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- Juste oublier. ft Wayland -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Raoul de St AngeLe vin est un puissant lubrifiant social
Raoul de St Ange
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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Ven 21 Juin - 17:42 )

near danger to feel alive.
wayland & raoul
Tu regardes Wayland faire. Aussi à son aise dans ton appartement qu'un poisson dans l'eau. Son attitude pourrait te faire peur. Te donner envie de fuir. Tu pourrais le chasser de chez toi . Ou tout simplement lui mettre des barrières pour recadrer son insolence. Pour calmer sa jeunesse sauvage qui déboule dans ta vie à une vitesse folle. T'enivrant de sensation que la vie ne t'a pas donné la chance de découvrir. Mais tu n'en fais rien. Tu le laisses libre de découvrir ton univers. De s'imprégner des lieux sans trop savoir s'il aura la chance d'y remettre les pieds. Il te donne la sensation d'être un étalon fougueux mis aux fers durant un temps, et qui goutte à nouveau à l'herbe fraiche d'une vaste prairie, enfin libéré de ses chaines. Alors tu  laisses à Wayland ce moment de paix ou personne n'est là pour lui mettre des entraves. Pour lui rappeler qui il est et quelle est sa véritable vie. Et au fond cela te fait un bien fou, même si tes regrets se font plus voraces. Te montrant tout ce que tu as perdu et tout ce que tu aurais pu gagner si tu avais été plus prudent. Plus prévoyant. Et cette situation serre ton cœur, elle te donne envie de crier, même si tu donnes le change en parlant pour ne pas vriller. Parce que oui putain ce gosse pourrait te faire vriller. Sauf si tu arrêtes de voir des points communs entre lui et ton fils. De toute façon tu ne serais même pas en Italie si ta famille n'était pas morte. Tu aurais gravi les échelons au sein du commissariat de police de San Francisco. Finissant derrière un bureau, Maeva te sachant en sécurité. Tu aurais vu grandir tes gosses et jouer au grand-père finirait par te plaire. Mais rien de tout cela pour toi. Tu es juste un mec détruit qui essaie de donner à un pauvre gosse aussi paumé que toi, un peu de ciel bleu. Au moins durant une soirée.

Tu finis par montrer à Wayland la chambre d'ami et lui donner le nécessaire pour qu'il se soigne et se change. Une goutte d'eau dans l'océan merdique de sa vie. Mais pour le moment tu ne peux lui offrir plus même si au fond de toi tu ne cesses de te dire que tu pourrais faire mieux. Que le gamin mérite mieux. Que tu pourrais être sa porte de sorti. Et qu'il pourrait panser tes blessures en guérissante les siennes. Connerie de tête qui pense trop alors que rien n'est aussi simple. Et tu le laisses seul pour aller finir de préparer ce repas que tu lui as promis. Et qui vous fera le plus grand bien. Wayland revient, tu ne peux t'empêcher de t'attarder sur sa silhouette. Dans son regard. Avec au fond des tripes une boule qui te presse comme un fruit trop mûr. Tu sondes son âme pour chercher des réponses ou pour apaiser la tienne bien trop tourmentée. Tu ne sais pas trop. « Manger est important et plaisant pour moi. Alors j'aime le faire dans les meilleures conditions. Du coup c'est rien du tout. Et puis faut bien que je paie ma dette. » Tu le regardes sourire aux lèvres alors que le métis s'installe et tends son verre. « Et puis cela me fait vraiment plaisir enfin je ne saurais pas te l'expliquer .. » Tu marques une pause en servant le vin dans vos verres. « Mais je pense que tu le mérites vraiment .. j'ignore ton histoire mais je crois qu'on ne sait pas croisé par hasard .. » Une intuition. Une sensation. Tu n'en sais rien. Peut être que tu deviens juste barge avec l'âge.

Tu ne t'attendais pas à ce que les questions tombent comme ça. Que Wayand se fasse curieux surtout sur ta vie privée, parce que vu ce que tu lui as dis sur le vin qu'il a l'air d'apprécier, il aurait pu se renseigner sur les caractéristiques de ton job. Loupé. Il te passe à la moulinette. Parlant de petite femme, de mômes, du fait d'être un papa fantastique. C'est comme si tu prenais une douche glaciale. Ou qu'un feu immense attaquait ton cœur. Il y a quelque années tu l'aurais foutu à la porte sans aucune retenue. Mais là tu t'assois, le regard las, fatigué de porter ce fardeau qui écrase ton âme. Tu sens le vin. Tu le fais tourner doucement dans le verre. Tu prends une gorgée que tu gardes en bouche pour délivrer toutes les saveurs. Tu ne le regardes pas tu restes silencieux. Puis tu lèves les yeux vers lui, ils sont légèrement humides. « Il y a des choses que l'on perd dans la vie Wayland et que rien n'y personne ne remplace .. » Tu rebaisses les yeux. « J'ai eu ma chance il y a longtemps .. je l'ai laissé passer .. ou plutôt on me l'a volé .. et les secondes chances ça n'existent pas ..  parce qu'on ne retrouve pas ce qui est à jamais perdu .. » Tu te lèves pour aller vers l'évier, tu ne veux pas que Wayland voit combien tu es blessé, détruit, abimé. Tu te passes de l'eau fraiche sur le visage et derrière la nuque. « On a tous sa croix à porter. » Tu soupires. Tu sors les lasagnes du four pour les poser sur la table remarquant que le verre de Wayland est déjà vide. « Le vin a l'air de te plaire !! » Tu remplis à nouveau son verre avant de faire de même pour le tien. Tu reposes tes fesses sur ta chaise. Tu remues la salade. « Et les mômes ne sont pas chiants quand on les aime. » Tu mets les lasagnes et la salade dans les assiettes. « Et toi tu étais un môme chiant ou curieux ? » Tu reprends ton verre pour en avaler quelques gorgées, voyant Wayland faire tu poses ta main sur la sienne. « Le bon vin c'est comme une femme. Il faut savoir le désirer pour vraiment l'apprécier. D'abord le humer tout en le chauffant légèrement. » Et tu refais les gestes. « Puis faut lui laisse le temps d'enivrer ou d'envouter ta bouche avant de l'avaler. Essaies et dis moi ce que tu en penses. » Tu ne lui reproches rien car tout le monde ne maitrise pas l'art de déguster un bon vin. Tu ne cherches pas à lui imposer non plus un savoir. Tu lui proposes juste de faire connaissance sans que cela ne te fasse souffrir. Wayland est libre de refuser ou d'accepter, tu ne lui en voudras pas.

drvgns.




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Wayland CollinsLa jeunesse dorée et éclatante
Wayland Collins
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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Jeu 25 Juil - 18:19 )

   
Juste oublier
Voilà longtemps que tu ne crois plus au hasard : Monsieur avait fait en sorte depuis toujours de calculer chaque détail, chaque aventure de ta misérable petite vie. Jusqu’aux châtiments, jusqu’aux punitions. Jusqu’à certains clients, à tes débuts, qu’il choisissait comme le propriétaire d’un ranch choisi ses jockeys. T’en avais eu la nausée, t’avais compris que quoi qu’il se passe, tu n’aurais jamais les commandes. Tu sais que le hasard n’est qu’une connerie inventée pour rassurer les prostituées qui sont tombées sur le mauvais client, rassurer les camés qui ont eu un mauvais trip, et réconforter les flics dans leur orgueil lorsqu’ils font une descente réussie. Le hasard n’avait rien à voir là-dedans : on avait sciemment laissé les indices qu’il fallait pour incriminer le suspect et le mettre en taule.
Vous n’étiez que des pions. Toi à commencer, et lui…. Oui, Raoul aussi en est un, tu ne sais simplement pas de qui. Et t’as pas envie de le savoir : parfois, dans leurs calculs inhumains, ils rapprochent deux êtres sans s’en rendre compte.

