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- Juste oublier. ft Wayland -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Raoul de St AngeLe vin est un puissant lubrifiant social
Raoul de St Ange
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Sujet: Juste oublier. ft Wayland ( le Mer 8 Mai 2019 - 23:05 )

near danger to feel alive.
wayland & raoul
Mauvaise date. Ta tête éclate. Les souvenirs remontent. Douloureux. Brumeux. Brulant. Tu aimerais que certains jour soient rayés du calendrier. Comme les dates d'anniversaire. Celle de ton mariage. Celle de la naissance de Maeva, comme celle de la naissance de Kewan. Mais voilà tu as beau essayer, ces dates là et bien elles persistent. Elles restent bien présentes dans ton esprit et au creux de ton cœur. Que tu arracherais avec tes mains si cela pouvait apaiser tes souffrances. Mais tu sais que cela ne servira à rien. C'est juste une illusion qui s'effritera comme tout le reste depuis que tu cours après ce connard. Depuis que tu fuis une vie véritable pour vivre dans le faux. Tu caches derrière des mensonges tout ce qui peut t'atteindre. Même face à tes anciens amis tu ne plies pas. Et tant pis pour les dégâts. Alors tu frôles le danger cumulant l'alcool et quelques cachets. Mais dans ton appartement tu étouffes. Alors que tu joues avec ton alliance et puis avec celle de Maeva. Bagues sur lesquelles sont gravées cette putain de date. Tu en rages et face à cette rage tu as envie de cogner. De frapper tes poings contre les murs jusqu'à ce que le sang coule. Que la douleur encercle ta peine toujours aussi forte. Le whisky tu le descends direct à la bouteille. Mais tu as besoin d'air. Alors tu enfiles un sweat sur son tee-shirt. Avec ton jean tu pourrais faire pitié vu tes yeux cernés et tes joues mal rasées. Il est loin le Raoul classe qui vend du vin hors de prix. Il est loin le flic fier de faire régner la loi. A cet instant il ne reste qu'une loque. Détruit par cette date maudite. Tu pourrais fêter une année de plus de mariage. Tu ne préfères pas penser au chiffre parce que plus rien de tout ça n'existe. Et tu sors. Tu vas errer comme une âme en peine. Comme une bête blessée qui voudrait parfois être achevée. Mais qui n'a pas le courage de tirer sa dernière cartouche. D'ailleurs tu en oublies ton revolver trop pris par ton passé qui ne veut pas te lâcher. Lié à lui comme une prisonnier  à sa chaine. Et la chaine pèse lourd au bout de toutes ces années à chercher à faire payer l'assassin de ta famille.

Tu pars en direction d'un quartier ou la Camorra joue les gros bras. Dans ce quartier tu trouves parfois des pauvres mecs qui pour quelques billets te filent des renseignements sur le Ruby. Même si ce club un peu spécial est dans un quartier riche de Naples, certaines choses sortent et tu es là pour les cueillir et voir ce que tu peux en tirer. C'est parfois un coup d'épée dans l'eau. Cela te donne de l'espoir, souvent vite broyé par une voie sans issue. Mais tu fais avec les armes que tu as. Toujours obligé à rester dans l'ombre pour ne pas te faire repérer. Enfin la tête un peu, voir beaucoup, embrumée tu arrives à Scampia. Tu te gares et tu commences à trainer ta carcasse dans les rues. C'est là que tu te rends compte que tu es sorti sans ton arme. Quel con. Tu te dis que tu devrais rentrer mais tu vois un groupe de mec et il te semble que l'un d'eux t'avait déjà causé. Un rouquin. Alors tu avances vers le groupe, plutôt louche. Mais c'est monnaie courante ici. « Bonsoir les gars. Alors ça roule ? » Tu vois rapidement des choses se cacher dans les poches et la discussion s'éteint. Drogue surement. Tu en mettrais ta main à couper. Ta allumes une clope. Détaché mais alerte car tu sais que tout peu vite partir en sucette dans ce genre de situation. « La température est douce ce soir. » Tu regardes le mec qui t'a rencardé mais il ne semble pas prêt à parler. « Tu cherches quoi ? Parce que ta gueule on ne la connait pas. » « Si lui me connait. » Et d'un geste du menton du montre le rouquin en face. Qui ne semble pas apprécier. « Tu le connais ? » « Non jamais vu. » Il y a l'air d'avoir anguille sous roche. Et sans même que tu comprennes ce qui se passe le grand qui posait les questions te plaque contre le mur. « Mon ami n'a pas l'air de te connaître. Alors je répète ma question tu cherches quoi la fouine ? » Le ton est plus froid et sa main pèse lourdement contre ta poitrine. « Pas de ma faute si ton pote il a Alzheimer. »

Tu plantes ton regard dans le sien, le soutenant avec défi. C'est surement pas une bonne idée, ils sont quatre et tu es seul, paumé et un peu bourré. Pas mal secoué dans ta tête à cause de cette putain de date. Désarmé. Isolé. Tu pourrais bien y laisser ta peau ce soir. Mais tu t'en moques. Tu es fatigué. Peut être à cause de ce connard de Stephen qui est venu te faire chier. Te clachant méchamment comme si tu avais besoin de sa rage. Tu le pousses pour essayer de sortir de son étau. Mais là aussi tu agis comme un idiot et tu en prends un dans l'estomac. « Et mec pas la peine de frapper. Je te dis que ton ami le rouquin il ment. » « Je ne mens pas fais chier. » Et tu n'as pas le temps de t'écarter que sa main s'abat sur ta mâchoire. Putain avec ses copains le rouquin est vraiment débile et dire que la dernière fois tu as fumé une clope avec lui. Cela veut dire quoi ? Qu'il joue double jeu. Mais tu arrêtes de réfléchir quand le grand vient aussi te flanquer un coup. « Putain mais je voulais juste causer un peu. » « On cause pas avec les menteurs. » Et voilà que tu te retrouves avec le rouquin et le grand sur toi poussés par les cris des deux autres. Tu vas prendre cher. Même si tu ripostes aussi. Frapper te permet d'oublier. Juste oublier.


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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Jeu 9 Mai 2019 - 18:46 )

   
Juste oublier
C’est bête mais tu savais que ce type allait merder. Pas parce que la bande à Ivo était d’une bêtise sans borne, mais bien parce qu’il insistait un peu trop lourdement pour ne pas attirer les ennuis. Dans ce genre de quartier, on marchait la tête basse et on n’interrompait jamais une bande d’amis qui parlaient à voix basse. Jamais. C’était la règle de base, celle qui vous permettait de survivre une nuit de plus. Visiblement, il n’avait pas eu le mémo et tu l’avais regardé insister sans comprendre, s’enfoncer dans des sables mouvants et continuer comme si son attitude était normale.
Elle l’aurait sans doute été, mais ailleurs. Surtout pas ici. Dans cette rue, c’était chacun pour soi et mieux valait s’occuper de ses affaires sans trop regarder vers celles du voisin. Tu connaissais la chanson par cœur parce que tu traînais tes guêtres ici depuis des années : t’avais merdé une fois. Pas deux. La leçon avait été rude, t’en gardais même une cicatrice à la base du cou : le type avait cherché à te trancher la gorge pour avoir posé trop de questions. Avec ce genre de loustics, il fallait s’attendre à tout. T’avais retenu deux choses ce jour-là : que tes jambes étaient tes meilleures alliées dans ta survie à Naples, et qu’il valait mieux détourner le regard quand vous croisiez certains autochtones peu commodes. Depuis, t’étais entré dans le moule, t’avais adopté leur conduite et leurs profils bas pour éviter les ennuis. Ça t’avait réussi : on avait appris à te connaître, à ne pas trop se méfier de toi ni redouter quoi que ce soit de ta présence. Ils avaient compris que t’étais taillé dans le même bois, celui qui ne pliait pas malgré la violence et les souffrances, alors ils avaient laissé tomber. T’étais pas encore devenu un de ces ‘loups blancs’ que tous connaissaient, mais ton nom rassurait parce qu’il sonnait avec familiarité.

