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- Belle-maman, me voilà I Erio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Lana Giaccomo
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Sujet: Belle-maman, me voilà I Erio ( le Ven 8 Mar - 19:14 )
Une tenue avec une touche d’orange, pas trop décolleté, une croix, le bénédicité et le jeu de go. Telle est la liste qui obsède Lana depuis le début de la semaine, au fur et à mesure que la rencontre avec sa belle-mère approche. Il faut dire que l’Italienne a bien fait ses devoirs : dès le lendemain de l’annonce d’Erio, Lana avait fait le tour des boutiques pour trouver quelque chose d’orange qui pourrait convenir à cette journée particulière. Avec beaucoup de difficulté, elle avait fini par craquer sur une petite veste qui ne dénoterait pas du style qu’elle a en tête pour rencontrer Madame Mazzei. A cette sortie shopping s’était ajouté tout un tas de recherches sur « comment faire un bénédicité » et « les règles du jeu de go » sur internet qui n’ont absolument plus de secret pour elle. Alors aujourd’hui, en toute logique, Lana devrait se sentir prête. En vérité, elle se sent plutôt terriblement angoissée. « Girls, just wanna have fuuuuuun. » Alors pour se détendre, l’Italienne chante – hurle ? – sous sa douche au son de sa playlist des années 80, idéale pour l’aider à se canaliser. Elle profite de l’appartement seule pour se préparer tranquillement à sa demande, sachant que la présence d’Erio aurait tendance à la rendre encore plus électrique. Pour aujourd’hui, Lana a décidé de ne rien laisser au hasard pour cette journée qu’elle espère parfaite alors après un long moment passé dans la salle de bain à se sécher les cheveux et à très légèrement se maquiller, Lana finit par enfiler la tenue qui, elle espère, fera bonne impression. A cela, elle ajoute une croix en or qui appartenait à son arrière grand-mère et que sa mère lui a généreusement prêté, ainsi qu’un serre-tête de la même couleur que sa veste dans ses cheveux. Ses deux petits détails ne sont pas suffisamment voyants pour la transformer en grenouille de bénitier mais suffisant pour lui donner le petit look sage qu’elle veut et qui devrait plaire à la mère d’Erio qui devrait être bien apprêtée, comme à son habitude.

« Ca va le faire, Lana, ça va le faire. Tu vas lui plaire, hein, t’es une fille super après tout, non ? Une fille super. » Berlioz lance un regard interloqué à sa maîtresse alors qu’il la regarde faire son petit discours d’encouragement face à la glace. Il y a des fois où Lana se dit que, s’il pourrait parler, elle saurait d’avance tout ce qu’il a à lui dire. « Oui, je suis complètement folle, je sais. »  L’Italienne se penche alors pour une dernière caresse avant de prendre son manteau et de sortir de l’appartement. C’est la boule au ventre qu’elle se rend au rendez-vous fixé avec son petit-ami, non sans avoir préalablement fait une halte chez le fleuriste pour offrir un bouquet à la mère du policier. En espérant qu’elle ne soit pas allergique aux fleurs, ce serait bien sa vaine. « Salut. » C’est presque soulagé qu’elle voit la silhouette d’Erio se dessiner au coin d’une rue alors qu’elle accoure vers lui, en quête d’un soutien. C’est presque étrange mais elle se sent comme une lycéenne qui se rend à son premier rendez-vous. « Alors qu’est-ce que t’en penses ? » Sans même prendre la peine de l’embrasser, Lana ouvre en grand son manteau d’hiver, attirant des regards interrogateurs des passants. « Elle va aimer, tu crois ? C’est pas trop… trop ? Et le bouquet ? Elle aime les fleurs ? J’t’en prie, dis-moi qu’elle aime les fleurs. » Lana ou le moulin à paroles en pleine action. Le stress lui fait toujours ce drôle d’effet.


Erio & Lana


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Erio Mazzei
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Sujet: Re: Belle-maman, me voilà I Erio ( le Sam 9 Mar - 19:10 )
« J’ai préparé l’Irish Stew. » Dans sa voix, Erio sent son angoisse. Ca fait longtemps qu’il n’a pas vu sa mère comme ça, à stresser, à remettre en question un plat qu’elle maîtrise à la perfection et qu’elle faisait régulièrement, lorsqu’il était gamin. Ils avaient droit au ragoût irlandais une fois dans la semaine. Le dimanche, plus particulièrement. C’était comme un rituel. Elle avait besoin d’amener sa culture avec elle, faire découvrir aux deux hommes partageant sa vie, son pays, ses racines. Aujourd’hui, Erio se sent autant irlandais qu’italien et c’est grâce à elle. « C’est parfait. » dit-il, distraitement, en poussant la porte du commissariat en compagnie de Dario qui l’observe du coin de l’œil, amusé par la discussion qu’il suit de loin. Ca fait dix minutes qu’elle lui tient la grappe au téléphone. Dix minutes qu’il l’écoute lui parler de la préparation. Il sait que la maison est propre, que le jardin est tondu, que les poubelles sont sorties, les vitres sans aucune trace de doigts et il connait même la tenue de sa mère ! Ce n’était pas parce qu’elle souhaitait partager avec lui ce qu’elle avait enfilé, mais parce qu’elle s’est offusquée d’avoir froissé sa robe à force de la malmener. « Ton amie aime l’agneau ? » Il soupire, en sortant une cigarette qu’il coince entre ses dents, puis tend le paquet à Dario qui s’en autorise une également. « Lana est végétarienne. J’te l’ai déjà dit. » Son collègue lui donne une tape à l’épaule et comme unique réponse, Erio affiche un large sourire en montrant toutes ses dents. S’en suit un long silence, avant qu’elle ne se rende compte de la supercherie de son fils. « Erio ! » le gronde-t-elle. « Je plaisantais, maman, je plaisantais. L’agneau, c’est très bien. » dit-il, en roulant des yeux. « J’vais prendre la route, là… T’as encore un truc à m’dire ou t’as fini ? » Elle semble réfléchir, tandis qu’il souffle la fumée de sa clope. C’est probablement la dernière fois qu’il aura l’occasion de fumer, avant demain matin, alors il en profite. Sa mère n’aime pas qu’il fume et Lana non plus, alors il continue, mais quand elles ne sont pas là, tout en sachant très bien qu’elles le grilleront avec l’odeur sur ses fringues. Et il s’en fiche bien. « Je ne savais pas s’il fallait que je prenne du vin, ou… » Erio baisse la tête, tire sur un gravier, mal à l’aise. « J’ai opté pour de l’eau… Je sais qu’un bon repas s’accompagne généralement d’une bonne bouteille, mais… » « Tu as eu raison. De l’eau, c’est très bien. De toute façon, Lana ne tient pas l’alcool. Un verre suffit à la faire tituber. » « Erio… » souffle-t-elle, dans un sourire qu’il entend. « Tu exagères, ne parle pas de ta petite amie comme ça ! » Mais elle reprend en le grondant une nouvelle fois. « A tout à l’heure. » Elle raccroche, sans lui laisser le temps de répondre et Erio en fait de même. « Elle a l’air paniqué. » « Elle l’est. C’est la première fois. Elle a juste envie que Lana se sente à l’aise. » « Et toi, tu ne l’es pas ? » Il hausse les épaules, puis secoue la tête. Il l’était, il y a encore quelques jours, mais après avoir eu sa mère au téléphone, il sait que tout se passera bien. Elle est sobre, se trouve dans un bon jour. « Menteur. » Erio part à rire, puis écrase sa cigarette. Oui, c’est vrai, il est un peu inquiet. Il va présenter sa copine à sa mère, ce n’est pas anodin. « Bon allez. J’file. Si j’fais poireauter Lana, elle va faire une syncope elle aussi. » lâche-t-il, en s’approchant de son véhicule dans lequel il s’engouffre pour enfin prendre la route vers Soccavo.

