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- [terminé] If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
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Sujet: Re: [terminé] If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Mer 19 Juin 2019 - 0:58 )
Je n’avais jamais vraiment eu l’intention de me faire blessant pour Jack en insistant sur ma carrière et sur le fait que sa mère pouvait réellement ruiner ce que j’avais mis des années à bâtir, pas plus que je n’avais eu l’intention de le blesser en insistant sur le fait que nous étions probablement un peu trop vieux tous les deux pour jouer à la balle dans un parc. Il y avait peut-être un certain manque de sensibilité de ma part en lui disant de la sorte que ce n’était pas possible. C’était surtout que ce n’était pas le genre d’activité que je me plaisais à faire avec une autre personne. Que je le veuille ou que je ne le veuille pas, je n’avais jamais été du genre manuel. J’avais toujours eu ce côté féminin plus développé. Ce même côté féminin et expressif qui m’avait amené à faire un métier entier basé sur le jeu, les apparences. Je ne voulais pas décevoir mais s’il s’attendait à un modèle d’homme fort et viril ce n’était pas nécessairement ce que j’allais lui offrir comme modèle de père. J’étais bon pour jouer la comédie mais j’étais avec les années devenu passablement mauvais pour prétendre au rôle de mâle alpha – c’était plus ce que je recherchais chez mes amants que chez moi.

Il avait toutefois raison, nous avions la chance de nous rencontrer autour d’un verre – ce qui semblait le faire osciller entre vin triste et vin heureux. Avec un air moqueur qui creusait mes fossettes, je rigolais. « Es-tu certain ? Je pourrais demandé à voir ta carte d’identité ! » rajoutais-je simplement pour le taquiner avec un air enfantin. Il n’avait pas l’air d’être à la limite de l’âge légale pour boire mais je me trouvais drôle d’avoir répliquer de cette manière quand même… et tant pis si ça m’inscrivait automatiquement dans la catégorie humour-bas-de-gamme-réservé-au-père-qui-n’aurait-jamais-du-se-reproduire. J’assumais parfaitement le fait d’y correspondre à la perfection en ce moment précis.

La description qu’il fit de comment il m’avait imaginé au courant de toutes ses années. « Au moment où je… » je ne voulais pas nécessairement parler de sa conception, c’était davantage un accident au niveau de la description si ça n’en tenait qu’à moi. Je repris alors la pensée autrement. « Quand tu étais petit, je les avais plus long. Un peu en dessous de l’épaule et mon contrat de télévision m’empêchait de les couper sans un accord prérequis par contre je n’ai jamais été particulièrement rond… Mais je serais intrigué de le voir en effet. » déclarais-je avec un sourire bienveillant sur mon visage.

Il y avait beaucoup de choses à rattraper dans ce temps qui avait passé. Mais j’étais intrigué par le métier qu’il falsait et la vie qu’il avait eu. J’avais déjà commencé à comprendre qu’il ne l’avait pas eu facile. Avec une mère aux mœurs légères qui l’avait abandonné et moi qui n’avais pas été présent davantage parce que je ne le savais pas. Médecin qu’il était. Et même si je n’avais en rien contribué à faire l’homme qu’il était, j’avais quand même un peu de fierté à le voir avoir un travail si prestigieux… sauf que je ne pus m’empêcher de ressentir un certain serrement au cœur lorsqu’il rajouta qu’avant d’être légiste, il avait été urgentiste… avant de perdre sa fille. J’avais donc eu une petite fille, mais je n’avais pas eu la chance de la connaître et j’hésitais à poser les questions pour savoir ce qui s’était produit. La confiance se gagne et je n’allais certainement pas le brusquer en l’attaquant sur cette question. Je souris avec compassion : « Il s’agit d’un métier qui a le mérite d’être utile à la société et qui est nécessairement la cause de grande fierté. Je suis certain que tu es un excellent exemple pour ceux qui t’entourent. ».



   
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Jack Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [terminé] If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Jeu 27 Juin 2019 - 22:46 )
De tous les soirs, il avait fallu que son père revienne dans sa vie alors qu’il était au plus bas. Elle était belle l’image du fiston qui avait pourtant une carrière à rendre fière n’importe quel parent. Il avait été le genre de personnes qu’on admire, avec qui on souhaitait passer des soirées entières à parler et à refaire le monde. Pourtant, depuis quatre ans, il était tombée dans le piège de la dépression et la main griffue du désespoir le tenait près d’elle. Prisonnier de sa douleur, il était parfois aveugle à ce qu’il l’entourait. Cela aurait pu être le cas ce soir, en réalité, il n’escomptait pas parler à quiconque sinon il aurait appelé Loris, Luna ou bien Leia. Malgré tout, il était sorti de sa torpeur pour ce père qu’il avait tant attendu. Constello qui s’appelait. Jack n’avait jamais souhaité en apprendre plus, par peur d’être déçu . Peut-être. Il ne savait pas trop. En réalité, il ne voulait pas en savoir pour ne pas souffrir encore plus de ne pas avoir de père. Mister Delaney avait été une figure paternelle, puis son mentor avait pris la casquette : pourtant ces deux hommes n’ont jamais réussi à rentrer dans les bottes de l’homme qu’il avait attendu toute sa vie. Après la rancoeur et l’amertume, il y avait l’espoir. Une faible lueur, assez pour qu’il puisse s’accrocher à elle. Et s’ils avaient encore le temps . Et s’il n’était pas trop tard pour eux . La seule façon de le savoir était encore d’essayer et d’aviser en chemin du bien-fondé du retour de l’un dans la vie de l’autre. Seul le temps le dira.

“Si tu ne veux pas t’étouffer en buvant ton verre, tu ne me demanderas pas de te montrer mon permis de conduire ou mon passeport. Crois-mois.” Il faisait partie de cette majorité qui n’aimait pas montrer ses papiers. “On dirait que je sors de prison.” Il étouffa un rire avant de reprendre une gorgée de houblon.

