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- Safiya I Somewhere in between -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Orlane DiazLa jeunesse dorée et éclatante
Orlane Diaz
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Sujet: Safiya I Somewhere in between ( le Mar 16 Avr 2019 - 23:52 )
Orlane s’attarde sous les jets d’eau tiède de la douche, s’en délecte et surtout s’y prélasse. L’eau tiède coule sur ses épaules et semble dénouer ses muscles tendus toujours sur le qui-vive. La brune ne dort qu’un œil, n’arrive pas encore à se faire à cette nouvelle vie loin de celle qu’elle menait il y a encore quelque semaines. Dorian est au travail, elle a l’appartement pour elle toute seule, s’autorisant à baisser sa garde. Toutefois, il lui faut sortir de la douche pour ne pas vider le ballon d’eau chaude. Enroulée dans une serviette, Orlane se poste devant le miroir et se fige devant son apparence. Depuis son arrivée, la brune évite son reflet dans chaque réflexion d’elle, ne se reconnaissant pas totalement. Carla et Abel les privaient de toute surface réfléchissante comme pour qu’elles s’oublient et ils y sont parvenus. Partie adolescente, Orlane ne reconnait pas la jeune femme dans ce miroir flouté. Dans la buée du miroir, son index trace un trait sur la zone de son cou, laissant apparaître des zébrures sur son cou comme un collier qui ne s’en ira jamais, un collier qu’elle ne pourra plus jamais ôter. Ses dents viennent mordiller sa lèvre inférieure, la polynésienne se trouve laide, entachée qu’aucune douche ne pourra nettoyer. Depuis que Dorian l’a acheté, elle n’a plus jamais retrouvé de chaînes à son cou ni à ses poignets et pourtant, par moment, elle croit encore les sentir contre sa peau, dans sa chair. Pour les faire disparaître de sa vue, Orlane enfile ses colliers qui recouvrent son cou, puis la ribambelle de bracelets sur ces deux poignets de façon mécanique, comme Carla avait l’habitude de faire avant chaque présentation à la clientèle. Comme tous les jours, elle enfile des vêtements de Dorian qu’il a mit de côté pour elle : trop grand pour elle mais ça lui va. Ca n’a rien d’attirant et quelque part, ça l’a rassure. Depuis quelque jours, Orlane fait les mêmes choses, prendre son petit déjeuner dans la cuisine, écouter son voisin chanter puis elle sort de l’appartement pour visiter une ruelle au hasard. C’est ce qu’elle compte faire encore aujourd’hui : ses fruits de saison avalés, Orlane s’extirpe de l’immeuble pour commencer sa balade de la journée pour revenir bien avant le couvre-feu déterminé par Dorian. Elle ne souhaite pas être en retard, ou pas trop en tout cas. S’élançant dans la rue, la brune arpente les artères aux hasard, s’émerveillant des commerces, des boutiques sans regarder parfois devant elle. C’est la tête dans les nuages qu’elle ne s’aperçoit pas qu’elle traverse une route dont une voiture arrive droit sur elle. Avant la collision fatidique, un passant la saisit par le poignet et la tire en arrière, la sauvant in extremis. Orlane ne le voit pas, Orlane ne sent que ce contact lui serrant le poignet. En une fraction de seconde, elle se retrouve projetée à quelque mois d’ici, à des kilomètres d’ici dans un Paris qui pleure. La main d’Abel qui tire sur ses chaînes pour la soumettre à lui, son corps s’éparpillant sur le sol. La scène revient en boucle et les chaînes se renouent autour de son cou, de ses poignets. « Mademoiselle, vous allez bien ? » Ce n’est pas un mot qui sort de sa gorge mais un cri. Un cri de peur, d’angoisse : un calvaire qu’elle croit reprendre vie. Son corps se met à trembler et ses yeux ne voient plus le présent mais ce passé violent. « Oh eh ? Mademoiselle ? Je vous ai sauvé » Il lui saisit l'autre poignet dans un vain espoir qu'elle se ressaisisse mais elle se perd encore plus. Gestes brouillons, Orlane tente de se défaire de son emprise comme s’il allait lui faire du mal, comme si, lui aussi, allait l’étrangler en tirant sur ses chaînes. « Arrêtez !!! » Regard horrifié, elle passe pour une folle qui se démène dans le vide. Désespoir dans l’âme, ses ongles griffent la peau de cet homme pour qu’il la lâche. « Laissez-moi ! » Le passant tombe des nues, lui qui pensait faire sa B.A de la journée tombe sur une folle qui n’a aucune reconnaissance dans son geste. « T’es folle ma parole ! J’viens de te sauver la vie et tu m’agresses » Mais déjà, la polynésienne n’écoute plus si ce n’est l’écho de sa propre peur : celle d’un calvaire qu’elle ne veut pas voir recommencer. « Laissez-moi partir ! » « Espèce de tarée ! Démerde-toi maintenant ! » Le passant soupire et la repousse, lui faisant perdre l’équilibre. Orlane retombe mollement contre l’asphalte du trottoir, une scène qu’elle a vécu encore et encore et encore. Rien n’a de fin, finalement et libérée, non, elle ne l’est pas. Perdue entre le passé et le présent, tout se brouille. « Dorian ... » Murmure-t-elle, c'est le seul repère qu'elle a entre deux mondes en collision mais ce repère n'est pas là. « Dorian ... » Parce qu'elle voudrait qu'il vienne la chercher, comme ce fameux soir où ses chaînes sont tombées.