Quartier de son enfance qui se dessine sous ses yeux, dans lequel il a autant de bons souvenirs que de mauvais. Leur présence n’a pas toujours été désirée, mais sa mère se sentait légitime, à sa place et n’a jamais voulu s’en éloigner. Déménager, faire sa vie ailleurs ? Non. C’était à ses voisins et ses fréquentations de faire la part des choses… Et c’était difficile. Après s’être garé, il sort son téléphone pour informer de son arrivée à Lana, mais n’a pas le temps d’écrire plus de deux mots qu’au détour d’une rue, il la voit se presser à sa rencontre. « Salut. » Il la détaille de haut en bas, tique un instant sur cette veste orange, avant de se rappeler de sa blague. Et ça l’amuse de voir qu’elle a tout pris au pied de la lettre, que ce n’est pas passé dans l’oreille d’une sourde. Mais ce qui attire son attention, ce n’est pas sa tenue impeccable, qui la rend tout aussi attirante… « Ce serre-tête, ça fait très… » Il grimace. « Heureusement que c’est que pour plaire à ma mère, hein, parce que franchement, ça fait tellement coincé. » Une petite fille sage. Il observe le bouquet sous toutes les coutures. « Elle aime bien ça, mais retire une quand même. Il y en a treize. J’sais qu’en Italie, ça porte chance, mais en Irlande, c’est pas trop le cas. Tu veux qu’elle le prenne mal ? » Il en profite, sait que ce qu’il fait, ce n’est pas bien, mais ça l’amuse, lui. « T’as pris la boîte de chocolats ? Je t’ai laissé un message sur la table ce matin, tu l’as vu ? » Non, elle ne peut pas l’avoir vu, puisqu’il n’a rien écrit. Rien du tout.


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Sujet: Re: Belle-maman, me voilà I Erio ( le Sam 9 Mar - 19:41 )
Aujourd’hui, rien ne doit être laissé au hasard, tout doit être absolument parfait. Tel est le crédo que Lana s’est fixé pour cette rencontre qui lui tient à cœur et pour laquelle elle se met énormément de pression. D’ordinaire, Erio serait plutôt du genre à se moquer d’elle, faire en sorte de lui faire redescendre la pression mais pour cette occasion il semble prendre les choses tout autant à cœur si elle en juge les conseils qui lui a donné. Alors, forcément, la première chose que Lana fait en le voyant c’est lui demander son aval sur la tenue qu’elle a concocté spécialement pour l’occasion. Ca s’éloigne clairement de son style habituel, plus terre à terre, mais Lana a conscience que c’est la première impression qui compte, malgré ce que l’on peut bien dire. « Oui quoi ? » Le stress fait donc un bond en elle lorsqu’elle voit Erio hésiter en la regardant et même, pire, faire une grimace. Qu’est-ce qui peut bien clocher dans ce qu’elle porte ? Elle n’a pas choisi la bonne tonalité d’orange, c’est ça ? Bon sang, elle savait bien qu’elle aurait plutôt dû choisir la petite robe qu’elle avait essayé dans le deuxième magasin… « Oh. Ok. » Soupir de soulagement chez l’Italienne. « C’est parfait, parce que c’est bien le but. C’est toi qui a insisté sur le fait que ta mère est toujours tirée à quatre épingles, je te signale ! » Et le serre-tête, c’est la meilleure option que Lana a trouvé pour paraître distinguée sans ressembler pour autant à une femme de plus de cinquante ans. Elle a la sensation que les bijoux clinquants ou la fausse fourrure aurait été too much. Bien qu’elle ait envisagée cette solution, pour être honnête. « Et en plus il est orange, ce serre-tête ! T’as vu, j’ai bien noté. » Lana lui désigne alors l’accessoire du doigt avec un sourire fier de premier de la classe pour bien lui rappeler qu’elle a fait ses devoirs au pied de la lettre. Aujourd’hui, point de place au second degré ou aux blagues vaseuses qu’elle aurait pu lui faire en ordre général en lui susurrant à l’oreille que la petite fille sage n’aurait point de mal à s’encanailler plus tard avec le policier. Non, point de tout ça et du sérieux uniquement. Fort heureusement, Erio se montre une nouvelle fois de bon conseil et lui évite un nouvel impair. « Oh non, je savais pas. J’aurais dû étudier les coutumes en Irlande aussi, bon sang pourquoi je n’y ai pas pensé, je suis cruche mais cruche ! » Boudeuse, Lana tape du pied à la manière d’une enfant, comme elle a le don de le faire parfois. Un peu plus et elle ne rechignerait pas à se taper la tête contre un mur car, non, loin d’elle l’envie que sa gentille attention soit mal prise par sa belle-mère. Tout ce qu’elle souhaite, c’est lui faire plaisir, c’est tout mais il semble que, là encore, la jeune femme ait commis une erreur. « Quel mot ? Quelle boîte de chocolat ? » Sa voix s’effondre quelque peu, alors que l’angoisse n’est plus si loin de lui créer quelques sanglots. C’est une réaction excessive, comme toujours, mais il n’y a là rien d’inhabituel à ça quand on se nomme Lana Giaccomo. Avec elle, tout peut virer au délire le plus total comme à un terrible drame en quelques secondes. « J’ai rien vu, j’t’assure. Bon sang, je savais que j’allais faire une bêtise. Merde ! » Langage fleuri qui ne sort pas habituelle d’une bouche aussi délicate que la sienne mais qui est bien la preuve de son état vacillant, à la limite d’une angoisse incontrôlable. « Ca va le faire quand même si j’ai oublié, hein ? » En quête d’un soutien, Lana saisit une des mains d’Erio dans la sienne. « On y va ? » Dit-elle, plus dépitée à présent qu’excitée. Mais autant se lancer parce que là, quelques minutes de plus à attendre et elle ne réponds plus d’elle-même.


