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Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Celian Andrei
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Sujet: [terminé] Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l'intérieur (+) Constello ( le Ven 19 Avr 2019 - 22:57 )

   
Les secrets de famille sont de noires araignées qui tissent autour de nous une toile collante. Plus le temps passe, plus on est ligoté, bâillonné, serré dans une gangue. Incapable de bouger, de parler. D'exister. Constello & Celian
   

   
Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l’intérieur

   
Celian avait horreur d’être tourmenté, notamment par des questions futiles auxquelles il n’avait pas de réponse. Notamment par des questions intrigantes qu’il n’aurait probablement pas dû se poser. Notamment par des questions qui portaient sur sa vie privée. Son esprit de recherche le suivait jusque dans cette dernière. Pourtant, le Brunet était persuadé de ce qu’il avait vu. Persuadé du nom qu’il avait entraperçu sur cette boîte de médicaments. Posée ainsi au bord ou au milieu d’une table, cette dernière n’attirerait l’œil de personne. Tout au juste, on la remarquerait et une réflexion serait faite sur la prise quelconque d’un cachet ou d’un état de santé pas au meilleure de sa forme. Mais le Britannique, lui, travaillait dans la recherche pharmaceutique. Même si ses cours d’officine semblaient être lointains vu qu’ils remontaient à son époque universitaire, sa mémoire elle était intacte. De plus, il fut justement aidé par le fait que ce n’était normalement pas le genre de médicament à pouvoir être trouvé en officine. Loin de là. C’était un produit issu de la recherche américaine. Un produit non-disponible en Italie à cause d’un projet qui n’avait pas encore été validé. Le Directeur ne suivait cette affaire que de loin, car il n’en était pas concerné, mais on lui sommait d’être à la veille de toutes les informations ayant attrait à la pharmaceutique. Pourquoi l’avait-il vu sur cette table ? Comment cela était-il possible ? Et ce n’était pas les seules questions le tourmentant. La suite et non des moindres portait également sur la raison de la prise de ce genre de médicament par cette personne bien en particulier. Le Brunet avait beau retourner le problème dans tous les sens, il n’arrivait pas à comprendre. Pourquoi avait-il trouvé ce traitement bien précis dans la cuisine de ses beaux-parents ? Cela faisait un moment qu’il retournait cette question dans sa tête. Voire même des mois. En effet, il y a quelques mois, Adelina avait reçu une invitation de la part de ses parents à déjeuner. Déjeuner auquel le Brunet devait maintenant prendre part. Lui qui avait connu les parents de la Brunette lors de son adolescence, lorsqu’il l’avait rencontré, cela lui paraissait presque étrange de les revoir des années après dans un tout autre contexte. Constello, le père de sa petite amie, avait d’ailleurs toujours quelques réticences face au Britannique, ce que ce dernier pouvait comprendre. Il avait pertinemment compris que le silence radio pendant une vingtaine d’années, n’était pas forcément la meilleure idée qu’il ait eue. Miles, Vasco ou encore Adelina en avaient fait les frais. Pourtant, c’était lors de ce déjeuner que furtivement, le Brunet était passé devant l’objet porteur de tant de questions. Il n’en avait parlé à personne et aujourd’hui sa patience était mise à rude épreuve.

   Une réponse de la personne concernée serait bien plus rapide. Décidé, le Brunet prit congé de son adjointe, à qui il laissait le loisir de fermer le laboratoire derrière elle, pour prendre la direction de Posillipo. Il devait s’entretenir avec son beau-père. Le doute n’était pas permis, pas pour le traitement du « Prophylaxie pré-exposition » pour la prévention de maladies transmissibles comme le VIH ou le Sida. Le Brunet n’avait pas réfléchi avant d’arriver devant le petit pavillon et d’y sonner. Il n’avait pas réfléchi à la portée de ses questions, à la portée de sa visite, ni finalement à sa relation avec son beau-père, qui n’était pas au beau fixe. Il n’était peut-être pas en position de poser ce genre de questions mais l’honnêteté était quelque chose que son aîné lui avait reproché. Ainsi que le fait qu’il ait blessé sa fille et qu’il émet des doutes sur le fait qu’il puisse recommencer. Chose que le Brunet ne pouvait imaginer. Il savait que lui et sa tête de mule avaient fauté. Il savait également apprendre pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Alors autant être honnête à présent et jusqu’au bout. De plus, la franchise de Celian lui avait empêché de se poser ce type de questions avant d’en arriver jusque-là. La sonnerie retentit. Il n’était pas attendu, pourtant son beau-père fut bien celui qui lui ouvrit la porte. Bonjour Constello. Le poids du temps faisait que l’usage de la politesse poussée à outrance et des Monsieurs Alma étaient révolus depuis nombres d’années. Je sais que je n’étais pas attendu… Je crois d’ailleurs qu’il en est coutume de s’en excuser… Le Britannique n’assimilerait jamais ces codes de bienséances. Je peux entrer quelques instants ? Je crois que ce serait mieux de pouvoir parler à l’intérieur de votre traitement. Un simple mot était lâché et qui mènerait Celian sur la pente de la vérité.

   
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Sujet: Re: [terminé] Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l'intérieur (+) Constello ( le Sam 20 Avr 2019 - 4:20 )
Vendredi, Lucia s’était fait une petite valise et était partie chez sa sœur à Milan. Je pourrais mentir et dire que je n’avais pas nécessairement mieux respirer d’un coup sec, mais j’avais quelque peu décidé de jouer nécessairement carte sur table auprès d’elle. Par conséquent, j’avais respiré. Moi qui pensais sérieusement que de lui avouer réglerait bien des problèmes… J’étais naïf. C’était pour la même raison que je n’avais pas osé appelé ma fille depuis notre journée de détente que j’avais assez lamentablement gâchée en jouant carte sur table pour le divorce qui se préparait à l’horizon entre sa mère et moi.

Ce qui ne voulait pas dire que j’avais agit comme un champion. Non, la veille, j’avais appelé Salvatore pour pratiquer notre texte pour le film que nous commencions à filmer le lundi. Une bouteille de vin ouverte (et finie un peu trop tôt) avait mené à d’autres activités comme c’était un peu trop souvent le cas avec ce collègue pour lequel j’avais une… affection particulière. Sauf qu’il y avait quelque chose de spécial dans le fait de finir dans mon propre lit avec lui. Je n’avais jamais eu l’audace de l’inviter chez moi avec la présence de ma femme… Je savais très bien que ce genre de dérapage devant Lucia n’amènerait aucune solution potable si je ne voulait pas que notre séparation ne se fasse sans heurts. Ce qui ne m’avait pas empêcher hier de m’endormir contre son torse après avoir atteint le nirvana.