T’avais regardé la scène de loin, te doutant de la frottée à venir : ce guignol insistait beaucoup trop et Ivo – qui lui était connu comme le loup blanc par ici – n’aimait pas les questions. En réalité, il n’aimait pas grand-chose, et encore moins les inconnus qui se pointaient en s’imposant dans son petit groupe. T’aurais pu bouger avant mais tu connaissais Ivo : il ne serait pas calmé avant d’avoir cogné. Et il t’en voudrait de couper court à la punition que ce type méritait d’après lui. Stratégiquement, ça aurait été la plus grosse connerie de ta vie.

Alors t’avais juste serré les poings au premier coup, puis les dents aux suivants. Retardant le plus possible le moment d’intervenir sans pour autant donner l’impression à Ivo qu’il n’en avait pas eu assez. Non pas que ce type t’importe beaucoup : à vrai dire, tu te fichais bien qu’il reparte avec le nez cassé et un coquard à chaque œil. Tu ne connaissais même pas son nom !

Mais il t’avait offert une cigarette. Et ce genre de geste, dans ton monde où les gens n’avaient rien, laissait en place une dette d’honneur marquée au fer rouge. Il ne t’était pas plus sympathique que cela mais tu ne comptais pas le laisser crever sous les coups d’Ivo ce soir. Point barre, ta réflexion s’arrêtait là.

C’est au moment où le type finit par se plier en deux que tu sors du coin d’ombre où tu t’étais planqué : c’est rapide, tu te précipites dans la mêlée avec une énergie nouvelle alors que les deux adversaires du type ont déjà donné leur surplus de rage. Ce n’est pas bien dur d’attraper le col du rouquin, de l’obliger à se tourner pour lui coller ton poing dans la figure, avant de te tourner vers Ivo, le regard dur et le front volontaire.
- C’est bon, il a eu son compte !
Les cris de leurs amis se sont arrêtés à ton arrivée et tu sens planer ce doute confus, ce moment intense d’hébétude où les groupies ne savent plus si elles doivent acquiescer, ou trembler d’excitation pour la suite à venir.
- Putain c’est un abruti, tu vas pas le buter parce qu’il lui manque deux neurones !
T’as la rage au creux du ventre, cette espèce de morgue naturelle qui te pousse à relever le menton avec arrogance, et Ivo hésite un instant. Il te connaît, ça l’emmerde un peu de devoir te foutre sur la gueule parce que tu viens de le défier alors il se rengorge, bombe le torse comme pour t’impressionner.
- Dégage de là Way, ça te regarde pas.
Il essuie sa bouche en sang et tu tiens bon face à lui : t’as pas un gabarit crevette mais tu sais que tu ne feras jamais le poids en comparaison. Il pourrait t’assommer d’un coup de poing.

Ce poings qui se tend, te chope au col et t’approches un peu trop près de son visage à l’haleine ravagée :
- La prochaine fois que je le croise, je le bute.
Et il te repousse brutalement, affirmant face à sa bande de pote qu’il est le seul mâle alpha du coin. Tu te redresses rapidement, au cas où il change d’avis mais il semble déjà tourner les talons, suivi par ses groupies calmées. Tu te redresses et l’observes un court instant avant de te tourner vers le type au sol, lui tendant la main :
- Ca va mec ?

Mais le vent change vite dans ce genre de quartiers. Ils boivent leurs caractères lunatiques avec le lait drogué de leurs biberons. T’as pas le temps de vraiment comprendre : Ivo se retourne, ayant visiblement changé d’avis sur le fait de vous laisser tranquille, et il revient à la charge.
T’as le temps de te protéger le visage du bras avant de balancer l’autre dans son estomac proche : tu fais peut-être pas le poids mais tu ne te laisseras pas faire. Ses copains rappliquent. La situation dérape. Tant pis pour la négociation : c’est l’heure de frapper !
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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Ven 10 Mai 2019 - 22:37 )

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Tu sais très bien que tu fais une connerie. Mais à cet instant tu en as rien à foutre. Malgré tes quarante piges bien tassées là tu réagis comme un gamin inconscient. Un idiot qui ne cherche que la merde et qui va finir par l'obtenir. Et ça risque de puer grave. Parce que le genre de mec que tu es en train de chauffer en tenant tête et bien il n'aime pas ça. C'est surement pour cette raison que tu insistes en ajoutant une couche. En plus le rouquin fait celui qui ne t'a jamais vu. Bordel qu'ils peuvent être débiles ces mecs à jouer les chochottes quand ils sont avec leurs potes. Il oublient leurs couilles par peur d'être jugé comme un Judas. Tu vois bien qu'il se chie dans son froc le rouquin. Tu vois même les gouttes de sueur venir chatouiller son front. Mais il persiste et signe, face à son pote, que ta gueule il ne l'a jamais vu. Et toi comme si c'était un jeu banal tu en fais de même en soutenant qu'il te connait. Cette histoire sent le brulé et va mal finir, mais tu n'es plus à un coup prés. Ton corps en a encaissé des coups. Il a même pris des balles donc une t'a laissé une belle cicatrice. Et puis il y a eu les coups de poings et les poings américains. Des côtes cassées et des yeux défoncés. Peut être qu'au fond ces coups te raccrochent à la réalité, à la vie. Même quand tombe ce genre de date ou tu as juste envie de crever et d'aller retrouver ta femme et ton fils. Enfin avant va falloir encaissé et l'autre il y va sec il te prend même par surprise. Tu deviens un vrai punching-ball, et vu que le taux d'alcoolémie dans ton sang frôle la catastrophe. Tes reflex de boxeur ils sont plutôt dans tes chaussettes. Pourtant tu ripostes. Une fois. Deux fois. Trois fois. Le grand. Le rouquin. Le truc c'est qu'il a deux autres potes si eux aussi ils s'y mettent et bien tu es dans la merde jusqu'au cou.

