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- If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
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Sujet: If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Sam 20 Avr 2019 - 0:48 )
On peut s’entendre que s’il y avait un truc que je ne voulais pas en ce moment c’était qu’une de mes anciennes conquêtes réapparaisse dans le décor pour rajouter un peu plus de pagaille dans ma vie. Surtout si c’était une des trois femmes que j’avais fréquenté dans mes infidélités. Disons que quand mon agent m’avait appelé pour me dire qu’une certaine Olivia voulait me rencontrer pour discuter de matières privées j’avais sourcillé. Olivia? Ce n’était pas un nom qui m’évoquait quelque chose de particulier. Mais j’ai accepté malgré tout.

Bar miteux dans un hôtel… disons tout aussi équivalent? Le genre d’endroit que j’évitais pour des raisons évidentes. En voyant la tignasse tendant vers le roux qui se rapprocha de moi, je la détaillais. Disons que le souvenir qu’elle dégageait était flou… mais quand elle se mit à déballer son histoire, je sentis le rouge me monter aux joues. Voyez-vous, Olivia pratiquait le plus vieux métier du monde… Et j’étais particulièrement bien placé pour le savoir. Les trois femmes avec qui j’avais tenté de me faire croire que le problème que je ressentais au lit avec ma belle Lucia n’était pas vraiment que de ma faute le pratiquaient toutes. Mais j’avais vingt ans. J’étais jeune et con à l’époque. Il m’avait fallu une grande quantité d’alcool pour réussir à avoir… Bah vous savez. À pouvoir procéder à l’action entre les draps. Elles devaient toutes les trois avoir endurer autant de pannes que ce que j’avais fait subir à ma conjointe.

Bref, elle se rappelait d’une de ses nuits qui avaient fonctionné. Elle rajouta par contre des détails de plus dont je n’avais plus nécessairement souvenir : la capote qui avait déchiré, elle qui ne prenait pas la pilule à l’époque, la difficulté encore pire d’avoir recours à l’avortement en 1984. J’ai senti mon visage virer blanc craie alors qu’un « merde » bien senti s’échappait de mes lèvres. Ce qu’elle voulait : que je veille un peu sur lui à distance et de l’argent pour ne pas ébruiter l’affaire.

Avançons donc d’un mois et demi : j’avais engagé un détective privé pour retrouver le mystérieux Jack – elle avait beau vouloir que je le surveille ou que je lui serve d’aiguille, disons que comme mère, elle semblait plutôt être en carton. Assis dans le bureau du détective, j’avais attentivement observé les photos qu’il avait réussi à prendre. J’avais scruté le visage dans l’espoir d’y voir une quelconque ressemblance que je n’arrivais pas nécessairement à trouver. Peut-être un peu dans le nez? Mais il avait hérité de bien des traits de sa mère définitivement. Jusqu’aux yeux plus pâle que les miens. J’avais donc écouté le compte-rendu de l’enquête : il fréquentait régulièrement un pub, The Penny Black. Il faudrait donc que j’aille faire un tour sur place pour en apprendre un peu plus sur lui.

Il m’avait fallu quelques soirs pour que je puisse entrer à l’intérieur… Et voilà bientôt deux semaines que je passais à me dire que d’entrer ne me ferait pas le moindre mal. Installé dans un coin sombre de la salle, seul, j’observais le rouquin qui entra. J’avais déjà abordé des gens dans un bars… Mais ce n’était pas disons dans ce genre de contexte. J’avais troqué le vin que je préférais pour une bière abjecte – qui pouvait boire cette horreur? Ça frôlait définitivement la cruauté humaine. Je descendis le verre sans le quitter du regard et m’approchais après avoir passer une main sur mon visage.

J’avais longtemps cherché comment l’aborder. Mais toutes les options me semblaient d’une stupidité. Commandant un verre de rouge à côté de lui accoudé au bar, je gardais la tête baissée. Je soupirais longuement et j'hésitais avant de relever les yeux. « Je m’excuse de vous déranger… Je… » Je quoi? Je crois que j’ai peut-être eu un rôle à jouer dans votre conception et même si ma vie est sérieusement en train de partir en couille… votre mère me demande de garder un œil sur vous, sans quoi elle étalera ma débauche dans les tabloides. « Laissez… Ce n’est rien. » finis-je par dire en étalant la somme de ma nouvelle consommation sur la table.



