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- │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Bibliothèque Vittorio Emanuele III
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Lilwenn BoschettiToujours frais après un litre de café
Lilwenn Boschetti
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Sujet: │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Dim 10 Mar 2019 - 17:21 )

Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ».
« P
UTAIN, dégage ! » J'essaye de le repousser alors qu'il m'a plaqué contre un mur, dans l'immense bibliothèque municipale. « Fous moi la paix putain ! » Des trémolos sont perceptibles dans ma voix, mes prunelles se chargent en larmes, rendant ma vision floue, ce qui n'aide franchement pas à cet instant. « Au secours ! » Je finis par hurler, m'arrachant les tympans quand je me réveille.

L
e souffle court, une main postée sur ma poitrine, je suis assise sur mon lit. Je me suis redressée dès l'instant où j'ai ouvert les yeux. « PUTAIN, j'dois oublier. » Je me dis à moi-même alors que cela fait peu de temps que cette agression a eu lieu. Je n'ai parlé à personne de mon entourage proche de cet évènement, puisque je préfère tout garder pour moi, comme toujours. Puis à qui pourrais-je le dire ? À ma Barbara ? Impossible, même si je partage en générale tout ce qui m'arrive avec elle et de toute façon, je déteste me faire plaindre ou encore créer un sentiment de pitié. « Putain Lily, oublie. » Je prononce tout bas, quand, postant ma tête entre mes mains, je me laisse à pleurer en silence. Je ne sais pas combien de temps dure cet instant, le fait est que je finis par me lever, afin d'ouvrir l'immense baie vitrée de ma chambre, pour respirer l'air du dehors, pour profiter du son des vagues et du vent caressant mon visage. « Ça va aller. J'dois juste tout oublier. » Je prononce pour moi-même, fermant les yeux durant quelques minutes. Le temps semble s'être figé quand mon téléphone émet plusieurs sons. Rouvrant mes grosses billes bleutées emplies de larmes, je me précipite sur mon iPhone, puisque je sais qu'il ne s'agit pas de mon réveil et qu'en éliminant cette possibilité, il y a un risque que ce soit un des médecins de Barbara qui m'appelle. L'attrapant, mon cœur frappant violemment contre ma poitrine, je décroche. « Barbara ? » Je prononce, ayant vu qu'il s'agissait d'elle. « Oui. J'arrive pas à me rendormir et j'avais besoin d'entendre ta voix. Ça va ? » Elle s'inquiète pour moi, sérieusement ? Ce devrait être l'inverse et uniquement l'inverse. « Ouais, ça va. » Je réponds, m'asseyant sur le rebord de mon lit. « Tu t'inquiètes pour moi ? » Je lui demande afin d'en être certaine. « Cela fait quelques jours que tu agis bizarrement… Je ne sais pas ce qui a, mais… Ça me perturbe. Je sens bien qu'il y a quelque chose. » Elle semble s'excuser de s'inquiéter, ce qui créé un mince sourire sur mon visage en forme de cœur. « T'en fais pas. Je vais bien. » Je prononce, alors que je ne suis absolument pas convaincu par mes propos. « Pourquoi tu ne me dis pas simplement ce qui ne va pas ? » Ma Babou me demande, alors que je ferme les yeux. Je ne sais pas si je dois finalement lui parler de mon agression, puisqu'elle ne lâchera pas l'affaire avant de savoir ou alors, elle se fermera, pensant que je préfère mener ma vie sans tout lui dire, la mettant de côté, la rendant malheureuse. « OK. Un crétin a posé ses mains sur moi à la bibliothèque. Il m'a embrassé de force et… » Je me dis soudainement que j'aurai dû sauter ce passage-là. « Il t'a fait du mal ? T'en as parlé ? » Je perçois la panique dans sa voix, puis elle semble être sur le point de pleurer. « Tu vois pourquoi je ne voulais pas t'en toucher un mot ? » Sa seule réponse est le silence. « Ça va. Plus de peur que de mal. Un homme est intervenu. Il m'a défait de son emprise. Il n'a pu que m'embrasser sans mon approbation, il ne m'a rien fait d'autre, grâce à Dieu. » Je me mets soudainement à rire. « Toi qui dis grâce à Dieu ? Sérieusement ? » Ma Babou se joint à mon rire, quand nous reprenons notre sérieux. « Tu es certaine que ça va ? » Elle me demande encore, alors que je me pince les lèvres. Je dois à présent lui mentir de nouveau, bien que cela ne m'enchante pas. Elle doit d'abord penser à elle, avant de se ronger les ongles en pensant à moi. Elle a un combat difficile à mener, un combat très difficile, d'autant qu'elle ne supporte pas les séances de chimiothérapie. « Oui. Écoute Babou... Je suis encore un peu perturbée, mais avec le temps, ça va passer. D'accord ? » Le silence s'installe à nouveau, quand après une bonne grosse minute, elle me répond que c'est « OK ». « Allez mon petit cœur, il faut que tu dormes. Je t'appelle tout à l'heure. Je vais me préparer pour bosser. » Il me semble l'entendre soupirer. « Très bien. Je vais essayer de retrouver le sommeil. Je t'aime ma grande sœur. » Ce coup-ci, des larmes roulent sur mes joues. « Je t'aime. » Je prononce, raccrochant, fondant en larmes.

« B
onjour. » Je souffle à un collègue venant d'arriver au parking tout comme moi, alors que je verrouille les portes de ma voiture. « Tu vas bien ? » Il demande, les mains dans les poches alors qu'il s'approche afin que l'on se salue. « Ça va, merci. » Je prononce, tendant ma main, ce qui l'oblige à sortir l'une des siennes, encore enfoncées dans les poches de son jean. « Écoute, j'ai appris... Si tu as besoin de parler, on peut prendre un verre lorsqu'on sortira du boulot. » Il me semble bien gêner, ses joues rosies. « T'es gentil, mais je suis déjà passée à autre chose, alors… » Je hausse les épaules, préférant garder pour moi ce que j'aurai dit en temps normal. Puis, je me dis qu'il est gentil et surtout, je n'ai pas envie de me le mettre à dos, comme certains de nos autres collègues. « Bon. OK. » Avançant avec moi, je me mordille la lèvre puis je lui dis : « Une prochaine fois pour le verre. Ce n'est que partie remise. » Je me demande pourquoi j'ai prononcé cette phrase, je sens que je vais m'en mordre les doigts. « AH ouais ? J'y crois... Enfin... Génial ! » Il répond, enjoué, je regrette déjà. Passant les portes de la bibliothèque, je pousse un long soupire, pensant être libéré de cette discussion qui ne m'enchante pas, ou plutôt, de son long monologue interminable. « Bon. On se voit plus tard ? Je veux me mettre rapidement au travail. » Je cours presque pour m'éloigner de lui, j'espère qu'il le constate. « Attends Lily ! Tu peux rester au bureau, répondre aux questions et être assise, je m'occuperais des livres qu'il y a à ranger. » Levant les mains devant moi, instaurant grâce à cela une distance entre nous, je lui réponds avec empressement. « NON ! ! ! Je veux dire, non. Ça ira. Je te l'ai dit, je suis passée à autre chose. Puis, c'est Lilwenn. » Autrement dit, laisse-moi tranquille, laisse-moi bosser seule à ranger des bouquins, parce que je ne suis pas faite de sucre, puis, on n'est pas ami alors ne commence pas à me parler en employant mon surnom. Faisant la moue, déposant mes quelques affaires rapidement, je pousse un long soupire d'aise en me mettant au travail. Ce que j'aime dans mon job ce n'est pas seulement l'odeur des livres, ni même chiper des romans pour ma Barbara – même si j'admets que j'adore faire ça – c'est surtout la quiétude du lieu, le silence reposant. Un mince sourire s'inscrivant sur mon visage de poupon, j'ai la sensation que le temps s'est figé. C'est comme si je me retrouvais seule dans ses grandes allées interminables, ce qui me rassure, malgré ce qu'il s'est produit. Je crois que malgré le traumatisme subit, cet endroit reste celui où je me sens véritablement à ma place. Poussant à nouveau un soupire d'aise, fermant quelques secondes les yeux, je ne vois pas le temps passé lorsque je me mets véritablement au travail. Déambulant, rangeant avec aisance les ouvrages que j'ai sous les mains, connaissant la bibliothèque par cœur depuis le temps que j'y travaille, je me rends compte que je commence à fatiguer lorsque je fais tomber une pile d'ouvrages. « Putain de… » Je m'arrête, regardant autour de moi, bien que je peste tout bas. « Fait chier ! » J'ajoute, puisque je ne vois personne, alors que je m'abaisse pour ramasser tous ses énormes bouquins qui pèsent trois tonnes. « Qu'est-ce que je suis conne putain ! » J'ajoute, me mettant en colère contre moi-même, comme souvent, lorsque j'ai la sensation que je ne suis plus seule. Mon cœur frappant avec violence contre ma poitrine, étant paniquée, j'ai peur de relever ma tête, j'ai peur de découvrir le visage de l'homme qui m'a agressé, j'ai peur tout court. Fermant les yeux, je me répète de me calmer dans ma tête, alors que je ne trouve pas le courage de rouvrir les yeux…



