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- (Padmarles) let us burn -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Charles McAlister10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Charles McAlister
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Sujet: (Padmarles) let us burn ( le Sam 13 Avr 2019 - 0:00 )
Let us burn
EXORDIUM.
Encore une réunion. Je sentais bien que l’avocate avec laquelle j’avais rendez-vous ne m’appréciait guère mais je m’en contrefichai. Je faisais bien mon travail et c’est tout ce qui importait. Je n’étais pas ici pour me faire des amis. Donc j’avais choisi de sortir la Ferrari, de me coiffer de manière impeccable et de tailler cette maudite barbe. On m’appelait le rouquin durant mon enfance et je m’y étais fait. Sur le chemin, je voulus joindre Elinor mais je n’avais aucune réponse. A quoi ça lui servait d’avoir ce maudit engin si elle ne s’en servait jamais ? Je sortis donc de mauvaise humeur, envoyant quasiment balader tout le monde. La tour n’était pas si grande donc je fus dans le bureau en deux temps trois mouvements. Et elle était là. cette sublime indienne qui me jugeait de sa hauteur avec véhémence. J’arquai un sourcil avant de la saluer et de l’inviter à prendre place dans mon bureau. Je n’ai même pas le temps de poser mes fesses qu’un ouragan déboule et je reste pantois face à la situation. Ellie se tient devant moi, Ellie et sa bouteille d’oxygène. Ainsi que sa pâleur, sa détresse. « Elinor, qu’est-ce que tu fiches ici ? » Je n’ose porter un regard à Padma. J’en ai honte car elle est témoin d’une crise familiale mais je refuse de laisser couler ça. « Padma, si vous voulez bien m’excuser je dois m’entretenir avec ma jeune sœur. Elinor, je te présente mon avocate. » Elle la salue gentiment comme elle a l’habitude de le faire. « Tu devrais être à l’hôpital. » J’en ai assez de ses caprices. Je ne voulais pas que la presse s’empare de la presse et nous traine dans la boue. La traine dans la boue. Elle était si fragile. Et j’étais devenu la cible des connards de photographes depuis mes aventures répétées avec des mannequins. J’avais beau m’être calmé, la réaction de Padma prouvait que ça restait. « J’EN AI ASSEZ D’ÊTRE ENFERMÉE TU COMPRENDS. JE VEUX VIVRE. J’EN AI MARRE. » Je passe une main sur mon visage avant de retenir mes larmes. Vivre. Mais vivre comment sans sa putain de greffe. Je peine à respirer cette fois-ci. Mes crises de panique. « Rentre à la maison, je vais rentrer le plus vite possible. » Elle me fusille du regard alors que j’invite un de mes gardes du corps à la raccompagner. J’ignorai ce que tout le monde avait entendu mais je choisis de m’isoler un instant avant de dire à ma secrétaire de m’excuser auprès de Padma. Je monte sur le toit pour me laisser choir contre le mur et allumer une cigarette. Une larme passe puis une autre. J’étais à bout et je devais avoir l’air pitoyable. Mais ça me tuait de la voir comme ça tous les jours. Ça me tuait de la voir mourir à petit feu et de ne rien pouvoir faire. J’entendis la porte s’ouvrir et je ne savais pas qui c’était mais je voulais être seul. « Je n’ai envie de voir personne. » Non, personne car pour le coup je ne supporterai pas le jugement d’autrui.