   
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Sujet: Re: If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Sam 18 Mai 2019 - 12:28 )
Ma chère Mia,

Aujourd'hui … Cela fait 4 ans que je t'ai perdus, que ma vie ne ressemble parfois à rien. Incapable de t'oublier, incapable de passer à autre chose : la plupart du temps je me retrouve bloqué dans la même spirale infernale. En sortir est de plus en plus dur, mais je refuse de t'abandonner. Je te trouverais : même si je dois passer ma vie à ça.

Promis, demain je t'écris une lettre plus joyeuse. Demain… Demain est un autre jour. Où que tu sois : j'espère que tu es heureuse. Je ne crois pas en Dieu, sauf quand il est question de toi. Il paraît qu'il écoute tout le monde alors… Je prie pour qu'il te protège.

Je t'aime Mia, pour toujours.

Ton Papa qui ne cessera jamais de t'aimer.


Jack posa le stylo avant de plonger son visage dans ses mains : bientôt de lourdes larmes coulèrent de ses yeux fatigués. Ce soir, son portable serait éteint. Il n'était pas un homme qui faisait dans les excès, mais il y avait des moments où il ne voulait, ou plutôt ne pouvait, plus être l'homme fort dont l'espoir semble paré à toute épreuve. Ce soir, il n'aurait pas honte de boire et pour cela il n'y avait qu'un seul endroit : the Penny Black. Certes, il valait mieux boire chez sois. Cependant Jack craignait que seul : il fouterait sa vie en l'air.

Avant cela, il devait pourtant aller au travail, avoir un semblant de vie. Il le fallait. Jack avait besoin de ce travail pour continuer les recherches sur sa fille. Qu'importent la douleur et l'opinion des autres : il n'abandonnerait pas. Jamais.

Arrivé au Penny Black, Jack commanda une Guinness, paya sa boisson avant d'écouter discrètement le patron lui parler. Il attrapa un tabouret de libre et s'accouda au bar. Quelques habitués le reconnaissaient mais ils avaient la décence de garder leurs distances. Des mecs comme Jack il y en avait dix à la douzaine ce soir. Il termina rapidement sa première pinte, en recommanda une.

"Si je ne te connaissais pas assez Jack, je dirais qu'une femme t'a rendu aussi." Le docteur releva son regard vide sur le patron. "Mais je sais que tu ne parleras pas. Tu sais que je suis là ou bien je peux appeler la bande." Jack hocha négativement la tête. "Surtout pas." Loris a la limite ? Non. Il avait d'autres choses à faire que lui tenir compagnie.

Quand un homme s'approcha d'eux pour commander un verre de rouge, Jack tourna à peine son visage vers lui. Même lorsque ce dernier semblait lui parler. Quelques syllabes bafouillées, puis il partit. Jack se retourna une bonne fois pour toute.

"Vous buvez pas le verre que vous avez commandé M'sieur ?" Lui reprit une gorgée de sa pinte. "Si un Français était dans la pièce, il crierait au scandale j'en suis sûre." Jack haussa les épaules et regarda à nouveau devant lui. "Puis si vous avez une question, cracher le morceau. Je ne mange personne." Il souffla. "Pas la peine de tourner autour du pot."


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Dernière édition par Jack Delaney le Dim 19 Mai 2019 - 14:18, édité 3 fois
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Sujet: Re: If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Sam 18 Mai 2019 - 18:48 )
Que je le veuille ou pas, la situation dans laquelle je me retrouvais avait tout d’irréel : j’avais choisi de saisir le plateau de jeu de ma vie pour jouer selon mes règles. Plus question de me cacher. Plus question d’avoir peur que les autres réalisent ma véritable nature. Je me dressais comme le capitaine de mon propre navire bien décidé à affirmer haut et fort l’homme que j’étais. Et voilà qu’une tempête s’abattait sur mon petit navire. Je n’avais pas prévu le cas d’Olivia qui se ramène dans ma vie pour me balancer à la tronche un autre erreur que j’avais faite. Sans savoir que je n’en avais pas besoin. Je voulais simplement être libéré de cette lourdeur triste qui m’habitait. Je rêvais silencieusement d’une vallée ensoleillée ou d’une plage en Corse pour m’alléger.