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Sujet: Re: │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Mar 12 Mar 2019 - 16:58 )

helping doesn’t hurt.
lilwenn & raoul
Ce matin tu n'as pas de rendez vous clientèle et heureusement car tu as un peu la gueule en vrac. Trop d'alcool hier soir pour tirer les vers du nez à un mec que tu as du finir à coup de poing pour avoir le renseignement que tu cherchais. Bon tu n'es pas plus avancé car sans autre confirmation de la chose dite, tu ne tiens rien de concret. Peut être un tour à la bibliothèque pour fouiller dans les archives journalistes pourrait t'aiguiller. Mais là sur le coup en te réveillant tu n'as pas trop envie. Peut être après un bon café et une douche froide. Glacée même. Tu devrais aller courir avant pour dégourdir tes muscles endoloris. Tu regardes l'heure, il est tôt. Alors tu optes pour un jogging d'une demi heure, le tour du quartier. En plus la ville est encore endormie. Tu alternes entre les sprints et une allure plus douce. Cela te fait du bien et au final tu cours pratiquement une heure. Une bonne chose de faite, même si ton estomac crie famine maintenant. Avant de rentrer tu t'arrêtes à la boulangerie du coin de ta rue et tu fais le plein de viennoiserie. Tu viens de te dépenser, tu peux te permettre un écart. Bon tu n'es pas spécialement regardant sur ce que tu manges, du moment que ton corps ne te plante pas lorsque tu fais du sport. Ou que tu t'embrouilles avec un tordu qui préfère planqué ses couilles que de cracher le morceau sur le connard que tu cherches. Enfin. Tu poses ton pain et le sac de croissants sur le plan de la cuisine et tu te prépares un café à ta machine expresso. Tu savoures la vue que t'offre ta fenêtre. Petit moment de paix dans ta vie merdique. Ils sont rares du coup cela leurs donnent des saveurs plus intenses. Puis tu avales ton café et ton croissant et direction la douche pour faire glisser sur ta peau tout ce que tu y amasses. Ta colère. Ta haine. Tes douleurs. Ton mal être. Tes cauchemars. Ton abus d'alcool. Et là en plus une mauvaise nuit et la transpiration du à ton jogging. Pas mal de bonne raison pour passer sous l'eau et même t'y éterniser.

Une fois propre comme un sous neuf. Frais comme un gardon. Tu t'habilles. Tu enfiles un pantalon noir à pinces et un polo à manches longues. Puis tu récupères ton blouson en cuir noir, ton porte feuille, et tes clés de voiture. Tu ne sais pas pour combien de temps tu vas en avoir. Une heure. Voir deux. Peut être que tu en profiteras pour lire un peu, un bouquin par plaisir, sans penser à tout ce qui emprisonne tes pensées. Peut être qu'il faudra que tu rejoues au chevalier servant avec le jeune femme de la bibliothèque. Non c'est idiot de penser à cela, vu ce que ce connard avait dans l'idée de lui faire. Même entre les murs d'une bibliothèque on est pas à l'abri d'avoir à faire à un sale porc. Putain ce genre de mec tu ne les supportes pas. Manquer de respect à une femme c'est la pire des bassesses, comme la frapper, la molester ou la violer. Tu as chopé ce genre de salopard quand tu étais flic à San Francisco, cela te rendait fou quand les avocats avec leurs magouilles les libérer. Enfin là tu n'es plus flic, mais tu n'aimes pas plus que l'on bouscule une femme. Qu'importe son âge. Lorsque tu arrives, le lieu a ouvert depuis peu. Au moins tu seras tranquille. Tu montres ta carte de membre tout en cherchant du regard celle à qui tu as porté secours. Tu voudrais juste pouvoir t'assurer que tout va bien et qu'elle c'est bien remise. Tu ne connais même pas son identité, peut être qu'elle connait la tienne, enfin celle prévu pour l'Italie. Vu que les membres sont enregistrés et photographiés.

Tu t'installes à une table devant un ordinateur. Tu commences à chercher dans les archives. Tu notes ce que tu penses important dans le petit calepin qui te sert pour l'Italie. Tu en as d'autre mais tu changes à chaque ville. Pas la peine de prendre le risque de s'attirer des ennuies inutiles. Et alors que tu es plongés dans ta lecture tu entends un bruit qui vient de derrière les immenses étagères qui se trouvent à ta droite. Tu prêtes l'oreille et tu entends des mots qui montrent qu'une jeune femme est en colère. Tu te lèves pour aller voir si tout va bien ne te doutant pas que c'est la même jeune femme à qui tu as porté secours. Puis tu la vois accroupie comme bloquée sur place et c'est là que tu la reconnais. Tu te racles la gorge pour qu'elle sache qu'elle n'est pas seule. Tu ne veux pas lui faire peur, il ne faudrait pas que les livres, qui sont à ses pieds, deviennent des armes involontairement. « Tout va bien ? » Tu t'accroupis à ton tour. « Je peux vous aider. » Tu évites d'ajouter pour la deuxième fois, ne voulant pas réveiller un souvenir surement pesant. Tu attrapes un des livres. « Wahou ils ont fait de la musculation on dirait. » Tu essaies de faire passer par l'humour la situation sentant qu'elle semble pas mal stressée. Tu ignores un peu pourquoi même si au fond de toi tu t'en doutes un peu. Puis tu attrapes un autre livre. « Oui ils ont vraiment fait de la musculation. » Et tu lui souris, espérant qu'elle va se sentir un peu mieux et qu'elle va lever ses yeux vers toi.   
drvgns.




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Sujet: Re: │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Mar 19 Mar 2019 - 1:38 )

Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ».


*R
espire Lily, respire.* Je ne cesse de me répéter, alors que je n'ai pas encore osé relever la tête. Mes yeux fermés, j'essaye de faire passer une information à mon cerveau : celle de me redresser. Depuis quand ne suis-je pas courageuse ? Je n'en ai aucune idée. Cela ne me ressemble pas de réagir ainsi, malgré ce qui a pu se produire. Je ne suis pas le genre de personnes à avoir peur, je suis plutôt une tête brûlée, à foncer dans le tas, plutôt que de rester en retrait ou encore, de prendre mes jambes à mon cou. Le fait est que l'agression a eu lieu il y a peu de temps, puis cela s'est passée ici, à l'endroit où je travaille. *Redresse toi Lily.* Je me dis à présent, quand j'entends un raclement de gorge. Paniquée, mon cœur bat à tout rompre dans chaque partie de mon corps, j'ai peur de tourner de l'œil.