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Sujet: Re: (Padmarles) let us burn ( le Sam 13 Avr 2019 - 1:24 )
Attendant patiemment l’arrivée de son client, elle passait en revue les éléments du dossier qu’elle allait aborder aujourd’hui. La veille, elle avait essayé de négocier avec des collègues à elle pour laisser sa place aujourd’hui. Mais personne n’avait voulu. Si l’Indienne s’était contentée de soupirer en acceptant son sort, elle n’était pas sortie de son bureau, sereine ce matin-là. Au contraire, elle s’était rendue sur les lieux avec une boule au ventre. Elle se rendait de plus en plus compte qu’elle perdait la passion pour son boulot. Et elle ne savait pas si c’était à cause des clients qui devenaient de plus en plus difficiles et exigeants à mesure qu’elle avançait, ou si c’était parce qu’elle se rendait juste compte qu’elle n’avait pas choisi la bonne voie. C’était quelque chose que Padma n’avait jamais abordé avec qui que ce soit. Sauf Devraj une fois de façon brève, la première fois où ils s’étaient rencontrés. En repensant à ce soir-là, un sourire se dessina sur les lèvres de l’avocate qui se laissa perdre dans ses pensées qui allèrent tout droit vers son petit-ami. Même employer ce terme lui semblait étrange. Petit-ami. A chaque fois ça faisait monter le rouge à ses joues et la rendait timide alors qu’elle était de nature confiante en temps normal. Mais en plus de tomber sous son charme, elle avait fini par tomber amoureuse et allait devoir s’habituer à le qualifier comme tel.

En entendant des pas approcher, la jeune femme referma le dossier qu’elle rangea dans son sac avant de se tourner vers la source du bruit. Sans même prononcer un mot, elle salua silencieusement son client et lui emboîta le pas pour aller s’installer dans son bureau. Et là encore, elle comptait les secondes jusqu’à ce que ce se termine ce rendez-vous. Mais elle n’eut pas le temps de s’installer qu’elle sentit une présence débouler dans son dos. Le regard confus, elle dévisagea longuement la jeune femme qui semblait essouffler par l’effort qu’elle venait de fournir, et lorsque Padma posa les yeux sur la bouteille d’oxygène, elle ne mit pas longtemps à comprendre. Du moins, une partie seulement. Elle voyait bien qu’elle avait un souci pour respirer, pour ce qui était du reste c’était une autre histoire. « Euh… Oui bien sûr. Bonjour. » Toujours confuse, elle ne savait pas si elle devait rester dans un coin et prétendre ne pas les entendre, ou s’en aller tout court. Elle opta pour la seconde option en offrant un mince sourire à Elinor avant de sortir pour qu’ils puissent parler. Une fois dehors, elle adressa un autre sourire à la secrétaire qui fixait la porte du bureau fermée mais qui arrivait tout de même à filtrer quelques paroles à cause du ton qui montait. Ne sachant pas vraiment quoi faire, l’avocate s’éclipsa finalement pour aller passer un coup de téléphone rapide dans le couloir à sa sœur à qui elle avait manqué l’appel. En revenant, elle constata que la porte du bureau était ouverte et que personne ne se trouvait à l’intérieur. Les excuses de la secrétaire et une reprogrammation d’un rendez-vous plus tard, et Padma avait tourné les talons. Si d’un côté elle était soulagée de s’en aller plus tôt, il y avait quelque chose qui l’avait forcé à revenir sur ses pas pour parler à Charles. Pourquoi ? Elle ne le savait pas. Après avoir demandé à plusieurs personnes, elle sut qu’il était sur le toit et monta directement, son sac accroché à son épaule. Sur le toit, elle balaya l’endroit du regard jusqu’à se poser sur la silhouette du jeune homme vers lequel elle se dirigea, toujours sans savoir ce qu’elle dirait une fois qu’elle arriverait à sa hauteur. Si sa voix la força à arrêter de bouger, elle prit une profonde respiration et décida de s’approcher quand même. Au moins pour voir s’il allait bien. « C’est… C’est Padma. » Articula la jeune femme. « Est-ce que ça va ? » Question stupide elle le savait, mais elle n’avait aucune idée de comment briser la glace. Sans même attendre de vraie réponse, elle s’approcha encore un peu plus et poussée par une force invisible, se laissa glisser contre le mur pour s’asseoir au sol à son tour.


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Sujet: Re: (Padmarles) let us burn ( le Sam 13 Avr 2019 - 1:38 )
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EXORDIUM.
