Revenir en haut
Aller en bas


 

- [terminé] L'avenir est un long passé. // Safiya -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
Tobias Spilsbury
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t545-i-may-be-drunk-miss-but- http://www.ciao-vecchio.com/t587-tobias-and-it-left-me-to-wonder-if-people-ever-know-each-other
Faceclaim : Eddie Redmayne ©RQ & Padawan my love
Messages : 965 - Points : 2038
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya I59bDvZZ_o
Âge : 37 ans
Métier : Historien et Conservateur au Musée Nationale d'Archéologie.
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya Empty
Sujet: [terminé] L'avenir est un long passé. // Safiya ( le Dim 24 Mar 2019 - 17:04 )
Tobias sortait de la synagogue. Il rangea soigneusement sa kippa dans son sac avant de prendre le chemin de chez lui. Il envoya un petit message à Safiya pour lui dire qu'il rentrait et glissa ses mains dans ses poches. Il n'eut pas le temps de faire quelques mètres qu'on se glissa derrière lui pour l'immobiliser et le jeter brutalement dans une ruelle adjacente à la rue principale. Il n'y avait pas beaucoup de monde, pas assez tout du moins pour qu'il soit remarqué. Tobias tomba lourdement au sol et grimaça avant de tourner sa tête pour regarder les cinq individus qui lui faisaient face.

"Alors le Juif, tu vas où comme ça ?" Tobias serra les dents mais ne répondit rien, ses jambes commençaient à trembler : cela lui rappelait bien trop ses années d'emprisonnement. "Des êtres aussi incapables que vous, on aurait dût vous noyer à la naissance." Ils rigolèrent tous : "Eh bah quoi ? Tu ne réponds pas ? Tu as donné ta langue ? Ou bien tu as peur de la race supérieure ?"

Le plus costaud des cinq s'approcha et força l'Historien à ouvrir sa bouche. Tétanisé, le malheureux fut incapable de bouger jusqu'à ce qu'il glisse ses doigts dans sa bouche pour tirer à l'extérieur sa langue. Par instinct, il mordit férocement l'index et le pouce de son agresseur avant de se redresser et dans un élan de panique se mit à courir dans le sens inverse pour tenter de leur échapper. Tobias n'est pas un sportif, il n'est pas le genre d'homme à passer des heures dans une salle de sport ou bien à travailler son cardio. Alors, il s'essouffla rapidement et se retrouva à nouveau jeter au sol comme un mal propre avant de se faire frapper. Encore et encore. Tout comme quand il était emprisonné au désert, il rentra sa tête et protégea ses organes internes laissant couler sans honte ses larmes. Terrorisé, la douleur l'empêchait de respirer et son corps cripsé par l'instant présent et les souvenirs rendait les choses encore plus insupportable. Finalement, il s'évanouit sous la force des coups.
Il ne se réveilla que quelques heures plus tard. Le corps encore endolori, allongé sur le pavement de la rue. Sa chemise ouverte dévoilait son corps couvert de cicatrices anciennes et maintenant plus récente. Il avala difficilement sa salive et pleura silencieusement avant de trouver le courage de se mettre sur le côté puis de lentement se relever. Autour de lui, toutes les feuilles de son porte-document étaient éparpillées alors que d'autres s'envolaient déjà. Tobias était incapable de les rattraper. Naturellement, ils avaient volé son portable et son portefeuille. Alors, il se contenta de ramasser les dossiers au sol et serra son sac contre lui pour cacher ses vêtements déchirés sans savoir que derrière son dos ils avaient tagué une croix gammé et le signe des SS. Marchant lentement, chaque pas réveillait une douleur différente. Maintenant dans la rue principale, il choisit la voix de la raison et retroussa chemin pour aller à la synagogue. Un de ses amis le vit et immédiatement courut vers pour lui pour le soutenir. Il tomba inconscient dans ses bras sans avoir eut le temps de s'expliquer. De toute façon, la situation était plutôt explicite.

Quand il rouvrit les yeux, il était dans une chambre d'hôpital. Chelek à son chevet remercia Dieu en hébreu avant de s'approcher de lui. "Hey Toby." Le concerné referma ses yeux puis les rouvrit pour tenter de voir plus clairement le visage de son ami. "Tu reviens de loin." Il sourit tristement : "On retrouvera ceux qui t'ont fait ça." L'historien dans les vapes souffla : "Safiya...?" Il sourit : "Elle est dehors, elle parle avec les médecins. De ce que j'ai entendu : tu ne devrais pas garder de séquelle et ce qu'ils t'ont fait..." Il pointa du menton le torse de Tobias : "Ne devrait pas laisser de cicatrice." Tobias articula difficilement : "Qu'est-ce... Qu'est-ce qu'ils ont fait ?" Chelek serra les dents et les poings. "Ils t'ont gravé une étoile de David comme... Comme ce que les nazis nous ont fait." Il referma ses yeux et se remit à pleurer silencieusement. "Dieu me met constamment à l'épreuve hein...?" Dit-il en hébreu : "Il ne peut juste pas me laisser... Être heureux." Chelek alla répondre mais en entendant la porte s'ouvrir, s'inclina : "Je vais vous laisser. Si vous avez besoin de quoique ce soit : n'hésite pas à m'appeler Safiya." Puis il partit. Tobias continua de pleurer mais trouva la force de rouvrir ses yeux pour regarder son Égyptienne. "Je suis tellement désolé..." Ce n'est pas comme ça qu'il avait prévu de passer sa soirée.