En tout cas tes côtes commencent à te chatouiller. Et c'est là qu'un mec débarque alpaguant le rouquin et lui assénant un coup. Au départ tu ne le remets pas. Et puis entre le brouillard qui enveloppe ton regard tu le vois. Le gamin du Ruby. Le métis. Tu observes la scène te relevant un peu. Il a l'air de connaître le grand. Un tête à tête se met en place entre les deux mecs. Tu ne sais pas pourquoi il est intervenu, okay tu lui as filé une clope. Mais bon les gars se ne sont pas des tendres tu viens de le voir à tes dépend. Et ce gamin il est pas plus épais qu'un haricot vert. Quoique les plus minces sont souvent les plus teigneux. Sa voix tranche le silence qui a suivi le coup de poing. Tu ne bouges. Tu restes calme, prêt à redistribuer quelques coups s'il le faut. Même si ton corps est pas mal douloureux. Tu apprécies les termes employés par le jeune du Ruby. Abruti à qui il manque deux neurones. Sur le coup c'est une bonne définition. Faudra que tu lui dises merci. C'est vrai que tu as agi comme un débutant. Tu le laisses gérer la situation et le grand n'a pas l'air partant pour abandonner sa proie. Tu vois la lutte entre les deux jeunes parce que le grand il ne doit pas être beaucoup plus âgé que le métis. Un lutte de pouvoir se met en place, par les regards et les gestes presque invisibles. La tension est palpable, cela doit le faire bien chier qu'un autre vienne bouffé dans sa gamelle. Puis le chef prend le dessus et chope le métis au col, tu te relèves un peu plus et serre les poings. S'il le touche tu fonces. Parce que le gamin il vient de se mettre dans la merde pour toi. Et ça, surtout dans ce milieu, c'est une sacré  dette. Tu vas lui être redevable au gamin. Tu préfères ne pas relever quand il balance au métis que la prochaine fois il te bute. La prochaine fois tu auras ton flingue et tu viendras lui foutre sous le nez. Et il goutera au froid de son canon.

Le vent à l'air de tourner quand il lâche le gamin, il semble que le groupe lâche prise. Mais tu restes méfiant parce qu'avec ce genre de type, rien n'est acquis aussi facilement. «  Ça va et toi ? » Tu le regardes pour t'assurer que tout va bien pour lui même si tu n'as pas vu de coup partir. « Merci en tout cas. Tu n'étais pas obligé. Tu le connais ce connard ? » Tu n'as pas le temps de répondre. Les coups arriver sur le gamin. « Putain mais quelle bande de faux cul vous êtes. » Des mecs sans parole, sans honneur. Un peu logique vu l'endroit. Ici tout se troquent ou se monnaient. Et si tu ne fais pas parti du paysage tu es juste un truc bon à finir dans les fondation d'un immeuble. « Okay vous voulez la guerre et bien vous allez l'avoir. Putain de rouquin toi je te retiens. » Tu chopes le métis par le bras pour le tirer en arrière et c'est toi qui prend le coup qui lui était destiné. « Tire toi. Je veux pas que tu morfles à cause de moi. » Ce n'est qu'un gosse et sur l'instant tu as envie de le protéger. Parce que pas mal de sentiments se bousculent en toi là alors que les coups pleuvent. Le match n'est pas équilibré qu'il reste ou qu'il parte. Tu sais que s'il prend un coup qui se voit c'est le connard du Ruby qui risque en retour de lui faire sa fête. Tu te jettes dans la bagarre, tu ne retiens aucun coups, poings et pieds partent. Tu pares des que tu peux, mais rien à voir avec un combat de boxe sur un ring. Là tous les coups sont permis, notamment les coups bas, tu profites pour désarmer le rouquin et puis un de ses potes en visant les parties basses. Ton pied part au niveau de l'entre jambe de quoi les sécher. Mais le chef est tenace il tient tête. Au gamin comme à toi. Vous allez finir bien marqué. Mais tu remarque un détail c'est qu'il a une sacré réparti le métis.


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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Sam 11 Mai 2019 - 22:00 )

   
Juste oublier
T’aurais dû t’attendre à un coup foireux de ce genre. Ivo était un sanguin, un salopard sans foi ni loi, mais la plupart du temps il se tenait tranquille. Ce type l’avait juste un peu trop cherché et avait réveillé la bête. Ce n’est pas toi qui est visé : certes, y a des poings qui se frayeront un chemin jusqu’à toi, par vengeance, par besoin de te faire taire, mais leur principale cible, c’est cet abruti à la cigarette.
Bon sang, fallait vraiment être suicidaire pour provoquer ainsi une bande louche dans ce quartier ! Soit le type ne réfléchissait pas, soit il n’en avait rien à foutre de vivre jusqu’au lendemain.
Ivo tente donc de t’atteindre mais ses copains se précipitent vers ton compagnon d’infortune : c’est la mêlée sauvage et pas un seul d’entre vous ne sera épargné. Tu t’es fourré dans les emmerdes jusqu’au cou, tant pis pour toi : t’aurais peut-être dû le laisser se débrouiller tout seul, mais c’est trop tard pour y réfléchir. Trop tard aussi pour élaborer une quelconque stratégie : il n’y a plus qu’à frapper. Et frapper fort si possible !

Il te repousse en arrière, te crie de te tirer mais tu sais bien que t’es foutu : soit tu prouves à Ivo là maintenant que t’en as dans le pantalon et que tu ne le crains pas, soit tu te tires et te retrouves condamné à regarder par-dessus ton épaule pour le restant de tes jours quand tu viendras dans ce quartier. C’est pas négociable. Et bordel, t’es pas une fillette ! T’as peut-être le gabarit crevette comparé à Ivo, mais t’es pas en sucre et s’il faut cogner, tu peux le faire ! Ta fierté se redresse, plus virulente que jamais, et tu décoches un regard noir dans le dos du type qui essaye pourtant de te protéger.
- Occupe-toi de toi, Papy !
T’aurais l’air de quoi, à fuir la queue entre les jambes ? A un idiot, et bon sang, t’en rames déjà suffisamment dans la vie pour ne pas en plus te sentir comme la pire des merdes et des lâches ! Tu te redresses rapidement et viens te poster aux côtés du type : il se bat comme un forcené, il balance si bien du poing que tu ne sais pas s’il va t’en laisser beaucoup, mais il n’a pas affaire à des enfants de chœur non plus. Ivo est déchaîné, rendu fou furieux d’avoir affaire à tant de résistance et il s’acharne sur le type avec une virulence effrayante.
C’est quand tu vois un de ses amis se précipiter sur le côté que t’interviens : ce genre de coup bas, ça ne pardonne jamais. Tu viens te mettre entre le type et son agresseur, et tu balances ton poing. T’as un sourire idiot à le voir être rejeté en arrière, perdre l’équilibre et tomber au sol. Il est vite remplacé par le rouquin qui ahane, se tenant les parties d’une main mais essayant de te coller son poing dans la figure de l’autre. Il est tenace celui-là, il doit chercher à protéger quelque chose… De toute façon, tout le monde a ses secrets ici, faut pas fouiner beaucoup pour déterrer la merde malheureusement.
Pendant de longues minutes, c’est la cacophonie : t’es côte à côte avec le type et vous vous battez comme deux enragés. Vous défendez votre peau et ces connards défendent leur honneur : deux choses primordiales dans ce genre de quartier. Ils ne vous feront pas de cadeau mais à vrai dire, ton acolyte sait très bien se battre et t’as beau être un petit gabarit, t’as les réflexes rapides et les muscles noueux. T’es une anguille, à esquiver les coups et les rendre au centuple : ils auraient dû réfléchir à deux fois avant de s’en prendre à vous alors tu fais en sorte que la leçon leur soit profitable et qu’ils ne commettent plus cette erreur à l’avenir. T’es pas invincible pour autant : t’as la lèvre en sang et tu te plies en deux quand un poing vient cueillir ton estomac et te coupe le souffle. Mais tu sais que ceux en face sont en bien plus mauvais état.

Et au bout de ces minutes qui ont semblé durer une éternité, ils s’arrêtent. A bout de souffle, de sang, de courage. Il n’y a plus que Ivo qui garde ce regard fou et qui le darde sur ton acolyte, toujours debout.
- Ivo…
Un de ses amis tente de le ramener à la raison : ils ont trop morflé, ils n’iront pas plus loin. Un coup d’œil et Ivo s’en rend compte lui aussi : il n’y aura pas de grand vainqueur ce soir et ça le fait enrager. Il pointe soudain un doigt furieux vers le type que tu as aidé et éructe en postillonnant :
- J’ai pas dit mon dernier mot, enfoiré !!
Il crache au sol mais il fait demi-tour. Pour de bon cette fois-ci, sa petite bande n’a pas résisté au choc et il n’est pas suicidaire.

