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- Roxana | Une virée à deux -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Loris VeraciToujours frais après un litre de café
Loris Veraci
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Sujet: Re: Roxana | Une virée à deux ( le Ven 15 Mar - 13:53 )
« Tu n’as pas encore trouvé tes marques. » commente-t-il. Et ça, c’est en partie parce qu’elle s’enferme régulièrement chez elle. Lors de leur dernière conversation, il a compris qu’elle évitait soigneusement de prendre des risques. Son appel vers un taxi en est d’ailleurs une bonne preuve, bien que cette initiative, il ne pourrait la lui reprocher. Naples n’est pas seulement connue pour la Camorra, mais également pour ce psychopathe qui court toujours. Quelque part, elle n’a pas tort de se méfier des gens, même s’il pense qu’interdire l’accès à la bulle qu’elle s’est solidement construite, ne l’aide pas à trouver de bons repères, à se trouver une place. Mais elle l’a, dans sa vie à lui et à en voir leur lien déjà très fusionnel, elle pourrait devenir bien plus imposante qu’il se l’imagine. « Je comprends. C’est un chouette bâtiment. » C’est notamment parce qu’il l’a trouvé à son goût qu’il a décidé d’y vivre, avec Elsa. Elle-même en était ravie. Le quartier, la vue sur la mer qui n’est finalement pas si loin d’eux… Et la sérénité. Chiaia est probablement l’un des endroits qu’il préfère dans Naples. « Tu parles du quartier ou de Naples ? » demande-t-il, peu certain du sens de sa question. « J’aime Chiaia. A l’époque, l’argent n’était pas vraiment un problème. » Ca ne l’est toujours pas, mais il est clair qu’il gagnait bien plus en tant que peintre, qu’en tant qu’agent artistique, ou même photographe. « On pouvait se le permettre. C’est calme, et le quartier offre un beau point de vue sur la région. On n’était pas supposé rester aussi longtemps, par contre. » Là, c’est devenu presque définitif et ça ne lui pose aucun problème. Il ne se voit pas se lancer dans un projet immobilier, alors que son couple est au bord de l’implosion. « C’est notre premier logement, avec Elsa. On devait ensuite investir dans une maison, mais ce n’est plus d’actualité. » Elsa ne lui en parle plus, parce qu’elle est à autre chose de plus important en tête. Aussi parce qu’il ne s’agit pas de la bonne solution et qu’il faudrait résoudre leurs problèmes… Chose compliquée. « Quant à Naples, les orphelins y vivent. C’est devenu ma famille et je me vois pas les laisser derrière moi. Ils me sont nécessaires. Sans eux, je ne suis pas sûr que je survivrai. Mon tour d’Italie s’est bien passé parce que je savais qu’au final, ils étaient là et que je les retrouverai ensuite. » raconte-t-il, un sourire aux lèvres. Il aime parler d’eux, penser à eux. C’est grâce à eux qu’il s’en est sorti, grâce au soutien de ses amis. « Et je ne mens pas ! » s’exclame-t-il, amusé, en inclinant la tête pour profiter de son baiser sur son cou. La sensation est si agréable qu’il ferme un instant les paupières. « Comment j’aurais pu deviner sinon ? » Mattia aurait pu lui balancer, c’est vrai. Mais c’est bien lui qui a remarqué la scène. « Elle te va bien cette tenue. Tes cicatrices ne se voient pas. Je ne m’en étais pas aperçu. » C’est un signe distinctif de son corps qu’il a senti, uniquement lorsqu’elle l’a autorisé à poser les doigts dessus. « Que veux-tu savoir sur ma famille ? » Il y a trop de choses à dire sur eux et si peu à la fois. Loris se rend compte qu’il ne les connait pas vraiment. « Ma sœur s’appelle Rachele. » enchaîne-t-il aussitôt. « Elle a cinq ans de moins que moi. On s’est perdu de vue après son départ de Naples. » Il ne se rappelle plus vraiment de ses traits, ni de ses expressions. Loris n’a aucune photo. Ni de ses parents, ni d’elle. Il a atterri à l’orphelinat avec ses vêtements sur le dos et c’est tout. « Quant à ma passion… Ma mère était une artiste. J’ai commencé le dessin pour me rapprocher d’elle. Et contre toute attente, j’ai aimé ça. La photographie est venue se greffer plus tard. Je me suis raccroché à ça lorsque j’ai cessé la peinture. » Tant de détails et si peu à la fois, mais ça représente beaucoup pour Loris qui ne s’attarde jamais aussi longuement dessus. Il ne se souvient même pas avoir confié à quelqu’un la raison de son apprentissage en dessin.