Tes mots gambadent entre vous, ton attention se focalise sur le vin, mais t’as quand même la politesse de tourner un regard vers lui quand il répond à tes divagations sur la petite famille parfaite qu’il devrait fonder. Et tu sens, soudainement, toute la douleur d’un univers brisé dans cette voix qui veut restée assurée, mais qui chavire par moment. Il raconte sans avouer, mais il raconte… Sa perte, cette chance qu’il avait, le vide du présent. Tu penches la tête un instant, sidéré de découvrir à quel point ce type a creusé un gouffre en lui, dont la profondeur te donne le tournis. Il est désespéré, il… Non, c’est pire que ça. Il est détruit. Tu les connais les clients comme lui : ce sont les plus calmes, parce qu’ils n’ont plus rien à perdre.
Pendant un instant, tu t’autorises à avoir mal pour lui, à regretter avec lui cette perte qui vous condamne à manger ici tous les deux, sans personne autour de vous. Ça vous unit mieux que du béton mais tu n’es pas aveugle : vous restez deux galaxies éloignées par des années d’expérience et de drames.

Et votre solitude te frappe un peu plus quand il te demande comment tu étais môme. Tu voudrais mentir, comme tu le fais avec tous, tu voudrais cacher ce vide à toi aussi, qui dort tapi en toi et ronge progressivement tout le beau avec lequel tu tentes de le combler. Mais il a été sincère… Honnête. Alors tu vas jouer franc-jeu toi aussi, et tu reposes ton verre en même temps que ton regard se baisse, pensif :
- Je ne sais pas comment j’étais. J’ai oublié. Et après…
Après, qui avait constitué ton départ dans la vie, la seule dont tu te souvenais, il y avait eu Monsieur. Tu déglutis. C’est terrible cette sensation soudain de comprendre que tu as été malheureux toute ta vie. Terrible et angoissant.
- Après j’ai pas eu le choix. Se faire oublier, c’était survivre.
C’est dit froidement, ça te glace le sang même à toi, alors même que tu en as l’habitude. Et tu sens bien que tu as plombé l’ambiance, tu sens que tu fais déraper ce qui s’annonçait comme une soirée parfaite, alors tu secoues légèrement la tête, tu tâches de te reprendre en buvant une autre gorgée de vin.

C’est là qu’il t’arrête. Etrangement tu ne sursautes pas : ta peau a été salie trop de fois pour que tu en considères en avoir encore la propriété pleine et entière. Mais tu ne t’attendais pas à ce qu’il s’autorise à dépasser cette frontière-là.

Tu lui pardonnes. Aisément. Tu lui pardonnerais tout pour cette soirée.
Et tu pousses la politesse jusqu’à l’écouter. Et comprendre. Spontanément tu fais les mêmes gestes que lui : tu te sens un peu idiot à sentir comme cela le vin, encore plus à n’en boire qu’une petite gorgée et la garder en bouche, mais tu obéis. Tes années d’empoisonnement par l’alcool ont dévasté ton jeune palais, tu ne fais guère de différence entre la bibine et le grand cru, alors même avec toute la meilleure volonté du monde, son truc ne donne rien. Absolument rien. Tu finis par avaler rapidement, comme déçu de ne pas être à la hauteur de ce qu’il te demande.
Et tu tentes, pour le rassurer, le satisfaire, de donner le change.
- Aaaah, ouais… Ouais, t’as raison, ça…. Hum, ça…. Pétille plus ?
Froncement de sourcils incertain, ton regard tourné vers lui, cherchant l’approbation… et finalement, te rendant compte de ta bêtise, tu éclates de rire.
- Non désolé, je sens rien de différent !
Le rire est contagieux, il vous libère tous les deux de vos démons, de cette perte qui glissait entre vous deux, de manière fantomatique, et tu secoues la tête. Les épaules dégagées d’un poids :
- M’en veux pas mais pour moi, le vin, c’est pas assez fort en alcool pour que je sente quoi que ce soit tu sais. C’est bon, ok, mais… comme du jus de fruit.
Le rire qui de nouveau monte, le plaisir d’être avec lui, de plaisanter sur une chose pourtant aussi importante pour toi.
Il s’effrite, lentement, cet éclat de vie qui a surgi, et tu lèves ton verre, tu en observes la couleur, tu fais tourner le vin sans le boire. T’admires pensivement ce qui te restera à jamais inaccessible.
- Au Ruby, tu bois soit parce que tu as le pognon de le faire, et donc l’élégance de l’apprécier comme tu le fais toi, ou tu bois parce que t’as besoin d’oublier toutes les merdes que tu vis, et là, le vin, ça suffit pas pour se foutre le cerveau en l’air. Et moi, crois-moi, j’en ai eu des merdes à zapper…
Tu reposes le verre, sagement. Soudain, c’est l’évidence, la clarté absolue, et ton sourire est serein lorsque tu le reportes sur lui :
- Mais ce soir, j’veux pas oublier. Ce serait con, pour une fois que je passe une bonne soirée !




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Raoul de St AngeLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Lun 29 Juil - 16:08 )

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wayland & raoul
Tu ne cherches pas à comprendre ce qui se passe entre Wayland et toi. Parce qu'essayer de comprendre pourrait abimer ce qui s'écrit doucement. Parce que tu veux juste profiter de cette parenthèse qui t'offre un instant de vie. Comme une vie de famille, même si le gamin et toi vous êtes à mille lieux l'un de l'autre. Tout ce que tu sais c'est que ton cœur, quand tu le regardes à des drôles de ratés. Que tes tripes te disent que tu dois le protéger et prendre soin de lui. Et quand à ton esprit il est paumé, jouant méchamment avec des images de ton passé. Te faisant voir ce que tu aurais pu avoir en te piquant avec ce que tu as perdu. C'est étrange parfois dérangeant, mais tu as tellement l'habitude que cela soit le bordel dans ta tête que tu n'es plus à ça prés. La douleur morale, elle fait partie de ta vie depuis bien trop longtemps pour que tu lui laisses le champs libre ce soir. Même la scène te fait sourire. Même si ton cœur se sent léger. Tu sais que c'est juste du faux, une illusion qui a peine le jour levé, fera comme Wayland, disparaitra. Alors tu fais juste ce que tu as à faire et tu te laisses porter. Et puis ce gamin il met un peu de joie dans ton appartement aseptisé. Dans ta vie dématérialisée. Et c'est toujours bon à prendre un bout de ciel bleu dans ton univers trop noir. Qu'importe si après tout disparaît, et que l'instant T te laisse un goût amer. Tu auras gouté à ce moment. Et c'est tout ce qui compte. Le reste peut partir en fumée. Ce que tu gagnes ce soir, même pas le connard ne pourra te le voler. C'est plutôt toi qui lui vole une part de son trésor. Une petite victoire dans ta grande bataille.