J’étais donc amer ce matin quand je m’étais réveillé dans un lit désert et froid. La même chose que je lui faisait normalement subir parce que je devais rentrer pour ne pas que ma femme ne se doute de rien, pour ne pas avoir droit à un interrogatoire en règle. Mais merde ! Il était célibataire.

Après la douche bien méritée, j’avais revêtu un pantalon de jogging et un t-shirt gris. Le café s’était imposé avec le cachet que je prenait le matin. C’était une décision qui s’était imposée d’elle-même dans mon cas. J’avais profité de la nomination d’un de mes films à Cannes en 2016 pour prendre un rendez-vous dans une clinique huppée. J’étais arrivé nerveux et les mains détrempées pour rencontrer le médecin qui m’avait fait passé plusieurs tests : dépistage VIH/SIDA, facteurs de risques. J’avais nerveusement déballé que ma bague n’indiquait rien entre les draps avec une femme… mais que j’étais à risque – une véritable bombe ambulante prête à éclater. Séronégatif avec plus de partenaires masculins que je ne voulais bien l’admettre et auprès desquels je ne m’assurais pas toujours de leur statut. J’étais reparti avec une prescription de la PrEP et un autre rendez-vous six mois plus tard pour confirmer que j’étais toujours correct. Ça ne me dérangeait pas outre-mesure d’avoir bousillé les protocoles qui ne voulaient pas que ces médicaments soient disponibles à Naples. Je ne regrettais pas même si j’avais été malade comme un chien pendant les deux premières semaines. Et depuis trois mois, depuis que le divorce avait été officiellement discuté, je ne cachais plus nécessairement dans le fond d’un tiroir le médicament. Il était à côté des vitamines que je prenais le matin et de ceux que Lucia prenait sur le bord de l’évier de la cuisine.

Après un café et un bol de chia, je montais dans mon bureau pour faire ce que j’avais prévu de faire la veille pour me préparer au tournage. Une heure et demie plus tard, dans la peau de mon personnage, je me fis déranger par une sonnette. Peut-être que… Je dévalais l’escalier et ouvrit la porte pour y découvrir mon gendre. Ouais bon… ce n’était pas vraiment celui que j’espérais et j’eus une petite moue déçue en le voyant planté là. Je plaçais sur mon visage un sourire poli alors qu’il me salua et qu’il s’excusa de se présenter sans invitation préalable… avant de rajouter quelque chose qui fit en sorte qu’un grand frisson parcouru ma colonne vertébrale et mon regard lui lança automatiquement des éclairs.

C'était mon gendre... Il devait bien avoir des qualités quand même pour que ma fille se décide à lui donner sa vie. Mais dieu qu’il pouvait être con des fois. Je résistais péniblement à mon poing qui se serrait et qui mourrait d’envie d’aller le planter dans son visage. « Bonjour Celian. Mais entre je t’en prie. » sifflais-je d’une voix qui hurlait plutôt au contraire dans sa froideur. Je me tassais et le laissais pénétré dans le hall de notre pavillon. « Je suis désolé de te dire que ce qui se passe entre mon médecin et moi n’est aucunement de tes affaires et que je crains bien que je n’aurais rien à t’apprendre que tu ne saches déjà. » grondais-je d’une voix qui n’invitait pas nécessairement à ce qu’il pose ses questions. Il était clairement en train de mettre le pied de l’autre côté d’une ligne imaginaire que j’avais tracé à même le sol de mon imaginaire. J’en parlerais quand je serais prêt. Il m’avait fallu des mois en thérapie pour arriver à admettre que j’étais prêt à prendre toutes les précautions possibles pour ne pas que mon homosexualité ne soit connue. Et voilà que l’on venait me bousculer jusqu’à chez moi.



   
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Sujet: Re: [terminé] Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l'intérieur (+) Constello ( le Lun 22 Avr 2019 - 22:25 )

   
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Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l’intérieur

   
Le Brunet n’était pas toujours réfléchi quant à la portée de ses gestes et de ses actes, notamment lorsque sa franchise parlait. Aujourd’hui était encore l’une de ces situations. Avant qu’il ait pu s’en rendre compte, il sonnait déjà à la porte de la maisonnée des Alma : sa belle-famille, la famille de sa petite amie, pour s’entretenir avec son beau-père. Un beau-père avec lequel Celian n’avait pas une relation au beau fixe depuis son retour à Naples. Depuis qu’il le tenait responsable pour avoir blessé Adelina lorsqu’il n’avait donné aucune nouvelle de lui pendant vingt ans. Pendant toutes ces années où il était rentré à Londres. Pendant toutes ces années où il avait été borné, effrayé par les sentiments naissants, par ses sentiments naissants envers la jeune femme. Pensant que se couper de Naples aurait été la solution à ce sentiment plus qu’étrange qu’il n’avait jamais expérimenté, il avait à peine réussi à le mettre de côté avant que celui-ci ne lui revienne en pleine figure suite à ses retrouvailles avec son ancienne amie d’enfance. Avant qu’il ne revienne pour le tourmenter avant de trouver la réponse à ses interrogations. Avant que la jeune femme ne lui apporte ses éléments de réponse qui résonnèrent dans sa tête et son cœur. Tous ces éléments avaient mené jusqu’au jour de la découverte de ce médicament, de ce traitement si particulier au sein même de la maison de sa belle-famille. Un médicament posé nonchalamment au milieu d’autres et de vitamines. Des questionnements qui l’avaient rongé jusqu’alors et qu’il se devait d’éclaircir à l’heure actuelle. Avec un peu de chance, ce fut, en effet, Constello qui lui ouvrit la porte. Celian ne s’était pas paré à l’éventualité de tomber sur Lucia, sa belle-mère. Il n’aurait su que lui dire, heureusement que cela ne s’était pas produit. Son instinct le persuadait qu’il devait échanger sur ce sujet avec lui. Bonjour Celian. Mais entre je t’en prie.  Sa visite n’était pas prévue et elle semblait presque être dérangeante. Quelque chose dans sa façon de lui parler, le lui fit comprendre. Une compréhension qui lui était uniquement dû car le Britannique était capable d’aborder le même regard lorsqu’il était dérangé.