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Roxana WilliamsLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: Roxana | Une virée à deux ( le Sam 16 Mar - 0:14 )
Il est vrai que Roxana n’a pas encore trouvé ses marques dans la ville. Mais c’est également le cas dans d’autres sphères de sa vie – à l’appartement, au boulot. Elle se contente de laisser les jours s’écouler, sans chercher à se créer d’attaches, sans trop s’investir dans quoi que ce soit. Ça a toujours été ainsi, elle qui a perdu tous ses repères lorsque son père est tombé malade. Il y a certainement une part d’elle qui réclame une appartenance qu’elle ne s’autorise pas, mais celle-ci est enfouie si profondément qu’elle ne l’a jamais dérangée outre mesure. Elle l’écoute parler de son passé, des projets entamés avec sa femme à une autre époque. Et la jeune femme ne peut s’empêcher de tiquer légèrement, soudainement mal à l’aise. Parce ce qu’ils font, c’est sans doute mal. Elle l’a souvent jugé lorsqu’elle le voyait avec d’autres femmes, et voilà qu’elle revêt ce rôle sans chercher à questionner ces agissements. Parce que tout est arrivé d’une manière tellement inattendue, parce qu’elle s’est simplement laissée bercer dans le cours des événements. Elle ressent déjà pour lui un attachement qu’elle s’explique mal, un désir constant d’être près de lui, de le toucher. Elle doit se retenir pour ne pas lui poser mille questions à la fois, tellement elle désire le déchiffrer dans son entièreté. Elle risque de trop s’attacher, et d’en souffrir. Mais elle n’arrive pas à se convaincre pour autant de mettre fin à ce lien qui se lie entre eux. « Pourquoi pas, pour la maison? » Ça semblerait être la suite logique à un mariage, bien qu’elle se doute que celui-ci batte de l’aile. Elle n’ose cependant pas le questionner à ce sujet, vu le rôle bien délicat qu’elle joue dans l’histoire. Et un sourire apparaît sur ses lèvres alors qu’il parle des orphelins, cette famille qu’il s’est lui-même créé. « Je me sens vulnérable, dans ces vêtements. Je n’aime pas offrir mon corps à la vue de tous, cicatrices ou pas. », avoue-t-elle, alors qu’il poursuit en abordant sa famille biologique. « Oh… Quand je parlais de ta famille, je signifiais vraiment les orphelins. J’ai cru comprendre l’importance qu’ils avaient pour toi. » Elle ignore ce qu’il ressent face à sa famille biologique, mais pour avoir elle-même vu la sienne imploser en l’espace de quelques mois, elle sait à quel point le sujet peut être délicat. « Tu n’as pas à en parler, si tu ne le souhaites pas. Mais si tu le désires, je serais heureuse de t’écouter. », souffle-t-elle, sincère. Son histoire sur sa mère, sur sa passion d’abord née avec le dessin, la fait sourire. « C’est drôle… C’est pour passer du temps avec mon père que j’ai commencé la photographie. Je l’accompagnais souvent, les soirs, les week ends… Je trouvais le temps tellement long, tellement ennuyant. Puis, au fil du temps, je me suis mise à aimer ça. C’était nos meilleurs moments. Je pense que ma mère était jalouse, ou du moins, qu’elle se sentait mise de côté. » Ça lui fait tellement étrange de parler de lui si ouvertement, alors qu’elle évite le sujet depuis l’adolescence. Mais d’en parler, c’est de se remémorer son souvenir, et l’impact qu’il a eu sur elle.



