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- Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta :: Résidences
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
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Âge : trente-trois ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
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Sujet: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Dim 3 Mar 2019 - 15:06 )
Appuyé sur sa voiture, Demetrio jette un œil à sa montre toutes les dix secondes, comme si ça pouvait accélérer le temps, ou le faire venir plus vite, bien qu’il en doute fortement à présent. Ca fait bien vingt minutes et son ami ne répond ni à ses appels, ni à ses textos. Il n’est pas ponctuel à chaque rendez-vous, mais rares sont les fois où il dépasse dix minutes et lorsque c’est le cas, Rowtag le prévient toujours. Il s’interroge donc, se demande ce qui peut bien le retenir et perd également patience. Si par la force des choses, lui peut se permettre d’arriver en retard, il n’aime pas les retardataires. Il reste tout de même dans la même position, en observant tout autour de lui et quand arrive la demi-heure, l’italien se redresse et s’engouffre dans le véhicule. Il prend la direction de Fuorigrotta, non sans envoyer un énième message à sa tortue pendant un feu rouge. Celui-ci demeure sans réponse, comme les précédents. Et là, c’est l’inquiétude qui prend le pas sur le reste. Il y a quelque chose qui se passe. Il ignore quoi et comment, mais son cœur se resserre à l’idée de retrouver le blondinet dans une mauvaise posture. Il accélère alors, divise le temps de trajet en deux et se gare en bas de chez lui. C’est sans hésitation qu’il s’approche vers la maison en toquant contre la porte. Personne. Pourtant, à en voir la lumière, elle n’est pas vide. Alors il cale son téléphone contre son oreille, dans une vaine tentative de le contacter, et frappe doucement à la fenêtre. Aucune réponse. Finalement, il ose, appuie sa main sur la poignée. La maison n’est pas verrouillée et la porte s’ouvre. Lorsqu’il pénètre à l’intérieur, Demetrio reste interdit face au cimetière qui lui fait face. Des bouteilles sont déposés ci et là. Il bute même dans une qui roule jusqu’au mur. « Rowtag ? » l’interpelle-t-il, en suivant le chemin qui le mène au salon et c’est exactement le même massacre. En plus de l’endroit qui est bien plus neutre que la dernière fois, la maison est devenue le territoire d’un homme alcoolique qui noie son chagrin dans l’ivresse. Il se trouve d’ailleurs sur le canapé, la tête sur le dossier, les yeux fermés. Il s’en approche aussitôt, sent son souffle sur sa main et est soulagé de constater qu’il dort seulement, sous l’effet de la boisson. Il n’en reste pas moins inquiet. « Rowtag. » dit-il, dans un murmure. Il soupire, le visage marqué par l’appréhension et pénètre dans la cuisine qui est à la hauteur de tout ce qu’il a vu jusqu’ici. Là, il fait couler de l’eau dans un verre qu’il ramène dans le salon. Assis près de son ami, Demetrio tente de redresser son visage et colle le verre contre ses lèvres. « Rowtag. S’il te plaît, fais un effort. » Un petit. Il souhaite seulement qu’il s’hydrate. Si ce n’est pas ça, il est apte à le porter dans la salle de bains pour reprendre ses esprits.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Rowtag Boscorelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Rowtag Boscorelli
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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Dim 24 Mar 2019 - 9:01 )
Les murs semblent se resserrer autour de lui. Comme un étau qui cherche à l’étrangler. Une prison de béton où Rowtag se sent étouffé, pris au piège. Cela fait un moment qu’il n’avait pas replongé dans ses vieilles sensations d’un passé ourlé de douleurs. Trop rongé par le manque de Calliope, dévoré par les incertitudes, les questions qui le hantent au point de faire de ses nuits noires, des nuits blanches : Où es-tu ? Quand reviendras-tu, mon enfant ? Quand te retrouverai-je ? Son poing se serre sur du vide quand s’ajoute à ses relents de tristesse, celles d’un autre temps. Quand il était enfant, quand il était adolescent, la violence en toute preuve d’amour. La maltraitance en expiation de péchés qui n’étaient pas les siens, pas même ceux de son père. Sûrement que ces vagues purulentes ont été déclenchées par cette rouste qu’il s’est pris, il y a quelque temps par ce blond. Cette violence gratuite qu’il avait peut-être un peu provoquée mais qui l’avait secoué, le ramenant à cette nuit où son père fut vaincu par la violence de cinq inconnus, l’emportant malgré ses lamentations. C’est faire une longue rétrospection, aussi douloureuse que consternante de son adolescence qui a trouvé son enfer en arrivant à Naples. C’est se souvenir de tous les dimanches, noyé dans une baignoire. Se souvenir des punitions