Les gens me prenaient pour un être froid et sans cœur mais c’était ce que je voulais bien montrer. Un gosse de riche, un gamin qui n’a pas sa place dans ce milieu. Je le savais car au conseil d’administration on ne cessait de me remettre à ma place et la violence n’avait jamais rien résolu. Bien au contraire. Elle foutait le bordel partout. Sauf qu’avec Ellie, nous étions pareils. Nous étions impulsifs. Nous étions parfois trop caractériels. Et de la voir ainsi devant moi, ça décuplait ma colère. Le ton se mit à monter et je sentis que j’allais la perdre. Chaque émotion trop forte risquait d’arrêter son cœur si faible. Je savais que je devrais me maitriser mais la dernière fois, elle avait failli y rester. Je me souvenais avoir tenu sa main si froide, je me souviens avoir entendu sa faible voix m’implorant de mettre fin à ses souffrances. Mais comme elle l’avait dit : elle voulait vivre. Sauf que ce n’est pas en respirant à travers un tube, ce n’est pas en trimballant cette horrible bouteille qu’elle allait y arriver. Je savais que je ne devrais pas me laisser aller mais je ne dormais plus. depuis sa dernière crise, je ne dormais plus. je refusai le sommeil, je refusai de me laisser aller car j’avais peur qu’elle parte. Et je cédai à tous ses caprices, j’écoutais les médecins me faire leur compte-rendu. Votre sœur ne va pas bien, votre sœur a besoin d’une greffe. Je devrais envoyer tout voler. Et c’est ce que je fis. J’attrapai l’ordinateur pour l’envoyer contre le mur dans un cri de rage avant de sortir de mon bureau comme un diable et de monter sur le toit. L’envie de se jeter dans le vide est tentante mais elle avait besoin de moi. Alors, je me laissais tomber au sol et je tapais ma tête contre le mur juste pour ressentir la douleur. La porte s’ouvrit et elle était là sur le seuil. Je devais offrir un piètre spectacle mais je n’avais pas la force de faire semblant. Alors comme réponse à sa question, je tirai un instant sur ma cigarette pour expirer lentement la fumée. « ça devrait être moi, déclarai-je de ma voix éraillée. » J’en étais convaincue. Ellie n’était qu’un bébé. Elle n’avait même pas trente ans. « Je sais que vous me détestez et vous avez raison. Je suis qu’un connard de gosse de riche mais je… je le fais pour elle. Pour la préserver. La presse n’a pas vent de… » De son état catastrophique. Et je ne pouvais pas la garder enfermée éternellement. Je prends une nouvelle bouffée de nicotine pour essayer de calmer les battements de mon cœur. « Désolé pour le spectacle navrant. » Je reniflai pour chasser les larmes. « Je viens de perdre vingt points de virilité. »




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Sujet: Re: (Padmarles) let us burn ( le Sam 13 Avr 2019 - 2:06 )
Sur le seuil de la porte, Padma ne savait pas où regarder. Si son regard fut attiré en premier par la position dans laquelle se retrouvait au sol, ses sourcils se froncèrent rapidement en remarquant la marque rouge sur son front comme s’il venait de se cogner. Mais un rapide regard autour d’elle arriva à faire comprendre à l’Indienne qu’il avait dû se taper contre le mur de façon délibéré. A pas lents, elle s’avança dans sa direction en ne faisant aucun mouvements brusques de peur de le faire fuir. La jeune femme ignorait comment est-ce qu’elle procèderait une fois qu’elle se serait approchée suffisamment de lui, mais vivre dans une famille à conflits avait fini par faire apprendre à l’Indienne comment réagir dans ce genre de situation. La clé était de garder son calme. « Qu-… Quoi ? » S’enquit l’avocate qui s’avançait toujours doucement avant de se rapprocher suffisamment pour pouvoir le toucher avec le bout du pied si elle tendait la jambe de quelques centimètres. Lorsqu’il reprit la parole, ce fut la surprise qui défigura le visage de l’Indienne qui fronça encore plus les sourcils le regard encore plus confus. Elle ne le détestait pas. Il n’était pas non plus la personne qu’elle adorait le plus au monde, mais elle ne le détestait pas non plus. Détester était un mot bien trop grand pour le peu de sentiments qu’elle pouvait avoir à l’égard de l’homme