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Sujet: Re: Belle-maman, me voilà I Erio ( le Dim 10 Mar - 18:33 )
Ah oui. C’est vrai… Il a dit ça aussi. Lorsqu’elle la rencontrera, Lana se rendra compte que sa mère est une belle femme, à la chevelure blonde, dans un style simple. Un rien l’habille. Gamin, il s’amusait à l’observer pendant qu’elle se perdait dans son armoire, cherchant de quoi se vêtir. Parfois, prise d’indécision, il lui arrivait de lui demander conseil et d’autres fois, elle avait l’assurance de prendre ce qui lui tombait sous la main. Des couleurs qui ne s’accordaient pas forcément, mais qu’elle savait mettre en valeur avec divers accessoires. Elle n’a rien de très strict. Noreen a, au contraire, un visage très doux. Ses traits sévères se dessinent uniquement lorsqu’elle est contrariée, mécontente, ou lorsqu’elle reprend Erio – ce qui arrive très souvent –, mais ce n’est pas ce qui la définit. Plutôt l’étincelle inexistante dans le fond de ses yeux. Un voile y passe souvent et dans ces moments, il sait à quoi elle pense ; à lui et sa vie d’avant. « Ouais, on remarque que ça ! » la taquine-t-il. Au fond, il est touché par toutes ces petites attentions. Lana a pris au sérieux ses recommandations, dans le but de plaire à cette femme qu’elle n’a encore jamais vue, mais qui semble être assez importante pour qu’elle se mette la pression. Et lui, il en rajoute, sans aucune once de culpabilité, plutôt amusé par le comportement de sa petite amie. « Hé, c’est bon, on t’a pas non plus d’mandé d’apprendre le gaélique. » Erio fait un pas en arrière et éclate de rire en la voyant taper du pied. C’est un geste récurrent lorsqu’elle boude et s’il est habitué, ça le fait toujours autant rire. Il se mord la lèvre, retrouvant son sérieux qu’il peine à garder et un sourire qui est difficile à dissimuler, mais il se contient en voyant son inquiétude. Attendri, l’italien encercle ses épaules d’un bras et l’incite à marcher. « Ca va être dur. C’est presque rédhibitoire, là, t’as presque le droit à un carton rouge. » Amusé, il embrasse sa tempe, appuie son index sous son menton pour capturer ses lèvres. « Mais ouais, c’est bon. On n’peut pas être parfaite dès la première fois. » C’est nul, il le sait, mais c’est tellement facile. Néanmoins, voyant qu’elle est proche du malaise, il ajoute : « T’es géniale. » Elle n’en a pas conscience, mais à l’instant T, Erio a trouvé une nouvelle raison de tomber amoureux d’elle. Il est certain que sa mère l’appréciera, qu’elle devinera ce qui l’a poussé à se lancer pour la première fois. Lana est différente des femmes qu’il avait l’habitude de côtoyer. C’est une Reine. Personne ne lui arrive à la cheville. S’il y a bien quelqu’un avec qui il arrive à se projeter, c’est elle. Le chemin qu’ils ont parcouru depuis leur premier contact est énorme.

Arrivé non loin de la maison, Erio s’arrête, pose ses deux mains sur les épaules de Lana et embrasse tendrement son front. Geste affectueux pour lui donner le courage nécessaire, avant de pousser le portail. Il donne deux coups à la porte qu’il ouvre. « Je suis dans la cuisine, mettez-vous à l’aise ! » Aussitôt, il retire sa veste qu’il place sur le porte-manteau et guide Lana dans le salon. La table est dressée, joliment décorée d’un vase avec une fleur dedans. Il s’apprête à la retirer pour laisser place au bouquet de Lana, lorsque Noreen pénètre dans la pièce avec un large sourire sur le visage. Son regard se pose instantanément sur la brune à ses côtés, qu’elle détaille de haut en bas, réalisant enfin que son fils s’est casé, qu’il a cessé d’être volage. Et si elle n’a jamais vu celles qu’il côtoyait, elle savait pertinemment qu’il reluquait discrètement des filles, qui, selon elle, étaient plus faites pour une nuit que pour la vie. « C’est vraiment ta petite amie ? Pas l’une de tes supercheries ? » Elle est tellement habituée à ce qu’il la fasse tourner en bourrique que c’est la première réaction qu’elle a et ça l’amuse. « J’te présente Lana. Et jusqu’à preuve du contraire, c’est ma nana ouais. » Du coin de l’œil, il la dévisage et reprend, taquin : « Bon elle paraît coincée comme ça, hein… Mais en fait… » « Erio, enfin ! Je t’ai dit quoi, au téléphone. » Il part à rire, tandis que Noreen s’approche de Lana en retirant son tablier qu’elle pose sur le dossier du canapé. Emue, elle pose ses deux mains sur le visage de ce qu’elle considère déjà comme étant sa belle-fille. Elle est bien plus tactile qu’il ne l’est. Ca dure quelques secondes à peine. « Je me demandais quand est-ce qu’il allait enfin se décider à me ramener quelqu’un à la maison. » Et ça la soulage. Il le sent, le voit. « Ce n’était pas gagné. Il est si ronchon ! » Si peu sérieux. Mais c’est son fils, un sacré engin qu’elle aime par-dessus tout. « Appelle-moi Noreen. Tu es la bienvenue ici, Lana. » dit-elle, avec sincérité et de l’émotion au fond de sa voix.