L'agréable sentiment d'avoir quelque chose à faire, un but à poursuivre.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
Safiya Rahotep
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1780-safiya-celle-qui-est-lu http://www.ciao-vecchio.com/t1809-un-seul-jour-peut-equivaloir-a-l-eternite-safiya
Faceclaim : Zoé Saldana © Cristalline (vava) / Toby love (crackships)
Je suis absent-e : PR jusqu'au 15/06 le temps de me mettre à jour..
Messages : 3469 - Points : 5174
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya Tumblr_inline_msp8bu7NVi1qz4rgp
Âge : 39 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
Métier : Archéologue. Travaille avec Tobias depuis son arrivée à Naples.
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya Empty
Sujet: Re: [terminé] L'avenir est un long passé. // Safiya ( le Mer 27 Mar 2019 - 10:21 )


Se servir de la force du présent pour lutter contre l'horreur du passé.
Tobias & Safiya



Safiya  est tranquillement assise à la table de la cuisine. Elle vient de terminer une conversation Skype avec sa maman. Son ordinateur est toujours ouvert, mais elle a le regard perdu sur la vue que lui offre la fenêtre. Elle réfléchit aux divers sujets qu'elles ont abordé par rapport au futur mariage. Même si la conversation a surtout été accentué sur un en particulier. La robe que portera Safiya ce jour là. Elles ont profité du fait que Tobias soit à la synagogue pour en parler. Parce que si avec son homme il y a plein de chose qui vont pouvoir faire ensemble. L'achat de leur tenue respective va s'opérer en secret. Pas question que Tobias la voit avant le jour J. Et c'est surement valable pour lui aussi. Elle a partagé ses idées avec sa mère, lui faisant mention d'unir l'orient à l'occident. De lier la tradition avec une touche de modernisme. Elle ne veut pas avoir à se changer plusieurs fois durant cette journée. Et elle aimerait une robe simple et qui en même temps fasse honneur à l'homme qu'elle va épouser. Elle a déjà feuilleté des magazines et regardé sur internet. Elle est même allée dans la boutique du centre ville. A vrai dire elle a vu plusieurs modèles qui lui plairait, si elle pouvait les mélanger pour n'en faire qu'un. Ce serait parfait. Peut être comme sa maman lui a conseillé voir directement avec une couturière et faire du sur mesure. Elle ne sait pas trop encore Safiya. Elle compte appeler la mère de Tobias pour également parler du sujet. Si elle pouvait avoir sa mère et sa belle-mère pour l'aider dans cette recherche, elle serait aux anges. Après c'est sur qu'elle demanda à Padma et à Adalyn ce qu'elle en pense vu qu'elles seront ses demoiselles d'honneur. De plus elle tient à mettre du vert émeraude sur sa robe, c'est la couleur de Tobias et elle compte bien la porter. Peut être même entrelacée avec la sienne le bleu saphir, comme c'est fait sur sa bague de fiançailles.

Puis Safiya regarde l'heure. Elle se lève pour mettre à mijoter le repas et préparer la pâte pour le moelleux au chocolat. De plus Tobias ne devrait plus tarder sauf s'il discute un peu avec des amis avant de rentrer. Mais il la prévient toujours. Elle regarde le calendrier accroché au mur, ils n'ont pas encore arrêté de date pour la cérémonie, mais ils ont déjà quelques rendez vous de prévu, comme le bijoutier pour les alliances, un traiteur, et deux fleuristes. Il reste encore pas mal de chose à voir, faire le devis pour les faire parts et bien d'autre. Toute cette effusion la rend heureuse. Elle se dit qu'enfin ils voient le bout du tunnel, que le destin leur offre une route plus douce. Même si l'égyptienne se doute qu'il aura encore quelques embuches, mais elle n'a plus peur de les affronter. Elle sait qu'avec Tobias ils sont plus forts et que rien ne pourra se mettre en travers de le droit au bonheur. Ils le revendiquent haut et fort et elle compte bien qu'ils le fassent jusqu'à l'éternité. C'est alors qu'elle reçoit un SMS de son homme, il ne va pas tarder. Du coup elle s'active. Elle ferme d'abord les fenêtres ouvertes sur son ordinateur et qui ont un rapport avec la mariage, puis elle range les magazines qui touchent également ce sujet. Enfin elle les cache. Elle met le feu plus fort sous la casserole et sort sa pâte du frigo pour la mettre dans le plat qu'elle a beurré et fariné. Tout semble parfait. Et l'odeur qui règne dans la cuisine va donner faim à Tobias. Les secondes s'écoulent. Puis les minutes. Elle met la table et renvoie un SMS un peu taquin à Tobias. Puis un autre car elle trouve le temps long. Il lui a dit qu'il arrivait et là …

Safiya éteint le feu, le plat a failli bruler. La pâte à gâteau commence à tomber. Et la belle s'impatiente. Elle essaie de rester positive mais une part d'elle frissonne d'angoisse. « Non tout va bien. Il va bien. Il traine juste papotant surement sans voir l'heure passer. » Un autre SMS et là une réponse. Une réponse qui lui glace le sang et lui provoque la nausée. Les termes employés lui font peur et elle se met à trembler malgré elle. Puis son téléphone sonne. Elle sursaute désemparée. Elle voit le nom de Chelek, un ami de Tobias. D'un coup tout semble devenir noir. Elle décroche. « Oui .. » Parle à peine. Elle écoute le souffle coupé la nouvelle. Tobias a été violemment agressé. Elle fait le rapprochement avec le SMS. Paniquant un peu plus. Un instant elle reste clouée sur place, sentant juste le froid l'envahir. Puis elle se ressaisit. Se disant qu'elle ne devait pas se laisser abattre. Qu'ils ne le devaient pas. Elle appelle un taxi, ne se sentant pas capable de conduire. Le trajet jusqu'à l'hôpital est un enfer pour Safiya. Elle repense aux mots de Chelek, qui n'a surement pas tout dit sur l'ampleur des blessures. Elle a déjà vu le corps de Tobias martyrisé. Elle se doute que pour lui ce moment a du être pire que l'enfer. Et il l'a vécu seul. Elle arrive très rapidement sur les lieux, file vers l'accueil le cœur battant à tout rompre. On la conduit vers le secteur où se trouve son amoureux. Un médecin lui fait un topo sur ce que Tobias a vécu. Sur cette horreur qu'ils ont osé lui faire. Elle a envie de vomir d'un coup, elle se sent faiblir, pâlir. Le médecin la fait asseoir et lui donne un verre d'eau. Les larmes sont au bord de ses yeux. Il va s'en tirer mais elle sait que moralement il va encore devoir livrer un combat. Eux qui voyaient le bout du tunnel, semble y être jeté à nouveau. Il lui précise que la police a été averti et qu'elle ne devrait plus tardé. Safiya en profitera pour parler de ce SMS. En espérant que cela aidera à les attraper. Elle n'aura aucune pitié pour ses monstres.