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☽☽ Fais de moi ce que tu veux, prends tout ce qui t'intéresse. Je serai docile au bout de ma laisse. Je saurai caler mon pas sur le tien, n'importe quelle danse, je ferai ça si bien. De toute façon je n'entends pas la musique, fut-elle aussi forte que mille coups de trique. Tiens prends ma vie aussi ! Qu'est-ce que je pourrais bien en faire de ma vie ?

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Sujet: Re: Safiya I Somewhere in between ( le Dim 21 Avr 2019 - 18:05 )


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Safiya profite du soleil pour sortir, elle s'en prive depuis quelques jours. Depuis que Tobias a été agressé. Il faut dire que cette histoire a pas mal chamboulé le couple, le projetant dans un passé douloureux et sombre. Ce qui ne fait que leurs prouver que ces blessures là, ne guériront jamais. Même s'ils ressentent le plus pur des amours, ces plaies là resteront ouvertes, prêtes à saigner au moindre écart. A la moindre alerte. Il faut qu'ils vivent avec et qu'ils bâtissent leur avenir avec cette ombre pesante au dessus de leurs têtes comme une épée de Damoclès. Mais ils sont forts et ils devraient y arriver. Et puis pas question que quelque chose de néfaste se mette en travers de la route de leur bonheur. Même si septembre est encore loin, Safiya veut que leur mariage soit magique. Pas spécialement parfait, mais magique, comme sorti d'un conte de fée. Alors c'est sourire aux lèvres qu'elle marche dans la rue. Le regard vif, elle essaie d'oublier le poids que porte ses épaules. Laisser Tobias seul à l'appartement est un vrai crève cœur, mais elle doit s'occuper de certaines choses en rapport avec le futur évènement. Et ce genre de chose là faut qu'elle les fasse seule. Même s'ils discutent sans problème du mariage et qu'ils s'occupent de pas mal de détail à deux. Il y en a d'autres que l'égyptienne veut garder secrète. Quelques surprises qu'elle réserve à son homme. Comme la robe ou la lingerie qu'elle portera. Le bouquet de fleurs qui ornera ses mains. La coiffure qui parera ses cheveux. Du coup même si elle serait bien resté avec son fiancé, elle s'échappe pour quelques heures. Tout en ayant une partie de ses pensées préoccupées par le fait de le laisser seul. Même s'il s'occupe l'esprit par le travail qu'elle lui ramène en attendant de pouvoir reprendre la direction du musé. Elle garde contact en échangeant quelques SMS. Pour le rassurer, car depuis cette agression Tobias tremble de la laisser sortir seule. Et pour se rassurer aussi. Elle en profite également pour le titiller, lui donner des idées pour quand elle rentrera. Pas question de changer ses habitudes, elle sourit en imaginant son fiancé rougit sous ses mots pas très sages.