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Sujet: Re: Roxana | Une virée à deux ( le Sam 16 Mar - 0:58 )
La réponse lui semble évidente, mais au-delà des problèmes qu’ils ont et qu’ils peinent à résoudre, Loris n’ose pas avouer la vérité : il n’en a pas la moindre envie. On se lance dans un tel projet lorsqu’on est certain de ce qu’on fait et que l’on se trouve avec la bonne personne. Seulement, en plus d’être paumé, il ne souhaite pas s’investir dans un achat qu’il pourrait regretter. Ce serait noyer le poisson, ajouter du positif pour étouffer le négatif. Ce n’est pas la bonne solution. « Parce que ce n’est pas quelque chose d’anodin. Et parce je dors régulièrement sur le canapé. » Entre les lignes, ça veut dire qu’ils ne sont pas heureux. Il le sait, c’est à cause de lui. A côté, Elsa, c’est un ange qui subit les erreurs d’un mari volage et égoïste. « C’est pas la peine de se rajouter une responsabilité, quand il y a des choses qui clochent. T’en penses quoi toi ? » A-t-il raison ? Ne devrait-il pas remettre le sujet sur le tapis ? Certains pourraient penser que ça leur ferait du bien, que ça leur permettrait peut-être de repartir sur une nouvelle base, mais lui n’en croit pas une seconde. Elsa ressent trop de rancœur envers lui pour s’enthousiasmer, ne s’en cache pas et lui… Eh bien, s’il ne se voit pas sans sa femme, il préfère ne pas s’impliquer dans un projet qui l’angoisserait. « C’est dommage. T’es une très belle femme. » confie-t-il avec sincérité, en pressant doucement son épaule. Bien qu’il ressente de l’affection à son égard, et qu’il apprend à l’observer différemment, Loris se sait objectif. Les clients qui la draguent, ou qui reluquent son fessier, ses formes, dès qu’elle passe entre les tables le prouvent bien. Ils la trouvent à leur goût. Et ils ont raison de la trouver jolie ; elle l’est. Elle ne s’en rend juste pas compte et il suppose que c’est lié aux traces sur son dos. Il ne les a jamais vues, mais au toucher, il a compris que ses craintes étaient justifiées. Peut-être pas encore à quel point. « Oh. » Il s’est lancé dans des anecdotes sur sa famille biologique, alors qu’elle ne souhaitait pas amener ce sujet sur le tapis. Un sourire sur le visage, l’italien repense à ceux avec qui il a évolué. Une belle bande, tous avec des bagages imposants, mais ils sont là les uns pour les autres, à s’aider mutuellement. « Ils en ont. On est une petite bande de sept. Quatre mecs, trois nanas. Je me sens proche des six. Ce sont des gens bien. » A ses yeux, ils représentent beaucoup. Il ne sait pas si elle s’entendrait avec ces derniers, si le courant passerait bien tant ils sont tous différents et elle renfermée… Mais en creusant bien, Loris se dit qu’ils pourraient finir par s’apprécier, s’ils le souhaitaient vraiment. Roxana est une fille bien, qui ne lui met aucune pression. Elle l’écoute. Et il aime faire de même. « Et elle ne venait jamais avec vous ? Ca aurait pu éviter ce sentiment d’être à l’écart. » Encore faut-il le vouloir, ou le pouvoir. « Qu’est-ce qui les a emportés ? » Sujet sensible, auquel elle n’a pas forcément envie de répondre, alors il se rattrape bien vite : « Tu n’es pas obligée d’en parler, si tu n’en as pas envie. » Il le respecte. Il y a parfois des choses qui feraient mieux de rester sous terre.


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Roxana WilliamsLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: Roxana | Une virée à deux ( le Sam 16 Mar - 1:20 )
Devrait-elle se sentir mal, de ressentir un éclat de joie en apprenant qu’il passe la plupart de ses nuits sur le canapé? Ce soulagement qu’elle ressent ne fait pas beaucoup de sens pour la jeune femme, qui refuse de s’accorder une importance particulière aux yeux de Loris. Si lui a présentement un impact important dans sa vie, elle se doute bien que la réciprocité n’est pas nécessairement de mise. Elle ne sera sans doute qu’une femme parmi tant d’autres à croiser sa route, mais elle accepte la situation, du moins dans l’immédiat. Elle anticipe la douleur qu’elle ressentira lorsqu’il se lassera d’elle, mais aime trop les moments passés en sa compagnie pour écourter cette période de son propre chef. Malgré elle, un sourire apparaît sur ses lèvres, qu’elle tente maladroitement de dissimuler, de réfréner. « Tu as raison. Mieux vaut conserver un statut quo, dans ces périodes. » Enfin, qu’en sait-elle, elle qui fuit les relations comme la peste. Elle se contente de sourire face à son compliment, haussant les épaules. Peut-être que s’il le lui répète suffisamment, elle finira par le croire. Lorsqu’il la questionne sur ses parents, elle hésite un moment, hausse les épaules de nouveau. « Mon père voulait avoir ce moment juste pour nous. Ils s’aimaient, mes parents. Ils faisaient un tas de choses ensemble, mais je pense que ça lui plaisait d’avoir cette complicité avec moi. Un petit truc, juste pour nous deux. » Son visage revêt alors une ombre lorsqu’il poursuit, et Roxana se mord la lèvre, peu certaine de vouloir s’aventurer dans une discussion qui promet d’être délicate. Elle a surtout peur qu’il la questionne au sujet de sa mère, qu’il tente de la convaincre de faire un pas vers l’avant, avec elle. De lui tendre une main. « Mon père est mort d’un cancer. J’avais quinze ans. Et ma mère… Je l’ai perdue à peu près en même temps. » Elle contracte les mâchoires, regardant le sol alors qu’ils poursuivent leur marche. Peu désireuse de le regarder droit dans les yeux, par peur de flancher, de se montrer trop vulnérable. « Elle s’est abandonnée. Et m’a abandonnée, par la même occasion. » Roxana a dû devenir une adulte trop tôt, trop vite.