Puis Safiya entre dans la chambre ou se trouve Tobias, Chelek est à son chevet. « Merci beaucoup Chelek. Je n'hésiterais pas. » Ils s'étreignent doucement. Elle pose enfin son regard sur son homme. Un regard rempli d'amour, elle ne détourne pas les yeux quand elle voit les blessures. Son visage est tuméfié. Elle se doute, vu ce que lui a dit le médecin, que son corps ressemble à celui qu'elle voyait quand ils étaient enfermés comme de vulgaires chiens en Irak. Elle n'arrive pas à retenir ses larmes et encore moins quand Tobias lui dit qu'il est désolé. Elle s'approche, prend sa main avec douceur. « Tu n'as pas à l'être mon amour. Tu n'es pas responsable de la bêtise des hommes. Ni du fait que certains ne sont que des monstres sans cœur qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. » Elle pose un baiser délicat contre sa tempe. Elle a envie de le serrer contre elle. De le prendre dans ses bras, mais elle tellement peur de lui faire mal qu'elle n'ose pas. « Je t'aime. » Elle murmure contre ses lèvres avant de s'asseoir sur la chaise prés du lit. « Est ce que tu sais ce qu'ils t'ont fait ? » Elle parle avec angoisse tout en caressant sa main. Va t-il le supporter ? « Tu sais qu'ils étaient. » Elle ne parlera pas du SMS à son homme, l’inquiéter d'avantage ne servirait à rien. Surtout si ses agresseurs ont un document avec leur adresse personnelle. « La police va arriver pour prendre ta déposition. Tu vas te sentir capable de leur parler ? » Se sera surement une épreuve mais autant le faire tant que tout est chaud. Et puis plus vite ces monstres seront retrouvés plus vite, ils pourront se sentir en sécurité et surtout tirer un trait sur cet abomination. Aller de l'avant comme ils l'ont toujours fait.

AVENGEDINCHAINS




" What if we rewrite the stars ? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. You'd be the one I was meant to find. It's up to you, and it's up to me. No one can say what we get to be. So why don't we rewrite the stars ? Maybe the world could be ours. Tonight. " Rewrite the Stars. Phillip & Anne.
Revenir en haut Aller en bas
Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
Tobias Spilsbury
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t545-i-may-be-drunk-miss-but- http://www.ciao-vecchio.com/t587-tobias-and-it-left-me-to-wonder-if-people-ever-know-each-other
Faceclaim : Eddie Redmayne ©RQ & Padawan my love
Messages : 965 - Points : 2038
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya I59bDvZZ_o
Âge : 37 ans
Métier : Historien et Conservateur au Musée Nationale d'Archéologie.
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya Empty
Sujet: Re: [terminé] L'avenir est un long passé. // Safiya ( le Mer 3 Avr 2019 - 22:09 )
Chaque coup reçu faisait écho à des souffrances qu’il pensait avoir oublié. Sa captivité, les tortures, les coups et les blessures qui ont découlées des interrogatoires. Ses cris qui se sont mélangé tant de fois à ses larmes. Les suppliques qu’il a dit en toutes les langues possible dans l’espoir qu’on lui laisse un répit. Pourtant ce soir, il n’avait pas supplié. Il s’était recroquevillé sur lui-même et n’avait même pas tenter de se débattre. Il n’était pas un homme physique. Il était un homme de lettres habile avec ses mots et sa plume : pas avec ses poings. Il était un érudit qui laissait bien volontiers au placard la violence et les exercices. Il aurait peut-être du cependant être plus assidu en sport plutôt que de lire. Cela lui aurait permis de ne pas autant souffrir peut-être. Pourtant, Tobias aimait croire qu’on pouvait choisir quelle route prendre, mais que le destin faisait toujours les choses de telle sorte que l’Homme n’a pas de réel contrôle sur sa vie. La douceur des dernières semaines s’évanouissait un peu plus à chaque mot, chaque parole haineuse. Dieu lui rappelait que le malheur n’était jamais loin. Ses prières, sa dévotion pour Lui n’a pas empêché son passage à tabac. Pourtant, sa foi n’était pas ébranlée. Il devait y avoir une raison, tout devait avoir une raison. Tobias devrait découvrir par lui-même ce qu’il a fait de mal pour recevoir le courroux de la déité tant aimé. En attendant, il devait sortit de cette ruelle insalubre pour retrouver la rue principale et demander de l’aide. Son corps n’était que douleur et souffrance, chaque pas une agonie qui lui arrachait une grimace. Trouvant le chemin de la Synagogue : il ne savait même pas s’il y avait encore quelqu’un là-bas mais il devait essayer. La providence ne pouvait pas être si injuste avec lui n’est-ce pas ? L’Historien avait raison. Rapidement, il vit Chelek qui arriva juste à temps pour le réceptionner et l’emmener à l’hôpital.
Dans les limbes de l’inconscience, il retourne plusieurs années en arrière quand ses jours étaient incertains et son quotidien un véritable enfer. Ce pourrait-il que cette attaque soit le début d’un nouveau cauchemar où il devrait errer vivant au milieu de la douleur ? Et si Safiya souffrait aussi ? Et si ceux qui l’ont attaqué s’en prenaient à elle ? C’est avec cette idée atroce en tête qu’il se réveilla. Quand il rouvrit les yeux, il sentit immédiatement comme un étau qui enserrait sa poitrine. Ne sachant pas où il était, la voix rassurante de son ami lui permit de rester dans la réalité. Après quelques mots échangés dans leur langue maternelle, Safiya rentra et si la scène attendrissante qui s’offrait à lui l’aurait fait sourire en temps normal : il en était bien incapable en cet instant. La seule chose qu’il fut capable de dire fut des excuses. Pourquoi ? Il n’était pas à blâmer dans cette histoire mais il s’en voulait quand même. Il devine sans peine les larmes dans les yeux de sa promise.

“Mais tu t’es inquiétée à cause de moi…” Et il ne le supportait pas. “Je t’avais promis… Promis de prendre soin de toi et… Et je ne fais que t’inquiéter.” Tobias avala difficilement sa salive en fermant ses yeux : les larmes continuaient de couler le long de ses joues violacées. “Je t’aime encore plus…”

Safiya ne tarda pas à poser des questions. Il savait que parler était la clé et que la police allait l’interroger. Il redoutait ce moment. Il laissa sa fiancée parler, sans l’interrompre. Tout allait trop vite pour son esprit encore dans les vapes. Finalement, il trouva la force d’articuler.