   Pourtant, ce dernier ne s’en enquit point et entra une fois qu’il fut invité. Il était borné le Brunet et il ne reculerait pas devant un ton froid et un air dérangé. Il lui en faudrait bien plus que cela, lui qui était habitué à ce genre d’attitude. Je suis désolé de te dire que ce qui se passe entre mon médecin et moi n’est aucunement de tes affaires et que je crains bien que je n’aurais rien à t’apprendre que tu ne saches déjà. Ce qui ne faisait que rajouter des questions à ses questionnements précédents. Rien ne corroborait. Il ne voyait toujours pas le lien entre tous ces bouts d’indices, entre toutes ces informations. Loin de moi l’idée de remettre en question le travail d’un collègue, je ne me le permettrais pas. Je ne suis pas médecin de base, seulement un expert en pharmacologie. Un expert qui sait pertinemment que ce n’est pas votre médecin traitant qui vous a fait une prescription de PrEp. Le mot était lancé, le mot du défendu traitement. Du traitement qui ne devrait pas être accessible en Italie et qui n’aurait pas dû être utilisé par quelqu’un dans cette maison. Qui répondait aux critères de sélections ? Votre médecin traitant n’aurait pas pu prescrire un traitement qui n’est pas encore validé sur le marché pharmaceutique italien. Et qui plus est un traitement pour une population bien particulière. Celian enfonçait le clou sans prendre de gants. Vous m’avez demandé d’être honnête Constello, alors je le suis. Le Britannique réutilisait les mots que son beau-père lui avait énoncé. Il avait demandé à Celian d’être honnête envers Adelina et sa belle-famille. Honnête dans ses intentions. Aujourd’hui il l’était. Comme il l’avait été hier et comme il le serait demain. Et il lui demandait presque de faire la même chose. Je m’interroge donc sur la probabilité de retrouver ce traitement dans votre cuisine, lors de notre dernier repas de famille. La bombe finit par être lâchée, trahissant les interrogations de son gendre. Sans y mettre de formes, totalement brut de décoffrage. Pour aborder ce genre de sujets, peut-être aurait-il dû y mettre les formes. Pour ne pas froisser encore un peu plus ses relations avec son beau-père. Pour le préparer aux futures révélations qui pourraient ou allaient suivre.

   
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Sujet: Re: [terminé] Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l'intérieur (+) Constello ( le Mar 23 Avr 2019 - 3:26 )
Quand le Britannique était revenu dans la vie de ma fille, il était tout aussi désiré de ma part qu’une éclosion de tétanos. Ma fille est la prunelle de mes yeux… Elle a beau être une femme dans la force de l’âge. Elle reste et restera à jamais ma princesse. Il lui avait fait mal en partant sans laisser de trace, sans donner de nouvelle. Et je n’avais pas la patience de ramasser les pots cassés. Je l’avais assez rapidement pris à part pour lui faire comprendre que malgré le fait que je n’avais aucune inclinaison à la violence, s’il brisait à nouveau le cœur de ma fille je ne saurais pas nécessairement contenir l’ensemble de la rage et du dédain qui bouillonnait en moi. Pas question qu’il ne joue sur plusieurs tableaux. Il serait honnête avec ma fille.

Sauf que je ne sais pas si c’était son côté britannique qui le rendait parfois aussi têtu, borné… Mais définitivement qu’il venait de faire un effort monumental pour me provoquer chez moi et m’exposer devant les quelconques tords que j’aurais bien pu avoir en me faisant prescrire une médication, certes pas encore légale ici mais quand même encouragée par l’Union Européenne en raison de sa capacité quand même assez formidable à réduire les risques auquel je m’exposais, dans mon besoin de vivre ma propre sexualité malgré ma bague au doigt, parce que ma femme ne pouvait pas me satisfaire ou me combler.

Qu’il le veuille ou pas, Celian ne savait strictement rien de ce qui se passait entre ma femme et moi. Enfin, il savait fort probablement que je l’avais trompé mais il ignorait la grosseur du gouffre qui nous séparait Lucia et moi. Je ne voulais pas la perdre comme amie même si je savais que ce qu’elle ressentais dépassait ce que j’étais en mesure de ressentir pour elle. Il pouvait bien prétendre que ce n’était que de la curiosité, j’avais férocement protéger ma femme et ma fille de l’œil du public même quand je jouais sur des grandes productions, même quand j’étais dans la tele-novela de l’heure. Et il n’était pas celui qui avait des leçons à me donner en honnêteté comme j’étais plutôt en train de faire amende honorable en ce moment et d’admettre tous les tords que j’avais depuis de nombreuses années.

« Oh ! Je ne t’ai demandé de n’être qu’honnête envers ma fille et ne pas lui briser son cœur. Elle est la femme la plus importante de ma vie, point barre. Il n’était aucunement question de moi. » Autant pour moi… Moi qui avait l’intention de ne pas laisser transparaitre mon agacement de voir les promesses que je l’avais fait faire pour protéger ma fille de cette langue de vipère se retourner contre moi. Et puis, ça en disait quand même assez long sur l’état de mon mariage que ma fille soit plus importante que ma femme. Il fallait quand même oser affirmer un truc pareille qu’il y ait une crise qui secoue le couple. Il pourrait bien faire l’idiot. C’était pratiquement impossible que ma fille ne lui ait pas parler du divorce qui se préparait entre sa mère et moi. J’en aurais mis ma main au feu. Disons que pour l’honnêteté de ma part, cette semaine, j’avais donné. Merci beaucoup, on peut passer au prochain tome. Non, à la place, je me retrouvais obliger d’expliquer lentement mais surement que ce n’était pas ce que j’entendais par honnêteté de sa part. « Il n’était pas question de subir des questions pour de la médication obtenue légalement et en voie d’être commercialisée ici. C’est ma vie personnelle et à la limite, ça ne concerne que ma femme et moi.» Et encore… considérant que la dernière fois que j’avais touché Lucia ma fille devait avoir treize ans disons qu’il y avait délai de prescription. J’étais officiellement le seul qui était concerné. Les bras croisés, je le regardais d’un air sévère. Il n’avait aucune idée de ce que c’était que d’être coincé dans le genre de pétrin que j’étais coincé. J’aurais aimé venir d’une famille plus libérale qui dans les années 80 aurait laissé ma fille grandir avec deux parents séparés mais heureux. J’aurais aimé ne pas me retrouver dans cette galère. Ne pas avoir à cacher mes tendances, ma véritable nature pendant aussi longtemps. Je me retrouvais en position d’auto-défense à me protéger de cette intrusion criante dans mon intimité. « Certes, ce n’est pas mon médecin habituel… mais comme ce traitement est légal ailleurs dans l’Union Européenne et que j’étais et suis encore prêt à débourser les sommes pour les consultations, les tests et la médication, ceci ne concerne que le médecin m’ayant prescrit la PrEP et moi. Suis-je clair ? ». J’aurais pu crier. J’aurais peut-être dû lui crier dessus. Mais à la place ma voix était calme et posée. Une évidence placée sur une feuille de papier. Pas un mot plus haut que l’autre malgré mon envie de lui sauter à la gorge. Je n’avais pas de porte-chance, pas de fer à cheval, de patte de lapin ou de trèfle à quatre feuille à ma disposition. Il fallait donc simplement que j’espère qu’il comprenne lorsque je rajoutais d’une voix convaincue. « Saches que j’avais mes raisons de me la faire prescrire… et qu’elles sont plus que valides, légitimes et privées.»



