Revenir en haut
Aller en bas


 

- │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Bibliothèque Vittorio Emanuele III
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
Lilwenn BoschettiToujours frais après un litre de café
Lilwenn Boschetti
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4992-lilwenn-boschetti-evitez-l-aig http://www.ciao-vecchio.com/t5756-lilwenn-boschetti-la-mort-est-prematuree-a-tout-age#182086
Faceclaim : J'ai pour célébrité Blake Lively AKA S. Mon avatar est signé lux aeterna, ma signature est signée ANAPHORE & le texte de celle-ci est issu de la chanson «Helium», chantée par Sia.
Je suis absent-e : PR jusqu'à fin août.
Messages : 1218 - Points : 1357
│RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ».  - Page 2 I9qe
Âge : La trentaine est arrivée, puisque j'ai cette année 30 ans tout rond. Je suis née à Paris, le 18 juin de l'année 1989.
Métier : Je suis bibliothécaire et je travaille dans le cœur de Naples, à la bibliothèque Vittorio Emanuele III.
│RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ».  - Page 2 Empty
Sujet: Re: │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Lun 22 Juil 2019 - 1:32 )
RAWENN ♔ Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ».
Je n'aurais pas dû remettre les pieds à la bibliothèque aussi rapidement, le fait est que rester dans ma cage dorée ne me plaisait pas plus que cela. Je me voyais mal rester dans cette immense bâtisse où je loge, étant payé par mon paternel qui se fout royalement de savoir si je vais bien ou non. À vrai dire, je me dis souvent que j'ai été idiote de croire, ne serait-ce qu'une seconde que quelque chose aurait pu changer. Après tout, monsieur mon géniteur n'a jamais réellement voulu me connaître, ni même se faire pardonner. Il m'appelait lorsque j'étais une enfant pour me souhaiter un joyeux anniversaire, il me promettait de venir me voir ou de venir me chercher et cela est arrivé lorsque ma mère est décédée. Certains peuvent penser que cela n'aurait pu que nous rapprocher, que nous allions nous donner une nouvelle chance, qu'il pourrait rattraper toutes ses années et s'excuser, mais ce n'est pas arrivé. J'ai dû le suivre alors que je ne désirais pas quitter mon pays natal, pour le sien : l'Italie. Au début, je l'ai détesté, je ne voulais pas apprendre le moindre mot, mais il l'a bien fallu. Alors grâce à des cousins, j'ai appris la langue, je me suis décidée à faire quelque chose de ma vie et j'ai fait des pieds et des mains pour travailler à la bibliothèque municipale, adorant les livres. Pour être sincère, c'est sans doute le seul lieu où je me suis sentie « en sécurité » depuis mon départ de la France, mais aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Au lieu d'esquisser un sourire lorsque je viens travailler, j'entre maladroitement dans le bureau, regardant partout, autour de moi. J'adorais ranger les romans, humer leur odeur, mais à présent, j'ai l'impression de ne sentir que le parfum de cet homme qui m'a collé contre un mur. Comme si chaque bouquin que je range s'en était imprégné, pour qu'ainsi, je ne puisse pas oublier. Puis, par orgueil, j'ai rapidement repris le travail, arguant à qui voulait l'entendre que tout allait bien alors que ce n'est pas le cas. En fait, lorsque j'y pense, cela n'a jamais été le cas. À Paris, je faisais de même, je voulais que l'on pense que tout allait pour le mieux, j'ai toujours fonctionné ainsi, le fait est que je ne réside plus à la capitale française. Je ne peux plus me rendre au parc Montsouris, je ne peux plus marcher les mains dans les poches sur les quais de Seine, je ne peux plus me rendre jusqu'à la tour Eiffel… Poussant un long soupire, je reviens à moi pour questionner à nouveau Raoul, quand je m'essaye à en savoir davantage sur lui, tout en lui affirmant qu'il peut ne pas me répondre s'il n'en a pas envie, rapport au fait d'être « protocolaire ». La réponse qui me donne ne me surprend pas réellement, puisque ce n'est pas la première fois que nous nous croisons et que je me rends compte que c'est un homme secret. « Y'a pas de souci. Je suis de nature casse-bonbons, mais, aujourd'hui, vous avez de la chance, c'est la seule journée où je me permets de ne pas l'être. » Esquissant un sourire après mes mots, je me rends compte que l'humour n'est vraiment pas mon truc. Heureusement que nous nous séparons afin de ramasser nos affaires, puisqu'ainsi, on efface le tableau et on parle de tout autre chose, ce qui ne me dérange absolument pas.