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Sujet: Re: Roxana | Une virée à deux ( le Sam 16 Mar - 1:45 )
Cette complicité entre elle et son père… C’est une chance qu’elle a pu vivre avant le décès de ce dernier et il en est ravi, pour elle. Il comprend d’autant plus qu’elle ait pu se sentir seule à son départ. Loris suppose que c’est ce que l’on ressent, lorsqu’on est proche des gens et qu’on les perd du jour au lendemain. Lui a perdu des gens auxquels il tenait, mais qu’il ne connaissait pas tant que ça au final. Sauf ce père qui a pris plus de place, pour combler le manque d’attention du gamin qu’il était. Son cœur se resserre à l’évocation du cancer. Silencieux, il garde les yeux rivés sur la ruelle, puis alors qu’elle lui fait une énième confidence, sur sa mère cette fois-ci, l’italien s’arrête au beau milieu des escaliers, pose ses mains sur la taille de Roxana qu’il pousse doucement vers le mur. Il la tient prisonnière, pour mieux presser ses lèvres contre les siennes, par envie, besoin. Pour lui montrer que si elle a longtemps été seule, si elle a vécu des choses difficiles à surmonter, il est là, aujourd’hui. S’il ignore de quoi sera fait demain, Loris a la certitude qu’il ne sera jamais bien loin. Ou du moins, il l’espère, parce qu’il a sincèrement envie de l’épauler. Elle s’est sentie abandonnée, sans aucun adulte pour la guider dans sa vie, lui montrer le chemin. Lui aussi est passé par là. Il sait ce que c’est de se sentir perdu et seul dans un monde aussi grand, dans lequel ils ne sont qu’un grain de sable. Mais elle a encore eu moins de chance que lui qui s’est trouvé un entourage important. Elle, elle n’a personne. « J’suis sincèrement désolé. » murmure-t-il, contre sa bouche, le front contre le sien. Sa main gauche est appuyée contre le mur derrière elle, tandis que la droite glisse de sa taille, à son cou. Ses doigts le caressent tendrement, et s’arrêtent sur sa joue. « J’arrive à te comprendre. Je sais ce que c’est, de se sentir abandonné. » C’est ce qu’il a toujours redouté. « On s’est bien trouvé, toi et moi. Ce que j’arrive pas à comprendre, c’est pourquoi j’ai mis autant de temps à m’en apercevoir. » Lui qui pensais qu’elle n’était pas si intéressante que ça… Il s’est bien trompé. C’est une petite merveille.


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Sujet: Re: Roxana | Une virée à deux ( le Sam 16 Mar - 1:56 )
Loris s’arrête soudainement, glissant ses mains sur ses hanches en la poussant doucement contre le mur. Et Roxana lève un regard confus vers lui, bouleversée de se plonger dans ses souvenirs. Elle accueille le baiser avec tendresse, s’accrochant à lui comme à une bouée de sauvetage, elle qui a l’impression de se noyer depuis le départ de son père. « Merci… », souffle-t-elle contre ses lèvres. Elle le sent sincère, ça lui va droit au cœur. Elle plonge son regard dans le sien alors qu’il caresse sa joue, hochant légèrement la tête. C’est peut-être pour ça, qu’elle s’intéresse autant à lui. Parce que, quelque part, elle devine qu’il peut la comprendre. Et dire qu’elle le percevait comme un homme à qui la vie avait toujours souri, le genre à ne jamais avoir connu d’échec. « Je suis désolée, également. Que tu aies eu à le vivre. » Ses mains glissent dans le bas de son dos, sous sa veste, caressant doucement ses muscles au travers de son t-shirt. Elle voudrait ne jamais avoir à rompre l’étreinte, tant elle s’y sent en sécurité. « Parce que je ne t’en ai jamais laissé l’occasion… » Roxana s’est tellement fermée à tous ceux qui l’entourent, elle est la seule à blâmer. Il a fallu un concours de circonstance pour provoquer un rapprochement, de l’arrogance pour stimuler une conversation. C’est sans doute un pur hasard qu’il ait trouvé les bons mots pour lui permettre de s’ouvrir à lui, et pourtant, en voyant à quel point ils se complètent, elle ne peut s’empêcher d’y voir un coup du destin. Elle maudirait sa naïveté, si elle ne refusait pas autant de s’attarder à réfléchir sur ce qu’elle ressent. « Je ne sais pas comment tu as fait. Mais je suis heureuse que tu aies percé ma carapace. », avoue-t-elle dans un murmure, avant de poser ses lèvres sur les siennes.