Peut-être était-ce bien simplement parce que je ne voulais pas que ma petite vie soit d’autant plus bousculée qu’il avait l’air d’avoir un certain passé. Des yeux tristes qui contenait une fatigue latente… Comment diable aurais-je pu faire un enfant aux yeux bleus ? Elle devait s’être trompé. Après tout, je n’étais sans doute pas le seul client qu’elle avait eu à cette époque. Pourtant, il y avait quelque chose dans cette tristesse qui me ressemblait quelque mois plutôt, qui me ressemblait présentement quand les caméra ne tournaient pas – moi d’habitude si pétillant avait perdu une bonne partie de ma lumière au profit de ce vague à l’âme qui m’avait envahi.

Je ne savais pas comment l’aborder. Ma piètre tentative ne pourrait me valoir que le statut de pénalité dans ce jeu de la première impression positive. Jack, c’était son nom si j’en croyais sa mère, n’avait qu’à peine détourner les yeux de son verre. J’avais reculé après m’être si lamentablement planté dans cette première approche de mon fils (potentiel). J’étais prêt à prendre mes jambes à mon cou tellement cette situation m’était déplaisante, tellement je n’avais pas l’impression qu’elle puisse amené quoi que ce soit de positif. Ça me servait à quoi de me ramener dans sa vie après une bonne trentaine d’année en jouant carte sur table.

Néanmoins, je me laissais glisser sur la tabouret à côté de lui en fixant l’avant à mon tour avec ma coupe devant moi encore intouchée. « J’avoue que quand le vin est tiré, il faut le boire. » commençais-je par dire avec un sourire timide. Oh ! Vraiment ? Comme si le fit d’interpréter littéralement cette expression allait rendre plus facile les questions que j’avais à poser. « Même si j’avoue que ce ne sera jamais vraiment un supplice pour moi de boire un verre de Brunello di Montalcino. » J’aimais un peu trop le bon vin, et en particulier celui d’ici. Je pris une longue gorgée de vin avant de reprendre la parole. « Je reste quand même fondamentalement convaincu que parfois prendre des détours sont plus essentiels pour que le message soit communiquer sans heurter les autres. » La longue gorgée du vin par la suite me permis de réfléchir quelques secondes. De mettre de l’ordre dans mes idées en savourant les touches de cerises, de poivron rouge et de vanille qui se développaient dans la saveur du vin que j’avais choisi. J’aurais peut-être du prendre un truc plus fort que ça pour être en mesure de voir ma langue se délier aisément. « Vous êtes bien Jack Delaney ? » demandais-je sans oser le regarder pour avoir un quelconque signe de confirmation. Je le savais déjà… J’avais eu des photos du détective privé que j’avais embauché. « Je suis Constello Alma. Selon votre mère, je suis votre père biologique. » admis-je sans détour mais sans nécessairement prendre la charge de vérité. C’était les dires d’Olivia contre les miens. Je vidais le fond de ma coupe et en commanda de suite un second.



   
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Sujet: Re: If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Dim 19 Mai 2019 - 14:21 )
L’homme au verre de vin rouge s'installa à nouveau près de lui. Jack n’avait pas besoin de compagnon de boisson : il était très bien tout seul. Pourtant, et d’une façon très égoïste, il se sentait moins con à ne pas être seul avec cette gueule de déterrer. Autant être misérable à plusieurs, cela était moins pathétique. Probablement. Il ne savait pas et évitait de penser trop à cela. Il leva sa pinte à la phrase de l’inconnu et porta son verre à ses lèvres pour en boire une gorgée, puis deux. Quand l’homme partit dans des explications sur les vins, Jack tourna sa tête pour le regarder.

“Vous êtes un connaisseur ?” Lui ne l’était pas, il connaissait des bases, il savait quoi servir avec ce qu’il cuisinait, mais il ne pourrait pas débattre sur le sujet sans manquer de vocabulaire et passer pour un idiot.

Jack hocha négativement la tête en entendant son opinion sur comment poser une question. Il reprit d’ailleurs une gorgée de bière pour se retenir d’être désagréable.