Lorsqu'enfin le vent caresse mon visage, j'ai la sensation d'aller mieux, comme si je pouvais à nouveau respirer. Vous allez me dire que ce qu'il s'est passé à la bibliothèque municipale peut se dérouler partout ailleurs, le fait est que ça n'a pas été le cas pour moi. Bien sûr, je sais que de nombreuses personnes se font agresser, que cela soit n'importe où, à n'importe quelle heure, mais si on réfléchit ainsi, on ne sort plus de chez soi et on ne lève même pas le petit doigt. Avançant, nous étant présentés, nous parlons de mon prénom puisque monsieur Raoul le trouve original, ce qui me surprend un peu, je dois bien le reconnaître. Parlant de mes origines, je passe certains détails, comme ma mère camée, mon père infidèle et ma trouvaille : son corps sans vie lorsque je rentre à l'appartement. Souvent, lorsque je me réveille, c'est son corps que j'aperçois. Suffocante, j'ouvre l'immense baie-vitrée, afin de retrouver de l'air pour respirer et ainsi alimenter à nouveau mon corps, afin de ne pas m'étouffer par cette vision qui est de toute façon et à jamais graver sur ma rétine. « Dit ainsi, ça fait rêver. » Je prononce, sans réfléchir. « N'empêche, vous avez raison. C'est très bien quand on veut éviter quelqu'un après une dispute. » Offrant un maigre sourire à Raoul, je lui passe les disputes constantes que j'avais avec mon père, que j'ai encore parfois, puisqu'il m'est impossible de lui pardonner et de le comprendre. « À vrai dire, je garderais bien la villa pour vendre les deux autres personnes y vivants ! » Je dis dans un léger rire, bien que sincère. « Sinon, c'est une bonne idée les chambres d'hôte, j'crois que ça se fait de plus en plus. » Je dis, en ayant eu vent lorsque je regardais la télévision, bien que je ne me sois pas réellement intéressée à ce sujet. « Il faudrait que j'note pour plus tard. Sait-on jamais ! » Je dis, avant de proposer une cigarette à Raoul. « Cadeau. » Je prononce, pour toute réponse, lui en tendant une, avec mon briquet afin qu'il puisse l'allumer. Tirant sur la mienne, songeant à ce que je pourrais boire, monsieur Raoul me ramène sur la terre ferme. Il parvient même à me faire franchement sourire, ce qui n'arrive jamais, en règle général, avec un parfait inconnu. À vrai dire, je suis quasiment tout le temps sur la défensive, montrant mes dents, alors que les personnes que je rencontre ne peuvent rien faire pour changer mon passé, puis, personne ne le connaît véritablement. On pourrait m'affubler de bien nombreuses façons, dont miss « secrète » parce que je déteste partager mon passé, que je considère n'appartenir qu'à moi, puis surtout, par-dessus tout : je déteste la pitié. « Vous m'avez bien cerné, dites-moi ! Je suis une chieuse née, toujours en colère ! » J'affirme, me laissant aller à sourire. « Concernant la foudre, on m'a dit plus d'une fois qu'on voyait des éclairs dans mes yeux. » Plaisantant encore, je me demande ce qu'il m'arrive. Après tout, cet homme peut me sembler sympathique, mais être un meurtrier, allez savoir. N'empêche, lorsqu'il reprend, mon sourire a disparu, à l'image d'un texte écrit à la craie blanche sur un tableau noir, où l'on passe un coup d'éponge. Sentant mon sang affluer à mes joues, je me mordille la lèvre, ne sachant pas franchement comment répondre à monsieur Raoul. « OK. Je… C'est rentré. » Je souffle finalement, préférant regarder mes chaussures que d'affronter son regard. Seulement, monsieur Raoul semble savoir comment me prendre, puisqu'il me parle pâtisseries, ce qui me fait immédiatement lever la tête. « Ça me tente. » Je réponds instantanément, sans y réfléchir à deux fois. « Enfin, c'est oui. » Je dis, alors que nous nous dirigeons finalement vers le salon de thé. Je dois bien admettre que je ne m'y suis jamais rendue, je ne sais pour quelle raison. C'est comme si je ne venais que d'apprendre l'existence de ce lieu. Poussant la porte, nous nous installons en retrait, alors que je me demande ce que je vais pouvoir manger. « Je suis un ogre sur pattes, je préfère vous le dire tout de suite. » J'affirme, utilisant même ma tête pour le souligner, dans un hochement. « Le sucre, les gâteaux, j'adore ça, même si ça ne se voit pas forcément. » Je souffle, avant de me saisir d'une carte des thés étant servis. Faisant de gros yeux, je ne m'imaginais pas qu'il en existait autant. « Vous… » Je commence, fixant toujours la carte. « Vous vous y connaissez en thés, vous ? » Je demande, pour finalement regarder monsieur Raoul, avec mes énormes billes azur.