Il était si étrange d’avoir un homme imaginé toute sa vie à ses côtés. C’était comme si cela était une mauvaise farce du destin, du hasard. Il allait probablement se réveiller affaler sur le zinc avec la gueule de bois. Cela ne serait pas la première fois qu’il rêvait de rencontrer son père. Cela faisait des années que ce n’était pas arrivé, mais en vue de sa détresse émotionnelle : il ne serait pas étonné. Sans réellement se faire prier, il commença à décrire brièvement l’oeuvre d’art qui avait trôné sur son mur de sa chambre toutes ces années.

“Tu sais que maintenant je vais vouloir voir cette photo hein. Ça donnera l’occasion de se revoir…” Si jamais la conversation continuait d’aussi bon train. Jack n’était pas le genre de personnes à s’enflammer pour un rien. Il préférait aviser de la situation une fois qu’il a toutes les cartes en mains.

Le travail de sa vie, pour ne pas dire sa passion, c’est la médecine, mais le monde des vivants semblants bien fade depuis la disparition de Mia : ce sont maintenant les morts qui profitent de ses compétences dans le domaine. Sa mère n’avait d’ailleurs pas aimé ce changement de carrière avant de finalement abdiquer et de ne pas en vouloir plus que de raison à son fils adoptif : lui qui a beaucoup souffert ces dernières années.

“Peut-être… Faut bien que quelqu’un s’occupe des morts et leur donne un peu de justice. Beaucoup ne l’ont pas connu dans leur vie alors… C’est la moindre des choses.” Il prit plusieurs gorgées : “Je suis descendu dans les chambres froides pour ne pas avoir à faire aux autres. Inexorablement, la nature humaine est trop curieuse pour laisser les gens dans leur chagrin et leur peine. Pires encore, la plupart se permettent de juger et me conseil d’abandonner l’espoir de la retrouver. Comme s’ils savaient quelques choses. Ces abrutis…” Non. Il avait l’impression que personne pouvait comprendre sa peine. Sauf Rowtag, qui était une épaule solide ou tout du moins une personne qui savait ce que vivait Jack. “De toi a moi ?” Il lui fit signe de s’approcher, montrant l'exemple en se penchant légèrement : “L’adrénaline des urgences, réfléchir et trouver des solutions me manque. Mais chut hein ?”

Il posa son doigt sur ses lèvres avant de se rasseoir correctement. Il prit une longue inspiration, avant de se tourner pour faire face à Constello. Croisant ses jambes, son coude sur le zinc et sa tempe poser contre son poing : il le regardait. Jack avait décidé de chasser le nuage qui s’approchait dangereusement. La dernière chose qu’il souhaitait était de fondre en larmes devant son père. Il avait passé l’âge de pleurer.

“Et toi alors, tu travailles sur quelque chose en particulier . Parle- moi un peu de ta carrière.”


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Sujet: Re: [terminé] If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Mar 2 Juil 2019 - 20:34 )
Ayant été un père (accidentellement) absent, je savais que j’avais sans doute des grandes bottes à chausser pour être à la hauteur de ce que le jeune homme avait imaginé de moi, ce père idéal qui n’avait probablement fait que rester un fantasme que je ne serais probablement jamais en effet de combler. Je savais qu’en me présentant à lui après près de trente-cinq ans d’attente pour éteindre un incendie qui n’avait probablement jamais eu de raison d’être, j’embarquais dans un jeu particulier. Tisser un lien avec un adulte, ce n’était pas la même chose que de le faire avec un enfant.

C’était mon instinct qui me guidait dans l’établissement de ce lien. Un petit pas à la fois. Une douche d’humour. Une touche de gentillesse. Une curiosité qui nous amenait peut-être vers une trappe sans que l’on ne puisse la voir se dessiner clairement devant nous. J’espérais sincèrement ne pas faire de faux pas qui nous entrainerait vers un geyser d’émotions négatives qui ferait sans l’ombre d’un doute plus de dommage dans cette relation amicale naissante qui était pourtant uni par des liens plus puissants.

Au détour de la discussion, je me retrouvai moqueur à lui demander sa carte d’identité pour m’assurer qu’il avait l’âge légal pour boire. Vidant ma coupe et en recommandant une autre (ma dernière promis, j’éclatais d’un petit rire en entendant sa prison : « Et voilà que tu viens de piquer un peu plus ma curiosité. Et si ça peut te rassurer, j’ai également l’air d’un dangereux criminel lorsque l’on m’oblige à regarder un objectif sans sourire. » rajoutais-je doucement. Je crois que c’était peut-être même le cas de la plupart des gens sur leur photo d’identité. Je n’avais jamais vraiment vu une seule personne qui avait un air chaleureux sur ce genre de pièce.

Il parait que le lien social se définit par une molécule particulière qui peut être sécrétée dans le cerveau qui favorise son existence. Personnellement, j’ai peut-être une vision plus artistique mais je croyais honnêtement que cette discussion était la plus efficace pour que l’on puisse établir quelque chose qui se tienne sur le long terme. L’idée qu’il m’avait dessiné un peu plus rond, des cheveux plus longs. Au fil des années, j’avais testé et expérimenté avec mes capacités capillaires : de balayage avec des mèches blondes à des cheveux de ma couleur naturelle coupé cour, j’avais testé presque autant que ce que j’avais testé pour des activités sportives : des cours d’aérobie jusqu’à m’arrêter au yoga que j’aimais encore aujourd’hui avec une certaine passion. Je rigolais lorsqu’il demanda de voir la photo de moi avec les cheveux longs, je réalisais qu’il n’avait probablement pas grandi avec la série que j’avais participé et qu’il n’avait pas nécessairement prévu. « Ça pourrait en effet être une excellente raison de se revoir puisque le dessin sera également à comparer avec celui que j’étais à vingt-trois, vingt-quatre ans. »

