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CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Chiaia :: Résidences
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Daya RaichandLe vin est un puissant lubrifiant social
Daya Raichand
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Sujet: [Terminé] Welcome back ( le Dim 17 Mar 2019 - 18:38 )
Roulée en boule sur le canapé du salon, Daya relisait les quelques mots qu’elle avait réussi à plaquer sur le papier sans grande conviction. Sa feuille était raturée et on pouvait y apercevoir des débuts de mots, puis de phrases, mais rien ne lui semblait assez bien. C’était comme ça à chaque fois qu’elle devait rendre une réponse à son mari qui l’écrivait depuis une prison française. Elle commençait par paniquer en voyant l’enveloppe, puis s’isolait et devenait encore plus secrète que d’habitude. Si les fois précédentes elle s’était juste enfermée dans sa chambre plusieurs jours, cette fois, elle avait récupéré son sac à mains et était sortie de chez elle pour se mettre à errer dans les rues de Naples. Très vite, ses pas l’avaient guidé là où était son esprit depuis plusieurs jours déjà. Il ne s’était pas passé une semaine sans que la métisse n’avait pas repensé à cette fameuse nuit qu’elle avait passée aux côtés du père de son enfant. Et si par moments elle se surprenait à sourire face aux souvenirs que lui renvoyait sa mémoire, un frisson d’horreur lui parcourait le dos lorsqu’elle revenait à la réalité, se jurant de ne plus jamais laisser ses pensées aller vers lui. Dans un sens, elle avait tenu sa parole. Ce n’était pas ses pensées qui étaient allées lui, mais ses pas. Arrivée devant la maison qu’elle n’eut pas de mal à retrouver, elle hésita un moment avant de sortir sa clé mais poussée par la même force qui l’avait amené jusque-là, elle l’inséra dans la serrure et pénétra dans le domicile. Lorsqu’elle se rendit compte qu’elle était toute seule, elle fut partagée entre un sentiment de soulagement et de déception de se dire que son inconnu n’était pas là. Mais à bien y réfléchir, c’était peut-être pour le mieux.

Si au début elle n’avait prévu de rester seulement une journée, un jour s’est transformé en deux, puis trois. Le premier jour elle avait exploré la maison à la recherche de choses intéressantes, laissant son imagination se charger du reste à chaque fois qu’elle posait les yeux sur quelque chose qui appartenait à l’Italien. Le soir venu elle avait décidé d’emprunter un de ses vêtements pour s’en servir comme de pyjama. Le deuxième jour elle avait traîné dans son pyjama de fortune toute la journée et s’était surtout à jouer au piano plutôt que de se pencher sur la lettre qu’elle n’avait toujours pas ouverte. Ce ne fut qu’une fois la nuit tombée après avoir pris une douche et changé de pyjama composé d’un nouveau vêtement du jeune homme, qu’elle lut la lettre. Le troisième jour elle se décida enfin à se mettre à lui répondre en prenant soin de bien repousser le moment où elle se mettrait devant sa feuille de papier pour inventer un autre mensonge et se replonger dans une vie qu’elle avait tenté d’oublier ces trois derniers jours. Habillée d’une simple chemise sur ses sous-vêtements, elle avait commencé à écrire sur sa feuille un début de lettre qu’elle allait sûrement recommencer encore une dizaine de fois. Le stylo dans sa bouche tandis qu’elle faisait chauffer son cerveau, elle suspendit sa main dans les airs en entendant un bruit de serrure qui tournait. Merde c’est vrai, elle n’était pas chez elle.


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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Dante Galeone
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Sujet: Re: [Terminé] Welcome back ( le Dim 17 Mar 2019 - 19:59 )
Dix jours. Ce n’est pas si long pour lui qui a l’habitude de faire de long trajets, mais depuis la guérison de son père, c’est une première. Il ne s’est pas senti serein, si bien qu’à chaque fois que l’occasion le lui permettait, il appelait en Italie, et pour savoir comment il se portait, mais également pour avoir des nouvelles de Tina, de l’état de sa fille et de son état à elle. Sa profession l’a toujours passionné et il n’échangerait sa place pour rien au monde, mais parfois, comme en ce moment, il serait mieux ailleurs que dans les airs. Heureusement, lorsqu’il repose les pieds sur le sol napolitain, il est pris d’un sentiment de soulagement : son prochain départ n’est pas prévu pour tout de suite et la première chose qui lui vient en tête, c’est de rédiger un message aux deux personnes qu’il a souvent eu au téléphone, pour le leur annoncer. Un moyen pour lui de garder un contact, d’être au courant de ce qui se passe, mais surtout, une manière de leur faire comprendre qu’ils ne sont pas seuls et que même loin, il pense à eux. Il essaie de garder le contrôle sur ce qu’il ressent, mais la vérité, c’est qu’il a peur de ce qui se pourrait se passer, alors qu’il se trouve à des milliers de kilomètres. Peur que le sort s’acharne et qu’il ne soit pas présent. Ce qui justifie qu’il soit resté cloué à Naples durant des mois.