   
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Sujet: Re: [terminé] Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l'intérieur (+) Constello ( le Sam 4 Mai 2019 - 14:59 )

   
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Celian dépassait clairement les limites de la bienséance. Celles qui inculquaient au gendre de bien se comporter envers sa belle-famille. Celles qui inculquaient de faire bonne impression pour pouvoir leur accord, leur bénédiction ou que savait-il encore. Toujours est-il que le Britannique ne les connaissaient pas. Il n’en avait que faire. Il les avait toujours abolis au plus grand damne de sa maternelle et de sa famille venant de ce même côté : cette famille protocolaire de l’aristocratie anglaise. Une famille dans laquelle il avait toujours été marginal. Parfois même rejeté ou montré du doigt comme étant l’exemple à ne pas suivre. Celui qui avait tout simplement trop de sang italien en lui. Celui né d’une union qui n’aurait pas dû exister d’après cette partie de la famille. Une opinion que sa mère avait d’abord refusé en bloc avant de les abandonner, de les quitter, Celian et son père, pour rejoindre et retourner dans les bonnes grâces de cette aristocratie. Ainsi, le Brunet ne voyait le problème à venir toquer à la porte de son beau-père pour avoir des explications quant à une médication bien particulière qu’il avait pu observer dans la maisonnée familiale. Un médicament qu’il n’aurait dû retrouver ici pour de multiples raisons. Les premières lui venant à l’esprit étaient son absence de validation sur le sol italien et sa non-appartenance à la population qui lui était réservée : celle d’une population qualifiée à risques, notamment homosexuelle. Non les pièces du puzzle ne semblaient pas vouloir s’assembler correctement. Et cela l’inquiétait. Ainsi il jouait la carte de la sincérité comme son beau-père le lui avait demandé. Oh ! Je ne t’ai demandé de n’être qu’honnête envers ma fille et ne pas lui briser son cœur. Elle est la femme la plus importante de ma vie, point barre. Il n’était aucunement question de moi. Ce n’était pas dans les plans du Britannique, loin de là. Loin de lui l’idée de faire du mal à sa petite amie et là n’était pas la question ni le propos. Il avait tiré la leçon de son silence radio lors de son retour au pays natal. De presque vingt ans de silence radio. Ce n’était pas dans ses plans de partir à nouveau, ou bien même de se taire.

   Au contraire, il continuait dans sa tirade et sa demande d’explications. Il n’était pas question de subir des questions pour de la médication obtenue légalement et en voie d’être commercialisée ici. C’est ma vie personnelle et à la limite, ça ne concerne que ma femme et moi. Sa femme et lui, un couple partant à la dérive. Adelina lui en avait parlé. Parlé de ce qu’elle avait appris de la bouche de son père : une tromperie. Plusieurs. Une instance de divorce en cours. Voir le monde, la famille de la Brunette se briser ainsi que son propre cœur lui donna un certain pincement au sien. Sa famille à lui était déjà brisée, mais il voulait la préserver elle de ce genre d’événements. Il voulait la préserver elle et sa vision de la famille. Une vision si positive comparée à lui. Une vision si optimiste Certes, ce n’est pas mon médecin habituel… mais comme ce traitement est légal ailleurs dans l’Union Européenne et que j’étais et suis encore prêt à débourser les sommes pour les consultations, les tests et la médication, ceci ne concerne que le médecin m’ayant prescrit la PrEP et moi. Suis-je clair ? Saches que j’avais mes raisons de me la faire prescrire… et qu’elles sont plus que valides, légitimes et privées. Irrité. Sa voix et son ton étaient irrités. Celian connaissait bien que personne cette intonation si particulière. Il en avait eu conscience depuis que son beau-père l’avait accueilli. Depuis qu’il lui avait ouvert la porte. Depuis qu’il avait prononcé ces mots sur le pas de la porte. Des mots qui avaient eu l’effet d’une bombe. Je ne suis pas tout à fait convaincu : si cela concernait votre femme, vous n’en n’auriez pas besoin. On ne vous l’aurait pas prescrit ni ici, ni ailleurs. Franc et pourtant si effronté à la fois, le Brunet exprimait sa pensée sans réfléchir. Une pensée qu’il ne voulait pas accusante mais une pensée qui reflétait juste une légère remarque.

Le Britannique ne s’arrêta pas en si bon chemin. Je ne suis pas là pour une quelconque validation de ce médicament ou de vos raisons. Qu’elles soient légitimes, privées ou que sais-je encore d’un autre synonyme qu’on pourrait utiliser. Qu’on pourrait y agrafer. Apparemment, il se devait d’être encore un peu plus clair, remuant inlassablement le couteau dans la plaie. Je vais donc être plus clair, car il n’y a pas énormément de facteurs qui auraient conduit, même un médecin étranger, à vous prescrire cela. Mon interrogation se pose car ce traitement n’est pas censé se retrouver dans la maison d’un couple marié hétérosexuel, même en instance de divorce. Celian avait lâché à moitié le mot qui provoquerait une troisième guerre mondiale.  On parle d’une prescription bien précise pour une population à risque bien définie. Je ne vous apprends rien, Constello. Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité. Mais je m’enquiers de votre état de santé et de votre appartenance à cette population. Le Brunet n’avait pas un mauvais fond, en explicitant sa pensée. Il était brut de décoffrage certes, il était également intrusif. Mais il ne voulait pas que la Brunette subisse un nouveau choc par rapport à un état de santé déclinant de la part de son paternel. Pour ce qui était du reste, de son orientation, le Brunet n’était pas là pour le juger.
   
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Sujet: Re: [terminé] Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l'intérieur (+) Constello ( le Dim 5 Mai 2019 - 21:06 )
Parfois, l’homme peut avoir l’impression de ne pas avoir les mots pour parler de sa propre réalité. J’avais l’étrange impression d’être exactement coincé dans ce genre de situation depuis des semaines, des mois, des années. Mon déni de ma propre nature pour le plus grand bien de ma fille m’avait amené à vouloir m’autodétruire. Je m’étais rendu loin dans le plus sombre coin de mon esprit. Il avait fallu que ma femme fasse venir le médecin à la maison qui lui avait menacé de m’envoyer de force à l’hôpital pour que je commence à admettre que je ne pouvais pas vivre de cette manière-là.

Sauf que le problème avec le fait d’avoir gardé autant longtemps le silence, c’était que j’avais l’impression que ce n’était que plus nocif. Je n’avais pas vingt-deux ans et j’admettais que j’avais merdé à plusieurs reprises. J’avais passé trente-sept ans, presque trente-huit marié à une femme magnifique et intelligente. J’avais tricotté une adorable petite fille qui était en train de me tricoter mes propres petits enfants. Sortir de mon placard aujourd’hui, c’était pire et douloureux. Un auteur a dit que l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne. Mais j’avais quand même l’impression que ça faisait tout aussi mal.