J’étais devenu père peut-être un peu trop jeune pour réellement prendre conscience des sacrifices que cela demandait que de me diriger dans une telle expérience. Je l’écoutais doucement pour comprendre que ce qui l’avait mené à s’occuper des morts plutôt que des vivants. Je ne pouvais simplement pas m’imaginer la douleur que pouvait représenter la perte d’un enfant : Quand Adelina avait fait sa tentative de suicide, j’avais eu tellement peur parce que ma fille était ma raison de vivre. Un monde sans elle ce n’était pas aussi beau ni aussi intéressant que ce que nous aurions pu penser. Ce que je comprenais de ces mots, c’était qu’il l’avait perdu depuis déjà un certain temps et qu’il n’avait pas arrêter de la chercher. Mais je n’osais simplement pas poser des questions directes sans l’ombre d’un détour. Je me contentais de l’observer doucement avec un sourire compatissant. « Pas un mot, promis. Mais c’est quand même une très noble décision de s’occuper de redonner de la justice à ceux qui n’en ont pas eu dans la vie. » dis-je doucement avec un petit sourire en posant sa main contre son bras avec un petit sourire « Je suis sincèrement désolé que tu aies eu à faire face à la disparition de ta fille et que les gens aient tenté de te faire perdre ton espoir. » déclarais-je doucement. Je ne savais pas les conditions dans lesquels il l’avait perdu, et j’attendrais qu’il veuille bien me dire s’il était prêt. Surtout que je la sentais cette fragilité, ses larmes qui étaient doucement retenue à l’intérieur alors j’allais respecter sa bulle – mais je ne lui reprocherais pas de pleurer.

Je savais que mon métier nous amènerait vers une piste drastiquement plus légère. Sa question sur ma carrière était si vaste que je ne savais pas nécessairement comment l’aborder après quelque chose d’aussi lourd que ce qui venait d’être abordé. « Mon métier ne fait que d’amener du divertissement aux autres. C’est bien moins noble que d’être médecin. » commençais-je avec un petit sourire heureux. « J’ai fait de la télévision pendant près de dix ans, mais je suis au cinéma et au théâtre depuis quelques années. Je travaille actuellement sur un film sur l’homosexualité et l’acceptation de soi. » dis-je en gardant sous silence le double-sens qui était associé à ce film face à ma vie. C’était le véritable signe que j’étais en train de faire. « Je travaille également sur l’écriture de mon premier roman en enseignant le jeu d’acteur au conservatoire ce qui est toujours très flatteur. Je me considère particulièrement chanceux de pouvoir faire ce métier depuis plus trente ans. » rajoutais-je sans savoir si ce que j’avais dit convenait à la question qu’il m’avait posé.



   
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Jack Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [terminé] If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Mer 3 Juil 2019 - 18:18 )
Jack n’était plus un petit garçon. S’il l’a été un jour : sa mère a pris soin de détruire toute innocente possible. Abandonné par elle, il a appris à vivre seul jusqu’à croiser le chemin des Orphelins. Ils étaient sa famille. Ceux pour qu’il crèverait avec plaisir. Pour sûr qu’il ne réfléchit jamais à deux fois pour leur venir en aide ou bien pour les rendre heureux. Avoir son père à quelques centimètres de lui était aussi grisant que douloureux. Mille et une question se bousculaient dans sa tête sans qu’il ne soit capable d’en poser une seule. Est-ce qu’il le pouvait ? Il semblait sincèrement quand il affirmait ne pas savoir son existence. Était-ce une raison pour passer l’éponge ? En temps normal, il ne le ferait probablement pas. Pourtant, aujourd’hui, il était plus bas que terre alors : pourquoi pas. Un peu de compagnie ne lui ferait pas de mal. Qui sait… Constello pourrait même tenter d’alléger son cœur de père meurtris. Il n’avait pas d’espoir, mais il n’avait rien à perdre non plus. Pourquoi ne pas tenter donc. Jack avançait à l’aveuglette, mais au moins il ne se morfondait plus. Cherchant dans sa poche, il sortit son porte-monnaie et sortit son permis de conduire pour montrer à son père sa jeune tête. Sans barbe. Les cheveux en bataille. Il n’avait pas fier allure non. Il recommanda une bière et termina sa consommation avant de pousser le verre vers le patron.

“Même en souriant, je ne suis pas fait pour les photos. Heureusement que je suis une personne lambda.” Il regarda Constello : “Je suis certain que tes photos sont moins pires que les miennes.”

La conversation prenait un ton de plus en plus léger, cela était agréable. Jack arrivait à ne plus penser au poids qui enserrait sa poitrine. Il s’accrochait à l’instant présent et cela passait par renouer avec un père qu’il n’a jamais connu. Hochant la tête, prévoir une nouvelle rencontre enfoncerait le clou : il avait retrouvé son géniteur. Une part de lui, celle qui resterait toujours ce petit garçon abandonné, ne voulait pas encore croire ça. C’était trop beau pour être vrai. Et pourtant, en tant que père qui avait perdu son enfant : Jack se rendait compte qu’il avait besoin de cet homme bien qu’il ne connaissait rien au fond de lui. Il s’en mordrait probablement les doigts plus tard, mais toujours était-il qu’il se décida à donner sa chance à Constello. Le voilà donc à parler de son travail actuel, de la raison qui l’a poussé à descendre dans les chambres froides et abandonné sa brillante carrière de chirurgien urgentiste. Il prit plusieurs gorgées de sa bière. En sentant le geste de l’acteur, son cœur s’arrêta et il reposa son verre pour regarder cette main sur son avant-bras. Sans réellement se contrôler, des larmes embrument son regard et lentement, il posa sa main sur celle de son père. Comment un simple geste pouvait-il autant le perturber ? Comment pouvait-il réagir si rapidement à quelque chose d’aussi banal ? Pourquoi son cœur se serrait un peu plus en réalisant tout le temps qu’ils avaient perdu à ne pas être dans la vie de l’autre ?

“Pourtant… Ton métier donne de l’espoir aux gens et leur permet de s’évader de leur réalité bien souvent trop lourde.” C’était tout aussi honorable. Il aidait à sa façon. Depuis la nuit des temps les humains avaient besoin de divertissement pour ne pas se mordre la queue et s’auto-détruire. Cela était bien connu. “Un film qui manque à une société bien trop conservatrice et fermer d’esprit si tu veux mon avis.” Il ne devait pas sombrer. Pas maintenant. Il leur restait tellement de sujets à aborder. Il leva son verre et trinqua à ça : “Les gens sont stupides, mais j’espère que ce genre de film aidera la société à être meilleure et plus tolérante. Sans quoi, il n’y a pas d’avenir.” Une opinion tranchée que Jack avait toujours porté dans son cœur. Même enfant. Tolérant tout, respectant la vie et surtout le quotidien de chaque individu : il voulait que les femmes aient les mêmes droits que les hommes et les personnes du même sexe puisse vivre, fonder une famille sans avoir des réfractaires ignares à leurs fesses. “Tu as de beaux projets en vu.” Il sourit en coin : “Et bientôt une paire de jumeaux à t’occuper.” Il savait qu’il allait devoir expliquer pourquoi il savait ça. “J’ai déjà rencontré Adelina. Je ne lui ai rien dit sur ma véritable identité, elle ne sait pas qui je suis réellement… Je ne veux pas lui dire avant la fin de sa grossesse.” Jack n’était pas un homme inconsidéré. “Je ne sais même pas si un jour j'aurais le courage de lui dire en toute honnêteté.”


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Sujet: Re: [terminé] If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Mar 9 Juil 2019 - 4:30 )
Cette situation n’avait rien de familière de part et d’autre de la table. Il n’avait visiblement jamais cherché à me retrouver. Je n’avais pris conscience de son existence que très récemment. Par conséquent, nous apprenions lentement à nous connaître sans savoir à partir de quel point partir. Je savais que j’avançais à tâtons dans ce semblant de relation paterno-filiale. Et malgré la stupidité de ma propre réflexion, j’avais l’impression d’être en train de négocier quelque chose de plus important qu’un accord nucléaire entre les États-Unis et l’Iran alors que je ne faisais qu’apprendre à connaître comme un ami. Je pense que même dans certaines des auditions pour des rôles majeurs dans ma carrière je n’avais pas été aussi tendu qu’en ce moment en espérant que mon humour parfois un peu pourri (j’étais sobre relativement) ne le fasse pas prendre ses jambes à son cou pour que je ne le revois plus jamais par la suite : pourtant, il me sortit sa carte d’identité. Prenant mon air le plus sérieux, je l’observais avec la photo : « Je vais te croire que c’est ta vraie, jeune homme. » avant d’observer la photo pour rajouter un : « La mienne n’est pas nécessairement mieux et tout ce qui manque pour être parfait, c’est un petit coup de peigne. ». Honnêtement, je sortis la mienne et lui tendit en prenant une longue gorgée de mon verre de vin. « Je ne me trouve pas nécessairement photogénique non plus si cela peut rassurer. » mèches rebelles, des cernes que l’on devinait, un peu trop de pattes d’oies (si l’on voulait mon humble avis).

Attaché à cet instant présent, je sentis sa main se poser sur la mienne. L’espoir, c’était quelque chose d’important auquel il fallait nécessairement s’attacher quand nous traversions des journées plus sombres. Je croyais, peut-être naïvement, qu’elle était essentielle pour vivre. Nécessaire pour avoir le droit d’exister. Ce doux contact me fit sourire. Ce n’était pas nécessaire que je sache, je ne pourrais même pas m’imaginer la perte d’un enfant.

La discussion dériva sur le film et son commentaire sur notre société me fit retenir un grand soupire de soulagement. J’aurais aimé avoir la force de lui expliquer les véritables raisons qui m’avaient poussé à prendre le rôle quand il m’avait été proposé. C’était impossible que je ne cède pas devant un tel scénario, parce qu’il aurait pratiquement pu être écrit mot pour moi pour moi : il était rare que j’eusse l’impression que j’aurais pu prononcer chacune des lignes d’un script dans ma vie réelle, que je cédais pour un personnage parce qu’il était si près de moi que les limites entre la fiction et la réalité étaient ténus qu’elles disparaissaient même par endroits. « Et j’espère qu’il fera également avancer les mœurs de notre belle société italienne. C’est une des nombreuses raisons qui m’ont poussé à craquer pour ce script. » et j’aurais pu rajouté le réalisateur et Salvatore mais je me tue parce que je ne voulais pas nécessairement me lancer sur une tirade qui me ferait peut-être avouer des choses que je pourrais regretter.

Au détour de la conversation, il en vient à me raconter qu’il avait rencontré Adelina : mes projets et les jumeaux. Cela voulait donc dire qu’il avait eu un minimum de recherche de sa part également. Assez pour qu’il sache que mon mariage avait donné une enfant, aujourd’hui devenue grande qui allait à son tour devenir parent. Je savais que c’était le cercle de la vie mais je ne pouvais m’empêcher de me trouver nerveux à l’idée de devenir grand-père. Probablement parce que je voyais toujours ma fille comme un bébé et non pour la femme qu’elle était devenue. Je n’avais pas intention de soulever ici mes insécurités : est-ce que le divorce et ma sortie du placard allait briser toute possibilité de profiter de mes petits-enfants ? Je me contentais de sourire moqueur et de rajouter : « Mais que du côté positif de cette aventure. Devenir grand-père c’est avoir tout l’amour des petits-enfants mais en pouvait les renvoyer chez leurs parents après les avoir gavés de sucreries. Comment l’as-tu rencontré, si ce n’est pas indiscret ? » C’était toujours ça de gagner comme avantage notable à être le grand-père alors que je n’avais pas l’impression à 57 ans, abonné aux bars, d’être prêt à revêtir cette casquette.

Je décidais toutefois de jouer immédiatement d’honnêteté : il n’était pas certain d’avoir la force de lui dire. J’eus un petit sourire. « Ne t’inquiètes pas. Tu n’auras pas à porter le fardeau de l’aveu à Adelina. » Ce poids était théoriquement le mien à porter. C’était moi qui avais eu la brillante idée de coucher à gauche et à droite pour me prouver que ce n’était pas moi le problème et qui avait mis une professionnelle enceinte ? C’était moi qui allais assumer. De toute façon, Lucia savait déjà. Je poursuivis honnêtement : « Il est dans mes plans de lui dire aussi. Ton existence attendrait peut-être à la fin de sa grossesse… il faut d’abord que je lui annonce que sa mère et moi divorçons alors qu'elle pense que Lucia et moi filons le parfait bonheur depuis nos trente-sept ans de mariage. » dis-je avec un petit sourire triste. Ce fut à mon tour de vider mon verre d’une traite. Je décidais finalement de ne pas opter pour en commander un dernier. Un verre d’eau à la place ce qui serait sans doute moins dramatique si j’en venais à le caler d’un coup si jamais il me demandait pourquoi.



   
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Sujet: Re: [terminé] If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Mar 16 Juil 2019 - 22:32 )
Jack se trouvait face à une impossibilité, il s’était convaincu avec les années que son père était mieux sans lui. Qu’il n’avait pas besoin d’arriver comme un cheveu sur la soupe dans sa vie. De son côté, il tentait le plus possible d’ignorer le manque de ce père qui aurait été le bienvenu tant de fois dans sa vie. Pas seulement quand Mia à disparu, mais bien avant cela. Sa vie n’aurait peut-être pas été commencée si mal, mais d’un autre côté : il n’aurait dès lors pas rencontré les orphelins ce qui en soit était une chose impensable. Il était prêt à souffrir mille fois encore si cela voulait dire avoir autour de lui sa bande d’amis. Il était satisfait de sa vie en somme, même si elle était loin d’être parfaite. Il ne serait comblé que lorsqu’il prendrait à nouveau sa fille dans ses bras. En attendant ce moment, il devait survivre. Alors, que Constello fasse partie de sa vie malgré les années d’absence; cela pouvait être un bonus auquel il ne dirait pas non. Il tendit sa carte d’identité, comme si cela était nécessaire et sourit en voyant la réaction de l’acteur. Quand il fit de même, Jack sourit un peu plus :

“Je dois réellement tenir de toi pour le coup alors hein ?” Il lui rendit en reprenant son verre.

Le docteur déchanta rapidement quand il comprit que le sujet de sa fille allait devoir être effleuré. Ce n’était pas ce qu’il appréciait le plus, mais comme toujours : il se répétait que cela était un mal nécessaire. D’autant plus que jamais personne encore ne lui avait demandé de rentrer dans les détails, fort heureusement. Sa main posée sur la sienne, il posa son regard quelques instants sur ce simple geste qui signifiait tant pour lui. Parlant de sa carrière, il ne fut pas déçu de sa réponse. Ce genre de film manquait à la société, Jack en était convaincu. Hochant la tête, il était on ne peut plus d’accord avec Constello : la société Italienne - mais que - pouvait encore être sauvé probablement. Mais ce n’était pas ce soir qu’ils allaient refaire le monde. Ils ne pouvaient qu’agir à leur échelle et pour l’heure : il n’était pas question de perturber le monde d’Adelina qui portait des jumeaux. Une heureuse nouvelle que Jack avait appris la dernière fois qu’il a vu cette sœur qui ne connaissait pas son existence. Si Constello avait toujours représenté cette entité impossible à rencontrer, Adelina était l’incarnation même d’une famille qu’il pourrait un jour dire sienne. Bien qu’elle ne savait pas encore la vérité. Jack n’était même pas certain qu’elle accepterait en réalité et il était nerveux à l’idée de tout avouer. Des doutes qu’il fit part à son père.

“C’est comme être oncle, je suppose.” Il n’avait jamais réellement gardé Maya, étant encore bien trop fragile psychologiquement malgré les quatre ans écoulés. “J’ai demandé à un détective privé de faire quelques recherches.” Inutile de préciser que cela était en parallèle des recherches sur sa fille. “Et j’ai commencé à fréquenter le café où elle allait. Le destin, forcé certes, à fait le reste en me mettant sur sa route et en ruinant un de mes plus beaux costumes.” Il sourit en se souvenant de cette rencontre.

La suite surprit Jack qui fronça les sourcils, le regard posé sur Constello comme s’il tentait de savoir s’il se jouait de lui ou bien s’il pensait réellement ses paroles. Il le laissa terminer son verre et le silence s’installer entre eux.

“Ouais… Il vaut mieux attendre que l’arrivée des bébés, pour que la fin de sa grossesse se passe bien.” Il souffla : “Je ne peux pas aider pour ton divorce, mais peut-être qu’on peut lui annoncer tous les deux concernant mon cas ?” Il haussa les épaules et fit tourner son verre vide entre ses mains : “Je ne veux rien demander à personne. Ni m’imposer. Mais je me dis que… Que ça vaudrait peut-être le coup de savoir d’où je viens et d’apprendre à connaître ceux qui partagent mon ADN.” Cela pourrait peut-être combler le vide en lui et qui sait : lui apporter bien plus que cela.


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Sujet: Re: [terminé] If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Ven 19 Juil 2019 - 2:38 )
Dieu merci que ma photo de profil pour l’agence qui gérait ma carrière n’était pas celle qui se retrouvait sur ma carte d’identité. Honnêtement, je ne connaissais personne qui avait vraiment une tronche magnifique lorsque l’on retirait le droit de sourire et que l’on faisait regarder droit devant soi sur un fond blanc pour avoir une image parfaite. En bonus, ma carte était vieille alors ce n’était pas pour aider. Mais au moins, dans le cas précis, la peignure échevelé laissait transparaitre un vague air de famille qui à son sourire et à son commentaire me fit répliquer moqueur : « La pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre.»

Je m’efforçais de ramener cette conversation vers du positif. De la lumière. Plein de lumière et de légèreté. Je ne me serais pas nécessairement vu dévoiler ces passages difficiles que j’avais vécu sur le ton de la conversation comme si de rien n’était tout comme je me doutais qu’il se gardait un petit jardin secret. J’apprendrais à le connaître lentement au détour d’une conversation. Aucun lien humain n’apparaissait du néant intersidéral. Il fallait du travail pour apprendre à faire confiance aux autres. Il faut du temps pour toute relation. Je fus quand même heureux de le voir hocher la tête lorsque je mentionnais l’avancée probable de la société si plus de diversité était présentés sur nos petits écrans. Certes, des vieux comme mes parents ne changeraient pas aisément d’idée. Mais à quatre-vingt-dix balais passés, on pouvait bien leur pardonner, n’est-ce pas ? L’âge rend immuable certains comportements.

Je fus quand même surpris de savoir qu’il avait rencontré Adelina – moins lorsqu’il me répondit qu’il l’avait recherché de la même manière que je l’avais cherché : un détective privé. Et je ne tenais pas à savoir si ce n’était que pour retrouver cette famille qu’il n’avait pas connu ou sa fille (dont je ne savais rien mis à part la tristesse qu’elle lui évoquait) : Le même processus que j’avais traversé pour le retrouver parce que sa mère voulait bien que je m’enquière de son état mais sans être en mesure de me fournir la moindre information possible sur lui. « Le processus était donc un peu similaire à celui que j’ai pris pour te retrouver… Sans l’œuvre d’art sur costume. Ce qui est toujours mieux. Trouver un bon pressing pour faire partir les tâches, c’est toujours difficile. Mais en effet, les deux rôles ne sont pas si loin l’un de l’autre. » rigolais-je doucement.

Au détour de la conversation, je choisis de jouer carte sur table mentionnant ouvertement le fait que mon mariage tirait à sa fin et que je préférais faire passer ce choc avant celui de son existence. Les deux étaient pourtant intrinsèquement liés. Ce n’était pas parce qu’il existait que nous avions choisi de mettre fin à notre union, mais il était un élément qui avait penché dans la balance : « C’est mieux en effet pour ne pas lui donner un trop gros choc même si dans le présent cas, disons que tous les chocs ne seront pas évitables. » Je tenais à avoir deux petits-enfants en santé. Mais pas au risque de tester à nouveau les limites de ma santé mentale : je choisissais d’accorder de l’importance à l’homme que j’étais parce que de me taire jusqu’à ce que les petits enfants soient en mesure de comprendre me dépassait tout simplement : « Non, pour le divorce, je ne te le demanderais pas. Même Lucia ne sait pas comment m’aider pour lui annoncer. » C’était moi qui portait le blâme et nos horaires de travail discordant ne permettait pas le souper familial à trois qui nous aurait permis de mettre les cartes sur table ensemble. L’alcool aidant, je réussis à détailler un peu plus le choc qu’elle allait vivre. « Ça serait avec plaisir… même si ça va demander le temps qu’elle accepte les raisons qui nous poussent au divorce sa mère et moi. Mes infidélités et le fait que… disons que je ressemble plus au personnage de mon prochain film que ce que mon image publique renvoie. » Il faudrait qu’il devine par lui-même ce qui était sous-entendu par ce demi-aveu. Je sortis un crayon de ma poche, vieille habitude d’acteur de théâtre qui donnait des autographes après les spectacles et sur une serviette en papier, je rajoutais « Mais sache que si jamais tu veux en apprendre un peu plus sur tes origines, ceci est mon adresse et mon numéro de portable. » avant de lui tendre le papier qui contenait les informations que je venais de dire.



   
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Sujet: Re: [terminé] If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Dim 21 Juil 2019 - 12:35 )
Savoir ses origines, certains disaient que cela était important, mais pour Jack ce n’était pas le cas. Il se moquait de savoir qui étaient ses ancêtres. Il voulait simplement un père. Cela était idiot à son âge, mais une figure paternelle avait tellement manqué à sa vie qu’il était encore difficile de parler de tous ces moments où il aurait aimé qu’une main ferme se pose sur son épaule et lui dise que tout allait bien se passer. Avoir Constello à ses côtés était grisant. D’un côté, il voulait se jeter dans ses bras et pleurer - probablement dû à l’alcool - de l’autre il voulait garder ses distances par peur de se brûler les ailes. Il tentait de prendre du recul sur la situation, mais quand la conversation prit une teinte plus légère : son cœur se soulagea également d’un poids. Comme quoi… Il ne suffisait pas de grandes choses pour aller mieux n’est-ce pas ? Jack s’accrochait donc à l’idée que cela n’était que le début d’une chose meilleure. Ils avaient encore des années devant eux pour apprendre à s’apprivoiser et beaucoup d’épreuves à traverser à n’en pas juger par leurs révélations. Ils devaient en parler à Adelina, mais pour cela, ils devaient trouver le bon moment et cela n’était pas chose aisée alors qu’elle était enceinte. Jack n’avait pas étudié plus que cela les grossesses, mais il savait que trop de stress pouvait causer des problèmes. Il était hors de questions de faire quoique ce soit qui puisse blesser cette sœur qui ne connaît pas son existence. Il avait attendu toutes ces années, il pouvait encore le faire n’est-ce pas ?

“Je te donnerais l’adresse du mien s’il n’y a que ça.” Une nouvelle petite pointe d’humour. Pourquoi pas ? Ils allaient passer du temps ensemble pour apprendre à se connaître : autant montrer tout de suite patte blanche et surtout mettre avec un sourire les premières pierres de l’édifice.

Cela commençait dès maintenant. Constello se confiait sur son mariage et Jack ne l’interrompit pas. Il valait mieux en effet qu’elle sache que ses parents divorçaient avant de recevoir la nouvelle qu’elle avait un frère. Il souffla longuement, Jack se rendait compte au combien Adelina allait souffrir. Il proposa cependant son aide à Constello pour tenir bon durant ces moments qui s'annonçait difficile; mais surtout de se tenir à ses côtés pour avouer son existence. Honnête et bien trop alcoolisé pour tenir sa langue : Jack émit cependant ses craintes.

“Je…” Il hésita, puis après avoir pris une longue inspiration se jeta à l’eau : “Je ne veux pas causer du tort. C’est égoïste de ma part de vouloir apparaître dans sa vie. Elle ne sait rien de moi et cela est peut-être mieux ainsi.” Il haussa les épaules, incertain de vouloir continuer le processus si elle devait déjà accepter le divorce de ses parents : “Ne dit-on pas : ce qu’on ne sait pas ne peut pas nous blesser ?”

Malgré tous ses doutes, il ne pouvait pas s’empêcher de demander à rester en contact avec Constello tout du moins. Il n’avait pas relevé sa phrase concernant ses frasques : Jack ayant compris et ne souhaitant pas parler de quelque chose qui semblait encore dans l’ombre. Cela ne le dérangeait pas, loin de là. Il était ouvert d’esprit et prêt à défendre les droits de tous. Jack prit la serviette de papier et lu les numéros. Il sortit son téléphone et rentra ces derniers avant d’envoyer un message à Constello.

“Voici mon numéro.” Il plia la serviette et la rangea dans sa poche en même temps que son cellulaire. C’est alors qu’il réalisa qu’il se sentait un peu mieux. Il ne saurait pas dire pourquoi, n’avait pas réellement envie de savoir le pourquoi, du comment de cette libération : mais toujours était-il qu’en cet instant il n’avait plus envie de pleurer. “Si j’avais su que cette soirée m’apporterait autant… Je serais venu plus tôt.” Il étira un sourire en coin avant de repousser son verre vide. Il tourna sa tête vers Constello : “Merci.” Pourquoi ? Il ne savait pas. “Tu as rendu ma soirée moins morose et triste.” Il avait le mérite d’avoir chassé ses idées noires : “La prochaine fois, je cuisinerai pour toi. Je ne me débrouille pas trop mal et cela donnera l’occasion de parler plus longtemps et que je sois dans un état de sobriété plus décent.”


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Sujet: Re: [terminé] If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Lun 5 Aoû 2019 - 5:00 )
Je n’avais jamais vraiment été le genre d’homme à renier ses responsabilités. Il n’était pas nécessaire de regarder bien loin pour en prendre conscience. J’avais réellement fait des efforts pour bien m’occuper de ma fille et m’assurer qu’elle ne manque de rien. Je n’avais jamais pu prétendre au statut du paresseux domestique. J’avais plutôt pris une double ration d’énergie, de quoi toujours avoir des batteries pleines pour m’occuper de ma princesse. Je m’en voulais de ne pas avoir eu cette chance avec Jack. Je n’avais pas eu la chance de le connaître petit. Pas eu la chance de le voir grandir. Je n’avais jamais vraiment été le genre de père avec un pick-up qui amène ses enfants à la chasse (le genre d’activité qui plaisait d’ailleurs à mon père et probablement une des raisons qui m’avait rapidement élevé au statut de traitre dans la famille des Alma : un papa boucher accepte difficilement un fils végétarien, et encore plus péniblement quand il devient vegan). J’avais à la place presque développé un art dans la manière de sculpter des relations avec autrui – de la même manière que les architectes décidait de l’organisation interne de leur bâtiment.

Au cours de cet entretien impromptu avec mon fils, j’avais eu l’occasion de voir son sourire parsemé un visage marqué par une tristesse sous-jacente. Je savais qu’il me faudrait gagner sa confiance mais j’avais espoir alors que nous parlions de nettoyeur à sec. « Ah! Mais j’ai peut-être trouvé un bon fournisseur d’adresse. Je noterais le numéro. » finis-je part dire toujours en souriant.

La vie était une suite d’imprévus avec lesquels il fallait nécessairement apprendre à composer : ce qui nous amenait nécessairement à parler de ma fille et des « torts » possibles que l’aveu de mon infidélité pouvait lui causer. Mais je ne pouvais m’empêcher de penser que ce n’était pas à Jack de se sentir mal : c’était davantage à moi de le faire. En un certain sens, il n’avait pas demandé à venir au monde, ni à ne pas me connaître, ni à entrer dans la vie d’Adelina. Mais ce n’était pas, à mes yeux, égoïste de vouloir voir nos origines, de vouloir s’intégrer dans une famille qui avait l’air uni… Et je me refusais de croire que de mener vraiment une double vie n’avait que du positif à nous réserver. Je n’allais pas quitter une vie de mensonge pour garder encore un placard fermé avec plus de squelettes. J’allais jouer cartes sur table et pleinement assumer l’ensemble des responsabilités que j’aurais du prendre des années plutôt. Ma main se déposa à nouveau contre son bras dans un geste paternel. « Tu ne lui causeras pas de tort puisque tu n’es pas responsable de la situation dans laquelle tu te trouves. C’est davantage comment elle me perçoit qui va grandement être atteint. Je ne suis pas nécessairement fier de certains des agissements que j’ai eu par le passé. Mais je sais également que certains secrets que l’on garde au plus profond de nous peuvent également faire d’incontestables dommages pratiquement irréparables tant pour notre propre santé mentale que pour les gens qui nous entourent. Crois-moi, je parle d’expérience. ». Je déglutis lentement en pensant à cette arrière-pensée de mort qui m’habitait encore parfois, une éternelle bataille entre ma double vie et cette vie dont je rêvais. Je finirais par tout dire à ma fille. Par nécessité. Je terminais ce que je savais être mon dernier verre. « Je respecterais ta volonté si tu ne veux pas qu’elle le sache. Mais je sais que peu de femmes ont moins de compassion et d’amour que ce que ma fille a. Un trait qu’elle tient sans doute de sa mère. » bien que j’étais également porteur de ses qualités, je savais que j’avais un peu perdu mon contact avec elles dans les dernières années.

Le numéro entré sur son téléphone, il m’envoya un message texte alors que je sortis mon portefeuille. Un signe au serveur indiqua que je prendrais les deux additions. « Un plaisir, Jack, d’avoir rendu ta soirée un peu moins morose et de t’apporter peut-être un éclairage sur la famille dont tu proviens. » commençais-je par dire en passant ma carte sur le terminal tendu par le serveur. « Il s’agit d’une excellente idée même si nous cuisinerons probablement à deux. Je suis végétalien depuis longtemps. Fais-moi signe et nous verrons dans nos horaires respectifs. » dis-je avec un sourire en coin similaire en rangeant ma carte et mon portefeuille.



   
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Sujet: Re: [terminé] If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le Mer 7 Aoû 2019 - 20:08 )
Jack n’espérait rien de cette soirée où il était au bout du gouffre. Ces anniversaires morbides étaient toujours tristes et le poussaient bien souvent à faire des conneries comme déclencher une baston inutile. Le genre d’action qui peut avoir de conséquences. Au moins, même s’il revenait avec un œil au beurre noir : ses patients ne pourraient pas se plaindre. Ils étaient mort et ses collègues avaient autre chose à faire que de s’occuper de lui. Ils avaient chacun leur vie et respectaient celle des autres. Une entente cordiale qui plaisait beaucoup à Jack. Au moins, on ne le forçait pas à parler. Quand il le voulait, il n’était pas le plus bavard des hommes. Pourtant, ce soir, sa langue se déliait : il ne servait à rien de faire sa tête de cochon. Il n’avait plus cinq ans. Il était un adulte responsable qui avait décidé d’accepter la main tendue d’un père qu’il ne connaissait pas. Il faut dire que dans ce jeu, il n’avait rien à perdre contrairement à Constello qui semblait avoir construit une double vie. Il ne le savait pas à cent pourcent, mais il se doutait que derrière ce visage fatigué se trouvait un secret que la société pourrait juger d’anormale. Jack, pouvait se tromper, n’osait trop rien dire. Cependant, si tel était le cas, pour sûr qu’il ne dirait rien. Au fond… Il s’en moquait pas mal. Lui aussi avait eu quelques histoires avec des hommes dans sa jeunesse et il avait beaucoup appris. Notamment le fait que son attirance pour les femmes est plus forte. Il pouvait malgré tout comprendre ceux qui étaient seulement attirer par les muscles saillants des hommes.
Se confiant à cet homme qui avait permis sa création, Jack expliquait ses peurs : surtout celle de causer du tort à Adelina qui allait mettre au monde deux petits bouts de chou. Il ne voulait pas être un poids. Il ne voulait pas être une contrainte et surtout être un cheveu sur la soupe.

“Peut-être… Mais je serais responsable de vouloir revenir dans sa vie.” Jack porta son regard vers Constello : “Au moins, tu as le courage de le faire maintenant. Ce n’est pas rien et il n’y a pas d’âge pour admirer cette bravoure.” Il était sincère dans ces mots. “Je te crois… C’est pour ça que j’ai quitté ma femme, que je suis revenu ici : parce que je ne pouvais plus lui mentir.” Il ne lui pardonnerait jamais. Il ne le pouvait pas. Alors il l’avait laissé. “Voyons comme elle est après sa grossesse, elle sera probablement fatiguée avec les jumeaux : laissons-lui le temps de s’en remettre avant de la plonger dans tout ça. Tu en penses quoi ?”

Il se plongea dans son regard, ils n’avaient pas besoin de se parler plus : quelque chose intimait à Jack qu’ils se comprenaient. Bon sang que ce sentiment d’allégresse était incroyable. Il pouvait maintenant rentrer chez lui sans avoir la peur de se regarder dans la glace ou de s’approcher de chaque chose qui pouvait, sur un coup de tête, le pousser à ne plus souffrir. L’alcool le rendait lâche au point d’effleurer dangereusement l’idée d’en terminer. Ne souhaitant pas perdre à nouveau le contact avec son père, ils échangèrent leurs numéros puis Constello paya l’addition.

“Ne t’en fais pas, ma petite sœur de cœur ne mange pas de viande et je cuisine souvent pour des amis végétaliens. Cependant, si tu insistes, je serai ravi que tu m’assistes.”


Il mit ses mains dans ses poches, le salua de la tête avant de sortir en premier. Le cœur un peu plus léger qu’à son arriver et le regard tourner vers una venir qui semblait meilleur.


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Sujet: Re: [terminé] If it was an excuse... I was drunk [PV Jack] ( le )
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