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Sujet: Re: Roxana | Une virée à deux ( le Sam 16 Mar - 2:20 )
Roxana est touchante. Roxana est vraie. Roxana arrive à le rendre fou de désir en caressant ne serait-ce qu’une parcelle de sa peau. A son contact, il se surprend une nouvelle fois à fermer les yeux pour se focaliser uniquement sur ses doigts qui longent son dos. Certes, elle ne lui a jamais laissé l’occasion de s’en approcher, mais elle a une bonne excuse. C’est dans sa personnalité. Et lui, il n’a pas cherché plus loin. Vaut mieux tard que jamais. Toujours est-il qu’il ne regrette pas le long délai d’attente pour son taxi et encore moins leur prise de bec au début de leur conversation. Ils peuvent avoir un caractère de cochon, mais derrière ça… Il y a un lien fort qui s’est créé. « Tu ne le sais pas ? » s’étonne-t-il, faussement. « C’est pourtant clair. Je suis la perfection incarnée, Roxie. » plaisante-t-il, sans y croire une seconde. Il est bien loin de ce qu’il dit. Elle sait d’ailleurs ce qu’il pense : il n’est pas un homme bien, encore moins pour elle qu’il embarque dans une histoire qui pourrait bien la dépasser. Et s’il craint de la douleur qu’il pourrait un jour lire dans ses yeux, par sa faute, il ne se voit pas se priver de sa présence. Il colle son corps au sien, dévore ses lèvres, puis la ramène tout contre lui. « J’pense juste que sur certains points, on n’est pas si différent. Et tu le sens, toi aussi. Pas vrai ? C’est peut-être ce qui nous rapproche. » dit-il, plus sérieusement. Et il est touché qu’elle se livre à lui, baissant ses armes, peu à peu. « On va se le manger, ce morceau ? » Parce qu’en attendant, ça fait près de quatre heures qu’ils sont partis de Naples et Loris n’a pas mangé depuis la veille. Son ventre commence à lui réclamer de la nourriture.


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Sujet: Re: Roxana | Une virée à deux ( le Sam 16 Mar - 2:33 )
La jeune femme pouffe de rire, lui assenant un coup de poing amical dans les côtes. Il est sans doute loin d’être parfait, mais c’est justement ces petites imperfections qui lui donnent ce charme absolu. Pour l’heure, elle se contente de lever les yeux au ciel, avant d’attraper ses lèvres dans un baiser fiévreux, passionné. « T’es idiot, surtout. », souffle-t-elle à son oreille, avant d’embrasser la ligne de sa mâchoire. « Oui, je le sens. » C’est même une évidence, à ses yeux. Deux individus que tout semblait séparer qui, au fond, se complètent beaucoup plus qu’elle ne l’aurait cru possible. Elle n’en revient pas encore de la facilité qu’elle éprouve de lui parler, de se confier à lui. Tant de sujets qu’elle tait depuis trop longtemps, mais qu’elle aborde désormais avec une aisance désarmante. Alors oui, elle sent ce lien si fort qui semble les unir. Un lien auquel elle s’accroche depuis une semaine, malgré la peur de le voir voler en éclat. Elle hoche la tête, sentant soudainement la faim se manifester, glissant sa main dans la sienne pour l’entraîner dans la rue. Il y a quelques trattorias dans les alentours, mais elle ignore s’il avait déjà un plan en tête. « Je mets mon avenir culinaire entre tes mains. », lance-t-elle en le suivant là où il voudra bien la mener.