Tout ça pour en revenir à mon gendre, planté dans mon hall d’entrée qui se rendait coupable dans toute sa maladresse sociale de l’intrusion criante dans ma vie privée. Je savais très bien qu’il lui manquait ce niveau de compréhension dans certains des codes sociaux. Mais ce côté trop direct pouvait sans doute être une qualité pour certaine. Néanmoins, j’avais les nerfs à vifs et il était là à me foncer dessus avec des mots qui certes ne traduisaient que de l’inquiétude probablement justement mérité mais qui me faisait l’effet d’un coup de javelot en plein dans le cœur. Pire encore lorsqu’il osa affirmé que l’on ne retrouverait pas ce traitement dans la maison d’un couple marié hétérosexuel.

Au moins, il avait rayé de la liste des possibilités que je sois accro aux drogues dures à consommer par injection. Je retiens péniblement une moue de dégout lorsqu’il continua par affirmer qu’il ne voulait que s’enquérir de mon état de santé ou mon appartenance à la communauté gaie. « Je vais bien. » commençais-je d’une voix tranchante. « Le problème, cher gendre, c’est que de s’enquérir de mon appartenance à la communauté visée n’est guère loin de s’enquérir des raisons qui me pousse à prendre une telle médication. » et peu de ce qu’il aurait bien pu dire aurait pu me convaincre qu’il était pertinent qu’il sache quelles étaient mes préférences au lit. Ça ne concernait que mes amants et moi de savoir si je préférais me retrouver avec un chauve en costume d’Adam ou avec un poilu aux jambes de volaille.

Il avait probablement déjà compris sans être prêt à vouloir faire le lien entre une médication prescrite presque uniquement dans une communauté dont les pratiques les mettaient à risque pour le développement du VIH-SIDA et mon nom sur le flacon qu’il avait trouvé. Pouvais-je le blâmer ? Après tout, j’étais bien marié à la mère d’Adelina et il n’avait probablement pas fait le calcul entre la date de mon mariage et celle de la naissance de ma fille pour y constater que nous étions bien loin des neuf mois entre la nuit de noce et l’accouchement. « La confiance se mérite Celian ! Surtout pour ce genre de confidence. Il m’a fallu un peu plus de trente-six ans de mariage pour me confier à ma propre femme sur… » Sur quoi exactement ? Sur mon besoin quasiment pathologique de la tromper ? Sur l’explication de mes difficultés érectiles depuis ma jeune vingtaine ? Merde, c’était ivre que j’avais pu lui dire. Et ce n’était pas comme si ma femme n’avait pas de fichier conçu qui pourrait me détruire.

« Ce n’était pas pour protéger Lucia… mais bien pour me protéger. La médication fait l’effet qui est souhaité. Il y a de nombreuses années que Lucia et moi ne sommes plus un couple actif ensemble. Ce n’est pas de sa faute mais de la mienne. ». Les bras croisés, je venais de l’avouer à demi. Ce n’était pas de sa faute. Elle voulait encore. Elle m’aimait encore. Mais je n’avais jamais ressenti pour elle ce qu’elle ressentait pour moi. C’était ma meilleure amie… mais le genre de sentiment viscérale que j’avais pour mes amants n’était pas là. « À vingt ans, j’arrivais à mentir jusqu’entre les draps… Ce n’est plus le cas. » Je n’arrivais plus point à garder la tête hors de l’eau et à prétendre en tout temps que j’étais heureux. Il y avait de la colère qui transparaissait dans ma voix de me voir forcé par mon gendre à admettre que je n’en pouvais plus. « Je prend la médication depuis qu’elle est disponible en France car j’appartiens à… » non je n’appartenais pas à une communauté. Je gravitais autour dans un secret de polichinelle qui finirait par être éventé tôt ou tard. Je repris donc ma phrase en ravalant mes larmes de rage. « … je suis homosexuel. »



   
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Sujet: Re: [terminé] Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l'intérieur (+) Constello ( le Ven 17 Mai 2019 - 18:32 )

   
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Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l’intérieur

   
Cette conversation allait tourner au vinaigre. La tension presque palpable entre le gendre et son beau-père en était le témoin silencieux. Pourtant, le Britannique n’en avait que faire, il décida d’en passer outre pour laisser parler sa franchise. Non pas son tact malheureusement : propriété et qualité dont il n’était pas doté. Loin de là. Malgré toutes les réprimandes qu’il avait pu avoir. Mais cela ne voulait pas dire qu’il ne s’inquiétait pas de la santé du père de sa petite amie. Il s’inquiétait notamment des effets secondaires que cela pouvait causer. Il s’en inquiétait pour elle. Elle qui avait déjà souffert de cette annonce d’une séparation imminente, il ne souhaitait qu’elle apprenne à nouveau une nouvelle qui la détruirait. Le fait de voir ce traitement particulier dans la maisonnée familiale, lui avait donné des raisons de s’interroger sur une quelconque autre nouvelle désastreuse. Une interrogation à laquelle il venait mettre un terme aujourd’hui. Une interrogation qu’il venait directement lui poser. Quelque peu brutalement, il fallait l’avouer. Face à la spécificité de cette prescription désignée pour une population précise et non-validée encore sur le territoire italien, le Brunet avait du mal à faire le lien. Il n’avait su, avant de venir, si cette affaire concernait sa maternelle ou son paternel, pourtant il avait espéré croiser Constello plus que Lucia. Une intuition renforcée par les faits apportés par Adelina, lui spécifiant que c’était de son initiative que cette séparation se faisait. Comprenant bien que son beau-père ne serait pas plus loquace s’il essayait d’y mettre des quelconques formes, il allait droit au but. Sans détour, sans sous-entendu, il exprimait sa pensée, ses incohérences et ses hypothèses. Dans un sens, cela semblait pourtant faire son effet sur leur conversation. Je vais bien. Le problème, cher gendre, c’est que de s’enquérir de mon appartenance à la communauté visée n’est guère loin de s’enquérir des raisons qui me pousse à prendre une telle médication. Celian haussa les épaules, il ne s’en cachait pas. Je le sais.Il avait été franc depuis le début. Depuis le début, il avait énoncé la raison de sa venue : ce médicament et les raisons qui avaient amené à ce que celui se retrouve ici. Il avait été franc, comme il le lui avait déjà demandé auparavant vis-à-vis de ses intentions envers sa fille. Il l’était également avec son père. La confiance se mérite Celian ! Surtout pour ce genre de confidence. Il m’a fallu un peu plus de trente-six ans de mariage pour me confier à ma propre femme sur… La confiance mutuelle. Un autre paramètre qu’il n’avait pas pris en compte.

