où es-tu ? Quand reviendras-tu, mon enfant ? Quand te retrouverai-je ? Son poing se serre sur du vide quand s’ajoute à ses relents de tristesse, celles d’un autre temps. Quand il était enfant, quand il était adolescent, la violence en toute preuve d’amour. La maltraitance en expiation de péchés qui n’étaient pas les siens, pas même ceux de son père. Sûrement que ces vagues purulentes ont été déclenchées par cette rouste qu’il s’est pris, il y a quelque temps par ce blond. Cette violence gratuite qu’il avait peut-être un peu provoquée mais qui l’avait secoué, le ramenant à cette nuit où son père fut vaincu par la violence de cinq inconnus, l’emportant malgré ses lamentations. C’est faire une longue rétrospection, aussi douloureuse que consternante de son adolescence qui a trouvé son enfer en arrivant à Naples. C’est se souvenir de tous les dimanches, noyé dans une baignoire. Se souvenir des punitions infligées au nom d’un Dieu auquel il ne croit plus vraiment. Adolescent balafré devenu un adulte bancale, croulant sous une tristesse palpable. Un adulte au bord du désespoir qui ne noie dans l’alcool pour éloigner les murs, pour leur faire retrouver leur place initiale. Pour respirer, enlever cet étau qui se serre autour de sa gorge. Pour empêcher ce corps de se souvenir des actes, des gestes qui l’ont éraflé. Boire encore et encore, quitte à en perdre connaissance. Quitte à oublier que le monde réel, le monde présent continue de tourner sans lui et que oui, à lui, il leur doit des comptes comme ce rendez-vous avec Demetrio qu’il rate sans en prendre conscience, perdu dans les prémices d’un coma où tout est cotonneux, moins lourd. Peut-être y a-t-il retrouvé Calliope, la serrant dans ses bras ? Peut-être y a-t-il retrouvé son père ? Ce doux rêve se brise en un éclaboussement d’eau. Son corps submergé dans l’eau d’un bain, l’air lui manquant. Rowtag se met à boire la tasse, boire jusqu’à se noyer les poumons. Dans un sursaut, le blond revient à lui, revient à la réalité, recrachant l’eau de ce verre d'eau qu’il venait d’avaler dans une semi-conscience. « Arrête ! Arrête ! » Supplication caverneuse qui vient de très loin. « Ne me noie pas ! S'il te plaît ! » D’un geste de la main hésitant, il tente de faire reculer la silhouette de ce rêve, de chercher son indulgence comme un geste répété tant de fois « Je serais un bon garçon, je serais sage » Son regard se relève vers le visage de cette silhouette « Je promet !! Je promet ! » Mais ce qui devait être le visage de Tante Olga est celui de Demetrio, un verre d’eau à la main. « Demetrio ? C’est toi ? » Rowtag se passe la main sur le visage, se frotte les yeux pour revenir dans le monde réel et retrouver ses esprits. « Qu’est ce que tu fais là ? » L’homme voudrait se relever, faire des gestes mais son corps alcoolisé lui semble peser une tonne et son esprit est tout engourdis. Sa tête retombe mollement contre le dossier de son canapé. « J’suis grillé » Remarque autant sur sa consommation d’alcool que sur son état actuel. Peut-être aussi sur sa condition d’homme tout court.



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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Lun 15 Avr - 1:27 )
L’état de son meilleur ami est au plus bas. Lorsqu’il se revient à lui, c’est pour s’adresser à quelqu’un d’autre que lui. Il est en plein cauchemar, semble noyer dans des images qui ne le concernent pas et qu’il ne comprend pas. Demetrio cesse tout mouvement, peiné par le spectacle auquel il fait face, déglutit en reposant le verre sur la table basse sur laquelle il s’assoit, les yeux rivés sur le visage de son ami. Il acquiesce alors qu’il revient à la raison, constatant enfin sa présence. « C’est moi, oui. » dit-il, la main posée sur son bras, de sorte à le rassurer. Le rendez-vous qu’il a oublié passe à la trappe, aussi bien dans l’esprit de Franklin, que dans la sienne. Ce n’est pas si important. Ce qui l’est, en revanche, c’est ce qui se passe autour de lui. Ce cimetière de bouteilles qui témoigne de la dépendance de Rowtag. Depuis tout ce temps, il faisait semblant, se comportait plus ou moins bien face à lui pour ne pas l’inquiéter et replongeait dans son addiction pour l’alcool afin de s’anesthésier. Et il s’en veut de ne pas l’avoir remarqué plus tôt. « On devait se voir. » soupire-t-il. Qu’importe au fond. Il est là. « Tant mieux. » Le connaissant, il ne lui en aurait jamais parlé. Par honte, ou pour s’enfoncer dans l’obscurité sans qu’on ait envie de le relever, mais il est là, Demetrio et il est hors de question de le laisser seul dans une période où un soutien lui est nécessaire. Ce qu’il vit est terrible. Demetrio n’a nullement besoin de passer par là pour savoir que cet événement dramatique est dur à vivre. « Bois un peu s’il te plaît. C’est de l’eau, ça te fera du bien. » dit-il, en reprenant le verre dans sa main qu’il lui tend afin qu’il le prenne de lui-même, pour ne plus avoir l’impression d’être agressé. « Parle-moi Rowtag. » Même si c’est compliqué, même s’il ne sait pas quels mots poser sur ce qui arrive, il peut au moins essayer. « Tu ne devrais pas rester seul à subir ça. » S’enfermer dans sa douleur, laisser celle-ci pourrir à l’intérieur, Demetrio en sait quelque chose… C’est de loin la plus mauvaise des options. Pourtant, c’est aussi la plus facile. Il ne connait que ça, lui. Mais parfois, il se sent terriblement seul et il ne souhaite pas que sa tortue le soit. L’homme se mord la lèvre inférieure, hésitant, puis l’air absent, se risque à l’interroger : « Tu veux me parler de ce que tu viens de rêver ? » Est-ce un simple mauvais rêve, comme on en fait tous, ou est-ce plus profond que ça ? S’il ne désire pas s’y attarder, il comprendrait tout à fait, ne serait pas vexé pour un sou, mais il est là, à lui tendre la main.


