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- Moi, je sais tous tes sortilèges, tu sais tous mes envoûtements. // Yonah -

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Sujet: Moi, je sais tous tes sortilèges, tu sais tous mes envoûtements. // Yonah ( le Dim 21 Avr 2019 - 13:16 )
“Vera ne désespère pas ok ? Ca va revenir.” Pauline se voulait rassurante, elle voyait bien que son ancienne élève supportait très mal son incapacité à remonter dans les aigus comme avant. Elle s’installa près d’elle et passa délicatement sa main dans son dos : “Laisse le temps en temps hm ? Tu as déjà fait beaucoup de progrès depuis la semaine dernière.” Voir le bon côté des choses, le professeur savait que cela était essentiel pour la cantatrice qui tenait encore sa tête entre ses mains. “Pourquoi tu n’irais pas te préparer hm ? C’est ce soir que tu vois Yonah non ?”

En prononçant le prénom de son compagnon de scène, la trentenaire releva sa tête et regarda Pauline. Elle passa ses bras autour d’elle pour la serrer doucement. Etreinte que Pauline lui rendit et puis, sans que Vera répond : elle se leva pour sortir de la salle de musique et aller se préparer. Elle devait encore décider de la tenue qu'elle allait porter et surtout savoir si elle devait porter une perruque ou non ; si elle devait seulement mettre un foulard et ainsi cacher que partiellement les dégâts qu’a faits son traitement sur elle. La perte de ses cheveux avait réellement été douloureuse : car elle était fière de sa chevelure et elle savait déjà qu’il allait falloir plusieurs mois, voir années pour retrouver ce qu’elle a perdu. Une partie d’elle voulait croire que Yonah s’en ficherait totalement, mais elle ne l’avait pas vu depuis si longtemps que l’idée de le rencontrer la rendrait fébrile. Elle voulait être parfaite. Comment nier la tension, l’affection qu’il se porte et qui n’a fait que s’accentuer aux fils des années malgré leur mariage respectif ? Des questions qui n'auraient jamais de réponse. Pourtant, elle se les répétait en rentrant dans la douche. Aujourd’hui encore, ils allaient se retrouver, sans pour autant être en mesure de pleinement embrasser la passion qui les lie depuis des années. En éteignant l’eau de la douche, elle souffla longuement en posant son front contre le carrelage de la douche : rien n’était facile dans sa vie.
Lassement, elle attrapa une serviette et enroula son corps émacié avant de rentrer dans son dressing et trouver quelque chose à mettre. La décision était périlleuse car elle ne voulait pas porter quelque chose qui montrerait les séquelles de l’épreuve qu’elle a surmonté. Finalement, elle opta pour une robe noire qu'un soutien gorge push up remplirait naturellement. Le tout serait parfait avec des escarpins rouge avec une veste de la même couleur pour embellir le tout. Quand à ses cheveux, elle décida de mettre une perruque qu’elle frisa légèrement pour se rapprocher du plus possible de ses cheveux naturels. Vera ne se sentait pas à l’aise suffisamment pour afficher en public l’absence de ses cheveux. Une fois habillée, elle se regarda longuement dans la glace : sous toutes les coutures.

“Tu es la plus jolie maman.” Winston lui sourit doucement. Vera se tourna et s’approcha pour se baisser et le prendre dans ses bras : “Je ne rentre pas tard.” Le garçon qui grandissait bien trop vite aux yeux de sa mère la serra contre lui : “Ne t’en fais pas, tu passes le bonjour à mon parrain ? Et t’oublies pas de l’inviter hein ? Je dois lui montrer mes progrès au violon et au piano.” La cantatrice rigola doucement et s’écarta pour passer sa main dans les cheveux de son fils : “Je lui ai déjà envoyé tes prouesses, mais je suis certain qu’il ne dira pas non pour les voir en direct.” Vera embrassa le front de son fils avant de se lever : “Tu es sage avec Loumelya hein ? Je compte sur toi.” Elle ébouriffa les cheveux de sa progéniture avant de descendre.

Les dernières consignes données à la nourrice, elle attrapa ses clés de voiture puis sortit de la villa. Dans l’habitacle du véhicule, la pression monta un peu plus. Elle n’avait pas peur de ces retrouvailles, mais elle était toujours excitée et avait bien souvent du mal à contenir sa joie de le revoir. Au fond, elle savait que ce n’était pas sain ; il y a des années de cela qu’elle aurait dû mettre des distances : mais elle en était incapable. Elle avait besoin de lui dans sa vie. Alors, égoïstement, elle n’avait jamais coupé les ponts. Elle n’avait fait que les consolider pour les rendre indestructibles. Au diable la varice. Après tout ce qu’elle avait vécu, elle était bien décidée à croquer la vie à pleine dent et cela commençait par revoir l’homme qui a marqué au fer rouge cette dernière. Vera se gara sur le parking du bar avant de prendre une longue inspiration et de sortir. Depuis la fin de sa maladie, elle n’était pas sortie en public, cela lui était étrange d’ailleurs d’être habillée, coiffée et maquillée de la sorte. Un sentiment agréable, néanmoins, qui la reliait au monde des vivants.En passant la porte du bar, elle reconnue immédiatement Yonah au bar et en quelques enjambées elle rejoignit le baryton.

“Toujours aussi beau à ce que je vois.”
Dit-elle d’une voix charmeuse alors qu’elle s’approcha pour l’embrasser sur la joue en faisant glisser sa main sur son bras. Elle se recula légèrement et le contempla : “Comme c’est bon de te voir.” Vera commanda un Bloody Mary avant de reporter son attention sur lui : “Je ne m’attendais pas à ce que ton illustre présence honore à nouveau Naples de sitôt. Comment tu vas ?” Couvant du regard Yonah : elle n'avait aucune gêne à le regarder de la sorte ; comme elle n'avait jamais tenté de réfréner son affection pour lui pensant bien trop souvent à lui au quotidien pour un jour être en mesure de l'avouer.


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Sujet: Re: Moi, je sais tous tes sortilèges, tu sais tous mes envoûtements. // Yonah ( le Mar 7 Mai 2019 - 1:43 )
T’avais attendu ce jour avec l’impatience fébrile des ado qui vont à leur premier rencard. Toi, t’en est pas vraiment à ton premier, bien loin de là, mais celui-ci, c’est un de ceux qui compte, qui réveille des papillons dans l’estomac. Bon, c’est un peu exagéré, parce que la sensation n’est qu’un mythe - du moins, c’est ce que tu as fini par découvrir avec les années. Ce qui est bien réel en revanche, c’est que de toute la journée, tu n’as pas vraiment pu te concenter sur quoique ce soit d’autre. Ça fait si longtemps que tu ne l’as pas vue, seule, et ces coups de fils, même s’ils se prolongent souvent fort tard, ne procurent pas la même sensation.
Dina est à Milan, parce qu’elle travaille sur sa dernière collection, et elle a des projets dont tu n’as retenu que l’essentiel, mais elle n’a pas semblé réagir plus que ça lorsque tu as annoncé ton départ pour Naples. Après tout, votre couple a toujours été basé sur une grande indépendance, que ce soit de son côté ou du tien, et ça t’arrange bien. Tu as souvent eu l’occasion de réfléchir à ce mariage sans jamais parvenir à te défaire de cette sensation à double tranchant: celle d’avoir voulu y croire, d’avoir voulu donner une chance à cet amour, malgré le coup dur de la perte d’Agnès. Et puis d’un autre côté, tu sais que ce n’est qu’un pisalée, un mensonge dont tu n’es pas fier parce que ce n’est pas son prénom qui fait manquer un battement à ton coeur, mais bel et bien celui de Vera.

Les heures t’ont semblé s’étirer avec une lenteur infernale. Travailler pour l’audition à venir n’avait réussi à te calmer que partiellement, parce que tout, absolument tout, te ramène toujours à elle, parce que cet art qui te fait vivre, c’est aussi ce qui te rapproche d’elle, c’est votre raison d’être, l’un comme l’autre.
Sous la douche, tu penses à ces quelques heures que vous allez passer ensemble, tu sais que ce sont encore des instants volés, mais qu’importe, pour l’heure, tu ne veux penser à rien d’autre qu’à ces précieux moments. Tu réfrènes l’ardeur de tes pensées, sans quoi tu vas te mettre en retard, et chasses les images qui, malgré toi, se dessinent dans ton esprit. Les années ont passé, mais tu n’as encore jamais exploré les courbes de ses hanches ou les vallons de cette poitrine dont tu as toujours seulement deviné la perfection. Elle parce que la religion lui imposait cette fidélité, toi parce que tu la respectais trop pour aller contre. Et puis tu dois bien ça à ta femme à présent. Au moins, même si ton coeur bat pour une autre, tu ne l’as jamais trompée.

Installé au bar, que tu as décidé de rejoindre à pied depuis ton hôtel, tu attends qu’elle fasse enfin son apparition. Tu l’as vue mainte fois, grâce à la technologies, et les appels vidéos que vous avez pu échanger, et tu sais que tu n’auras aucun mal à la reconnaître, mais tu ne peux t’empêcher d’imaginer comemnt elle sera. Parce que même si tu sais qu’elle est forte, qu’elle est une battante, la chimio n’épargne personne et ça te serre le coeur de penser qu’elle a dû y faire face, pour l’essentiel, seule. - Toujours aussi beau à ce que je vois. C’est sa voix qui te tire de tes pensées et un sourire vient d’emblée se peindre sur tes lèvres. - Neshama. mon âme... Le surnom qui lui a toujours été réservé, parce qu'elle a ravi cette place spéciale dans ton coeur.  - Tu es magnifique. Ta main vient se poser sur la sienne tandis que tu l’enveloppe du regard. - Encore plus belle qu’avant même. Il n’y a pas de flatterie dans ta voix, ces artifices n’ont pas lieu d’être entre vous. Au contraire, depuis toutes ces années, une amitié profonde et sincère s’est construite et elle a consolidé cet amour qui ne pouvait s’exprimer que sur scène. Tu ne lui dis pas que tu aimerais être là pour elle, bien plus que tu ne l’es actuellement, que tu ne veux plus de ces séparations incessantes, mais tu ne veux pas gâcher l’instant parce que ces retrouvailles ne méritent pas le voile des regrets. - Hé bien, oublierais-tu que j’ai un filleul ici? Tu commandes un whisky auprès du barman. - Et puis il y a les auditions pour Otello. Je n’aurais pas pu passer à côté.. Sa question te ramène à des considérations plus sombres que d’ordinaires tu évites de ressasser. - Oh, toujours la même chose: Dina s’abrutit de travail, on se parle à peine.. T’as le regard dans le vague. - Mais parle moi de toi. Tu as l’air d’avoir sacrément repris du poil de la bête…  Tes doigts caressent le dessus de sa main. C’est une marque de tendresse que vous vous autorisez.

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Sujet: Re: Moi, je sais tous tes sortilèges, tu sais tous mes envoûtements. // Yonah ( le Sam 18 Mai 2019 - 12:36 )
Sur son 31, Vera n’avait pas lésiné sur les moyens : même si entre Yonah et elle cela allait au-delà de l’apparence, elle tenait à être parfaite. Elle ne voulait pas qu’il remarque les traits fatigués de son visage à cause de la maladie. Elle voulait mettre cette épreuve derrière elle, au placard, avec toutes les autres. L’excitation qui prenait possession de son être était difficile à réfréner. Il lui tardait de voir Yonah, d’entendre sa voix, de pouvoir se plonger dans son regard. Elle en avait terriblement envie. Cela faisait des mois qu’ils ne s’étaient pas vu en face-à-face et cela était bien trop long à son goût. Les aléas de la vie semblaient toujours se mettre entre eux. Le timing n’était jamais bon non plus. Si proche de l’un et de l’autre et pourtant si loin. Leur histoire était digne des plus grandes tragédies grecques à n’en pas douter. Rentrant dans le bar, elle le cherche du regard. Quand enfin ses iris trouvèrent le baryton : elle ne put réfréner un immense sourire de se dessiner sur ses lèvres et elle s’approcha vivement de lui pour signaler sa présence en posant sa main sur son bras. En prononçant son surnom, son sourire se fit un peu plus tendre sans qu’elle ne s’en rend compte. Plongeant son regard dans le sien, elle avait oublié au combien son charme était fort. Vera n’avait jamais été en mesure de résister à la vague d’émotions qui l’enserraient toujours quand elle le voyait : n’ayant du répit que lorsqu’elle était sur scène avec lui. Parce que pris dans le jeu… Il était plus facile de ne pas penser à la tornade de sentiments qui détruisaient toutes les barrières érigées.

“Me faire présentable était la moindre des choses pour toi.” Elle continuait de sourire presque bêtement. Même si l’apparence n’avait jamais compté pour eux. Vera était tombée sous le charme de son âme, de sa voix, de sa façon de jouer et de se mouvoir. Et ce depuis le premier jour. “Si je l’ai oublié ? Tu sais qu’avant de partir il m’a demandé de te montrer ses progrès hein ? Même si je le voulais, je ne pourrais pas oublier que tu es son parrain.” Naturellement, elle n’était pas sérieuse. Vera s’installa à ses côtés en commandant sa boisson. “Je sais, Alexandro m’a appelé : il tient à ce que j’ai le rôle de Desdemona mais… Je ne sais pas si ma voix sera rétablie. J’ai jusqu’à la semaine prochaine avant qu’il commence les auditions pour le rôle.” Elle regarda Yonah : “Mais si tu es Othello, je ne peux décemment pas laisser mon mari de scène monter sans moi.” Parce que c’est comme ça qu’ils avaient commencé.

Vera savait qu’en posant la question, elle rentrait sur un terrain miné, mais ils n’avaient jamais fait impasse sur les sujets difficiles. Probablement parce qu’ils ne se cachaient rien. Elle reposa sa main sur la sienne et la serra pour lui donner sa force. Elle voyait bien à son regard que cette situation était douloureuse. Elle décida de ne pas relancer le sujet Dinah, ils étaient là pour profiter de l’un et de l’autre. Il y aurait un temps pour parler de choses plus mornes.

“Winston ne me laisse pas le choix. Tu sais qu’il se lève tous les matins plus tôt pour me préparer un jus frais ?”
Vera remercia le barman pour sa commande avant de regarder à nouveau Yorah : “J’ai mis fin à une relation qui m’étais chère mais… Nous ne voulions pas la même chose.” Elle haussa les épaules : “Seul le temps dira si un jour on se reparlera.” Alessio lui manquait. Beaucoup même. Tous les jours elle se disait que c’était pour le mieux. “Enfin…” Elle leva son verre : “A ton retour en ville mon cher Iago.” Elle trinqua et prit une gorgée de son cocktail : “Si tu es pris, enfin plutôt, quand tu seras pris pour le rôle d’Othello : tu vas rester à l’hôtel ? Tu sais que j’ai une chambre de prête qui t’attends hein ?”


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Sujet: Re: Moi, je sais tous tes sortilèges, tu sais tous mes envoûtements. // Yonah ( le )
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