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- [{terminé] │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Bibliothèque Vittorio Emanuele III
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Lilwenn BoschettiToujours frais après un litre de café
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Lilwenn Boschetti
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Sujet: Re: [{terminé] │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Lun 22 Juil 2019 - 1:32 )
RAWENN ♔ Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ».
Je n'aurais pas dû remettre les pieds à la bibliothèque aussi rapidement, le fait est que rester dans ma cage dorée ne me plaisait pas plus que cela. Je me voyais mal rester dans cette immense bâtisse où je loge, étant payé par mon paternel qui se fout royalement de savoir si je vais bien ou non. À vrai dire, je me dis souvent que j'ai été idiote de croire, ne serait-ce qu'une seconde que quelque chose aurait pu changer. Après tout, monsieur mon géniteur n'a jamais réellement voulu me connaître, ni même se faire pardonner. Il m'appelait lorsque j'étais une enfant pour me souhaiter un joyeux anniversaire, il me promettait de venir me voir ou de venir me chercher et cela est arrivé lorsque ma mère est décédée. Certains peuvent penser que cela n'aurait pu que nous rapprocher, que nous allions nous donner une nouvelle chance, qu'il pourrait rattraper toutes ses années et s'excuser, mais ce n'est pas arrivé. J'ai dû le suivre alors que je ne désirais pas quitter mon pays natal, pour le sien : l'Italie. Au début, je l'ai détesté, je ne voulais pas apprendre le moindre mot, mais il l'a bien fallu. Alors grâce à des cousins, j'ai appris la langue, je me suis décidée à faire quelque chose de ma vie et j'ai fait des pieds et des mains pour travailler à la bibliothèque municipale, adorant les livres. Pour être sincère, c'est sans doute le seul lieu où je me suis sentie « en sécurité » depuis mon départ de la France, mais aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Au lieu d'esquisser un sourire lorsque je viens travailler, j'entre maladroitement dans le bureau, regardant partout, autour de moi. J'adorais ranger les romans, humer leur odeur, mais à présent, j'ai l'impression de ne sentir que le parfum de cet homme qui m'a collé contre un mur. Comme si chaque bouquin que je range s'en était imprégné, pour qu'ainsi, je ne puisse pas oublier. Puis, par orgueil, j'ai rapidement repris le travail, arguant à qui voulait l'entendre que tout allait bien alors que ce n'est pas le cas. En fait, lorsque j'y pense, cela n'a jamais été le cas. À Paris, je faisais de même, je voulais que l'on pense que tout allait pour le mieux, j'ai toujours fonctionné ainsi, le fait est que je ne réside plus à la capitale française. Je ne peux plus me rendre au parc Montsouris, je ne peux plus marcher les mains dans les poches sur les quais de Seine, je ne peux plus me rendre jusqu'à la tour Eiffel… Poussant un long soupire, je reviens à moi pour questionner à nouveau Raoul, quand je m'essaye à en savoir davantage sur lui, tout en lui affirmant qu'il peut ne pas me répondre s'il n'en a pas envie, rapport au fait d'être « protocolaire ». La réponse qui me donne ne me surprend pas réellement, puisque ce n'est pas la première fois que nous nous croisons et que je me rends compte que c'est un homme secret. « Y'a pas de souci. Je suis de nature casse-bonbons, mais, aujourd'hui, vous avez de la chance, c'est la seule journée où je me permets de ne pas l'être. » Esquissant un sourire après mes mots, je me rends compte que l'humour n'est vraiment pas mon truc. Heureusement que nous nous séparons afin de ramasser nos affaires, puisqu'ainsi, on efface le tableau et on parle de tout autre chose, ce qui ne me dérange absolument pas.

