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- How I Mer Your Dad [PV Ava] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Port de Santa Lucia
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Sujet: How I Mer Your Dad [PV Ava] ( le Lun 29 Avr 2019 - 4:02 )
Une semaine et demie s’était écoulée sur les quinze semaines de tournage. N’empêche que si l’on me laissait le choix, je n’aurais jamais osé changer de profession. Il y avait dans cet art que mes parents ne trouvaient pas aussi noble que la peinture une manière viscérale d’exprimer ce que nous avions à l’intérieur de nous. Certes, mon métier avait changé avec les années. De caméras à cassette nous avions évolué vers des caméras plus évoluées, high-tech, qui me dépassaient probablement un peu. Mais certaines choses ne changeaient pas vraiment.

Accoté contre sa loge, une cigarette à la main dans son costume de pilote, Salvatore s’accordait une pause avant de rentrer à la maison. Je n’aimais pas quand il fumait sur le plateau… ou ailleurs. Je n’avais jamais vraiment eu un grand coup de cœur pour les fumeurs. Mais il était différent de mes autres amants. Je savais me montrer un peu plus tolérant à son égard que j’étais capable de l’être pour les autres. Parce qu’il était lui et qu’un fumeur occasionnel comme quand je le retournais de bord pour aller le rejoindre dans sa loge pour répéter notre prochaine scène parce que ces foutus paparazzis avaient eu vent que notre tournage avait lieu et que je n’avais pas nécessairement intérêt à ce que filtre la nature de notre relation particulière dans n’importe quel journal à potins.

Surtout considérant que je ne l’avais pas encore dit à ma fille. Enfin, je lui avais avoué que sa mère et moi allions nous séparer parce que je ne pouvais lui jurer fidélité… Mais je n’avais simplement pas été en mesure d’avouer que ma nature profonde. La journée de tournage était encore plus longue considérant que je ne voulais pas me permettre d’au moins aller me blottir dans ses bras pour répéter les lignes de notre scène de cet après-midi.

Le tournage avait commencé tôt ce matin. Ce qui voulait donc dire que j’aurais fini à une heure décente – ce n’était pas comme les semaines quatre, neuf, douze et quatorze où nous filmerions des scène de soir ce qui voudrait donc dire de prendre un horaire de sommeil complètement aléatoire. Certes, j’avais beau être un abonné des bars, pépé était quand même parti passé une heure du matin. Fallait pas trop abuser, ça me rendait grognon ces tournages à des heures incongrues.

La seconde partie de l’après-midi passa à une vitesse folle après que j’ait dévoré en silence ma salade et sa vinaigrette à la framboise – le traiteur cette fois-ci était excellent au niveau des options sans viande. Ça me rendait de meilleure humeur – avec le fait de savoir qu’à 18 heures, je pourrais me retrouver dans mon bar préféré pour y boire une bonne coupe de vin avant de rentrer m’allonger dans la baignoire remplie de mousse et d’eau chaude suffisait à me faire sourire à pleines dents.

En poussant seul la porte du bar, je me sentais d’humeur gai. Un verre de rouge à la main et j’observais la foule en espérant presque qu’il ne me boude pas mais bon… J’avais besoin de bosser mon texte ce soir pour être certain d’être au niveau attendu pour demain.



   
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Sujet: Re: How I Mer Your Dad [PV Ava] ( le Ven 3 Mai 2019 - 23:39 )

► Constello & Ava
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« C'est pas possible Ava. » Je me souffle à moi-même, alors que j'enfouis mon visage entre mes mains. Je n'ai pas pu dormir de la nuit, à cause de mon travail et comme toujours, au lieu de m'accorder quelques heures de sommeil, j'ai préféré me poser devant mon ordinateur. Perfectionniste dans l'âme et jusqu'au bout des ongles, je ne me suis accordée des pauses que pour avaler de quoi me tenir éveiller ainsi que pour aller aux toilettes. « Je ne vais pas pouvoir tenir encore ainsi durant des heures. » Je me souffle, alors que je pousse mon clavier d'ordinateur afin de pouvoir poser mon front sur mon bureau. « Il faudrait que je dorme. » Je dis, avant de reprendre. « Il faut que je dorme. Il faut que je dorme. Il faut que je dorme. » Me levant de ma chaise, je rejoins l'immense baie-vitrée de mon loft pour regarder l'étendu d'eau se trouvant sous mes yeux. « Magnifique. » Je souffle, quand je me dis que je ne profite pas assez de cette vue, surtout lorsque je me mets à travailler. Il faut dire que lorsque je commence quelque chose, il est assez compliqué pour moi de m'arrêter, puisque je déteste laisser quelque chose de côté, quand c'est inachevé. Poussant un long soupire et fermant durant une seconde les yeux, je me sens soudainement mal. « Je ne panique pas. Je ne panique pas. » Je me dis alors que mon souffle se fait court et que mon cœur commence à taper avec force dans ma poitrine. M'appuyant sur la baie vitrée afin de ne pas chuter, je place mon dos contre celle-ci pour glisser, lorsque mon postérieur touche le sol. « Ava, respire. Ava, respire. » Je ne cesse de me répéter, quand je me dis qu'il faut que j'agisse, et cela, rapidement. « Ça va aller. » Je me souffle, alors que des larmes commencent à brouiller mon regard azur. « Ava, ne panique pas, ne pleure pas. » Je me répète, puisque je n'ai personne, puisque je n'ai plus personne depuis trop longtemps déjà. « Ne craque pas. » Je prononce, des trémolos étant perceptible dans ma voix quand je me décide à m'allonger, me recroquevillant sur moi-même, devant l'immense baie vitrée.