“Noyer le poisson ne fait que monter le suspense, augmenter la tension : c’est la dernière chose à souhaiter quand on a un truc à dire.” Quand il avait quitté sa femme, il lui avait annoncé de but en blanc. De toute façon, elle était à l’époque bien trop sous l’influence de la meth pour se rendre compte de quoique ce soit.

Quand l’homme prononça son prénom en entier, Jack se redressa immédiatement et sentit son coeur s’emballer. Il prit une longue inspiration, ne répondit pas tout de suite. Il savait que certaines personnes à Chicago avaient regretté son départ et il s’attendait toujours à les voir débarquer ici pour venir le chercher.

“Ca dépend pourquoi.” Se contenta-t-il finalement de répondre. C’est alors que le couperet tomba. Il arqua un sourcil, sceptique. Le silence s’installa à nouveau avant de rire. Le déni était la première phase de l'acceptation : “Putain pendant quelques minutes j’ai faillis vous croire.” Il se racla la gorge et la rinça avec une lampée de bière. “Elle veut du pognon c’est ça ? Je ne lui dois rien. Dites-lui d’aller se faire cuire un oeuf chez le Pape et qu’elle continue de rester loin de moi. Je n’ai jamais eu besoin d’elle pour quoique ce soit, elle s’est assurée de ça.” Cracha-t-il. La haine qu’il ressentait pour elle était viscérale. Elle était la personne qu’il détestait le plus.

Et puis, il repassa ses paroles dans sa tête et réalisa amèrement que l’homme à ses côtés pouvait être son père. Ce nom, il l’avait lu dans les rapports du détective, mais Jack n’avait jamais souhaité l’approcher. Il préférait gagner une soeur que de poser des questions à un père qui était partit, qu’il l’avait laissé avec une femme indigne d’avoir un enfant.

“La seule fois où cette catin à raison, il faut que ça soit vous concernant.” Il serra les dents, fit tourner le liquide dans son verre. Il ne pouvait pas laisser l’amertume couper court à la conversation : “Ouais… Selon mes recherches : mon père s’appelle Constello Alma et il a une vie parfaite avec sa femme et sa fille.” Sa gorge se serra, il eut du mal à déglutir. “Félicitations, vous avez un fils.” D’un geste las, il trinqua avec Constello et termina cul-sec sa bière. Il fit signe au barman de lui remettre la petite soeur avant de soupirer longuement.


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Sujet: Re: If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Dim 19 Mai 2019 - 16:23 )
Parfois, malgré toutes nos bonnes intentions, il nous est parfois entièrement impossible de rendre aisé une discussion qui se doit d’avoir lieu. Les règles du jeu semblent drôlement jouer contre nous. J’avais beau chercher comment aborder la situation, rien ne me semblait particulièrement aisé dans cette situation. Même penché sur un verre de vin d’un bon cépage, rien ne me semblait aisé. J’avais presque l’impression d’être dans un mauvais film. Il ne manquait plus que le réalisateur hurlant « Moteur, caméra, action » comme quand j’avais commencé ma carrière.

Je répliquais doucement sur mes connaissances en matière de vin avec un petit sourire qui faisait ressortir mes fossettes. « Assez pour savoir reconnaître les vins que j’ai dans mon propre cellier chez moi. » J’en avais reçu bien trop des bonnes bouteilles. Je les avais accumulées. Mais je ne buvais pas tant dans mes bons jours.

Néanmoins, il répliqua avec un truc qui me fit sourire. « Noyer le poisson ne fait que monter le suspense, augmenter la tension : c’est la dernière chose à souhaiter quand on a un truc à dire. » J’étais plutôt du genre qui attendait d’avoir atteint mon point de rupture pour parler – le bonne raison pour laquelle j’avais voulu à deux reprise en finir avec ma vie. Je l’avais frôlé à force d’agir en vagabond de lit en lit, à force d’éblouissement que je pouvais tenir. Je préférais le lent développement d’une histoire au rythme effréné d’un aveu fait avec la force d’un buffle.