@RAOUL DE ST ANGE




{ Help me out of this hell }
I never wanted to need someone. Yeah, I wanted to play tough, thought I could do all this on my own, but even when I've hit the ground.
Revenir en haut Aller en bas
Raoul de St AngeLe vin est un puissant lubrifiant social
Raoul de St Ange
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t4975-un-mensonge-repete-mille-fois- http://www.ciao-vecchio.com/t5021-tout-n-est-pas-tout-blanc-ou-tout-noir-tout-est-souvent-gris
Faceclaim : Hugh Jackman © Nuit Parisienne (vava) / crackships (padawan)
Messages : 626 - Points : 1394
│RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ».  - Page 2 Tumblr_inline_o76mpedKcv1smobfc_500
Âge : 46 ans né le 18/09/72 / vérité
Métier : Oenologue / mensonge ancien flic infiltré
│RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ».  - Page 2 Empty
Sujet: Re: │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Dim 28 Juil 2019 - 23:32 )

helping doesn’t hurt.
lilwenn & raoul
Tu souris quand Lilwenn te dit que d'habitude elle est casse-bonbons. Mais là tu échappes à ce trait de caractère. De toute façon raconter ton mensonge d'histoire, tu n'as pas envie. Et puis pas la peine de plomber l'ambiance et la demoiselle a déjà été assez secoué comme ça. En quelques minutes tu ramasses tes affaires et tu la retrouves, espérant que de prendre l'air lui fera du bien. Et cela ne te fera pas de mal. A force de te murer dans tes recherches tu vas finir par devenir fou. Et tu as aussi besoin d'évasion avant de perdre complètement pied. Parfois ta rage et ta colère viennent à bout du peu d'humanité qui te reste. Tu te raccroches à des bouts du passé, qui restent comme des lumières dans ton obscurité. Certaines personnes aussi te tiennent à flot mais tu as peur de t'investir au prés d'elles, et de les faire souffrir. Et de souffrir en retour. Tu as trop de casserole à trainer pour être honnête avec les gens. Sachant que tout ce que tu construis tu vas le perdre une fois que la vérité verra le jour. Enfin une fois dehors tu respires toi aussi à nouveau. Comme soulagé d'un poids que toi même tu t'imposes. Tout pourrait être plus facile si tu lâchais cette vengeance et que tu laissais faire la police, c'est que tu as fais au départ. Mais aucun résultat. Tu as donc décidé de faire justice toi même, mais tu ne pensais pas que cela prendrait quinze ans. Et comme à chaque fois penser à toute cette histoire te bouscule.