infligées au nom d’un Dieu auquel il ne croit plus vraiment. Adolescent balafré devenu un adulte bancale, croulant sous une tristesse palpable. Un adulte au bord du désespoir qui ne noie dans l’alcool pour éloigner les murs, pour leur faire retrouver leur place initiale. Pour respirer, enlever cet étau qui se serre autour de sa gorge. Pour empêcher ce corps de se souvenir des actes, des gestes qui l’ont éraflé. Boire encore et encore, quitte à en perdre connaissance. Quitte à oublier que le monde réel, le monde présent continue de tourner sans lui et que oui, à lui, il leur doit des comptes comme ce rendez-vous avec Demetrio qu’il rate sans en prendre conscience, perdu dans les prémices d’un coma où tout est cotonneux, moins lourd. Peut-être y a-t-il retrouvé Calliope, la serrant dans ses bras ? Peut-être y a-t-il retrouvé son père ? Ce doux rêve se brise en un éclaboussement d’eau. Son corps submergé dans l’eau d’un bain, l’air lui manquant. Rowtag se met à boire la tasse, boire jusqu’à se noyer les poumons. Dans un sursaut, le blond revient à lui, revient à la réalité, recrachant l’eau de ce verre d'eau qu’il venait d’avaler dans une semi-conscience. « Arrête ! Arrête ! » Supplication caverneuse qui vient de très loin. « Ne me noie pas ! S'il te plaît ! » D’un geste de la main hésitant, il tente de faire reculer la silhouette de ce rêve, de chercher son indulgence comme un geste répété tant de fois « Je serais un bon garçon, je serais sage » Son regard se relève vers le visage de cette silhouette « Je promet !! Je promet ! » Mais ce qui devait être le visage de Tante Olga est celui de Demetrio, un verre d’eau à la main. « Demetrio ? C’est toi ? » Rowtag se passe la main sur le visage, se frotte les yeux pour revenir dans le monde réel et retrouver ses esprits. « Qu’est ce que tu fais là ? » L’homme voudrait se relever, faire des gestes mais son corps alcoolisé lui semble peser une tonne et son esprit est tout engourdis. Sa tête retombe mollement contre le dossier de son canapé. « J’suis grillé » Remarque autant sur sa consommation d’alcool que sur son état actuel. Peut-être aussi sur sa condition d’homme tout court.



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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Lun 15 Avr 2019 - 1:27 )
L’état de son meilleur ami est au plus bas. Lorsqu’il se revient à lui, c’est pour s’adresser à quelqu’un d’autre que lui. Il est en plein cauchemar, semble noyer dans des images qui ne le concernent pas et qu’il ne comprend pas. Demetrio cesse tout mouvement, peiné par le spectacle auquel il fait face, déglutit en reposant le verre sur la table basse sur laquelle il s’assoit, les yeux rivés sur le visage de son ami. Il acquiesce alors qu’il revient à la raison, constatant enfin sa présence. « C’est moi, oui. » dit-il, la main posée sur son bras, de sorte à le rassurer. Le rendez-vous qu’il a oublié passe à la trappe, aussi bien dans l’esprit de Franklin, que dans la sienne. Ce n’est pas si important. Ce qui l’est, en revanche, c’est ce qui se passe autour de lui. Ce cimetière de bouteilles qui témoigne de la dépendance de Rowtag. Depuis tout ce temps, il faisait semblant, se comportait plus ou moins bien face à lui pour ne pas l’inquiéter et replongeait dans son addiction pour l’alcool afin de s’anesthésier. Et il s’en veut de ne pas l’avoir remarqué plus tôt. « On devait se voir. » soupire-t-il. Qu’importe au fond. Il est là. « Tant mieux. » Le connaissant, il ne lui en aurait jamais parlé. Par honte, ou pour s’enfoncer dans l’obscurité sans qu’on ait envie de le relever, mais il est là, Demetrio et il est hors de question de le laisser seul dans une période où un soutien lui est nécessaire. Ce qu’il vit est terrible. Demetrio n’a nullement besoin de passer par là pour savoir que cet événement dramatique est dur à vivre. « Bois un peu s’il te plaît. C’est de l’eau, ça te fera du bien. » dit-il, en reprenant le verre dans sa main qu’il lui tend afin qu’il le prenne de lui-même, pour ne plus avoir l’impression d’être agressé. « Parle-moi Rowtag. » Même si c’est compliqué, même s’il ne sait pas quels mots poser sur ce qui arrive, il peut au moins essayer. « Tu ne devrais pas rester seul à subir ça. » S’enfermer dans sa douleur, laisser celle-ci pourrir à l’intérieur, Demetrio en sait quelque chose… C’est de loin la plus mauvaise des options. Pourtant, c’est aussi la plus facile. Il ne connait que ça, lui. Mais parfois, il se sent terriblement seul et il ne souhaite pas que sa tortue le soit. L’homme se mord la lèvre inférieure, hésitant, puis l’air absent, se risque à l’interroger : « Tu veux me parler de ce que tu viens de rêver ? » Est-ce un simple mauvais rêve, comme on en fait tous, ou est-ce plus profond que ça ? S’il ne désire pas s’y attarder, il comprendrait tout à fait, ne serait pas vexé pour un sou, mais il est là, à lui tendre la main.