* * FLASHBACK DE L'AGRESSION * *

« T
u t'occupes de ranger les livres Lilwenn. N'oublie pas de sourire si on te demande un renseignement. » Je n'ai pas le temps de répondre que déjà, mon supérieur me laisse. Je travaille ici depuis quelques années et je dois bien admettre que je suis rodée. Je connais par cœur chaque allée, chaque section, ce qui est un avantage indéniable quand on y pense. C'est sans doute pour cette raison que l'on me demande de faire de nombreuses choses et cela ne me dérange absolument pas. À vrai dire, j'aime avoir l'esprit occupé, puisqu'ainsi, je ne pense pas à tout ce qui ne va pas dans ma vie, tout ce qui me tourmente, tout ce qui me rend triste. Avoir quitté Paris, même si cela fait des années, me peine toujours autant. J'en veux toujours à mon paternel de m'avoir amené de force à Naples, même si je n'étais pas en droit de rester seule, étant donné que j'avais seize ans. Le fait est que celle a qui j'en veux le plus est ma défunte mère, puisqu'elle m'a lâchement abandonné en décédant à cause de tout ce qu'elle prenait. Elle pouvait se montrer aimante, mais également détestable. D'ailleurs, avec les années qui défilaient, cette facette de mère aimante s'est détériorée pour finalement disparaître. « Lilwenn ? Émerge de tes pensées ! T'en as des choses à faire, des bouquins à ranger. » Mon collègue n'a pas tord, autant m'y mettre rapidement. « Je t'aide ? » Il me demande, alors que je lui réponds négativement dans un signe de tête, afin d'appuyer mes propos. « Non, ça ira. » Il semble déçu. « OK. C'est comme tu veux. » Il conclut, me tournant le dos. Me retrouvant seule, je parcours les allées, rangeant ce qui se trouve entre mes mains. Le faisant en silence, j'entends les pas d'une personne qui s'approche de moi. Tournant la tête, je salue un homme qui me semble étrange. Tête baissée, les mains dans les poches de son pantalon, il ne réagit pas. « Je peux vous renseigner ? » Je demande, seulement, il ne me répond pas. « Monsieur, est-ce que vous m'avez entendu ? » Je prononce, me sentant mal à l'aise. « Tu es là ! Pardon mademoiselle. » Me dit une femme bien plus âgée que l'homme se trouvant non loin de moi. « Il a un handicap mental et je l'avais perdu. Je vous demande pardon s'il vous a importuné. » Cette femme se confond en excuses. « Ce n'est rien, ne vous en faites pas. » Je souffle, esquissant un bien mince sourire, alors qu'ils disparaissent tous deux, me retrouvant seule à nouveau. Après quelques minutes, peut-être une dizaine, j'entends de nouveau des pas. Je me demande s'il s'agit encore de cet homme ou encore de sa mère, quand je tourne la tête. « Bonjour. » Un jeune homme me dit, un homme ayant approximativement mon âge, du moins, je crois. « Bonjour. Est-ce que je peux vous aider ? » Je demande, rangeant un roman. « Oui, effectivement. Vous le pouvez. » Il me répond, alors que je lui souris. Étrangement, je ressens un malaise naître au niveau de mon ventre. « Alors, que puis-je faire pour vous ? » J'ajoute, sentant le dit malaise grandir en moi. Il se répand si rapidement que j'en ai la nausée. « Je voudrais votre numéro. Cela fait quelque temps que je vous croise ici, que je vous ai remarqué et je ne peux m'empêcher de me dire que je devais faire un premier pas vers vous. » Reculant, je redoute la suite des évènements. Ce jeune homme peut sembler sympathique de prime abord, le fait est qu'il dégage quelque chose qui ne me rassure pas. « Écoutez… » Je ne sais pas comment m'y prendre pour le repousser, j'ai la sensation qu'il faut que je le prenne avec des pincettes. « C'est gentil de… Enfin, de vous intéresser à moi. Le fait est que… » Je dois dire un bobard, c'est ma seule façon de m'en débarrasser, de m'en sortir. « J'ai quelqu'un et… Je suis très heureuse. » Je hausse les épaules comme pour m'excuser, reculant d'un pas. « AH ouais. » Il souffle, avant de reprendre : « Vous savez, ça n'engage à rien de me donner votre numéro de portable. Puis, est-ce que c'est trompé si la personne avec qui vous êtes ne sait pas que vous voyez quelqu'un d'autre ? » Ma bouche formant un « O », étant gênée, mais également sur le cul, je ne sais pas quoi répondre. « C'était pour détendre l'atmosphère, navré. » Il répond, puis, joignant ses mains, il termine : « OK. Je vous demande pardon. Je vous laisse. » M'offrant un sourire, j'ai la nette sensation que je vais le revoir et cela ne me rassure pas.

A
près quelques heures, alors que la journée touche à sa fin, je prends le temps de m'étirer. Me trouvant seule, alors que le chariot est vide, je ferme une seconde les yeux quand je sens une présence. Lorsque je rouvre ceux-ci, je constate que l'homme désirant avoir mon numéro de téléphone est face à moi. « Je ne vous ai pas fait peur, j'espère ? » Il me demande, le regard brillant. « Je voulais m'excuser pour tout à l'heure. Je… Je vous trouve très belle et j'ai été un peu trop… » Je réponds du tac au tac : « Entreprenant ? Déplacé ? » Prononçant ses deux mots, son regard devient froid, son visage se crispe. « En fait, t'es bien une belle salope, une garce. » Ses propos sont violents, je me sens agresser et je recule jusqu'à buter contre le mur. « Allez-vous en. Foutez-moi la paix. » Je prononce, lorsque je remarque qu'il sert les poings. « Je sais bien que t'es une garce. Tu aguiches, tu fais croire que personne ne te plaît, tu fais celle qui se croit supérieure aux autres, mais en vérité, t'es juste une belle traînée. » Il se rapproche de moi, alors que la peur ainsi que la panique me gagnent. « Vas-y, crie. Y a quasiment plus personne et l'endroit est immense. J'aurai le temps de faire ce que j'ai envie de toi avant qu'on ne te vienne en aide. » À présent paralyser, il se colle contre moi, me bloquant, alors qu'une de ses mains s'empare de mon visage, puisque je ne désire pas le regarder, mes prunelles étant à présent closent. « Tu te la racontes plus à présent. » Il me dit, resserrant sa prise. « Vous me faites mal ! » J'arrive à geindre, quand il enfonce sa langue dans ma bouche. Tentant de le repousser, essayant de bouger alors que je me trouve plaquer contre le mur et que son corps écrase le mien, il finit par se frotter contre moi, afin que je sente son sexe dur, tant il est excitée par la situation. Ôtant sa langue de ma bouche, j'arrive à hurler un « à l'aide » quand il poste l'une de ses mains contre ma bouche. « Ferme là putain, ferma là ! » Pleurant, ayant peur de la suite à venir, les prunelles closent, je l'entends pousser un cri de douleur. Osant à peine ouvrir les yeux, je remarque la présence d'un autre homme. Alors qu'il s'occupe de mon assaillant, je tremble, peinant à avaler ma salive. Assistant au spectacle alors que mon sauveur lui donne une bonne raclée, je sens mes jambes se dérober...


* * FIN DU FLASHBACK * *

A
yant mon cœur au bord des lèvres, une voix s'élève. Il s'agit de celle d'un homme qui me demande si tout va bien. Il me semble reconnaître cette voix si particulière et lorsque je réalise de qui il s'agit, je pousse un soupire de soulagement. Il s'agit de mon « sauveur », puisque c'est l'homme qui a mis une raclée à mon agresseur. Quand il me dit qu'il peut m'aider, je n'arrive pas à prononcer le moindre son. Je le voudrais bien, seulement, je n'y parviens pas pour le moment. Lorsqu'il s'empare d'un des livres étalé sur le sol, il me fait sourire. Mordillant ma lèvre inférieure afin de ne pas rire, je m'empourpre très légèrement. Effectivement, les romans que je dois ranger sont parfois lourds, voir même très lourds. Quand il reprend, ajoutant qu'ils font de la musculation, je ne peux retenir un rire cette fois-ci et je le regarde, enfin. « Ils sont pas mal lourds en effet. C'est sportif de travailler ici parfois. » Je réponds, après avoir rit. « Merci pour… L'autre fois. » Je souffle à présent, baissant le regard. « Merci également pour… Là, tout de suite. Maintenant. » Je fais référence aux livres, j'imagine qu'il a compris, j'espère. « Je suis très maladroite parfois. » Je hausse les épaules et ajoute : « Assez souvent, pour être franche. » J'esquisse à nouveau un sourire. « Est-ce que… Vous pourriez continuer à m'aider ? » J'ose demander, mes joues se teintant d'une couleur rose. « C'est que vous devez faire beaucoup plus de musculation que moi… » Mordant ma lèvre, il me semble évident que c'est le cas, puisque je suis une brindille et que lui, étant massif, grand, ainsi que muscler, doit forcément s'entretenir pour être ainsi. « J'ai du mal à communiquer avec des romans qui pèsent plus lourd que moi. » Je prononce, me sentant immédiatement ridicule. La raison ? Je plaisante en parlant des romans que l'on ramassent, alors que je n'use jamais d'humour puisque je ne suis absolument pas drôle, du tout.



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Sujet: Re: │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Ven 22 Mar 2019 - 10:23 )

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Être aux aguets du moindre bruit fait parti de toi depuis des années. Quand tu es flic cela peut te sauver la vie d'entendre la branche qui craque juste derrière toi. Quand tu joues avec le feu en ne pensant qu'à venger la mort de ta femme et de ton fils aussi. Quand tu traines dans des endroits louches pour récupérer quelques miettes d'indice c'est vital. Alors des mots même murmurés, un bruit sourd de livre qui tombe et voilà que tu rappliques pour voir ce qu'il se passe. De toute façon tu ne pourrais pas rester assis. Tu ne restes jamais assis quand quelque chose autour de toi cloche. Même s'il n'y pas de mise en danger, tu veux t'assurer que tout va bien. Alors c'est tout naturellement que tu débarques dans la rangée d'où est parvenu le bruit. Et là tu la vois, tu la remets facilement. Et tu comprends vite la situation. Personne au alentour juste des livres au sol. Et elle accroupie par terre tétanisée par la peur. Les symptômes de la panique et de la peur tu les connais par cœur. Tu les as déjà affronter. Tu y as fais face souvent. L'analyse de la situation coule de source. La belle a eu peur. Tu ne sais pas de quoi, même si c'est dans ce lieu que tu lui as sauvé la mise alors qu'un connard la serrait de trop prés. Est ce qu'elle est en train de revivre la scène ? Tu te réveilles bien la nuit, hurlant dans ton lit avec les images de la voiture de Maeva en feu. Au début cela t'arrivais même en journée te laissant comme un déchet une fois les images passées. C'est toujours épuisant de revivre sa peur, de la sentir s'emparer de son être et prendre le pouvoir sans que l'on puisse faire quoi que se soit. On se retrouve manipulé par nos sentiments, les sensations ressenties sur le moment. Toi c'est l'odeur âpre de la fumée, le rouge violent des flammes. Elle c'est surement la sensation de ses mains sur ses courbes. Ou de son souffle sur sa peau. Ou ses lèvres sur les siennes.