Une fois sorti de la bibliothèque, la discussion se fait plus légère, sans devenir gênante chacun gardant sa part de mystère. Les prénoms dévoilés, quelques petits détails personnels se glissent dans l'échange. Tu essaies d'y faire voir le positif quand elle te parle de sa cage dorée, de cette grande maison qui pourrait bien servir de plusieurs façon, en relevant que la pierre reste un bon placement. Si ce n'est le meilleur par moment. Tu lui donnes des idées sur ce en quoi  cet espace pourrait se transformer. « Content de vous avoir donner quelques idées. Si ces idées vous aide pour voir comment transformer de votre cage dorée, c'est une bonne chose. » Le tout dit dans un ton calme et sincère comme tu emploierais avec une amie. Tu acceptes la cigarette qu'elle t'offre, tu la savoures même. Fumer te détend, pas que tu sois stressé à cet instant c'est juste que la nicotine te fait du bien. Et que tu as besoin de ta dose quotidienne. Tu lui fais également savoir qu'elle ne te doit rien quand elle propose de t'inviter. Pour toi c'était naturel de lui porter secours. L'instinct du flic qui a refait surface, celui de l'homme qui cherche la justice. Tu trouves que tu n'as pas besoin d'être récompensé pour lui avoir éviter de subir le pire. Tu aurais même coursé ce connard mais tu as préféré rester avec Lilwenn. Tu as bien saisi que la belle était du genre coriace. « Vous avez une dent contre la vie. Parce que la colère c'est souvent une rancœur ou une blessure qui la fait naitre. » Tu parles en connaissance de cause. « Enfin je ne veux pas être indiscret. Je vais tout faire pour éviter de voir ces éclairs au cas ou cela soit des signes d'orage. »  Comme elle tu parles avec une touche d'humour. Et plutôt que de l'affronter sur qui paiera la note, tu lui proposes un deal. Elle paie les boissons tu t'occupes de régler les pâtisseries. Parce que tu ne l'a pas aidé en espérant obtenir quoi que se soit en retour. C'est surtout que ce genre de geste t'horripile, que tu trouves que les mecs qui font ça sont des bêtes sauvages. Ils ne méritent même pas le nom d'homme.

Vous entrez dans le salon de thé. Vous vous installez, le lieu semble sympa et sa carte offre pas mal de choix. « Je vais vous avouez un secret moi aussi. J'adore le sucré, même si je ne dis jamais non à un bon plat salé. » Gourmand et gourmet, tu ne craches pas sur la bonne chère. Tu jettes un coup d’œil à la carte. « Vous avez un bon métabolisme ou alors vous faites du sport. » Il est vrai que face au sucre avalé personne ne réagit de la même façon. Certain on juste besoin de regarder un gâteau pour grossir, alors que d'autres en mangeront dix sans prendre un gramme. Mère nature n'est pas équitable là dessus. « L'assiette gourmande à pas l'air mal et cela permet de gouter un peu à tout. Parce que là j'ai du mal à me décider. » Du coup tu penses que de prendre un assortiment serait la meilleure solution. « Ou alors on prend le plateau de pâtisserie qui est prévu pour deux personnes. » Et c'est là que la belle te demande si tu t 'y connais en thé. Son regard semble autant interrogatif que sa voix. « C'est vrai que là aussi il y a du choix. Je connais le thé vert, le thé noir. Le thé matcha, le thé earl grey, dans lequel je mets parfois du citron. Je sais que le thé au jasmin est délicieux. Après mon domaine c'est plus les produits de la vigne et en particulier le vin. Donc mon savoir dans le thé est limité. » Le serveur arrive pour leur prendre la commande. « Alors vous êtes partante pour le plateau dégustation pour deux. Et si cela ne comble pas votre appétit on avisera ensuite. En boisson pour moi ce sera un earl grey avec une tranche de citron. » Puis tu attends que Lilwenn se décide pour commander la suite. Et surtout savoir si tu pars sur une assiette gourmande ou si vous vous laissez tenter par un plateau que vous pourrez partager.
  
drvgns.




La haine comme seul moteur de ton cœur.
Revenir en haut Aller en bas
 
- │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Bibliothèque Vittorio Emanuele III
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : Précédent  1, 2