Pourtant, après mon aveu, brut et honnête, il y eut une pause longue et cruelle avant qu’il n’éclate de rire. Je restais sérieux et stoïque devant son fou rire. Il avait failli me croire mais pourtant, je n’étais pas un clown dans le milieu d’un mini-golf. Sérieux, je l’étais même si je n’étais pas prêt à absorber le flot de haine viscérale qu’il semblait ressentir pour sa mère. Il était presque drôle pour moi de penser qu’elle voulait de son argent. Ce n’était pas lui qu’elle avait contacté mais bien moi. J’eus un sourire triste : « Ce n’est pas de votre argent qu’elle veut. Mais le mien. Sans quoi, elle ébruitera l’affaire dans  tous les journaux à potins qui voudrons bien de cette histoire… et il y en aura nécessairement. » dis-je sérieux.

Je n’étais pas idiot comme je l’avais été à vingt ans. À moins d’avoir un verre de trop dans le nez, j’avais conscience que les paparazzis existaient et qu’il valait mieux si je voulais continuer dans ce métier que j’aimais avec une passion sans borne d’éviter de faire des scandales – surtout rendu à mon âge. Pourtant, lorsqu’il me confirma ce que je ne voulais pas savoir, le « Merde. » glissa de mes lèvres. L’amertume que Jack ressentait se devait d’être similaire à celle que je ressentais également. Le voilà qu’il prenait presque plaisir à s’imaginer que ma vie était parfaite. Il y avait longtemps que j’avais cessé de m’imaginer qu’elle était parfaite. J’avais certes un femme présente à mes côtés selon les médias – même s’il y avait bien dix ans qu’elle n’assistait plus à mes tapis rouges alimentant les rumeurs qui couraient – même si je m’acharnait à ne jamais parlé de ma vie privée dans les entrevues. C’était peut-être pour cette raison qu’il n’avait pas fait le lien entre l’acteur connu et le nom. « J’ai une vie… mais de là à affirmer qu’elle soit parfaite, je suis assez loin d’en être convaincu. Je ne serais pas en instance de divorce si elle l’était… et je ne serais pas nécessairement pris dans une situation aussi potentiellement explosive. »  J’étais assis sur une poudrière qui menaçait d’éclater d’un instant à l’autre. Et que je le veuille ou pas, mon placard commençait à contenir bien trop de squelettes… Il faudrait que j’en parle à mon agent avant que tout cela ne sorte. Pour qu’il puisse préparer le plan d’attaque. « Je… Je m’excuse sincèrement. Si votre mère m’avait prévenu… J’aurais fait mon possible pour être au minimum présent. » Aurais-je joué la carte de l’honnêteté auprès de Lucia ? Qu’aurait été ma vie si j’avais su à 22 ans que j’étais père deux fois au moment même ou j’avais commencé à m’admettre mon homosexualité ? Je soupirais longuement avant de commander un troisième verre de vin.



   
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Dernière édition par Constello Alma le Sam 25 Mai 2019 - 4:29, édité 1 fois
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Sujet: Re: If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Mer 22 Mai 2019 - 20:03 )
Le vin n’était pas son sujet de prédilection. Il était plus un homme à bière, mais savait reconnaître le cas échéant quelques grands noms. Ou tout du moins essayer même s’il ratait le coche bien souvent. Jack aurait probablement dû se la fermer, se lever et partir ou bien ne pas demander la monnaie de sa pièce. Cependant, il était bien trop con pour ça ou peut-être qu’il aimait juste souffrir. C’était possible aussi. Il n’en serait pas étonné. Finalement, il préférait en rire qu’en pleurer. Cela était une occasion de déverser son poison sur une mère qu’il détestait jusqu’au plus profond de ses tripes. Elle serait capable de lui faire commettre un matricide. Il serait capable de tuer cette personne qui l’a abandonné.

“Qu’elle le fasse. Je n’aurais qu’à apporter les preuves du traitement qu’elle m’a fait subir. Y’en a pleins. J’ai le dossier chez moi. Et si jamais ce n'est pas suffisant : je lui rendrais le retour de son investissement.” L’alcool le rendait mauvais.

Et puis, après la phase de déni, il avait la phase d’acceptation et Jack ne pouvait pas faire autrement que d’accepter le terrible fait. L’homme à ses côtés était son père. Il parlait de sa vie. Aussi triste que la sienne. Le docteur savait reconnaître quand une personne n’allait pas bien. C’était son métier après tout, même s’il soignait les maux physiques et non-psychologiques.