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Rowtag Boscorelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Rowtag Boscorelli
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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Mer 8 Mai 2019 - 10:54 )
Les vapeurs de ce cauchemar se dissipent et les masques tombent. Le retour à la réalité est brutal mais Rowtag reconnaît ce visage familier, ce point de repère qu’est Demetrio. Le réconfort à l’idée qu’il lui face lui plutôt que sa tante s’évapore lentement. « J’suis désolé … J’ai oublié » L’homme se passe une main sur le visage, coupable. Ce n’est pas son genre d’oublier un rendez-vous avec son frère de cœur et a toujours prévenu s’il avait un imprévu. « J’ai trop … bu » Aveu à peine murmuré, un aveu pas assumé et au fond, ce n’était pas nécessaire de le dire : son état parle pour lui et l’état de sa maison encore plus. Le blond avait tenté tant bien que mal de le lui dissimuler le plus longtemps, évitant de l’inviter chez lui, proposant toujours de se voir dehors mais il faut croire que rien ne reste caché indéfiniment. Rowtag acquiesce sagement et obtempère en prenant le verre d’eau que son meilleur ami lui tend. Il préférerait quelque chose de plus fort que de l’eau mais n’ose pas l’exprimer, il est déjà dans de sales draps. Avalant sa gorgée d’eau, le blond garde le verre entre ses doigts, joue avec pour masquer son trouble. « Pourquoi pas ? » Question rhétorique qu’il laisse planer dans l’air. « C’est tout ce que je mérite » Pour avoir foutu son mariage en l’air. Pour avoir eu quelque secondes d’inattention laissant des horribles personnes lui enlever sa fille. Pour être ce qu’il est. Pour tout cela à la fois. « Et je dois dire que le châtiment n’est pas encore assez » Parce qu’il a grandi dans un environnement où il ne méritait que punition, que correction. C’était épuisant, c’était douloureux mais aujourd’hui, la maigre constatation qu’il se fait c’est qu’il le méritait tout simplement. « Je …. » Une prise de parole qui s’étouffe, noyée dans la honte, la peur. Rowtag se passe une main dans sa barbe épaisse, incertain. Tout ce temps à ne rien dire. Tout ce temps à se laisser bouffer par un passé violent, qu’il pensait fut un temps injuste mais plus aujourd’hui. Quelque part, il y a cette fatigue de porter ce masque pour camoufler les choses vécues, cette sensation d’être faux même avec la personne la plus proche de lui, celle avec qui il se sent le plus lui-même sans l’être réellement au final. Combien de fois il avait eu envie de le partager avec Demetrio, de lui exprimer ses sentiments les plus silencieux sans savoir comment. Son ami lui tend la main, lui offre une perche mais le blond ne sait toujours pas comment la saisir, comment commencer et par où. « Je … J’ai rêvé de ma tante Olga » Cet être qui lui inspire tant de sentiments, bon comme mauvais. Une relation complètement instable mais c’était sa seule famille, c’était tout ce qu’il lui restait quand Magena l’a abandonné. « … Et de … ce qui se … passait tous … les dimanches » Une phrase articulée avec peine, zébrée de longues respirations. Ses mains tremblent, fébriles, sa gorge se noue après ces mots vieux de tant d’années qui sortent enfin. Ce n’est qu’une partie de l’iceberg et pourtant, c’est déjà beaucoup, énorme pour le Boscorelli qui prend sa tête entre ses mains pour ne pas perdre pied. « Mais elle l'a fait pour mon bien. C'était pour mon bien » murmure-t-il, inquiet de ce que Demetrio pourrait penser de Tante Olga, la défendant malgré lui, malgré sa part de lui qui ne voudrait pas à le faire. Celle qui pense que tout cela était injuste. Puis y’a celle qui pense qu’il le méritait, que c’était normal. Rowtag est un adulte désormais mais reste encore cet enfant qui ne sait plus ce qui est juste ou pas. Ce qui est normal ou pas. « J'suis désolé, je peux pas ... J'ai besoin d'un truc plus fort » Mal à l'aise mais poussé par ce besoin, Rowtag saisit la bouteille d'alcool au pied du canapé malgré sa culpabilité de se montrer sans masque devant Demetrio : un alcoolique fini. « J'en ai besoin pour me supporter ... Pour tout supporter » Le blond a conscience d'être pitoyable mais ne peut plus faire marche arrière, n'en est pas capable de toute façon, l'appel de l'alcool étant plus forte. A même le goulot, il boit une gorgée se faisant force pour ne pas vider ce qu'il reste de la bouteille sous les yeux de son ami.