“Chelek m’a dit…” Il hissa sa main sur la blessure de sa poitrine. “C’est difficile à croire au XIXème siècle… Que ce genre de choses soit encore fait… Notre vie est tellement… Pacifique et ouverte que j’en oublie… La fourberie humaine.” Tobias rouvrit ses yeux pour regarder Safiya : “Je n’ai pas vraiment eu le temps de les voir… Ils m’ont attaqué par-derrière et…” Il serra les dents avant de grogner de douleurs : se maudissant déjà d’avoir fait une telle chose. “Et ils m’ont jeté dans la rue…” Il cligna plusieurs fois des yeux pour tenter d’éclaircir sa vision. “J’ai tenté de m’enfuir… Mais ils ont été plus rapides que moi.” Il ferma ses yeux et serra la main de Safiya : “Leurs paroles… Je me souviens de ce qu’ils m’ont dit… Presque la même chose qu’en Irak.”

La haine envers une religion, la haine contre un peuple entier qui ne s’est pas ternit avec les siècles. Tobias ne prenait la défense de personne : il savait que les Juifs n’ont plus ne sont pas blanc comme neige dans les guerres des religions.

“Ne rentre pas ce soir… Reste-ici au cas où ils ont notre adresse… Je ne veux pas qu’il te fasse du mal…” Parce qu’elle aussi était différente et Dieu sait de quoi ces êtres étaient capables. “Reste avec moi… Ou appelle Francesco pour qu’il vienne te chercher et te raccompagne chez lui.” Tobias avait peur maintenant. Peur pour la sécurité de Safiya. “Ne les laisse pas t’avoir…” Un sanglot arracha ses paroles : “Ne les laisse pas te toucher. Je préfère que tu me laisses derrière plutôt que tu souffres.” Les antidouleurs, la fatigue, le choc émotionnel rendent la réalité et le passé confus. Pendant quelques instants Tobias a l’impression d’avoir fait un bond dans le temps et instinctivement se recroquevilla sur lui-même malgré la douleur de ses muscles meurtris.


L'agréable sentiment d'avoir quelque chose à faire, un but à poursuivre.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
Safiya Rahotep
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1780-safiya-celle-qui-est-lu http://www.ciao-vecchio.com/t1809-un-seul-jour-peut-equivaloir-a-l-eternite-safiya
Faceclaim : Zoé Saldana © Cristalline (vava) / Toby love (crackships)
Je suis absent-e : PR jusqu'au 15/06 le temps de me mettre à jour..
Messages : 3469 - Points : 5174
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya Tumblr_inline_msp8bu7NVi1qz4rgp
Âge : 39 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
Métier : Archéologue. Travaille avec Tobias depuis son arrivée à Naples.
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya Empty
Sujet: Re: [terminé] L'avenir est un long passé. // Safiya ( le Sam 6 Avr 2019 - 16:39 )


Se servir de la force du présent pour lutter contre l'horreur du passé.
Tobias & Safiya



D'un coup le sourire de Safiya s'efface. Laissant place à l'angoisse. Cet SMS lui colle froid dans le dos. Elle se dit que si c'est une farce elle est de mauvais goût. Mais qui dans l'entourage de Tobias pourrait faire une blague pareille ? Personne. C'est là que la terreur vient caresser son être avec rage et violence. D'un coup tout devient gris, même noir autour d'elle, elle a du mal à respirer. Sa bulle de douceur explose. Que veulent dire ces mots ? Que cache t-il ? Son cœur se joue d'elle en alternant des battements fous et des battements plus lent. Elle se retient de hurler et d'imaginer le pire. Mais au fond d'elle une petite voix se fait entendre comme un écho à une souffrance muette si souvent ressentie par le passé. Elle pensait toute cette crainte envolée, enfin c'était la sensation qu'elle avait depuis quelques temps. Et pourtant à cet instant elle est bien présente, accablante, effrayante. C'est comme si son passé la tirer dans l'ombre pour à nouveau la mettre à mal. Et c'est là que son téléphone sonne et c'est là que la nouvelle tombe. Tobias a été agressé et il est à l'hôpital. Safiya m'arrive plus à réfléchir, toutes ses pensées sont engourdies. Elle imagine juste son homme seul blessé, traumatisé par cette agression. Elle récupère machinalement ses affaires plus dans des gestes de robot que dans des gestes de femme amoureuse et heureuse. Et elle file comptant les secondes qui la séparent de Tobias. Chacune est une souffrance qui lui serre d'avantage les tripes et le cœur. Pourquoi lui avait-on fait cela ? Lui un homme si doux ne mérite pas tant de haine.

C'est tremblante que Safiya entre dans la chambre où repose Tobias. Elle a parlé aux médecins et ce qui lui ont dit lui donne la nausée. Et puis les odeurs accentue cette sensation. Elle remercie Chelek, lui assure de le tenir au courant et de le prévenir si elle avait le moindre besoin. Et puis elle se retrouve seule face à son fiancé. Et d'un coup elle n'est plus à Naples mais elle revient en Irak. La seule différence c'est qu'ils ne sont pas à même le sol. Elle est bouleversée. Mais se montre forte, elle ne veut pas flancher devant son homme déjà qu'il s'excuse de la situation alors qu'il en est la victime. « Mais il est logique que je m'inquiète pour toi, comme tu t'inquiètes pour moi. » Elle essuie la larme qui coule sur sa joue tout en retenant les siennes. Elle doit rester forte ne penser qu'au bonheur qui les attend. Ils ne peuvent pas se laisser prendre au piège de ce tourbillon dans lequel leur passé les propulse trop souvent. Comme à cet instant. « Et tu prends soin de moi Toby. Tous les jours depuis des années. » Même quand ils étaient loin l'un de l'autre il avait toujours des petites attentions. Peut être qu'elle pose des questions trop tôt mais autant trancher dans le vif tout de suite. Et peut être mettre à profit les souvenirs de Tobias pour attraper au plus vite ces fous dangereux qui n'ont aucun respect pour l'espèce humaine. Même si l'égyptienne se doute que de repenser à cette agression va être une épreuve difficile. Et dire que ces derniers mois leurs nuits étaient plus douces. Moins de cauchemars et de cris. Cela risque fort de revenir avec ce passage à tabac injustifié, juste haineux. Elle ne le quitte pas des yeux, retenant ses larmes à chacun de ses mots. C'est dans des moments pareils qu'elle se dit que vivre sur une île déserte serait la meilleure chose à faire pour eux. Pourquoi faut-il qu'on les mette sans cesse face à l'horreur humaine ? Qu'ont-ils fait pour mériter tant de souffrance ? A part s'aimer ils sont innocent de tout. Safiya prend la main de Tobias, la serre avec tendresse et la porte même à ses lèvres. « Des lâches même pas foutus de t'affronter en face. Je hais ce genre de monstre. Des déchets de l'humanité. » Sa voix marque sa colère, sa honte, sa haine. « Juste capable de bassesse parce qu'ils se croient au dessus de tout. Je les étranglerais de mes mains si je les tenais. » La religion qui ne devrait être faite que d'amour, et c'est le plus gros nid à violence de l'histoire de l'homme. De quoi donner la nausée à des êtres comme Safiya et Tobias.