“Pourquoi vous vous excusez ? Vous ne saviez pas, ce n’est pas comme si vous m’aviez volontairement oublié. Pas comme elle. Ce n’est pas ma mère. Ma génitrice, l’ovule qui m’a fait, mais elle n’a pas le droit à ce titre.” Il avala une bonne partie de sa nouvelle pinte pour chasser les larmes qui commençaient à monter. “Avoir passé 11 ans dans un orphelinat, ça forme la jeunesse.” Il fit passer sa langue sur sa lèvre pour enlever la mousse de sa moustache. “Vous attendez quelque chose de particulier avec moi ?” Demanda-t-il finalement en tournant sa tête pour le regarder.


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Sujet: Re: If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Sam 25 Mai 2019 - 4:57 )
Il y a toujours deux côtés à une histoire, deux manières de voir une situation potentiellement explosive. Je n’avais pas d’image de ce qu’Olivia aurait pu être comme mère. Tout ce que je pouvais voir, c’était la haine qui se dégageait du jeune homme qui se trouvait en face de moi. Il n’avait pas besoin de me faire un dessin pour comprendre : elle avait été terrible et j’avais été absent bien malgré moi. Mais il ne semblait pas m’avoir associé à cet acteur exubérant et joyeux. Après tout, je ne savais pratiquement rien sur lui… C’était peut-être de me mettre les pieds dans les plats que de vouloir assumer, payer la note de mes erreurs passées. Et malgré mon statut public, je ne voulais pas rendre la situation complètement comme la mienne. Je revoyais la tête de mon agent quand je lui avais balancé dans la même conversation mon homosexualité, mon fils caché et mon divorce. Le soupir poussé avait été assez éloquent. J’allais définitivement lui payer des vacances dans le Sud si jamais elle me conserverait un semblant de carrière professionnelle si l’ensemble de ces secrets devaient venir à jour. Et un bonus encore plus conséquent que le dix pourcent qu’il prenait déjà sur mon salaire s’il réussissait à me tenir loin des paparazzis à la caméra mitrailleuse.

Bien que je comprenne sa colère, il ne semblait pas réaliser qu’un tel passage dans les journaux auraient un effet dévastateur sur ma carrière : « Je peux comprendre qu’elle vous ait fait mal. Mais je ne peux me permettre que tout le dossier ne soit éventé… Je voulais… » Je ne savais même pas ce que je voulais en mettant les pieds ici pour le rencontrer. Je voulais m’assurer qu’avant de payer, il y ait vraiment un être humain qui soit de l’autre côté de ce chantage sans vergogne qui arrivait à mes yeux beaucoup trop tard dans ma vie. « Confirmer votre existence en un sens. » Elle aurait mieux fait de me prévenir quand Jack était petit, du temps où j’étais sur la série Dolce Vita avec le salaire conséquent qui était engendré. Elle aurait naturellement eu droit à une pension qui lui aurait permis de soutenir la croissance de son fils.

Le propos et les larmes que je voyais dans son regard m’arrachèrent par empathie des larmes immobiles. « Parce que si j’avais su, j’aurais sincèrement fait autrement pour que votre histoire ne soit pas aussi triste qu’onze années dans un orphelinat, que de la négligence dont elle a pu faire preuve. » admis-je doucement. Je passais lentement une main sur mes temples en soutenant son regard. « Non… Je n’attends strictement rien de votre part. Je ne pense pas que ce serait distingué de ma part à titre d’abonnés aux absents depuis si je ne me trompe pas… trente-cinq ans… de vous imposer quelconques attentes. À moins que je puisse vous proposer d’apprendre à vous connaître… comme un ami en un certain sens. »



   
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Sujet: Re: If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Mer 5 Juin 2019 - 18:57 )
Jack n’avait pas vraiment envie de parler avec quiconque. Il ne sait absolument pas quel mouche l’a piqué en interpellant cet homme sur le point de partir. Peut-être qu’il ne voulait pas être seul. Un paradoxe en soit. Il n’avait juste pas envie d’être seul et à défaut d’emmerder ses amis : il préférait embêter un inconnu. Ce n’est pas comme s’il avait de la fierté. Il vendrait père et mère pour retrouver son enfant. Enfin… S’il retrouvait son père un jour. Jack avait toujours imaginé cet homme comme le père parfait avec ses autres enfants. Il n’avait pas le QI d’Einstein mais dès son plus jeune âge il avait compris qu’il n’était pas désiré. En comprenant que l’homme à côté de lui était bien Constello et pas un autre, la rage accumulée depuis des mois tomba sur le pauvre bougre qui n’avait probablement rien demander. Certainement pas celui d’être père d’un enfant illégitime. Son esprit plus clair, il confirma les paroles du client. Pourquoi le nier ?