Alors tu te baisses pour être à sa hauteur. Cherchant à accaparer son regard. Une façon de la rassurer et de la faire revenir dans la réalité. Tu parles avec douceur, pour ne pas la brusquer. Là c'est l'instinct du flic qui ressurgit, celui qui se trouvait face à des victimes complètement paumées, comme déconnectées de la vie. Tu cherches à faire de l'humour ventant les livres et leurs poids. Tout est bon pour qu'elle oublie ce à quoi elle pensait. Ce qui lui a fait perdre pied, même que quelques secondes. Pas toujours facile de plaisanter dans certaines situations, mais celle-ci si prête assez bien. Et elle semble réceptive. Une début de victoire de plus sur son assaillant. « Pas besoin de payer un abonnement dans une salle de sport avec un boulot pareil. » Le cerveau n'oublie jamais il faut arriver à la détourner pour qu'il comprenne qu'il n'y a pas de danger. Et cela se fait pas à pas. « Mais de rien c'était logique l'autre fois. » Tu ne t'étales pas et puis elle t'avais déjà dit merci, elle l'a peut être oubliée. « Et c'est tout autant logique cette fois. » Elle lui avoue être maladroite. Personne n'est parfait. Tu réponds à son sourire, elle semble être rassurée. Et revenir doucement sur terre. « Bien sur que je peux vous aider. » Même si face à certaines situations tu n'es devenu qu'un mec habité par la rage et la haine. Tu restes humain et généreux. Et puis tu n'es pas à la seconde pour tes recherches. « Dans mon métier il en faut un peu de musculation. » Porter des cartons de bouteilles de vin, c'est pas mal non plus comme exercice. « Je me demande parfois pourquoi je paie un abonnement à une salle de sport. » Même si c'est surtout dans des salles de boxe que tu vas. « Parce qu'au final dans la vie on peut en faire gratis. » Tu te mets à rire, discrètement parce que vous êtes dans un lieu où le silence est roi. Tu récupères un à un les livres qui voulaient prendre la poudre d'escampette. « Je comprends en plus certains seraient surement plus utile pour assommer quelqu'un que pour être lus. » Entre les titres et le poids, pas sur qu'ils passent entre beaucoup de main, du coup faudrait leur trouver une autre utilité.

Une fois les livres ramassés, tu te lèves et tu lui tends la main pour l'aider. Vu sa silhouette, les livres récupérer pèsent plus lourd qu'elle, logique qu'elle les ait fait tomber. Tu la regardes un instant. «  Vous allez bien ? » Et cette phrase n'est pas dite par rapport à la chute des livres, mais plus par rapport à l'agression et aux stigmates qu'elle a laissé dans l'esprit de la demoiselle. Tu ne veux pas être intrusif, mais elle semble encore secouée. « Vous voulez vous asseoir ? Boire quelque chose ? » Tu parles avec douceur sachant très bien qu'il faut un temps avant de rassembler ses esprits. « Ou bien vous voulez que j'appelle quelqu'un ? » Une personnage avec qui elle pourrait se sentir plus à son aise. Après tout ce n'est pas parce que tu lui a porté secours que vous vous connaissez ou qu'elle a confiance. De toute façon parfois faut se méfier des gestes de gentillesse, même si là ce n'est pas le cas. En tout cas pas question que tu reprennes ta place avant de t'être assurer qu'elle allait bien.   
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Sujet: Re: │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Lun 8 Avr 2019 - 4:46 )

Raoul & Lilwenn
Retour de monsieur
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L'agression que j'ai subie à mon travail restera à jamais gravé dans ma mémoire. Je ne peux pas prétendre que ce que j'ai vécu est passé, bien que je l'aimerais. C'est vrai, je voudrais d'ores et déjà tourner la page, mais c'est impossible. L'agression ne date que de quelques jours, puis, ce n'est pas évident d'oublier ce moment de panique, de peur qui nous consume littéralement alors qu'on se trouve coller contre un mur, incapable de bouger, la langue d'un parfait inconnu enfoncée dans notre bouche. Repenser à cela me secoue toute entière et de ce fait, je ferme une seconde les yeux, me répétant que ça va aller. Après une bonne minute et commençant à recouvrer mes esprits, j'ose regarder cet homme qui m'est venu en aide, non pas seulement pour les bouquins que j'ai fait tomber, mais aussi ce jour-là, où il m'a défait de l'emprise de mon agresseur. L'écoutant, alors qu'il me fait sourire, je ne peux qu'être de son avis. « Vous avez raison. D'ailleurs, je ne suis inscrite dans aucune salle. » Mon sourire s'épanouit sur mon visage alors que je m'empare d'un des quelques livres étant tombés sur le sol. M'empourprant après l'avoir à nouveau remercié, je dois bien admettre que je ne sais pas comment je pourrais lui faire par de toute la gratitude que je ressens à son égard. « Je sais que… » Je m'arrête, faisant une pause, ne sachant quels mots employés. « Je sais que je vous ai déjà remercié, mais je… Je ne sais pas comment vous faire savoir toute la gratitude que… Enfin, vous comprenez. » Je baisse le regard, devenant aussi rouge qu'une tomate. Il n'est pas dans mon habitude de remercier qui que ce soit, mais cette fois, je sais que je ne peux faire autrement. Jamais je ne pourrais oublier ce moment où il est venu me porter de l'aide, jamais je ne pourrais oublier qu'il est venu à mon secours, alors que nous ne nous connaissons pas. À vrai dire, en y réfléchissant, il est l'une des rares personnes qui s'est intéressé à moi, et cela, depuis bien trop longtemps déjà. Lui offrant un nouveau sourire, je n'ajoute rien de plus, où plutôt, je cesse de le remercier à nouveau. Continuant à ramasser les ouvrages jonchant le sol, j'ose demander à mon sauveur son aide, afin d'être plus rapide, puisque je vais devoir vérifier chacun d'eux, afin d'être certaine de ne pas les avoir abîmés. « Merci beaucoup pour votre aide. » Je prononce dans un premier temps, puis, curieuse un jour, curieuse toujours, je lui demande, mes grosses billes scintillantes : « Vous faites quoi dans la vie ? Enfin, je veux dire, c'est quoi votre métier ? » Pendu à ses lèvres, je me laisse imaginer ce qu'il peut faire comme job. « Attendez ! Je veux deviner. » J'adore les jeux, j'ai toujours adoré ça. « HUM… » Le regardant sans pour autant le rendre mal à l'aise, sans le reluquer, je termine par demander : « Vous êtes dans le sport ? Vous êtes célèbre, genre, dans la boxe ? » Je ne suis évidemment pas certaines de mes propositions, le fait est qu'il s'entretient, et cela, j'en suis persuadée. « Autrement… » Je réfléchis à nouveau, fixant l'ouvrage étant entre mes mains. « Vous êtes militaire ? Ou… Garde du corps ? » Me remémorant ses mots, étant donné qu'il a dit « un peu », je pense me tromper. « OK. Je donne ma langue au chat. » Je finis par lui dire, puis j'ajoute rapidement : « Attendez ! Je veux réfléchir encore un peu. Disons… Jusqu'à ce que vous quittiez la bibliothèque. Ensuite, si j'ai tords, vous pourrez me le révéler ou non. À vous de voir. » Je termine, hochant la tête par la suite, par ses mots. « Oui, c'est vrai que certaines personnes n'ont pas à en faire à côté. » Je réponds, quand je commence à rire. Postant mes mains sur ma bouche, j'essaye de faire le moins de bruit possible. « Pardon. » Je lui souffle, reprenant : « Pas mal d'ouvrages ne sont pas lus, ou très rarement. Il faut dire qu'ils sont réservés à des personnes ayant de grandes connaissances sur un sujet en question. Il y a bons nombres de professeurs d'université qui viennent pour justement jeter des coups d'œil à certains d'entre eux. » Je termine, quand bientôt, nous avons ramassé tout ce que j'avais fait tomber. Poussant un long soupire de soulagement, étant bien heureuse d'avoir eu de l'aide, je fixe l'homme m'ayant aidé, alors qu'il me tend l'une de ses mains. « Merci. » Je souffle, à présent debout, quand il me pose une colle sur une question si simple de coutume. « Je… Je crois oui. » Je recule d'un pas croisant les bras. « Je ne suis pas certaine. » J'ajoute, dans un quasi murmure, si bien que je me demande si cet homme m'a entendu. « HEU… Non, je… À vrai dire, je… Je pense prendre une pause. » Me pinçant les lèvres, je me dis que je dois informer mes collègues, quand je me dis que je devrais inviter mon héros. « Est-ce que… Enfin, vous voudriez qu'on aille boire un petit quelque chose ? Ce n'est pas un rencard, c'est pour vous remercier. » Ce coup-ci, je rougis, mordant ma lèvre inférieure, ayant peur d'essuyer un refus. « Je n'ai personne à contacter, personne. » Je prononce tout bas, comme pour moi-même, quand je plante mon regard dans le sien : « Je n'ai pas… Enfin, ma situation est compliquée. Il n'y a que vous, quelques collègues et moi qui savons ce qu'il s'est produit. » Inutile de lui dire que je n'ai plus de mère, que je n'ai qu'un père inexistant, une jeune sœur mourante et un cousin que je ne veux pas embêter, puis je ne désire pas non plus alarmer mes proches amis, ceux qui font parti de la famille que je me suis créée, afin de ne plus me sentir désespérément seule.

