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- (Jianca) I can forgive but I can't forget -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Bianca LampedusaToujours frais après un litre de café
Bianca Lampedusa
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Je suis absent-e : Noyée sous des cartons (rip) en absence du 06 mail au 16 mai (si pas de PLS à cause de GOT)
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Âge : 30 ans (12.01.1989)
Métier : Bianca est avant tout une artiste. Elle est peintre mais ses oeuvres sont souvent trop édulcorées donc elle est restauratrice d'oeuvres d'art au musée de Naples et en parallèle elle écrit un livre illustré sur les créatures légendaires.
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Sujet: (Jianca) I can forgive but I can't forget ( le Mer 1 Mai 2019 - 22:49 )
I can forgive you.
“ JACK & BIANCA ”


J’étais debout près de la fenêtre et je regardai le soleil illuminer la ville de Naples. Mes cheveux avaient des pointes bleues aujourd’hui et quelques paillettes coincées dedans alors que je portais ma bonne vieille salopette. « Et vous ne désirez pas reprendre contact avec lui ? » Le sujet du jour concernait Jack. J’avais pris mes distances avec lui bien que je savais qu’il était en ville. Je n’étais pas prête à lui pardonner sa désertion d’il y a quelques années. Même si je possédai effectivement une clé. « Peut-être devriez-vous lui dire ? » Je me tournai pour faire face à Orfeo. Il était compétent et voyait toujours clair en moi mais sur ce coup, je demeurai incertaine. « Je ne sais pas. » La discussion s’avéra épineuse mais me voilà qui trainait près de chez Jack. J’avais mes pinceaux dans une poche, ma peinture dans mon sac et la clé qui me brûlait la main. Un peu de courage. Je l’insérai dans la serrure et la faire tourner me prit un temps fou comme si elle pesait très lourd. « Jackjack ? » Je savais qu’il n’appréciait pas particulièrement ce surnom mais je l’ai toujours appelé ainsi depuis toute petite. Il était avec Loris l’un de mes piliers. Je m’aventurai dans l’appartement pour le voir vide. Personne. je déambulai donc, me demandant si je ne devais pas mettre les voiles. Il ne saurait jamais après tout. Et je pourrais mentir à mon psy. Mais une pièce attira mon attention. Avec un petit lit, une petite table de chevet, une photo. Je restai un moment, interdite avant de me rappeler qu’il avait une fille. Dont je ne connaissais pas le visage, ni le prénom. Mon cœur se serra alors que je pensais qu’il m’avait définitivement exclue de sa vie. Je reniflai pour chasser une larme avant de faire face à un mur.
Entièrement blanc.
Je déplaçai donc le lampadaire avant de fouiller dans mon sac pour sortir ma casquette et coller mes écouteurs dans mes oreilles. Je n’ai jamais aimé les murs blancs. Ça me rappelait l’institut dans lequel on m’avait placé à dix ans. Même à l’orphelinat les murs du dortoir étaient plein de dessins. Je retirai ma veste pour la coller au sol en prévision d’éventuelles chutes de peintures avant de mettre ma musique et de laisser les pinceaux faire leur œuvre. Lorsque je peignai, j’étais comme prise de frénésie. Alors que la fresque Ghibli commençait à prendre forme, j’en oubliai tous les maux du monde. Mon anorexie, l’ombre, les abandons successifs de Jack et Loris. Absolument tout. Mon cerveau se vida pour ne projeter que le rendu final du dessin.
Une fresque pour une petite fille que je ne connaissais pas et que je ne connaitrais sans doute jamais.



AVENGEDINCHAINS


I believe in unicorn
Who are we to say what’s real or not real in the mind of the true believer.


Mon bernard ♡:
 
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Jack Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Jack Delaney
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Sujet: Re: (Jianca) I can forgive but I can't forget ( le Sam 18 Mai 2019 - 15:33 )
Jack terminait de remplir le dernier dossier. En mettant le point final au dernier rapport d’autopsie avant de ranger soigneusement les pages dans le dossier. Ce dernier mit dans le tiroir de son bureau, il le ferma à clé avant de soupirer longuement. Il était 19h passé et pourtant… Il n’avait pas envie de rentrer. Il ne voulait pas retourner dans cet appartement vide qui tous les jours lui rappelait l’absence de sa femme ou de sa fille. La solitude pesait sur le coeur de Jack. Probablement car cela lui renvoyait à une époque dont les enfants ne sont pas supposés se souvenir. Pourtant, lui avait des souvenirs vifs et précis de l’abandon quotidien de sa mère. Le silence dans un appartement, il l’a connu au début de sa vie et maintenant ce dernier venait à nouveau hanter ses années d’homme mature. Lui qui s’était juré de ne pas revivre ça se trouvait prisonnier de ce quotidien pesant. Un rapide regard sur son portable : pas de messages. Il n’y aurait probablement pas de courses ce soir non plus. Cela faisait plusieurs jours que l’adrénaline n’avait pas pris possession de son corps et c’est probablement pour cette raison que son esprit était bien plus enclin à sombrer dans la mélancolie. Finissant par prendre son courage à deux mains, il se leva, accrocha sa blouse au porte manteau pour enfiler la veste de son costume. Jack attrapa sa besace avant de sortir de son bureau qu’un mouvement de clé ferma. Il n’y avait plus personne depuis longtemps à la morgue. Il était toujours le premier arrivé et le dernier à partir. Travailler l’empêchait de trop penser, comme beaucoup de personnes : son travail était devenu son zanox
Sur le trajet qui le menait jusqu’à son appartement, Jack ne cessait de se retenir d’envoyer un message à Loris. Pour lui demander de passer, de venir chez lui pour passer la soirée ; ce n’est pas le courage qui lui manquait, ni l’envie : juste la volonté. Il ne voulait pas embêter son frère de coeur en réalité. Ce dernier semblait être heureux ces derniers temps avec la demoiselle qui faisait battre son coeur. Quelque chose que sa femme ne faisait plus depuis longtemps. Il y avait également Leia ou bien Luna qui aurait très certainement répondu présent, mais il ne souhaitait pas les importuner plus que de raison. Au fond… Jack avait l’habitude d’être en compagnie de son mal-être et du manque que procurait l’absence de sa fille. Il n’avait pas le choix. Garant sa voiture dans les sous-sols de l’immeuble, il composa le numéro d’Andrew en sortant de l’habitacle. Ce dernier répondit et à sa voix : le docteur compris qu’il n’avait toujours pas de nouvelles à lui donner. Tant pis. Il lui annonça cependant qu’il avait commencé à faire des recherches également sur la fille de Rowtag. Jack s’était pris d’affection pour ce père qui lui aussi avait tout perdu. Il raccrocha avant de rentrer dans l’appartement.
À peine rentrée qu’il vit de la lumière dans la chambre de Mia. Son corps se raidissait et il referma la porte délicatement pour ne pas faire de bruit. Posant à l’entrée son sac et ses clés, il s’avança doucement vers la pièce. Il n’eut même pas besoin de l’appeler par son prénom pour la reconnaître. Bianca était dans son monde, avec sa musique : elle peignait avec une délicatesse qui lui était propre. Combien de fois Jack avait-il regardé sa petite soeur de coeur dessiner et s’exprimer ainsi ? Il ne saurait pas le dire. Doucement, sans faire de bruit, il s’installa sur le lit de sa fille et la regarda travailler donc. Comme à l’époque. Ce temps où tout semblait terne, mais où ils étaient au moins ensemble sous le même toit. Une période révolue qui manquait bien trop souvent à Jack. Quand il remarqua qu’elle fit une pause, il se racla la gorge pour signaler sa présence.

“Bonsoir Licorne Pailletée de mon coeur.” Un surnom qui lui donnait depuis qu’ils étaient enfants. Un sourire bienveillant et doux s’afficha sur son visage. De toute la bande, Bianca était bien la seule à ne jamais lui avoir pardonné d’être parti. Il ne lui en voulait pas. Il ne pouvait pas faire une telle chose. “C'est magnifique ce que tu fais. Tu es toujours aussi douée hein ? Je suis certain que tu te serais bien entendu avec Mia.” C’était vrai. “Tu as mangé ?”


Les larmes empêchent de voir,
le deuil encore plus.
by wiise
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