“Rassurez-vous. Je ne suis pas le genre à faire parler de moi.” Il renifla, pour garder une contenance. “J’ai compris depuis longtemps que je n’étais pas… Qu’un grain de poussière.” Jack s’était permis de placer quelques mots avant de boire plusieurs gorgées. Soûlée son âme pour ne plus souffrir. Comme si l’alcool résolvait tous les problèmes. Seul un idiot croyait encore ce mensonge. ”Je ne vous causerais pas de problèmes.”

Posant finalement son regard sur lui, son regard embrumé était une fenêtre ouverte sur les douleurs de son passé. Des moments qui l’ont marqué enfant, même s’il était jeune. Prenant le taureau par les cornes, il joua cartes sur table et demanda ce qu’il attendait de lui, maintenant qu’il savait. La suite le surprit, le fit sourire timidement.

“On est trop vieux hein pour jouer à la balle ou bien pour jouer au parc hein ?” Une petite boutade, un premier pas vers cette probabilité d’avoir dans sa vie une figure paternelle. “J’aimerais ça. Qu’on devienne ami.” Il se redressa et tendit sa main : “Il serait mentir que je n’ai jamais rêvé de vous rencontrer un jour. Je crois que j’ai quelque part des dessins de vous enfin… Comment je vous imaginais.” Il réalisa alors qu’il était stupide de se vouvoyer, alors, il se racla la gorge pour renflouer les sanglots qui menaçaient de montrer le bout de leur nez pour demander : “On peut se tutoyer ?” Jack avait bien été élevé par sa famille adoptive.


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Sujet: Re: If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Sam 8 Juin 2019 - 5:18 )
Je ne voulais pas nécessairement avoir l’air froid en insistant sur ma carrière, sur les impacts qu’une telle réalité pourrait nécessairement avoir sur ma carrière professionnelle. Je voulais peut-être simplement me préparer mentalement à l’ensemble de la tempête qui allait s’abattre sur moi si jamais toutes ces histoires en venaient à sortir au grand jours. C’était peut-être un peu égoïste de ma part. Non soyons honnête : c’était complètement égoïste de ma part que de croire ne serait-ce qu’une seule seconde qu’un tel geste de ma part n’aurait simplement aucune conséquence quoi qu’il en soit. Sauf que je ne pouvais ni changer mon orientation sexuelle (je n’en avais pas la volonté quoi qu’il en soit) ni changer le fait que dans mon jeune temps pour me persuader que le problème sexuelle ne venait pas de moi mais de ma femme j’avais payé pour du sexe. Il y avait une preuve bien vivante sous la forme d’un jeune homme aux yeux doux dont se dégageait une certaine tristesse que je ne savais pas nécessairement comment aborder.

Avais-je cédé à mes deux enfants mon nuage ? Et même si je savais que le mien étaient probablement davantage causé par cette volonté que j’avais de dissimuler ma vraie nature, cela ne m’empêchait pas de m’interroger à savoir pourquoi se détruisait-il ainsi. Mais la confiance, je le savais était quelque chose qui se gagnait et je n’avais pas l’intention de la brusquer pour sa part. Surtout que son regard triste me disait de ne pas pousser ma chance trop loin. Il avait déjà vécu un abandon de ma part et visiblement sa mère avait été aussi bonne pour s’occuper de lui que pour s’occuper de me prévenir de son arrivée dans le monde alors, j’allais le respecter.