d’affaire. Perdue, Padma n’était pas certaine de savoir de quoi il parlait. Est-ce qu’il parlait de sa sœur ? De la bouteille d’oxygène qu’elle se trainait ? Il ne fallait pas être un géni pour relier les points et comprendre à quoi il faisait référence, mais la jeune femme avait devant elle tellement d’informations inattendues qu’elle ne savait même pas par où commencer. Sans dire un mot, elle se contenta de l’écouter et se laissa glisser doucement contre le mûr pour prendre place à ses côtés. Son sac enlevé de sur son épaule qu’elle posa à côté d’elle, elle ne quitta pas le jeune homme du regard qui pourtant regardait droit devant lui. Lorsqu’elle allait lui dire qu’il n’avait pas à s’excuser, elle remarqua un détail qui l’avait échappé lorsqu’elle était arrivée sur les lieux. Les larmes qui avaient roulés le long de ses joues et qu’il s’efforçait de cacher. Comme une carapace qui commençait à se fissurer sous le poids d’une tristesse beaucoup trop grande pour qu’un seul être humain puisse la contenir, Padma arrivait à entrevoir une vulnérabilité inattendue. Et contre toute attente, ça lui plaisait. Non pas de le voir dans cet état qui pourrait briser le cœur de n’importe qui, mais de se rendre compte que derrière ce requin des affaires se cachait sûrement un cœur terré sous une grosse armure. « Les larmes n’enlèvent rien à la virilité d’un homme. » Commença Padma qui détourna les yeux pour regarder devant elle à son tour. Et après ça ? Quoi ? Dans un soupir qui lui permit pendant un court instant de mettre de l’ordre dans ses pensées, elle se lança. « Qu’est-ce que vous entendiez en disant ‘ça devrait être moi’ ? » S’enquit l’Indienne d’une voix calme, rassurante avec tout de même distance qu’elle installait. « Vous voyez votre sœur souffrir et vous avez envie de prendre sa place ? Je comprends. » Avec ce même détachement dans la voix, elle haussa les épaules pour accompagner ses paroles.


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Sujet: Re: (Padmarles) let us burn ( le Sam 13 Avr 2019 - 2:23 )
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Je ne savais pas si je serai capable d’accepter le jugement d’autrui. Et surtout pas de cette femme. Elle était sublime. Physiquement, elle avait tout pour elle. mais il y avait quelque chose dans son regard qui me poussait à fuir. Je soupirai donc alors qu’elle vint me voir. J’avais mal au crâne mais je m’en foutais. Je me foutais pas mal de l’image que je renvoyai à une femme pareille parce que je n’en avais qu’une autre en tête. j’étais si fatigué que je pourrais m’endormir sur place. Doucement, je me laisse aller, fumant et oscillant entre paroles incompréhensibles comme à chaque fois que je pétais un câble. Après tout, nous étions tous plus ou moins instables dans ma famille. Je déglutis avant de tourner le regard vers elle et incliner la tête par honte. « Je n’ai pas été élevé comme ça. » C’est vrai. J’avais eu une éducation chic où montrer ses émotions n’étaient qu’une faiblesse. Je ne me laissais aller que devant Ellie et c’était tout. Il y avait bien Nora qui était témoin de plusieurs scènes où je pétais un câble et où je pouvais faire preuve d’une infime fragilité. Je jetai le mégot pour en sortir une autre et l’allumer aussitôt. L’abus de nicotine me calmait un peu les nerfs. « Bah c’est moi l’abruti dans l’histoire. Elinor n’a jamais rien demandé et brusquement pouf : coeur qui déconne. » Et dire que notre père n’a jamais manifesté la moindre tendresse à l’égard de ma petite sœur. Sans doute parce qu’il s’agissait d’une bâtarde. « Elle va mourir. » Le constat était dure à dire. A voix haute surtout parce que personne ne pourrait le comprendre et j’étais en colère contre l’humanité. « J’ai déjà perdu mon frère ainé, je pense que je ne supporterai pas de perdre ma petite sœur. » J’étalai mes jambes pour laisser l’air frais calmer les battements de mon cœur. Le silence s’installa entre nous comme un vieux copain et je le laissais faire. Je ne savais pas trop quoi dire sur le coup alors je lui laissais son tour de paroles. Après tout, un silence vaut mieux que mille paroles.