Bien entendu tu mets les petits plats dans les grands, enfin c'est la sensation qu'à Wayland vu la table dressée, le vin choisi, et les plats préparés. Pas du grand air mais de quoi marquer sa mémoire. Lui qui ne connait pas souvent le temps de l'insouciance. Tu lui offres un brin de paradis, après tout échange de bon procédé. Quelques gouttes de tendresse et de complicité pour deux âmes abimées et paumées. Quelques petites confidences fuitent et il en sort que vous êtes des êtres en peine. Deux vies faites de solitude et de mal être. Un triste bilan, surtout par rapport au gamin. A son âge on doit avoir des étoiles plein les yeux. Des projets à gogo. On a envie de croquer la vie et de foncer même tête la première. Wayland lui n'éprouve rien de tout cela, il est juste une marionnette donc Monsieur se sert à bon escient pour le bonheur de ses clients et pour faire rentrer du fric. Et cela te dégoute au fond car tu te sens impuissant face à l'enfer qu'il vit. Il essaie de deviner ta vie, le tableau parfait qui pourrait trôner sur le mur de ton salon, mais rien. Sans tout dévoiler, tu lui expliques que tu as laissé passer ta chance. Que tu l'as perdu. Tu en profites pour en apprendre un peu plus sur lui, sans l'obliger, il est libre de se taire. Ce n'est pas toi qui le poussera. Tu comprendrais parfaitement qu'il veuille garder cette part de lui secrète. Peut être pour ne pas la tâcher vu que sa vie de jeune adulte est salie par ce que lui fait vivre l'assassin de ta famille. Mais tu marques un temps de pause quand il te dit de ne pas se souvenir. Son cerveau a du enfouir profondément ses meilleurs souvenirs pour qu'ils ne soient pas dénaturés par la vie qu'il mène à présent. Pas par choix mais par obligation et la façon donc ses mots sortent te brise le cœur. « Du coup tu as oublié ton enfance pour mieux supporter ce que tu vis. Tu n'as jamais essayé de fuir. » Ce qui ne doit pas être évident, faut des papiers, de l'argent et Monsieur doit garder tout cela bien au chaud, sous bonne garde. « Mais je me doute que rien n'est évident avec ton boss. Enfin si tu as besoin d'un coup de main .. » Tu hésites ne voulant pas qu'il pense que tu t'imposes. « Tu as mon numéro. Je dis ça comme ça. Tu vois. »

Tu sens bien que toute cette histoire l'a tendu, on le serrait à moins. Tu le reprends alors que Wayland va boire quelques gorgées de vin. A le faire autant le faire correctement, du coup tu lui montres quelques gestes de base. Histoire qu'il apprécie à sa juste valeur le breuvage. Tu souris quand il te dit qu'il voit la différence avant de dire qu'au final non. « Un palais cela prend des années à faire. Plus tu commences jeune meilleur sont les ressentis. C'est comme ça que m'a appris mon père. C'est comme ça que j'aurais du l'apprendre à Ke … » Tu te rends compte d'un coup que tu vas trop loin. Tu stoppes direct dans ton élan, pris d'un vertige épouvantable. « Désolé .. enfin je ne t'en veux pas. » Tu préfères couper court et vu ton regard tu espères que Wayland ne reviendra pas sur ce point de chute. Tu avales quelques gorgées. Tu as la sensation de manquer d'air. Tu entends à peine ses mots suivants sur le vin, l'alcool, les jus de fruit. « Tu veux un truc plus fort ? » Tu dis cela machinalement. Toi aussi sur le coup tu as envie d'un truc plus fort. Le vin semble trop fade et surtout pas assez puissant pour apaiser le malaise qui t'étreint. Tu vas dans ton bar pour attraper une bouteille, pas l'idéal en mangeant mais tu t'en fous. Tu sors deux autres verres et tu mets une bonne dose de whisky de quinze ans d'âge. Et vu la tirade qu'il te sort sur les boissons au Ruby et sur leurs effets. Là cela devrait aller, même si tu ne comptes pas te bourrer la gueule car tu ne veux pas oublier cette soirée. Ou pire déconner et dire des choses que tu n'as pas à dire. « Je ne veux pas non oublier mais là j'ai juste besoin d'une dose pour ne pas sombrer. J'ai aussi eu ma part de merde à zapper. Et je sais que je n'ai pas terminé. Tout sera terminé quand j'aurais fini ma quête. » Et tu avales direct ton verre, pas d'élégance dans ton geste cette fois. « On mange. Et on va tout faire pour que cette soirée ne vire pas au cauchemar. » Tu commences à servir les assiettes. « Bon appétit j'espère que tu aimeras. » Puis à manger. « Au fait tu aimes le sport ? La boxe, le jogging, la natation. Parce que j'adore et je les pratique. En faire sympa serait peut être sympa ? Tu as de bons crochets et je pourrais te donner quelques petits conseils. Enfin si cela te tente ? » Tu es prêt à te raccrocher à tout pour revoir Wayland. Tu ne veux pas perdre le contact et continuer à glisser du ciel bleu dans son avenir sombre. Et tu sais que son ciel bleu t'atteindra aussi. Et c'est aussi pour ça que tu veux le revoir.

drvgns.




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Dernière édition par Raoul de St Ange le Jeu 5 Sep - 14:29, édité 1 fois
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Wayland CollinsLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Mer 21 Aoû - 12:19 )

   
Juste oublier
T’as peut-être oublié pour mieux supporter le présent. T’en sais fichtrement rien : à chaque fois que tu te retournes pour obtenir des réponses, même mineures, c’est le grand vide, si vertigineux que tu en as mal à la tête et la nausée. T’as une peur viscérale de savoir ce qui se cache derrière et en même temps, un besoin irrépressible, dément et impossible. T’en as mal à l’idée que cela t’échappe, qu’il y ait pu y avoir des visages, des noms ou des liens qui te tenaient à cœur. Une mère. Des frères et sœurs peut-être. Une famille. Un chien, pourquoi pas ? Quelque chose…. Tout plutôt que ce vide-là, si profond. Raoul te dit que c’est pour mieux vivre ton présent, mais tu ne peux pas comprendre ce principe, parce qu’en réalité, toi, t’aimerais plus que tout avoir un passé à chérir…. Comme un but à atteindre : tout faire pour revenir à cet état original-là. Tout plutôt que le néant d’un avenir sans lumière ni amour. T’en crèves de cette situation, doucement, à petit feu. On t’a ôté tout espoir et toute envie, tu survis au jour le jour. Alors des souvenirs, si tu avais pu en avoir…. Oui, tu aurais chéri cela.
Mais le pauvre Raoul n’y est pour rien alors tu ranges ta rancœur et tu lui souris, aussi chaleureusement que tu en es capable. Et sur toi, c’est comme un rayon de soleil : t’as beau avoir l’âme noire et salie, tu as toujours ce sourire de gamin qui réchauffe le cœur, ce côté puéril et innocent qui a survécu, malgré tout. Tu te contentes de lui sourire, même quand il te dit que tu as son numéro, quand il suggère l’idée de t’aider contre Monsieur. Raoul rêve, il croit au Père Noël s’il pense pouvoir un jour te sortir d’une galère avec ce type, mais c’est beau. C’est agréable aussi d’avoir quelqu’un qui pense un peu à toi. Un tout petit peu, sur l’instant présent, parce que tu sais que demain, il t’aura oublié. Tu ne seras qu’un vague souvenir, une petite paillette oubliée sur le recoin de la table qu’il chassera d’un coup de la main. C’est ainsi. C’est sans doute mieux.