Mais ce n’est pas uniquement vers eux que ses pensées se sont envolées. Il y a aussi vers elle. Cette femme qu’il trouve au beau milieu de son salon. Dante s’arrête net, sa valise en main, la dévisage quelques secondes, puis la détaille de haut en bas. Une chemise l’habille, la sienne. Le lendemain de leur dernière nuit, l’italien s’est retrouvé seul dans son lit et s’il n’a pas été étonné de ne plus la voir, il a été surpris de ne plus voir sa clé qui lui a finalement bien servi. Il ignore depuis combien de temps exactement elle est là, mais ce serait mentir que de dire qu’il n’est pas ravi de la trouver là. « Bonjour. » dit-il, en laissant son bagage près de la porte. Il retire sa casquette qu’il place dessus, puis en s’approchant d’elle, se défait de sa veste. C’est étrange de voir quelqu’un habiter dans sa maison, alors qu’il est habituellement si seul dedans. Pas une seule trace de vie… Sauf la sienne. « Tu as finalement trouvé le chemin. » Le sourire sur son visage trahit sa satisfaction. Il laisse tomber son vêtement sur le dossier du canapé et se penche vers son épaule pour y déposer un baiser. « Qu’est-ce que tu fais ? » demande-t-il, en se dirigeant vers la cuisine. Il se sert un verre de vin rouge et lui apporte un verre d’eau aux agrumes qu’il pose sur la table basse. « Ca fait longtemps que tu es ici ? » Question posée par curiosité. Si ça lui est étrange, il ne peut nier que cette bonne surprise lui fait du bien. Il n’avait pas forcément envie de faire face à la solitude, ce soir. Si elle n’avait pas été là, sans doute aurait-il pris l’air après une heure de repos.



Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
Danya

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Daya RaichandLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Welcome back ( le Dim 17 Mar 2019 - 20:35 )
Stupide qu’elle était, le cerveau de Daya arrêta de fonctionner pendant de longues secondes. Peut-être que si elle arrêtait de bouger et de respirer, il ne remarquerait pas sa présence. Assise sur le fauteuil les yeux en direction de l’entrée, elle resta immobile le temps de voir sa réaction quant au fait qu’elle ait utilisé sa clé. Lorsque sa voix brisa le silence dans lequel elle s’était emmurée pour disparaître, elle déglutit difficilement. Elle avait bien essayé de répondre, mais ses lèvres à présent collées l’une à l’autre l’avaient empêché de sortir ne serait-ce qu’un son. Le muscle tendu de son cou quant à lui l’empêchait même de bouger la tête ne serait-ce que pour la hocher. Ce n’était pas parce qu’il l’avait salué qu’il l’avait forcément vu. Décroisant quand même ses jambes qu’elle avait ramenées sur le canapé pour faire comme chez elle, elle était à présent prête à courir si jamais elle devait fuir. Mais face au grand calme qu’affichait l’Italien et le sourire qu’il lui offrit, elle arriva à se détendre et à lui rendre à son tour un petit sourire. Sa phrase ne nécessitait pas vraiment de réponse, ce que n’essaya pas de faire Daya qui se contenta de tourner la tête vers ses mains, se détendant déjà un peu plus. En sentant ses lèvres sur son épaule, elle profita du contact et chassa toutes traces de malaise ou de stress d’un geste de la main. « Hum… » La question de l’Italien força la métisse à revenir à une réalité qu’elle avait oublié l’espace de quelques instants. Et lorsque ses yeux se posèrent à nouveau sur la feuille de papier qu’elle tenait entre les mains, elle s’attarda quelques secondes sur les ratures qu’elle avait fait sur le morceau de papier. Est-ce qu’elle devait être honnête avec lui et dire la vérité sur ce qu’elle faisait ? Elle hésitait. Elle l’avait déjà assez embêté dans ses histoires et était déjà plus impliqué qu’il ne le pensait, peut-être n’était-ce pas le moment d’en rajouter une couche. Surtout qu’elle avait envie de profiter de ces retrouvailles inattendues. Offrant un sourire poli lorsqu’elle croisa son regard en le voyant revenir de la cuisine, elle décida de dissimuler la vérité. « Pas grand-chose. Je réponds juste à quelques lettres. » Haussant les épaules, elle le suivit du regard lorsqu’il déposa son verre d’eau sur la table basse. Et avant même qu’il termine de poser sa question, elle avait déjà attrapé son bras pour le forcer à s’asseoir à côté d’elle pour se caler contre lui. « Trois jours. » Répondit la métisse qui liait ses doigts aux siens, comme le geste le plus normal du monde. « Tu as fait bon voyage ? Tu es de retour pour combien de temps ? » Finalement, elle l’avait retrouvé la parole.  