Tu les regardes s’éloigner avant de soupirer, épuisé, et de venir t’adosser au mur derrière toi. Tu ne les lâches pas du regard mais cette fois-ci est la bonne et t’essuies du dos de la main le filet de sang qui coulait de ta lèvre. Tes yeux tombent sur la trace carmine sur ta peau hâlée et tu bouges la mâchoire, histoire de t’assurer que tu n’as rien de cassé. Ton manège dure quelques secondes avant que tu ne réalises que le type est toujours là, et tu relèves enfin ton regard vers lui.
- Sérieux mec, si tu cherches les emmerdes ici, tu ressortiras les pieds devant. Faut pas jouer au con.

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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Dim 12 Mai 2019 - 18:31 )

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Pas le temps d'élaborer un plan. De préparer une stratégie de défense. La seule chose que tu sais c'est qu'ils sont quatre et que vous êtes deux. Enfin un et demi parce que le gamin c'est une portion. Et il risque fort de ne pas peser lourd face aux quatre loustics qui décident de faire front. Dans ce genre d'endroit il ne faut pas croire aux miracles même si on te le fait espérer. Ce retournement de situation tu le prouves. Tu aurais du attendre que le rouquin soit seul pour venir le titiller. Mais bon, tu te montres parfois impatient. De toute façon une bonne bagarre et tu dormiras mieux, ton cerveau arrêtera de penser à Maeva et à Kewan. Et c'est tout ce que tu veux aujourd'hui. Même si dans le fond cette idée te fait mal, te rend fou. Prêt à tuer tout ce qui va te passer sous la main. Protéger le gamin ne faisait pas parti de ton programme, mais tu ne peux t'en empêcher, ce qui n'a pas l'air de lui plaire. De toute façon vu son regard les quatre loustics l'ont pas mal énervé aussi, enfin surtout le grand qui a semble t-il voulu s'imposer. La hiérarchie dans ce milieu est importante, mais l'anarchie n'est pas mal non plus, surtout quand elle sert tes arrières. « Papy !! Il serait bien capable de te foutre une branlée le Papy. » Mais cela ne sera pas pour aujourd'hui, tu as d'autre chat à fouetter et après tout un allié peut toujours être un point positif.

Alors sans réfléchir vous vous jetez dans la bagarre. Tu en prends mais tu en files, cognant parfois comme un connard. Mais pas question d'appliquer des règles vu que ceux d'en face n'en applique pas. Les coups tombent là où ils tombent et tant pis pour les parties intimes, les dents, tout y passe sans exception. C'est là que tu te rends compte que même si tu maintiens ta forme physique encaisser devient plus rude. Tu es loin d'être le super -héros que Kewan voyait en toi. Et tu n'es plus non plus le flic qui courrait le cent mètres sans s'essouffler. L'alcool, la drogue, le manque de sommeil ont fait leurs ravages et t'ont marqué jusqu'aux entrailles. Tu manques parfois de souffle alors que le sang coule dans ta gorge. Tes reflex te jouent de sacrés tours. Mais pas question de plier un genou devant ses raclures. Tu t 'assures en quelque coups d’œil que le métis tient bon et que personne ne le lamine comme une merde. Après tout il c'est mouillé pour toi. Le temps s'éternise, et tu pares avec plus de difficultés, la fatigue te fait même vaciller quelques fois. Mais tu reviens à la charge. Et puis les coups s'arrêtent.

Tu restes plié les mains appuyées sur tes cuisses. Des douleurs sauvages t'assaillent mais ce n'est que le prémisse de ce qui va suivre. Plus tard quand tu te retrouveras seul chez toi sous la douche, le corps meurtri et le cœur encore plus détruit. Tu as le cerveau au point mort mais tu entends le nom d'Ivo que tu cales dans un coin de ta tête. Cet indice pourra toujours te servir. Il semble que les amis d'Ivo en aient marre de s'en prendre plein la gueule. Tu ne loupes pas non plus le regard furieux qu'il te lance et tu le soutien tout en te redressant pour lui faire face. S'il croit que tu as peur, il se fourre le doigt dans le cul. « Et moi non plus Ivo. » Il crache au sol et tourne enfin les talons. Cette fois à l'air d'être la bonne. Tu soupires alors que tu as du mal à ouvrir l’œil droit. Et que ta lèvre semble gonflée comme un ballon de foot. Tu es fatigué. Las de cette vie que tu mènes ou tu joues avec le feu comme si tu avais encore vingt ans. Tu regardes le gamin sans rien dire, alors qu'il semble, pendant un moment, plus pris par ses amis qui s'éloignent que par ta présence.

Et puis vos regards s'accrochent, vraiment. Peut être même pour la première fois. Cela te trouble et secoue tes tripes. Ses yeux ont quelque chose de troublant. Arrête de trop penser Raoul, de toute façon là tu n'es plus bon à rien. A par avaler un bon verre et fumer une clope. Tu souris à ses mots. Enfin sourire est un bien grand mot vu l'état de tes lèvres. Voilà que le gamin il te fait la morale. « Con est malheureusement mon deuxième prénom. » Un peu d'humour ne fait pas de mal après cette aparté violente. « Et je crois que tu n'as pas fais mieux en venant te mêler de cette histoire. Tu risques aussi gros que moi maintenant. » Tu t'approches et lui tends la main pour l'aider à se lever. « Rien de cassé ? Tu te défends bien pour un petit gabarit. » Et tu sais de quoi tu parles. « Tu fais quoi dans le secteur ? D'habitude c'est vers le Ruby que tu traines ? » Tu sais très bien que le gamin pourrait te retourner la question, mais tu es un expert en mensonge alors tu es prêt à lui sortir un truc débile. En attendant tu pourrais te servir de cette collaboration pour bâtir un lien de confiance. « Au fait moi c'est Raoul et toi ? » Autant commencer par les présentations avant de voir s'il y a possibilité d'aller plus loin. Tu sais que ce genre de gamin malmené il faut d'abord les apprivoiser avant.


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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Dim 12 Mai 2019 - 19:22 )

   
Juste oublier
Tu esquisses un sourire amuse à sa réponse. Ouais, Inconnu Con, Premier du nom, ça lui va bien. Parce que venir se frotter à la bande à Ivo, faut être suicidaire. Comme il ne semblait pas aveugle, c’était la seule réponse qui s’imposait à toi.

En tout cas t’es pas fâché qu’Ivo se soit débiné : sans sa bande de copains il n’était rien et tu savais que ceux-ci l’auraient lâché s’il avait trop insisté. Mais ce n’est que partie remise : d’une manière ou d’une autre, il remettra la main sur Inconnu Con Premier du nom et s’occupera de lui régler son compte. Tu vas devoir lui faire comprendre qu’il ne doit pas se repointer ici, mais ça risque d’être dur vu la tête brûlée que c’est. Toi, t’en fais ton affaire : tu sais que tu n’en réchapperas pas non plus, mais Ivo se contentera de se foutre une bonne raclée avant de te laisser ruminer ta connerie. C’est pas que tu comptes un minimum ici, mais il doit se douter qu’il y a des gars derrière toi, que certains mecs du Ruby voudraient peut-être s’assurer qu’il ne touche pas aux employés, alors il n’ira pas trop loin. Du moins…. Il te laissera en vie. Et encore doté de ta virilité. Pour le reste, ça sera aléatoire, suivant l’humeur du moment. Avec Ivo, il faut toujours se méfier.