Ça n’empêche pas qu’il m’arracha un petit éclat de rire en me demandant si on était trop vieux pour aller jouer à la balle ou au parc. « J’en ai malheureusement bien peur. » et ça n’aurait sans doute pas été le genre d’activité que j’aurais aimé faire, même si c’était pour mon enfant. Je courais et je m’entrainais assez pour garder la forme nécessaire à certains de mes rôles qui pouvaient encore être physique. D’ailleurs, je participerais à une comédie musicale dans les prochains mois et je ne pouvais m’empêcher de trépigner d’impatience à cette idée. Je fut quand même rassurer lorsqu’il accepta mon offre de me proposer comme un ami potentiel. « Je serais pratiquement intrigué par les dessins… et j’espère ne pas être trop près d’une déception pour vous. » déclarais-je en lui serrant la main.

J’acquiesça à sa demande de se tutoyer. « Avec plaisir, Jack. Est-ce que je peux savoir ce que tu fais dans la vie ? » demandais-je avec un petit sourire. Que je le veuille ou pas, le jeune homme m’intriguait.



   
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Sujet: Re: If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Jeu 13 Juin 2019 - 22:10 )
Qu’il était grisant pour Jack d’avoir enfin ce père qu’il avait imaginé un zillion de fois dans son esprit. Le petit garçon blessé, qui était encore dans un coin de son cerveau, était exalté. Pourtant, son côté adulte muselait cette petite voix qui aurait put le faire taire. Au lieu de cela, il exprima sa colère. Des sentiments accumulés au fil des années sans avoir une personne sur qui les déversés. Constello n’avait probablement rien demander et il avait l’air sincère. Jack pouvait être un point noir sur sa carrière, il s’en doutait. Ce n’est pas comme s’il avait demandé à venir au monde. Cela avait fait une belle jambe à sa mère et aujourd’hui il était un encombrement pour celui qui avait engrossé cette dernière. Il avait réussi à se faire une vie, avait tenté tout du moins et aujourd’hui se battait constamment pour garder la tête de l’eau. Il y avait des jours plus difficiles que d’autres. Constello n’avait pas choisi le bon moment pour débarquer dans sa vie. Ou bien au contraire, peut-être était-ce le parfait moment. Peut-être qu’il pourrait alléger ce poids qui devenait chaque jours un peu plus lourd à porter. Celui du manque filial.
En attendant de trouver une réponse à ces questions, il fallait définir ce qu’allait être leur relation. Jack ne pouvait pas laisser glisser cette chance à travers ses doigts. Trop de fois il avait laissé des occasions lui échapper. Constello ne ferait pas partie de ce quota. Que pouvaient-ils faire ? Le père tant attendu était en retard de quelques années et comme il l’affirmait si bien : ils étaient trop vieux pour jouer à la balle dans le parc. Cela pouvait sembler idiot, commun peut-être aux enfants qui manquent d’affection parentale : mais Jack avait toujours eu envie de partager ce genre de jeux avec un adulte. Ce qu’il a eu plus tard, mais à un âge plus avancé.

“Au moins… À l’âge où vous m’avez trouvé : on peut boire sans que j’aie à présenter ma carte d’identité ou à mentir sur mon âge hein ?”
L’alcool déridait son visage, il faut dire qu’il avait dans le sang un bon litre de bière maintenant.

Quand il parla de la manière dont il s’était représenté l’homme à ses côtés, Jack se redressa et se recula légèrement pour le détailler un peu plus. Après tout, il avait demandé s’il était proche de la représentation qu’il s’était faite de lui.

“J’avais imaginé un visage plus rond, moins émacié peut-être… Et des cheveux plus longs.” Puisqu’il fallait être honnête : “Au moins, je sais d’où vient ma nature capillaire.” Même si ses boucles venaient de sa maman. “Je vous montrerais le dessin, vous pourrez jouer au jeu des sept différences.” Même s’il y en avait probablement plus.

Jack lâcha sa main pour s'installer correctement et reprendre sa bière. Il en prit en gorgée tout en écoutant sa question. Il reposa sa pinte et enleva la mousse de sa barbe :

“Je suis médecin légiste, mais avant ça... J’étais un excellent médecin urgentiste… Avant de perdre ma fille.”
Il plongea son regard dans le contenu de son verre : “Depuis que je suis gamin… J’ai toujours eut envie d’être utile à la société et non être un poids mort. Je voulais juste être quelqu’un qui vient du système, mais qui à quand même réussis. Être une sorte d’espoir pour tous ces gosses qui sont encore là-bas.” A l’orphelinat, sa seule maison pendant des années.


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Sujet: Re: If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le )
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