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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Jeu 9 Mai 2019 - 4:49 )
« Il n’y a aucun mal à ça. » s’empresse-t-il de répondre, bien plus inquiet par les bouteilles qui sèment le chaos dans l’appartement et son état d’ébriété que par l’oubli du rendez-vous. Ca n’a même aucune importance. Ce qui l’est, c’est ce désespoir qu’il lit dans ses yeux, qu’il exprime dans son attitude. Lorsqu’il admet avoir trop bu, l’italien acquiesce d’un signe de tête sans rompre le silence qu’il s’impose après lui avoir signifié qu’il ne devait pas rester seul. Il est là pour lui, pour qu’il puisse se confier sans craindre un jugement de sa part. Depuis la disparition de sa fille, les choses sont tellement douloureuses, difficiles à supporter… Il ne saura jamais ce qu’il ressent précisément, mais il le voit au quotidien en le croisant. Sa douleur le bouleverse. S’il était en mesure de faire quelque chose pour retrouver sa fille, s’il pouvait lui venir en aide d’une quelconque manière, il le ferait sans aucune hésitation. Alors il fait avec le peu qu’il a. Il se montre présent, attentif, bien qu’il ait l’impression d’avoir raté des moments clés qui auraient pu lui sauter aux yeux et le mettre sur la voie bien plus vite. Il se sent coupable de ne pas avoir compris plus tôt et de lui-même. « Je sais que tu le penses, mais non. Non, tu ne le mérites pas. » Il ne changera rien à la culpabilité qu’il peut ressentir et lui répéter qu’il n’est pas le responsable serait presque agaçant. Evidemment qu’il se sent responsable de l’enlèvement de sa fille, qu’il ne se le pardonnera pas tant qu’on ne l’aura pas retrouvée et il espère sincèrement qu’un jour, il pourra la reprendre dans ses bras, la serrer tout contre lui. « Alors je vais rester là, auprès de toi. » Il ne compte pas lui infliger un tel châtiment. Rowtag se confie, parle de cette tante, des dimanches, sans trop en dire, mais il comprend très vite que ce qu’elle lui a fait subir est loin de la normalité. Son cœur se serre, ses doigts se crispent sur son pantalon. Il ressent presque le besoin de se lever pour tourner en rond, de sorte à faire taire cette voix qui a envie de hurler au fond de lui, qu’il tait avec violence. Sa mâchoire crispée, Demetrio le laisse parler, secouant la tête, pas aussi convaincu que lui. Il ignore de quoi il en retourne exactement, mais non, ce n’était pas bien. Non, elle n’avait pas le droit de le blesser. « Rowtag. » souffle-t-il, en le voyant se lever pour prendre une bouteille. Ca le peine, mais il comprend ce qu’il ressent. Il lui est également compliqué de se supporter, n’apprécie pas l’image qu’il renvoie à travers un miroir, serre les dents et frotte son corps si fort pour faire passer la saleté sur sa peau. Il sait ce que c’est de ne pas arriver à surmonter ce qu’on est, mais il ne compte pas le laisser comme ça. Vivement, il se lève, saisit la bouteille que son ami tient dans la main. « Stop. » Là, il repose l’objet de sa torture sur la table et se tourne vers sa tortue, pose ses deux mains sur ses épaules. « Regarde dans quel état tu es. Ce n’est pas normal. Ce qu’elle a fait, ce qui s’est passé, ce n’est pas normal. » Il le sent dans ses tripes, même sans connaître les détails. « Personne n’a le droit de faire subir des sévices à un gamin. Personne. » Ca n’a fait que le pourrir de l’intérieur. Les yeux brillants, mais avec assurance, Demetrio reprend : « Raconte-moi. Parle-moi bon sang. Je suis là pour toi. Je ferai tout ce que je peux, pour toi. » Il le prend par les épaules, le ramène avec force tout contre lui, de sorte à ce qu’il puisse sentir tout son soutien, tout l’amour qu’il lui porte. Rowtag, ce n’est pas seulement son meilleur ami, c’est aussi un frère auquel il ne renoncera pas, qu’il n’est pas prêt de laisser tomber, abandonné quelque part entre ses tourments. Et il déteste cette femme pour les lui avoir provoqués.