Il continue à te parler de l’apprentissage du vin et tu tiques légèrement quand il parle de son fils. Parce que cela ne pouvait être que ça : son fils. Ce « Ke » quelque chose, qu’il n’arrive pas à prononcer, qui semble soudain lui broyer les tripes et le cœur… Et c’est instinctif : tu tends la main et la poses sur son avant-bras, juste pour lui faire sentir que tu es là. Ca ne compensera jamais la perte de ce garçon, qu’il soit simplement parti ou décédé, mais tu es là. C’est bien la seule chose que tu peux lui offrir : un peu de ton temps. Et une compassion toute neuve qui a si peu servi qu’elle brille encore au fond de toi : tu n’as pas l’habitude de l’utiliser. Les filles qui arrivent au Ruby ont toutes leur histoire et tu écoutes en silence, mais il est rare que tu compatisses vraiment.
Mais avec Raoul, c’est plus fort que toi : il y a quelque chose en lui qui te donne envie d’en faire un peu plus. Même si c’est maladroit et peut-être hors de propos. C’est comme ça, t’arrives pas à te retenir.

Il se relève, visiblement ses propres mots l’ont sonné et tu le laisses filer, haussant les épaules à sa proposition d’un truc plus fort. En réalité, tu n’en veux pas mais tu ne le retiens pas et tu le regardes aller avaler l’alcool comme un camé en manque. C’est étrange de regarder de l’extérieur ce qu’on a si souvent l’habitude de faire soi-même : c’est dérangeant également parce que tu comprends soudain l’inutilité du geste. Sa rancœur et son malaise transpirent à chacun de ses mots…
Il se raccroche à ce qu’il peut, embraye sur le sport comme si cela pouvait lui sortir la tête de l’eau et tu souris maladroitement : cette tension qu’il a mis entre vous te met mal à l’aise parce que tu as soudain l’impression de servir d’obstacle et de retenue à toute cette noirceur qui s’est installée en lui. Et toi, t’as pas les épaules pour ça, tu ne les as jamais eu. Tu n’es que Wayland, un gamin paumé qui finira mal. Toute cette comédie avec ce repas, cette chambre d’ami rien que pour toi et ses envies à lui de te revoir pour faire un peu de sport, c’est du baratin. De l’artificiel.

Tu le regardes manger sans y toucher toi-même, peut-être parce que la vision de cet homme à qui tout semble réussir, cet homme rongé par quelque chose d’insidieux et noir en lui, te donne l’impression sinistre que tu n’arriveras jamais à faire mieux que lui et que tu ne t’en sortiras jamais. L’impression que d’une façon ou d’une autre, vous êtes tous condamnés à souffrir sur cette foutue terre.
Un soupir t’échappe et tu viens frotter tes yeux de la main droite, coude sur la table, comme pour chasser cette tension en toi.
- Je ne suis qu’une pute : si je me mets à frapper les clients, même les plus salauds, j’aurai de sacrées emmerdes tu sais.
Tu l’as sorti comme ça, de but en blanc, sans doute pour lui rappeler qu’un monde vous sépare. Une soirée de temps en temps loin du Ruby, c’est encore autorisé. Mais des rendez-vous réguliers, c’est autre chose.

T’es pas psy, t’as rien de sérieux mais quand tu le vois aussi abattu, tentant de donner le change, t’as du mal à jouer la comédie avec lui, alors c’est plus fort que toi : t’attaques. Maladroitement. Mais t’attaques.
- T’as perdu un fils ? C’est ça ? Tu veux me parler de lui ?
T’es pas insistant mais tu rajoutes, comme si tu sentais qu’il était déjà sur la défensive :
- Je ne dirais rien, à personne, et…. J’suis personne, donc tu prends pas trop de risques à m’en parler.





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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Ven 30 Aoû - 21:47 )

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Parler du passé n'est jamais évident. C'est même pour toi un sujet que tu évinces souvent. Wayland lui a oublié, une façon de se préserver. Une manière de ne pas souffrir. De ne pas avoir de regret. Un accident et sa mémoire a flanché. Une peur occasionnée par un fait et les souvenirs se sont cachés, effacés. Ou un bourrage de crane pour éviter les questions. Monsieur en est bien capable. Il y a un surement une explication, reste à savoir sur quelle piste partir. Mais tu ne comptes pas le torturer d'avantage sur ce point, tu vois bien que pour lui aussi le sujet reste délicat. Tu te dis que toi, aussi parfois, tu aurais voulu oublier certains souvenirs. Notamment cette voiture en feu qui reste ancrée comme un rappel indissociable de ta quête et de ta vengeance. En tout cas au milieu de cette noirceur qui semble attachée au gamin comme une ombre est attachée à sa silhouette, il y a son sourire. Lui il est vrai face à toi, avec cet air d'innocence, de fraicheur. Un sourire qui te met du baume au cœur. Mais tu ne laisses pas trop ton esprit divagué, vu que lui te balance que ton fils aurait peut être eu le même. Bordel tu réfléchis trop. Et tu imagines trop Kewan à l'âge de Wayland. Lui fauché en pleine jeunesse, tu n'as aucune idée du visage qu'il aurait. Si ses yeux aurait comme ceux de Wayland cette peine insondable. Non ton fils n'aurait jamais été malheureux à ce point. Sa mère l'aimait trop, tu te souviens des baisers qu'elle lui claquait sur ses joues à chaque fois qu'elle pouvait le faire prisonnier de ses bras. Bordel tu pars trop loin Nolan. Reviens avant de couler et de ne plus arriver à remonter.

Du coup tu te concentres sur la dégustation du vin, lui donnant les bons gestes, même s'il semble que le vin ne lui apporte pas l'ivresse des autres alcools. Et puis ce n'est pas au Ruby qu'il aura l'occasion de déguster un vin de cette façon. Si des bons vins trainent dans ce lieu, c'est Monsieur qui doit les garder sous le coude. Et puis il y les mots, et toujours ce plongeon dans le passé. De ce que tu aurais voulu faire avec ton fils. Toutes ces occasions manquées, ces bonheurs qui sont restés en suspend dans le temps et qui jamais ne se poseront dans ta vie. Ce bonheur qui te brule comme un acide quand tu penses à tout ce que Monsieur t'a privé et que tu rêves de vivre à chaque seconde. Putain ça fait mal. Et ce môme là, posé dans ta baraque, dans ta cuisine. Qui te bouleverse. Te secoue les tripes avec insolence. Sans même sans douter. Tu voudrais le protéger parce qu'il y a quelque chose en lui qui donne à ton cœur un appel vers la vie. Et puis à côté il y a ta vengeance avec ce goût amer qui te transperce la langue et le cœur. Foutu bordel de vie qui d'un côté te fait caresser un instant de bonheur. Avant de le dynamiter sans aucune fioriture. Saloperie. Alors tu te lèves, le vin ne fait pas effet à Wayland, et il ne te fait pas effet non plus. Tu as besoin d'un truc fort. Quelque chose qui massacre ta douleur qui se fait plus violente et plus puissante. Tu voulais juste souffler quelques minutes. Et faire souffler le gamin. Vous avez bien droit à quelques pauses. Mais cela semble impossible. Tu essaies de ne pas te laisse envahir par ta rage, ta haine. Tu la domptes à grosses gouttes de whisky. Ce n'est surement pas la meilleure chose à faire, mais c'est la seule qui te fait un peu de bien. Frapper aussi t'aide mais tu ne vas pas aller taper dans le mur alors que Wayland est là. Déjà qu'il a du voir ta faille, même s'il ne se doute pas de sa profondeur, elle transpire au travers de ton regard qui s'éteint un instant. Et tu te mets à manger. Parce que tu sais que sinon l'alcool va te faire déconner et tu ne veux pas balancer ta vie sous influence alcoolique. Ou alors sortir ton flingue devant le gamin. Pas la peine de le faire gamberger plus que ce qu'il doit déjà le faire. Il n'y a qu'à voir son assiette qui d'un coup reste pleine alors qu'il avait l'air affamé. Putain tu as tout gâché.