C'est une douleur qui me réveille. Me redressant avec peine, grimaçant déjà, je sens comme des fourmis dans mon bras engourdi. Essayant de le masser, je peine à distinguer ce qui se trouve autour de moi, mes paupières papillonnant encore, à cause du soleil s'étant installé dans la pièce, quand je réalise que la journée doit être pas mal avancer. « Aller, on se lève. » Je prononce pour moi-même, alors que je ne parviens pas à me mettre sur mes pieds. Poussant un long soupire, je sais que je vais devoir m'aider en m'appuyant sur l'un de mes meubles, le fait est que je ne suis pas à proximité de l'un d'eux présents dans cette immense pièce qui est mon bureau. « Aller Ava. » Je me dis, quand une fois sûre que je n'ai plus mon bras engourdis, j'avance à quatre pattes pour rejoindre mon fauteuil. Une fois près de celui-ci, je positionne mes deux mains dessus et avec peine, je me redresse. Une fois debout, je reste une petite minute sans bouger, mes mains appuyées sur mon bureau quand je me mets à marcher, afin de rejoindre la cuisine pour me faire couler un bon café noir, sans sucre. Mon premier réflexe en arrivant à celle-ci est de m'emparer de la télécommande afin d'écouter les informations. Mon regard étant posté sur ma machine à café, alors que j'attends que ma tasse se remplisse de celui-ci, pour devenir fumante, je n'entends rien de bien spécial, ce qui est mieux que d'entendre parler de drames se produisant ici, à Naples ou encore en Italie et plus largement dans le monde. Une fois ma tasse pleine, je m'installe sur l'un des tabourets présents devant mon plan de travail, quand je m'assois sans ne rien prendre à manger. Mon ventre cri famine, le fait est que manger seule me rend morose, puis je suis bien trop épuisée psychologiquement parlant pour avoir le courage de me préparer quoi que ce soit. Si j'avais eu une famille, j'aurais pu appeler l'un de mes parents, pour discuter et me mettre du baume au cœur, le fait est que je n'ai personne. Bien sûr, depuis que je suis à Naples, je me suis créé ma propre famille, ayant un entourage, mais ce n'est pas comme si je pouvais appeler un frère ou une sœur et encore moins mes parents. Mon père s'est suicidé alors que j'avais vingt-et-un ans et ma mère est partie vivre à Londres, avec son amant et depuis, je n'ai jamais plus eu la moindre nouvelle. À vrai dire, je n'ai jamais essayé de la contacter, comme elle-même ne l'a jamais fait non plus. « Tu es seule Ava, bien seule. » Je me dis dans un souffle, alors que je joins mes mains, dans le but de me faire croire que je ne suis pas seule, qu'une tierce personne s'est saisie de l'une de celles-ci, ce qui n'est pas le cas et je pense qu'à présent, mon cerveau ne s'y trompe plus. Les relâchant donc, mon regard se chargeant de nouveau de larmes, je rejoins mon bureau après avoir avalé mon café, pour terminer mon programme.

« Bonjour. » Je prononce, alors que je pousse la porte d'un bar. M'y rendant souvent lorsque je suis dans ce quartier, je me sens totalement lessiver. Le fait est que je me sens également plus légère, puisque je me suis rendue dans une grande entreprise où j'offre mes services en programmes codés. De primes abords, lorsque j'y suis arrivée, je n'étais pas des plus rassurées, mais comme toujours, je n'ai rien laissé paraître. C'était avec un aplomb que je ne me connais pas que je me suis rendue dans le bureau de l'homme à qui appartient la dite entreprise et après trois bonnes heures, j'en suis ressortie plus légère, plus soulagée. Ce que je lui ai apporté l'a convaincu, et cela, même au-dessus de ses espérances. « Bonjour, je vous sers quoi ? » Me demande le barman, alors que j'étais encore perdue dans mes pensées. « Hum… » Je réfléchis, m'asseyant sur un tabouret ce qui me fait un bien fou, ayant affreusement mal aux pieds à cause de ses maudits escarpins que je porte. « Je… Un verre de… Un verre de blanc. » Je finis par dire, alors que j'ôte ma veste, puisque malgré ce que l'on peut croire, à cette période de l'année, il fait encore un peu frisquet. « Voici mademoiselle. » Me dit le serveur, alors que je lui offre un bien mince sourire, lui soufflant un merci. Commençant à boire une gorgée de vin, je ferme les yeux comme pour en profiter davantage quand la porte du bar s'ouvre. Un homme très élégant entre dans le bar et il demande un verre de rouge. Lui jetant un regard de biais, je me rends soudainement compte qu'il y a foule, puisque je suis son regard, observant pour le coup les personnes présentent alors que je n'avais pas pris le temps de le faire, jusqu'à présent. « Un second ? » Me demande le serveur, quand je me rends compte que mon verre est vide. « Hum… » Je me pince les lèvres, réfléchissant. Il est vrai que je ne conduis pas – ayant un chauffeur – le fait est que je n'ai rien avalé de la journée. Postant une main sur le dessus de mon verre, je m'apprête à dire non alors que le serveur présent me pousse légèrement à la consommation. « Vous êtes un bon barman. » Je lui dis, plissant les yeux. « Très bien. Un second et dernier verre, je vous prie. » Je dis, lorsque je croise le regard de l'homme très élégant qui a capté mon attention lorsqu'il est entré dans le bar. Le fixant toujours, je me sens sotte alors qu'il me dévisage du regard, sans nul doute parce que je fais de même. « Pardon. » Je lui dis, m'empourprant, ce qui n'est jamais de bon augure, puisque généralement, lorsque je rougis, je deviens aussi rouge qu'une tomate.
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Dernière édition par Ava Castelli le Jeu 23 Mai 2019 - 12:07, édité 1 fois
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Sujet: Re: How I Mer Your Dad [PV Ava] ( le Lun 6 Mai 2019 - 5:01 )
Sans nécessairement être un alcoolique (en devenir ou réformé), je figurais au statut d’habitué de plusieurs endroits. Ce bar n’était malheureusement pas une exception à la règle. Je savais qui y traînait selon les différentes journées de la semaine et lesquels étaient les mieux pour certains types de rencontres. C’était un des bars préférés de Salvatore. Je le savais donc je tendais à l’éviter quad nous n’étions pas en tournage ensemble. Néanmoins, j’y passais depuis assez souvent pour que je n’ai même pas besoin de dire quel sorte de vin je voulais précisément pour que le tenancier me fournisse un coupe de son meilleur rouge avec un petit sourire heureux. Je lui rendis son sourire en payant la note avec un pourboire conséquent… et mon regard se posa sur la jeune demoiselle qui se trouvait à côté de moi.

Ses yeux précisément furent l’élément qui me captiva pendant un bref instant. Des cils sombres qui entouraient des yeux azurs… des yeux qui avaient un petit côté familier sans que nécessairement je ne sois en mesure d’identifier exactement ce qu’ils avaient pour moi de connu. Je scrutais son visage attentivement en espérant y reconnaître quelque chose d’autre, un quelconque indice que la jeune demoiselle avait quelque chose. Elle ne devait pas être beaucoup plus jeune que ma fille – dans la jeune trentaine assurément. Mais trop vieille pour que mes infidélités de jeunesses ne me resautent au visage pour une seconde fois. Entendez-moi bien, j’avais assez de Jack pour souligner le comble de la stupidité que le jeune marié de vingt à vingt-deux ans avait eu de croire que ce n’était pas les bras de Lucia qui me suffisaient. Un enfant conçu hors mariage c’était suffisant si vous voulez bien accepter mon avis sur le sujet.

De toute façon, il n’y avait pas sur les traits de ce visage assez de moi pour que je puisse croire que l’infidèle chronique que j’étais ait vraiment pu engendré trois gamins au courant des quelques trois ans d’activités que j’avais eu avec la gente féminine. Je ne pouvais simplement pas croire à un tel alignement des planètes. Et puis elle était clairement trop jeune pour que je puisse croire à cette possibilité. Ce n’était peut-être qu’une simple coïncidence. Après tout, dans nos vies, nous croisons incessamment des centaines de personnes dont nous ne connaissons strictement rien.

[i]Des figures inconnues que nous côtoyons. Des gens en ombre sur des photos que nous prenions entourés des gens qui nous sont chers. Des personnes croisées inopportunément derrière un petit déjeuner de commerce, une coupe de cidre derrière le menton. Comment pouvons-nous espérer se souvenir de l’ensemble de ses rencontres ?[i]

Pratiquement impossible… Surtout quand l’on fait un métier comme le mien. Les poignées de mains que j’avais serrées dans ces premières de part et d’autre de l’équateur, les quelques fois où j’avais descendu la croisette en France sous les yeux attentifs des caméra, les rencontres dans certaines conventions pour ces quelques films étrangers où j’avais participé. J’avais rencontré de mes admirateurs probablement pour gonfler un égo qui n’en avait pas nécessairement le besoin.

La preuve fut probablement que je fixais un peu trop longtemps la demoiselle aux yeux bleus. Assez longtemps pour que je réalise que je la fixais et qu’elle réalise qu’elle également me fixait. La voilà qu’elle s’excusait en détournant le regard et en laissant le rouge teinté ses joues. Ce fut à mon tour de détourner le regard. Je n’avais pas nécessairement l’habitude de fixer. « Non… Pardonnez-moi ! » dis-je avec un beau sourire avant de prendre une longue gorgée de vin en la regardant encore à demi-perdu dans des pensées que je n’étais pas nécessairement certain de comprendre. J’avais pourtant une bonne mémoire pour les gens qui normalement me marquait. Mais voilà que le nom m’échappait entièrement.

Peut-être bien étais-ce un souvenir vague d’un amant que j’avais eu… Elle me rappelait vaguement ce banquier… d’où venait-il déjà ? Je crois que je l’avais croisé dans un club de Milan lors d’un spectacle… il y a presque dix, douze ans ? Un peu à la manière de Salvatore, un homme avec qui j’avais eu une aventure en chassée-croisée. Retrouvé à New York pour la promotion d’un autre film… où il bossait.

Castelli !
Le voilà son nom de famille !
Naturellement, le prénom m'échappait comme un signe du destin d'un souvenir un peu trop vague.

Mais il y avait bien longtemps que je n’avais pas reçu de lettres portant des timbres américains. Ce n’avait été qu’un joli rêve partagé entre quelques petites nuit de plaisir consentant. Je me préférais en un certains sens sans attache. Avec une femme, une fille et deux petits-enfants sur la route. Disons que je n’avais pas nécessairement envie non plus qu’il se le ramène.

Pourtant, j’étais presque certain qu’elle avait les mêmes yeux que lui. Et au risque d’avoir l’air à un dégoutant pervers qui devait avoir pas très long de l’âge de son père, je sentis m’échapper un : « Vous avez des yeux magnifiques. ». Je faisais au moins honneur au sang chaud italien… avec une remarque tout aussi clichée. Bon, elle pourrait sans doute hurler au harcèlement après tout. Je présenterais ma défense si nécessaire à coup d’excuses banales. Après tout, disons que j’étais abonné au rayon du flasque auprès des demoiselles. Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, je ne faisais même plus ce genre de commentaire à ma femme – même si j’avais déjà commenté certaine des robes ou des escarpins qu’elle portait mais c’était une autre histoire. Néanmoins, j’étais convaincu de la nécessité de ne pas passer pour un vieux porc. Ce fut donc à mon tour de rougir. « Je m’excuse… C’était déplacé de ma part. » Voilà ce n’était peut-être pas le meilleur bandage que je pourrais mettre sur la plaie mais c’était au moins ça de gagner… pour avoir moins l’air d’un vieux déplacé. Je tendis donc ma main avec un sourire pour tenter de corriger un peu plus le tir. « Constello Alma. Vous êtes ? » demandais-je finalement.



   
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Sujet: Re: How I Mer Your Dad [PV Ava] ( le Mar 28 Mai 2019 - 1:47 )
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S'il n'y avait qu'un mot pour décrire l'état dans lequel je me trouve à cet instant, ce serait « gêne ». Pourquoi ? Simplement parce que j'ai fixé plus de temps qu'il n'en faut un homme très élégant et plus âgé que moi, bien que cela ne me dérange pas, la différence d'âge. Le truc, c'est que je n'ai pas pour coutume de rester bloquer sur une personne, encore moins ainsi, puisque je ne le regarde pas à la dérober, puis il se trouve non loin de moi, ce qui fait que je n'ai pas été discrète du tout. De ce fait, me confondant en excuse, je sens mon sang afflué à mes joues, ce qui est un signe révélateur, puisque je devine sans mal que je suis aussi rouge qu'une tomate. « T'es bête. » Je me dis, fermant un instant les yeux, alors que je tiens mon visage à l'aide de mes deux mains, pour ainsi le cacher. « Ava, t'es pas possible. » Je me souffle, quand l'homme que je fixais s'excuse lui aussi, sans doute pour la même raison que moi. Esquissant un mince sourire, j'ose le regarder de nouveau alors que je mordille ma lèvre inférieure. M'interrogeant intérieurement, je me demande les raisons pour lesquelles cet homme en particulier m'a captivé et bien malheureusement, je n'en trouve pas de prime abord. M'emparant de mon verre de vin blanc, j'en avale une bien mince gorgée, quand je regarde de nouveau cet homme, dont je ne connais pas le prénom. M'apprêtant à le lui demander, je suis troublée lorsqu'il m'affirme que j'ai des yeux magnifiques, puisqu'il est rare que l'on me fasse ce compliment, bien qu'en vérité, quand j'y pense sérieusement, on ne m'en fait jamais. « Je… Merci. » Je souffle, alors qu'il ne m'entend pas, avant de fixer mon verre de vin, ne sachant pas quoi dire, quoi ajouter. Est-ce possible qu'il soit un psychopathe qui désire me mettre un coup dans la nuque pour ainsi m'engouffrer dans son coffre de voiture ? Est-ce un homme d'affaires qui a le syndrome « Christian Grey » ? Est-ce que je devrais me méfier puisqu'il m'a complimenté sans dire quoi que ce soit avant, comme ses « vieux beaux » qui essayent d'attraper des jeunes femmes dans leur filet ? Je ne crois pas. il est vrai que l'habit ne fait pas le moine, mais, intérieurement, j'ai la nette sensation qu'il ne me fera pas de mal. C'est sans doute pour cela que je suis enclin à prendre la parole, quand une nouvelle fois, je n'en ai pas le temps puisqu'il s'excuse de nouveau, mais ce coup-ci, uniquement à cause du compliment qu'il m'a fait. « Ne vous excusez pas. » Je prononce rapidement, sans même y réfléchir, quand je prends la parole. « Je… Je vous remercie pour le compliment. Cela fait bien longtemps que l'on n'en a pas fait pour être franche. » J'ose prononcer, alors que mon regard se voile, à cause de la tristesse qui me gagne. « Je me nomme Ava Castelli. Je suis enchantée de faire votre connaissance. » Je dis, répondant à sa question puisqu'il se présente à moi, alors que je me saisis de sa main. « Je… Je peux vous payer la prochaine tournée ? » Je dis, murmurant presque les derniers mots que je prononce, quand me vient soudainement l'idée de trinquer. « Constello, levons nos verres à notre rencontre si vous le voulez bien. » Je dis, avant que nos verres s'entrechoquent et que j'esquisse un sourire, terminant mon second verre de vin blanc.

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Sujet: Re: How I Mer Your Dad [PV Ava] ( le Mer 29 Mai 2019 - 22:54 )
Les yeux de la jeune femme avait visiblement fait saturer quelque chose dans mon cerveau pour que je perde mon filtre d’une manière aussi éloquente devant elle. Directement, avant même un échange de prénom ? J’aurais peut-être pu comprendre que mon cerveau puisse faire une connerie monumentale de ce genre devant un homme (et encore – Salvatore aurait plus été le genre d’homme avec qui je faisais ce genre d’échange – et certainement pas en public).

Ce n’était pas le genre de comportement que je m’autorisais encore plus comme la jeune demoiselle ne devait pas être fondamentalement plus jeune que ma fille. Je devais sans doute avoir l’air d’une des ces affreux homme obsédé ce qui n’était sans doute pas la meilleure de toutes les options possibles quand l’on tenait quelque peu à son image public (et je disais ça en savant très bien que j’étais un homme facile et que le plus petit compliment pouvait m’amener dans les bras d’une nouvelle conquête).

Il n’empêchait que c’était maladroit de ma part et que ça avait suffi pour faire monter le feu aux joues de la jeune demoiselle – ce qui n’était pas du tout mon objectif. Elle avait des yeux familier… Et c’était plus que les yeux, leur douce couleur du ciel, qui m’avait amené à voir en elle quelque chose de drôlement rassurant pour moi. Un ami qui lui ressemblait du moins dans mon souvenir parce qu’il y avait bien quelques années que je ne l’avais pas vu. Les occasions d’aller en Amérique ne couraient pas nécessairement les rues et comme il s’y était installé et que j’avais ma vie, ma fille ici… Ce n’était pas nécessairement aisé de s’imaginer. Les lettres s’étaient espacés. Peut-être s’étaient-elle perdues comme des bouteilles à la mer.

Voilà donc que j’en revenais à cette jeune dame – pratiquement en âge d’être ma fille (même si considérant l’âge à laquelle j’avais conçu ma fille, c’était peut-être un peu jeune dans tous les cas pour conclure quoi que ce soit d’une telle affirmation) dont les joues rougies affichaient un timide sourire. Une demande pour ne pas que je m’excuse de l’avoir ainsi importuné et apostrophé. J’aurais quand même pu à mes yeux me mériter un titre de goujat de service mais soit. Son débit rapide alors qu’elle m’expliquait qu’il y avait longtemps que personne ne lui avait fait de tel compliment avec un petit voile de tristesse qui teintait son regard. « C’est bien dommage, je trouve que les compliments ont un talent certain pour mettre un peu de soleil dans les journées des gens qui nous entourent. » déclarais-je doucement. // Son prénom et le nom de famille me fit figé en l’entendant. Et le prénom de « Patrizio » me revient comme un éclair en pleine tête. Elle aurait très bien pu être sa fille – il m’avait bien dit qu’il en avait une. Ce n’était donc pas impossible comme situation. « Je crois qu’un seul verre sera suffisant pour moi. J’ai des textes à réviser ce soir. » dis-je avec un petit sourire entendu qui lui était dédié. Ma main serra la sienne pendant un bref instant.

Je levais mon verre. « À notre rencontre, mademoiselle Castelli. Santé. » dis-je. Les deux coupes se touchèrent délicatement. La question m’échappe peut-être un peu trop vite. « Je m’excuse sincèrement de cette seconde question indiscrète mais vous ne seriez pas parent avec Patrizio Castelli ? ». Il n’était pas connu… mais ça n’empêchait pas nécessairement qu’il se rappelait à moi en des termes délicats.
@Ava Castelli



   
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Sujet: Re: How I Mer Your Dad [PV Ava] ( le Dim 2 Juin 2019 - 3:49 )
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Ma journée commençait mal, mais heureusement, malgré ma crise de panique et de larmes, je suis parvenue à terminer un programme pour une grande entreprise de renom. Je me suis sentie utile lorsque je m'y trouvais et cela m'a fait un bien fou avant que je ne rejoigne le bar dans lequel je me trouve à présent. Ayant commandé un premier verre de vin blanc, j'ai remarqué un homme qui m'a perturbé dès lors que j'ai croisé son regard, pour finalement m'empourprer lorsque je me suis aperçue que lui aussi me dévisageait. Mes joues tintées de rose, j'ai demandé pardon à cet homme en question, lorsque lui aussi, c'est excusé de m'avoir fixé. Devrais-je trouver la situation « amusante » ? Je n'en ai aucune idée. À vrai dire, tout ce que je sais à cet instant, c'est que je suis épuisée par ma journée, puis je réalise que je n'ai rien avalé alors que je commence à boire de l'alcool. Je devrais sans aucun doute m'en aller pour rejoindre un restaurant et ainsi avoir quelque chose dans mon ventre après un bon repas, le fait est que je n'ai pas la force de me lever, puis, je ne peux pas partir sans en savoir davantage sur l'homme qui me trouble. Suie-je en train de m'occuper l'esprit pour occulter ma matinée ? Peut-être bien, le fait est que converser avec cet inconnu me permet de parler à une autre personne que moi-même, puisque je vis seule et que je n'ai personne avec qui parlé lorsque je suis enfermée à double tour dans ma cage dorée.

Après de nouvelles excuses, me voici rouge écarlate par ses derniers propos, puisque Constello m'a affirmé que j'avais de beaux yeux, comme dans les vieux films. Lui expliquant que cela n'arrive jamais, qu'aucun homme me fait ce genre de compliments, il parvient à me faire sourire. « Vous êtes un grand charmeur Constello, je me trompe ? » Avalant une gorgée de mon second verre de vin blanc, j'ajoute ensuite : « Aucun homme n'apporte de soleil dans mes journées. Heureusement pour les habitants de Naples, mes humeurs ne font pas écho au temps, puisqu'il pleuvrait tous les jours. » Je ne sais pas pourquoi je me livre ainsi à cet inconnu, le fait est que mes dires sont vrais, puisque cela fait bien longtemps que je ne me suis pas sentie « heureuse » si je puis dire. Je broie généralement et facilement du noir lorsque je me trouve seule et cela est de plus en plus courant, puisque je me suis éloignée des proches que je me suis fait ici, à Naples. La raison principale ? Je ne désire pas partager mes peines, ma mauvaise humeur, ayant toujours préféré me renfermer, me replier sur moi-même, plutôt que de laisser une possibilité à qui que ce soit de me tendre une main afin que je me relève, afin que je parvienne à ne serait-ce que frôler le bonheur, du bout des doigts. L'écoutant, alors que j'ai proposé de payer la prochaine tournée, je me pince les lèvres en le fixant durant un certain laps de temps, puisqu'il me parle de texte à réviser ce soir. « Vous êtes acteur, c'est bien ça ? » Je le questionne, ayant la sensation de l'avoir déjà vu quelque part, dans un ou plusieurs films sans doute. Proposant après cette question de lever nos verres à notre rencontre, ceux-ci s'entrechoquent alors que j'avale de nouvelles gorgées de mon verre de vin blanc. Lui offrant un doux sourire, celui-ci s'efface automatiquement lorsque monsieur Constello me parle de mon père. « Je… » Je ne sais pas quoi dire, étant soufflée, puisque je cherche à comprendre les raisons de son suicide et cet homme semble l'avoir connu. « Je suis sa fille. Je suis la fille de Patrizio Castelli. » M'emparant de mon verre de vin, je le termine d'une traite avant de poser mon regard sur monsieur Constello. « Vous le connaissiez ? Vous l'avez bien connu ? Je veux dire, vous étiez amis ? Est-ce qu'il vous a fait part de problèmes qui le tourmentaient ? » J'enchaîne les questions sans laisser le temps à Constello de me répondre, quand je me demande s'il sait qu'il a mis fin à ses jours. « Constello… » Je commence, mon regard se chargeant de larmes. « Vous savez qu'il… Qu'il… » Écrasant une larme qui menaçait de rouler sur ma joue, je ne parviens pas à poser les mots sur ce qu'il s'est produit. « Vous êtes au courant qu'il n'est plus parmi nous… Enfin, qu'il… Qu'il n'est plus de ce monde ? » Je souffle, mon regard planté dans le sien, alors que j'imagine qu'il peut y lire ma peine, ma douleur, mon désarroi, ma détresse.

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Sujet: Re: How I Mer Your Dad [PV Ava] ( le Jeu 6 Juin 2019 - 4:02 )
Je n’avais pas nécessairement grandi en étant un charmeur dans ce genre de contexte… surtout pas avec une demoiselle devant moi. Un verre dans le nez dans les bars dans lesquels j’aimais me tenir et je pouvais me montrer plutôt charmeur avec le premier homme venu qui acceptait bien gracieusement de me rendre l’attention que je voulais. Mais je ne me rappelais probablement pas de la dernière fois que j’avais tenté de faire de l’œil à une demoiselle. Ma femme peut-être quand j’avais vingt ans. Après tout, je devais lui avoir répété plus d’un milliard de fois quand elle était enceinte de notre fille combien je la trouvais radieuse. Mon intérêt à moi était ailleurs. Je me surprenais donc du côté direct de mon approche, mais je choisis de jouer le jeu lorsqu’elle me demanda si j’étais un grand charmeur avant de poursuivre d’une voix triste avec des propos qui eux aussi contenait une certaine lourdeur. Je la regardais avec compassion : « Charmeur peut-être à mes heures… » Charmeur à mes heures et à ma manière mais sans que la demoiselle ne puisse avoir le moindre espoir que je sois celui qui amènerait du soleil dans sa vie. « Mais je trouve toujours dommage de voir une jeune demoiselle triste. » Peut-être parce que je cotoyais de très près la tristesse et que je craignais qu’elle ne me gobe toute entière si je perdais mon beau sourire en public. Dans mon cas, il suffisait de gratter quelque peu sur le dessus de la carapace pour voir que j’étais plus fragile et sombre que ce que je laissais voir. Moi aussi, je souhaitais un homme à mes côtés pour m’amener des croissants de soleil au déjeuner.

Maie je ne voulais pas qu’il soit question de ma mélancolie, de ma tristesse et de ce placard qui lentement me tuait. Il était trop petit pour mes ambitions. Je rêvais personnellement de faire bouger les choses, de me poser auprès de l’homme que j’aimais sans nécessairement être prêt à admettre que je l’avais potentiellement déjà trouvé et qu’il agissait à mes côtés comme un éternel ami. Je me contentais de sourire. D’ailleurs, le mien s’agrandit lorsqu’elle me demanda si j’étais acteur. « Je fais à mes yeux le plus beau métier du monde. » dis-je après un petit hochement de tête enthousiaste. Mes mains expressives trahirent un peu de mon maniérisme que je retenais généralement sur les entrevues. J’avais de la chance d’encore performé après trente-cinq ans dans ce milieu et de me faire offrir des rôles qui présentaient encore un défi ou qui m’amenait hors de ma zone de confort. « Et vous, Ava, que faites-vous dans la vie ? » demandais-je en la regardant avec un air intéressé.

Je pris une nouvelle gorge de vin après que nos verres se soient entrechoqués. Rien n’avait nécessairement pu me préparer pour l’aveu qui allait suivre. Sa fille. Mon sourire radieux fondit par contre assez rapidement. Pourquoi diable utilisait-elle le passé pour parler de Patrizio ? Il avait quelques années de plus que moi, mais ça ne voulait pas nécessairement dire que… ? Pourtant, la voyant finir son vin d’un coup sec, je me doutais que j’avais réveillé quelque chose de grave. Elle avait le regard chargé de larme et je n’avais nullement l’intention de faire pleurer une jeune demoiselle dans ce genre de circonstances. J’en ignorais même pratiquement où poser les yeux. Il n’était plus de ce monde, comme moi qui avait failli ne plus l’être aussi. Mon regard était empreint d’une grande compassion à l’égard d’Ava. « Je m’excuse sincèrement si je vous ai offusqué… Je suis désolé, j’ignorais qu’il était parti. Je vous offre mes plus sincères condoléances. » Cela expliquait peut-être cette lettre restée sans réponse. Je commandais une nouvelle coupe de vin. Il fallait sans doute que je répondre à certaines des questions qu’elle se posait. Mais autant que je sache, Patrizio était dans son placard comme moi et je ne voulais pas être celui qui apprenait les aventures d’un homme marié dans son placard : les quelques problèmes qu’il m’avait partagé étaient mineur, des petites frustrations que l’on ressentait en voyage mais rien de dramatique.. Ce fut à mon tour de finir le fond de mon premier verre d’un trait alors que le deuxième atterrissait devant moi : « Je l’ai connu et j’ai échangé quelques lettres avec lui au courant des années. Mais il ne m’a jamais vraiment fait part de problèmes particulier qui l’entouraient. » déclarais-je avec un petit sourire las. Je ne lui serais probablement d’aucune utilité si elle voulais savoir des choses sur son père. « Par contre, je peux vous dire que vous lui ressemblez beaucoup. » dis-je en posant un regard mélancholique sur elle.
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Sujet: Re: How I Mer Your Dad [PV Ava] ( le Mar 25 Juin 2019 - 21:48 )
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Parfois, sans en connaître la raison, on croit connaître une personne. Cela arrive et alors que l'on cherche, on la fixe. C'est lorsque l'on revient à nous en se disant qu'on ne parviendra pas à savoir de qui il s'agit qu'on se rend compte qu'on la dévisage. C'est exactement ce qu'il se passe ce soir. Dès que j'ai pénétré les lieux, mon regard s'est posé sur cet homme plus qu'élégant et je n'ai pas pu passer à autre chose. D'ailleurs, je n'ai pas pu cesser de le dévisager, quand enfin, nous avons engagé la conversation. « À vos heures… » Je prononce, mon regard empli de malices. « Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai la sensation que vous charmez toutes les personnes croisant votre route. » J'avale une gorgée de mon verre de vin. « C'est inné chez vous, je me trompe ? » Je le questionne, alors que nous nous engageons sur un sujet quelque peu « savonneux » puisque je lui affirme qu'aucun homme ne s'essaye à me faire des compliments et encore moins à me draguer. À vrai dire, lorsque je sors et que je désire ne pas terminer ma soirée seule, je me fais rapidement comprendre. Peut-être est-ce pour cela que les hommes ne viennent pas à moi, puisque je viens à eux bien plus rapidement. Songeuse par cette pensée, je me surprends à boire plusieurs goulées de mon verre de vin blanc. « Comme vous dîtes. C'est dommage. » À cet instant, je ne sais pas si je l'affirme parce que je suis véritablement malheureuse, ou si c'est parce qu'au final, j'aimerais trouver chaussure à mon pied. Après tout, je pourrais plaire, du moins, je le suppose.

Passant à autre chose, ne désirant pas que l'on se quitte dans l'immédiat, je le questionne encore, puisque j'ai la réelle sensation de l'avoir déjà vu dans un film ou même plusieurs. De ce fait, je le lui demande de but en blanc et sa réponse me fait sourire. « Je le savais ! J'en étais sûre. » Je prononce, sans doute dans un ton bien trop enjoué, ce qui me fait rougir. « Enfin, j'étais certaine de vous avoir déjà vu. » J'ajoute, alors que j'ai envie de me noyer littéralement dans mon verre. « Vous tournez pour un film en ce moment ? » Je demande après une petite minute de silence, le temps que mon visage soit moins tinté de rose, quand je réalise qu'il peut l'être également par ma consommation d'alcool. « HUM… Je suis développeur informatique. Je créée des programmes de codages pour de grandes firmes, de grandes entreprises. Je travaille en free-lance. » Haussant les épaules comme pour affirmer que cela n'a pas grande importance, je sais qu'il s'agit du contraire, puisque mon métier me permet de garder la tête hors de l'eau, puis j'ai toujours adoré faire des lignes de codages, en faisant depuis de très nombreuses années à présent. « Ça semble compliquer, au début. Puis ensuite, on connaît les codages de bases par cœurs et on s'essaye à les modifier, afin qu'ils nous appartiennent. Ce qu'il faut surtout, c'est avoir de l'imagination. » Buvant une gorgée de mon vin blanc, je reprends, postant mon regard sur cet homme qui me trouble. « Souvent, j'imagine mes codes, où que je sois. Puis, une fois chez moi, je les réalise. J'y parviens la plupart du temps. Je suis du genre à rester éveiller toute la nuit pour obtenir le résultat que je désire. » Définitivement, je bois de trop. Je ne parle généralement jamais de mon job, le fait est qu'avec cet homme, j'ai la sensation de pouvoir me livrer, sans être jugé.

Faisant signe au serveur de me resservir, je sais qu'il va me falloir du courage, puisque je désire en savoir davantage sur mon père, que monsieur Constello a connu. De ce fait, pour me donner du courage, je bois encore plus, ce qui n'est très certainement pas la meilleure des idées. Seulement, il le faut absolument pour une seule et bonne raison : faire taire la douleur si je viens à apprendre des choses qui pourraient m'ébranler. Fixant mon fond de verre contenant mon vin, je ne sais pas quoi répondre à Constello, puisqu'il fait comme tous, en me présentant « toutes ses condoléances ». Fermant durant quelques secondes les yeux, poussant un soupire que j'espère discret, je termine par poser mon regard noisette dans le sien. « Merci. » Je dis, lorsque je me rends compte qu'il agit comme moi, ce qui me rend soupçonneuse. Comment connaissait-il mon père ? Étaient-ils amis ? De bons amis ? Des meilleurs amis ? Tout un tas de questions continue à se bousculer dans mon esprit, alors que je lui en ai déjà posé. Attendant des réponses, je me demande s'il sera parfaitement sincère ou non, mais pour le moment, cela n'a pas d'importance. L'écoutant, j'ai la sensation d'être en apnée, retenant ma respiration. Mon cœur frappant avec force dans ma poitrine, j'ai la nette sensation qu'il va imploser à l'intérieur de moi. « Vous avez encore les lettres ? Est-ce que je pourrais les lire ? Est-ce que vous êtes certain qu'il ne voulait pas vous laisser un message ? Je veux dire, en lisant entre les lignes ? » M'étant rapprochée sans m'en rendre compte, ayant même posé l'une de mes mains sur la sienne, je la retire, m'éloignant. « Je vous demande pardon, je… » Postant ma tête entre mes mains, je reste un instant dans cette position, quand j'ose reprendre la parole. « Je… Je suis désolée. C'est que je… Je m'interroge. » Sur ce dernier mot, un rictus déforme mon visage de poupée, quand j'ose affronter son regard, puisque Constello m'affirme que je lui ressemble beaucoup. « Merci. » Je me contente de souffler, alors que mon regard se charge de larmes et que je m'empare de mon verre de vin, afin de le vider, littéralement.


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Sujet: Re: How I Mer Your Dad [PV Ava] ( le Sam 29 Juin 2019 - 6:10 )
Je ne sais pas ce que j’aurais fait si ma carrière d’acteur n’avait pas pris son envol aussitôt. J’avais été chanceux – incroyablement chanceux et j’en avais conscience. Dans ce métier plus que dans tout autre, l’entregent et la capacité de faire appel aux émotions d’autrui était nécessaire : c’est un métier du sentir et non du paraître. Je prenais un véritable plaisir à voir la beauté dans tout le monde, dans un doux visage de tous. Peut-être était-ce se montrer simplement charmeur d’une manière innée même si j’avais davantage l’impression d’être un grand maladroit dans ses interactions avec les autres. Certaines méprises pouvaient entrainées de belles relations. J’haussais les épaules avec un demi-sourire. Peut-être bien était-ce le cas que ce soit inné ce besoin de plaire. Mais je n’en savais rien. J’avais grandi en choisissant de plaire à mes parents, repoussé mes envies de jouer avec les poupées de mes sœurs, étouffé des parties de ma personnalité qui restait intactes malgré les années. Ce grand enfant qui n’avait jamais vraiment accepté de vieillir. Mon métier m’avait aidé à traverser régulièrement mes traversées du désert qui vivait dans ma tête la majorité du temps. Ce qui me faisait apprécier mon métier, c’était de savoir que je pouvais amener autant de joie aux autres que ce que mon métier m’amenait.

Les yeux scintillant de la demoiselle, le ton enjoué lorsque je confirmai ce qu’elle avait deviné c’était la plus belle récompense que je pouvais avoir. Mes paies trop nombreuses à mes yeux pour le « travail » que je fournissais justifiaient un achat quasiment pathologique de chaussures pour ma femme… enfin, ma future ex-femme. Heureux de parler de mes projets actuels, le rouge me montant également aux joues, je répliquais avec le même enthousiasme partagé : « C’est très apprécié d’être reconnu. Pour répondre à la question, je suis actuellement sur ma quatrième collaboration en partenariat avec Salvatore Valentino. ». La conversation dériva vers son métier à elle, parce que j’étais curieux tout simplement de savoir. Elle semblait faire un métier que je trouvais passionnant bien que je susse que j’aurais probablement été hautement inutile. Je me contentais d’hocher la tête en l’écoutant : « Un métier fort intéressant, ma foi… qui me fait douter qu’un vieux loup comme moi aurait pu y trouver sa place. »

La conversation dériva par la suite sur son père dont la ressemblance était frappante si on en voulait mon avis. J’étais bien sûr peiné d’apprendre la disparition de Patrizio. Il bénéficiait dans mon cœur d’une place spéciale, immortelle. Aucun infini sommeil n’aurait pu m’enlever cette connexion cosmique que je ressentais. Certes, l’eau avait coulé sous les ponts depuis que les scènes s’étaient déroulées dans des bars, dans des chambres d’hôtels, réveillant des pulsions que même certains animaux ne s’autorisaient pas. Il n’y avait probablement pas d’autre manière de placer la réalité que de dire que les yeux clairs de l’Italiano-américain avaient été les premiers qui m’avaient fait basculer dans le lit d’un homme. Son après-rasage sur sa peau avait une vague odeur de noix de coco. Sa salive, un arrière-goût de café. Il avait quelques cinq ans de plus que moi, déjà marié lui aussi quand j’avais fini par céder d’un coup sec sans réellement le prévoir. Ça s’était juste… produit. Un simple coup de foudre accidentel qui m’avait confirmé ce que je savais déjà… mais que je ne voulais pas m’admettre.

J’avais à la fois la chance et la malchance de ne pas avoir perdu mes parents. Je ne pouvais donc pas m’imaginer la douleur qu’elle pouvait ressentir. En raison de l’emprise que l’ombre de mes parents avaient encore sur ma vie maritale (entre autres), je ne pouvais pas m’empêcher de penser que ma sortie du placard serait plus difficile tant qu’ils seraient en vie. Quel cruel fils étais-je de les souhaiter parfois parti.

Sauf que la douleur qui se voyait sincère dans les yeux de la brune me laissait voir qu’elle avait souffert de le perdre : ce que je pouvais comprendre puisqu’il dégageait une certaine douceur quand l’on savait l’amadouer. Toutefois, lorsque sa douleur l’amena à me demander si elle pouvait lire les lettres que son père m’avait envoyé, je sentis le rouge me monter aux joues. Le contenu de ces lettres n’était nullement destiné à nos enfants respectifs. Dans les échanges épistolaires, il y avait cette tendresse sauvage que nous avions tous les deux (mais peut-être moi d’avantage) besoin de trouver. Les lettres de son côté avaient fini par s’espacer confirmant que ce n’était qu’une phase pour lui. Nous nous étions même revus comme amis et non pas amants… Je ne voulais pas paraître brusque lorsqu’elle s’excusa de m’avoir posé une question si indiscrète alors que je devais la fixer comme un poisson hébété cherchant définitivement comment me sortir de cette situation. « Vous savez… Ce sont des lettres qui ont plus de trente ans. Je crois qu’aucune n’ont survécus aux années… et si certaines l’ont fait, je ne peux vous autoriser à les lire… » considérant que votre père est celui qui m’a initié aux plaisirs de la chair satisfaisant dans mon cas. Je me mordis doucement la lèvre inférieure. « Et quelques que soient vos questions, je sais que les réponses ne se trouvent pas dans les lignes que nous nous sommes échangés… et que vous ne trouverez rien non plus entre les lignes. » mis à part ce désir pressant qu’il avait réveillé chez le jeune acteur de vingt-six ans que j’étais quand la correspondance avait commencé parce qu’il était reparti vers les États-Unis. Je finis mon verre sans oser relever les yeux vers la jeune demoiselle, le prix de la réalité cruellement ancrée dans ma tête. « Je suis désolé, sincèrement, de ne pouvoir vous aider pour répondre à vos questions. »



   
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Sujet: Re: How I Mer Your Dad [PV Ava] ( le Jeu 15 Aoû 2019 - 16:29 )


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- son métier : étant devenue décoratrice d'intérieurs - sa célébrité : puisqu'à présent il s'agit de Scarlett - les origines de son père : qui est italien et non plus américain - son lieu de naissance : ma belle étant née à Porto, au Portugal  
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Monsieur Alma m'intrigue, et cela, depuis que j'ai croisé son regard. Est-ce parce qu'il se trouve charmant ou est-ce parce que j'ai décelé quelque chose d'étrange en lui ? Comme si j'avais instantanément compris qu'il connaissait mon père ? Peut-être. Je ne sais pas. Une chose est certaine : j'aurais préféré le rencontrer avant, puisque je me suis payée bons nombres d'endroits mal famés, afin de récolter des brides de réponses quant à mon cher père. Fais-je chou blanc depuis que je suis venue vivre à Naples ? Malheureusement, la réponse est « oui ». Alors, ayant monsieur Alma sous le coude, je m'interroge et je l'interroge, comme si ses réponses à mes questions tenaient ma survie. Seulement, pour le moment, il n'est question que de la carrière de monsieur Alma, puisque je le reconnais finalement, étant une grande fan de cet homme, qui me permet souvent de m'évader dès lors qu'il apparaît à l'écran. « Ça doit être quelque chose de… D'être reconnu. Ça doit être incommensurable, non ? Comme sensation ? » Je ne peux m'empêcher de demander, lorsqu'il me parle de sa quatrième collaboration avec Salvatore Valentino. « OH. Je… Je le trouve si charismatique, si beau ! Vous avez de la chance. » M'arrêtant, je reprends rapidement, sentant mon sang affluer à mes joues. « Attention, il a également beaucoup de chance. Vous avez, un charme naturel... Incroyable. » Je termine de souffler, alors que j'ai posté mon coude sur le bar, pour finalement poster mon menton sur la paume de ma main. « Je… J'ai du mal à réaliser que vous vous trouvez en face de moi. » Je prononce dans un souffle, ne prenant la mesure de cette rencontre qu'à cet instant. « J'ai hâte de vous voir ensemble à l'écran. Il y a quelque chose entre vous. Une sorte de connexion… » Je prends le temps de réfléchir. « Il y a comme un lien invisible qui vous unit. Lorsque vous êtes ensemble à l'écran, il n'y a plus que vous deux. Enfin, à mon sens. » Je termine, quand je réalise que je dois passer pour une fan ennuyeuse, qui doit sans nul doute rabâcher le même discours que tous les autres fans croisant monsieur Alma. « Je suis navrée. Je… Je dois vous sembler… Embêtante. Je suppose. » Je prononce tout bas, baissant le regard, quand nous parlons de moi. « J'adore ce que je fais. À vrai dire, j'aime tout autant être derrière mon ordinateur que d'être sur place, pour m'occuper à placer les meubles et tout le reste. C'est une réelle passion. Puis, je fais énormément de choses, ça me permet de toucher à tout ce que j'apprécie. » Je dis, me confiant au sujet de mon travail, ce qui n'arrive pas souvent, pour ne pas dire, ce qui n'arrive jamais. « C'est vrai que c'est… Enfin, votre métier de comédien vous va si bien. Jamais je ne pourrais faire ce que vous faites. Vous faites rêver vos fans. Vous… Vous parvenez à faire occulter le quotidien souvent difficile à bons nombres de personnes, c'est tout bonnement incroyable ! » Je m'exclame à présent, quand je me dis que je devrais sans nul doute freiner sur mes consommations.

Lorsque nous évoquons mon père, mon sourire s'efface, tout comme mon admiration. À cet instant, j'essaye de déceler dans le regard de monsieur Alma un semblant de réponse à mes questions, puisqu'il a connu la seule personne étant ma famille. Pendue à ses lèvres, retenant mon souffle, j'ai la désagréable sensation que mon cœur a cessé de battre pour attendre ce qu'il va me répondre, au sujet des lettres qu'ils échangeaient. « Plus de trente ans… » Je souffle pour moi-même, mon regard se perdant dans mon second verre de vin, il me semble. « Que… Quoi ? » Je demande immédiatement lorsque j'entends la fin de sa phrase, mon regard cherchant le sien. « Je… J'ai perdu mon père et j'ai… » Je ne trouve plus les mots, puisque j'ai la sensation d'être soudainement submergé par un tsunami, dévastant l'intérieur de mon être, sans ne laisser quoi que ce soit sur son passage. « Je… Que… » Mon cœur s'affole dans ma poitrine, bien que j'essaye de recouvrer un semblant de contenance. Regardant toujours monsieur Alma, je ne sais pas quoi dire pour le convaincre de me procurer ces lettres, celles écrites par mon père, mon très cher père, dont son acte de lâcheté m'a privé de lui. « Je… Je ne vous en veux pas. Je pensais… Enfin… Je suis confuse. Vraiment. Je suis sincèrement désolée. » Je prononce, balbutiant, quand je me rends compte que j'ai besoin de prendre l'air. « Je… Je peux vous régler s'il vous plaît ? » Je demande à l'un des serveurs, pour tendre ma carte bancaire, payant mes consommations. « Merci. » Je finis par souffler, avant de me redresser avec maladresse. Est-ce dû à l'alcool ? Au fait que je sois épuisée ainsi qu'au fait de n'avoir rien avalé ? Sans nul doute. « Je, j'étais ravi de faire votre connaissance monsieur Alma. » Je prononce dans un souffle, fuyant son regard, avant de me diriger vers la sortie, pour finalement revenir sur mes pas. « Voici ma carte de... Enfin, de décoratrice d'intérieurs. Si jamais... Je serais heureuse de vous revoir, de vous aider à redécorer votre chez vous. » Ayant la sensation que mes jambes sont faites de cotons, je me demande quand je vais faillir, je me demande quand le sol va se dérober sous mes pieds…

(c) oxymort
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HORS RP : si tu veux, nous pouvons le clôturer pour en ouvrir un nouveau chez Constello, après avoir échangé des SMS ou bien nous en ouvrons un avec Ava et ta Poppy chérie. How I Mer Your Dad [PV Ava] 3203843487


✩☆ BAD DREAMS ☆✩
Worried about the mess that's in my house, that's in my heart. Pessimistic as it seems, sleep will never come that easy. I envy the futures of all my friends, I get jealous about your past. If it gets too close, if it gets too much I'm scared I'll disappear.
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