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Sujet: Re: [Terminé] Welcome back ( le Dim 17 Mar 2019 - 21:59 )
Un hoquet de surprise sort de ses lèvres, suivi d’un rire, alors qu’il s’installe sur le canapé, obligé par son inconnue. Il lève le bras, le passe derrière ses épaules et échange son verre de main pour en boire une gorgée. C’est étrange d’avoir la sensation de vivre une vie normale en compagnie d’une femme dont il n’a toujours pas le prénom. Partir au travail, faire des heures de vol, pour revenir quelques jours plus tard et la trouver là, sur son canapé, comme si elle n’avait jamais quitté les lieux, qu’elle l’attendait simplement. Et contre toute attente, cette idée lui plaît. Ca lui semble tellement loin de toutes ces complications, moins rude que tout ce qu’il a connu jusque-là et pourtant, toujours aussi plaisant. « Oui, très bon. Je suis rentré avec trente minutes d’avance. » Ce n’est rien comme ça, mais ça a soulagé bon nombre de passagers et lui également. Il aime quand ses vols se déroulent bien, quand il n’y a aucun accroc. Il joue avec ses doigts, caresse son pouce et observe les alentours pour voir si elle a pris ses aises au point d’y laisser quelques affaires, ou si elle est restée discrète. « Dans neuf jours. Je partirai dans la soirée. » C’est le dernier vol du jour vers un pays européen et son suivant est prévu après une nuit de sommeil. Il n’y songe pas dans l’immédiat, sachant très bien qu’il devra encore s’absenter quelques jours. Ce sera toujours moins long, mais Dante se fait à sa vie sur Naples, à ce qui se passe là. « C’est une question pour savoir dans combien de temps tu pourras avoir la maison pour toi seule ? Ou c’est pour connaître le temps qu’on a devant nous ? » Il n’a pas la moindre envie de lui imposer sa présence, alors si elle souhaite s’en aller le lendemain, il se convainc qu’il ne la retiendra pas… Même si l’envie de profiter de cette occasion le tente bien. L’italien tend le bras vers la table, pose son verre à vin dessus et saisit l’une de ses jambes pour la placer par-dessus les siennes. « Tu n’as pas eu de mal à trouver ce que tu voulais ? » Ses doigts s’attardent sur les boutons de sa chemise, s’immiscent entre eux afin de toucher sa peau. « Tu as trouvé des choses compromettantes ? » Il vit ici, a l’habitude de ses affaires, alors il ne sait pas vraiment ce qui pourrait choquer ou non. « Et ces lettres ? Tu es au courant que pour aller plus vite, il y a des mails ? » Certaines personnes tiennent à la méthode à l’ancienne. Visiblement, son inconnue fait partie de cette catégorie. « Tu restes, ce soir ? » Sans lui laisser le temps de répondre, le pilote capture ses lèvres, avec envie, mais aussi pour jouer de ses charmes afin de la convaincre de lui répondre par la positive.



Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
Danya

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Sujet: Re: [Terminé] Welcome back ( le Dim 17 Mar 2019 - 22:54 )
Daya était bien. Elle se sentait bien. Les quelques jours passés seule dans cette grande maison avait permis à la jeune femme de se recentrer sur elle-même – bien qu’elle ait surtout profité pour ne rien faire – mais lui avait également fait réaliser que la présence de l’Italien lui manquait. C’était stupide. Ils ne se connaissaient pas et rien ne disait qu’elle n’était pas en présence de quelqu’un de plus dangereux que l’homme avec lequel elle était mariée, mais il y avait ce quelque chose qui donnait envie à la métisse de croire qu’il était quelqu’un de bien. L’inspection surprise qu’elle avait effectué le jour de son arrivée avait porté ses fruits dans le sens où elle ne trouva rien qui pourrait la faire fuir. Et même si elle savait que c’était loin d’être suffisant et que tout la poussait à ne pas s’accrocher, elle n’avait qu’une envie : celle d’être dans ses bras. Un soupir de soulagement traversa ses lèvres en sentant son bras passer autour d’elle, tandis qu’elle se blottissait un peu plus contre lui afin de pallier le manque dû à son absence. « Tant mieux. » Souffla Daya avant de déposer un baiser sur les doigts de son inconnu. Soudainement pensive, elle hocha la tête pour assimiler l’information des neuf jours. Un sourire taquin au coin des lèvres, elle lui adressa un regard qui d’un air de défi lui demandait de répondre à sa propre question. Même si en réalité, elle ne saurait répondre à cette question. Elle savait que de venir chez lui comportait un risque qu’il revienne un jour, et si pendant les quelques jours passées ici Daya avait ressenti son absence d’une façon ou d’une autre, elle ne savait pas ce que ça allait donner avec lui à la maison. Dans un soupir, elle chassa ces pensées de sa tête et préféra redresser la chemise qui appartenait à son inconnu, et dont elle avait presque oublié sa provenance. Un hoquet de surprise sortit de ses lèvres lorsqu’elle sentit sa main relever une de ses jambes pour la placer sur la sienne, sa bonne humeur soudaine ne cessant de grandir. « Oui ça va. Tu es ordonné donc ça n’a pas été difficile de trouver ce que je cherchais. » Son regard suivit la main qu’elle n’arrêta pas, et qui lui provoqua un frisson en sentant ses doigts contre sa peau. « Je cherche encore. Je finirai bien par trouver. » Plaisanta la jeune femme qui récupéra la main de l’Italien pour l’embrasser et la garder quelques instants au creux de son cou. A l’évocation des lettres, elle tourna la tête dans la direction de celle qui traînait sur la table basse à côté de son verre, et se figea aussitôt. D’un geste rapide mais maladroit, elle s’empressa de la retourner comme si ce simple geste ferait oublier leur existence. « Je suis nostalgique des lettres manuscrites. » Encore un mensonge qu’elle se détestait déjà de sortir. Lorsque ses lèvres fondirent sur celles de Daya avant même qu’elle ne puisse répondre à sa question, elle se laissa très vite consumée par l’envie de se retrouver tout contre lui, et lui rendit son baiser avec autant de passion que le tout premier échangé. Très vite, elle dégagea la jambe posée sur les siennes pour entreprendre de se retrouver sur lui. Mais au moment où elle essaya de bouger, elle donna un coup de pied dans son verre d’eau qui roula par terre, entraînant dans sa chute les brouillons de lettres qu’elle avait déjà écrit. « Oh, mince. » Lâcha la métisse déjà prête à se confondre en excuse. « Je suis désolée, je suis maladroite. Laisse, je vais nettoyer ça. » Elle se leva sur ces mots et alla récupérer le verre qui n’avait heureusement pas cassé, et se dirigea vers la cuisine pour récupérer de quoi éponger.  