L'égyptienne lui parle de la police qui va passer. Et en un rien de temps son fiancé bascule dans le souvenir de leur passé. Avec l'angoisse des tortures. Avec cette douleur qu'ils éprouvaient quand on venait les chercher chacun à leur tour, pour les mettre à mal de façon inhumaine. Ces instants de séparation semblaient la plus part du temps interminables. « Calme toi mon cœur. Je suis là et je ne compte pas partir. » Heureusement que Safiya n'a pas parler de ce fameux SMS. Mais elle comprend la terreur de Tobias, selon ce qu'ils lui ont dérobé ils ont peut être leur adresse. « Ils ne m'auront pas. » Elle le prend dans ses bras avec prudence pour ne pas le faire souffrir d'avantage. Elle pose son visage contre celui de Tobias, laissant ses lèvres embrasser sa joue, se poser dans son cou. Elle effleure juste sa peau voulant par son amour effacer les marques de cette offense. « Toby tout va bien. Tu es à l'hôpital à Naples. Et rien ne va m'arriver. Jamais je ne te laisserais derrière moi. Tout va bien se passer mon cœur. Tout va bien se passer. » Sa voix se fait rassurante, et elle ponctue ses mots de baisers et de caresses qu'elle déverse avec tendresse. Leur amour effacera tout parce qu'il est plus fort que tout. « Et je ne bougerais pas d'ici tant que tu n'iras pas mieux. Je ne t'abandonnerais pas. On va affronter cette nouvelle épreuve ensemble. » Leurs Dieux leur en voulaient-ils tant que ça pour encore une fois user de bassesse à leur égards ?  « Je donnerais ma vie que tes souffrances soient moins pénibles. On va y arriver mon amour. Je te le promets. » Elle reste contre lui écoutant son cœur, et laissant ses larmes se mêlent à celles de l'homme qu'elle aime. Elle ne bougera pas de cette pièce. Pas avant que Tobias se rende compte qu'elle est à l'abri et qu'elle le protège comme il l'a toujours protégé. Même si sur ce coup là, il c'est retrouvé seul face à l'ennemi. Et au fond d'elle, elle s'en veut de ne pas avoir été là à cet instant pour qu'il n'affronte pas ce moment seul. Comme il a du se sentir abandonné, démuni. Et elle déteste cette sensation.

AVENGEDINCHAINS




" What if we rewrite the stars ? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. You'd be the one I was meant to find. It's up to you, and it's up to me. No one can say what we get to be. So why don't we rewrite the stars ? Maybe the world could be ours. Tonight. " Rewrite the Stars. Phillip & Anne.
Revenir en haut Aller en bas
Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
Tobias Spilsbury
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t545-i-may-be-drunk-miss-but- http://www.ciao-vecchio.com/t587-tobias-and-it-left-me-to-wonder-if-people-ever-know-each-other
Faceclaim : Eddie Redmayne ©RQ & Padawan my love
Messages : 965 - Points : 2038
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya I59bDvZZ_o
Âge : 37 ans
Métier : Historien et Conservateur au Musée Nationale d'Archéologie.
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya Empty
Sujet: Re: [terminé] L'avenir est un long passé. // Safiya ( le Mer 17 Avr 2019 - 22:02 )
Tobias laisse sa fiancée enlever la larme sur sa joue, tentant de se raisonner, mais il en est bien incapable en cet instant. Francesco l’avait mis en garde. Il devait prendre soin de Safiya, mais comment il pourrait faire une telle chose alors qu’il n’était pas capable de se défendre lui-même ? Comment pouvait-il prétendre être un futur mari parfait s’il n’était pas capable de la coter et la protéger ? Qu’importent les paroles de sa Safiya : il ne peut pas s’empêcher de se maudire alors que dans cette histoire : il n’était qu'une victime. Une personne qui devait se souvenir des moindres détails pour faire en sorte de trouver ceux qui avaient fait ça, dans l’espoir de les arrêter. Il était difficile de voir aujourd’hui le monde tomber à nouveau dans une intolérance, ou bien était-ce Tobias qui de part son idylle avec Safiya pensait que le monde avait changé ? Il n’était plus certain. La présence de Safiya le rassure, l’apaise et cela n’allait pas être de trop en vu de ce qu’il l’attend. Avoir des séquelles physiques pendant quelques semaines était une chose, mais il savait déjà que ses cauchemars retrouveraient le chemin qu’ils connaissaient par cœur et hanteraient son esprit comme ils l’ont tant de fois fait.

“Oh Safy…” Souffla-t-il entre deux sanglots : “Comme j’aimerais te croire… Comme j’aimerais.” Il avala difficilement sa salive : “Mais je sais que ce n’est pas vrai… Mais… Il est déjà difficile de vivre alors sans toi… J’en suis incapable.” Il la regarda embrasser sa main, impuissant. “Même attaqué de face… On sait tous les deux que je n’aurais pas fait le poids…” Son regard posé sur leurs mains, un râle sortit de sa gorge : “Ils ne méritent pas que… Que tu te damnes pour eux.” Non, s’il y avait une justice, qu’elle soit divine ou mortelle, alors ils payeraient pour cet acte de lâcheté et d’intolérance qui n’avaient normalement plus sa place dans un monde comme le leur.

Safiya avait raison, il allait devoir se replonger dans cet instant, il allait devoir gratter tous les détails qu’il pouvait dans l’espoir qu’on attrape ces belles raclures. Si sa mémoire photogénique était toujours quelque chose qu’il avait apprécié, en dehors de son travail : il regrettait d’être ainsi. Car cela ne lui apportait rien. Pourtant, aujourd’hui, cela pourrait aider. S’il était capable, tout du moins, de se ressaisir mais rapidement une vague d’émotions l’emprisonna dans un carcan tétanisant et terrifiant. La voix de Safiya, ses caresses, la douceur de sa peau contre la sienne meurtrie, son odeur qui couvrait parfois celle de l’hôpital : rien n’y faisait. Rien. Il était plongé à nouveau dans sa cellule : souffrant tout en priant qu’on épargne Safiya même s’il devait donner sa vie pour ça.