Lorsqu'enfin le vent caresse mon visage, j'ai la sensation d'aller mieux, comme si je pouvais à nouveau respirer. Vous allez me dire que ce qu'il s'est passé à la bibliothèque municipale peut se dérouler partout ailleurs, le fait est que ça n'a pas été le cas pour moi. Bien sûr, je sais que de nombreuses personnes se font agresser, que cela soit n'importe où, à n'importe quelle heure, mais si on réfléchit ainsi, on ne sort plus de chez soi et on ne lève même pas le petit doigt. Avançant, nous étant présentés, nous parlons de mon prénom puisque monsieur Raoul le trouve original, ce qui me surprend un peu, je dois bien le reconnaître. Parlant de mes origines, je passe certains détails, comme ma mère camée, mon père infidèle et ma trouvaille : son corps sans vie lorsque je rentre à l'appartement. Souvent, lorsque je me réveille, c'est son corps que j'aperçois. Suffocante, j'ouvre l'immense baie-vitrée, afin de retrouver de l'air pour respirer et ainsi alimenter à nouveau mon corps, afin de ne pas m'étouffer par cette vision qui est de toute façon et à jamais graver sur ma rétine. « Dit ainsi, ça fait rêver. » Je prononce, sans réfléchir. « N'empêche, vous avez raison. C'est très bien quand on veut éviter quelqu'un après une dispute. » Offrant un maigre sourire à Raoul, je lui passe les disputes constantes que j'avais avec mon père, que j'ai encore parfois, puisqu'il m'est impossible de lui pardonner et de le comprendre. « À vrai dire, je garderais bien la villa pour vendre les deux autres personnes y vivants ! » Je dis dans un léger rire, bien que sincère. « Sinon, c'est une bonne idée les chambres d'hôte, j'crois que ça se fait de plus en plus. » Je dis, en ayant eu vent lorsque je regardais la télévision, bien que je ne me sois pas réellement intéressée à ce sujet. « Il faudrait que j'note pour plus tard. Sait-on jamais ! » Je dis, avant de proposer une cigarette à Raoul. « Cadeau. » Je prononce, pour toute réponse, lui en tendant une, avec mon briquet afin qu'il puisse l'allumer. Tirant sur la mienne, songeant à ce que je pourrais boire, monsieur Raoul me ramène sur la terre ferme. Il parvient même à me faire franchement sourire, ce qui n'arrive jamais, en règle général, avec un parfait inconnu. À vrai dire, je suis quasiment tout le temps sur la défensive, montrant mes dents, alors que les personnes que je rencontre ne peuvent rien faire pour changer mon passé, puis, personne ne le connaît véritablement. On pourrait m'affubler de bien nombreuses façons, dont miss « secrète » parce que je déteste partager mon passé, que je considère n'appartenir qu'à moi, puis surtout, par-dessus tout : je déteste la pitié. « Vous m'avez bien cerné, dites-moi ! Je suis une chieuse née, toujours en colère ! » J'affirme, me laissant aller à sourire. « Concernant la foudre, on m'a dit plus d'une fois qu'on voyait des éclairs dans mes yeux. » Plaisantant encore, je me demande ce qu'il m'arrive. Après tout, cet homme peut me sembler sympathique, mais être un meurtrier, allez savoir. N'empêche, lorsqu'il reprend, mon sourire a disparu, à l'image d'un texte écrit à la craie blanche sur un tableau noir, où l'on passe un coup d'éponge. Sentant mon sang affluer à mes joues, je me mordille la lèvre, ne sachant pas franchement comment répondre à monsieur Raoul. « OK. Je… C'est rentré. » Je souffle finalement, préférant regarder mes chaussures que d'affronter son regard. Seulement, monsieur Raoul semble savoir comment me prendre, puisqu'il me parle pâtisseries, ce qui me fait immédiatement lever la tête. « Ça me tente. » Je réponds instantanément, sans y réfléchir à deux fois. « Enfin, c'est oui. » Je dis, alors que nous nous dirigeons finalement vers le salon de thé. Je dois bien admettre que je ne m'y suis jamais rendue, je ne sais pour quelle raison. C'est comme si je ne venais que d'apprendre l'existence de ce lieu. Poussant la porte, nous nous installons en retrait, alors que je me demande ce que je vais pouvoir manger. « Je suis un ogre sur pattes, je préfère vous le dire tout de suite. » J'affirme, utilisant même ma tête pour le souligner, dans un hochement. « Le sucre, les gâteaux, j'adore ça, même si ça ne se voit pas forcément. » Je souffle, avant de me saisir d'une carte des thés étant servis. Faisant de gros yeux, je ne m'imaginais pas qu'il en existait autant. « Vous… » Je commence, fixant toujours la carte. « Vous vous y connaissez en thés, vous ? » Je demande, pour finalement regarder monsieur Raoul, avec mes énormes billes azur.