   Sa dernière réflexion mourant dans sa gorge, une remarque révoltée et outrée face aux paroles du Britannique, semblait annoncer un flot de paroles et de révélations à venir. Ce n’était pas pour protéger Lucia… mais bien pour me protéger. La médication fait l’effet qui est souhaité. Il y a de nombreuses années que Lucia et moi ne sommes plus un couple actif ensemble. Ce n’est pas de sa faute mais de la mienne. Le Brunet n’avait pas demandé autant de détails, pourtant son beau-père semblait être lancé. Sa parole semblait être déliée, elle semblait être franche comme il le lui avait demandé. À vingt ans, j’arrivais à mentir jusqu’entre les draps… Ce n’est plus le cas. Je prend la médication depuis qu’elle est disponible en France car j’appartiens à…… je suis homosexuel. Sa mâchoire serrée semblait lui coûter énormément à exprimer. A mettre des mots dessus. A lui révéler ce qu’il avait fini par lui dire. Par confirmer des soupçons que Celian avait. Mais surtout pour être sûr qu’il n’y avait ni problèmes de santé, ni mauvais diagnostic ou mauvaise prescription. Nous aurions dû commencer directement par cette réponse. Cela nous aurait évité de tourner autour du pot. Les paroles du Brunet était crues comme à son habitude. Se pinçant l’arête du nez, il soupira contre lui-même avant d’ajouter : Je ne suis pas très doué pour ce genre de choses, vous en avez conscience Constello. Pourtant, quand je vous ai fait part d’une inquiétude au sujet de votre santé c’était la vérité. Sa maladresse sociale l’obligeait toujours à se justifier. En tant qu’expert pharmacologique je me devais de vous poser la question. D’une part, dû au fait que malgré tous les bénéfices de cette prescription, nous n’avons pas encore le recul vis-à-vis des effets indésirables à long-terme. And For God’s Sake, bien sûr que j’espère qu’il y en ait le moins, car ce serait une véritable révolution pharmaceutique. D’autre part, pour être certain que vous n’étiez victime d’un mauvais diagnostic ou d’une incompétence médicale. Bien sûr que toutes ses actions étaient dirigées pour et envers la jeune femme.

Sa sociabilité ou même sa famille étaient déjà au plus bas, voire brisée pour cette dernière, lui n’avait plus rien à sauver. Lui n’avait plus rien à faire. Par contre, s’il pouvait éviter que le même malheur ne lui arrive, il ferait ce qui est en son pouvoir. Je ne suis pas là pour exprimer un quelconque jugement sur vos choix, loin de là. Même si vous pouvez le penser ou le croire. Je suis le moins bien placé pour faire ce genre de remarques, j’en ai conscience. Je ne souhaite juste pas que votre famille s’effondre, comme la mienne a pu le faire. Adelina souffre déjà assez de votre situation de séparation, je ne voulais pas en plus qu’elle apprenne une autre nouvelle au sujet d’un quelconque problème de santé. C’était sa manière de justifier ses actions et ses paroles. Une façon de s’expliquer. Une façon peut-être également de pouvoir faire baisser cette tension palpable. Une tension née de malentendus et de non-dit. Un abcès qui venait d’être crevé.
   
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Sujet: Re: [terminé] Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l'intérieur (+) Constello ( le Sam 18 Mai 2019 - 5:13 )
Mon gendre avait un talent presque inné pour savoir me mettre hors de mes gonds – être aussi talentueux que ça, ça n’a pratiquement pas de mots. J’étais plutôt zen comme homme : doux comme un agneau qui vivait dans le respect le plus complet des autres êtres avec qui je partageais cette planète. Pourtant, nous étions actuellement sur une spirale, coincé dans un tourbillon tous les deux. La situation allait nécessairement partir en sucette : je lui avait donné ce qu’il voulait. J’avais admis que la prescription était mienne et les raisons qui m’avaient amené à l’avoir prescrite. Il me semblait presque trop évident que de savoir que l’on ne me l’avait pas prescrite par erreur – j’étais allé pour la demander après avoir moi-même fait des lectures. Si scolairement je n’avais pas toujours été un bon élève, sachant que j’allais me faire prescrire un médicament qui n’était pas encore accessible sur le marché italien, j’avais été bien studieux. Alors, il pouvait bien affirmer que c’était vraiment le fruit d’une inquiétude sincère causée par le fait que l’on ne savait pas les effets à long terme qu’une telle médication pouvait avoir sur mon corps ou qu’elle pourrait m’avoir été prescrites par erreur, je n’avais qu’envie de prendre son arrogance et sa franchise qui me blessait pour lui dire de s’étouffer avec. Mes poings étaient crispés, mes jointures blanchies. On s’entend que ce n’était pas le yoga ou la marche qui ferait en sorte que je puisse lui faire mal. Mais la colère qui côtoyait la tristesse en mon fort intérieur n’était contenue à l’intérieur de moi que de peine et de misère. L’agneau devenait bison qui nourrit à la colère aurait la force d’un million d’homme. Mais la barrière fut achevée d’un coup lorsqu’il affirma qu’il ne pouvait s’exprimer sur mes choix tout en ramenant ma fille et la souffrance causée par l’annonce de la séparation. Un claquement de langue marquant mon exaspération m’échappa. Résistant à l’idée de lui foutre mon poing sur la gueule comme seule réponse, à mon envie de pleurer devant l’insensibilité que j’avais l’impression qu’il faisait preuve à mon égard. Comme si j’ignorais que j’avais blessé ma fille en lui confiant pourquoi nous avions décidé que c’était le dernier arrêt de bus auquel nous partagerions comme mari et femme, sa mère et moi.

« Bien que je comprenne les raisons de tes préoccupations au niveau de ma santé, je te demanderais respectueusement de ne pas me dicter comment je dois choisir d’assumer ma sexualité, ni quand je dois te le dire… » commençais-je comme un avertissement glacial. Il ne fallait même pas qu’il s’aventure sur le terrain de me dire par où je devrais m’y prendre pour l’annoncer à Adelina. À moins qu’il ne soit exactement dans la même situation que moi, il n’avait strictement aucun droit qui lui permettait de me dire quoi que ce soit. J’avais une carrière publique qui serait rudement mise à l’épreuve par une sortie du placard. Des parents, des frères et sœurs qui ne comprendraient pas pourquoi je me retrouvais ainsi obligé de me montrer encore une fois autant hors du cadre des conventions. Qu’adviendrait-il de moi, de ma carrière et de mon avenir quand la tempête se déchainerait autour de moi ? Serais-je seul armé d’un simple parapluie ou pourrais-je compter sur le soutien de mes proches au moment où j’en avais le plus besoin ?