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Sujet: Re: (Padmarles) let us burn ( le Sam 13 Avr 2019 - 21:55 )
« Hum. » Fut la seule réponse que fournit Padma face à son commentaire. Elle se doutait bien qu’il n’avait pas été élevé comme ça. En temps normal et à cause de la froideur dont il faisait preuve à chacune de leurs entrevues, elle avait même envie de lui demander s’il avait été élevé tout court. Mais ce n’était ni l’endroit, ni le moment. De plus elle avait envie de garder son travail en évitant de faire perdre à sa firme un client important. Alors pourquoi était-elle montée ? Le plus simple aurait été de tourner les talons tout simplement pour éviter de faire une bourde ou de s’impliquer dans une histoire qui ne la concernait pas, pourtant elle était là et s’était même assise au sol à côté de lui. Gardant son sang-froid en écoutant ses paroles, elle hocha doucement la tête l’air de comprendre alors qu’à l’intérieur c’était la panique. Sa sœur était mourante ? C’était quelque chose que les gens savaient ? Est-ce qu’elle devait se mettre aux actualités people pour se tenir au courant ? Flemme. Alors qu’elle allait ouvrir la bouche pour essayer de dire quelque chose, elle la referma aussitôt lorsque la phrase tomba pour répondre à la question de l’avocate. Même si elle écoutait toujours le jeune homme, elle ne put s’empêcher de penser à sa propre sœur qu’elle avait bien cru perdre à un moment donné à cause de la boulimie dans laquelle elle s’était réfugiée à une période de sa vie. Et très vite elle s’imaginait ce qu’aurait été sa vie si elle n’avait pas su se sortir de ça. Padma le savait, pendant très longtemps sa vie avait tourné autour de celle de Nori et si aujourd’hui d’autres personnes étaient entrées dans sa vie pour la compléter d’avantage, elle occupait toujours cette place spéciale que personne ne pouvait détrôner. Elle pourrait donner sa vie pour cette sœur avec laquelle elle ne partageait pas le même ADN. Pendant un instant, ils restèrent tous les deux plongés dans un silence lourd de sens, l’Indienne prise dans ses pensées et lui… attendant sûrement qu’elle prenne la relève. Quitte à être venue le rejoindre, autant donner un sens à sa décision d’être montée. « Je suis désolée. » Lâcha la brunette qui tourna la tête dans sa direction, d’une voix sincère. « J’ai… Je ne dis pas savoir exactement ce que vous vivez mais, je peux comprendre. » Vers la fin de sa phrase, le ton qu’elle prit se fit plus grave alors qu’elle se remit à fixer l’horizon à son tour. « J’ai moi aussi une petite sœur que j’ai failli perdre. Et… un frère que j’ai enterré en même temps que mon père. » Sans s’en rendre compte, elle s’était mise à regarder le ciel en évoquant deux des trois premiers hommes à avoir partagé sa vie, comme si elle cherchait un signe qu’ils étaient là à écouter. « Ce que je sais en revanche, c’est à quel point on peut se sentir impuissant dans une telle situation… Et que ça puisse passer par la colère pour s’exprimer. » D’un geste timide, elle pointa du doigt son front qui était entre autre, une des nombreuses preuves de ce qu’elle avançait. « On ne peut vraiment rien faire pour elle ? »  


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Sujet: Re: (Padmarles) let us burn ( le Mar 23 Avr 2019 - 19:23 )
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C’était étrange de devoir me laisser aller devant une femme. Surtout devant cette femme qui je savais ne m’appréciait pas plus que ça. Sans doute parce que je passais pour un gros con hautain tout le temps. J’aurai bien besoin d’une bonne dose d’alcool sur le coup. Je pensais aussitôt à mon frère ainé disparu. Il ne me restait plus qu’Ellie. Je laissais donc Padma venir à mes côtés. je pris une grande taffe de nicotine au fur et à mesure qu’elle me parlait. « Toutes mes condoléances. » Je me sentais bien con sur le coup car je n’avais subi aucune perte. Mais mes parents s’évertuaient à cacher la détresse de ma jeune sœur. Alors que pour ma part, j’avais fait plein de frasques au point de paraitre dans les journaux à scandales. Et mon accident m’avait ouvert les yeux. je tournai la tête vers elle pour la regarder. Une belle femme avec ce charme froid qui pouvait intéresser tous les hommes. mais mon cœur était déjà pris par Lilwenn et je devais maintenant m’évertuer à la séduire. « Il lui faut une greffe de cœur. Donc c’est quasiment impossible. » Nous attendions depuis si longtemps que j’avais perdu espoir. Je voulais seulement qu’elle aille mieux. Je voulais juste la retrouver. De nouvelles larmes coulèrent silencieusement le long de mes joues. « Merci. » Ma voix était sombre. Je pris une inspiration. « Sinon on peut peut être parler de trucs plus joyeux. Comme d’amitié, d’amour même si je suis naze dans les deux domaines. » Ce qui était la vérité. J’étais souvent trop froid pour avoir de bonnes relations et c’était à se demander comment Nora faisait pour me supporter.




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Sujet: Re: (Padmarles) let us burn ( le Hier à 0:14 )
Face à la réponse de Charles, elle haussa tout simplement les épaules ne sachant quoi répondre. Cela faisait déjà plus de vingt ans qu’elle les avait perdu et aujourd’hui encore elle ne savait pas comment réagir lorsqu’on lui présentait ses condoléances, parce que le poids des années n’avait pas enlevé le manque de légitimité qu’elle avait toujours ressenti par rapport à eux. Curieuse et sans gêne, elle posa une question sur sa sœur qu’elle avait vu traîner avec sa bouteille d’oxygène, se doutant bien que c’était quelque chose de sérieux. « Oh. » Lâcha l’Indienne qui détourna à nouveau les yeux alors qu’elle s’était tournée vers lui. Elle n’était pas sûre que quoi qu’elle dise pourrait le réconforter et en réalité, elle était plus surprise que désolée. Pas une seule fois elle avait pensé que ce genre de problème pouvait toucher les gens comme lui. Et par comme lui, elle entendait riche. Certes elle savait qu’ils étaient aussi humains qu’elle, mais elle avait toujours pensé que l’argent et les contacts pouvaient les aider face à ce genre de situation douloureuse. Visiblement non parce que le problème semblait inchangé. Dans un sens, elle aurait préféré que ce soit le cas pour éviter qu’elle n’assiste à cette scène. Elle n’aimait pas voir les tristes – même ceux qu’elle n’appréciait pas vraiment – et surtout, elle n’aimait pas se sentir impuissante en face d’eux. Un sourire au coin des lèvres, elle accepta de changer le sujet pour rendre la situation moins sérieuse et surtout épargner un malaise à Charles qui n’avait pas besoin de ça. « Une chance parce que je suis experte dans ces deux domaines. » Plaisanta l’Indienne qui laissa échapper un petit rire pour ponctuer sa phrase. « Enfin, si on veut. » Elle n’était pas vraiment la mieux placée pour parler d’un sujet comme de l’autre. Ses amitiés s’étaient évanouies au fil des années pour ne garder dans sa vie que très peu de personnes, et quant à l’amour… Elle y goutait juste et n’était pas encore certaine de ce qu’elle était en train de faire. Le bon côté, c’est que Devraj non plus ne savait pas trop ce qu’ils faisaient alors ils étaient sur un pied d’égalité. « J’ai passé une grande partie de ma vie à vouloir remplacer la famille que je n’ai pas eu par l’amitié mais… au final que très peu de personnes sont restés. » Elle haussa les épaules sans pour autant éprouver de la tristesse. Le constat était triste mais au final elle avait gardé les meilleurs. « Vous êtes nuls pour vous faire des amis ? Vous voulez qu’on le devienne comme les enfants qui se lient d’amitié au bac à sable ? » Demanda Padma à mi-chemin entre la moquerie et le sérieux.   


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Sujet: Re: (Padmarles) let us burn ( le )
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