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Sujet: Re: [{terminé] │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Dim 28 Juil 2019 - 23:32 )

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Tu souris quand Lilwenn te dit que d'habitude elle est casse-bonbons. Mais là tu échappes à ce trait de caractère. De toute façon raconter ton mensonge d'histoire, tu n'as pas envie. Et puis pas la peine de plomber l'ambiance et la demoiselle a déjà été assez secoué comme ça. En quelques minutes tu ramasses tes affaires et tu la retrouves, espérant que de prendre l'air lui fera du bien. Et cela ne te fera pas de mal. A force de te murer dans tes recherches tu vas finir par devenir fou. Et tu as aussi besoin d'évasion avant de perdre complètement pied. Parfois ta rage et ta colère viennent à bout du peu d'humanité qui te reste. Tu te raccroches à des bouts du passé, qui restent comme des lumières dans ton obscurité. Certaines personnes aussi te tiennent à flot mais tu as peur de t'investir au prés d'elles, et de les faire souffrir. Et de souffrir en retour. Tu as trop de casserole à trainer pour être honnête avec les gens. Sachant que tout ce que tu construis tu vas le perdre une fois que la vérité verra le jour. Enfin une fois dehors tu respires toi aussi à nouveau. Comme soulagé d'un poids que toi même tu t'imposes. Tout pourrait être plus facile si tu lâchais cette vengeance et que tu laissais faire la police, c'est que tu as fais au départ. Mais aucun résultat. Tu as donc décidé de faire justice toi même, mais tu ne pensais pas que cela prendrait quinze ans. Et comme à chaque fois penser à toute cette histoire te bouscule.

Une fois sorti de la bibliothèque, la discussion se fait plus légère, sans devenir gênante chacun gardant sa part de mystère. Les prénoms dévoilés, quelques petits détails personnels se glissent dans l'échange. Tu essaies d'y faire voir le positif quand elle te parle de sa cage dorée, de cette grande maison qui pourrait bien servir de plusieurs façon, en relevant que la pierre reste un bon placement. Si ce n'est le meilleur par moment. Tu lui donnes des idées sur ce en quoi  cet espace pourrait se transformer. « Content de vous avoir donner quelques idées. Si ces idées vous aide pour voir comment transformer de votre cage dorée, c'est une bonne chose. » Le tout dit dans un ton calme et sincère comme tu emploierais avec une amie. Tu acceptes la cigarette qu'elle t'offre, tu la savoures même. Fumer te détend, pas que tu sois stressé à cet instant c'est juste que la nicotine te fait du bien. Et que tu as besoin de ta dose quotidienne. Tu lui fais également savoir qu'elle ne te doit rien quand elle propose de t'inviter. Pour toi c'était naturel de lui porter secours. L'instinct du flic qui a refait surface, celui de l'homme qui cherche la justice. Tu trouves que tu n'as pas besoin d'être récompensé pour lui avoir éviter de subir le pire. Tu aurais même coursé ce connard mais tu as préféré rester avec Lilwenn. Tu as bien saisi que la belle était du genre coriace. « Vous avez une dent contre la vie. Parce que la colère c'est souvent une rancœur ou une blessure qui la fait naitre. » Tu parles en connaissance de cause. « Enfin je ne veux pas être indiscret. Je vais tout faire pour éviter de voir ces éclairs au cas ou cela soit des signes d'orage. »  Comme elle tu parles avec une touche d'humour. Et plutôt que de l'affronter sur qui paiera la note, tu lui proposes un deal. Elle paie les boissons tu t'occupes de régler les pâtisseries. Parce que tu ne l'a pas aidé en espérant obtenir quoi que se soit en retour. C'est surtout que ce genre de geste t'horripile, que tu trouves que les mecs qui font ça sont des bêtes sauvages. Ils ne méritent même pas le nom d'homme.