Je détendis mes lèvres crispées par la colère. Ce ne fut pas le cri viscéral que j’avais envie de lui lancer à la figure mais bien des mots qui contenait la même arrogance que celle perçue dans la maladresse dont il faisais preuve. « Et en aucun cas, ton métier ne te donne un droit légitime de venir dans ma propre maison, sous mon toit, m’interroger sur ce que je consomme comme médicament obtenu légalement et de remettre en cause le jugement d’un médecin qui, grâce au secret médical, ne peut répéter les confidences que je lui fais. Quel que soit ton niveau d’inquiétudes pour les bénéfices à long terme d’une médication, en tel cas, je te réfère aux tests fait aux États-Unis qui montre que les effets sont minimes et concordent avec ce que je vis. »

Je le comprenais de vouloir le bien de ma fille. Et pourtant, ce fut à mon tour de respirer par le nez en passant mes mains dans ma chevelure. Le regard hagard, je cherchais comment à travers ma mâchoire crispée lui faire comprendre que j’avais longtemps voulu la protéger ma fille au détriment de ma propre santé mentale. « Saches également, Celian, que ce n’est nullement une question de choix. Je n’ai pas choisi de me retrouver dans cette situation. Je n’ai pas choisi de ruiner le paysage familial d’Adelina… C’est un effet collatéral. » Je n’avais pas plus choisi mon orientation sexuelle que j’avais choisi d’épouser la mère d’Adelina. Rien de toute cette situation n’était un choix… si ce n’était que celui d’assumer ma sexualité pour pouvoir aller à tous les lancements avec plus qu’une amie à mes côtés, pour me réveiller dans les draps d’une personne qui saurait me rendre heureux… ce que ma femme ne pouvait pas faire malgré toute l’affection que je ressentais pour elle. « J’ai vécu cinquante-sept ans dans un placard… J’aurais bien pu continuer de fermer ma gueule et de tromper Lucia. Je sais qu’Adelina souffre de savoir que j’ai trompé sa mère. Je lui ai pour l’instant éviter de savoir les raisons qui m’ont pousser à le faire. J’espère néanmoins l’avoir assez bien élevée pour qu’elle comprenne que la souffrance que j’ai ressenti est bien plus grande que celle qu’elle ne ressent en ce moment. » J’avais pris le choix de me choisir… quitte à lui faire mal parce que je pensais peut-être à tord que j’avais bien réussi l’éducation de ma fille.



   
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Sujet: Re: [terminé] Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l'intérieur (+) Constello ( le Mer 19 Juin 2019 - 22:20 )

Les secrets de famille sont de noires araignées qui tissent autour de nous une toile collante. Plus le temps passe, plus on est ligoté, bâillonné, serré dans une gangue. Incapable de bouger, de parler. D'exister. Constello & Celian

Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l’intérieur

Celian était brute de décoffrage. Il le savait, c’était un trait de caractère permanent de sa personnalité qu’il ne pouvait plus changer, ni nuancer. Et c’était ce dernier qui avait guidé ses pas et sa conduite. Sa conduite d’aller confronter son beau-père aujourd’hui, vis-à-vis de cette mystérieuse prescription et des secrets que ce dernier semblait porter. L’exaspération de son interlocuteur transparaissait au travers de sa mâchoire crispée, son poing serré et son claquement de langue. Tous deux s’étaient engagés dans une spirale infernale digne d’une escalade asymétrique, chacun renchérissant vis-à-vis de la remarque de l’autre sans fin. Le Brunet dans sa quête de vérité, s’enquérait également de l’état de santé de son beau-père. Le scepticisme et le sens critique en lui se devaient d’interroger les futurs effets secondaires et à long-terme qui pourraient apparaître suite à l’utilisation de ce médicament nouveau sur le marché et encore en cours d’expérimentation. Alors que la parcelle optimiste du chercheur en lui était ravi qu’un médicament tel que celui-ci ait pu voir le jour grâce à la recherche et au développement. C’était bien pour cela que le jeune adolescent qu’il avait été, avait choisi cette voie scientifique et de la recherche. La perte de son père dû à un cancer qui n’avait pu être soigné par un quelconque traitement, avait à la fois été son traumatisme et son déclencheur. C’était en quelque sorte sa façon de penser à lui et d’honorer sa mémoire. Prolonger sa lutte et combattre avec ses propres moyens. C’était peut-être une façon bancale de le lui dire. Peut-être aurait-il dû, plus jeune, essayé de le transmettre avec des mots, tout comme n’importe qui le ferait. Transmettre cette admiration à son paternel. Mais Celian n’était pas n’importe qui : c’était une personne novice et déboussolée lorsqu’il s’agissait d’exprimer son ressenti. Aujourd’hui, bien que dans une toute autre situation, cela ne semblait pas faire exception. Bien que je comprenne les raisons de tes préoccupations au niveau de ma santé, je te demanderais respectueusement de ne pas me dicter comment je dois choisir d’assumer ma sexualité, ni quand je dois te le dire… Renchérit Constello. Malgré son insistance, ce n’était pas son but, pourtant cela était compris par son total opposé. Ce qui n’aurait dû que guère l’étonner. Et en aucun cas, ton métier ne te donne un droit légitime de venir dans ma propre maison, sous mon toit, m’interroger sur ce que je consomme comme médicament obtenu légalement et de remettre en cause le jugement d’un médecin qui, grâce au secret médical, ne peut répéter les confidences que je lui fais. Quel que soit ton niveau d’inquiétudes pour les bénéfices à long terme d’une médication, en tel cas, je te réfère aux tests fait aux États-Unis qui montre que les effets sont minimes et concordent avec ce que je vis. Pourtant, le Britannique ne put s’empêcher de lâcher dans un souffle à peine audible : La légalité est un point de vue… Changeant.