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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Belle-maman, me voilà I Erio ( le Dim 10 Mar - 22:33 )

Non, c’est vrai qu’il ne lui a pas non plus demander d’apprendre le gaélique mais l’idée traverse l’esprit de Lana l’espace d’un instant, au point qu’elle se demande si elle ne pourrait pas se renseigner à la va-vite sur son téléphone portable. C’est trop, comme toujours, et c’est sans doute ce qui la pousse à taire ses idées farfelues alors qu’elle fronce les sourcils, mécontente de voir son petit-ami rire aux éclats. Il est là, complètement décontracté alors qu’elle, elle est à deux doigts de se liquéfier sur place. « Ce n’est pas drôle, Erio. C’est sérieux, là. » Très sérieux pour elle qui met un point d’honneur à obtenir les bonnes grâces de sa belle-mère. Fort heureusement, Erio semble comprendre le message et se reprend très vite, chose qu’elle apprécie. Elle ne rechigne pas face à la marque de tendresse qu’il lui offre, se lovant contre lui tout en se dirigeant vers la destination finale. En espérant que cette après-midi ne soit pas similaire au film d’horreur du même nom. « J’lui ferais livré la boîte de chocolat, s’il faut, tu sais. » Histoire de se rattraper sur cet impair qu’elle prend une nouvelle fois trop à cœur. Parce que contrairement à ce que lui dit Erio, Lana aurait voulu être parfaite, elle. Parce qu’Erio lui donne envie de se surpasser et d’être à la hauteur de ses attentes et de celles de sa mère qui doivent être élevé. Après tout, c’est son fils chéri. Lana, elle, a pu l’expérimenter avec son Papa qui n’a pas toujours été tendre avec Erio au début. « Ouais, ouais, tu parles. » Boudeuse, Lana ne croit qu’à moitié au compliment de son petit-ami, destiné plus à lui remonter le moral qu’autre chose. Une fille géniale… Une fille géniale qui n’a pas été foutu de trouver un fichu mot, ouais.

Mais l’heure n’est plus aux tergiversations mais bel et bien à l’action. Après une énième marque de soutien d’Erio, c’est le cœur à cent à l’heure que Lana passe la porte de la maison familiale. La voix de la mère d’Erio résonne rapidement au loin et soulage instantanément Lana. Elle a l’air douce, gentille… Très loin des pires scénarios qu’elle s’était imaginée ces derniers jours, plus à cause du stress qui la ronge qu’autre chose. Curieuse, l’Italienne arpente la maison en regardant de tous les côtés, s’imprégnant de l’atmosphère dans laquelle Erio a grandi pendant son enfance. Elle a conscience qu’il lui ouvre là un pan important de sa vie et Lana décide de ne pas en louper une miette avant que son regard ne se concentre finalement sur la mère d’Erio qui entre dans la pièce. Elle est belle. D’une beauté marquée cependant, avec un visage à la fois doux et terriblement triste, témoignant certainement des épreuves du passé. Souriant timidement, Lana la regarde l’observer sous toutes les coutures alors qu’elle ne bouge pas d’un centimètre, figée devant l’enjeu. L’Italienne remarque cependant tout de suite la simplicité qui se dégage de cette femme tant dans sa manière de parler que dans sa tenue, contrairement à ce qu’Erio a bien pu lui raconter. Elle se demande finalement si elle n’a pas pris ses conseils un peu trop au pied de la lettre. « Oui, je suis bien sa petite-amie, Madame, je vous assure. » Pas de plaisanterie là-dessus. Quoi qu’Erio ne peut pas s’empêcher d’en faire une l’instant d’après, amenant Lana à piquer un fard des plus impressionnants. A-t-il sous-entendu ce qu’elle a compris qu’il voulait sous-entendre ? Lâchant un regard noir à son petit-ami pour la première fois de la journée, l’Italienne est finalement sauvée par le gong par sa belle-mère qui prend sa défense, ce qui ne l’empêche pas pour autant de s’entortiller nerveusement les doigts les uns avec les autres, souhaitant s’enfoncer dans le sol si elle le pouvait. Mais il lui faut faire bonne figure alors que cette dernière se place face à elle et pose ses mains sur sa joue. Circonspecte, Lana lâche un nouveau petit sourire timide devant le contentement de sa belle-mère, sourire qui s’agrandit à sa blague sur Erio. « Alors ça, ne m’en parlez-pas ! » Un peu de connivence entre filles ne fera pas de mal. Et puis il est vrai qu’Erio n’a pas un caractère facile. Mais elle non plus. « Très bien Madame. » Lana grimace devant son empressement puis se rattrape. « Noreen. » Ca lui fait tout drôle. Jamais elle n’a appelé ses belles-mères successives par leur prénom où en tout cas pas aussi vite. Il faut croire que tout est réunit pour qu’elle se sente à l’aise. « En tout cas, je suis ravie de vous rencontrer. Vraiment. Erio m’a beaucoup parlé de vous. » Peut-être pas beaucoup au sens classique mais beaucoup quand il s’agit d’Erio, c’est certain. Le policier n’est pas simple à se confier. « Je vous ai apporté ce bouquet de fleur, tenez. » Dit-elle, en lui tendant son présent. « Et il n’y en a pas treize, hein, vous pouvez compter ! » Ajoute-t-elle, presque fière d’elle alors qu’elle croit marqué des points. Consciemment, elle évite d’évoquer l’oubli de la boîte de chocolat. « Ca sent très bon, en tout cas. Je suis sûre qu’on va se régaler. » Et il ne s’agit pas là d’un faux compliment. De la salle à manger, Lana arrive à sentir distinctement l’odeur de la cuisine. « Ca nous changera de la cuisine de ma mère, hein. » Dit-elle, dans un petit sourire qui sonne presque faux, alors qu’elle lance un petit coup de coude à Erio. Malgré l’apparence, le stress est toujours là. « Oh et si vous le souhaitez, on pourra jouer au jeu de go après le repas. J’ai appris spécialement pour vous. » Est-ce un faux pas que de lui dévoiler sa préparation minutieuse pour ce rendez-vous ? Peut-être bien mais ça lui a échappé spontanément. Comme d’habitude, Lana ne sait pas vraiment mentir.