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Sujet: Re: [Terminé] Welcome back ( le Lun 18 Mar 2019 - 2:52 )
C’est surtout qu’il n’est pas souvent là pour y mettre le bazar, mais la plupart du temps, les objets qu’il bouge retrouvent leur place initiale. Des gestes automatiques, des habitudes qu’il a prises en étant seul. Il n’est cependant pas contre quelques changements. La voir ici, s’imposer, la retrouver sur le canapé comme ce soir… Ca lui plaît, bien qu’il préfère faire attention à ne pas y prendre goût. Qui lui dit que la prochaine fois, elle sera de nouveau dans cette pièce ? Il se prépare à cette éventualité. Entre eux, ce n’est pas sérieux. Il ignore comment définir leur relation qu’il vit au jour le jour. De ses doigts, il effleure son cou, mais s’immobilise d’un coup en la voyant s’empresser de remettre de l’ordre dans ses papiers qui, visiblement, ont bien plus d’importance qu’elle ne veut bien l’admettre. « Je ne suis pas stupide, tu sais. » Il se doute qu’il y a quelque chose. Sa réaction l’a mis sur la voie, même s’il ne sait pas de quoi il en retourne, ni à qui elles sont adressées. C’est personnel, ça a de l’importance, assez pour la gêner et la pousser à les dissimuler. Dante ne croit donc pas une seule seconde à son excuse, mais n’insiste pas. La passion du moment lui fait perdre le contrôle sur la situation, l’oblige à oublier le temps d’un moment ce mensonge, mais le coup du sort les interrompt. Ses lèvres brûlantes restent sur leur fin, alors qu’il voit l’eau couler sur la table basse. « C’est que de l’eau, rien de grave. » se sent-il obligé de préciser, en la sentant paniquer. Il sauve les meubles, éloigne les feuilles de papier de la table afin d’éviter qu’elles se retrouvent touchées par l’inondation, mais ses yeux sont soudainement attirés par quelques mots inscrit sur papier. Ces lettres, ce ne sont pas des réponses à un banquier pour lui justifier son découvert, ou l’un de ses proches. Non, c’est adressé à un homme qu’il ne connait ni d’Eve, ni d’Adam, mais qu’il ne supporte pas. Agacé, il parcourt rapidement les lignes, s’attarde sur les ratures. Même elle ne sait pas trop ce qu’elle écrit. « J’aurais préféré que tu me le dises. » dit-il, alors qu’il la voit revenir. « Ou que tu me dises que tu ne souhaitais pas en discuter, plutôt que de me mentir. » Est-ce parce qu’il ne se cache pas de son aversion envers son mari, qu’elle a préfère le lui cacher ? Ou par honte ? Ou pour tout autre chose ? Une raison qu’il ignore, visiblement. Il serre la mâchoire, ne comprenant pas très bien pourquoi elle s’acharne à rester en contact avec quelqu’un qui lui a fait du mal, à ce point. « Pourquoi tu t’obstines à vouloir lui répondre ? Ou lui écrire ? » Si c’est elle l’investigatrice, parce qu’il n’en sait absolument rien, finalement. Est-ce là le résultat de l’emprise qu’il a eu sur elle ? Dante fait quelques pas dans la pièce, et constatant qu’il est en train de chiffonner le papier à force de le serrer, pose ses brouillons sur la table du salon. « Tu te rends compte que tu es en train d’alimenter une correspondance épistolaire avec un type qui t’a fait du mal ? » Son ton est bien plus sec qu’il ne l’aurait souhaité, mais tout ça, ça le rend dingue, même s'il n'a pas son mot à dire et qu'elle n'a aucun compte à lui rendre. Il n’aime pas l’idée qu’il puisse encore être en contact avec elle, qu’il puisse se dire qu’il peut se le permettre, qu’il a encore des droits. Une signature sur un contrat ne donne pas tous les droits.