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Sujet: Re: │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Sam 20 Avr 2019 - 18:41 )

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Tu sens rapidement que derrière cette chute de livre il y a autre chose. Tu sais que vivre un épisode traumatisant dans la vie c'est un peu avoir une épine plantée dans le pied en permanence. Et que selon comment on pause celui-ci et bien la douleur est plus ou moins tenace et souvent sournoise. Alors tu fais vite la relation entre le fait que tout semble basculer pour la bibliothécaire et le fait qu'elle ait été agressée il y a peu. Difficile de contrôler ses peurs et elles arrivent sans crier gare jetant souvent leur victime dans un tourbillon donc il est compliqué de sortir. Et les cauchemars deviennent aussi palpables que la réalité. On oublie le lieu où on se trouve et ce qui nous entoure, trop focalisé par ce que l'on ressent et qui semble prendre toute la place. Alors tu y vas doucement pour ne pas brusquer la demoiselle, tu as l'habitude de ce genre de situation. Ton boulot t'en a fait pas mal gérer. Tu sais t'y prendre. Le son de la voix dans ses moments là est important tout comme les mots. Faut ramener la personne dans la réalité. La faire sortir de l'ombre sans que cela ne soit douloureux. Et une fois fait, la rassurer et détourner son attention de ce passé pesant en la faisant rire. Le rire est souvent salvateur dans cette situation. Et même si elle garde encore le regard baissé tu la sens plus à son aise. Ce n'est pas encore gagné car tout peu à nouveau basculé mais c'est déjà une bonne avancée. Et la plaisanterie par sur le fait que ramasser des livres ressemblent à un exercice sportif. Et puis elle te remercie encore. Ce qui te fais sourire. Avant qu'elle ne sourit à son tour. Tu la sens fébrile, le souvenir caresse son présent. Et tu sais ce que l'on traverse quand on essaie de revenir. Cela t'arrive souvent quand tu penses à Maeva et à Kewan. Le retour à la réalité est parfois même plus douloureux que de revivre les images de leur mort. « Oui je comprends et c'est un acte tout à fait normal que de venir en aide à quelqu'un quand il y a danger. Je n'aurais été qu'un lâche si je ne l'avais pas fais et difficile de vivre avec cette idée. » Tu n'es pas un héros non plus, mais tu as des principes. Des principes à la base inculqués par tes parents, puis par ton boulot et enfin par ta défunte femme.

Tu acceptes de l'aider à ramasser les livres au sol, toujours en essayant de rendre la situation plus légère. Parce que tu vois qu'elle est un peu ailleurs, prise comme dans un piège causé par l'agression. Une femme se sent souvent salie après ce genre de geste, même si le salopard n'a pas eu le temps de faire trop de dégâts. Il a posé son odeur et laisser physiquement sa trace. Bouger et soulever du poids cela fait partir de ton boulot, du coup les livres lourds ne te posent pas de problème. Mais il est vrai qu'avec une carrure comme la jeune femme c'est plus compliqué. Et puis tu peux bien perdre quelques minutes dans tes recherches. Mais de fil en aiguille, elle en vient à demander ce que tu fais, tu vas pour lui répondre mais elle ne t'en laisse pas le temps. Voilà qu'elle décide de s'amuser à deviner ton métier. Intérieurement tu lui souhaites bon courage, parce que ta musculation tu ne la tiens pas du métier que tu fais actuellement. Tu as toujours entretenu ton corps et c'est quelque chose que tu apprécies encore plus avec les années qui passent. Et quand il te faut courir après un indice c'est bien pratique. Tu restes en face d'elle, il n'y a plus de livres au sol et elle tient le dernier ouvrage entre ses mains. Ses questions et ses réflexions te font sourire. Elle ne met pas vraiment le doigts dessus mais certaines choses montrent qu'elle est perspicace. « Okay on fait comme ça je repasse vous voir avant de quitter les lieux. Sachez que pour pour la boxe et bien j'en fais depuis bien des années, juste en amateur. Je ne suis pas célèbre dans ce domaine. Ni dans aucun de toute façon. » Tu ne relèves pas pour militaire même si flic c'est bien différent. Puis tu parles que le certains livres seraient plus utile en tant qu'armes qu'en tant que pure bonheur de lecture. « C'est sur que ce genre d'ouvrage pour nous simple mortel c'est carrément assommant et sans jeu de mot. » Tu te retiens de rire également, déjà qu'on vous observent. Ils doivent penser que tu fais du rentre dedans à la jolie bibliothécaire. Ils pensent ce qu'ils veulent, tu ne t'es jamais vraiment préoccupé de ce genre de truc. « Oui je me doute que ces livres ont un public bien défini. Il en faut pour tous les gouts. »

Tu vas pour reprendre tes recherches et la laisser vaquer à ses occupations, mais tu as la sensation qu'elle n'est pas spécialement dans son assiette. Du coup tu lui demandes si tout va bien, pour pouvoir partir t'asseoir l'esprit tranquille. Parce que tu la trouve un peu préoccupé. D'ailleurs tu l'observes un peu plus, tout en gardant tes distances. Tu veux juste t'assurer qu'elle ne va pas s'effondrer à peine tu auras le dos tourné. Parce que c'est la sensation qu'elle donne, la sensation d'être au bord de la rupture. « Une pause vous ferez surement du bien et je trouve ça prudent. Car vous me semblez pas mal secouée. » Est ce qu'elle avait parlé de cette agression à quelqu'un ? Une personne qui aurait pu l'aider à digérer cette mauvaise passe. Ses mots te surprennent et te font sourire. Tu la vois rougir, elle fait encore plus fragile ou alors attendrissante. Tu comprends rapidement que ce qu'il lui est arrivé, est resté assez secret. Il est vrai que ce n'est pas le style de chose donc on se vante, mais on peut en parler. Surtout au prés de gens qui nous sont proches et cela n'a pas l'air d'être le cas de la jeune femme. « Pourquoi pas une pause après toutes ces émotions me fera du bien à moi aussi. Et ainsi je pourrais m'assurer que tout va bien pour vous. Car là cela n'a pas l'air d'être le cas. » Tu t'approches un peu plus d'elle, pour que ce que tu vas lui dire reste vraiment discret. « Vous savez ce que vous avez vécu reste traumatisant. Faut en parler sinon cela peut nous détruire et vous occasionner des moments de panique. Donc n'hésitez pas si cela devient trop pesant à en parler à un professionnel. Et je ne dis ça que pour votre bien. » Il faut être fort mentalement pour arriver à sortir de ce piège. « Je récupère juste mes affaires et on peu aller se boire un café. Au fait je ne me suis pas présenté. Raoul de St Ange. Et vous ? » Mettre un nom sur leur visage sera quand même plus sympathique.  
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Sujet: Re: │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Sam 4 Mai 2019 - 1:16 )


► Raoul & Lilwenn
Un costume pour le Monsieur.
Je me trouvais figer, paralyser. Je me sentais mal, commençant à avoir l'estomac en vrac, prête à rendre, ayant soudainement la nausée quand cet homme ou plutôt mon « sauveur » a pointé le bout de son nez. Il est vrai que je le croise couramment, le fait est que je ne me doutais pas qu'il vienne à nouveau me porter secours, même si aujourd'hui, il ne s'agit que d'énormes bouquins que j'ai fait malencontreusement tomber. Cela n'est pas grand-chose comparé à la première fois qu'il m'a porté secours, puisqu'un homme m'avait agressé, ici, sur mon lieu de travail. C'est pour cette raison que je me suis senti paralysé, parce que cela est récent, trop frais et que j'avais peur d'être à nouveau agressé. Il est difficile de se défaire d'une telle peur et pour cause, je n'ai pas osé regarder la personne présente devant moi, venant m'aider. Le fait est qu'à présent, me sentant davantage à mon aise, j'ai la sensation de pouvoir mieux respirer, j'ai la sensation de pouvoir bouger, sans qu'il ne m'arrive quoi que ce soit.