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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Mar 2 Juil 2019 - 9:35 )
Demetrio cherche à le rassurer et lui affirme qu’il n’y aucun de mal à avoir oublier leur rendez-vous mais Rowtag voit le mal. Il le voit partout, dans chaque recoin, dans chaque instant de sa vie. Il le voit aussi quand son corps est face à un miroir. Le mal, il le voit. Le mal, il l’est. La main du diable s’est posée sur lui et aucune expiation n’a pu le nettoyer de ce mal. Le mal est partout : dans sa musique qu’il n’arrive pas à retrouver. Dans son mariage raté. Dans ces instants perdus dans le temps où un sourire arrive à se nicher sur ses lèvres. Dans ces moments agréables qu’il passe avec Aurora. Tout cela est mal car il ne mérite pas, non. Pas même une seconde de répit, une minute de plaisir. Pourtant son ami lui dit le contraire et Rowtag a toujours cru, eu une grande foi dans les mots de son ami mais aujourd’hui, il peine, voudrait y croire qu’il ne mérite pas tout cela mais a du mal. Les habitudes sont dures à se défaire et la route semble longue. Le blond hoche la tête quand son ami lui affirme qu’il restera là, à ses côtés. Sa main se lève pour lui serrer l’avant-bras, le remercier dans le silence tant l’émotion lui prend la gorge, l’étouffe. Cette peine est vieille, tellement vieille et qui a été mise sur silence pendant de longues années. De trop longues années. Rowtag a eu beau essayer de s’en relever, de s’en défaire mais sans jamais y arriver. Il n’a fait que faire l’autruche et accuser le coup quand les souvenirs remontent et lui brûlent la rétine. Il se souvient de tout, n’a rien oublier. Son esprit brisé a trouvé un réconfort, un peu de douceur quand sa fille est née, quand sa fille lui a donné une place dans ce monde quand lui se sentait de trop, avait l’impression de ne pas mériter d’être en vie. Mais Calliope n’est plus là, sa petite déesse dont il prie le retour alors le besoin de réconfort, d’apaisement s’est tourné vers le liquide ambré du whisky. Ce liquide qu’il recherche présentement mais dont Demetrio lui prend des mains alors que le Boscorelli titube, manquant de tomber. « Non ! » Un cri qui sort de sa cage thoracique, le cri d’un homme accro qui a besoin de sa gorgée d’alcool. Le cri de désespoir qui supplie, qui se lamente. « Rends-la-moi, par pitié » Ses mains se lèvent vers lui, tremblante par le besoin, par le manque. Ses doigts veulent se saisir de cette bouteille avec une telle force qu’il la sent presque déjà en son emprise. Alors qu’il se débat contre lui-même, contre son ébriété pour marcher correctement, l’homme s’arrête alors que les mains de Demetrio se posent sur ses épaules. « Non… Non » Rowtag secoue la tête, ferme les yeux forts perdu entre ses croyances et les mots de Demetrio. « Je le méritais. Y’a du mal en moi … Y’en a toujours. Y’en aura toujours. Toujours. Toujours » Ses mains fébriles viennent se poser sur ses oreilles comme pour ne pas entendre les mots de Demetrio qui sont la vérité pourtant mais pas encore la sienne « Y’a du mal en moi. Y’a du mal en moi » Ce ne sont pas ses propres mots mais ceux de Tante Olga, ce ne sont pas ces croyances mais celle de Tante Olga mais elles sont devenues les siennes par la force, par la violence. Avec fermeté, Demetrio le ramène contre lui, le serre fort et tout en lui se bouleverse. La solitude écrasante des derniers jours s’envole à ce contact où Demetrio lui témoigne sans un mot toute son amitié, son affection et toute sa présence. L’homme craque sous cette tendresse dont il avait besoin au fond. Les larmes courent sur ses joues alors que ses jambes le lâchent et le fassent tomber à genoux, les forces l’abandonnant. « J’attire le mal, Demetrio » Confession remplie de sanglots incontrôlés. « Je suis né en tuant ma mère. Mon père est mort sous mes yeux. C’est ma faute, c’est le mal qui est en moi qui fait tout cela » Avoue-t-il, la voix de Tante Olga répètant la même chose dans sa tête car elle en est la source, est la créatrice de cette croyance. « Ma femme m’a quitté. Ma fille a disparu. C’est encore ma faute … Encore ce mal qui vit en moi et qu’aucune punition n’a su nettoyer » Ceci est le dernier discours que Tante Olga lui a fait il y a quelque mois, réveillant les brèches et les vieilles blessures, donnant encore plus de corps cette culpabilité qu’il ressent déjà en son for intérieur. « J’ai appris par coeur la bible, j'ai tout supporté : les noyades dans la baignoire, les enfermements dans la cave, les flagellations dans le dos, j’ai tout fait, j’ai écouté ma tante mais le mal n’est jamais parti. Il ne part pas. Il est toujours là en moi. Là. Ici » Le blond se frappe le torse, entre douleur et colère, entre désespoir et désolation. Cette fatigue émotionnelle de faire au mieux mais perdre encore et encore. S’il pouvait, il abandonnerait tout mais il ne peut pas car il faut qu’il soit là quand Calliope reviendra.