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Sujet: Re: Roxana | Une virée à deux ( le Sam 16 Mar - 2:58 )
« J’espère que tu aimeras. » Il entrelace ses doigts avec les siens et jette un œil aux noms des rues, jusqu’à enfin trouver celle qu’il cherche. Il est tombé sur ce restaurant à ses dix-huit ans, par pur hasard et il a immédiatement été intrigué. En décidant de venir à Vieste, Loris s’est renseigné, à savoir s’il existait toujours. Et face à la devanture, il constate que ça n’a pas beaucoup changé, même de l’extérieur. Il pousse la porte du lieu géré par un couple de polynésiens. Il se souvient avoir discuté avec eux ; le mari était aux fourneaux, proposant des spécialités culinaires tahitiennes, tandis que sa femme accueillait les clients. Et c’est encore le cas aujourd’hui. Pour leur souhaiter la bienvenue, elle s’approche, le sourire aux lèvres, avec un collier de fleurs qu’elle place autour du cou de chacun, avant de les conduire vers une table, à l’écart des clients déjà présent. Installé à celle-ci, Loris pose sa main à plat et après avoir reçu la carte, il lui fait une nouvelle confidence : « J’ai des origines tahitiennes. Alors, la première fois que je suis passé dans le coin, ça m’a sauté aux yeux. » Et il n’a pas su résister à l’appel. « C’est un couple qui s’est installé ici il y a des années. Ils sont tombés amoureux de la ville et ont décidé d’ouvrir un restaurant mettant en avant leurs origines. » Lui, il a adoré ça. Il a longtemps été habitué à la cuisine ; sa mère cuisinait souvent des plats typiques de son pays. En l’emmenant ici, avec lui, il lui donne un peu plus de lui. « Est-ce que ça va ? » Depuis le début, ils échangent, se parlent de tout, mais il a conscience que ce week-end est un nouveau pas pour elle qui n’a pas l’habitude de s’éloigner de chez elle, alors il souhaite s’assurer que ce n’est pas trop d’un coup.


Loris & Roxana
Toi, avec des yeux tristes, ne te décourage pas. Oh je réalise, c'est dur de prendre confiance dans un monde plein de gens. Tu peux tout perdre de vue et la noirceur en toi peut te faire te sentir si insignifiant. Montre-moi un sourire puis ne sois pas malheureuse. Si ce monde te rend fou et que tu as pris tout ce que tu pouvais porter. Appelle-moi simplement, parce que tu sais que je serai là. Et je verrai tes vraies couleurs briller.
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Roxana WilliamsLa jeunesse dorée et éclatante
Roxana Williams
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Métier : Serveuse au San Calisto. Elle a du mal, supporte difficilement la clientèle.
Sujet: Re: Roxana | Une virée à deux ( le Sam 16 Mar - 3:14 )
Ils entrent dans un petit restaurant à la devanture quelconque, mais dès le premier coup d’œil elle est charmée. Ça lui fait étrange, elle qui n’aime normalement pas découvrir de nouveaux endroits, se contentant de ce qu’elle connaît déjà. Mais c’est chaleureux, d’autant plus qu’une femme s’approche d’eux, leur glissant un collier de fleurs au cou. Si Roxana se raidit légèrement face à l’intrusion dans son espace vital, elle compense d’un sourire qu’elle adresse à la femme, avant de se laisser guider vers une table. Elle jette un coup d’œil à la carte, avant de relever le visage vers lui, un sourire aux lèvres. « Oh! Je n’aurais pas deviné. Ces origines viennent de ta mère, de ton père? » Elle tourne le visage vers la femme qui est occupée à une autre table. Souriante, elle rayonne de bonheur et de passion. « C’est chaleureux. Ça me plaît. », avoue-t-elle, sincère, en posant sa main sur la sienne. Toujours ce besoin de le toucher, de le savoir près d’elle. À sa question, Roxana marque un temps de réflexion, sincèrement touchée qu’il prenne le temps de le demander. Et, bien qu’elle ne le lui avouera pas, elle va bien mieux qu’elle n’est allée depuis fort longtemps. « Ça va. » Son regarde croise le sien et s’y attarde un moment, la jeune femme résistant à l’envie de venir l’embrasser. Réalisant à quel point sa proximité physique et sa tendresse lui semblent désormais vitales. L’échange de regard se prolonge, alors que le bout de ses doigts caresse machinalement sa main. Un éclat de rire à la table voisine l’arrache à sa contemplation, et elle détourne le regard, soudainement timide, reportant son attention vers le menu. « Je ne connais pas très bien cette nourriture. Tu as des suggestions particulières? »



Wise men say only fools rush in but I can't help falling in love with you. Some things are meant to be. Take my hand, take my whole life too for I can't help falling in love with you.
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