Me sentant davantage sereine, je rougis quelque peu, puisque je remercie encore cet homme, mon sauveur. Il ne sait pas à quel point je me sens redevable, il n'imagine sans doute pas à quel point je voudrais le remercier encore et encore, puisque j'imaginais le pire. « Vous… Vous avez sans doute raison, mais… Je ne suis pas certaine que tout le monde aurait réagi comme vous. » Me pinçant les lèvres, mes prunelles se chargeant de larmes, je reprends, me confessant. « Il y a des agressions… Enfin, vous devez le savoir. Il y a des hommes et des femmes qui se font agresser sous les yeux de personnes et celles-ci préfèrent continuer leur route, plutôt que d'agir, étant lâche comme vous le dîtes si bien. C'est pour cela que je vous remercie encore. Merci de ne pas avoir été un lâche. » Je termine, tout bas, alors que des trémolos sont perceptibles dans ma voix. Il est vrai que j'aurais pu rester seule, il est vrai qu'il aurait pu ne pas être là, il aurait pu ne pas me porter secours et si, l'une de ses possibilités avait été le cas, je sais que mon agresseur ne se serait pas contenté d'enfoncer sa langue dans ma bouche, m'obligeant à l'embrasser. « Vous êtes tout le contraire d'un lâche, vous savez. » Je reprends, osant croiser son regard. « Encore une fois merci. » Je termine, essuyant une rapide larme, alors qu'à présent, nous ramassons à nouveau les énormes ouvrages jonchant le sol.

Désirant connaître le métier de cet homme n'étant venu en aide, je réfléchis, faisant quelques grimaces de temps à autre, me posant beaucoup de questions quand je lui demande s'il est un célèbre boxeur, ce qui, apparemment n'est absolument pas le cas. Le fait est qu'il pratique de la boxe, qu'il en fait depuis des années et cela ne m'étonne évidemment pas. Après tout, il a le physique pour, la carrure et de ce fait, je me demande s'il n'est pas un professionnel dans une autre disciple sportive, quand il m'annonce qu'il n'est célèbre dans aucun domaine. Faisant la moue, le fixant avec mes énormes billes, me trouvant déçue, je me dis que je finirais par trouver son emploi avant qu'il ne quitte la bibliothèque municipale, je lui demande même de me retrouver avant qu'il ne s'en aille afin de savoir quel est son métier. Cela peut sembler étrange ou encore idiot, mais je désire en savoir davantage sur mon sauveur. Lorsqu'il me dit qu'il repassera me voir avant de quitter les lieux, je suis enchantée, heureuse, puisqu'il désire venir me voir une dernière fois, sans doute parce que je l'apprécie beaucoup sans même le connaître, puisqu'il m'a sauvé d'une situation où jamais je n'aurais pu me défendre ainsi que me défaire seule. Reprenant au sujet des ouvrages que j'ai malencontreusement fait tomber, je retiens un rire alors qu'il m'annonce qu'ils sont assommant sans jeu de mots. « Vous savez, j'ai déjà vu bon nombre d'étudiants endormis ici, sur l'une des tables. Je suis toujours gênée lorsque je dois en réveiller un, parce que je ne sais pas trop comment m'y prendre. De plus, il y en a qui ont le sommeil lourd. » J'affirme dans un mouvement de tête, quand je me dis que si cela vient à se reproduire – mon agression – je pourrais me saisir d'un livre s'il y en a un à proximité, afin de me défendre. Sur cette pensée, je regarde de nouveau l'homme présent devant moi, alors qu'il me répond quant à ce que j'ai dit, puisqu'effectivement, même les énormes ouvrages que l'on pense poussiéreux ont des lecteurs, aguerris qui plus est. « Comme vous dîtes ! Il y en a pour tous les goûts. » Haussant les épaules, je continue. « Il y a des encyclopédies ou autres qui sont peu souvent sortis, mais cela arrive de temps à autre. Généralement, je dois aider les personnes qui désirent les obtenir et souvent, ça prend un certain temps. Il faut savoir les trouver avec toutes les allées qu'il y a ici, dans cette immense bibliothèque. » Je dis, mon regard faisant le tour de cette allée comme pour appuyer mes dires. « Merci pour l'aide apporter. » Je prononce, m'empourprant légèrement, puisque nous avons tous ramasser. « Sans vous, j'aurais mis bien plus de temps. » Je finis par souffler, alors que je me sens plus « sereine », qu'à l'instant où j'étais accroupie, ayant peur de redresser ma tête pour croiser le regard de mon agresseur…

À présent debout, j'admets ne pas être certaine d'aller bien. Après tout, je tremble légèrement puisque je ne suis définitivement pas sorti de cette spirale infernale quant à mon agression et je sais pertinemment que je n'en sortirais pas aisément, puis de toute façon, je sais que cela fait parti des choses qui « restent », malheureusement, puisqu'on n'oublie jamais ce genre de choses, même si certaines personnes se mentent en disant le contraire. « Oui. Une pause. » Je reprends après cet homme, poussant un long soupire. J'ai besoin d'une pause, il me faut une pause et je me demande soudainement si je n'ai pas trop rapidement repris le travail au vu du traumatisme que j'ai subi. Lui demandant s'il désire m'accompagner en lui proposant d'aller boire un « petit quelque chose » j'ai peur d'un refus, j'ai peur d'un « je ne peux pas, mais merci », j'ai peur d'un « non, je ne peux pas », puis j'ai peur de sortir seule, j'ai peur de me retrouver seule, simplement. Soulagée par sa réponse, je me sens plus légère, au point de lui offrir un doux sourire. « Merci. » Je souffle, alors qu'il s'approche de moi, me parlant plus bas, sans doute pour qu'aucune oreille « baladeuse » n'entende ce qu'il s'apprête à me dire. Me pinçant les lèvres, j'imagine que cet homme à raison, je sais qu'il a raison, seulement, je suis incapable de demander de l'aide à qui que ce soit, ne sachant pas le faire, ne sachant pas comment m'y prendre. Peinant à avaler ma salive, je lui réponds tout bas, baissant le regard. « Je… Je sais que vous avez raison. Seulement… » Je peine à trouver les mots. « Je… Je ne sais pas… J'ai toujours été relativement seule et… » Je ne peux pas évoquer ma jeune sœur Barbara, puisque je m'effondrais sous ses yeux. « Je n'ai… Personne. » J'achève cette phrase en essuyant rapidement une larme, croisant ensuite les bras. « Je vais y réfléchir, concernant le professionnel. » Je conclus, alors qu'il m'annonce à présent qu'il doit prendre ses affaires, tout comme moi. Il faut que j'aille prendre mon sac, où plus simplement mon porte feuille, afin de payer nos cafés ou autre chose, ce qu'il désirera boire. « OK. Je fais de même. On se retrouve à l'entrée, près des portes, ça vous convient ? » Je dis, réalisant après quelques secondes qu'il s'est présenté. « Pardon. Je m'appelle Lilwenn. Lilwenn Boschetti. » Instinctivement, je tends une main afin de serrer l'une des siennes, comme lorsque l'on se présente à une personne, tout bêtement. « Je suis très protocolaire. » Je souffle, amusée, puisque ce n'est définitivement pas le cas, et même s'il ne me connaît pas, il peut s'en douter. « En fait, non. Je ne le suis pas du tout. » Je dis à nouveau, souriant faiblement alors que je pense à certains de mes collègues, puisque bon nombre d'entre eux n'a le droit qu'à de simples « bonjours » alors que d'autres n'ont que des « signes de tête » de ma part, comme je ne peux pas les voir.
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Sujet: Re: │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Sam 1 Juin 2019 - 19:40 )

helping doesn’t hurt.
lilwenn & raoul
Tu t'es forgé une carapace c'est sur. Avec les années tu as fermé ton cœur face aux drames. Mais au fond de toi tu restes Nolan Parker. Ce flic intègre prêt à tout pour défendre sa ville, faire régner la justice et tendre la main à ceux qui en ont besoin. Tu as payé cher tes choix et tu regrettes parfois de ne pas avoir vu ce que tu aurais du voir. Trop pris dans le fait de mettre à mal ceux qui bousiller la ville par leurs coups tordus. Mais on ne réécrit pas le passé. On ne peut que l'accepter et vivre avec, Dans certains moments ta carapace elle se fissure. Parce que c'est la vie. Parce que tu es humain. Parce qu'on ne refait pas un homme profondément bon. Et même si tu éprouves de la haine, de la rage, de la rancœur, cet homme est toujours là. Et qu'il restera toujours bien présent quoi que tu fasses, quoi qu'on te fasse. Parce que tu n'es pas comme ceux que tu traquais, ou comme celui que tu traques depuis plus de quinze ans. Alors oui tu as aidé la jeune femme. Et oui tu sais parfaitement que le monde derrière son luxe est bien souvent noir. Bien plus qu'on ne veut le laisser paraître. Mais c'est comme ça et ce n'est pas prêt de changer. Faut juste essayer d'apporter dans cette noirceur un peu de lumière. Cela ne coute pas beaucoup et parfois cette aide apporte ses fruits. Un sourire, un regard, un merci. Et ces petits gestes rendent plus légers le moment. Autant pour celui qui reçoit que celui qui donne. Et la douleur s'apaise, elle semble trouver un sens. Ou durant quelques secondes une échappatoire. Et c'est mieux que rien. Alors tu fais de ton mieux pour faire passer la tempête qui semble faire rage dans le regard de la bibliothécaire. Chacun a sa façon de se battre avec les armes que la vie leurs donne. Parfois c'est plus compliqué et il suffit d'un grain de sable dans les rouages pour tout bousiller. Et c'est ce qui semble être arrivé. Mais en lui tendant la main tu l'aides à lutter, ou du moins à se sentir moins seule. A part que cela ne soit toi qui te sente moins seul.