Et puis d'un coup Safiya stoppe en voyant une voiture et une jeune femme qui manque se faire écraser. Elle n'a pas le temps de réagir mais un homme le fait pour elle en tirant la jeune imprudente en arrière, lui évitant ainsi un accrochage. Elle va pour reprendre sa route, mais son regard croise une seconde celui de la jeune femme. Ce qu'elle croit y voir lui glace le sang. Mais vu les émotions qu'elle vient de traverser avec l'agression, elle n'est pas dans la meilleure des formes. Et croit parfois voir des choses un peu irréelle. Comme si le monde était rempli de monstre. Elle assiste de loin à l'échange entre le sauveur et la victime. Elle reste là sans bouger saisissant les mots qu'ils se disent. Saisissant aussi le trouble et la panique de l'inconnue qui semble aux aboies. Comme une biche effrayée face aux phares d'une voiture. La réaction est violente, mais Safiya reste en retrait au départ pour se protéger. Les gens sont capables de tout et elle ne veut pas prendre le risque de se retrouver victime. Mais elle reprend vite le dessus sur sa peur quand elle voit la jeune femme tomber au sol balancée comme un vulgaire sac de patate par celui qui l'avait sauvé il y a quelques secondes. Invraisemblable sa réaction. « Vous ne voyez pas qu'elle a peur. » Safiya hurle, se moquant de ce que pense les gens qui ne s'arrêtent même pas pour l'aider à se relever. Alors elle s'approche. « Tout va bien mademoiselle. » Sa voix est calme, elle se baisse pour se mettre à sa hauteur. Elle semble murmurer quelque chose mais l'égyptienne n'en saisit pas le sens. Un prénom peut être ? Elle tend les bras pour lui montrer que ses mains sont vides. Qu'elles ne portent pas d'arme qui pourrait la blesser. « Tout va bien. » Elle cherche à attirer son attention, à capter son regard. A lui donner un point d'accroche dans ce qui lui semble le brouillard. Elle connait ces sensations de peur. Ce sentiment de se sentir prisonnier dans un lieu et de ne pas trouver d'issue. « Je m'appelle Safiya. » Elle donne des repères. « Il ne va rien vous arriver vous êtes à Naples dans la rue principale. » Elle surveille toutes ses réactions. Sachant que si elle part dans un geste violent, cela sera juste un geste de défense. Elle avance ses mains sans encore la toucher. « Je m'appelle Safiya et je peux vous aider. » Pas comme l'autre con qui lui a surement éviter l'accident mais qui c'est ensuite conduit comme un goujat ne voyant rien de la détresse de la jeune femme. Une détresse que l'on cache et qui surgit souvent au dépourvu, laissant paralysé comme c'est le cas à cet instant. Puis elle pose sa main sur son bras. « Tout va bien. Vous êtes tombée. Après avoir été bousculée. Vous vous souvenez. La voiture. La route que vous alliez traverser. » Elle parle doucement, donne des actions pour la ramener à la réalité. Tout en frôlant son bras de la pointe de ses doigts. Un toucher qui se veut rassurant, bienfaisant.

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Sujet: Re: Safiya I Somewhere in between ( le Mer 8 Mai 2019 - 10:57 )
La voix claquante de l’homme la fait voyager. Le temps s’étire et devant elle, ce n’est plus le présent qui prend place. Un retour abrupt dans le passé : les chaînes se renouent à nouveau autour de son cou, autour de ses poignets. Son corps retrouve cette pièce froide et humide qui a été sa cage durant cinq années. Cinq longues années à ne plus sentir le soleil sur sa peau, à ne plus le voir de face. Le soleil de Naples s’assombrit soudainement, au point où elle ne le voit plus, Orlane. Le jour redevient une nuit noire sans fin et la solitude, ce long et tortueux sentiment reprend possession de sa chair meurtrie. Douleurs silencieuses comme des blessures fantômes, Orlane se recroqueville contre elle-même sur l’asphalte comme elle le faisait à cette époque, à même le parquet sale de sa cage, prête à recevoir les coups qui pleuvront. Dans cette brume dense et lourde, une voix semble s’élever de l’enfer mais la jeune femme ne sait pas où regarder, où chercher. C’est essayer de voir tout en étant aveugle. Aveuglée par ce passé et ses angoisses lui mordant le crâne et le cœur. Cette même voix inconnue venant des limbes l’appelle, lui dit que tout va bien même si elle n’arrive pas à y croire sur l’instant T. « Sa…fi…ya ? » Répète-t-elle sans en prendre conscience. Safiya, un écho qui vient de loin. Des syllabes inconnues mais qui la ramènent peu à peu à elle. Safiya peut l’aider que cette voix lui murmure et son cœur se gonfle d’espoir, veut s’y accrocher à cette main tendue. « Enlevez-les-moi » Supplie-t-elle, montrant ses poignets pourtant libres où aucune chaîne n’est nouée mais pas dans son esprit où elle reste toujours prisonnière, n’ayant pas marqué sa libération dans son être. « Enlevez-les, par pitié ! » Comme si Safiya en avait les clés ou le pouvoir de rompre ses chaînes qui cisaillent sa peau. Aveugle, la polynésienne ne voit pas venir la main qui se pose sur son bras et la fait sursauter malgré la douceur de ce contact. C’est croire qu’un coup suivra, que la violence viendra encore dévorer sa peau gribouillée déjà d’un noir brouillon. La voix reprend et dissipe peu à peu le brouillard face à ses yeux : une silhouette se dessine, une nouvelle, celle qu’elle n’a jamais vu. La voix lui parle doucement, la rassure. Tout ira bien. Elle lui raconte ce présent dans lequel Orlane se trouve physiquement mais plus mentalement. Pourtant Safiya arrive à dompter son esprit apeuré, à le ramener à elle lentement mais sûrement. Orlane revoit la scène, hors de son corps : la voiture. Les freins qui crissent et l’homme qui la retient pour la bousculer l’instant d’après. Hors du temps, hors de son corps, la polynésienne revient à elle, la brume dense se dissipant devant ses yeux, voyant enfin sa sauveuse au doux nom de Safiya. Ses mains viennent agripper la main de cette femme qui lui fait face, désespoir dans l’âme, terrorisée à l’idée que ce point de repère s’envole dans le brouillard. « Safiya ! » Malgré elle, elle serre sa poigne, son regard ourlé de peurs silencieuses. « Ne me laissez pas » Seule, dans cet immense monde qui semble la dévorer aujourd’hui, proie facile de cette brume venant du passé qui peut resurgir en un instant. « Ne les laissez pas me prendre à nouveau » Murmure-t-elle, se sentant partir à la dérive entre le présent et le passé. Caleb et ses hommes ne la reprendront pas, Dorian a payé le prix fort pour la posséder mais Orlane craint qu’ils viennent la récupérer pour la jeter dans sa cage à nouveau sans pouvoir en sortir. Plus jamais. Tourmentée, la jeune femme ne tient plus face au torrent d’émotion qui la submerge et la noie : elle s’effondre en larmes succombant à un chagrin adynamique.



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Sujet: Re: Safiya I Somewhere in between ( le Mer 15 Mai 2019 - 16:04 )


Une main tendue comme un pont au dessus de ta sombre rivière.
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Safiya, en voyant les gestes de la jeune femme au sol, se revoit elle dans l'enfer de son enfermement. Le moindre traumatisme, même futile aux yeux d'un simple mortel, devient semblable à l'enfer pour ceux qui ont vécu ce qu'elle a vécu. Alors même si elle ne la connait pas. Elle devine l'égyptienne. Elle devine le trouble, la descente en enfer, la recherche de la position pour affronter l'affront. Elle sent au travers des gestes et des tremblements l'isolement, alors que le monde défile tel un train rapide, autour de la jeune femme. Qui sur le coup est devenue la proie de sa propre peur. Elle connait par cœur toutes ses angoisses Safiya, et même si un instant c'est elle qu'elle voit au sol, elle reprend le dessus. Et elle vient en aide à celle qui semble être ignorer de tous. Même de celui qui l'a arraché à la voiture avant de l'envoyer valser face à ses réactions. L'égyptienne lui aurait bien mis une bonne gifle en plus de lui crier dessus. Mais le sort de la jeune femme passe avant toute chose. Si personne n'intervient son enfer pourrait bien prendre d'avantage le contrôle. Et personne ne semble comprendre ce qui se dessine à cet instant. Mais comment pourraient-ils comprendre qu'elle a basculé dans un ailleurs qu'elle seul connait et subit. Seul les êtres abimés, broyés, mal menés, déchirés savent comment sortir du piège que chaque bruit éveille. Et il faut en sortir vite avant qu'il ne se referme comme un vulgaire coffre donc on aurait jeté la clé dans des profondeurs sinistres.

Alors Safiya se baisse et parle doucement. Elle donne son prénom, puis rassure tout en parlant du lieu où elles se trouvent. Tout en parlant de l'incident de la voiture. Des faits pour la jeune femme sente le réel autour d'elle et qu'elle revienne doucement vers l'instant présent. L'épreuve est compliquée et complexe, douloureuse aussi. Safiya en a subi une dernièrement quand Tobias c'est fait agressé. Alors qu'ils étaient à l'hôpital il a basculé dans leur passé voulant la protéger des policiers qui entraient. Ne voyant à ce moment là que leurs bourreaux. En premier lieu elle répète le prénom de l'égyptienne. « Oui Safiya. » Mais elle la sent encore loin dans les limbes, le tunnel vers la lumière doit lui sembler interminable. Et cette idée est renforcée quand elle tend ses poignets demandant qu'on la libère. L'égyptienne se doute qu'elle portait des chaines, cela lui serre le cœur et les tripes. Elle retient ses larmes et lutte pour ne pas se laisser envahir par ses propres peurs. Elle doit rester forte pour la ramener. Les passants les regardent alors qu'elle s'installent plus au sol pour essayer de l'étreindre mais sans la brusquer. Pas la peine de prendre le risque de l'alarmer d'avantage. Le moindre faux pas pourrait faire éclater la situation et la faire vriller vers le pire. « Elles ne sont plus là. » Safiya frôle les poignets tendus du bout de ses doigts. Des mouvements circulaires, lents et doux. « Vous êtes libre. » Elle parle avec douceur tout en continuant ses mouvements. Elle essaie de rester calme pour face à ses propres peurs. Qui se feraient une joie de profiter d'un instant de faiblesse pour lui sauter à la gorge et venir la mettre à mal. Mais elle tient bon Safiya et pas que pour elle. Aussi pour cette inconnue qui partage la même souffrance qu'elle. Une souffrance muette mais terriblement récurrente. Elle la replace encore dans le lieu, dans la scène qui a éveillé le monstre contre lequel elle lutte avec acharnement. Elle essaie de l'entourer de tendresse par son souffle contre sa peau, par sa voix, par ses effleurements. Tout ce qui pourrait ramener l'inconnue dans la réalité.

Après quelques sursauts, des hésitations, les mains de la femme au sol agrippe les mains de Safiya. Qui voit le désespoir dans le regard qui enfin se lève vers elle. Rien n'est encore gagné, un bon bout de chemin reste à faire. « Je ne vous laisserez pas. Promis. » Elle l'entoure de son bras libre l'attirant avec douceur contre elle. « Personne ne vous prendra. » Elle se sert de son bras comme un rempart l'approchant doucement du corps de la jeune femme. « Vous êtes en sécurité à Naples dans la rue. N'ayez pas peur. » Safiya se met à la bercer tout en fredonnant une berceuse. Comme on le ferait pour un enfant traumatisé, comme l'avait Enoch quand ils avaient été libérés. Elle s'en souvient encore de cette douche qui l'avait terrorisé et donc il était venu la sauver, comme si c'était hier que tout c'était passé. « Plus personne ne vous fera de mal. » Elle la tient contre elle alors qu'elle la sent peu à peu se détendre. L'égyptienne en profite pour resserrer l'étreinte mais toujours dans la douceur. Jamais un geste trop brutal ou déplacé. Cette situation la bouleverse trouvant échos dans sa propre expérience. Dans son propre enfer. Elle se rend compte qu'au fond elle sera toujours prisonnière d'une certaine manière de ses années de captivités. Malgré tout le bonheur qu'elle éprouve pour Tobias et tout l'amour qu'elle reçoit. Tout restera blottit dans un coin de sa tête prêt à sévir à la moindre occasion. Comme là. Et puis il y a les larmes, celles que l'inconnue versent et Safiya ne retient pas les siennes troublée par cet événement. « Oui pleure .. tout va bien aller à présent. » Elle continue de la garder contre elle dans une étreinte presque maternelle. Elle la berce toujours en fredonnant un air de son enfance. Sous le regard des passages qui les ignorent alors que les larmes coulent aussi de ses yeux noirs.

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Sujet: Re: Safiya I Somewhere in between ( le Mar 2 Juil 2019 - 9:37 )
Safiya. Un doux écho qui s’élève dans les airs. Safiya. Des syllabes chantantes qui l’appellent, qui veulent la ramener à ici, à maintenant loin de cette douleur qu’Orlane porte à bout de bras. Safiya. Mélodie murmurée d’une voix douce qui apaise, lueur dans ce tunnel d’ombre. Dans cette encre lourde et poisseuse qui embrume son esprit disloqué. C’est une marée noire qui la noie, qui l’emprisonne, ses chaînes reprenant leurs anciennes places sur sa chair. Illusion qui prend vie, étripe cette réalité pour se muer en un instant poignant. Safiya. Orlane voudrait s’y agripper comme une noyée à sa bouée, comme un bateau en plein naufrage voulant se rendre à son port. Safiya. Un phare qui la guide dans les flots agités de son esprit douloureux. « Safiya » Répète-t-elle encore, encore et encore comme une prière qu’elle viendrait d’apprendre. Une incantation qui anesthésierait tout jusqu’à la source funeste. Il y a ce contact sur ses poignets emprisonnés, un contact doux qui forme des ronds sur sa peau marquée. D’abord, Safiya repousse les chaînes, les éloigne de sa peau puis arrive à les faire disparaître. La polynésienne ne les sent plus sur sa chair, sent leur poids s’envoler mais craint de poser le regard sur ses poignets. Peur d’avoir cru à cette illusion et de voir leur existence persistant sur sa peau. Les doigts de Safiya lui semblent comme un envol de papillon sur sa peau, allégeant tout, autant le poids des chaînes que de sa tristesse pesante. Puis il y a ces trois mots qui résonnent en elle comme un courant électrique. Libre. Cet adjectif. Ces 5 petites lettres qui, mises bout à bout, forment tout un monde qui ne lui appartient pas. Du moins pas encore. Un monde qu’elle commence à fréquenter, à apprécier mais qui lui demeure inconnu. Terre non conquise. « Je suis libre » Echo lointain. Des mots puissants pour elle. Les mots expiant les maux. « Je suis libre » Répète-t-elle encore comme pour s’en convaincre, comme pour donner plus de véracité aux lettres. Comme pour conjurer le sort et faire totalement disparaître les chaînes, l’odeur de sa prison, les bruits de l’immeuble abritant l’horreur de ce réseau. Safiya la rassure, lui promet qu’elle ne la laissera pas dans ce trou noir, que personne ne viendra la dérober à elle. Naples. Oui, elle est à Naples. Plus à Paris, plus dans ce taudis. La berceuse fait son effet, l’apaise complètement alors qu’Orlane enfouie son visage inondé de larmes dans le cou de Safiya. Cette affirmation, celle qui lui dit que plus personne ne lui fera de mal, la brune a envie d’y croire. Oui. De tout son cœur, de toute son âme mais peine à avoir confiance en cette promesse d’avenir. L’homme peut être un monstre, elle l’a vu, l’a subit. Alors pour tous les sévices subis, la femme-objet pleure. Pleure son enlèvement. Pleure le manque de sa terre natale. Pleure cette existence qui la pèse. Pleure pour ce passé qui est son fardeau désormais. Pleure pour les coups, l’humiliation, la brisure psychologique puis corporelle. Orlane pleure mais se cramponne à cette phrase que lui dit Safiya : tout va bien aller à présent. Elle la croit, veut voir des constellations de vérité dans les mots qu’elle lui dit. Des lucioles qui nourrissent cet espoir qui subsistait à peine, crevant la bouche ouverte, l’œil morne. Elle hoche la tête en silence, muette par les sanglots qui s’échappent de sa gorge : expiation de ce trop plein. Il lui faut un instant pour pouvoir parler à nouveau : « Je te crois, Safiya » Et elle ne sait pas pourquoi ni comment mais elle la croit. Se passant une main sur le visage, Orlane ouvre les yeux et les immeubles, la rue se redessinent dans cette dimension, ce présent chassant les paysages du passé. Elle revient d’autrefois. Revient de ce voyage temporel. Son corps se recule légèrement mais sa main ne lâche pas le bras de sa luciole qui lui insuffle tant d’espoir. Elle ne le lâche pas comme un navigateur perdu ne lâche pas du regard le phare au loin. Ses yeux se posent sur son visage, donne de la vie à cette voix. « Safiya, je te vois » Orlane la voit enfin à travers le fumée de ce passée, elle la voit elle, la fait exister dans son monde. Ses doigts se lèvent et se posent sur le contour de ce visage qui lui apparaît, la source de cette voix qui l’a accompagné jusqu’à ici, qui l’a fait revenir d’autrefois. « Je te vois » Répète-t-elle, un sentiment de joie prenant vie en elle. Joie de la voir enfin clairement, limpidement. Orlane sent sa présence comme elle n’a jamais sentie une autre présence : c’est fort, c’est marquant. Ses mains partent à la conquête de ses larmes qu’elle lui essuie avec toute la tendresse qu’il lui reste. « Je suis désolée de t’avoir fait de la peine » Parce que Safiya pleure à cause d’elle. Elle lui a sûrement dit un mauvais mot, peut-être lui a-t-elle fait mal physiquement sans s’en rendre compte, perdue dans son errance psychique. « Ne m’en veux pas … Je n’ai pas fait exprès » S’excuse-t-elle comme elle peut, la repentance sincère dans la voix parce qu’Orlane, elle ne veut pas que Safiya s’en aille. Elle ne veut pas qu’elle la laisse. Sans arriver à l’expliquer ni pourquoi, la jeune femme se sent bien avec elle, se sent entendue et comprise.



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Âge : 39 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
Métier : Archéologue. Travaille avec Tobias depuis son arrivée à Naples.
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Sujet: Re: Safiya I Somewhere in between ( le Mer 17 Juil 2019 - 18:59 )


Une main tendue comme un pont au dessus de ta sombre rivière.
Orlane & Safiya


Elle se fait douce Safiya. Presque maternelle face à la détresse de la jeune femme au sol. Elle lutte contre son passé pour qu'il ne vienne pas éclabousser ce moment. Elle veut se montrer forte pour cette femme qui semble envahit par de sombres démons. Elle sait Safiya combien un geste, un bruit, un mot peut faire éclater la bulle que l'on met des années à fabriquer. Elle devient vite une bulle de cristal fragile quand le destin s'acharne. Alors elle se pose, s'impose tout en se montrant douce. Elle remet la réalité en place, efface peu à peu le piège qui semblait aspirer cette jeune femme. Elle la sent perdue, apeurée, fébrile, brisée et avec ses émotions les siennes se mélangent engendrant un cumul étourdissant. Mais elle tient bon l'égyptienne. Elle donne son prénom. Dit les mots clés pour faire comprendre que sa liberté est là toute proche. Qu'elle n'a rien à crainte qu'elle se trouve en sécurité. Ses bras font comme un bouclier autour de la belle. Tobias le faisait souvent quand ils étaient en Irak après qu'on est essayé de dompter son corps par diverses tortures. Elle se souvient même des tremblements qui la secouaient comme si elle n'était qu'une vague prise dans une tempête. Elle se souvient de ceux qui ont apporté leurs pierres à l'édifice de sa vie. Tobias, Enoch, Francesco, tous ses hommes croisaient et qui lui ont permis de remonter à la surface. Chacun à leur façon. Alors elle se sert de ses souvenirs, de cet enseignement pour ramener la belle dans les rues de Naples. Elle ignore où son âme l'a envoyé, elle sait juste que l'enfer s'y trouvait.