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Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Dim 7 Juil 2019 - 22:57 )
Leur vécu est différent, mais d’une certaine manière, il comprend ce par quoi il passe et ça le touche. Si lui est introverti et souffre silencieusement, exprimant sa douleur dans une douche, la cachant aux yeux du monde entier pour ne pas s’y confronter, par honte de soi, Rowtag, lui, se noie dans cette peine oppressante qu’il ne retient plus. Il aurait aimé le saisir plus tôt, constater il y a des années auparavant que ça n’allait pas, avant qu’il n’atteigne un point de non retour. Pour autant, il ne croit pas qu’il est trop tard, est bien soulagé d’arriver pile à ce moment pour lui offrir son aide, ses épaules qui s’affaissent un peu plus à chacune de ses déclarations. Il l’aime tant. Cette amitié qu’il ressent à son égard est vraie, sincère, inébranlable. Cet homme est bien plus qu’un meilleur ami. C’est une partie de lui qui a pris la place d’un frère, d’un être qu’il aimerait être en mesure de soulever pour qu’il puisse enfin souffler, respirer sans boire la tasse. Ses bras se resserrent un peu plus autour de lui, jusqu’à ce que son ami s’effondre sous ses yeux. Le cœur lourd, les yeux brillants, il se baisse, le rejoint à genoux. Qu’importe ce qu’il dira, ce ne sera jamais suffisant pour le faire changer d’avis. Il le sait pour le vivre. Mais il essaie, ne pouvant pas rester les bras croisés en le laissant s’enfoncer. « Non. Ce n’est pas ta faute. Tu n’as pas provoqué la mort de tes parents. Ce n’est pas toi le responsable, même si je comprends que tu puisses le croire. » Il s’est mis des idées en tête, négatives, difficiles à effacer et il lui faudra sans doute beaucoup de temps et bien plus que des mots pour raisonner autrement, mais il tente quand même, parce qu’il se doit de le faire, au nom de l’amitié, du lien plus fort que ceux du sang. « Tu n’es pas le seul fautif dans ton mariage gâché. Et tu n’as pas payé la personne qui a enlevé ta fille de le faire. Tu l’as perdue de vue une seconde. » dit-il, doucement, en posant sa main sous son menton. « Ce n’est pas le mal que tu attires. Tu ne l’as pas en toi. Un véritable manque de chance, je te l’accorde… » Comme si les Dieux au-dessus de leurs têtes en avaient décidé ainsi, comme s’ils prenaient un malin plaisir à s’acharner sur Rowtag, mais en aucun cas il n’est responsable de tous ses maux. Touché, les larmes lui montent aux yeux en l’écoutant. La bouche entrouverte, sans qu’aucun mot ne parvienne à ses lèvres, il reste attentif à ses confessions. C’est la première fois qu’il se laisse autant aller. Il secoue la tête, puis l’enserre de ses bras, férocement. Ce qu’il a vécu est horrible, pénible à supporter. Il déteste cette femme pour lui avoir fait subir tant de sévices, pour l’avoir blessé. Les marques ne sont pas cicatrisées et un câlin ne résoudra rien. « Le mal, c’est elle Rowtag. C’est elle, pas toi. Toi, tu n’as rien fait. C’est elle la part d’ombre. Tu n’as fait que subir, que vivre des atrocités. Tu ne le méritais pas. Personne ne le mérite. Ce qu’elle a fait, c’est mal. » dit-il, la mâchoire serré, la voix laissant entrevoir toute la peine qu’il ressent pour lui. Teobaldo trouverait probablement les mots pour le soulager, bien plus forts que les siens, même s’il donne de sa personne, même s’il s’ouvre. « Viens à la maison quelque temps. » Le savoir seul chez lui, en proie à sa plus grande faiblesse qu’est l’alcool, l’inquiète. Il craint de le laisser avec ses démons, s’en voudrait s’il lui arrivait quelque chose, même s’il ne peut pas contrôler ses faits et gestes et c’est d’autant plus frustrant.