Tu lui parles de sport, et notamment de boxe. Tu lèves les yeux vers lui alors qu'il se traine de pute. « Je m'en doutais. » Ta voix ne prends pas un ton différent, pour toi il reste un môme maltraité par le connard. « Et je ne parlais pas de frapper tes clients. Enfin il y a frappé et frapper. Certains coups peuvent reste invisibles mais faire comprendre que c'est toi qui mène la danse et pas lui. Je peux te monter comment frapper sans marquer. » Des astuces que tu appliquais en temps que flic quand tu voulais faire parler des pourris sans que personne ne se doute que tu les avais asticoté avant. Comme un bon coup de gros bouquin sur la tête, cela fait son effet, secouant un peu le cerveau. Mais pas de trace sur le visage. « Tu devrais manger, cela te ferait du bien. » Bien sur tu ne l'obligeras en rien, tu n'es pas son père et il est assez grand pour ce gérer de ce côté là. Et puis il y a ses mots encore, ces questions ou affirmations. Tu ne sais pas comment tu dois le prendre. Il y a juste le "tu as perdu un fils", qui revient comme une bombe atomique et qui te laisse sans voix. Tremblant. Perdu. Déconnecté. Tu avales difficilement ta salive, tu ne le regardes pas de peur qu'il voit la réponse écrite dans tes yeux. Qu'il voit même les images de la voiture de ta femme en feu avec ton gamin derrière. Cette image d'horreur qui vient te pulvériser le cœur et te broyer le cerveau. Putain comment il a su ? A quoi il l'a vu ? Tu retiens tes larmes. Tu retiens ton souffle. « Arrête de dire que tu n'es personne. Tu es quelqu'un même avec cette vie pourrie. Tu as eu une enfance même si tu ne t'en souviens plus. Tu as peut être encore une famille qui te cherche et te pleure. Tu n'es pas personne Wayland. » Tu restes silencieux sur le reste. « C'est compliqué d'en parler. Cela réveille beaucoup de douleurs . . des regrets . .. de la culpabilité. C'était dans une autre vie .. j'étais un autre mec  .. et il y a bien longtemps que j'en ai plus parlé de Kewan .. il était plein de vie … et il aurait du avoir une belle bien ... » Mais il est mort à cinq ans parce qu'un connard n'a pas apprécié que tu foutes en l'air son commerce, que tu arrêtes son petit frère. Que tu te foutes de lui en t'étant infiltré sans que personne ne sente l'arnaque, sans que personne ne sente la flicaille. Putain. Tu réalises que tu as dis son prénom tout haut. Tu te ressers un verre. « Moi je suis personne Wayland .. on m'a tout arraché . Ma vie .. ma famille .. je peux crever dans une rue .. on ne sera pas foutu de mettre le bon nom sur ma carcasse.. » Tant bien tes parents ne le sauraient même pas. Et d'un coup tu sens comme un gouffre s'ouvrir sous tes pieds. Tu n'es plus rien. Vivant à l'extérieur mais mort à l'intérieur. Et tu as envie de crier. De hurler. Comme tu as envie de te butter. Merde toi qui pensais passer une bonne soirée, voilà que tu te sens plus mort que vivant.

drvgns.




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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Ven 6 Sep - 21:02 )

   
Juste oublier
Tu manges : tu obéis, un peu bête et méchant, parce que tu as conscience qu’il a besoin que tu fasses quelque chose. Tout plutôt que de rester là à le regarder alors que tu as mis en branle ses souvenirs et que ceux-ci lui brûlent à nouveau la cervelle. Tu n’aurais peut-être pas dû, mais en réalité, tu es très curieux de cette allusion à un autre dont tu ignores tout, ce « Ke » qui a chatouillé tes oreilles et titillé ton imagination.
Si ce type a eu un jour un gosse, alors ce dernier devait être drôlement chanceux. Il a l’air solide, suffisamment costaud pour défier les obstacles de la vie et faire de celle-ci un petit paradis pour ses mômes : il devait les aimer à la folie, tu en es sûr. Ou quelque chose de ce genre-là… N’importe quel gosse aurait trouvé la vie merveilleuse avec une telle ombre dans laquelle grandir, en toute sécurité. Tu aurais adoré ça toi-même : la seule ombre que tu avais connu, c’était celle de la peur. Une peur si grande qu’elle t’avait noyé le cerveau de réflexes et d’instincts de survie. Les gosses de Raoul ne devaient jamais avoir tremblé de leur vie, ne devaient jamais s’être recroquevillé au fond de leur lit en suppliant Dieu et tous ses saints que quelqu’un – n’importe qui – leur vienne en aide. Jamais.
Il y avait des petits chanceux tout de même…

Alors quand il te dit que tu es quelqu’un, quand il te souffle ces doux mots qui sonnent si creux au vu de tout ce que tu as vécu, tu lui souris pour lui faire croire que tu le crois. Mais en vérité, tu sais bien que toi, aucun père ne t’a jamais réclamé, et que le seul que tu as connu…. Tu aurais préféré ne jamais l’avoir rencontré.
Mais tu te tais parce que tu sens sa confession venir, celle qui le délestera de cette douleur incommensurable qui semble peser sur ses épaules et qui envahit ton propre cœur. Ce type en a bavé…. Et s’il a perdu un môme, que ce soit parce que sa mère a divorcé et s’est barré avec, ou à cause d’un accident quelconque, tu peux le comprendre : certains parents, du moins ceux qui ressemblent à Raoul, vous préparent des lasagnes et vous offrent une nuit en toute sécurité, ces parents-là doivent pleurer la disparition d’un de leur enfant toute leur vie.
A l’écouter utiliser ainsi le passé, tu devines que le gosse est mort : sinon il n’en parlerait pas ainsi.
Il aurait dû avoir une bien belle….. vie ? Sûrement, comme tous les gosses qui naissent dans des familles aimantes. Ainsi ce « Ke » devient « Kewan »… Kewan.

Kewan.