T’en es là dans tes réflexions quand ton compagnon de galère se remet à parler : tu te redresses en remontant le menton quand il te traite de petit gabarit sans accepter sa main tendue. T’as toujours su que ce n’était pas la stature qui comptait, mais la rapidité, et t’en avais joué au mieux. Ça t’avait toujours servi, la preuve tu étais encore vivant pour en témoigner.
- Le gabarit, c’est loin de suffire.
Ta voix est agressive malgré toi : faut que tu mordes avant de réfléchir, c’est instinctif. Et t’as pas envie que ce type te prenne pour un faible. Il y a quelque chose sur son visage, dans son regard, qui te pousse à te montrer à la hauteur sans que tu comprennes vraiment d’où te vient ce sentiment. Sa cigarette offerte ne justifie pas tout, t’en es conscient, mais t’as pas envie de te creuser la cervelle plus que cela en cet instant. T’as rarement tendu la main à quiconque et tu préfères qu’il n’en sache rien, qu’il ne se doute pas de son statut de privilégié, tu passerais pour un imbécile.

Tu essuies ta lèvre encore une fois avant de hausser les épaules quand il évoque le Ruby : il a l’œil celui-là, mais en même temps, c’est là-bas que vous vous êtes croisés. Cela dit, déduire une habitude d’une rencontre unique, c’est un peu gros. Est-ce qu’il aurait trainé dans les parages ? A tous les coups, t’as affaire à un de ces types tombé amoureux d’une prostituée du Ruby et incapable de comprendre les lois du jeu ! Bon sang, c’est bien ta veine.
- Je me baladais et ça te regarde pas, ok ?
Même ton agressif, mais t’arrives pas à baisser ta garde. Il n’a pas besoin de savoir ce qui t’amenait ici après tout : tu lui as donné un coup de main, il n’a qu’à t’en être reconnaissant et ne pas se montrer trop curieux.
Mais le type est bavard, il enchaîne avec son prénom et tu lèves les yeux au ciel… avant de réfléchir et de saisir l’opportunité au vol. Tu sais qu’on ne te servira rien au Ruby, mais ici ce sera facile de vous trouver un bar servant de l’alcool. Enfin peut-être pas ici, il ne s’agirait pas de rester dans le même quartier qu’Ivo, mais ailleurs.

Tu lui lances un regard dubitatif avant de balancer :
- Wayland. Mais appelle-moi Way, ça ira.
Et en véritable petit con pour ne rate pas une occasion, tu essuies de nouveau ta lèvre avant de grimacer : pour avoir appris tes mimiques dans un lieu où les employés devaient simuler de prendre leurs pieds avec des vieux bedonnants, t’étais un expert dans le domaine. Tu fais semblant d’avoir mal et tu jures un coup avant de relever un regard un peu trop franc vers lui.
- Tu m’en dois une mec, et tu vas la rembourser en me payant un verre. Putain ils n’y sont pas allés de main morte.

Bon, t’as quand même un peu mal, faut l’avouer, mais pour tout l’or du monde tu ne te l’avoueras pas à toi-même. Et laissant ton regard dériver sur la stature de Raoul, tu reprends en ricanant :
- Toi aussi tu vas morfler demain matin, crois-moi. Ivo, il sait y faire pour mettre un mec K.O. T’as intérêt à reprendre des forces avant de le recroiser.


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Dernière édition par Wayland Jones le Mer 15 Mai 2019 - 16:08, édité 1 fois
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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Mar 14 Mai 2019 - 17:57 )

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Tu te sens soulagé quand Ivo et ses sbires décident de tourner les talons. Tu aurais pu encore envoyé quelques droites bien placé mais tu n'aurais pas tenu longtemps. Et le gamin non plus, même s'il t'a prouvé qu'il avait du répondant. D'ailleurs tu aurais un tas de questions à lui poser au gamin. Notamment ce qu'il fait dans ce quartier qui pue plus l'embrouille qu'autre chose. Pas sur que le connard, son boss apprécie qu'il fréquente ce genre de lieu. Ce genre de mec. Lui qui joue sur le luxe dans son établissement, savoir que son personnel fricote avec la racaille et se bat comme un gars des rues. Pourrait poser problème. Mais ce n'est pas toi qui ira le balancer. Tu ne te serviras même pas de cet indice pour en apprendre plus sur celui qui éveille ta rage. Monsieur comme il aime se faire appeler, ce mot t'écorche la bouche même en pensée. Enfin pour le moment autant se concentrer sur le métis. Sur la chance qu'il t'est donné d'être loin du Ruby et pas observé, pour tirer avantage de la situation. D'abord jouer avec l'humour pour tâter le terrain. C'est souvent un atout ce style de répartie. Cela met à l'aise. Parce que même s'il est venu te donner un coup de main pas convaincu qu'il reste pour tailler une bavette. Surtout si tu parles de l'endroit où il travaille. Faut que tu l'appâtes sans éveiller ses soupçons. Et c'est un acte relativement difficile et délicat. Dans ce milieu un peu de curiosité peut plus fermer de portes qu'en ouvrir. Ou mettre la puce à l'oreille sur tes intentions réelles. Tu n'as pas besoin que tes agissements et ta présence remontent aux oreilles de Monsieur. Tu n'as pas envie qu'il t'échappe encore une fois. Déjà que cela fait deux ans que tu brules ton énergie à Naples en essayant de le choper. Plus toutes les autres années que tu lui as donné en cadeau sans recevoir un retour. Le connard a un don pour faire tout capoter, pour faire tout tomber à l'eau. Et disparaître comme s'il n'était qu'une ombre, un fantôme et quand tu retrouves une piste tu dois tout reprendre à zéro. Sans être sur de réussir. Alors mettre le métis dans ta poche pourrait être un avantage et tu ne vas pas t'en privé. De toute manière ce gosse doit bien avoir une vie ailleurs qu'au Ruby et retrouver sa liberté pourrait être une issue si tu le libères de son boss.

En tout cas le gamin a une certaine fierté  vu qu'il n'accepte pas ta main tendue. Il veut te prouver qu'il est capable de se relever sans ton aide. Qui a envie de l'aide d'un Papy de toute manière ? Pas un petit gars comme lui, il est trop futé pour ça. Et il doit vouloir voir ce que cache ta main tendue avant de vraiment l'accepter. « Je suis d'accord faut aussi un peu d'intelligence ... voir même pas mal avec ce genre de mec. » Il se méfie tu le sens au son de sa voix. Logique le connard ne doit pas laisser ses jouets, ses employés, se balader en ville sans leur avoir fait un minimum la leçon. Tu te doutes que briser les chaines qui le maintiennent comme le pacte invisible signer avec son boss, ne seront pas faciles à briser. Tu n'es pas spécialement du genre à baisser les bras, même si parfois tu l'as fais. Ou faillit le faire. Mais là face à ce gamin avec son regard un brin provocant, un brin sur de lui, tu voudrais lâcher prise. Enfin poser tes bagages. Balancer la vérité. Ce qui serait idiot en soit. Il se ficherait de ta gueule et fuirait les jambes à son cou. Tu as du trop en prendre dans la tronche pour penser de cette façon. Reprends toi Raoul. Et n'oublies pas que ce gamin est juste un pion du connard. Un jour il pourrait te planter un couteau dans le dos si son boss lui demandait. Alors méfies toi et garde l’œil ouvert. Ne te fies pas trop à son gueule d'ange et à son allure de chien battu.