Finalement, ses inquiétudes étaient surtout dirigées vers une femme en la personne d’Adelina. La Brunette avait déjà beaucoup été affecté par la révélation de son paternelle, Celian ne souhaitait pas que du jour au lendemain, une autre nouvelle tombe un état de santé dégradant. Saches également, Celian, que ce n’est nullement une question de choix. Je n’ai pas choisi de me retrouver dans cette situation. Je n’ai pas choisi de ruiner le paysage familial d’Adelina… C’est un effet collatéral. Un effet collatéral. Il connaissait très bien ce sentiment. Le marginal. J’ai vécu cinquante-sept ans dans un placard… J’aurais bien pu continuer de fermer ma gueule et de tromper Lucia. Je sais qu’Adelina souffre de savoir que j’ai trompé sa mère. Je lui ai pour l’instant éviter de savoir les raisons qui m’ont pousser à le faire. J’espère néanmoins l’avoir assez bien élevée pour qu’elle comprenne que la souffrance que j’ai ressenti est bien plus grande que celle qu’elle ne ressent en ce moment. C’était un vrai dialogue de sourd. Bien entendu qu’elle vous comprendra et qu’elle vous pardonnera. Je suis l’un des premiers à savoir que l’empathie même et la compréhension des autres devraient être ses deuxièmes et troisièmes prénoms. Prenant une grande expiration, le Britannique enchaîna. Il mettait fin à ce dialogue de sourd, biaisé de tous points. Constello, je sais bien que vous ne m’appréciez plus depuis longtemps. Et je comprends bien qu’avec cette perception que vous avez de moi, vous êtes persuadé que j’ai une démarche qui pense à mal, à vous trouver des contre-arguments, ou bien encore à essayer de dicter votre conduite ou de vous faire des reproches. Mais ce n’est pas le cas, j’essaie juste de faire en sorte que les gens n’empruntent pas le même chemin que moi, parce que franchement il n’est pas top. J’ai été un dommage collatéral, je sais ce que c’est. Et je ne souhaite clairement pas que votre famille prenne ce chemin. Apparemment le Brunet avait besoin d’être encore plus direct pour être compris. Vous pourrez penser ce que vous voulez de mes paroles, cela m’est égal, j’en connais la portée et le but : j’avais des inquiétudes, je vous les ai posées, je ne vous ai jamais jugé. Mais, la seule chose pour laquelle je ne démordrais pas, c’est que vous auriez pu lui faire confiance plus tôt. Et finalement, ça c’était le seul reproche qu’il avait à lui faire. Ce sont les secrets et les abcès qui crèvent une famille. Compréhensive, comme elle est, Adelina vous aurait compris, vous et votre situation largement plus tôt. Lui tournant le dos, il termina par ajouter : Elle n’est pas au courant de mes réflexions, je vous laisse crever l’abcès par vous-même. [u]Il ne lui avait rien dit[/b][/color]. Ni à propos de sa visite, ni à propos de ce qu’il avait remarqué sur la table de la cuisine. Aucun de ces détails. Sur ce, le Britannique se sentait prêt à partir : après tout, les reproches étaient également redirigés vers lui et le dialogue entre les deux hommes ne semblaient pas être sur le point de se rétablir.
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Je ne savais pas qu'ensemble bientôt, on créerait un nous. Ton coeur est tout ce que j'ai et dans tes yeux, tu tiens le mien. Suivons notre chemin, je vois mon futur dans tes yeux.
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Sujet: Re: [terminé] Quelques secrets bien cachés sont capables de vous ronger de l'intérieur (+) Constello ( le Dim 23 Juin 2019 - 16:25 )
Je partais avec un apriori négatif sur Celian et j’en avais vaguement confiance. Son départ sans le moindre avertissement, sans adresse de suivi, des années plus tôt avait laissé ma fille avec un cœur brisé. Certes, il était revenu et se montrait à la hauteur des attentes autant que possible auprès de ma fille. Mais je ne pouvais m’empêcher de me sentir avec un nœud d’inquiétude au creux de mes entrailles de peur qu’il lui fasse de nouveau mal. Il pouvait manquer de sensibilité, manquer de compréhension face aux tenants et aboutissants de l’être humain. Presque un miroir exact qui renvoyait le contraire de ce que j’avais développé.

Je n’aurais jamais pris un métier comme le sien. La froideur du monde médical, même si conduite par de nobles intentions, ne pouvait pas m’attirer. J’avais besoin d’interagir socialement, de regarder ceux qui m’entouraient évoluer, de tisser des liens. J’aimais comprendre les motivations qui avaient amené un geste plutôt qu’un autre. Mais je n’arrivais pas à comprendre comment il ne voyait pas pourquoi je pouvais me sentir autant agresser qu’en me faisant lancer au visage que je n’aurais eu qu’à lui confier mon homosexualité plus tôt pour éviter que l’on se retrouve dans ce dialogue de sourd.

Il ne pouvait pas comprendre que j’avais eu, et que j’avais probablement encore, de la difficulté à accepter mon attirance exclusive pour la gente masculine. Il ne pouvait pas comprendre les séquelles que mon éducation religieuse, que mon mariage forcé avec Lucia avait eu sur ma capacité à simplement murmurer que j’avais des préférences que beaucoup de gens dans ce beau pays jugeait critiquable.

Cette colère que je ressentais bouillante dans mes veines aurait beau sortir comme un cri, elle ne lui expliquerait pas ce que c’était que d’être moi et d’avoir voulu mourir en réalisant que mon couple et le secret était en train de me tuer. Nous étions dans une voie sans issue et nous n’avancions à rien. J’en prenais conscience en l’entendant me dire que ma fille comprendrait. Il n’avait eu que comme une deuxième voix l’explication que Lucia et moi allions mettre fin à notre mariage de convenance et pour une rare fois lors de cette discussion, je n’avais pas eu l’impression qu’elle faisait un effort pour comprendre les raisons qui m’avaient poussé à tromper sa mère. Je savais que j’étais probablement responsable en partie de cette sourde colère qui l’habitait : je l’avais blessé en avouant que j’avais trompé sa mère. J’avais probablement fait plus de tord en ne commençant pas par dire que c’était parce que sa mère n’avait jamais pu m’attirer au lit. « Je l’espère sincèrement, parce que je sais que mes agissements l’ont blessés profondément. ». La colère semblait avoir chuté de ma voix pour être suivie par une grande tristesse alors que je l’écoutais me dire que ses intentions n’avaient jamais été fondamentalement mauvaises pas plus que je considérais qu’il avait tort.

Ce n’était pas que je ne l’appréciais pas le brunet, c’était davantage que je me méfiais parce que j’avais moi-même une fragilité à réparer et que je ne pouvais pas m’occuper de réparer autant ma fille que de me réparer moi. Il se retourna pour s’en aller et j’hésitais pendant un petit instant avant de murmurer avec une fatigue et une tristesse certaine dans la voix : « Ce n’est pas que je ne vous apprécie pas, Celian. Mais notre relation ne part pas sur les meilleures bases pour que j’aie en vous une confiance aveugle. J’ai eu à ramasser les pots cassés il y a de cela des années par votre départ… et je vais faire pire à l’univers d’Adelina que ce que vous avez fait en simplement partant. Justement parce que les secrets peuvent avoir un effet dévastateur. » Et j’en avais conscience que je n’aurais pas du me taire pendant aussi longtemps, que j’aurais dû jouer cartes sur table dès cette première fois qui m’avait fait chavirer. « Et je ne peux qu’espérer que vous serez à la hauteur pour l’épauler le temps qu’elle me pardonne l’ensemble des conneries que j’ai pu faire. » rajoutais-je en ouvrant un semblant de portes pour l’établissement de cette confiance que je pouvais avoir envers mon gendre. « Mes aveux à Adelina viendront dès que j’aurais la force de les faire. Mais n’oubliez pas que vous n’avez pas accès à l’ensemble du portrait alors vous dire que j’aurais dû vous le dire plus tôt. Il a fallu que je sois ivre, trois mois après… » non, je n’allais pas mentionner le grand découragement. « Il a fallu beaucoup d’alcool pour que j’arrive à en parler à ma femme qui était la plus grande confidente que j’ai. » dis-je en me laissant doucement couler contre le mur.



   
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