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Sujet: Re: Belle-maman, me voilà I Erio ( le Lun 11 Mar - 22:58 )
« J’suis pas ronchon, bordel. » grogne-t-il, en soupirant. Si, il l’est. Et il le sait, mais c’est pour le plaisir de râler et de contredire les femmes qui sont face à lui, parce qu’il sent qu’il aura besoin de sa répartie et d’être constamment sur la défensive lorsqu’il se prendra des remarques comme celle-ci en pleine figure. Il est habitué, n’est pas choqué, mais se vexe si facilement qu’il ne peut s’empêcher de rebondir lorsqu’on met en avant ses défauts. Et il s’accepte tel qu’il est et s’il essaie parfois de se remettre en question – pas toujours très glorieux – le policier ne changerait pour rien au monde, même pour ceux qui sont plus sensibles à son caractère de cochon. Il n’est pas fait pour être avec des gens qui sont trop facilement blessés par sa façon d’être. Alors que Noreen semble ravie du bouquet, elle affiche un air décontenancé face à la remarque sur le chiffre treize. Erio se mord la lèvre, détourne les yeux pour ne pas en rire, mais ne peut contenir plus longtemps un sourire, à la fois attendri et amusé. « Tu sais Lana, si dans certaines cultures, le chiffre treize porte malheur, ici, c’est tout le contraire. » Il va se faire griller, voilà. Elle saisit le bouquet, l’en remercie aussitôt, tandis qu’Erio saisit Lana par les épaules pour la ramener vers lui. Pas certain qu’elle lui rende son étreinte en s’apercevant de la supercherie. Elle s’est fait du sang d’encre pour rien, par sa faute. « Ca m’a également étonné lorsque j’ai mis les pieds en Italie. » Elle porte les fleurs jusqu’à son nez, respire l’odeur qu’elle dégage et souffle : « C’est une très jolie attention, merci. » D’un signe de tête, l’italien désigne son unique fleur dans le vase, s’apprête à lui dire de la virer, mais se ravise finalement en la voyant sortir un nouveau vase dans un meuble. « Sa mère est sympa, mais je la soupçonne de vouloir m’tuer à chaque fois qu’elle prépare des plats. C’est une cata. J’l’adore hein. » se reprend-il, en tournant la tête vers sa petite amie, histoire qu’elle ne lui tombe pas dessus une nouvelle fois. « Mais franchement. J’me passerai bien de cette attention sympa, tu vois. » « Tu exagères, Erio. Ca part certainement d’une bonne intention et ce ne doit pas être si terrible que tu le dis. » « Ca se voit que tu bouffes pas ses lasagnes ! » Il est sans filtre. Il sait qu’il a la fille de Delia à ses côtés, mais il n’est pas là pour faire dans la dentelle, ni mentir pour faire plaisir aux gens. C’est généralement ce qui plaît ou déplaît. Il est comme ça. C’est notamment pour cette raison que les parents ne l’aiment pas trop. Il a rencontré qu’un père d’une de ses aventures, par hasard, parce que ce dernier ne supportait pas la relation de libertinage, l’influence qu’il avait sur sa fille, mais c’est suffisant pour assurer qu’il n’est pas un garçon qui peut être apprécié par des parents. Et il s’en est toujours foutu… Jusqu’à Lana. S’il ne cherche pas à jouer sur les apparences, à se comporter comme il ne l’est pas, Erio fait quelques efforts et ça commence par s’empoisonner avec la cuisine de Delia. Noreen incline la tête sur le côté, dévisage son fils et ce qu’elle retient, ce n’est finalement pas les lasagnes. « C’est vraiment sérieux, alors. » On ne rencontre pas la famille d’une petite amie sans que ce soit sérieux. Elle semblait encore avoir des doutes, mais là, tout s’envole. Erio presse sa main sur l’épaule de Lana et déclare : « Faut dire qu’elle m’a tellement harcelé. » lance-t-il, incapable de rester sérieux deux minutes. Erio récupère le bouquet qu’elle tient, arbore un large sourire à l’adresse de sa petite amie. « J’vais mettre ça dans l’eau. » dit-il, en récupérant le vase. Et il sait que c’est mal de la laisser seule, alors qu’elle est en stress total. Il le remarque lorsqu’elle parle du jeu de go, ce qui ne manque pas de le faire rire. L’italien s’en va, laissant sa maman prendre le relais, tout en sachant très bien qu’elle s’en sortira très bien. « Le jeu de go ? » s’étonne-t-elle, surprise. « Qu’est-ce que c’est ? » Parce qu’elle ne connait pas du tout et qu’elle ne comprend absolument pas la raison de son apprentissage.