“Ne les laisse pas t’avoir… Il faut que tu partes…” Répéta-t-il machinalement. Tout son squelette tremblait et sa sueur se mariait avec une harmonie déconcertante avec ses larmes : “S’il te plaît… Je ne supporterais pas de te voir souffrir… Encore moins mourir, surtout pas pour moi.” Ils étaient liés. Pour le meilleur et pour le pire et cela faisait des années que cela était le cas. Naturellement, une part de lui savait que Safiya ne bougerait pas d’un iota pourtant : il espérait être en mesure de la convaincre. On le connaissait pour toujours espérer l’impossible. “Safiya… Qu’est-ce que j’ai fait…? Qu’est-ce que j’ai fait pour qu’on ne me laisse pas être heureux avec toi…?” Une question qui resterait sans réponse. Malgré ses bonnes actions, le mal semblait toujours les trouver. Tobias ferma les yeux et dans un ultime effort pour se calmer, tenta de reprendre ses esprits en répétant les paroles de sa belle : “Je suis à l’hôpital de Naples… Je suis en sécurité… Je ne suis plus dans les geôles…” Répéta-t-il comme son psychologue lui avait dit de faire, pour se convaincre.

Cependant, tous ses efforts s’envolèrent quand la porte de la chambre s’ouvrit et que la police rentra. Il se redressa immédiatement et comme prit par une force inconnue poussa la couverture et se leva pour enlacer Safiya tout la serrant contre lui : tournant le dos aux arrivants. Un réflexe. Un qui n’avait jamais pu avoir quand ils étaient un Irak : un pour la protéger. Elle qui avait son cœur et son âme, elle qui était sa vie. Continuant de trembler, faible et avec la douleur lancinante dans son corps, il ne put rester que quelques secondes debout et s’accrocha à sa fiancée pour ne pas s’écrouler.


L'agréable sentiment d'avoir quelque chose à faire, un but à poursuivre.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
Safiya Rahotep
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1780-safiya-celle-qui-est-lu http://www.ciao-vecchio.com/t1809-un-seul-jour-peut-equivaloir-a-l-eternite-safiya
Faceclaim : Zoé Saldana © Cristalline (vava) / Toby love (crackships)
Je suis absent-e : PR jusqu'au 15/06 le temps de me mettre à jour..
Messages : 3469 - Points : 5174
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya Tumblr_inline_msp8bu7NVi1qz4rgp
Âge : 39 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
Métier : Archéologue. Travaille avec Tobias depuis son arrivée à Naples.
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya Empty
Sujet: Re: [terminé] L'avenir est un long passé. // Safiya ( le Dim 21 Avr 2019 - 16:11 )


Se servir de la force du présent pour lutter contre l'horreur du passé.
Tobias & Safiya



Le  passé ne meurt jamais vraiment. On a beau essayer de l'enterrer sous des tonnes de bonheur pur, sincère, véritable, il reste caché dans un coin prêt à ressurgir à la moindre faille. Comme un fauve affamé et assoiffé de sang. Et c'est ce que vit Safiya en voyant son Tobias mit à mal par des salopards, qui n'auraient même pas le droit de vivre si les Dieux faisaient correctement leur boulot. D'un coup leur bulle éclate et tout semble ravagé. Abimé par la main imparfaite de l'homme qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Eux ils voient au delà des frontières, ils sont prêts à briser leurs chaines pour un moment de pur bonheur. Ils y ont droit après tout ce qu'on leurs a fait vivre. Pourtant dans cette chambre d'hôpital, face à Tobias, Safiya au fond d'elle doute. Même si elle ne laisse rien paraître, si elle reste forte pour celui qu'elle aime bien plus que sa propre vie. Leur destin était écrit depuis la nuit des temps, comme poussé par un vent donc personne n'a le contrôle. Leur rencontre, les moments traversés, leur souffrance, ce frôlement de mort qui encore aujourd'hui la fait frissonner. Et puis leur libération et le fait de réapprendre à vivre, jamais loin l'un de l'autre. Sans jamais être vraiment l'un avec l'autre. Jusqu'à l’Égypte à nouveau et cet aveu plein de promesses. Promesses qu'ils mettent en pratique après avoir encore été touché par la douleur. Et là une fois de plus le destin se rappelle à eux comme pour leurs faire comprendre que rien n'est gagné. Que leur paradis ne se fera pas sans condition. Ils auront droit au bonheur comme tout être humain, mais ce bonheur se crééra dans un bain de sang, dans la souillure. Dans le rappel jour après jour, qu'ils ne sont rien. Juste deux grains de poussière balayés par le vent, un vent d'orient qui souffle le chaud, Et pourtant à cet instant c'est le froid qui caresse le cœur de la belle égyptienne. Fatalité si vous voulez. Mais une fatalité contre laquelle Safiya compte bien lutter quitte à y laisser sa peau, sa liberté, son âme, du moment qu'elle sauve le plus beau l'amour qu'elle porte à Tobias.

Safiya rassure son homme, même si au fond d'elle c'est la tempête. Elle n'accepte plus qu'on les maltraite. Qu'on leur jette en pleine figure une religion comme si elle était une barrière aux droits à la vie. Elle voit combien Tobias est marqué dans sa chair, dans ses entrailles et dans son âme. Chaque instant de paix semble toujours poursuivi par une part d'enfer. L'eau et les feu qui se livrent un éternel combat, tout ce qu'elle veut c'est que l'amour gagne haut la main. Et tant pis si pour cela elle doit écorcher ses mains jusqu'au sang pour y arriver. L'égyptienne sent son fiancé désemparé, perdu. On le serait à moins. Et dire qu'hier l’allégresse dansait dans regard, là elle est entachée par la bêtise humaine et par sa cruauté. Leurs gestes sont hésitants parce que cette agression les mets face à des démons encore bien ancrés en eux. Une croix qu'ils devront porter bien au delà de la vie terrestre. « On fera face à tout cela mon amour. Personne ne détruira ce qui nous lie, ce qui nous rend fort. Personne ne nous séparera jamais. » Elle serait également incapable de vivre sans Tobias. C'est à ses côtés qu'elle veut vieillir, c'est avec lui qu'elle veut donner la vie. Elle préfère mourir que d'être privée une seule seconde de son fiancé. La vie sans lui ne serait qu'un voile incessant de brouillard, teinté de larmes amères, une vie sans saveur avec comme seule logique la souffrance. Mourir serait bien plus doux que de vivre sans Tobias. « Je serais prête à me damner pour sauver ta vie. » Parfois dans certaines de ses prières quand ils étaient en Irak elle demandait de l'aide au Diable. Son âme contre la vie de Tobias. Parce qu'elle pensait qu'il méritait d'être sauvé bien plus qu'elle. La souffrance fait voir la vie de bien des façons et ouvre bien des horizons. Mais de cet enfer ils sont sortis ensemble et en vie. Mais ils en paie encore le prix. Durant combien de temps leurs demandera t-on leurs tribus ?