Tu y vas à tâtons quand tu parles du Ruby. Alors qu'il s'essuie sa lèvre en sang tout en haussant les épaules. Tu es sur qu'il a un bon fond. Il est tant bien dans l'engrenage juste parce qu'il était au mauvais moment au mauvais endroit. « Désolé je ne voulais pas me montrer trop curieux. » Sa réticence résonne dans sa voix, joue pas au con Raoul, sinon comme une biche effarouchée il va se tirer. « Et en effet tu es libre de trainer là où tu veux dans Naples. » Peut être que tu parles trop, que tu jettes trop d'indice et que cela va te jouer un vilain tour. Tu te présentes quand même espérant en retour recevoir au moins son prénom. Après il peut dire une connerie, mais il semble sincère quand il te dit qu'il s'appelle Wayland. « Enchanté Way. » Un bon point à voir la suite. « Ça va ? » En attendant il a l'air de morflé, il fait le dur mais tu vois bien sa grimace. A part qu'il ne se joue de toi, un moyen de tirer partie de cette situation. Et il y a bien droit, ce n'est pas toi qui va le blâmer. Et peu importe s'il simule, autant le mettre à profit. Et lui offrir un petit moment de liberté, cela ne doit pas être toujours rose entre les murs du Ruby. « En effet ils n'y sont pas allés de main morte et un verre nous fera du bien. Tu l'as largement mérité. » Tu sors ton paquet de clopes de ta poche et tu lui tends pour qu'il se serve et tu en prends une en suivant. Tu sens son regard sur toi comme tu entends son rire légèrement moqueur. « Je sais .. mais je boxe alors je connais comment ça se passe après les coups. » Une petite confidence, tu verras si elle porte ses fruits. Tu te bats aussi dans la rue juste pour calmer ta haine. Tu frappes même ton mur pour apaiser ta colère. Tes mains en portent les stigmates. « Et merci pour le conseil je vais être plus prudent. Mais c'est la faute du rouquin qui a dit qu'il ne me connaissait pas. Je n'ai pas saisi sur le coup. Mais bon pas grave. Je les recroiserais surement. » Tant bien le fameux Ivo va te surveiller. Tu vas devoir surveiller d'avantage tes arrières, faudrait pas qu'il soit en affaire avec le connard. Tu aurais du passer ton chemin. Enfin si tu l'avais fais tu n'aurais pas la chance de causer avec le gamin. Qui brouille un peu tes pensées. Enfin merde arrête de confondre passé et présent et de te dire que .. Kewan est mort est enterré. « Encore merci pour ton coup de main. J'espère que ton intervention ne va pas t'apporter des ennuis. » Selon son poste au Ruby sa gueule abimée pourrait déclencher des colères. Voir bloquer certaines de ses permissions. Tu voudrais tellement lui demander de chose, mais doucement. Apprivoise le d'abord. Si tu vas trop vite, tu vas foutre tout en l'air. Et vous arrivez à l'entré d'un bar. Vos gueules marquées font faire parler. Mais dans le coin cela ne doit pas être chose rare. Du coup tu pousses la porte et laisse Wayland passer. Vous vous installez au bar. « Tu bois quoi ? » Tu commandes un double whisky sec plus la boisson choisi par le gamin qui doit plus boire du petit lait que de l'alcool fort. Mais tu ne vas pas lui demander sa carte d'identité.


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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Mer 15 Mai 2019 - 16:34 )

   
Juste oublier
Le mec accepte sans broncher : au contraire, il s’empresse de sauter sur l’occasion et même si tu aimerais croire que ton petit manège sa fonctionné, tu as un relent de méfiance qui s’installe en toi. Un court instant, tu l’observes en coin, te demandant à quoi t’attendre de sa part. Certes, tu lui as sauvé la mise sur ce coup-là, parce que connaissant Ivo, il ne se serait peut-être pas arrêté avant que le type ne tombe raide mort. Il n’avait pas conscience du moment où il devait s’arrêter, c’était souvent le souci avec ce genre d’imbécile.
Donc oui, tu lui as sauvé la vie, mais de là à se montrer aussi ravi de t’offrir un verre… Ou alors, il traînait au Ruby pour une bonne raison la dernière fois, et il espère que tu lui feras un prix après ce verre. Ca s’est déjà vu, tu as l’habitude que rien ne soit vraiment gratuit dans la vie. T’en fais même pas de cas parce qu’il n’est pas le premier à te faire ce coup-là.
T’aurais pu tomber plus mal, il n’est pas si moche que ça à regarder… Mais y a un truc, profond, incompréhensible, qui te débecte à la seule idée de t’allonger dans un lit avec lui. Un truc qui te vrille l’estomac et tu détournes le regard pour dissimuler ta gêne et te reprendre. Bon sang, t’as jamais réagi ainsi face à un client. Etrange… Y a un truc chez ce type qui te gêne vraiment, mais t’arrives pas à remettre le doigt dessus.
Tu t’obliges à faire taire cette petite voix insolite en toi, cette voix que tu n’avais jamais entendue et tu secoues légèrement la tête, te reprenant bien vite. Ce n’est pas le moment de te laisser aller : faut se barrer avant qu’Ivo change encore d’avis, ou que Raoul décide que finalement, il ne te doit rien. Tu écrases mentalement cette petite voix, ces chuchotements d’enfant qui ne riment à rien et que tu ne comprends pas, et tu le suis dès qu’il fait mine de s’éloigner. Ce soir, tu auras ton verre. Et après tout, c’est tout ce qui t’importe. Au Ruby, ils veillent à ce que tu ne boives pas trop et les barmans ont leurs ordres : t’as trop déconné par un temps et même s’ils te sèvrent à leur manière, l’envie de boire ne te quitte pas aussi facilement. Et quand tu tombes sur un client pas trop regardant, tu fonces tête baissée.
Vos pas vous mènent à un petit bar assez éloigné du quartier d’Ivo et tu respires librement : vous avez pris suffisamment de distance, vous serez tranquilles pour le reste de la soirée. Et tout en marchant, tu reprends ses dernières paroles :
- Le rouquin, comme tu dis, c’est River. Enfin, il se fait appeler ainsi mais j’suis sûr que sa génitrice l’a appelé Roberto ou un nom à la con comme ça.
Tu ricanes bêtement avant d’enchaîner, tenant la discussion à toi tout seul en regardant devant vous :
- Il n’est pas très futé et à mon avis, il traîne quelques bonnes casseroles qui lui exploseront un jour à la figure. Ivo lui pardonnera rien et j’pense qu’il avait pas envie que tu le mettes trop en avant, tu vois. Ce genre de mec, moins tu les approches, mieux c’est.
A vrai dire, tu ne sais pas ce que Raoul lui voulait et tu préfères ignorer : ce ne sont pas tes affaires. Mais autant le prévenir s’il désire rester en vie quelques jours de plus.
- Et si tu veux mon avis, y a pas mal de mecs que tu peux approcher pour bien moins cher que River. Et bien plus sexy…
Tu évites de le regarder en disant cela, tu continues d’avancer. Dans ta logique, y a peu de sujets qui peuvent avoir motivé Raoul à venir près de River, et pour chacun d’entre eux, tes arguments sont valables. Du moins en ce qui concerne les prix pratiqués. Le reste n’était qu’une petite provocation mineure.

Il te remercie et les ennuis qu’il évoque te font hausser les épaules.
- J’ai que des emmerdes, alors une de plus ou une de moins.
Tu ricanes, tu préfères en rire. T’es pas du genre à t’apitoyer sur ton sort et tu sais que tu résous bien des soucis en leur faisant un pied de nez comme en ce moment. Mais il a raison : ils détestent quand tu reviens abîmé au Ruby, tu restes de la marchandise à leurs yeux…. Même à ceux de Monsieur. Surtout à ses yeux à lui, en réalité. Tu déglutis en y songeant et tu le vires rapidement de tes pensées : il y a des démons qu’il vaut mieux ne jamais sortir de leurs cages.

Une fois entrés dans le bar et assis au comptoir, tu écoutes Raoul commander un whisky et sans même répondre à sa question, tu te tournes vers le barman et lèves la main :
- La même chose pour moi !
Les pensées te reviennent et comme mû par un instinct de préservation, tu tournes enfin la tête vers Raoul :
- Mais j’te préviens, verre ou pas, j’fais pas d’extras ce soir. C’est pas négociable.
T’es limite agressif en lui sortant cela, débité un peu trop rapidement, mais t’as besoin de lui fixer des limites. Parce que les petites voix reviennent plus violentes que jamais à l’idée d’écarter les cuisses pour lui. Et ça te déstabilise toujours autant.
- J’vais déjà être coincé une bonne semaine au Ruby en guise de punition, alors m’en demande pas trop mec.
Le barman revient avec vos boissons et t’attrapes ton verre pour le porter aussitôt à tes lèvres. L’alcool brûle furieusement ta plaie à la lèvre inférieure et tu le reposes un peu trop violemment en pestant :
- Ah bordel….
Il te faut quelques secondes pour passer ta langue sur ta lèvre et calmer l’irritation, avant de renifler.
- J’vais pas te demander ce que tu fichais là ce soir, c’est pas mes oignons, mais Ivo s’arrêtera pas là. Autant te prévenir. Ce type est une vraie plaie. Il a deux neurones : y en a un qui est parti à l’est, l’autre à l’ouest et ils cherchent désespérément le nord. Si tu vois c’que j’veux dire. Donc à ta place, je retournerais pas là-bas.
Tes yeux glissent sur sa tenue, l’air de rien, et t’ajoutes à mi-voix :
- Surtout fringué ainsi. T’as pas l’air de rouler sur l’or et personne viendra t'aider.


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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Jeu 16 Mai 2019 - 19:38 )

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Tu ne réfléchis pas au fait, que peut être, tu vas trop vite dans ton acceptation. Poursuivre cette drôle de rencontre en buvant un verre, pourrait porter à confusion. Mais cette idée te passe au dessus de la tête. Tout ce que tu vois c'est un avantage. Wayland pourrait t'éclairer un peu plus sur ce qui se passe au Ruby. Bon, va pas non plus falloir que tu y ailles avec tes gros sabots, ou que tu jettes direct le pavé dans la marre. Sinon le gamin il va déguerpir direct en se doutant que ce verre proposé n'est pas très net. Mais imaginer qu'il y voit un autre intérêt, là tu es loin du compte. Qu'il se pose des tas de questions et même des pas très catholiques. Se disant que ce verre est une porte ouverte à une proposition indécente. Tu es loin de le penser, très loin même. Pauvre Raoul parfois à la masse, peut être trop impliqué pour voir ou pour sentir ce qui se passe vraiment dans la tête de Wayland. Ce qui cloche dans la tienne quand son regard se fait fuyant. Ou qui te trouble d'une manière que tu ne saisis pas totalement. Comment le pourrais-tu ? Tu n'es pas branché mec, en plus ce n'est qu'un gamin. Tu pourrais être son père. "Putain arrête avec ce bordel. Ton gosse il est mort." Non tu vois juste en Wayland un moyen d'atteindre ton but ou du moins de le frôler, pour enfin voir tomber celui qui a pourri ta vie. Mais pour le moment vous marchez vers le bar et tu essaies de faire la conversation, chaque indice peut être précieux. Alors tu écoutes quand le métis te répond, ne loupant rien, enregistrant tout. Notamment les prénoms de ceux qui ont cherché à vous foutre une branlée. Remarque elle aurait pu très mal finir cette bagarre sans l'intervention de Wayland. Ivo ne doit pas être un mec à lâcher le morceau surtout quand il est autant juteux. Cela aurait clôturé à merveille ta vie s'il avait eu ta peau l'italien.

Tu manques de t'étouffer face à sa dernière remarque. Des mecs moins cher que River et plus sexy. Il s'imagine quoi le petit ? Que River et toi vous vous envoyez en l'air. Tu donnes cette vision. Tu jettes un coup d’œil vers lui, mais il regarde ses chaussures comme le ferait un gosse qui a dit une connerie. Ou qui se sent mal face aux phrases balancées. Toujours sans te douter de tout ce qui se passe dans la tête de Wayland. « Okay je ferais gaffe, mais parfois on a pas trop le choix de trainer dans les mauvais endroits. Toi même quand tu viens dans le coin tu ne dois pas être à ton aise. » Tu ne veux pas trop en balancer, après tout tes mots comme tes gestes pourraient bien remonter aux oreilles du connard. Et chaque faux pas de ta part pourraient lui servir pour causer ta perte. Alors même si tu comptes te servir du gamin, tu vas faire attention à ne pas trop dévoiler ce que tu cherches. Ce que tu attends. « Je crois qu'on a tous des emmerdes. Il y a des situations qui ne nous donnent pas le choix. » Tu te serais bien passé de toutes celles que tu collectionnes. Tu te serais bien passé d'avoir du tirer un trait sur ta famille ou du moins celle qui te reste. Sur tes amis. Sur ton métier. Sur ta vie. Tu joues avec le danger et le feu depuis que tu as décidé d'enterrer Nolan Parker pour partir dans ta croisade. Mais il est toujours là le flic, le mari, le père, le fils et il a souvent le vague à l'âme et le cœur en vrac. Mais tu ne peux pas faire marche arrière et pourtant parfois tu le voudrais bien. Comme quand tu vois des gamins comme Wayland. Des gamins que tu voudrais prendre sous ton aile pour remettre dans le droit chemin et faire amande honorable. Donner un avenir à un gosse comme lui au lieu de bousiller ta vie, souvent cela t'est passé par la tête. Mais tu continues. Et tu noies tes pensées dans le whisky et même dans la drogue. Juste pour tuer celui qui a tué ton cœur dans des flammes.