Vous entrez dans le salon de thé. Vous vous installez, le lieu semble sympa et sa carte offre pas mal de choix. « Je vais vous avouez un secret moi aussi. J'adore le sucré, même si je ne dis jamais non à un bon plat salé. » Gourmand et gourmet, tu ne craches pas sur la bonne chère. Tu jettes un coup d’œil à la carte. « Vous avez un bon métabolisme ou alors vous faites du sport. » Il est vrai que face au sucre avalé personne ne réagit de la même façon. Certain on juste besoin de regarder un gâteau pour grossir, alors que d'autres en mangeront dix sans prendre un gramme. Mère nature n'est pas équitable là dessus. « L'assiette gourmande à pas l'air mal et cela permet de gouter un peu à tout. Parce que là j'ai du mal à me décider. » Du coup tu penses que de prendre un assortiment serait la meilleure solution. « Ou alors on prend le plateau de pâtisserie qui est prévu pour deux personnes. » Et c'est là que la belle te demande si tu t 'y connais en thé. Son regard semble autant interrogatif que sa voix. « C'est vrai que là aussi il y a du choix. Je connais le thé vert, le thé noir. Le thé matcha, le thé earl grey, dans lequel je mets parfois du citron. Je sais que le thé au jasmin est délicieux. Après mon domaine c'est plus les produits de la vigne et en particulier le vin. Donc mon savoir dans le thé est limité. » Le serveur arrive pour leur prendre la commande. « Alors vous êtes partante pour le plateau dégustation pour deux. Et si cela ne comble pas votre appétit on avisera ensuite. En boisson pour moi ce sera un earl grey avec une tranche de citron. » Puis tu attends que Lilwenn se décide pour commander la suite. Et surtout savoir si tu pars sur une assiette gourmande ou si vous vous laissez tenter par un plateau que vous pourrez partager.
  
drvgns.




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Sujet: Re: [{terminé] │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Dim 25 Aoû 2019 - 17:50 )


Retour de monsieur mon "sauveur", mon "héros".