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Rowtag Boscorelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Rowtag Boscorelli
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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Mer 8 Mai - 10:54 )
Les vapeurs de ce cauchemar se dissipent et les masques tombent. Le retour à la réalité est brutal mais Rowtag reconnaît ce visage familier, ce point de repère qu’est Demetrio. Le réconfort à l’idée qu’il lui face lui plutôt que sa tante s’évapore lentement. « J’suis désolé … J’ai oublié » L’homme se passe une main sur le visage, coupable. Ce n’est pas son genre d’oublier un rendez-vous avec son frère de cœur et a toujours prévenu s’il avait un imprévu. « J’ai trop … bu » Aveu à peine murmuré, un aveu pas assumé et au fond, ce n’était pas nécessaire de le dire : son état parle pour lui et l’état de sa maison encore plus. Le blond avait tenté tant bien que mal de le lui dissimuler le plus longtemps, évitant de l’inviter chez lui, proposant toujours de se voir dehors mais il faut croire que rien ne reste caché indéfiniment. Rowtag acquiesce sagement et obtempère en prenant le verre d’eau que son meilleur ami lui tend. Il préférerait quelque chose de plus fort que de l’eau mais n’ose pas l’exprimer, il est déjà dans de sales draps. Avalant sa gorgée d’eau, le blond garde le verre entre ses doigts, joue avec pour masquer son trouble. « Pourquoi pas ? » Question rhétorique qu’il laisse planer dans l’air. « C’est tout ce que je mérite » Pour avoir foutu son mariage en l’air. Pour avoir eu quelque secondes d’inattention laissant des horribles personnes lui enlever sa fille. Pour être ce qu’il est. Pour tout cela à la fois. « Et je dois dire que le châtiment n’est pas encore assez » Parce qu’il a grandi dans un environnement où il ne méritait que punition, que correction. C’était épuisant, c’était douloureux mais aujourd’hui, la maigre constatation qu’il se fait c’est qu’il le méritait tout simplement. « Je …. » Une prise de parole qui s’étouffe, noyée dans la honte, la peur. Rowtag se passe une main dans sa barbe épaisse, incertain. Tout ce temps à ne rien dire. Tout ce temps à se laisser bouffer par un passé violent, qu’il pensait fut un temps injuste mais plus aujourd’hui. Quelque part, il y a cette fatigue de porter ce masque pour camoufler les choses vécues, cette sensation d’être faux même avec la personne la plus proche de lui, celle avec qui il se sent le plus lui-même sans l’être réellement au final. Combien de fois il avait eu envie de le partager avec Demetrio, de lui exprimer ses sentiments les plus silencieux sans savoir comment. Son ami lui tend la main, lui offre une perche mais le blond ne sait toujours pas comment la saisir, comment commencer et par où. « Je … J’ai rêvé de ma tante Olga » Cet être qui lui inspire tant de sentiments, bon comme mauvais. Une relation complètement instable mais c’était sa seule famille, c’était tout ce qu’il lui restait quand Magena l’a abandonné. « … Et de … ce qui se … passait tous … les dimanches » Une phrase articulée avec peine, zébrée de longues respirations. Ses mains tremblent, fébriles, sa gorge se noue après ces mots vieux de tant d’années qui sortent enfin. Ce n’est qu’une partie de l’iceberg et pourtant, c’est déjà beaucoup, énorme pour le Boscorelli qui prend sa tête entre ses mains pour ne pas perdre pied. « Mais elle l'a fait pour mon bien. C'était pour mon bien » murmure-t-il, inquiet de ce que Demetrio pourrait penser de Tante Olga, la défendant malgré lui, malgré sa part de lui qui ne voudrait pas à le faire. Celle qui pense que tout cela était injuste. Puis y’a celle qui pense qu’il le méritait, que c’était normal. Rowtag est un adulte désormais mais reste encore cet enfant qui ne sait plus ce qui est juste ou pas. Ce qui est normal ou pas. « J'suis désolé, je peux pas ... J'ai besoin d'un truc plus fort » Mal à l'aise mais poussé par ce besoin, Rowtag saisit la bouteille d'alcool au pied du canapé malgré sa culpabilité de se montrer sans masque devant Demetrio : un alcoolique fini. « J'en ai besoin pour me supporter ... Pour tout supporter » Le blond a conscience d'être pitoyable mais ne peut plus faire marche arrière, n'en est pas capable de toute façon, l'appel de l'alcool étant plus forte. A même le goulot, il boit une gorgée se faisant force pour ne pas vider ce qu'il reste de la bouteille sous les yeux de son ami.