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Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Lun 22 Juil 2019 - 10:01 )
Les apparences sont souvent trompeuses et derrière cette vitrine tranquille que Rowtag exposait se cachait une arrière boutique plus sombre. La mascarade dure depuis l’adolescence, depuis l’arrivée dans ce pays qui a été le début de tout mais aussi la fin d’une vie en quelque sorte. Rowtag se souvient des cachets ronds et blancs qui dormaient dans la paume de sa main, qui lui susurraient le bien qu’ils lui feront s’il les gobe tous. Il pourrait dormir et ne jamais se réveiller : un nouveau jour ne commencerait pas et la douleur mettrait la clé sous la porte. Il y avait quelque chose d’alléchant dans cette idée, quelque chose de réconfortant dans ses somnifères qui pourraient le faire dormir pour un peu toujours. Rowtag ne sait pas trop si le courage est de les prendre ou bien de continuer : il ne sait toujours pas. Plusieurs fois, peut-être beaucoup trop de fois, Rowtag s’est retrouvé face à la glace de la salle de bain, la paume de la main ouverte avec les cachets lui promettant monts et merveilles. Parfois c’était Rosario qui le retenait, parfois c’était Demetrio, parfois c’était la vie puis souvent c’était tout cela en même temps, ne pouvant décidément pas faire ça à ses proches. Puis il y a eu Calliope et le chant des sirènes médicamenteux trouvèrent une fin parce que Calliope, en venant au monde, l’avait ancré sur terre, lui offrant une place qu’il pensait ne pas avoir. Qu’il pensait avoir perdu en perdant sa mère puis sa mère. Mais Calliope n’est plus là, le vide, ce néant nauséeux fait remonter de vieux appels et le chant des sirènes-cachets a repris son envoûtement. Pourtant, s’élève une voix plus forte qui vient balayer ce chant ensorcelant, une brise qui caresse les zones de guerre. La voix de Demetrio dont les mots deviennent colombes blanches, demandant la paix. Un instant, oh juste un instant. Un répit. Il écoute, Rowtag, il écoute les mots de Demetrio et s’y raccroche aussi fort que ses mains serrent celles de son ami. Il a peur de ce trou béant sous lui, à l’époque, il y avait Rosario et Calliope pour le rattraper, pour former un filet de sécurité sous lui mais plus maintenant. Demetrio devient ce filet de sécurité qui le retient, le dérobant au vide. Il le garde avec lui, l’éloigne des envies sombres. Les sanglots de l’alcoolique redoublent d’intensité alors que Demetrio énonce une autre vérité, à l’opposé de celle avec qui il a grandit. Le mal, c’est elle, pas toi. Ca résonne en lui comme un écho, il voudrait y croire, il voudrait que cela sonne juste mais le temps sera son allié pour cela, pour inverser les croyances. Mais ces mots que personne ne lui a dit, si ce n’est Père Del Toro, lui font du bien, apaise les démons, les braises ardentes. « Merci » Arrive-t-il enfin à prononcé, les sanglots lui rendant la parole. Il avait besoin d’entendre ces mots, qu’on lui dise que ce n’est pas de sa faute. Maintenant il faudrait qu’il y croit. « Merci d’être là avec moi » Et sa reconnaissance est grande, énorme. Tellement. Il pensait avoir tout perdu mais il lui reste une lumière qui brille fort pour lui … Pour lui. Cette amitié qui éclaire le chemin dans l’obscurité. « Je suis désolé » De lui infliger tout cela, ce moment pathétique où il n’est qu’une loque désespérée. Désolé pour toutes les fois où il a eu envie de s’en aller à coup de somnifères dans l’estomac.  Rowtag acquiesce à la proposition de son ami, pense que c’est une solution, une échelle pour pouvoir remonter mais se sent gêné d’imposer son mal être à son ami. « Merci pour cette proposition mais je ne veux pas te déranger, m’imposer avec toute cette mauvaise aura » Puis soudain, la crainte de laisser sa maison, son foyer le prend. « Puis … et si Calliope rentre, que je ne suis pas à la maison. Elle me trouvera pas » Et ca l’effraie que sa fille trouve une maison vide sur elle retrouve son chemin vers lui. Elle le cherchera et ce n’est pas à elle de le chercher mais à lui de la trouver. « Est-ce que je suis ridicule de croire qu’elle rentrera à la maison ? » Parce que c’est ce que Rosario lui fait ressentir, parce que c’est ce qu’il ressent dans le regard des gens.



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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le Dim 28 Juil 2019 - 16:41 )
D’un geste de la main, Demetrio balaye son remerciement qui le met mal à l’aise. Son comportement lui semble juste. Il se montre présent, lui tend la main sans se forcer ; c’est naturel, spontané. Le contraire serait anormal. Rowtag est bien plus qu’un meilleur ami à ses yeux. Il représente un frère de cœur qu’il a adopté et pour qu’il il serait capable de couper un bras s’il le fallait, alors impossible de lui tourner le dos à un moment de sa vie où il a le plus besoin de lui. D’un air gêné, l’italien acquiesce d’un signe de tête à son deuxième merci, espérant que ce signe d’acceptation le poussera à ne plus le lui redire, mais à présent que son ami est lancé, il ne s’arrête plus. Attentif, il l’écoute sans l’interrompre, ne comprend d’abord pas pourquoi il s’excuse, avant de lire la réponse dans ses yeux larmoyants. « Tu ne peux pas t’excuser d’être mal. » A qui il veut, sauf à lui. Ca veut dire quoi ? Qu’il s’excuse de craquer sous ses yeux ? De crier sa peine face à lui ? Et en même temps, qui d’autre que lui pour le comprendre ? Il aurait agi exactement de la même façon, dérangée par l’idée qu’on puisse l’avoir vu dans un état lamentable, qu’il se refuse à montrer à quiconque, préférant de loin qu’on puisse le voir comme l’homme fort que le PDG est. Le pouce appuyé sur son front, il fixe son ami lui parler de sa petite fille. Une excuse suffisante pour ne pas insister, bien qu’il aimerait qu’il ait tout le confort du monde dans sa villa, plutôt qu’ici où règne l’enfer. « Je reste ici chez toi cette nuit dans ce cas. » Et il a bien l’intention de remettre de l’ordre pendant qu’il dormira. Il a tellement d’alcool dans le sang que le sommeil ne mettra pas des heures avant de venir. « Non. » Son ton est affirmé, sûr de lui. Il ne trouve pas ça ridicule d’attendre sa gamine. Il l’aime plus que tout et tant qu’on n’aura pas la certitude que sa vie s’est envolée, il y aura toujours une part de lui qui pensera qu’elle est là, quelque part. Alors non, il ne trouve pas ça ridicule. « Je ne suis pas père… » Et il ne souhaite pas le devenir. Jamais. Trop de responsabilités, trop de craintes. Trop de choses pour lui confirmer qu’il ne serait pas un bon papa, ou qu’il s’inquiéterait bien trop pour le devenir. « Mais je suppose que si je l’étais, je me raccrocherai au même espoir que tu as aujourd’hui. » C’est humain. Quel parent n’espérerait plus voir son enfant revenir à la maison ? D’autant qu’il est difficile de faire son deuil sans preuve concrète. Demetrio ignore où elle se trouve, mais au fond de lui, espère qu’un jour, ils se retrouveront, que son ami pourra de nouveau la serrer contre lui. « Ceci dit. Elle n’aimerait pas te voir dans un tel état, avec toutes ces bouteilles autour de toi. » Ce n’est pas cette image qu’il souhaite lui donner, bien qu’il ait trouvé pour seul remède à sa souffrance, l’alcool. Et ça aide, il veut bien le croire, mais c’est momentané. C’est pour une courte période et le mal-être reprend de nouveau. C’est un cercle vicieux dans lequel il s’est enfermé. « Il faut que tu sois accompagné Rowtag. Et je ne te parle pas de moi, de tes proches qui sont là pour toi, constamment. Je te parle de ton addiction. » Mettre les deux pieds dans le plat, même si ça ne sert à rien d’en discuter maintenant. Demetrio soupire et s’approche de son ami pour le guider vers la chambre. « On en rediscutera demain. Maintenant, tu vas dormir. »


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Sujet: Re: Rowtag | Les bouteilles ont pris la place de ton cerveau ( le )
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