RAOUL ET LILWENN

De l'air, c'est tout ce dont j'ai besoin. Il faut que je prenne le temps de me remettre de mes émotions, de l'agression, ce que je n'ai pas fait, étant retournée rapidement au travail, alors que c'est sur le lieu de celui-ci que je me suis faite agresser. Secouant la tête durant quelque courtes secondes, je préfère mettre ses souvenirs de côté, profitant de la présence de mon sauveur, avec qui je pars en direction d'un endroit où boire et manger et à présent que mon cerveau a assimilé l'idée, je meurs de faim. Picorant de coutume – parce que je me trouve dans l'obligation de manger avec mon géniteur – je ne suis pas contre manger du sucre, adorant cela. Souvent, les personnes préfèrent le sucre plutôt que le saler, et inversement, mais ce n'est définitivement pas mon cas. La raison ? J'aime les deux. Je suis autant l'un que l'autre, profitant de temps à autre de paquet de chips que je dévore, mais aussi de charcuteries en entrée. Quand j'y pense, je picore lors des plats, puisque je ne boude jamais entrées et desserts. Un sourire fendant mon visage à cette pensée, mon regard se pose sur mon sauveur, alors qu'il reprend, quant à ma « cage dorée ». Un rictus fendant mon visage à ses mots, je me dis que si mon géniteur venait à partir, je vendrais sa fichue villa pour donner par la suite son argent, à des œuvres caritatives ou encore, à des associations, notamment pour la lutte contre le cancer. Songer à cela me fait penser immédiatement à ma Babou, ma jeune sœur, qui est résidente permanente à l'hôpital de la ville, à cause de cette foutue maladie. Lorsque j'y songe plus longuement, je me dis que Dieu a mal fait les choses en laissant faire les Hommes, puis je me dis aussi qu'il devrait davantage s'occuper de ce qui se passe en bas, sur Terre, plutôt que de rester les bras croisés face aux injustices, puisque ma chère et douce Barbara, ne mérite pas de souffrir autant. Elle est à mon sens un ange entrée dans ma vie lorsque j'en avais le plus besoin et très sincèrement, je pense qu'il aurait été plus juste que je sois à sa place, puisque j'ai pensé de nombreuses choses, j'ai agit de bien des manières, qui fait que, si Dieu se penchait sur nous, je serais souffrante et non elle. « Je ferais bien raser la villa. » Je souffle, sans réellement réaliser que je l'ai prononcé autant que penser. Redressant la tête, je m'empourpre immédiatement lorsque je croise le regard de monsieur mon sauveur. Devrais-je m'expliquer à propos de mes dires ? Peut-être. Le fait est que je ne le désire pas. Je n'ai pas nécessairement envie de faire fuir monsieur Raoul, puisque j'apprécie sa compagnie, cet instant que nous passons ensemble et je préfère en profiter plutôt que de le laisser m'écouter, se faisant thérapeute, pour se dire que je traîne bien trop de casseroles, faites en fonte qui plus est. Alors, préférant lui offrir une cigarette, lui laissant le plaisir de l'allumer, je tire quelques bouffées, quand j'imagine boire une excellente bière, une forte, afin de m'étourdir, afin de faire taire quelques douleurs, celles asséner sur mon cœur, qui est brisé, lacéré, meurtri, depuis bien des années déjà. Poussant un soupire à cette pensée, je secoue la tête de façon négative, comme pour faire disparaître mes sombres réflexions, puisque je préfère passer un bon moment avec cet inconnu, puisque je ne suis pas certaine d'avoir de prochaines occasions de passer du temps ainsi, avec lui. L'écoutant, précisant que je désire payer nos consommations – ce qui à mon sens est tout à fait justifier – nous en revenons à moi. Baissant le regard un instant, poussant un soupire que j'espère discret, je ne sais quoi répondre à ses affirmations, puisqu'effectivement, ce n'est pas des questions et monsieur mon sauveur semble avoir compris sans mal que je suis en colère, furieuse, contre la vie. Contre MA vie, mon géniteur, le fait que ma sœur soit souffrante alors qu'elle est un ange et bien d'autres choses encore. Seulement, je ne désire pas m'épancher sur le sujet, puisqu'il y a trop à dire