Et pour ajouter à cette douleur, il va falloir que Tobias ce replonge dans ce cauchemar pour aider la police. Pour essayer d'arrêter ses hommes qui méritent d'être châtiés par des bourreaux ou par la justice Divine. Safiya sait que cela va être une épreuve de plus mais elle sera là pour lui tenir la main, jamais elle ne le lâchera. Alors elle use de tendresse, de repère pour ramener son fiancé dans la bulle qu'ils partagent. Pour lui faire voir la surface, mais les blessures sont profondes et elles le happent dans des eaux plus noires. Plus froides. Sa voix devient le phrase et son amour la lumière pour le guider dans cette nuit sombre. Mais le combat est difficile, Tobias semble être pris dans une tourmente et s'enfoncer dans son passé. Au désespoir de Safiya qui lutte avec ses armes pour maintenir son homme à flot. Elle est sa bouée de sauvetage pas question de le lâcher, de le voir s'effondrer. Et les mots qu'il prononce lacèrent le cœur de l'égyptienne alors que leurs larmes perlent sous leur regard angoissé. Elle le sent trembler alors qu'elle lui assure qu'elle ne partira pas. « Je n'en sais rien Tobias. Peut être qu'on les rend tous jaloux. Ils sont jaloux parce qu'ils pensaient nous détruire en nous imposant des épreuves et au contraire. Chacune de ses épreuves nous a rendu plus forts. Cela nous a même offert l'amour. Un amour au dessus de tout même de la pire des bassesses. Ils sont juste jaloux de ce qu'on a, un bien précieux que rien ne détruira. » Et Safiya met toute sa force dans ses paroles, son amour aussi. Qu'importe si la vie leurs balance les pires saloperies, ils vaincront parce qu'ils sont deux. Parce qu'ils sont un tout et que ce tout est pur et vrai. Un diamant de sincérité et de confiance. Elle le sent se calmer, elle veille sur ses yeux qui se ferment et sur les mots qu'ils répètent. « Oui c'est ça mon cœur. Tu ne risques plus rien. » La tempête semble s'apaiser. Mais l'apaisement  est de courte durée.

La porte s'ouvre. Safiya se tourne et voit la police. Tobias aussi. Mais vu sa réaction ce ne sont pas les gendarmes qu'il voit entrer dans la pièce, mais des geôliers. Tout se passe très vite désarmant l'égyptienne. Son homme se redresse et se lève comme si d'un coup ses forces étaient revenues. Elle a la sensation de voir un robot qui n'obéit qu'à une seule chose. L'instinct de survie. Il la serre contre lui, offrant son dos aux policiers qui ne semblent pas comprendre la scène qui se déroule sous leurs yeux. Safiya, elle fait le lien et cela rend cet instant encore plus douloureux. D'un geste de main lent, elle leurs fait signe de stopper, étant dans l'incapacité de savoir comment réagirait Tobias s'ils s'approchaient d'avantage. Safiya ne veut pas prendre le risque de rendre ce moment plus pénible. Elle vient doucement coller son visage contre le sien. Elle pose ses lèvres sur sa joue et puis les descend dans son cou. « Tobias, tout va bien. » Elle laisse ses mains caresser son dos avec tendresse. « N'oublie pas mon cœur nous sommes à Naples à l'hôpital plus précisément. Tu en risques rien, tu es en sécurité et moi aussi. » Elle dépose des baisers entre ses phrases. « Personne n'est là pour nous mettre en péril ou nous torturer. Les hommes qui viennent d'entrer sont des policiers. Ils sont là parce que .. » Safiya retient ses larmes. Elle prend alors le visage de Tobias entre ses mains et l'oblige en douceur à la regarder. Elle plonge son regard sombre dans son regard clair. « Ils sont là parce que tu t'es fais agresser mon cœur. Ils sont juste là pour ça. Ils ne sont pas là pour nous punir. Cela n'arrivera plus jamais. Mais si tu n'es pas capable de leur parler ils reviendront. » Elle le sent s'accrocher. Elle le sent lui échapper. Elle lâche son visage pour soutenir son corps qui d'un coup devient un poids mort. Tobias se dérobe sous ses doigts. « Tobias. » Elle hurle presque. Ce sont les policiers qui viennent le rattraper avant que son corps ne touche le sol. « Doucement s'il vous plait. Faites doucement. » Elle s'écarte pour qu'ils le remettent dans le lit. Elle saisit sa main. « Tout va bien Tobias. » Le cœur de Safiya ne sait plus comment battre. Le visage de Tobias est si pâle. Il a les yeux clos. Les larmes de l'égyptienne se mettent à couler avec plus de rage. « Vous devriez peut être repasser plus tard. » Quelques mots entrent deux sanglots alors qu'elle ne quitte pas son fiancé du regard. A cet instant elle est autant détruite que lui.