Tu uses d'humour par rapport aux livres qu'elle a fait tomber et que tu as aidé à ramasser. Le rire est souvent salvateur quand l'angoisse de la peur baigne les entrailles. Et puis tu sais qu'il y a des expériences difficiles à oublier. Quelques réactions, quelques gestes le prouvent. Souvent ils passent inaperçu au commun des mortel. Mais celui qui a souffert les voit. Les trouve dans un souffle, dans une larme, dans un regard fuyant. Tu ne la brusques pas, tu lui laisses le temps de retrouver son souffle. Le temps de reprendre confiance, de voir qu'il n'y a pas de danger. Tu comprends ce qu'elle éprouve, la douleur qui l'étreint. Tu n'as pas besoin de mots pour saisir le chemin qu'elle emprunte. Tu l'aides juste comme le ferait un guide, une manière de la faire sortir du tunnel et cela à l'air de marcher. Elle reprend confiance, parle d'avantage. Oubliant peu à peu ce qui a suscité son anxiété, sa terreur. Les tiennes parfois t'accrochent sans prévenir pour te faire couler. Cela peut arriver en pleine nuit comme en plein jour. Et tu sais combien il est complexe et douloureux pour s'en sortir. L'expérience traumatisante donc tu l'as sorti d'affaire la première fois est comme une gangrène. Qui même l'esprit occupé fait son œuvre. Elle te remercie encore après avoir fait de l'humour sur le poids des livres. « Sans cette intermède au final mon après midi aurait été ennuyeuse. » Tu ne finiras surement pas tes recherches, de toute façon tu n'y a plus la tête. Au moins tu auras fais un peu de sport en portant les gros livres qui étaient tombés. Faut voir le positif dans le négatif. Pas évident selon les situations.

Elle semble mieux et cette idée te réconforte, mais c'est de courte durée. Une pause est nécessaire. Un besoin de s'évader de ce lieu qui lui rappelle trop ce moment délicat. Tu lui proposes d'en parler. Toi qui n'a jamais voulu le faire. Mais tu sais combien la bête est vorace quand on garde tout en soit. Toi c'est ce que tu voulais, mais tu as la force pour encaisser. Ce qui ne semble pas le cas de la jeune femme. « Je suis seul aussi... alors je comprends d'autant mieux que cela soit compliqué. » Après réflexion vous décidez de prendre la pause maintenant, il vous suffit juste de ramasser vos affaires et d'aller boire un café ou autre chose dans un bar pas loin. Sortir de ce lieu lui fera du bien, même si cela ne réglera pas le problème vu qu'elle y travaille. Tu te présentes un peu de civilité ne fait de mal à personne et elle en fait de même en retour. Toujours sur la défensive mais tu ne peux lui en vouloir. « Lilween ?? Original comme prénom. Et ravi de faire votre connaissance. » Vous vous serez la main et tu souris quand elle dit être protocolaire. « Je vous assure que j'ai vu pire niveau protocole de présentation. » Lorsque tu étais flic et qu'il y avait des remises de prix ou bien des funérailles. Ce putain de protocole te faisait parfois chier, alors que tu aurais préféré que cela soit juste simple. Tu laisses Lilween récupérer ses affaires et tu vas en faire de même. Tu vérifies avoir tout noté ce que tu cherchais et tu ranges tout dans ton sac. Fini l'enquête pour aujourd'hui. De toute façon tu n'y avais plus la tête. Tu te diriges vers l'entrée et la jeune femme te retrouve rapidement. Et vous sortez de la bibliothèque à la recherche d'un coin calme pour vous poser. « Au fait Lilween c'est quoi comme origine ? Enfin si ce n'est pas indiscret. Parce que c'est la première fois que j'attends ce prénom et je trouve que vous le portez à ravir. » Il y a un bar à quelques pas, du coup vous vous dirigez vers lui.
  
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Âge : La trentaine est arrivée, puisque j'ai cette année 30 ans tout rond. Je suis née à Paris, le 18 juin de l'année 1989.
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Sujet: Re: │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Mar 25 Juin 2019 - 17:41 )
RAWENN ♔ Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ».
La peur, on la connaît et on la ressent durant toute notre vie. Petit, on a peur du noir, on a peur des ombres sur nos murs, nos plafonds, on a peur que l'on nous attrape par les pieds, par un monstre nous guettant la nuit pour nous attirer sous notre lit et disparaître. La peur ne nous quitte jamais. La peur est parfois salvatrice, puisqu'elle nous empêche de faire des choses stupides, mais elle peut aussi nous faire passer à coter de pas mal de choses. La peur est à la fois une amie et une ennemie, bien qu'elle soit pour la plupart des personnes sur cette Terre davantage une ennemie. La peur nous rappelle que le temps défile, puisqu'avec les années, la peur nous gagne lorsque l'on voit des personnes que l'on aime partir. Moi, j'ai peur. J'ai peur depuis de trop nombreuses années. Il y a plusieurs raisons à ma peur, comme celle de devenir comme ma défunte mère, qui était une droguée alcoolique qui m'a abandonné, mais j'ai également peur de m'attacher à trop de personnes, parce que je serais anéanti littéralement si elles venaient à disparaître. Puis, j'ai peur de cet endroit, de la bibliothèque où je travaille. Je ne peux pas faire un pas sans tressaillir si une ombre se dessine, puisque j'ai peur que l'on m'agresse à nouveau. J'ai peur que ce qu'il s'est produit arrive encore, j'ai peur qu'aucune personne ne soit là pour me défendre, puisque mon sauveur ne sera jamais présent en permanence pour me sauver de je ne sait quel agresseur. Alors oui, j'ai encore peur à cet instant. J'ai si peur que j'en ai la nausée. Je me sens mal, je me sens sale, je me sens bête, je suis en colère, mais pas uniquement contre cet homme. Pour être tout à fait honnête, je suis en colère de ne pas avoir su réagir. C'est comme si je m'étais laissé faire et c'est cela qui me met le plus en rogne. C'est dur de se regarder dans la glace lorsque ce genre de choses arrive et lorsque je croise mon propre regard ; je m'en veux. Le soir de la dite agression, lorsque je suis allée dans mon immense chambre pour me reposer, sans en avoir parlé à qui que ce soit, j'ai brisé le miroir dans ma salle de bain. Je me suis emparée de celui-ci et je l'ai lancé, je l'ai brisé, parce que je ne pouvais pas soutenir mon regard et je ne sais pas lorsque j'y parviendrais à nouveau. Puis étant effrayée, j'ai préféré me cacher derrière mon lit, pour m'endormir en larmes, sur le sol froid. Je n'avais rien d'autre que ma petite peluche lapine pour essuyer mes larmes, quand j'ai finalement arrêté pour m'endormir.

Me trouvant toujours secouer, je me détends petit peu par petit peu, puisque monsieur mon sauveur est présent. Après avoir ramassé de nombreux ouvrages que j'avais fait tomber comme une gourde, il m'est à nouveau venu en aide, ce que j'apprécie grandement. Je n'ai jamais franchement eu de personnes qui me protègent et cela me fait un bien fou. Bien sûr, nous ne nous connaissons pas et il ne sera pas toujours présent pour moi, mais grâce à lui, je retrouve un semblant de sécurité et cela est non négligeable avec ses derniers jours. Alors, je me sens davantage sereine, puis je plaisante avec lui, je donne le change. Les encyclopédies se trouvent très lourdes et comme il me le dit, il est inutile pour moi de faire davantage de sport, puisque j'en fais déjà assez dans mon travail. Le fait est que je me dis que cela pourrait être un bon exutoire. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas fait une quelconque activité physique et je me dis à cet instant que je devrais m'y remettre, ne serait-ce que courir sur la plage, faire un jogging, pour peut-être par la suite apprendre un sport de combat, afin de savoir me défendre si l'on vient à m'agresser à nouveau. Sur cette pensée, alors que mon regard s'est perdu sur le dernier ouvrage que j'ai en mains, j'esquisse un maigre sourire à mon héros, par ses propos. « Pour moi également. C'est ennuyeux lorsqu'on vous met de corvée à ranger des énormes bouquins. » Lui souriant davantage, je pose le dernier ouvrage sur le chariot. Nous avons officiellement terminé de tout ramasser.

Le cœur plus léger durant un court instant, nous voici à parler de sortir, afin que je prenne une pause. Il est vrai que j'en ai besoin, puis, quelque chose me travaille. Je me demande comment je vais faire pour revenir ici, chaque jour, alors que je ne suis pas remise de ce qu'il s'est produit… Les lèvres pincées, alors que mon regard scintille par les larmes qui affluent en masse, je réponds à mon sauveur : « Je n'ai… Personne. » Ce sont mes derniers mots à ce sujet et il semble me comprendre, puisque lui aussi se trouve seul. Mon regard croisant le sien, j'ai la sensation d'y déceler une peine immense. La vie ne semble pas l'avoir épargné, malheureusement… « Ouais, c'est compliqué. » Je souffle pour toute réponse, quand je me dis qu'en finalité, la vie n'épargne personne. Elle n'a pas épargné l'enfant que j'étais à Paris, l'adolescente que j'ai été également, puisqu'en rentrant à mon domicile, alors que je n'avais que seize ans, j'ai retrouvé le corps inerte de ma mère, qui était décédée. Essuyant rapidement quelques larmes en toute discrétion, nous nous entendons afin de sortir, d'aller boire un petit quelque chose, avant que je ne manque d'air de rester ici, sur le lieu de ce qu'il s'est malheureusement produit. Se présentant avant que nous quittions la bibliothèque, il semble surpris par mon prénom, puisqu'il me dit qu'il est original. Il est vrai que c'est peu courant, surtout ici, en Italie. « Il paraît ouais, vous n'êtes pas le premier à me le dire. » Je réponds, lui souriant plus franchement, quand finalement, nous nous serons la main. « Je suis ravi également. » Je prononce, quand je m'essaye à plaisanter, puisque je me dis protocolaire, ce qui n'est absolument pas le cas. « Ah ouais ? Il va falloir me raconter. Enfin… Si vous le désirez Raoul. » M'empourprant légèrement, nous finissons par nous séparer, pour prendre nos affaires. Une fois tâche faite de mon côté, je rejoins Raoul qui doit m'attendre depuis une bonne petite minute. « J'suis là. » Je dis, les bras croisés, alors que nous retrouvons l'extérieur, ce qui me fait un bien fou. Fermant durant quelques secondes les yeux, je les rouvre à sa question. « C'est français. Je suis née en France, à Paris. » Je dis, alors que nous nous éloignons de la bibliothèque. « Ma mère était française et mon père, il est italien. J'suis à Naples depuis mes seize ans. Je vis dans sa prison dorée… Ou plutôt, sa cage dorée. Il a une immense villa alors qu'on est trois. » Je me livre, cela me semble bien étrange, quand je me rappelle qu'il s'agit tout de même de mon « sauveur » puis il peut bien oublier mes dires lorsque nous nous laisserons. Sortant une clope de mon sac ainsi qu'un briquet, je l'allume, quand je lui demande après une première bouffée : « Vous voulez vous en grillez une ? » Avançant en direction d'un bar à quelques pas de mon lieu de travail, je me demande ce que je devrais boire. Si j'étais seule, je me laisserais sous doute le droit de boire de l'alcool, seulement, je ne le suis pas. « Au fait, je paye les consommations. J'sais plus si je vous l'ai dit. » J'ajoute, quand je reprends une bouffée de ma cigarette. Poussant un long soupir de soulagement, je me dis qu'il faut que je me détende davantage, que je cesse de penser à ce qu'il m'est arrivé, bien que cela risque d'être très compliqué.


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Sujet: Re: │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Dim 14 Juil 2019 - 18:32 )

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Même si tu t'es forgé au fil des années une carapace, tu ne restes pas insensible. Et tu vois très bien que la jeune bibliothécaire a été bousculée par la vie. Comme si une marque indélébile reliée ceux qui ont morflé pour diverses raisons. Ceux qui ont appris à vivre malgré les blessures. Bien entendu il y a l'agression mais il y a autre chose derrière. Une chose qu'elle cache et qui la rend fragile et vulnérable. Mais tu ne t'y attarderas pas dessus, parce que toi-même tu n'aimes pas qu'on s'attarde sur tes plaies encore ouvertes. Faut laisser le temps faire son office. Combien de fois tu l'as entendu ? Tu ne saurais le dire. Tout ce que tu sais c'est que c'est long, douloureux et qu'on se retrouve souvent seul dans ce combat. Enfin pour égayer un peu le moment et surtout le rendre plus léger, une fois les livres rangés tu lui proposes une pause. Un café ou un thé hors de ce lieu qui renferme encore pour la jeune femme bien des tourments. Des tourments qui la suivront et qui finiront pas s'effacer, s'évaporer. Une fois le temps venu. Faut de la patience et de la confiance. Ce n'est pas pour aujourd'hui, tu l'as bien vu. Peut être pas pour demain, mais l'avenir lui appartient et avec lui la cicatrisation. Même si tu sais qu'il y a des choses donc on ne cicatrisent jamais vraiment. C'est juste la douleur qui s'apaise et le poids sur le cœur qui se fait moins lourd. Le reste faut faire avec. C'est un peu la croix que chacun a à porter, parce qui ne cache pas derrière un sourire, une souffrance déguisée pour mieux arriver à vivre. En tout cas pour le moment tu préfères l'éloigner de ses démons, la voir respirer un peu. Tu as malgré toute ta rage garder en toi ce côté paternel et protecteur qui encore une fois vient te titiller. Ce besoin profond de prendre soin des gens que la vie malmène. Peut importe le degré, cela te fait du bien. Cela met du positif dans tes sombres pensées.

Et pour entamer cette décision de prendre l'air, d'aller souffler, vous commencez par échanger vos prénoms. Une façon de lever le voile, enfin un peu. Un serrement de main parce que tu ne la connais pas assez pour échanger une bise. Parce que tu restes un homme poli et courtois, un homme qui a été bien élevé. Et qui a toujours respecté les femmes. Tu trouves son prénom assez surprenant et tu lui en fais la remarque. Il semble cacher des mystères que surement certains ont voulu percer. Toi tu ne l'obligeras pas à ce dévoiler, sauf si elle le souhaite, même à demi mot. Tu n'es pas le premier à lui faire la remarque. Et tu vois son sourire s'agrandir comme si Lilwenn retrouvait sa joie de vivre. Comme si ses peurs s'effaçaient un peu. C'est mieux que rien et cela te rassure qu'elle reprenne confiance. « Peut être un jour je vous raconterais. Mais pas aujourd'hui car ce n'est pas très amusant comme récit. Trop professionnel. Autant garder une discussion légère plutôt que de s'encombrer de chose lourde et pompeuse. » Tu lui souris. Tu ne veux surtout pas faire d'impair et partir dans une discussion ou tu devrais trop mentir. Mais tu restes courtois pour ne pas la brusquer. Vous vous séparez un moment le temps que chacun prépare ses affaires de son côté. Puis tu la rejoins et vous sortez. Tu reviens sur son prénom. Tu trouves qu'il lui va bien, mais tu as du mal à voir de quelle origine il est. Et Lilwenn de parle sans complexe de sa mère, de son père. De la cage dorée dans laquelle elle vit. « Une immense villa quand on est peu nombreux c'est pratique. Comme ça si on se dispute chacun peut partir de son côté sans prendre le risque de tomber sur l'autre. » Tu dis tes mots sur le ton de la plaisanterie. « C'est aussi une façon de placer son argent. La pierre reste une valeur sure. Sinon faut faire des chambres d'hôtes. » Alors que vous avancez en direction d'un bar elle te propose une cigarette. « Je veux bien merci. » Tu profites de tirer des tafs lentement  sur la cigarette que Lilwenn t'a offerte. Cela te fait du bien.

« Je n'ai pas l'habitude de laisser payer la gente féminine mais si vous insistez. Je ne voudrais m'attirer vos foudres en refusant d'être invité. » Là aussi tu parles sur le ton de la plaisanterie. Tu ne veux pas la froisser en faisant du forcing pour payer la note. « Mais n'allez pas penser que vous m'êtes redevable de quoi que ce soit. Ni pour la dernière fois, ni pour aujourd'hui. » Tu préfères préciser pour par que la belle se sente mal à l'aise. Tu vois un bar, mais tu remarques que à quelques pas de plus il y a un salon de thé. « Si vous offrez les boissons je me propose de vous offrir les pâtisseries. Si cela vous tentes bien entendu ? Mais manger quelque chose de sucrée ne vous fera pas de mal. » Vu dans quel état elle était au moment ou tu l'as vu. Une douceur ne pourra que lui faire du bien. Et puis tu n'y cracheras pas non plus dessus. Tu lui laisses le temps de choisir avant d'entré dans le commerce où vous vous installez.
  
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