Tu fronces les sourcils et baisses un peu la tête : tes neurones sont soudain chauffés à blanc et la douleur, subite et désagréable, disparaît comme elle est venue. Elle ne te laisse qu’un arrière-goût étrange, celui d’un acte manqué ou d’une peur à venir : quelque chose s’est passé et tu n’arrives pas à mettre le doigt dessus. Mais la douleur a été telle que tu chasses cela rapidement, ne voulant en aucun cas recréer cette perturbation, et tu te concentres de nouveau sur Raoul qui est en train de sombrer.
C’est un bateau à la dérive qui semble épuisé, en bout de vie : il n’a plus de port où s’amarrer et finira au fond de l’océan, là où son sort importera peu. C’est en tout cas l’image qu’il te renvoie et tu redresses la tête pour mieux le regarder, comprendre la douleur qui a miné cet homme au point de le pousser à baisser aussi vite les bras et se recroqueviller sur lui-même.
C’est instinctif : tu tends ton bras et tu poses ta main sur l’avant-bras de Raoul. La chaleur se communique, t’étreins l’âme à toi aussi et tu réponds avec un petit sourire encourageant :
- Tu n’es peut-être personne aujourd’hui, mais faut pas parler pour demain. Regarde, t’as du fric, une bonne situation, un boulot que tu aimes, et peut-être, si tu creuses bien, quelques amis. Pas les meilleurs du monde sinon tu ne serais pas là à déprimer, mais tu en as. C’est…. Du bon terreau. Enfin, tu comprends l’idée : un bon terrain pour replanter. Tu dis que ce Kewan, c’était dans une autre vie : faut être comme les chats…
Tu mimes le geste de tout effacer et d’envoyer valser, l’accompagnant d’une petite moue de circonstance :
- On efface et on recommence autre chose. Ça ne rendra pas son souvenir moins lumineux, mais au moins, ça ne rendra un peu moins douloureux.
Ok, c’est sans doute de trop beaux mots pour toi, une grandiloquence que tu n’as eu que très rarement mais tu poursuis sur ta lancée sans vraiment en être sûr, juste désireux d’aider ce type :
- Tu peux pas crever dans une rue, moi je te le dis : parce que sinon, j’aurai plus droit à ces lasagnes, et ça m’emmerderait drôlement vu comment elles sont bonnes ! Pense au chat, mec : neufs vies, neufs essais. Ils ne peuvent pas tous être bons.
Tu lui souris et reprends ta fourchette pour piocher une bouchée de ces fameuses lasagnes, que tu finis rapidement et avec le sourire, essayant de lui remonter le moral. L’assiette se termine rapidement sous tes coups de fourchette endiablés, et tout en mangeant, tu ajoutes, essayant de détendre ce grand homme :
- Regarde, moi aussi j’ai bon espoir sur ces vies à venir : j’vais me dégotter un client plus riche qui m’achètera, et je mènerai la belle vie. Ailleurs. Sur un yacht. Ou à Venise, sur une gondole. Et toi, tu pourrais te retrouver une nana qui divorcera pas cette fois-ci, et qui te pondra trois paires de jumeaux. Et je t’arrête tout de suite !
T’as levé ta main, paume en avant, d’un air assuré :
- Ok ils ne remplaceront pas ce Kewan, mais c’est pas leur but premier, donc faut pas ronchonner à l’avance.





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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Mar 10 Sep - 17:50 )

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L'instant parfait semble d'un coup se parer d'un voile noir. Un voile sombre. Un voile épais qui déchire ton cœur comme une lame affûtée. Tu sens ton souffle te manquer. Tu sens ton âme se serrer. D'un coup l'enfer s'ouvre sous tes pieds et tu sais qu'il en faudrait peu pour que tu y bascules. L'alcool te tient et puis aussi cette rage que tu as pour Monsieur. Ce salopard qui ne sait même pas ce que le mot humain veut dire. Tu ne peux en vouloir à Wayland, il ne peut savoir ce que cache ton regard éteint. Tu t'en veux à toi d'avoir espérer que le bleu pouvait durant une nuit, le temps d'un repas envahir ta vie. Tu sais bien que rien ne soignera ta blessure. Et tu te hais quand le prénom de ton fils s'échappe de tes lèvres comme s'il avait une envie de liberté. Ou alors une envie de te punir d'avantage parce que ce que tu partages avec le métis c'est avec Kewan que tu aurais voulu le faire. Que tu aurais du le faire. Tu sais que ce que tu aurais partagé avec ton fils aurait été magique. Tu te souviens de ses premiers pas, de son premier sourire, de ses premiers mots. Et de ces cinq années ou les rires venaient titiller les larmes. Ou l'amour enchantait ton foyer. Ou la fierté illuminait ton regard et ton visage. Ces images te bouffent la tête comme de l'acide. Tu es certain que Wayland n'a pas eu une enfance heureuse, qu'il en a bavé. Comment des parents peuvent-ils faire de telle chose à leurs enfants en les laissant entre les mains de type pourri comme Monsieur ? To tu aurais tué père et mère pour sortir ton gamin de ses griffes s'il t'en avait laissé la chance. Bordel cette soirée va tourner au vinaigre. Le poison de ta douleur vient se distiller dans tes veines et s'il n'y avait pas Wayland tu seras surement en train de te saouler ou de frapper le premier mec à sortir du Ruby pour en savoir plus.

Vos regards s'accrochent et un instant il te semble que vous coulez ensemble. Tu ne saisis pas pourquoi. Mais tu trouves étrange le reflet de ses yeux. Les courbes de son visage, cela te serre le cœur d'avantage. Tu fermes ton esprit aux choses qui viennent s'y investir comme si tu pouvais y trouver une vérité qui serait trop irréelle pour être vraie. Tu te sens plus perdu que jamais face à ce gosse que tu pourrais chérir comme un fils. Monsieur ne t'en laissera jamais le droit, sauf si tu mets fin à sa vie. Mais dans ce cas c'est la prison qui te tendra les bras. La prison ou la mort. Et tu ne veux pas l'entrainer dans un avenir incertain, il a assez souffert dans son passé. Et il souffre encore assez. Tu frissonnes quand tu sens le contact de sa main sur ton avant-bras. Enfin ce n'est pas un frisson, c'est comme un souvenir qui semble sortir du fond de l’abîme. Comme si ton corps connaissait la chaleur de la main de Wayland. Pensée débile. Comment ta peau pourrait se souvenir alors que tu ne le connais pas. Ton esprit te joue des tours et si tu ne reprends pas le dessus, tu vas finir par perdre la tête. Idiot que tu es à avoir des rêves impossibles. Tu le vois sourire et un sourire né aussi sur tes lèvres comme s'il était communicatif. Tu l'écoutes parler. Demain. A t-il la moindre idée que pour toi il n'y a pas de demain ? Même Wayland a plus de chance d'en avoir un que toi. Il te parle de ton fric, ta situation, ton boulot, tes amis .. de tout ce qui fait une vie. Même si la tienne ne ressemble qu'à une mascarade. « Oui je comprends l'idée .. mais je pense avoir déjà usé de toutes mes ressources pour faire comme les chats et retomber sur mes pattes. » Et puis tu n'as envie de rien. Quand ta vengeance sera faite, tu n'auras plus rien qui te retient à l'existence. Effacer pour recommencer tu devrais lui dire que là aussi c'est impossible, il y a des choses qui ne s'effacent jamais. Même en y mettant toute la bonne volonté du monde. Mais Wayland continue son discours comme s'il menait un plan de bataille. Il distribue les cartes, même les vies et il revient sur les chats et leurs neufs vies. « Wayland j'ai grillé toutes mes cartouches tu comprends .. » Tes yeux viennent se poser dans les siens avec ce voile que la vue de la mort de ta femme et ton fils a créé. C'est comme si les flammes dansaient encore dans tes pupilles. « Il n'y aura pas de nouvel essais. Une fois ma quête finie je tirerais ma révérence et j'irais rejoindre les miens. » Tu retrouveras le sourire de Maeva et de Kewan. Tu laisseras tes parents détruits mais ils ont du se faire à l'idée depuis les années. Ils savent qu'ils ont perdu leur fils depuis l'incendie.

