Revenir en haut
Aller en bas


 

- Drôle de coïncidence. (Angelo #1) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Roméo CoriglianiLa jeunesse dorée et éclatante
Roméo Corigliani
Voir le profil de l'utilisateur
Faceclaim : Cody Christian @sanae
Messages : 107 - Points : 128
Âge : 23 ans
Drôle de coïncidence. (Angelo #1) Empty
Sujet: Drôle de coïncidence. (Angelo #1) ( le Mar 5 Mar - 16:24 )
Le soleil brille haut dans le ciel prématurément en ce mois de mars. On se croirait au printemps. Plus je passais de temps en Italie et plus j’appréciais ce pays et cette culture. Même si je ne me retrouvais pas forcément dans cette attitude macho et un peu trop fier d ce qu’ils sont, mais dans l’ensemble j’y appréciais la vie. On semblait profiter davantage du soleil plutôt que de courir partout à la fois. Je n’ai pourtant pas l’intention de m’installer définitivement ici. En tout cas ce n’est pas dans mes projets. Je viens ici juste pour avoir cette fichue réponse, et que l’on tienne cette promesse. Je ne suis pas le genre de mec qui n’aime pas ne pas tenir ces promesses.  Certains disent que c’est de la folie de faire autant de kilomètres pour une simple réponse. Mais le fait est que tu ne m'as pas laissé le choix en fuyant sans un mot. Le pourquoi de cette fuite ne cesse de tourner dans ma tête, et je n’ai envie que d’une chose c’est d’avoir cette fichue réponse pour arrêter de ruminer cette histoire. Et si après tu as envie que je te laisse tranquille, alors je le ferais, je respecterais ton choix.

Il faisait presque trop chaud pour un début de mois de mars, et, à force de marcher, j’avais l’impression d'avoir des fourmis dans les jambes. Mais un café émigre au bout de la rue, comme un lieu salvateur. Je m’y dirige d’un pas plus entraînant. L’idée d’avaler un café me tente terriblement. Au bout de deux minutes, j’entre dans une salle bondée, le café à l’air d’avoir du succès. Je me dirige directement au comptoir pour commander un café long. Je pianote distraitement sur mon portable en attendant que l’on me serve un gobelet. Cela ne dure que quelques minutes. Je range mon portable avant de prendre entre mes mains le gobelet brûlant. Je salue le serveur avant de me retourner et de tomber sur une scène qui me semble surréaliste. J’avais du mal à croire que c’était bel et bien Angelo, assis sur la banquette du fond. J’aurais pu m’en réjouir, s’il n’était pas accompagné d’une jeune femme. Je fronce les sourcils, me laissant le doute. Mais, quand elle se lève et la scène à laquelle je fais face ensuite ne me laisse plus ce doute. J’ai l’impression d’entendre mon coeur se briser. Etrange, parce que je ne me considère même pas en relation avec lui. On avait échanger qu’un seul baiser après tout, pas de quoi ressentir maintenant ce coeur se serrer. Je n’ai même pas conscience que je suis resté figé en plein milieu du café jusqu’au moment où un client me demande abruptement de me pousser. Je bégaye une excuse avant de prendre la direction de la sortie, finalement je l’avais eu mon explication. Je serre les poings rageusement, en avalant d’une traite mon café, ne me souciant même pas de me brûler mon palais.


Travel the World
(c) princessecapricieuse
Revenir en haut Aller en bas
Angelo GhiottiLe vin est un puissant lubrifiant social
Angelo Ghiotti
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4259-angelo-le-soucis-d-une-vie-en- http://www.ciao-vecchio.com/t4272-angelo-dissimulation-de-realite#136139
Faceclaim : Sam Claflin - ava : chrysalis - gif : giphy - sign : astra.
Messages : 392 - Points : 153
Drôle de coïncidence. (Angelo #1) Giphy
Âge : 29 ans.
Métier : Producteur ; Infuenceur & Vlogueur
Drôle de coïncidence. (Angelo #1) Empty
Sujet: Re: Drôle de coïncidence. (Angelo #1) ( le Mer 27 Mar - 12:16 )




Drôle de coïncidence.
Romeo & Angelo
Aujourd’hui est un réveil difficile, comme l’annonce d’une journée compliquée. J’ai des douleurs dans le dos et je sais qu’elles ne disparaitront pas avant une bonne heure. C’est le temps que prend mes petites pilules pour faire effet. Dans les premiers temps, il m’est arrivé de les chronométrer, dans le simple but de constater combien de temps je devais perdre à attendre que cela passe. Mais j’ai remarqué que restait inactif ralentissait le processus d’apaisement. Alors j’ai décidé de me convaincre que la douleur était supportable avant qu’elle ne s’amenuise assez pour ne plus y penser. Actuellement, je m’y habitue vite puisque je suis en phase de chimiothérapie. Chaque matin, dans le miroir, je scrute le moindre changement physique. Ma hantise est de sentir une touffe de la chevelure me rester dans les mains. Pour le moment, pas de problème de ce côté-là. Mais j’ai plusieurs fois envisager de me débarrasser de cette peur en me rasant le crâne. Un geste qui me démasquera sans doute aux yeux du monde, mais c’est certainement quelque chose d’inévitable. Je ne fais que repousser l’échéance.

Avant mon passage à l’hôpital, j’ai décidé d’arpenter les rues du centre de Naples et de profiter de ce soleil généreux. Le quartier est animé, les gens sortent pour sentir la caresse du printemps sur leur peau. Ils se déplacent lentement, sans stress jusqu’à leur point de rendez-vous. Comme beaucoup d’entre eux, nous avons choisi un café dans lequel s’octroyer l’un de leurs délicieux nectars. Je commence à être habitué par tous ces établissements, profitant de cette pause sur ma carrière pour goûter aux petits plaisirs de la vie. J’aime changer de lieu, découvrir, tester. J’ai toujours aimé ça et en ait fait mon métier. Mais j’ai toujours vu gros alors que certaines choses insignifiantes sont tout aussi agréable à vivre. Être chez soi et écouter les vagues caresser le sable de la plage, aller chercher son courrier et être bercer par le chant d’un oiseau, Marcher en ville et sentir le regard souriant d’un enfant se poser sur nous. Je vivais ces choses dans mes voyages. Je les appréciais comme l’objet unique d’une culture différente. Mais les hommes, qu’importe où ils se trouvent, ont des similarités, et j’avais des œillères, en imaginant que le bon se trouvaient ailleurs que chez moi.

Pourtant, ce café est délicieux. Nous profitons de cet instant pour parler de notre journée, de ce qu’elle implique, de ce qui nous est prévu, chacun de notre côté. Mia ne tarde d’ailleurs pas à filer pour son rendez-vous. Moi, je reste ici, avec l’idée de faire du lèche vitrine par la suite. Depuis l’annonce de ma maladie, je vois la vie différemment. C’est étrange d’ailleurs. Ceux qui ont une vie de routine espèrent des voyages, des aventures avant l’échéance. Moi, je rêve de la simplicité d’une routine, vivre les choses que tout le monde vit. Drôle de paradoxe. Alors qu’elle s’en va, je bois quelques gorgées de mon café et en suivant son départ du regard, mon attention est happée par un jeune homme au comptoir. Il semble s’en aller, mais même de dos, j’ai l’impression de voir un fantôme. Sa carrure, sa coiffure, son style vestimentaire. Dans de petits détails, j’ai cette sensation étrange qu’il est le sujet de mes incertitudes. Comme happé par un désir inconnu, je me lève de ma chaise, ce qui m’arrache une vive douleur, et dépose un billet sur la table. Je me lance doucement à sa poursuite. J’ai la sensation de faire l’inverse de ce que j’avais prévu. Je cours vers l’envie, alors que je l’ai pourtant fui pour des raisons qui me semblaient évidente. Je le repère facilement, comme attiré par la curiosité. Je le rattrape, observant chaque partie de son corps qu’il accepte de me montrer de dos. Et, je ne sais pas s’il s’agit d’un élan d’espoir ou de folie, mais j’ose l’interpeller : « Romeo ? » Je n’ose rien dire de plus. J’imagine même que cet homme se retournera pour me montrer son visage inconnu. En serai-je soulagé ou déçu ? Qu’est-ce que j’espère au juste ?
Ⓒ djoan


Beautiful Life
You can't quit until you try. You can't live until you die. You can't learn to tell the truth until you learn to lie. - Sixx:A.M.

Revenir en haut Aller en bas
Roméo CoriglianiLa jeunesse dorée et éclatante
Roméo Corigliani
Voir le profil de l'utilisateur
Faceclaim : Cody Christian @sanae
Messages : 107 - Points : 128
Âge : 23 ans
Drôle de coïncidence. (Angelo #1) Empty
Sujet: Re: Drôle de coïncidence. (Angelo #1) ( le Lun 1 Avr - 15:50 )
Je savourais cette sensation de solitude alors que je voyais sans cesse du monde. Je mettais ma vie entre parenthèse. Parce que j’avais bien l’intention de retourner en Amérique ensuite. Je n’avais pas prévu de m’éterniser ici. J’avais parfaitement compris le message de ta fuite aussi loin. Je voulais simplement entendre de vive voix tes explications. C’était la raison de mon entêtement. Tu m’as en quelque sorte forcé à main en fuyant, ne me laissant même pas mon mot à dire. Ce baiser, il n’y a pas que moi qui l’ai donné. Je méritais donc ces fichues explications. C’est donc pour cette raison que j’ai débarqué en Italie. Je préférais ignorer la véritable raison qui me menait ici, limite me mentir à moi-même. Je ne voulais pas chercher à comprendre d’où me venait ce besoin irrépressible d’avoir une explication à ce baiser. D’ailleurs était-il censé en avoir une, finalement ? C’était peut-être moi qui voulait cher une explication là où il n’y en a pas.

Je devais amplement arrêter de réfléchir, et surtout de tourner en rond dans cette ville. À croire que j’aimais me faire souffrir pour rien. Au lieu de me morfondre sur mon sort, j’avais décidé, enfin, de profiter de mon temps ici pour visiter la ville, voire le pays. Ça ne pourrait qu’agrémenter mon site et mon instagram. Je comprenais pourquoi beaucoup de monde appréciait l’Italie. La chaleur, la mentalité y étaient pour beaucoup. J’appréciais la nonchalance qui y régnait, personne ne courait sans cesse après le temps, j’avais enfin l’impression d’avoir le droit de prendre mon temps. Mais à chaque fois mes pensées dérivaient sur la seule et même personne : Angelo. Ca avait tendance à m’agacer au plus haut point, de ne pas pouvoir me défaire de tout ça. D’avoir le coeur qui manque un battement à chaque fois que je repense à ce fichu baiser. Qu’est-ce qu’il m’a pris de suivre mon fichu instinct ce jour-là ? Franchement ça ne m’a pas du tout réussi. Quand on dit qu’il faut réfléchir à deux fois avant d’entreprendre la moindre action, ce n’est pas si idiot que ça. Ca éviterait peut-être ce goût amer qui me reste dans la bouche quand j’y repense. Ce mélange de sentiment n’est franchement pas un bon cocktail.

J’ai besoin d’un café, d’énergie. De me changer l’idée avec de l’or noir. J’étais un peu trop accro à la caféine, comme beaucoup de monde, mais je n’avais aucune envie d’y remédier. De plus je préférais les cafés ailleurs que chez moi. Je ne savais pas le faire, il était tout bonnement imbuvable, je ne cherchais même plus à comprendre ce que je ratais à chaque fois. Je profitais donc plus souvent des cafés et salon de thé. Au moins personne ne ratait le café. Je n’avais encore jamais mis les pieds dans ce café, raison plus de le tenter alors. Il y a du monde au comptoir, mais heureusement la file avance assez rapidement. Je commande mon café et m’apprête à ressortir quand j’aperçois ta silhouette. Si les premières secondes j’ai l’impression que mon coeur veut s’échapper de ma cage thoracique tellement l’émotion de te revoir me prend aux tripes, les secondes suivantes sont une vraie désillusion. Je n’avais pas remarqué la silhouette féminine à tes côtés jusqu’au moment où elle se penche vers toi pour t’embrasser sur la joue. Je manque presque d’écraser mon gobelet entre mes doigts face à cette scène. Ça ne pouvait pas être plus clair. J’avais enfin les explications que j’attendais depuis le temps. Une fois la surprise passée, je décide de sortir le plus rapidement possible pour fuir cette douleur qui m’étreint, cette douleur que je ne comprenais pas. Ce n’est pas comme si j’avais espéré quelque chose entre nous. J’avais viré à droite à la sortie du café, je ne sais même pas où j’allais. Je voulais simplement partir loin. Contenir cette douleur qui me faisait monter les larmes aux yeux. Mais ta voix retentit dans mon dos. Je me fige, hésitant encore à me retourner ou à accélérer le pas pour te semer. Mais je ne voulais pas passer pour un lâche. « Angelo. » Ma voix est froide, presque cassante. Je croise les bras, tout mon corps était sur la défensive.


Travel the World
(c) princessecapricieuse
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Drôle de coïncidence. (Angelo #1) Empty
Sujet: Re: Drôle de coïncidence. (Angelo #1) ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Drôle de coïncidence. (Angelo #1) -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut