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- Safiya I Somewhere in between -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Orlane DiazLa jeunesse dorée et éclatante
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Orlane Diaz
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Âge : 22 ans
Métier : Femme-objet acheté par Dorian officieusement mais chômeuse officiellement.
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Sujet: Safiya I Somewhere in between ( le Mar 16 Avr 2019 - 23:52 )
Orlane s’attarde sous les jets d’eau tiède de la douche, s’en délecte et surtout s’y prélasse. L’eau tiède coule sur ses épaules et semble dénouer ses muscles tendus toujours sur le qui-vive. La brune ne dort qu’un œil, n’arrive pas encore à se faire à cette nouvelle vie loin de celle qu’elle menait il y a encore quelque semaines. Dorian est au travail, elle a l’appartement pour elle toute seule, s’autorisant à baisser sa garde. Toutefois, il lui faut sortir de la douche pour ne pas vider le ballon d’eau chaude. Enroulée dans une serviette, Orlane se poste devant le miroir et se fige devant son apparence. Depuis son arrivée, la brune évite son reflet dans chaque réflexion d’elle, ne se reconnaissant pas totalement. Carla et Abel les privaient de toute surface réfléchissante comme pour qu’elles s’oublient et ils y sont parvenus. Partie adolescente, Orlane ne reconnait pas la jeune femme dans ce miroir flouté. Dans la buée du miroir, son index trace un trait sur la zone de son cou, laissant apparaître des zébrures sur son cou comme un collier qui ne s’en ira jamais, un collier qu’elle ne pourra plus jamais ôter. Ses dents viennent mordiller sa lèvre inférieure, la polynésienne se trouve laide, entachée qu’aucune douche ne pourra nettoyer. Depuis que Dorian l’a acheté, elle n’a plus jamais retrouvé de chaînes à son cou ni à ses poignets et pourtant, par moment, elle croit encore les sentir contre sa peau, dans sa chair. Pour les faire disparaître de sa vue, Orlane enfile ses colliers qui recouvrent son cou, puis la ribambelle de bracelets sur ces deux poignets de façon mécanique, comme Carla avait l’habitude de faire avant chaque présentation à la clientèle. Comme tous les jours, elle enfile des vêtements de Dorian qu’il a mit de côté pour elle : trop grand pour elle mais ça lui va. Ca n’a rien d’attirant et quelque part, ça l’a rassure. Depuis quelque jours, Orlane fait les mêmes choses, prendre son petit déjeuner dans la cuisine, écouter son voisin chanter puis elle sort de l’appartement pour visiter une ruelle au hasard. C’est ce qu’elle compte faire encore aujourd’hui : ses fruits de saison avalés, Orlane s’extirpe de l’immeuble pour commencer sa balade de la journée pour revenir bien avant le couvre-feu déterminé par Dorian. Elle ne souhaite pas être en retard, ou pas trop en tout cas. S’élançant dans la rue, la brune arpente les artères aux hasard, s’émerveillant des commerces, des boutiques sans regarder parfois devant elle. C’est la tête dans les nuages qu’elle ne s’aperçoit pas qu’elle traverse une route dont une voiture arrive droit sur elle. Avant la collision fatidique, un passant la saisit par le poignet et la tire en arrière, la sauvant in extremis. Orlane ne le voit pas, Orlane ne sent que ce contact lui serrant le poignet. En une fraction de seconde, elle se retrouve projetée à quelque mois d’ici, à des kilomètres d’ici dans un Paris qui pleure. La main d’Abel qui tire sur ses chaînes pour la soumettre à lui, son corps s’éparpillant sur le sol. La scène revient en boucle et les chaînes se renouent autour de son cou, de ses poignets. « Mademoiselle, vous allez bien ? » Ce n’est pas un mot qui sort de sa gorge mais un cri. Un cri de peur, d’angoisse : un calvaire qu’elle croit reprendre vie. Son corps se met à trembler et ses yeux ne voient plus le présent mais ce passé violent. « Oh eh ? Mademoiselle ? Je vous ai sauvé » Il lui saisit l'autre poignet dans un vain espoir qu'elle se ressaisisse mais elle se perd encore plus. Gestes brouillons, Orlane tente de se défaire de son emprise comme s’il allait lui faire du mal, comme si, lui aussi, allait l’étrangler en tirant sur ses chaînes. « Arrêtez !!! » Regard horrifié, elle passe pour une folle qui se démène dans le vide. Désespoir dans l’âme, ses ongles griffent la peau de cet homme pour qu’il la lâche. « Laissez-moi ! » Le passant tombe des nues, lui qui pensait faire sa B.A de la journée tombe sur une folle qui n’a aucune reconnaissance dans son geste. « T’es folle ma parole ! J’viens de te sauver la vie et tu m’agresses » Mais déjà, la polynésienne n’écoute plus si ce n’est l’écho de sa propre peur : celle d’un calvaire qu’elle ne veut pas voir recommencer. « Laissez-moi partir ! » « Espèce de tarée ! Démerde-toi maintenant ! » Le passant soupire et la repousse, lui faisant perdre l’équilibre. Orlane retombe mollement contre l’asphalte du trottoir, une scène qu’elle a vécu encore et encore et encore. Rien n’a de fin, finalement et libérée, non, elle ne l’est pas. Perdue entre le passé et le présent, tout se brouille. « Dorian ... » Murmure-t-elle, c'est le seul repère qu'elle a entre deux mondes en collision mais ce repère n'est pas là. « Dorian ... » Parce qu'elle voudrait qu'il vienne la chercher, comme ce fameux soir où ses chaînes sont tombées.

@Safiya Rahotep




What's my name again ?
Crawling in my skin, these wounds, they will not heal. Fear is how I fall, confusing what is real. Against my will, I stand beside my own reflection. It's haunting how I can't seem to find myself again
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Âge : 39 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
Métier : Archéologue. Travaille avec Tobias depuis son arrivée à Naples.
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Sujet: Re: Safiya I Somewhere in between ( le Dim 21 Avr 2019 - 18:05 )


Une main tendue comme un pont au dessus de ta sombre rivière.
Orlane & Safiya


Safiya profite du soleil pour sortir, elle s'en prive depuis quelques jours. Depuis que Tobias a été agressé. Il faut dire que cette histoire a pas mal chamboulé le couple, le projetant dans un passé douloureux et sombre. Ce qui ne fait que leurs prouver que ces blessures là, ne guériront jamais. Même s'ils ressentent le plus pur des amours, ces plaies là resteront ouvertes, prêtes à saigner au moindre écart. A la moindre alerte. Il faut qu'ils vivent avec et qu'ils bâtissent leur avenir avec cette ombre pesante au dessus de leurs têtes comme une épée de Damoclès. Mais ils sont forts et ils devraient y arriver. Et puis pas question que quelque chose de néfaste se mette en travers de la route de leur bonheur. Même si septembre est encore loin, Safiya veut que leur mariage soit magique. Pas spécialement parfait, mais magique, comme sorti d'un conte de fée. Alors c'est sourire aux lèvres qu'elle marche dans la rue. Le regard vif, elle essaie d'oublier le poids que porte ses épaules. Laisser Tobias seul à l'appartement est un vrai crève cœur, mais elle doit s'occuper de certaines choses en rapport avec le futur évènement. Et ce genre de chose là faut qu'elle les fasse seule. Même s'ils discutent sans problème du mariage et qu'ils s'occupent de pas mal de détail à deux. Il y en a d'autres que l'égyptienne veut garder secrète. Quelques surprises qu'elle réserve à son homme. Comme la robe ou la lingerie qu'elle portera. Le bouquet de fleurs qui ornera ses mains. La coiffure qui parera ses cheveux. Du coup même si elle serait bien resté avec son fiancé, elle s'échappe pour quelques heures. Tout en ayant une partie de ses pensées préoccupées par le fait de le laisser seul. Même s'il s'occupe l'esprit par le travail qu'elle lui ramène en attendant de pouvoir reprendre la direction du musé. Elle garde contact en échangeant quelques SMS. Pour le rassurer, car depuis cette agression Tobias tremble de la laisser sortir seule. Et pour se rassurer aussi. Elle en profite également pour le titiller, lui donner des idées pour quand elle rentrera. Pas question de changer ses habitudes, elle sourit en imaginant son fiancé rougit sous ses mots pas très sages.