Mais Wayland ne lâche rien tout en dévorant ses lasagnes, il tient son discours, aiguise ses dires. Cherchant à te motiver pour voir un éclat dans ton regard. De le voir manger te fait du bien, au moins tu n'auras pas fais tout cela pour rien. Lui aura trouver un peu de paix dans son cœur. Toi tu auras juste vu un avenir que tu n'auras jamais. Il te parle de projet. Et c'est tout ce que tu lui souhaites d'avoir une vie plus chouette, mais quand tu tueras Monsieur, tu sais que Wayland trouvera cette vie. Cela sera surement compliqué au départ, mais il a la niaque, il devrait y arriver. Tu perds un peu le fil quand il parle de Venise, de jumeaux. Mais il accroche ton intérêt quand il parle de divorce. Tu le laisses terminer vu sa détermination pas la peine de le stopper avant. Autant attendre qu'il est posé toutes les cartes sur la table avant de revenir sur des faits que aucun avenir ne pourra changer. « On a pas divorcé .. » Pas de colère juste une énorme faiblesse. « Maeva n'aurait jamais fait ça .. on s'aimait trop pour  ... » Tu soupires, et tu te sers à nouveau un verre que tu avales. « Wayland ma femme et mon fils sont morts … assassinés .. brulés vifs dans une voiture .. » C'était dit. Le rideau peut tomber. Il n'y a pas de chance d'avoir neuf vies. De trouver une autre femme pour refaire ta vie. Pas de jumeaux pour soulager la douleur. « Une fois que j'aurais éliminé le coupable .. de cette infamie .. j'en finirais avec la vie. » C'est la première fois que tu l'avoues à voix haute. Même si ton ton reste bas, pesant de cette image qui s'invite dans ton esprit. « Il n'y a pas d'espoir de survie pour moi. » Tu te lèves et tu commences à débarrasser avant de poser le dessert. Pourquoi tu as tout déballé. Peut être parce que tu sais que ce n'est pas le gamin qui va aller balancer cela sur tous les toits. Enfin tu as aussi la sensation qu'il y a autre chose derrière dans en comprendre le sens.

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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Mer 25 Sep - 15:35 )

   
Juste oublier
Tu as beau essayé de détendre l’atmosphère, il continue à broyer du noir, à lâcher des mots qui sont de véritables bombes et implosent silencieusement entre vous deux, assombrissant l’ambiance et causant déjà quelques brèches dans votre complicité naissante. C’est un homme perdu, il souffre beaucoup trop pour même avoir envie d’être sauvé, et tu t’en rends compte seulement maintenant…. Tu ne pensais pas qu’il en était à ce stade où la vie n’est plus qu’un couloir sans fin, interminable et dont la lumière à peine visible au bout n’apporte plus l’espoir espéré au début de la marche. Il est vidé, broyé, détruit. Et sa voix, si grave, si rassurante tout à l’heure, sonne soudain comme le glas de minuit, celui où seuls les fantômes ont droit de visite.
Et puis, il crache sa vérité, celle qui est si amère qu’elle le brûle encore malgré le temps passé depuis la tragédie. Il n’a jamais divorcé, ce que tu croyais simplement éloigné est en réalité totalement perdu : on lui a enlevé les deux êtres qui rendaient sa vie plus complète, une femme et un fils qui ne reviendront pas. Et qui, encore aujourd’hui, l’entraînent avec eux dans leur tombe. Tu n’as pas les outils nécessaires pour comprendre : toi, ta seule famille s’est résumée à un homme soufflant le chaud et le froid, un homme dévastateur, omniscient et terrible. Les trois quarts du temps, tu pries pour ne l’avoir jamais rencontré. Le quart restant, tu remercies simplement le ciel qu’il t’ait permis de rester en vie… C’est maigre, bien trop comparé à l’expérience de vie de Raoul : lui, il a véritablement aimé et cela semble encore le tourmenter, cet amour déchu et brisé.
Dans ton esprit, l’assimilation entre le fait qu’il rôde près du Ruby et qu’il recherche le coupable des meurtres ne se fait pas, ne coule pas de source. Tu n’es pas du genre à raisonner aussi loin : l’instinct de survie a toujours primé sur la réflexion chez toi. Un défaut comme un autre.
Mais à vrai dire, ton cerveau s’emporte pour une autre information. C’est le feu dans la voiture, l’image qui te saute aux yeux, à la cervelle, à l’imagination…. Une imagination bien trop fertile, bien trop réaliste : soudain ton estomac est de plomb, les cauchemars remontent et te terrorisent. C’est bref, un instant si court qu’il semble imperceptible, mais tu as eu le temps de froncer les sourcils et de porter la main à ton estomac, comme par peur qu’il se révulse. Qu’il se contracte pour se purger de la peur monstrueuse qui grimpe soudain en toi.
Tu reposes ta fourchette mais tes gestes sont tremblants, les muscles de la main n’obéissent pas aussi bien que tu le désires. Et pour mieux le cacher, afin de ne pas rajouter une couche au malaise qui s’est installé entre vous, tu ramènes cette main traîtresse dans ton giron, la dissimulant sous l’autre comme on cache un défaut impardonnable.
Tes mots attaquent, le plus sûr moyen de lui cacher cette brèche qui s’est ouverte l’espace d’un instant : pourtant, jamais ils n’ont été aussi sincères alors qu’ils vibrent dans ta bouche, t’emplissant soudain d’une colère dont tu ne te croyais pas capable.
- Alors tu veux les décevoir tous les deux. C’est stupide.
Ta voix ne tremble pas et le ton est assuré quand tu reprends avant de lui laisser l’occasion de s’exprimer :
- J’veux dire, s’ils t’aimaient vraiment, ils auraient voulu que tu refasses ta vie. C’est pas des conneries ce que je dis, c’est pas tiré d’un téléfilm à la mord-moi le nœud, mais c’est l’évidence : ta bonne femme, elle n’aurait pas voulu que tu te flingues. T’imagines, tu vas l’obliger à t’observer te tirer une balle ? Elle risque d’être furieuse quand elle te reverra. T’aurais voulu qu’elle se suicide si la situation avait été inversée ?

Tu défends qui là ? Après tout, tu connais ce type seulement depuis un soir, mais… L’idée qu’il en termine avec la vie te rebute profondément : quelque chose en toi s’y oppose, comme s’il…. Etait le maillon d’une chaîne qui, si tu te décidais à tirer dessus, déroulerait quelque chose de très important. Cela reste confus, mais depuis qu’il a parlé de cette voiture brûlée et que tes cauchemars se sont imprimés sur ta rétine, tu t’opposes à cette idée avec une force dont tu ne te serais jamais cru capable.
- Enfin, je sais que ce ne sont pas mes oignons, mais…. Même si je le…
Tu le ? La vérité, Wayland, c’est que ce type qui te sert de père, tu le hais. Du plus profond de toi. Et tu l’aimes à en crever, éperdu d’adoration pour la seule référence paternelle que tu n’aies jamais eu.
- …. Même si Navarro a été un vrai salaud avec moi et un père bien en-dessous de la moyenne, j’voudrais pas qu’il se tire une balle. Ton fils ne voudrait pas de ça non plus, et toi t’as l’air d’avoir été un super papa.






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Sujet: Re: Juste oublier. ft Wayland ( le Dim 29 Sep - 11:59 )

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wayland & raoul
Tout semble s'écrouler sous les mots de Wayland. Tu sais que tu parles trop. Mais c'est plus fort que toi. Il y a cette boule qui te noue les entrailles, te serre la gorge. Cette boule de haine qui t'empêche de vivre et qui revient en trombe sous les paroles du métis. Tu devrais t'éloigner sans répondre ou bien changer de sujet, mais une force que tu ne contrôles pas te pousse à parler. Comme si devant toi se trouver la solution. Comme si ce gamin autant paumé que toi pouvait tout régler en un claquement de doigt. C'est idiot de penser de cette manière. C'est même plus qu'idiot c'est crétin, débile, con cela n'a aucun sans. Que peut-il faire ? Lui qui n'a pas de vie. Lui qui a comme foyer l'enfer mené de main de maitre par le diable en personne. Tu n'es qu'un crétin de première Nolan. Tout ce que tu fais c'est te retourner le cœur et les tripes. Et en plus Wayland te conseille. N'approuvant pas l'idée même de ton geste d'en finir avec la vie. Te balançant simplement que tu vas les décevoir. Mais c'est déjà fait, vu qu'au final tu les as laissé tomber au moment où ils avaient le plus besoin de toi. Alors un peu plus un peu moins, cela ne fera pas la différence. Cela ne changera pas la donne, ne les fera pas revenir. Et toi tu seras bien plus en paix loin de ce monde pourri, une fois Monsieur éliminé. Ils auraient voulu que tu refasses ta vie. Mais il s'entend le môme, comment il peut dire ça après ce que tu lui as dis. Refaire ta vie. C'est comme demander à un vieillard de rajeunir. Putain c'est impossible. Et tu le laisses parler quand sa tirade suit sa phrase. Tu pourrais le foutre dehors, l'envoyer chier. Mais tu n'en as pas la force. Ou plutôt un truc au fond de toi t'en empêche. Un tu ne sais quoi. C'est à rien y comprendre. Et puis tu n'as pas envie de penser. D'un coup la douleur des coups reçus refait surface. Finissant de t'achever. Toute cette scène paraît si irréaliste. Et puis Wayland au milieu. Et toi avec cette envie de le sauver des griffes de ce tortionnaire qui ne semble pas impliqué dans le bien être du gamin. Tu te sers un autre verre. Et puis tu vas pour l'avaler mais tu ne le fais pas. Tu poses ta tête dans tes mains. N'osant le regarder. Tes yeux te brulent de larmes acides et ton cœur pourrait bien s'arrêter. Remarque au moins tu ne le sentirais plus te faire souffrir. Tu n'imaginerais plus Kewan avec quelques années de plus dans chaque gosse que tu croises. Plus de comparaison possible si tu ne vis plus.

« Justement ce n'est pas tes oignons Wayland. » Ta voix est basse comme revenu de l'au delà. Tu te lèves et tu débarrasses. Tu te sens las d'un coup. Tu as juste envie de silence et de paix. Mais aussi d'envie de crier et de frapper. Envie d'aller courir pour dénouer les nœuds que le gamin a créé. Pourquoi te sens-tu si bouleversé par cette conversation ? Pourquoi tu as envie de lui offrir plus ? Qu'as tu vu dans son regard qui t'ait fait vriller de la sorte ? Au point que tu lui as dis des choses donc tu ne parles plus depuis ce jour maudit ou  ….. Pas besoin de plus penser. Tu n'es pas foutu de répondre à tes questions. La tête trop prise dans un mélange d'image et de sentiment. Quand tu regardes Wayland et puis le fond de ton cœur. Tu vois .. Non impossible Kewan est mort. Et ce gamin n'est qu'un reflet de ce que tu voudrais. Ses derniers mots sont comme des lames qui s'enfoncent dans ta chair comme un couteau dans du beurre. Tu ne relèves pas le nom de Navarro. A cet instant tu captes juste le fait qu'il pense que tu as du être un super papa. « Non Wayland .. Si j'avais été un super papa Kewan serait assis à ta place. » Tu continues de t'occuper comme si arrêter pourrait être la fin. Tu ne sais pas comment tu tiens, mais tu t'es assez effondré pour ce soir. « Je crois qu'on ferait mieux d'aller se coucher. On a tous les deux besoin de dormir. » Et toi tu as besoin de solitude et de paix. « Pas sur que je sois là à ton réveil demain je pars tôt. Mais tu auras tout ce qu'il faut pour déjeuner. Et il faut que je te donne ton fric pour ne pas que tu es d'embrouilles. » Tu te diriges vers ta chambre, tu as toujours du liquide au cas où. Ne serait ce que pour payer des indics. Tu reviens rapidement et tu poses les billets sur la table. 500 euros. « Et ne dis pas que c'est trop et ne lui donne pas tout à ton père. Enfin si il en est bien un. Car quel père ferait de son fils son objet, son esclave. » Tu le regardes enfin. « Fais comme chez toi et pour les clés. Je te laisserais un jeu sur la table, tu pourras le garder j'ai un double. On ne sait jamais si tu as besoin de t'abriter un jour, une nuit. N'hésite pas. Et puis tu as mon portable. » Sur le coup cette proposition de lui permettre de revenir chez toi, en cas de danger, te semble une évidence. Là aussi tu ne saisis pas le pourquoi de ton geste. C'est comme dicté par ton instinct. Mais parfois il ne vaut mieux pas chercher d'explication. « Je te laisse repose toi. A plus Wayland et n'hésite pas si tu as besoin. Bonne nuit. Je suis là ... » Tant que tu ne te tires pas une balle dans la tête.

Tu t'éloignes à nouveau pour retourner dans ta chambre. Tu fermes la porte et tu t'écroules le long du mur. Tu te mets à pleurer. Envahi par tes souvenirs, par ta souffrance, par ta colère. Tu ne sais pas combien de temps tu restes là assis. Les secondes s'écoulent doucement. Ou trop vite. Tu sors ensuite la petite boite qui abrite tes souvenirs. Tu regardes les quelques photos que tu as gardé. La mèche de cheveux de Kewan. Son jouet préféré. Puis tu la refermes et la caches. Tu te changes et tu ressors. Tu pars courir cherchant à te vider la tête. Tu cours longtemps. A perdre haleine. Et quand tu reviens chez toi, Wayland est parti. Il ne reste que le vide et le silence comme à chaque fois. Et cela rend ta douleur plus vivace. Tu files sous la douche. Et puis tu te poses pour quelques heures sur ton lit, cherchant un sommeil qui ne viendra pas.

vmicorums.




Le cœur qui perd pied. La raison qui s'affole. Les tripes qui se tordent.
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