Il y a comme une complicité qui se tisse entre les deux femmes. Un instant de grâce quand elle saisit qu'elle est libre. Elles sont comme oubliées des Dieux, oubliées du temps. Mais elles s'en moquent parce qu'elles savent qu'elles se protègent. Safiya la laisse se calmer en fredonnant une berceuse. Elle ne desserre pas l'étreinte. Qui reste douce et sincère. Elle sent ses larmes tout contre sa peau. Cet océan salé qui témoigne de la rudesse de l'épreuve. Qui montre combien l'esprit est torturé et en même tortureur. Qui montre que le passé reste toujours attaché comme une ombre pesante et malfaisante. Et que le moindre écart peut nous y jeter. Safiya le savait déjà, elle l'a même subit, tout comme son fiancé. Mais le constater encore et encore est toujours effrayant et plein de souffrance. Même quand on fait tout pour avancer, il reste accrocher à nous. Et ce poids il faut le porter tous les jours. Elle caresse ses cheveux, la rassure encore et encore alors que les larmes et les sanglots se suivent comme si ne pouvaient s'arrêter. Trop de chose à pleurer. Trop de douleur à évacuer. Elle attend patiemment qu'elle reprenne ses esprits. Un je te crois. Puis un je te vois. Font sourire Safiya. Au milieu du voile de larmes, leurs regards se trouvent pour la première fois. Leurs regards et toutes leurs peines échappées mais pas tout à fait apaisées.

Et puis il y a la main de l'inconnue qui vient à la rencontre des traits du visage de l'égyptienne. Cette douceur, cette sincérité. Elle la laisse faire, essayant de dompter ses larmes, chose difficile vu l'émotion qu'elles viennent de partager. Alors qu'elles ne se connaissent pas il semble que leurs âmes communiquent. « Je te vois aussi. » L'étreinte est toujours bien présente, une sécurité au cas ou le piège voudrait à nouveau l'englober. Et puis l'inconnue cueille les larmes de Safiya qui soupire, puis sourit. « Ce n'est pas ta faute. C'est juste .. » Elle ne termine pas sa phrase parce que parler reste toujours compliqué. Mais elle ne peut pas laisser la jeune femme dans une forme d'ignorance. Qui en plus la fait sentir coupable. Alors elle vient à son tour caresser sa joue. Elles sont toujours au sol et pour les passants, elles semblent invisibles. « Ne t'en veux pas .. tu n'y es pour rien .. je t'assure que ce n'est pas de ta faute .. c'est juste que .. ta souffrance, ton angoisse m'ont propulsé dans les miennes .. certaines de tes réactions m'ont rappelé mon passé .. » Sa voix est calme, rassurante, elle ne veut pas qu'elle se sente coupable des larmes contre lesquelles elle n'a pu lutter. De toute manière valaient mieux qu'elles sortent, les émotions auraient été trop puissantes sinon. Voir incontrôlable, et Safiya voulait apporter une part de sécurité à l'inconnue. Pas qu'elle se sente coupable.

Elles restent liées l'une à l'autre, au sol. Leurs corps tremblent encore de l'épreuve qu'elles viennent de partager. Safiya lui laisse également le temps de se remettre. De revenir doucement de ce cauchemar. Brusquer les choses pourraient faire machine arrière. Alors elle attend que l'orage passe. « Prends ton temps. Je ne te laisserais pas si c'est ce que tu crains. Je sais trop combien une main secourable est toujours bonne à saisir quand l'enfer s'ouvre sous nos pieds. » Elle en a fait mainte fois l'expérience. « Est ce que je peux te demander ton prénom ? » Elle n'insistera pas si elle ne veut pas lui donner. Si elle veut garder son identité secrète ne voulant pas que cet intermède soit divulgué. Au départ Safiya se sentait mal quand en marchant dans la rue, un bruit la faisait sursauter. Qu'elle se terrait paniquée. Et quand on l'approchait souvent elle hurlait, réclamant Tobias. « Est ce que tu veux que j'appelle quelqu'un ? » Maintenant qu'elle semble calmer, l'égyptienne ose lui proposer. Tout en la gardant prêt d'elle. Pas question pour le moment de lever le rempart qu'elle a fait de ses bras autour du corps de la jeune femme. Pas question non plus de l'abandonner. Pas avant qu'elle ne soit en sécurité.

AVENGEDINCHAINS




" What if we rewrite the stars ? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. You'd be the one I was meant to find. It's up to you, and it's up to me. No one can say what we get to be. So why don't we rewrite the stars ? Maybe the world could be ours. Tonight. " Rewrite the Stars. Phillip & Anne.
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