Et puis d'un coup Safiya stoppe en voyant une voiture et une jeune femme qui manque se faire écraser. Elle n'a pas le temps de réagir mais un homme le fait pour elle en tirant la jeune imprudente en arrière, lui évitant ainsi un accrochage. Elle va pour reprendre sa route, mais son regard croise une seconde celui de la jeune femme. Ce qu'elle croit y voir lui glace le sang. Mais vu les émotions qu'elle vient de traverser avec l'agression, elle n'est pas dans la meilleure des formes. Et croit parfois voir des choses un peu irréelle. Comme si le monde était rempli de monstre. Elle assiste de loin à l'échange entre le sauveur et la victime. Elle reste là sans bouger saisissant les mots qu'ils se disent. Saisissant aussi le trouble et la panique de l'inconnue qui semble aux aboies. Comme une biche effrayée face aux phares d'une voiture. La réaction est violente, mais Safiya reste en retrait au départ pour se protéger. Les gens sont capables de tout et elle ne veut pas prendre le risque de se retrouver victime. Mais elle reprend vite le dessus sur sa peur quand elle voit la jeune femme tomber au sol balancée comme un vulgaire sac de patate par celui qui l'avait sauvé il y a quelques secondes. Invraisemblable sa réaction. « Vous ne voyez pas qu'elle a peur. » Safiya hurle, se moquant de ce que pense les gens qui ne s'arrêtent même pas pour l'aider à se relever. Alors elle s'approche. « Tout va bien mademoiselle. » Sa voix est calme, elle se baisse pour se mettre à sa hauteur. Elle semble murmurer quelque chose mais l'égyptienne n'en saisit pas le sens. Un prénom peut être ? Elle tend les bras pour lui montrer que ses mains sont vides. Qu'elles ne portent pas d'arme qui pourrait la blesser. « Tout va bien. » Elle cherche à attirer son attention, à capter son regard. A lui donner un point d'accroche dans ce qui lui semble le brouillard. Elle connait ces sensations de peur. Ce sentiment de se sentir prisonnier dans un lieu et de ne pas trouver d'issue. « Je m'appelle Safiya. » Elle donne des repères. « Il ne va rien vous arriver vous êtes à Naples dans la rue principale. » Elle surveille toutes ses réactions. Sachant que si elle part dans un geste violent, cela sera juste un geste de défense. Elle avance ses mains sans encore la toucher. « Je m'appelle Safiya et je peux vous aider. » Pas comme l'autre con qui lui a surement éviter l'accident mais qui c'est ensuite conduit comme un goujat ne voyant rien de la détresse de la jeune femme. Une détresse que l'on cache et qui surgit souvent au dépourvu, laissant paralysé comme c'est le cas à cet instant. Puis elle pose sa main sur son bras. « Tout va bien. Vous êtes tombée. Après avoir été bousculée. Vous vous souvenez. La voiture. La route que vous alliez traverser. » Elle parle doucement, donne des actions pour la ramener à la réalité. Tout en frôlant son bras de la pointe de ses doigts. Un toucher qui se veut rassurant, bienfaisant.

AVENGEDINCHAINS




" Je ne peux imaginer la vie. Sans ta présence auprès de moi, sans la tendresse de tes paroles et la douceur de tes doigts. Je ne peux imaginer la vie, sans ton sourire pour illuminer mes jours. Sans ton amour pour réchauffer mes nuits. Je ne peux imaginer le vie sans toi. Car mon bonheur, c'est à toi que je le dois. Je t'aime. "
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