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Sujet: Re: Belle-maman, me voilà I Erio ( le Ven 22 Mar - 17:03 )
« Oh oui, je sais. » Le chiffre treize, c’est un débat sans fin. Pour certains ça porte malheur, pour d’autres c’est le contraire et en Italie, une grande majorité a pris le parti de la seconde option, question de culture. Lana, à vrai dire, n’est pas vraiment superstitieuse. La seule chose qu’elle évite de faire, c’est de passer sous une échelle mais simplement par pur esprit de survie : avec sa maladresse, elle serait capable de rentrer dedans et de se la prendre sur la figure. « Parce c’est le contraire en Irlande, c’est ce qu’Erio m’a dit. D’où ma remarque. » Qui était peut-être un peu lèche-botte sur les bords mais Lana a vraiment envie que cette rencontre soit parfaite. Pressant sa main contre le bras d’Erio alors que ce dernier la ramène contre lui, Lana lui adresse un remerciement silencieux par ce simple geste, ravie de se savoir épaulée au propre comme au figuré. Mais l’accalmie entre ces deux-là n’est que de courte durée, comme d’habitude. « N’importe quoi ! La cuisine de ma mère n’est pas horrible non plus ! » C’est pourtant elle qui a commencé en taquinant gentiment sa maman mais Lana ne peut pas s’empêcher de la défendre par la suite. Delia, c’est la prunelle de ses yeux, la femme qu’elle admire le plus au monde même dans ses moindres défauts. « Erio ! » Un petit froncement de sourcils s’extirpe malgré elle de son apparence de fille modèle. « Ecoute plutôt ta mère ! » La voix de la raison selon elle et n’y voyez là aucune arrière-pensée pour lui plaire. Mais comme le dit Noreen, c’est l’attention qui compte et Delia, quand elle cuisine, y met toute l’attention du monde. Malgré le piètre résultat. Toujours est-il qu’en moins de temps pour le dire, les habitudes prennent le pas sur le reste et le naturel revient à la charge. Lana a pourtant toujours envie de faire bonne impression, ce qui ne l’empêche pas de se prendre gentiment le bec avec son petit-ami, et devant la mère de ce dernier en plus. Elle semble néanmoins se rendre compte de cet « écart de conduite » à la remarque suivante de Noreen qui la force à se reprendre et lui arrache un nouveau sourire timide : oui c’est sérieux. Comme Lana ne l’aurait jamais imaginé possible entre Erio et elle. Sur le papier, c’était loin d’être gagné. « N’importe quoi ! » Et se disputer comme des enfants semblent être le ciment même de leur couple. Lana a beau tenté de se contenir, elle ne peut pas laisser passer les remarques taquines de son petit-ami qui sont en plus totalement fausse. La rencontre avec ses parents, Lana n’en est pas à l’origine et l’a au départ subi tout autant qu’Erio. Même si, à un certain stade, il est vrai qu’elle aurait insisté pour qu’il les rencontre. Présenter ses parents, c’est une étape primordiale à son sens.

Alors qu’Erio s’apprête à quitter la pièce, le stress de Lana redouble d’un seul coup. Son regard de naufragée perdue dans l’océan qu’elle lui lance comme dernier appel au secours ne change rien à la donne. Alors, dans la précipitation, Lana se raccroche à ce qui lui paraît un bon sujet de conversation, de quoi occuper les quelques secondes qui la sépare du retour de sa bouée de sauvetage. Mais, visiblement, elle ne tape pas autant dans le mile qu’elle l’espérait. « Le jeu de go. Un de vos jeux préférés. » D’après les dires d’Erio, en tout cas. Pour faire bonne impression, Lana a passé plus de deux heures à apprendre les règles et les techniques pour savoir correctement y jouer. Comme d’habitude, la Giaccomo ne fait pas les choses à moitié. « Oh je vois, vous êtes aussi farceuse que votre fils, c’est ça ? Vous me faites une blague ? » Enchaîne-t-elle, sans laisser le temps à sa belle-mère de répondre. Mais devant l’incompréhension qui traverse le visage de Noreen, Lana hésite une seconde entre la possibilité que son jeu d’acteur soit impressionnant ou que le farceur ne soit pas celui qu’elle croit. « Eriooo… » Son ton est réprobateur alors que ce dernier rentre dans la pièce. Il lui a fallu du temps, mais elle vient de comprendre. « Tu t’es moqué de moi, c’est ça ? Ta mère ne connaît même pas le jeu de go ! Bon sang, j’ai passé plusieurs heures dessus, je te signale ! » Elle pourrait en être amusée si elle ne se sentait pas soudainement complètement perdue face à la journée qui l’attends. A la base, Lana pensait venir en ayant toutes les cartes en main mais elle est en train de se rendre compte qu’elle est finalement dans le flou le plus total. Tout comme Noreen, certainement, qui ne doit pas comprendre ce qui se passe. « Et j’imagine que vous n’aimez pas spécialement le orange non plus. En même temps le orange, mon Dieu, vous savez pas à quel point ça a été une mission de trouver cette veste. Enfin vous n'aimez pas le orange, hein ? Non, parce que je ne veux pas vous vexer... C'est vrai que c'est pas si terrible et elle est pas mal cette veste. » Lana, le moulin à paroles, le retour. « Et mon serre-tête là, parce que vous appréciez les gens distingués, le coup des « treizes » fleurs. Ohlala Madame Mazzei, vous devez me prendre pour la pire des folles, mais je voulais tellement vous plaire. Pardon, Noreen. C’est tout moi, ça, j’en fais toujours des tonnes. Comme là, avec mon blablabla incompréhensible mais il faut que vous sachiez que je suis un vrai moulin à paroles quand je suis stressée. Désolé Madame. Noreen. » Balance soudainement Lana dans une tentative incompréhensible de vouloir expliquer la situation, en même temps qu’elle retire son serre-tête de ses cheveux. Que quelqu’un vienne à son secours ?