et que cela n'intéresse strictement personne. « Vous savez ce qu'on dit au sujet de la vie, Raoul ? » Je l'interroge, captant son regard, pour reprendre : « La vie, c'est une tartine de merde et il faut que tu en manges une bouchée tous les jours. » Sur ces mots, nous passons rapidement à autre chose, puisqu'à présent, l'idée de manger des pâtisseries est mise sur la table. Comment refuser ? Impossible. D'autant qu'en parlant de cela, mon ventre cri famine. Après un deal proposé et accepter, nous nous rendons finalement au salon de thé, ce qui est sans doute plus raisonnable, lorsque j'y réfléchis un instant. Entrant dans celui-ci, nous installant, je m'interroge sur les thés, après avoir annoncé que je suis un ogre sur pattes, bien que je parle du sucré, des apéros, loin de ma cage dorée, puisque j'ai la nausée chaque fois que je m'y trouve, puis je ne désire pas passer plus de temps avec mon « père » et sa nouvelle conquête, qu'il quittera dès l'instant où elle tombera enceinte. Cette pensée déforme mon visage, faisant s'y dessiner un rictus, quand je me dis que je ne devrais pas songer à lui. Redressant la tête lorsque monsieur Raoul reprend, je ne peux m'empêcher de mordre ma lèvre, face à sa constatation. « Disons que je suis un ogre sur pattes lorsque je ne suis pas là-bas, dans ma cage dorée. Puis, j'ai pas mal de préoccupations. » Je prononce sans y réfléchir, alors que mes joues se tintent d'une couleur rosée. « Je… La vie ne m'épargne pas. Enfin, elle n'épargne personne. » Je souffle, haussant les épaules, comme pour faire penser que cela ne compte pas, alors que c'est tout le contraire. « Vous, vous avez un bon métabolisme, non ? Ou est-e le sport ? » Je demande, avant de me replonger dans la lecture de la carte. L'évocation de l'assiette gourmande me tente bien, d'autant que je ne parviens pas à me décider moi non plus. Ouvrant la bouche, aucun son n'en sort, puisque monsieur Raoul reprend, parlant d'un plateau de pâtisseries. Le cherchant sur la carte, j'humecte mes lèvres à l'idée de dévorer celui-ci, quand revient le thé sur la table. Est-ce important ? À mon sens oui. Il faut toujours choisir un thé que l'on aime, un thé allant avec ce que l'on mange, pour se délecter au maximum de son goût. « HUM… Je pensais à un thé vert, ou un thé vert menthe en fait. » Je prononce, puisqu'il s'agit là de mes deux thés préférés. « Je ne suis pas fan du thé noir… Et vous ? » Je l'interroge, avant de sourire puisqu'il semble se connaître en vins, selon ses propos. « Je ne m'y connais pas franchement, en vins. Bon, je sais reconnaître une piquette. Mais je ne fais pas les caves, afin d'en goûter. C'est pas mon truc. » Je termine dans un souffle, alors que j'ai les sourcils froncés, fasse aux choix qui se présentent à moi. Le serveur arrivant à notre hauteur, je ne prends pas le temps de lui jeter le moindre coup d'œil, quand, je suis obligée de le faire. « Nous partons donc sur le plateau pour deux. Ce sera parfait. » J'affirme dans un sourire, m'adressant à Raoul. « Un thé vert menthe pour moi. » Je prononce, avant d'ajouter : « S'il vous plaît. » Esquissant un mince sourire au serveur, je reprends lorsqu'il déguerpit. « L'ogre présent en moi vous fera signe, s'il a encore faim. » Lui offrant un clin d'œil complice, je finis par me poster contre le dos de ma chaise. « Je n'ai pas grandi ici. Je ne venais même pas durant les vacances scolaires. Mon père s'est rendu compte qu'il devait m'éduquer lorsque ma mère est décédée. Le fait est qu'il a rapidement baissé les bras. Heureusement, j'ai eu le soutien et l'amour d'un cousin et d'une cousine. Ainsi que de ma jeune sœur, Barbara. » Croisant les bras, y songeant, je m'empourpre lorsque je croise le regard de monsieur mon sauveur. « Je… Je vous dis ça parce que… En fait, ce n'était pas prévu. Que je reste vivre ici, je veux dire. Il y a eu des évènements qui ont fait que je suis restée et… Ça nous a fait nous rencontrer. » Je termine dans un souffle, devenant de plus en plus rouge, du moins, c'est ce que j'imagine.