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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Jeu 9 Mai - 4:49 )
« Il n’y a aucun mal à ça. » s’empresse-t-il de répondre, bien plus inquiet par les bouteilles qui sèment le chaos dans l’appartement et son état d’ébriété que par l’oubli du rendez-vous. Ca n’a même aucune importance. Ce qui l’est, c’est ce désespoir qu’il lit dans ses yeux, qu’il exprime dans son attitude. Lorsqu’il admet avoir trop bu, l’italien acquiesce d’un signe de tête sans rompre le silence qu’il s’impose après lui avoir signifié qu’il ne devait pas rester seul. Il est là pour lui, pour qu’il puisse se confier sans craindre un jugement de sa part. Depuis la disparition de sa fille, les choses sont tellement douloureuses, difficiles à supporter… Il ne saura jamais ce qu’il ressent précisément, mais il le voit au quotidien en le croisant. Sa douleur le bouleverse. S’il était en mesure de faire quelque chose pour retrouver sa fille, s’il pouvait lui venir en aide d’une quelconque manière, il le ferait sans aucune hésitation. Alors il fait avec le peu qu’il a. Il se montre présent, attentif, bien qu’il ait l’impression d’avoir raté des moments clés qui auraient pu lui sauter aux yeux et le mettre sur la voie bien plus vite. Il se sent coupable de ne pas avoir compris plus tôt et de lui-même. « Je sais que tu le penses, mais non. Non, tu ne le mérites pas. » Il ne changera rien à la culpabilité qu’il peut ressentir et lui répéter qu’il n’est pas le responsable serait presque agaçant. Evidemment qu’il se sent responsable de l’enlèvement de sa fille, qu’il ne se le pardonnera pas tant qu’on ne l’aura pas retrouvée et il espère sincèrement qu’un jour, il pourra la reprendre dans ses bras, la serrer tout contre lui. « Alors je vais rester là, auprès de toi. » Il ne compte pas lui infliger un tel châtiment. Rowtag se confie, parle de cette tante, des dimanches, sans trop en dire, mais il comprend très vite que ce qu’elle lui a fait subir est loin de la normalité. Son cœur se serre, ses doigts se crispent sur son pantalon. Il ressent presque le besoin de se lever pour tourner en rond, de sorte à faire taire cette voix qui a envie de hurler au fond de lui, qu’il tait avec violence. Sa mâchoire crispée, Demetrio le laisse parler, secouant la tête, pas aussi convaincu que lui. Il ignore de quoi il en retourne exactement, mais non, ce n’était pas bien. Non, elle n’avait pas le droit de le blesser. « Rowtag. » souffle-t-il, en le voyant se lever pour prendre une bouteille. Ca le peine, mais il comprend ce qu’il ressent. Il lui est également compliqué de se supporter, n’apprécie pas l’image qu’il renvoie à travers un miroir, serre les dents et frotte son corps si fort pour faire passer la saleté sur sa peau. Il sait ce que c’est de ne pas arriver à surmonter ce qu’on est, mais il ne compte pas le laisser comme ça. Vivement, il se lève, saisit la bouteille que son ami tient dans la main. « Stop. » Là, il repose l’objet de sa torture sur la table et se tourne vers sa tortue, pose ses deux mains sur ses épaules. « Regarde dans quel état tu es. Ce n’est pas normal. Ce qu’elle a fait, ce qui s’est passé, ce n’est pas normal. » Il le sent dans ses tripes, même sans connaître les détails. « Personne n’a le droit de faire subir des sévices à un gamin. Personne. » Ca n’a fait que le pourrir de l’intérieur. Les yeux brillants, mais avec assurance, Demetrio reprend : « Raconte-moi. Parle-moi bon sang. Je suis là pour toi. Je ferai tout ce que je peux, pour toi. » Il le prend par les épaules, le ramène avec force tout contre lui, de sorte à ce qu’il puisse sentir tout son soutien, tout l’amour qu’il lui porte. Rowtag, ce n’est pas seulement son meilleur ami, c’est aussi un frère auquel il ne renoncera pas, qu’il n’est pas prêt de laisser tomber, abandonné quelque part entre ses tourments. Et il déteste cette femme pour les lui avoir provoqués.


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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le )
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