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Sujet: Re: Belle-maman, me voilà I Erio ( le Sam 30 Mar - 21:00 )
Erio s’éclipse de la pièce et s’empresse de mettre les fleurs dans l’eau. Après avoir repris le vase pour le placer sur l’une des tables du salon, le policier s’avance, mais reste en retrait, s’appuyant sur l’encadrement de la porte afin d’observer la scène qui se joue devant lui. Sa petite amie s’embourbe, alors qu’un sourire amusé se plaque sur son visage attendri. Il ne peut s’empêcher de penser qu’aucune femme avant elle n’a fait de telles choses pour lui. Lana l’a épaulé, dans des moments douloureux, tragiques. Elle l’a pris dans ses bras, l’a rassuré lors de ses cauchemars. Certes, ils ont passé une sale période, durant laquelle il ne savait plus très bien où ils en étaient, si ça valait la peine de continuer, mais au cas où il aurait eu encore quelques doutes, la réponse est là, sous ses yeux. Oui, ça en vaut la peine. Lana est une perle rare. La sienne. Lui qui avait si peur de se poser, se rend compte qu’à ses côtés, il a trouvé sa place. Il souhaite aller de l’avant, se dit même qu’ils peuvent faire quelques projets. Parler vacances, pour commencer, serait un bon début. Ce n’est pas grand-chose, rien, certainement, par rapport à ses rêves à elle, à ce qu’elle attend d’une relation de couple, mais pour lui, ça représente énormément. Ne serait-ce que penser à passer un séjour, loin de tout, des ennuis, c’est beaucoup. Il n’a jamais fait ça. Mais avec elle, il s’en sent capable. Il n’est pas le petit ami qui rime avec le mot perfection, mais on ne peut pas lui retirer une chose : il l’aime tellement fort. Il se mord la lèvre inférieure pour s’empêcher de rire et lorsqu’elle l’appelle, il se redresse, s’engouffre dans la pièce et l’air innocent, dépose le vase au milieu de la table. Tandis qu’il l’écoute attentivement, il jette un œil à sa mère qui se retrouve face à une situation qu’elle ne semble pas comprendre. Les bras croisés, il n’a nullement le temps de réagir qu’elle se lance dans un nouveau monologue. Elle parle. Beaucoup. Trop. Lana est angoissée. « Le orange est une couleur plutôt agréable… » murmure Noreen, qui ne sait pas sur quel pied danser, en observant sa décoration. Il y a du orange sur certains objets. Sa nappe l’est également. Elle risque un regard vers son fils qui se transforme en air réprobateur. Il a peut-être été loin, mais c’est du Erio tout craché qui profite un peu trop des situations faciles comme celle-ci. L’occasion était là et il a saisi la perche. « Erio. » Plus durement, Noreen s’adresse à son rejeton, comprenant que la jeune fille face à eux est totalement paniquée. L’italien tend le bras vers Lana pour la ramener vers lui et glisse sa main sur son dos afin de l’apaiser, avant de le passer autour de ses épaules. « C’est bon, calme-toi. C’était une blague débile. J’savais que t’en ferais des caisses, mais j’pensais pas que ce serait à ce point. » Qu’elle passerait des heures à apprendre les règles d’un jeu, afin de bien le cerner, par exemple, bien qu’il se doutait qu’elle ferait son mieux pour être à la hauteur, qu’elle s’en rendrait malade. Parce que c’est Lana. Parce que c’est comme ça qu’elle est. « J’lui ai dit que t’étais un peu… Tu sais, coincée, très dans l’apparence, tout ça. » Noreen lève les yeux au ciel et souffle. « Pourquoi j’arrive encore à être surprise ? Tu es infernal. » Il sait. Et il en sourit, parce que le spectacle lui a plu. « Ce qui est vrai, en revanche, c’est que le orange est une couleur que j’aime particulièrement et que j’ai horreur des femmes vulgaires, provocantes. » Ce que Lana n’est pas. Elle est bien loin d’être celle qu’elle s’imaginait. Enfant modèle, presque, qui souhaite plaire à la famille. « Je ne savais pas à quoi m’attendre de cette rencontre. Je me demandais si ce n’était pas une blague… » Une façon à lui de faire en sorte qu’elle ne s’inquiète pas pour lui, qu’il mène sa barque à merveille. « On peut dire que la surprise est au rendez-vous. » dit-elle, sérieusement. « Mais je me réserve le droit de veto. Pour le orange. » ajoute-t-elle rapidement, avec un brin d’humour masqué. « Tu exagères. » lance-t-elle, en secouant la tête, alors qu’Erio embrasse la tempe de sa petite amie, glisse son nez le long de sa joue, pour enfin murmurer au creux de son oreille : « T’es géniale. » Il l’aime, par-dessus tout.


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Sujet: Re: Belle-maman, me voilà I Erio ( le Sam 13 Avr - 14:23 )
Malaise ultime. Stressée comme rarement elle ne l’a été auparavant, Lana lâche soudainement les chevaux et part dans un de ses discours interminables dont elle a le secret. Elle parle, parle et parle encore, balançant par ci par là un flot d’informations dont elle a pourtant conscience que c’est certainement incompréhensible pour la mère de son petit-ami. Elle s’enfonce, chaque seconde un peu plus alors qu’elle se met à pester intérieurement contre son policier préféré. Elle est tombée tête la première dans un de ses pièges, s’est laissée bêtement montée le bourrichon par tous ses conseils en pensant qu’il voulait l’aider. Au lieu de ça, l’objectif de l’opération n’était que de se moquer d’elle et si cela l’aurait aussi fait sourire en temps normal, là c’est tout le contraire. C’est de la rencontre avec sa maman dont on parle, quelque chose d’important. Si ça se trouve, elle vient de tout gâcher avec son numéro de folle dingue. « Tu pensais pas que ce serait à ce point ? Enfin Erio, c’est ta maman, c’est important ! » Lui murmure-t-elle vexée, repoussant légèrement son étreinte de la manière la plus discrète possible, ne souhaitant pas faire plus de vague devant sa nouvelle belle-mère. La pauvre, elle doit avoir une image bien pathétique de Lana après la scène qu’elle lui a faite. Finalement, les bras d’Erio autour d’elle ne sont pas de trop pour affronter ce moment. Si Lana s’écoutait, elle s’y planquerait allègrement jusqu’à la fin de la rencontre, pour ne pas avoir à faire face à la situation grotesque qu’elle a elle-même provoquée en s’éparpillant dans tous les sens. Loin d’être aussi dur que ce à quoi elle pouvait s’attendre, l’avis de Noreen se montre plutôt magnanime au vu des circonstances. La surprise est au rendez-vous… mais est-elle bonne ? Rien n’est moins sûr. Consciente qu’elle est allée loin dans son monologue il y a quelques instants, Lana s’efforce de boire ses paroles et de retrouver son calme derrière un sourire timide de façade. L’Italienne sait très bien à quel point elle peut se montrer intense par moment et si c’est ce qu’il fait partie des choses qui ont fini par faire craquer son colocataire, elle sait néanmoins que ce n’est peut-être pas la manière la plus adéquate de se présenter auprès de la mère de l’homme qu’elle aime. L’évocation d’un droit de veto la fait cependant bondir sur place, alors que le stress redouble une nouvelle fois, Lana étant bien loin de saisir dans cette remarque la moindre trace d’humour. Chassez le naturel et il revient vite au galop. « Oh mais pour le orange vous savez c’est pas ce que je voulais dire ! C’est juste qu’Erio a insisté pour que porte quelque chose de cette couleur et c’est tellement difficile de trouver un vêtement de cette couleur-là sans avoir l’air de ressembler à une immense citrouille que… » Un nouveau monologue ? Sérieusement ? Prenant conscience qu’elle fait encore une crise de diarrhée verbale, Lana souffle, ferme les yeux tout en grimaçant, se retenant presque de s’auto-infliger une tape sur la tête. Bon sang, qu’elle se taise. « …Enfin voilà. » Il est certain qu’elle aurait pu trouver mieux pour mettre fin à cet énième moment gênant, mais voilà qui fera l’affaire. Affichant une mine plus que désolée envers sa belle-mère, Lana se laisse un instant apaisé par le contact des lèvres d’Erio sur son front et la tendresse dont il fait preuve l’instant d’après. Néanmoins, elle n’est pas prête à le laisser s’en sortir aussi facilement. Avec douceur, Lana s’extirpe du carcan de ses bras et fait un pas supplémentaire en direction de sa belle-mère. « Vous savez quoi ? J’ai toujours rêvé de voir des photos d’Erio quand il était petit. Je me dis que ça pourrait être un bon moyen de s’occuper en attendant que le repas finisse d’être prêt, étant donné que le jeu de go n’est visiblement plus une option. » Sous la forme d’un trait d’humour, la remarque de Lana n’est autre qu’une légère pique envoyée à l’adresse de son compagnon. Pique qu’elle appuie par le petit regard qu’elle lui lance en se retournant vers lui, presque triomphante pour la première fois de l’après-midi. L’heure de la vengeance a sonné.