AVENGEDINCHAINS




" What if we rewrite the stars ? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. You'd be the one I was meant to find. It's up to you, and it's up to me. No one can say what we get to be. So why don't we rewrite the stars ? Maybe the world could be ours. Tonight. " Rewrite the Stars. Phillip & Anne.
Revenir en haut Aller en bas
Tobias SpilsburyLe vin est un puissant lubrifiant social
Tobias Spilsbury
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t545-i-may-be-drunk-miss-but- http://www.ciao-vecchio.com/t587-tobias-and-it-left-me-to-wonder-if-people-ever-know-each-other
Faceclaim : Eddie Redmayne ©RQ & Padawan my love
Messages : 965 - Points : 2038
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya I59bDvZZ_o
Âge : 37 ans
Métier : Historien et Conservateur au Musée Nationale d'Archéologie.
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya Empty
Sujet: Re: [terminé] L'avenir est un long passé. // Safiya ( le Sam 18 Mai 2019 - 12:28 )
Tobias était surpris d’être malmené par la vie et pourtant cela faisait depuis longtemps que secrètement il s'était résigné à être le souffre-douleur du destin. Mieux valait lui que d'autres, se répétait-il dans ses mauvais jours. Mieux vaut mes larmes que celle de Safiya, marmottait-il bien trop souvent pour l'avouer. En voyant le visage de sa belle défigurée par la peine et la peur : la culpabilité ajouta son poids dans la balance qui ne penchait déjà pas en sa faveur. Safiya avait ce feu dans son cœur, ce brasier qui s'enflammait encore malgré les épreuves. Le sien avait complètement été refroidi par les expériences qui ont marqué sa vie. Chienne d'existence, comme disaient certains Philosophes. Oui. Peut-être. Pourtant, Tobias avait promis que tant qu'il y aurait de la vie dans son corps : il y croirait. Il continuera de se battre. Il l'avait promis. De toute façon, abandonner sa Safiya n'était pas une option. Il en était tout bonnement hors de questions. Il ne le voulait pas, ne le pouvait pas. C'étaient eux contre le reste du monde : cela était de plus en plus évident. Que les fermés d'esprits aillent se faire cuire un œuf chez le Pape. Ils s'aimeraient. Qu'à n'en déplaise à leurs Dieux.
Qu'elle était bien loin cette phase de raisonnement. La petite voix des beaux jours était étouffée par l'étau de sa peine. Tobias était sourd à tout, sauf au visage de Safiya et à la douleur dans son corps. Se ressaisir, il le devait, mais il était bien plus simple de se laisser couler. Cela est sans compter sur la douceur légendaire de sa promise et sa volonté de ne pas le laisser se noyer. Elle avait, depuis longtemps, été son second souffle. Elle lui donnait envie de vivre. C'était aussi simple que cela.

"Je… Je ne te laisserais pas faire." Il en était tout bonnement hors de questions. "Tu vaux tellement mieux que ça… Qu'eux." Se compromettre est une chose, le faire pour de mauvaises raisons ou personnes en est une autre. Tobias ne pouvait pas laisser Safiya sombrer sans avoir son mot à dire.

La police n’allait pas tarder à arriver et la dernière chose qu’il souhaitait était de replonger dans ce terrible instant où il a subi des sévices qui ont réveillés des blessures qui ne cicatriseront jamais. Il le devait. Safiya avait raison, elle avait rarement tort de toute façon. C’est bien pour ça que l’Historien suivait son avis, lui faisait confiance. Pourtant, la tendresse et la douceur de sa promise furent impuissantes face au spleen qui le happait dans les coins sombres de son esprit. Les démons n’avaient jamais réellement besoin d’invitations pour sortir. Malgré la souffrance, Tobias demande, comme si Safiya avait la réponse aux courroux des Dieux. Sa réponse ne l’aide pas à se calmer. Des Dieux pouvaient-ils vraiment être jaloux de l’amour entre humains ? Dans la religion polythéiste, oui cela arrivait, mais dans la leur : celle avec un Dieu unique… Était-ce vrai ? Les mots magiques qui sortirent de ses lèvres le calmèrent. Après de longues inspirations, il retrouva un semblant de calme. Oui il était à Naples et il ne pouvait rien lui arriver dans cette chambre. Tout du moins, c’est ce que son esprit répétait encore et encore.

Malheureusement, cela ne fut pas suffisant pour arrêter son corps de se redresser immédiatement en entendant la porte s’ouvrir. Protégeant Safiya de son corps, il la serra contre lui comme si sa vie en dépendait. Son corps tremblait comme une feuille-morte, mais il refusait de la lâcher : pas même lorsqu’elle s’écarta de quelques centimètres pour pouvoir l’embrasser.

“Je ne leur laisserais pas te faire du mal. Je ne les laisserais pas te toucher. Ils ne t’auront plus.” Safiya surenchérit mais il sourd à toutes paroles. “Ils nous ont fait croire une fois qu’on venait nous libérer… On ne peut pas les croire.” Les mots lui manquaient, sa voix tremblait autant que son corps. Il était terrifié oui, mais plus pour Safiya que pour lui. “Moi… Ce n'est pas grave, mais toi… Ils ne te feront plus de mal. Personne ne te fera du mal.” Son regard dans le sien, il souffla un dernier : “Je t’aime tellement… Ne l’oublie pas. Jamais.” Passé, présent : il n’était plus certain de savoir dans quelle époque il était. Ni où.

Rapidement, les forces lui manquent et il se raccrocha à Safiya avant de sombrer dans l’inconscient. Il ne sent même pas qu’on le transporte, ni même que les infirmières s’affèrent à le rebrancher correctement. Quand il reprit connaissance, une infirmière lui sourit en griffonnant sur la tablette accrochée au lit.

“Re-bienvenue parmi nous Monsieur Spilsbury.” Elle lui sourit, Tobias avait la bouche pâteuse et le corps en compote. Il tourna la tête pour voir Safiya endormie sur sa main : “Elle a veillé toute la nuit.” L’infirmière sourit devant ce spectacle : “Elle n’a pas lâché votre main.” Tremblant, Tobias leva son autre main pour caresser les cheveux de Safiya : “Je suis à Naples. À l’hôpital.” Souffla-t-il, écoutant à peine la femme qui terminait de faire son rapport. Il était calmé. Il se sentait mieux. “Je vais vous laisser.” Puis elle sortie, laissant seulement le bip des machines briser le silence.

Tobias continua tendrement ses gestes, couvant du regard sa fiancée. Il l’aimait un peu plus à chaque seconde. À chaque minute. La douleur était encore là, il pouvait sentir les démons se cacher dans un coin de son esprit, mais il avait au moins la paix en cet instant.


L'agréable sentiment d'avoir quelque chose à faire, un but à poursuivre.
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
[terminé] L'avenir est  un long passé. // Safiya Empty
Sujet: Re: [terminé] L'avenir est un long passé. // Safiya ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- [terminé] L'avenir est un long passé. // Safiya -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut