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- (terminé) (Jianca) I can forgive but I can't forget -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Bianca LampedusaToujours frais après un litre de café
Bianca Lampedusa
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Sujet: (terminé) (Jianca) I can forgive but I can't forget ( le Mer 1 Mai 2019 - 22:49 )
I can forgive you.
“ JACK & BIANCA ”


J’étais debout près de la fenêtre et je regardai le soleil illuminer la ville de Naples. Mes cheveux avaient des pointes bleues aujourd’hui et quelques paillettes coincées dedans alors que je portais ma bonne vieille salopette. « Et vous ne désirez pas reprendre contact avec lui ? »  Le sujet du jour concernait Jack. J’avais pris mes distances avec lui bien que je savais qu’il était en ville. Je n’étais pas prête à lui pardonner sa désertion d’il y a quelques années. Même si je possédai effectivement une clé. « Peut-être devriez-vous lui dire ? » Je me tournai pour faire face à Orfeo. Il était compétent et voyait toujours clair en moi mais sur ce coup, je demeurai incertaine. « Je ne sais pas. » La discussion s’avéra épineuse mais me voilà qui trainait près de chez Jack. J’avais mes pinceaux dans une poche, ma peinture dans mon sac et la clé qui me brûlait la main. Un peu de courage. Je l’insérai dans la serrure et la faire tourner me prit un temps fou comme si elle pesait très lourd. « Jackjack ? » Je savais qu’il n’appréciait pas particulièrement ce surnom mais je l’ai toujours appelé ainsi depuis toute petite. Il était avec Loris l’un de mes piliers. Je m’aventurai dans l’appartement pour le voir vide. Personne. je déambulai donc, me demandant si je ne devais pas mettre les voiles. Il ne saurait jamais après tout. Et je pourrais mentir à mon psy. Mais une pièce attira mon attention. Avec un petit lit, une petite table de chevet, une photo. Je restai un moment, interdite avant de me rappeler qu’il avait une fille. Dont je ne connaissais pas le visage, ni le prénom. Mon cœur se serra alors que je pensais qu’il m’avait définitivement exclue de sa vie. Je reniflai pour chasser une larme avant de faire face à un mur.
Entièrement blanc.
Je déplaçai donc le lampadaire avant de fouiller dans mon sac pour sortir ma casquette et coller mes écouteurs dans mes oreilles. Je n’ai jamais aimé les murs blancs. Ça me rappelait l’institut dans lequel on m’avait placé à dix ans. Même à l’orphelinat les murs du dortoir étaient plein de dessins. Je retirai ma veste pour la coller au sol en prévision d’éventuelles chutes de peintures avant de mettre ma musique et de laisser les pinceaux faire leur œuvre. Lorsque je peignai, j’étais comme prise de frénésie. Alors que la fresque Ghibli commençait à prendre forme, j’en oubliai tous les maux du monde. Mon anorexie, l’ombre, les abandons successifs de Jack et Loris. Absolument tout. Mon cerveau se vida pour ne projeter que le rendu final du dessin.
Une fresque pour une petite fille que je ne connaissais pas et que je ne connaitrais sans doute jamais.



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Jack Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) (Jianca) I can forgive but I can't forget ( le Sam 18 Mai 2019 - 15:33 )
Jack terminait de remplir le dernier dossier. En mettant le point final au dernier rapport d’autopsie avant de ranger soigneusement les pages dans le dossier. Ce dernier mit dans le tiroir de son bureau, il le ferma à clé avant de soupirer longuement. Il était 19h passé et pourtant… Il n’avait pas envie de rentrer. Il ne voulait pas retourner dans cet appartement vide qui tous les jours lui rappelait l’absence de sa femme ou de sa fille. La solitude pesait sur le coeur de Jack. Probablement car cela lui renvoyait à une époque dont les enfants ne sont pas supposés se souvenir. Pourtant, lui avait des souvenirs vifs et précis de l’abandon quotidien de sa mère. Le silence dans un appartement, il l’a connu au début de sa vie et maintenant ce dernier venait à nouveau hanter ses années d’homme mature. Lui qui s’était juré de ne pas revivre ça se trouvait prisonnier de ce quotidien pesant. Un rapide regard sur son portable : pas de messages. Il n’y aurait probablement pas de courses ce soir non plus. Cela faisait plusieurs jours que l’adrénaline n’avait pas pris possession de son corps et c’est probablement pour cette raison que son esprit était bien plus enclin à sombrer dans la mélancolie. Finissant par prendre son courage à deux mains, il se leva, accrocha sa blouse au porte manteau pour enfiler la veste de son costume. Jack attrapa sa besace avant de sortir de son bureau qu’un mouvement de clé ferma. Il n’y avait plus personne depuis longtemps à la morgue. Il était toujours le premier arrivé et le dernier à partir. Travailler l’empêchait de trop penser, comme beaucoup de personnes : son travail était devenu son zanox
Sur le trajet qui le menait jusqu’à son appartement, Jack ne cessait de se retenir d’envoyer un message à Loris. Pour lui demander de passer, de venir chez lui pour passer la soirée ; ce n’est pas le courage qui lui manquait, ni l’envie : juste la volonté. Il ne voulait pas embêter son frère de coeur en réalité. Ce dernier semblait être heureux ces derniers temps avec la demoiselle qui faisait battre son coeur. Quelque chose que sa femme ne faisait plus depuis longtemps. Il y avait également Leia ou bien Luna qui aurait très certainement répondu présent, mais il ne souhaitait pas les importuner plus que de raison. Au fond… Jack avait l’habitude d’être en compagnie de son mal-être et du manque que procurait l’absence de sa fille. Il n’avait pas le choix. Garant sa voiture dans les sous-sols de l’immeuble, il composa le numéro d’Andrew en sortant de l’habitacle. Ce dernier répondit et à sa voix : le docteur compris qu’il n’avait toujours pas de nouvelles à lui donner. Tant pis. Il lui annonça cependant qu’il avait commencé à faire des recherches également sur la fille de Rowtag. Jack s’était pris d’affection pour ce père qui lui aussi avait tout perdu. Il raccrocha avant de rentrer dans l’appartement.
À peine rentrée qu’il vit de la lumière dans la chambre de Mia. Son corps se raidissait et il referma la porte délicatement pour ne pas faire de bruit. Posant à l’entrée son sac et ses clés, il s’avança doucement vers la pièce. Il n’eut même pas besoin de l’appeler par son prénom pour la reconnaître. Bianca était dans son monde, avec sa musique : elle peignait avec une délicatesse qui lui était propre. Combien de fois Jack avait-il regardé sa petite soeur de coeur dessiner et s’exprimer ainsi ? Il ne saurait pas le dire. Doucement, sans faire de bruit, il s’installa sur le lit de sa fille et la regarda travailler donc. Comme à l’époque. Ce temps où tout semblait terne, mais où ils étaient au moins ensemble sous le même toit. Une période révolue qui manquait bien trop souvent à Jack. Quand il remarqua qu’elle fit une pause, il se racla la gorge pour signaler sa présence.

“Bonsoir Licorne Pailletée de mon coeur.” Un surnom qui lui donnait depuis qu’ils étaient enfants. Un sourire bienveillant et doux s’afficha sur son visage. De toute la bande, Bianca était bien la seule à ne jamais lui avoir pardonné d’être parti. Il ne lui en voulait pas. Il ne pouvait pas faire une telle chose. “C'est magnifique ce que tu fais. Tu es toujours aussi douée hein ? Je suis certain que tu te serais bien entendu avec Mia.” C’était vrai. “Tu as mangé ?”


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Sujet: Re: (terminé) (Jianca) I can forgive but I can't forget ( le Sam 25 Mai 2019 - 12:39 )
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Je ne suis pas bavarde. Tout le monde le sait. Je n’aime pas parler mais plutôt m’asseoir et écouter. D’ailleurs personne ne sait pour tous mes secrets. Sauf Loris qui connaissait l’existence du petit garçon et de l’ombre mais le reste du groupe n’était pas au courant. et je pense que personne ne voudrait le savoir. Ma vie n’était pas intéressante, tout comme je ne l’étais pas moi-même. je m’exprimai en dessinant. Je l’ai toujours fait. Déjà à l’orphelinat, je le faisais. Je restais assise dans mon coin avec le chat pour mettre mes pensées sur papier cartonné. J’avais à peu près décoré tous les murs des dortoirs. Lorsque la bande est partie, les autres se sont moqués de moi mais je m’en fichai. Alors lorsque je me retrouvai devant ce mur tout blanc, je ne pus que m’empêcher d’imaginer le détail du décor pour cette petite fille. J’avais vu une photo dans l’entrée je crois. Et d’ailleurs, je ne comprenais toujours pas pourquoi il m’avait donné une clé. On ne se parlait plus depuis très longtemps. Je sortis donc mes tubes de peintures pour commencer à peindre ma fresque Mizaki tout en écoutant ma musique. Le soir, j’en jouais. Tard dans la nuit car l’ombre hantait tous mes cauchemars. Je jouais du violon depuis longtemps mais c’était mon jardin secret à moi. Alors que le violon résonnait dans mes oreilles, je dodelinai de la tête. La peinture éclaboussa ma salopette alors que les garçons dormaient à mes pieds. Satanas avait encore une fois jugé judicieux d’avoir de la peinture sur le dos. Un chat arc-en-ciel. Je déglutis avant de faire une pause, hors d’haleine pour entendre une voix. L’ombre. L’ombre. Non pas l’ombre. Le pinceau m’échappa des mains sous le coup du sursaut et je le rattrapai avant qu’il ne touche le sol. « Salut JackJack. » je n’ai jamais fait la tête de toute ma vie donc je ne savais pas comment faire. Mais aucun sourire ne vint étirer mes lèvres. Je clignai des yeux avant de me tourner vers le mur. Un peu trop vivement sans doute. « J’ai déjà mangé. » Il y a deux ou trois jours. Je ne savais plus. Je passais ma main sur mes yeux pour m’éveiller avant de reprendre mon ouvrage. « On ne peut pas spéculer quelque chose qui n’arrivera pas. SATANAS NON. » le chat trouva le moyen de plonger sa patte dans la peinture avant de la ressortir complètement sale. Oh je le saisis alors qu’il avait déjà posé patte au sol pour finalement avoir une idée. Un chemin. Un chemin de pattes jusqu’au lit. Sauf que mon corps en décida autrement et que je me retrouvais les fesses au sol. « Finalement, je veux bien un verre d’eau avec du sucre. Le docteur dit que c’est ce que je dois prendre quand j’ai mes vertiges. » Tant pis, je ferai le pas. Après tout, assise c’est bien mieux que debout. Je ne risquai pas de me faire mal au dos.



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Jack Delaney10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: (terminé) (Jianca) I can forgive but I can't forget ( le Lun 27 Mai 2019 - 20:13 )
Jack avait toujours aimé voir Bianca travailler. Il y avait quelque chose de reposant, d’apaisant à la voir gesticuler dans tous les sens : contrastant fortement avec la précision de ses coups de pinceau. Il enviait son amie en un sens, elle avait cette faculté d’avoir un monde à elle. Un endroit où elle peut se réfugier. Lui, n’avait rien pour le protéger des fantômes du passé. Il se sentait bien trop souvent exposé à son spleen et cela le rendait presque malade. Assis sur le lit, il la regardait en silence : il ne voulait pas lui faire peur. Ce n’était pas son but, bien au contraire. Il voulait la protéger, même s’il en était incapable en un sens : après tout il était parti loin d’elle et il savait qu’une part de Bianca ne lui pardonnerait jamais. Il ne bougea pas d’un pouce, se contentant de la regarder encore et encore. Elle était belle et bien là. Savait-elle seulement au combien il était heureux de la voir ? Probablement pas et il n’oserait pas lui dire.
En voyant son chat mettre la patte dans la peinture, il voyait déjà le scénario mal tourné. Lui n’aimait pas les félins ou bien les chiens : le voilà bien. Il prit sur lui pour ne rien dire en voyant déjà la trace sur le sol. Ce n’était que de la peinture n’est-ce pas ? Il n’avait pas le cœur à lui répondre. Il n’avait pas la force de rentrer dans un débat concernant sa fille disparue. Jack réagit immédiatement en la voyant tomber. Il s’approcha vivement d’elle.

“Avoir des vertiges n’est pas anodin Bianca.” Il souffla longuement avant de se lever et d’aller lui préparer un verre d’eau tiède avec du sucre. Jack attrapa deux sachets de lait concentré à la fraise également. Il retourna dans la chambre et lui tendit. Il avait attrapé au passage dans la salle de bain son matériel médical avec qu’une serviette : “Tiens, pour Satanas.” Jack lui sourit doucement en s’installant par terre avec elle. Il posa le verre et les deux sachets près de Bianca. “Tu veux bien que je vérifie ta tension hm ?” Jack sourit : “Tu me laisses prendre soin de toi ? Tu te souviens quand on jouait au docteur quand on était gamin ? Ca sera pareil.”

La mettre en confiance, voilà ce qu’il faisait. Jack avait beaucoup à se faire pardonner. Il le savait et il était bien décidé à faire amende honorable face à cette petite soeur. Il avait toujours été doué pour prendre soin des autres. C’est pour ça qu’il avait fait des études de médecine. Et il fut un temps où il avait été heureux d’être parmi les vivants. Il adorait son métier, ses collègues, sa vie. Si tout était différent aujourd’hui, quelque chose n’avait pas changé : son souci de prendre soin d’autrui.

“Dès que j’ai fini, je te laisserais continuer à peindre ok ?” Il pencha la tête sur le côté : “Ca te semble être un bon deal ?” Il était, après tout sincère, Mia allait probablement adorer ce que faisait Bianca. Oui. Un jour elle verrait cette œuvre. Cela était une autre raison pour la ramener le plus rapidement possible à la maison.


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Sujet: Re: (terminé) (Jianca) I can forgive but I can't forget ( le Mer 29 Mai 2019 - 13:45 )
JackJack et moi avons été tellement proches que son départ m’avait profondément blessé. J’avais même refusé d’aller à son mariage car comme l’avait dit Orfeo tous mes amis allaient finir par m’abandonner. Je demeurai la seule qui n’avait pas évolué. Certes, j’avais eu mon diplôme et mes trois frères et sœurs étaient venus mais j’avais refusé d’y convier Jack. Alors que je posai mon regard sur Jack, je surpris à ne pas ressentir de la joie comme d’habitude. Au contraire, j’étais en colère. « Et qu’est-ce que ça peut te faire ? Dis-je d’une voix qui se voulait plus sonore que je ne l’aurai voulu. » Je soupirai avant de passer ma main dans mes cheveux agacés. Je pris soin à ne pas m’appuyer sur le mur que je venais de peindre tandis que mon chien vint me voir. C’étaient eux mes amis. Je leur parlais de tout. Je le vois revenir avec un verre d’eau que je vide cul sec avant de fermer les yeux pour laisser le sucre agir. Je n’ose le regarder. Je n’aime pas être en colère. On devient méchant quand on est en colère. Et je ne voulais pas ressembler à l’ombre. Jamais. « Quand on était enfant, tu avais promis que tu ne m’abandonnerais jamais. Et c’est ce que tu as fait. Nous ne sommes plus des enfants. » Pour une fois que je ne me murai pas dans mon monde imaginaire. Pourquoi étais-je venue ici ? Je tendais de me relever mais j’étais beaucoup trop faible. Quand avais-je mangé la dernière fois ? Je me tournai vers lui pour soupirer avant d’ôter mon gros pull. Ça cachait mon anorexie selon Orfeo. Car j’étais trop maigre selon lui mais je ne me trouvais pas maigre. Je n’aimais juste pas manger. « Je ne touche pas les garçons. » Tic, tac. Faisait la minuterie de la bombe à retardement. Je passais une main sur mon visage pour regarder le sol. « Orfeo m’a dit que vous alliez tous m’abandonner. Avoir une vie de famille, des enfants et m’oublier. Je ne penserai pas que tu serais le premier. Tu… Tu ne peux pas revenir dans ma vie et t’attendre à ce que ça redevienne comme avant. » Je me levai pour reprendre mes pinceaux. Ils me rassuraient. « T’étais où, hein ? Quand… quand j’ai commencé à avoir des souvenirs ? Quand j’ai dû aller voir un psy pour ça car… car… car… et puis zut. Je mange pas. Jamais. Si des fois, du pain. » Je me rappelai quand je lui avais parlé de l’ombre la première fois quand nous étions enfants. Que j’étais en train de pleurer dans mon coin. Je venais tout juste de me remettre à parler mais je ne savais pas mettre les mots sur ce que j’avais subi vu que je ne m’en souvenais pas. « Elle est revenue. Dans tous les garçons que je trouve jolis et pis ça me fait des trucs bizarres donc… » Je ramenai les bras sur moi alors que Satanas planta de nouveau sa patte dans la peinture. « Mais espèce de baneko, arrête des bêtises. » Je pris mon félin près de moi pour le caresser derrière l’oreille et tandis qu’il se mit à ronronner. « T’es mon seul ami, Monsieur Satanas mais tu ne fais que des bêtises. Arrête de mettre Jack en colère. »


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Sujet: Re: (terminé) (Jianca) I can forgive but I can't forget ( le Dim 2 Juin 2019 - 13:52 )
Jack n’avait jamais voulu blesser son entourage. Jamais. Pourtant, la pression à Naples avait été insupportable. Michelangelo, bien que gentil et adorable avec lui, était au centre de toutes les attentions. Si sa mère adoptive ne faisait pas de différence, il n’en était rien de cette figure paternelle que Jack admirait. Il faisait tout, absolument tout, pour qu’il soit fier de lui, mais rien ne semblait trop beau. Qu’importent ses efforts, Angelo était l’enfant prodige et lui le vilain le petit canard qu’on a adopté pour donner un compagnon de jeu au prince. Ni plus, ni moins. C’était comme ça que Jack avait ressentit son adoption bien que le bonheur partagé avec cette deuxième famille lui avait donné les outils nécessaires pour partir. Loin des orphelins, de sa bande d’amis. Bianca ne lui pardonnerait peut-être jamais, en soit… Il ne pouvait pas lui en vouloir. Il avait merdé et passerait maintenant sa vie à se rattraper.

“Ca me fait que je reste attaché à toi et que je ne serai jamais loin si tu as besoin.” Mais ce détail, Bianca devait le savoir non ?

Le docteur n’avait pas encore vu le chien, il eut d’ailleurs un mouvement de recul. Il avait peur des canidés. Finalement, il s'éclipsa de la chambre pour aller chercher un verre d’eau, du lait concentré en sachet ainsi qu’une serviette pour le chat. Retournant dans la chambre, il n’avait pas oublié son équipement pour prendre les vitaux de sa petite soeur de coeur.

“Je sais que j’ai merdé Bianca.” Il allait porter cela sur ses épaules jusqu’à son dernier souffle. “Non, nous ne sommes plus des enfants et je suis devenu ce qu’on avait en horreur. Tu sais les personnes qu’on voyait dans la rue, la tête baissée et l’air malheureux.” Jack avait perdu la petite flamme qui égayait sa vie.

Quand elle enleva son pull, il remarqua sa maigreur et il sentit son coeur se serrer. Il refréna in extremis de laisser couler quelques larmes en voyant son état. Il se sentait encore plus coupable de l’avoir laissé derrière. Il aurait dû l’emmener avec lui ou tout simplement ne pas partir. Jack la laissa parler, toujours assis à même le sol, il ne la quittait pas des yeux.

“Je ne t’ai pas oublié Bianca. Jamais je ne vous oublierais, encore moins toi.” Il était sérieux et sincère. “Je me suis juste construit une vie. Ou tout du moins j’ai tenté. Je voulais juste être heureux...” Il avait essayé. Il avait échoué, mais cela était une autre histoire. “Non. Je ne m’attends pas à ce que tout rentre comme avant, mais… Laisse-moi une chance faire amende honorable.”

Il la regarda se lever, près à faire de même si jamais elle tombait à nouveau. Il passa nerveusement sa main dans ses cheveux quand elle expliquait qu’il n’avait pas été là pour elle quand elle commençait à se souvenir.

“Tu aurais dû me le dire… Comment veux-tu que je devine hein si tu ne me dis pas ? Tu peux tout me confier.”
Jack se leva finalement. “Je ne suis pas un medium et je n’ai pas le troisième oeil.” Il souffla longuement, il n’allait pas lui faire la moral. Il n’avait pas envie. Bianca avait un esprit bien propre à elle et il serait idiot de croire pouvoir le plier à sa volonté.

Il attrapa la serviette et essuya les pattes du félin : “Je ne suis pas en colère.” Il se concentrait sur ses gestes plutôt que de la regarder dans les yeux. “Je veux juste être là pour toi, mais… Il faut que tu me laisses faire pour ça. Il faut que tu me parles de cette ombre pour que je puisse te protéger. Tu te souviens de ce que je te disais quand on était petit ? Si tu ne me dis pas ce qui ne va pas, je ne peux pas trouver une solution.” Et cette ombre avait toujours été un problème. Jack, même jeune, avait compris que tôt ou tard que cette histoire allait s’aggraver.


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Sujet: Re: (terminé) (Jianca) I can forgive but I can't forget ( le Mer 5 Juin 2019 - 13:37 )
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Je ne m’étais jamais mise en colère. Ils avaient tous quitté l’orphelinat en me laissant toute seule. Les garçons avaient avancé dans leurs vies, Jack était parti. Je lui en avais tellement voulu que j’avais refusé de traverser l’Atlantique pour son mariage en prétextant une peur quelconque de l’avion mais jamais, je ne lui avais hurlé dessus. Ou je n’avais montré ma détresse A quoi est-ce que ça aurait servi de toute manière ? A rien si ce n’était nous faire du mal à tous les deux mais là, il allait trop loin. « Ce n’est pas beau de mentir, Jack. » J’avais dit ceci d’une voix plate. Pendant les premières années à l’orphelinat, j’avais eu du mal à formuler concrètement mes pensées autre que par le dessin. Parler n’était pas forcément nécessaire. Les gestes pouvaient montrer notre détresse ou alors nos joies. Les expressions faciales jouaient énormément. « Pas de gros mots. » Je n’aimais pas la vulgarité. Je n’en avais jamais dit et je passai mon temps à les reprendre quand on n’était plus jeunes. Mais nous n’étions plus des enfants. Nous avions grandi. Orfeo s’évertuait à me faire comprendre que je pouvais dépasser mon syndrome. Mais je n’en avais pas envie. Sauf qu’en présence des garçons, je devais le faire. Avec Loris, c’était différent. Nous avons toujours été les plus proches tous les deux. Jack avait une manière bien à lui d’être présent pour lui. Je haussais les épaules lorsqu’il parla de son malheur. Je ne pouvais pas comprendre, je n’avais jamais eu d’enfants. Je pourrais le rassurer mais je n’en avais pas envie. Je retirai mon pull, dévoilant la perte de poids que j’avais eu ces dernières années. je ne mangeai quasiment plus. je n’en avais pas envie. Et même si on me disait que je risquai de mourir, la mort n’était pas une éventualité. Je donnai le change devant tout le monde pour m’assurer qu’on ne soit pas sur mon dos. J’eus un rire sarcastique -une première pour moi- lorsqu’il parla d’oubli. C’est ça. Je tournai la tête telle la petite fille que je restai au fond de moi. « C’est ça. T’as déjà eu la chance de te faire adopter et ensuite tu me sors que tu voulais être heureux ? T’as passé ta vie à te plaindre. Et après tu viens nous voir des années après en essayant de te racheter. Oh Bianca, Michelangelo a tout et moi rien. Oh Bianca, gnagnagna. T’as eu tout ce que tu voulais et t’es jamais satisfait. » je laissai échapper un grognement alors que Diabolo vint se frotter contre moi pour essayer de me calmer. C’était comme si on avait ouvert une porte et que je ne parviendrais pas à la refermer. On m’avait prévenu que la colère était plus forte que le déni. « J’ai pas envie. » Je tournai mon regard glacé vers le sien. Je pourrais m’étonner moi-même tant ma colère était palpable. Il y avait un temps pour tout. « je n’ai pas envie de te ressembler, dis-je en m’évertuant à me mettre debout, me plaindre n’a jamais été dans ma nature. Et ça ne vous intéresse pas. » Le constat était là. Les pleurs commencèrent à couler. La boule que j’avais dans la gorge était trop lourde à porter. Putain de crise qui menaçait d’éclore en face de lui alors que je faisais tout pour les garder loin. « Moi je le suis. Je n’ai jamais été en colère en vingt ans mais là, je le suis. Je te déteste de m’avoir abandonnée. Je sais que c’est égoïste mais je te déteste. Comme… Comme… Comme… » Je pouvais sentir mes membres commencer à trembler, la crise d’angoisse, de rage, de je ne sais pas quoi que je ne pouvais plus me contrôler. Depuis que ses réminiscences avaient pris possession de moi, jouant avec ma personne à leur guise comme si je n’étais qu’un pantin. « Parler ne sert à rien. » Sans doute parce que je n’arrivai pas à mettre les mots sur ce qui s’insinuait dans ma tête. les odeurs, les sourires, les mots dits tout bas. Avec un élan surhumain, je me remis sur mes deux pieds pour prendre mon sac dans lequel s’était glissé Satanas. « Pour les adultes, il faut voir pour croire. » Ma voix était étonnamment calme alors que le chaos régnait à l’intérieur de ma tête. « Prends ton manteau, j’ai un truc à te montrer. Ne me force pas à mettre des mots sur ce que j’ai subi. T’es médecin, fais la déduction toi-même de ce que cet homme a pu faire subir à une enfant. Imagine au pire et tu auras ta réponse. » Comme de violer une petite fille pour ensuite assassiner tous les membres de sa famille. La laissant seule survivante et hagarde. La laissant tout bonnement hantée.



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Sujet: Re: (terminé) (Jianca) I can forgive but I can't forget ( le Lun 10 Juin 2019 - 22:49 )
Jack était généralement un homme patient, mais en cette occasion : il était désemparé. Il ne savait pas quoi faire pour que Bianca passe l’éponge concernant son départ. Oui. Il était parti. Il avait pris le large. Aurait-il dû rester à Naples ? Auprès de son frère parfait et de cette famille qui l’avait adopté, mais seulement en apparence ? Il avait été égoïste. Une fois dans sa vie il avait été et aujourd’hui il en payait encore les conséquences. Comme s’il n’avait pas déjà assez sur son assiette.

“J’ai beaucoup de défauts, mais mentir n’est pas l’un d’entre eux.” Il avait toujours mis un point d’honneur à ne pas être ce charlatan qui vend des rêves de polichinelles. On lui avait trop mentit dans sa jeunesse. Il avait toujours fait face à la réalité, jusqu’à la disparition de Mia. Depuis, il se complaisait dans le plus beau des mensonges certainement. Mais se mentir à soi-même, ce n’est pas considéré être comme un menteur n’est-ce pas ?

Un seul coup d’œil à son corps amaigri fit comprendre à Jack que le mal était bien plus profond qu’il ne le pensait. Cela lui brisait le cœur, pourtant, son visage restait presque impassible. Il aimerait ne pas être impliqué émotionnellement, mais il ne le pouvait pas. Bianca, est et resterait toujours une personne à couver, à protéger. Même si elle le chassait de sa vie, il continuerait de garder un œil sur elle. Comme il l’avait toujours fait, même loin.

La suite lui brisa le cœur, littéralement, il se leva et avala lentement, difficilement sa salive. De quelles reproches elle parlait ? Se plaindre… ? Quand s’était-il plaint à celle qu’il avait toujours pris soin ? De quoi parlait-elle ? Avait-elle entendu une conversation un soir avec Loris ?

“Qu’est-ce… Tu… De quoi tu parles Bianca ?” Les mots lui manquent tant la stupeur est totale. “Je ne me suis jamais plaint à toi. Jamais. La seule personne qui sait tout ça est Loris. Lui et rien que lui. Parce que justement, je n’avais pas le droit de dire quoique ce soit devant vous. Parce que vous n’aviez pas encore trouvé un foyer et que cela aurait été immonde de vous jeter cela à la figure.” Ses poings se serrèrent alors que son cœur se déchirait un peu plus à chaque mot. Son regard se brouilla rapidement, il comprit sans mal que la douleur qui résonnait dans son être avait besoin de sortir.

Bianca se rendait-elle compte que chaque mot prononcé ne faisait qu’enfoncer un nouveau clou dans la croix qu’il devait porter tous les jours ? Avait-elle conscience des dégâts qu’elle faisait ? Probablement pas. Jack lui trouvait encore des excuses, se refusait de croire que celle qui parlait était son amie. Il la dévisageait, de haut en bas, tentant de comprendre. Il vit des larmes sur son visage, les siennes n’avaient pas encore passé le seuil de ses iris. Le docteur se retenait. Encore une fois pour préserver Bianca. Jamais elle ne l’avait vu pleurer et il ne voulait pas qu’elle ait cette image de lui.

“Tu sais que tu te mens à toi-même quand tu dis que tu ne peux pas venir nous voir pour parler de tes problèmes. Exclus moi de l’équation si tu veux, mais Loris, Leia et Luna : ils ont toujours été présents non ? Tu peux te plaindre à eux, tu peux leur parler de tes problèmes. Et au fond de toi tu sais que moi aussi je serais là.”

Bianca le détestait. La coupe était presque pleine, il ouvrit la bouche pour articuler, mais aucun son ne sortit de sa gorge enserrer dans l’étau de ses sanglots. Alors, il referma ses lèvres et serra les dents en retroussant son nez pour garder une certaine contenance. Son regard si bleu se courrouça pour prendre une couleur bien plus sombre, bien plus terne. La tempête faisait rage en lui et ses yeux témoignaient du chaos que créait chaque mot prononcé par Bianca. Il la regarda se lever, incapable - quant à lui - de se mouvoir. Finalement, elle donna le coup de grâce et cette fois-ci des larmes coulèrent le long de ses joues sans qu’il ne puisse les retenir. Debout, dans la chambre de sa fille, il pleurait. Bianca voulait le blesser, voulait se venger : elle avait réussi.

“J’imagine déjà le pire au quotidien.” Articula-t-il d’une voix enrouée par les larmes. “J’imagine le pire en me disant que ce n’est pas possible et il me suffit de me souvenir des dégénérés qu’il y a dehors, des cas que j’ai vu de mes yeux pour comprendre que si. Si c’est possible et cela me rends encore plus fou.” Cette fois-ci, ce n’étaient pas deux larmes qui coulaient, mais bien un torrent sur son visage pâle et fatigué. Bianca voulait voir son vrai visage ? Celui qu’il cachait à tous, sauf à Loris, alors il allait lui montrer. Lentement, il tourna sa tête pour poser son regard sur elle : “On m’a arraché mon enfant. On m’a arraché ma raison de vivre.” Il frappa violemment sa poitrine, du côté du cœur, avec son poing : “Je ne suis encore en vie que parce que j’ai l'espoir, un jour de la serrer dans mes bras. Oui. Oui ça fait de moi une personne égoïste. Je l’assume la concernant. Car, si ça se trouve, elle sera brisée. Il n’y a pas un seul scénario qui se termine bien.” Il attrapa sa tête dans ses mains et tira ses cheveux comme une personne qui perdait la raison. Ce qui était le cas. “J’ai été incapable de la protéger.” Souffla-t-il pour lui-même. “Alors ne me sors pas que je n’ai pas imaginé ce qu’un taré peut faire à une enfant.” Cette fois-ci, il prononça ses mots en la regardant dans les yeux. Le visage déformé par les larmes, par la douleur, par la peine.

Pourtant, et pourtant, il trouva la force de sortir de la chambre et d’aller chercher sa veste pour l’enfiler. Il reprit ses clés et ouvrit la porte, laissant Bianca guider le chemin. Sans dire autre chose. Sans même prendre le temps de sécher ses larmes. Cela serait une peine perdue. Il enlèverait les traces de son chagrin quand elles auront arrêté de couler.


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Sujet: Re: (terminé) (Jianca) I can forgive but I can't forget ( le Mer 12 Juin 2019 - 11:11 )
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Je ne savais pas si c’était le fait que je côtoyai un psy mais j’avais de plus en plus le sentiment de n’être qu’une pièce rapportée. J’avais pris volontairement mes distances avec tout le monde même Loris car je ne voulais pas leur faire du mal. Mais les paroles d’Orfeo tournaient dans ma tête et Jack en était l’exemple type. Il était parti et nous avait laissé derrière. Pouvais-je lui en vouloir ? N’étais-je pas égoïste dans le fond ? Je ne peux m’empêcher de l’envier. Il avait eu une famille, un grand frère, une femme et un enfant. Je le regardai avec un mépris non dissimulé parce qu’il avait été entouré, n’était pas satisfait et dans un sens je demeurai toujours seule. Je n’avais que mes dessins pour me tenir compagnie, mon chat et mon chien mais jamais je ne m’étais sentie accueillie, choyée dans une famille. Qui voudrait d’une petite fille qui était hantée par ses démons ? Son ombre personnelle. D’ordinaire la solitude me complaisait. Mais elle me pesait depuis quelques temps. « Bah retourne voir Loris si tu te sens si proche de lui. » Mon ton se voulait plus cassant que je ne l’aurai espéré. Je ne supportais plus d’être comme ça. En colère. La colère est un sentiment normal, Bianca. Mais pourquoi l’étais-je maintenant ? Pourquoi est-ce que je m’en prenais au monde entier ? Je baissai la tête avant de chasser mes larmes. Je passais trop de temps à pleurer ces temps-ci. Les larmes ne m’allaient pas. J’écoutai Jack me parler des autres mais mon visage se ferma peu à peu. « vous n’êtes pas ma famille. Je n’ai plus de famille. » Pendant des années, j’avais dit à tout le monde que ma famille avait eu mal. Mais maintenant que les souvenirs remontaient à la surface, je pouvais sentir l’odeur métallique du sang sur moi. Je me lavai plus que nécessaire, je vidai le contenu de mon estomac volontiers. Partout où j’allai, j’avais l’impression qu’il me suivait, qu’il me regardait et qu’il m’avait retrouvé. « Je ne me plaindrai jamais. Je suis capable de tout supporter toute seule. je le fais depuis vingt ans. » Un murmure, un murmure comme pour moi-même. Avec mes crises dévastatrices pour moi ou pour mon entourage. Avec mes hurlements, mes pleurs, mes pertes de contrôle. Je maudissais mon psychiatre de m’avoir emmené dans ce maudit logement. Je maudissais cette clé qui me brûlait l’intérieur de ma poche. Alors que Jack se mit à pleurer, j’étais trop perdue dans mes songes pour l’écouter ou pour même remarquer. Machinalement, je lui tendis un mouchoir alors que mes yeux restaient dans le vague. Ses paroles semblaient si lointaines et pourtant si proches. « Peut-être pas. Regarde, je vais bien. » Physiquement du moins. Physiquement, mon corps se portait comme un charme mais mon esprit était bel et bien brisé. Je fermai doucement les yeux, demeurant inerte pendant un instant, coupant ma respiration. Je pouvais encore sentir ses mains sur moi, son souffle sur ma nuque, ses mains dans mes cheveux. Je pouvais sentir cette odeur de… whisky ? J’entendais encore ses paroles. « Ne bouge pas Lili, je ne vais pas te faire de mal, murmurai-je comme pour moi-même. » Mes poings se serrèrent malgré eux, mes ongles s’enfoncèrent dans ma paume tandis que l’ombre grandissait sous mes yeux, prenait peu à peu possession de mon esprit, de mon corps et du peu de certitude qu’il me restait. Je pouvais sentir la goutte de sueur perler le long de mon front, je pouvais la sentir qui coulait lentement le long de ma tempe. Puis le mirage s’éloigna peu à peu et je me retrouvai sur ce lit d’enfant. Un lit d’enfant. Le regard de Jack était braqué sur le mien. Je n’avais rien entendu de ses confidences. Le rassurer ? Mais de quoi ? Mes mains se relâchèrent peu à peu alors que mon poing s’élança pour atterrir dans le mur en face de moi. « Mieux vaut être morte, énonçai-je d’une voix venant des tréfonds de mon esprit. » Fixant le sol un instant, le bras tendu vers le mur, mon cœur fit une nouvelle embardée. « Je ne parle pas de ta fille. » Je parlais de moi. De ce que j’étais devenue. Je me mis sur mes pieds alors que la rage coulait dans mes veines. Son souffle, ses mains, sa salive sur moi. je fermai à nouveau les yeux. Je voulais du silence. Je voulais que ses yeux cessent de me hanter. Je voulais qu’il s’en aille. Lorsque j’ouvris à nouveau les yeux, mon regard trouva celui de Jack. Bleu. Un frisson désagréable me parcourut l’échine. Des yeux bleus. Je devais sortir d’ici. Sans réfléchir, je poussais Jack violemment contre le mur. Me rendant compte de mon geste, effarée par ma propre violence, je restai stoïque un instant. « J’espère sincèrement qu’elle ira bien. Pour ma part, c’est trop tard. Toute ma vie, je serai hantée par sa voix, son toucher et… ses yeux bleus. TOUTE MA PUTAIN DE VIE. » Sans réellement le vouloir, je levai le bras. « Et tu étais où hein ? Tu étais où quand j’ai commencé à me souvenir de ma mère ? De mon petit frère ? Quand je… » Je pris ma tête entre les mains un instant. « Quand je me souvenais de leur sang sur moi ? Cet homme m’a tout PRIS. Vous vous êtes encore là pour elle. Moi, je suis toute seule. » Puis, ma main partit pour s’arrêter à deux millimètres de son visage. « Je ne veux pas de ton aide, Jack. Car je n’en ai pas besoin. Je n’ai plus besoin de vous. C’est terminé. » Puis, rapidement, je ramassai mes affaires, mon chien avant de détaler par la porte d’entrée. Cette porte qu’il m’avait ouverte. Une dernière fois, je me tournai avant de fouiller dans ma poche et d’en sortir sa clé. Clé que je posai avant de déguerpir aussi vite que possible.
Très loin de cet homme que je savais être un ami d’enfance mais qui me rappelait trop de choses. Et malheureusement était tout aussi brisé que moi.


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