Tu ne dis rien quand il commande la même chose que toi, même s'il est jeune il doit être majeur. Et puis qui tu es qui pour le privé d'un verre d'alcool. Peut être une goutte de bonheur dans sa vie misérable. Et puis il y a encore ses paroles, bizarres, agressives. Bordel il imagine quoi le gosse. Que tu es un suceur de queue ? « Mais ce n'est pas dans mes intentions de te demander quoi que ce soit. » Tu ne précises rien de plus. Tant bien tu te fais des idées. Enfin tu n'en sais rien. Les coups résonnent dans ta tête et tu as juste envie de savourer ton verre sans te poser de question. Te poser un peu. « Il te punit parce que tu reviens abîmé ? Tu fous quoi exactement au Ruby ? » Un peu de curiosité mais pas mal placé. Ce gosse il te semble futé, intelligent et tu te demandes comment il a pu atterrir dans ce merdier, dans ce piège à rats. Ou l'envers du décors est bien loin du luxe que l'on voit dans le club. « C'est fort fait gaffe. » Et vu sa lèvre c'est pire que de l'alcool, les tiennes ne doivent pas être nickel non plus, mais tu as pris l'habitude de ce genre d'électrochoc. Et Wayland revient sur ta présence sur les lieux, enfin il t'avertit une fois de plus par rapport à Ivo. Quand son regard glisse sur toi tu ne peux t'empêcher de frissonner. Pourtant ce gamin bouleverse chaque parcelle de ta carcasse déchirée. « Je vais pas sortir le costard trois pièces pour le quartier non plus. » Tu souris, imaginant en plus comment finirait un costume après une rencontre avec Ivo et sa bande de petit branleur. « Remarque ils auraient vu un mec friqué, plus qu'un paumé et il aurait plus cherché à me taxer qu'autre chose. » Et tu le regardes à ton tour, avec toujours cette boule au ventre comme un poids immense. « Ne t'en fais pas pour moi la prochaine fois je serais plus préparé. » Tu seras surtout armé. De toute façon tu vas essayer de le choper pour en savoir un peu plus. Avec un canon sous le nez il fera moins le malin le Ivo. « Au fait j'ai un nécessaire à soin dans ma bagnole .. » Tu dis ça d'une voix banale. « Si tu veux après .. pour au moins essayer de cacher .. » Même si en le fixant plus tu te dis que cela va être compliqué. « Et ne t'en fais pas je ne te demanderais rien en retour. Et les mecs ce n'est pas mon truc et encore moins les gamins. » Et tu finis ton verre sans grimacer. Avant d'en commander un autre.


drvgns.




La haine comme seul moteur de ton cœur.
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Wayland JonesLa jeunesse dorée et éclatante
Wayland Jones
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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Ven 17 Mai 2019 - 23:38 )

   
Juste oublier
Ton verre devant toi, tu l’écoutes patiemment. Il semble avoir la tête sur les épaules malgré son petit numéro face à la bande à Ivo, alors tu te demandes quand même ce qui a pu le pousser à autant jouer au con. Parce que pour le reste, Raoul a tout du brave gars, autant se l’avouer : il ne te harcèle pas de questions dérangeantes, il semble avoir compris que tu ne coucheras pas avec lui et ses réflexions sont censées. Il a l’air de connaître un peu le quartier où il se promenait – ce qui ravive un peu plus ta question de savoir ce qu’il foutait à harceler ainsi River – et il en connait les lois implicites.
Tu te permets toutefois de relever un sourcil quand il te demande ce que tu fais au Ruby : tu pensais que c’était évident toi, mais apparemment non. Et quand il enchaîne en te précisant que ton verre contient quelque chose de fort, tu souris cette fois-ci, te détendant progressivement en sa compagnie. Il y a quelque chose d’étrangement rassurant chez lui, quelque chose qui te rassure et te fait penser que ce type ne te fera jamais le moindre mal. Il a l’air d’être sérieux, mais pas dans le genre intellectuel, plutôt dans le genre correct. Et sympathique. Sa stature malgré tout imposante – du moins comparé à la tienne – sa façon de te parler et son inquiétude à ton sujet te touchent plus que tu ne l’aurais cru. Après tout, c’est un parfait inconnu et tu n’as jamais eu ce genre de feeling avec quelqu’un d’autre, mais c’est comme s’il remuait lentement – mais sûrement – quelque chose de profondément enfoui en lui. Plus les minutes passent, plus son regard te semble plus doux, te rassure et réchauffe ton cœur.
Et tu n’aimes pas ça. Tu détestes cette fragilité qu’il distille en toi, cette impression d’être à découvert et vulnérable. Jamais encore tu ne t’étais senti ainsi jusqu’à présent, malgré tout ce que tu avais vécu : c’était comme si tu t’étais forgé une carapace solide et inébranlable. T’avais pris de sacrées raclées, mais t’étais toujours passé outre. Parce que tu n’avais pas le choix principalement. Mais Raoul réveille ce gamin perdu que tu étais il y a des années de ça et tu n’aimes pas ça. Alors tout en avalant une gorgée de l’alcool qui te brûle la gorge, tu tentes de chasser tes doutes et colmater cette brèche qu’il a ouvert dans ton esprit. T’as pas le choix, c’est la loi du plus fort dans l’univers où tu erres, et tu n’auras pas le droit à l’erreur. Que tu faiblisses ainsi devant un parfait inconnu est déjà sérieusement inquiétant…
Tu te contentes de hocher la tête à ses paroles avant de la secouer quand il parle de te soigner dans sa voiture : de base, se rendre dans la voiture d’un inconnu, c’était déjà une erreur monumentale.
- Non ça ira, et puis on n’arrivera à rien. J’vais pas revenir avec du rouge à lèvre, t’imagines ? Ils pigeraient tout de suite. Ce serait même pire j’crois… Et pour te répondre…
Tu fais tourner l’alcool dans ton verre, l’observant avec gravité. Tu pensais pas devoir le préciser mais visiblement Raoul n’a pas tout pigé. Ou alors il joue au con et a besoin que tu le confortes dans ses pensées : ça, tu peux le faire.
- J’bosse là-bas comme pute.
Ton regard dérive vers le sien, tu l’affrontes calmement, le mettant silencieusement au défi de relever ta vulgarité ou d’en paraître choqué. T’as choisi sciemment ce mot, juste pour le provoquer et le faire réagir : t’as toujours besoin de bousculer ton monde.
- Les belles gueules abîmées, ça plaît moins aux clients tu comprends. C’est pas la première fois remarque que j’reviens pas en bon état, mais ils savent qu’en m’empêchant de sortir, ils vont me faire chier alors j’y échapperai pas. Ca m’empêchera pas de recommencer cela dit…
Tu ricanes, l’œil malicieux, presque fier de tes conneries, avant d’avaler une autre gorgée, finissant ton verre. Tu le vois en recommander un alors tu tends la main en montrant deux doigts, faisant signe au barman de remplir de nouveau ton verre. Tu comptes bien en profiter puisque c’est lui qui régale après tout ! Et bon sang, tu l’as mérité !
- Et j’suis pas un gamin.
T’as la voix qui s’appesantit alors que t’ajoutes, presque plus pour toi que pour lui :
- J’l’ai jamais vraiment été…
On t’avait forcé à grandir trop vite, terré dans la peur. Et maintenant que tu avais enfin l’âge de prendre ton envol, on te refusait ton émancipation.
Ton regard se baisse sur ton verre, tes doigts pianotent dessus… Tu t’oublies un court instant, mais tu ne l’oublies pas lui et ta voix s’élève de nouveau quelques instants après :
- T’es pas d’ici. T’as un accent, minime mais t’en as un. Tu viens d’où ?
Et tu t’en veux à l’instant même où les mots franchissent tes lèvres, où la faiblesse revient, plus mordante que jamais et te laisse haletant, épuisé d’avoir dû la rabrouer. Pourtant tu le dis, tu le murmures, moitié suppliant, moitié exigeant, transi de ces rêves impossibles qu’on t’a arraché à jamais.
- Raconte-moi comment c’est, ailleurs. Là où je ne pourrais jamais aller.


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