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Sujet: Re: [{terminé] │RAOUL│Retour de monsieur « mon sauveur », « mon héros ». ( le Dim 1 Sep 2019 - 15:04 )

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La proposition de déguster des pâtisseries accompagnées d'un bon thé est acceptée. Du coup vous êtes rapidement assis à une table d'un établissement qui ne se trouve qu'à quelques pas de la bibliothèque. Vous pourrez sans problème continuer votre conversation et faire plus ample connaissance. Tu souris quand Lilwenn te dit être un ogre sur pattes sa morphologie ne dit pas la même chose. Elle a une jolie silhouette. « Prenez ceux qui vous fait plaisir sans vous souciez du reste. » Tu sens qu'elle a besoin de réconfort avec toute cette histoire et puis bosser dans le lieu où elle a été agressée ne doit pas être évident tous les jours. Et quel meilleur moyen de se mettre du baume au cœur que de manger une bonne dose de sucre. « En effet la vie n'épargne personne. » Tu ne vas pas te faire curieux sur ce terrain là, pas la peine de remuer le couteau dans la plaie et puis tu ne veux pas que tes questions suscitent en retour des questions qui pourraient te mettre à mal. Autant garder une touche positive pendant ce moment tranquille. « Personnellement je fais du sport et j'ai un bon métabolisme. » Même si parfois tu manges un peu n'importe quoi. Mais vu tes nuits blanches à frapper dans un sac ou sur la gueule d'un connard, tes calories se brulent relativement vite.

Tu te concentres ensuite sur la carte plus qu'alléchante, le choix est un vrai casse-tête car tout ce qu'il y a de noté donne envie. Et cette envie est renforcée par la vision des pâtisseries dans la vitrine de présentation. Mais tu notes deux ou trois petites choses qui pourraient vous permettre de presque tout gouter sans non plus devoir dévorer des tonnes de gâteaux. « Un thé vert à la menthe semble un bon choix, et je trouve le thé noir trop fort. » Même si tu es un fan des boissons fortes, mais là on parle plus au niveau alcool, le thé tu l'aimes doux et aromatique. Et puis tu t'y connais plus en vin qu'en thé. Il n'y en a jamais eu beaucoup dans ta cuisine, même quand tu étais un homme marié et comblé. « Il est vrai que le vin a une large palette de saveurs et de gouts. Et que parfois c'est compliqué de découvrir exactement tous les arômes que sa robe cache. » Tu pourrais parler des heures à ce sujet mais le serveur arrive et il est temps de passer commande. Ce qui se fait rapidement vu que Liwenn a finalement réussi à choisir. Et vous vous retrouvez seul le temps que votre commande se prépare. La belle fait quelques confidences. Tu l'écoutes d'une oreille attentive. Tu la sens troublée, elle non plus n'a pas eu trop de chance. « Cela arrive à beaucoup de monde que des événements fassent basculer leur vie. » Tu es bien placé pour le savoir. « Contre les sales coups du destin on ne peut pas grand chose. On peut juste subir et faire de son mieux pour tenir la tête hors de l'eau. » Ce qui n'est pas toujours évident. La moindre faille peut faire couler et pour remonter c'est compliqué. Parfois il faut même nager en contre sens.

La vie n'est pas rose qu'importe qui on est. Mais là non plus tu ne vas pas te lancer dans ce style de débat. Ni le lieu, ni le moment. La belle a besoin d'un moment de calme, à déguster tout un tas de sucrerie. D'ailleurs elles arrivent. Et font terriblement envie. « Bonne dégustation Lilwenn. » Et d'un coup plus envie de parler, juste de profiter des gouts exquis des gâteaux qui se posent dans vos assiettes. Les thés choisis accompagnent à merveille le plateau de dégustation. Tu passes un bon moment. Entre sourire et rire, évitant de partir sur des sujets qui pourraient la tracasser. Puis une fois terminé, tu règles l'addition et vous sortez de l'établissement. « J'ai passé un bon moment. Et vous avez l'air d'avoir retrouvé votre sourire. » Tu la raccompagnes jusqu'à la bibliothèque et puis vous vous séparez reprenant chacun le cours de votre vie après vous être salués. Qui sait le destin vous remettra peut être sur la route l'un de l'autre ?
  
vmicorum.




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