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Sujet: Re: [Terminé] Welcome back ( le Lun 18 Mar 2019 - 8:06 )
Elle le savait qu’il n’était pas stupide. Des deux c’était sûrement elle l’imbécile. Ces trois derniers jours elle s’était nourrie principalement de son imagination en arpentant les couloirs de la maison. Elle savait qu’il reviendrait un jour et qu’il se rendrait compte qu’elle était passée par-là, mais elle ne s’était jamais doutée que ce serait si tôt. « Je sais, mais ce n’est juste pas important. » Pas assez pour les laisser empiéter sur ce moment qu’elle avait envie de partager avec lui. Emportée par le baiser qu’ils échangèrent, Daya et sa maladresse finirent encore par frapper et elle renversa le verre d’eau posé sur la table basse, à cause de son pied parti taper dedans sans faire exprès. Au bord de la panique, elle se leva avec empressement pour nettoyer les dégâts causés par l’eau sans même entendre les paroles de l’Italien qui essayait de la rassurer. Parler le moins et agir le plus vite, c’était un des vieux réflexes qu’elle avait gardés de son ancienne vie où pour éviter de voir son corps se marquer encore plus, elle évitait tout simplement de faire remarquer qu’elle existe. En revenant au salon avec une éponge, elle sentit tous ses muscles se figer en voyant l’italien, une lettre à la main. Elle aurait pu s’énerver et lui dire que ça ne le regardait pas, mais tout son corps semblait paralysé par une peur sourde qui grondait à l’intérieur d’elle. Si dans un premier temps ses yeux firent l’aller-retour entre la lettre et son inconnu, elle resta la tête baissée en entendant les paroles du jeune homme. Une boule se forma au fond de sa gorge, l’empêchant de prononcer un seul mot qui pourrait justifier son mensonge. Même si techniquement, elle n’avait pas vraiment menti, elle avait juste détourné son attention pour éviter de s’attarder sur un sujet fâcheux. Mais lui ne le voyait pas de cette façon, et elle ne pouvait pas lui en vouloir. Le cœur au bord des lèvres, elle sentait son cœur s’emballer dans sa poitrine alors que sa vision commençait à s’embuer à cause des larmes qui menaçaient de couler. Elle aurait pu lui répondre qu’elle continuait de lui écrire parce qu’il était encore son mari, mais elle était certaine que ce n’était pas la réponse qu’il attendait. « Je suis désolée. » Souffla la métisse sans lever le nez, ne voyant que ses pieds faire les cent pas dans la pièce. Est-ce qu’elle était désolée de continuer à lui écrire ? Ou désolée de ne pas avoir su cacher ses lettres pour éviter cette scène ? Elle-même ne le savait pas. Et de toute façon est-ce que ça changerait quelque chose à la colère justifiée de l’Italien ? C’était de sa faute et le mieux qu’elle pouvait faire était de s’excuser. « Pardon. » Rajouta la créole, comme si ce simple mot suffirait à changer la situation. « Je peux partir si tu veux. » Lâcha la jeune femme osant un regard dans sa direction, devinant bien l’irritation qui déformait ses traits.


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Sujet: Re: [Terminé] Welcome back ( le Mar 19 Mar 2019 - 1:34 )
Décontenancé par sa réaction, son corps s’immobilise et il lui semble même que sa respiration s’est arrêtée le temps de quelques secondes, avant de repartir vivement. Les mots prononcés ne répondent en rien à ses interrogations et ça l’agace, mais il ne peut que tenir compte de sa détresse. Détournant ses yeux, l’italien observe les lettres raturées, ayant une soudaine envie de les rouler en boule pour les jeter à la poubelle. Sa colère, il la pense justifiée, mais elle va droit vers cet homme qui a encore droit a un contact qu’il ne devrait pas avoir. C’est fou. Il lève la main sur elle, laisse des traces sur sa peau, l’abîme, aussi bien physiquement que psychologiquement et en retour, il peut encore la lire. C’est comme un remerciement de sa part, même si ce n’est pas vraiment ce que ça signifie, mais pour lui, c’est du pareil au même. « Bien sûr que non, enfin. » soupire-t-il, irrité. Ce n’est pas parce qu’ils sont en désaccord qu’il compte la chasser. Cette pensée n’a même pas atteint son esprit. Ce qu’il souhaite, c’est la préserver. Seulement, il réalise qu’il ne peut pas le faire ; elle a des habitudes qu’il ne cautionne pas, qui continuent de la mettre en danger et rien de ce qu’il pourra dire, l’empêchera de saisir un crayon pour le glisser sur une feuille de papier. Et c’est frustrant. Ce type ne mérite pas qu’elle se retourne sur lui, qu’elle lui adresse un mot, ou qu’elle lui fasse le plaisir d’acheter une enveloppe, ou ne serait-ce qu’un timbre. C’est de l’argent jeté par les fenêtres, une perte de temps. En même temps, comment lui en tenir rigueur ? Pendant des années, elle a été prisonnière, captive de ses mains. « Je ne veux pas que tu partes. Il n’a jamais été question de ça. » Tendu, il s’avance, pose une main sur son épaule, l’autre sous son menton, l’obligeant à relever la tête vers lui et à plonger ses yeux dans les siens. « Je ne comprends juste pas. Cet homme t’a pourri l’existence. Il ne mérite pas que tu passes du temps à lui répondre. » C’est son avis, mais du point de vue de son inconnue, les choses sont sans doute différentes. Il n’est pas à sa place, ne s’est jamais retrouvé dans la peau de quelqu’un qui est sous l’influence d’une autre ou qui vit sur la peur. Du moins, ce n’était pas la même peur. La sienne a dû être terrible. Vivre sous les coups, en se disant que peut-être, c’était la dernière fois, que, peut-être, elle ne reverrait plus son enfant. Tout ça, il ne peut pas savoir ce que ça fait, mais imagine les terribles épreuves auxquelles elle a dû faire face et aujourd’hui, il ne peut que la soutenir. Etre en mesure de lui tendre la main pour l’aider à se sortir de tout ça. S’il se rappelle des propos de sa meilleure amie, qu’il ne peut sauver tout le monde, qu’il devrait penser un peu plus à son propre bonheur… Là, il ne peut juste pas prendre ses jambes à son cou et l’abandonner. « Qu’est-ce qu’il te dit ? » l’interroge-t-il, par curiosité, aussi pour savoir où leurs échanges en sont.



Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
Danya

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Sujet: Re: [Terminé] Welcome back ( le Mar 19 Mar 2019 - 11:29 )
L’éponge toujours dans une main, elle avait commencé à jouer avec la manche de sa chemise avant de se rendre compte qu’elle avait sa chemise sur le dos, et qu’elle allait devoir l’enlever avant de partir. Ca voulait dire qu’elle allait encore perdre du temps au lieu de s’en aller directement. Le regard perdu, elle garda la tête baissée mais commença à chercher une sortie du coin de l’œil pour pouvoir s’éclipser le plus rapidement possible. Attentive aux moindres bruits, elle l’entendit qui s’était arrêté de bouger mais n’osa pas lever la tête pour voir si elle avait raison ou pas. Daya se figea à nouveau au son de sa voix, peu convaincue par ses paroles. Si ses mots voulaient qu’elle reste, le ton qu’il employait donnait à la métisse l’envie de fuir. Mais de toute façon, même s’il l’avait demandé de partir de chez lui, elle en aurait incapable à cause de la panique soudaine qui l’empêchait de bouger ne serait-ce qu’un muscle. Elle se sentait bête, stupide et surtout honteuse de causer autant de problèmes alors que tout ce qu’elle voulait c’était de retrouver la même sensation de bonheur et de paix qu’ils avaient connu dans un passé qui lui semblait bien loin aujourd’hui. Lorsqu’elle l’entendit s’approcher d’elle, elle se tut encore plus, s’interdisant même de respirer trop fort, la tête quasi rentrée dans les épaules. Sentant ses doigts sous son menton, elle se fit violence pour lever la tête et planter son regard dans le sien. Elle entendait ce qu’il disait. C’était le même discours que lui avait tenu ses parents en apprenant qu’elle n’irait pas plus loin dans la demande de divorce. Mais ils ne comprenaient pas. Personne ne pouvait comprendre ce qu’elle avait vécu et le poids avec lequel elle continuait de vivre encore aujourd’hui. Elle aurait beau s’expliquer, ils continueraient à trouver des excuses à Daya en lui disant qu’elle était une malheureuse victime. Même son inconnu qui ne connaissait qu’une petite partie de son histoire, lui avait déjà collé cette étiquette. Pour toute réponse, elle tourna la tête pour se dégager de son emprise et fixa à nouveau un point invisible au sol. « Il demande quand je viens le voir. » Répondit la métisse, surprise par sa question mais qui préféra cacher une quelconque réaction. Ce n’était pas la seule chose qu’il lui disait, mais lui dévoiler le reste ne servait à rien. Il n’avait pas besoin de savoir qu’il voulait que Daya l’aide à avoir un téléphone dans sa cellule ou qu’il lui disait avoir hâte de la retrouver à sa sortie.  « Tu dois me trouver stupide. » Souffla la jeune femme qui retrouva l’usage de ses jambes et qui se détourna de l’Italien pour aller nettoyer les dégâts qu’avaient causé son eau. Accroupie au niveau de la table basse, elle commença à éponger sans vraiment s’appliquer, juste pour s’occuper les mains et éviter de croiser son regard. Au bout d’une minute, elle se releva pour aller déposer l’éponge à la cuisine sans adresser un seul regard à son inconnu. Pensive, elle prit une profonde respiration lorsqu’elle revint au salon et attrapa la main du jeune homme au passage pour le guider jusqu’au salon avec elle pour le faire s’asseoir à côté d’elle, là où ils étaient assis plusieurs minutes plus tôt. Un regard dans sa direction suffit pour lui demander de ne rien dire et de juste avoir confiance en elle. Dans un silence presque religieux, elle guida sa main sous sa chemise et au niveau de son ventre, elle lui fit effleurer une cicatrice à peine quelques secondes. « Bouteille de vin brisée. » Lâcha Daya. « La première fois que j’ai essayé de partir. » Elle fit ensuite glisser sa main de l’autre côté, et la plaça au niveau de ses reins. « La deuxième fois. Même arme. Pendant que j’avais mon fils dans les bras. » Sans sourciller, elle avait sorti sa phrase dans un calme presque effrayant. « Et je n’ai jamais osé tenter une troisième fois. »  