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Sujet: Re: Belle-maman, me voilà I Erio ( le Mar 16 Avr - 23:52 )
Une rencontre avec les parents est toujours importante. Erio en a conscience, d’autant qu’il appréhendait un peu cette réunion de famille. Le fait est qu’il n’a encore jamais présenté personne à sa mère et qu’il s’agit d’une nouvelle étape. Une façon de lui ouvrir la porte de son monde, de l’inviter dans sa bulle sans qu’elle ne doute de ses sentiments pour elle. Ils sont vrais, sincères. Cependant, même si c’est un moment sacré, il ne peut s’empêcher de déconner. Sa mère comme Lana connaissent le loup qu’il ne maîtrise jamais bien longtemps : il préfère ne pas se prendre la tête, laisser le sérieux de côté. Erio considère qu’il a assez de tracas dans son quotidien pour ne pas sauter sur les occasions comme celle-ci. Et il ne regrette pas. Même si ça l’a mis dans l’embarras, même si elle s’est enfoncée dans un long monologue, stressée par la situation qui lui a échappé, le test est plutôt réussi. Surtout pour lui qui savait très bien que lorsque quelque chose lui tient à cœur, elle y va à fond, mais qui ne se doutait pas une seconde de ce qu’elle allait faire. Amusé par les rames qu’elle sort pour bien galérer afin de justifier ce qu’elle a dit sur la couleur orange, Erio affiche un large sourire. « C’qu’elle veut dire, c’est qu’elle déteste le orange. Franchement, c’est une veine qu’elle soit venue avec des fringues de cette couleur. » C’était pour lui faire plaisir, pour mettre toutes les chances de son côté afin de pouvoir lui plaire et c’est touchant et ça le fait même rire. Mais celui-ci s’estompe bien vite à sa proposition. Erio grogne. Erio n’est pas d’accord. Il sait qu’elle fait ça pour lui rendre la pareille, que c’est un moyen de se venger, mais il y en avait des meilleurs. « Tu veux pas plutôt que je t’aide à finir le repas, hein ? » Il préfère de loin cette option. L’idée qu’elle puisse voir des photos de lui, petit, ne lui plait guère. Encore moins qu’elle puisse raconter des choses sur le gamin qu’il était autrefois et qui diffère de celui qu’il est devenu. Il a grandi, a pris de l’assurance, et s’il est ouvert, il s’est également beaucoup renfermé, pour se préserver de ce qui l’entoure. Des gens, des rumeurs, des jugements. « Non, c’est une très bonne idée ! Je n’ai pas ressorti les albums photos depuis tellement longtemps ! Et depuis le temps que j’attends de partager ça avec celle qui partagera ta vie, ne me prive pas de ça. » Il se mord les lèvres, fulmine intérieurement, alors que sa mère s’enthousiasme sur place. « Attendez-moi là. » Et elle va les sortir en plus, ces albums. Erio l’observe s’éloigner, n’a pas le cœur à lui refuser ça, même s’il sait d’avance que ce ne sera pas toujours une partie de plaisir. Sortir ces photos, c’est aussi faire face à des souvenirs, à un père qui était très présent, très disponible. Très humain. C’est comme ça que tous les deux l’ont connu. En famille, ils étaient heureux, avant qu’il ne soit témoin d’un moment d’horreur et que le drame soit révélé au grand jour. Il craint que la nostalgie prenne le pas sur le reste. « C’est quoi ? Une façon de me pourrir après ma vacherie, c’est ça ? » lance-t-il, amèrement, alors qu’il s’approche de la fenêtre qu’il ouvre pour coincer une cigarette entre ses lèvres. Là, tout de suite, ne pas fumer à l’intérieur de la maison le dérange bien moins. Ca aide à apaiser le stress, l’angoisse d’un moment qu’il n’a pas la moindre envie de partager. Si c’est pour entendre qu’il était adorable, qu’il avait une belle petite bouille ou des anecdotes le concernant… Lui, ses bêtises. « Tu pouvais pas t'en empêcher, c'était plus fort que toi, ces photos débiles. » Elles ne le sont pas tant que ça. C'est son histoire, son passé et des images enregistrant des moments clés.


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Sujet: Re: Belle-maman, me voilà I Erio ( le )
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