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Sujet: Re: [Terminé] Welcome back ( le Mar 19 Mar 2019 - 23:05 )
Et il a le culot de lui demander pareille chose ? Mais qui est cet homme ? Il lève la main sur elle et pense sérieusement qu’il pourrait retrouver son pardon, retrouver les mêmes habitudes qu’auparavant ? En restant auprès de lui, par la force des choses, par crainte, mais aussi pour protéger son enfant, elle lui a sans doute fait croire que rien n’était perdu, que leur mariage était toujours d’actualité. Du moins, c’est une possibilité qu’il imagine. Mais pour lui qui est externe à tout ça, qui a un regard neuf, il ne voit pas les choses de cette manière. Ca le rend fou de penser qu’elle pourrait lui donner une date, pour X raisons. « Non. Non, je ne trouve pas stupide. Je ne comprends pas, c’est tout. » Elle est loin de lui, a l’opportunité de démarrer une nouvelle vie, de ne plus se confronter à la violence d’un époux, mais à travers ses lettres, son inconnue se maintient captive et ça lui échappe totalement. Dante la suit des yeux, sans un mot. Il analyse la situation, cherche des arguments qui pourraient la convaincre de mettre un terme à leurs échanges, bien qu’il ne soit pas certain que ce soit suffisant. Il est qui, lui, pour elle ? Un type qu’elle a croisé une fois dans sa vie, qui y entre à nouveau, grâce au hasard, mais qu’elle ne connait pas du tout. Il n’est pas important et elle n’a aucune bonne raison de l’écouter. Et tout ça, ça l’insupporte. Il aimerait lui venir en aide. L’italien glisse ses mains sur son visage, comme s’il cherchait à se réveiller et est finalement surpris par son initiative. Sans broncher, il se laisse guider jusqu’au canapé. Les lèvres scellées, il effleure une première cicatrice, le cœur serré à sa confidence. Du bout des doigts, il touche une seconde et sent son rythme cardiaque s’accélérer, sa mâchoire se crisper. La scène se joue dans sa tête. Dante imagine un homme baraqué, au visage flou, sombre, récupérer une bouteille et s’acharner sur son inconnue. Et à cet instant précis, il sait qu’il sera dans l’incapacité de lui tourner le dos, peu importe les raisons. Crispant ses doigts sur sa peau, il la rapproche de lui, la soulève de sorte à ce qu’elle se retrouve sur ses cuisses et referme ses bras autour d’elle. Avec tendresse et fermeté, il embrasse sa tempe, puis sa joue et enfin la commissure de ses lèvres. « C’est une ordure. » Il lui a fait tant de mal, l’a brisée, si bien que cette petite insulte lui semble si mince par rapport à tout ce qu’il pense de lui. Il est tellement secoué qu’il pourrait déverser toute sa rage, mais elle n’en a pas besoin. « C’est pour tout ça que tu ne dois plus continuer. » souffle-t-il, en caressant sa joue avec douceur. « Tu as peur ? » Ce qui pourrait justifier qu’elle ne le fasse pas et il le comprendrait tout à fait. Il a semé la terreur. « Je suis là pour toi. » Sa clé n’est rien comparé au soutien qu’il est capable de lui apporter. « Laisse-moi te venir en aide. » Si Tina était là, si elle était témoin de cette conversation, sans doute s’inquiéterait-elle davantage, mais c’est Dante. Sa souffrance est telle qu’il ne peut pas lui fermer la porte au nez, mais plutôt la lui ouvrir en plus grand encore. « Laisse-moi avoir cette place. » La protéger de tout, du monde, d’elle. La préserver de l’influence qu’il a sur elle, lui prendre la main et la guider vers un meilleur chemin, quitte à lui-même se casser la figure. Là, à l’instant T, son inconnue passe avant ses propres besoins. Il ignore pourquoi, mais c’est comme ça.



Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
Danya

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