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- Last night of liberty (Stephen - Wayland) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
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Wayland CollinsLa jeunesse dorée et éclatante
Wayland Collins
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Sujet: Last night of liberty (Stephen - Wayland) ( le Jeu 9 Mai 2019 - 22:18 )

   
Last night of liberty
On t’avait laissé rentrer parce que t’étais dans les petits papiers du patron, et même les videurs le savaient. Ils n’avaient pas osé te barrer la route ni lancer le moindre commentaire quant à ton visage abîmé. L’un d’entre eux avait toussé dans son poing, t’avais bien senti que c’était une remarque à ton égard mais t’avais ignoré avec superbe, te contentant d’un doigt d’honneur en passant en guise de remerciement. T’avais même souri pour en rajouter une couche, sale gosse arrogant qui se croyait tout permis. Son collègue avait souri, visiblement amusé et t’avais pas poussé plus loin l’inspection des deux loustics avant de filer à l’intérieur du club.
Il Diavolo. C’était dingue comme ce nom était paradoxal, parce qu’à tes yeux, cela ressemblait plus au Paradis qu’à l’Enfer. Ici, pas d’argent sale, pas de regards par-dessus l’épaule pour s’assurer qu’on ne te fliquait pas, pas de rappels à l’ordre constants ni de clients collants. Ici, t’étais un être humain comme les autres, même mieux que les autres puisque le patron t’avait à la bonne ! T’avais le droit d’être con, d’être jeune et insouciant, des possibilités qui s’étaient effacées depuis des années au sein du Ruby.
Il Diavolo, c’était une porte ouverte de ta cage dorée, de ta cage haïe. Et c’était le meilleur refuge de toute la ville, parce que la clientèle n’était pas la même entre les deux endroits et que t’étais quasiment sûr de ne pas tomber sur un des salauds qui t’achetaient de temps en temps, ou un type à la langue bien trop bavarde qui irait immédiatement raconter ce qu’il avait vu ici. T’étais couvert et personne n’avait conscience que cette liberté-là valait tout l’argent du monde.

Tu te diriges vers un des comptoirs du club : il est encore trop tôt pour que la musique fasse vibrer les murs et que la piste de danse soit impraticable. Mais pour toi, c’est déjà la fin d’une journée éprouvante, voire éreintante. T’as couru partout, on t’a surtout fait déguerpir d’un peu partout et t’as eu une rencontre un peu difficile avec un ancien client. A croire que t’avais offert un ticket d’entrée à vie gratuit à cet enfoiré : il n’avait pas compris que tu ne te laisses pas faire en-dehors du Ruby, que tu réclames de l’argent et que tu aies autre chose à faire que de t’agenouiller pour lui obéir. Il était probablement ivre parce que ses réactions avaient été démesurées, mais t’avais bien réagi, du moins suffisamment pour le laisser au sol et t’en tirer sans trop de casse. L’ennui de taille dans cette histoire, c’était qu’il avait touché ton visage : le coquard que tu affichais témoignait qu’il n’y était pas allé de main morte, et tu devinais quelques bleus supplémentaires qui descendaient le long de tes flancs. Plus bas, ce n’était pas important, mais tu savais que tu allais te faire salement engueulé en débarquant au Ruby dans cet état. Ta belle gueule, c’était ton gagne-pain et leur pactole. Si leurs employés commençaient à revenir aussi amochés que toi, ils couleraient la boîte rapidement.

Alors Il Diavolo s’était imposé à toi : t’avais besoin d’échapper à la tempête le temps d’une soirée, de repousser l’échéance avant de devoir aller rendre des comptes à Monsieur et expliquer ton état. Quelque part, t’étais pas sûr qu’il ne sucre pas tes privilèges le temps d’une semaine ou deux, pour que tu retiennes la leçon… C’était ce qui te ferait le plus mal d’ailleurs, d’être de nouveau enfermé là-dedans sans pouvoir aller respirer à l’extérieur. Mais s’il s’agissait d’une de tes dernières soirées de libre avant longtemps, tu comptais en profiter pleinement.
Et chez toi, ça ne consistait pas forcément à aller danser, rire et faire la fête. Pas vraiment en fait, parce que tu aurais pu faire tout cela au Ruby, le décor importait peu.

Non, tes véritables soirées de libre, celles que tu adorais entre toutes, c’était quand tu t’isolais chez Allegra pour papoter avec cette grande sœur improvisée par la vie, c’était aussi venir taquiner Stephen et son côté un peu papa poule… Te dire que ces personnes-là tenaient un tant soit peu à toi avait de quoi te réchauffer le cœur.
T’avais choisi Il Diavolo parce que t’avais envie de boire un peu d’alcool ce soir, ce que Allegra n’aurait jamais proposé. Stephen n’aurait peut-être pas autant de scrupules, même si tu savais qu’il allait se mettre à hurler en voyant tes bleus. Et rien que de l’imaginer, tu en riais d’avance !  

Le barman t’observe, il a dû prévenir le patron. Et tu lui retournes ton sourire, ignorant la douleur lancinante sous ton œil droit à chaque fois que ton visage bouge.
- J’veux votre cocktail le plus fort !

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Stephen Ferrante10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Last night of liberty (Stephen - Wayland) ( le Ven 10 Mai 2019 - 10:22 )
J’allumai une cigarette en prenant mon temps. J’étais le seul qui avait le droit de fumer dans mon club. Lieu public donc lieu non fumeur mais je faisais ma propre exception avec mes cigarettes ou mes cigares. Je sentais que ce soir, ça serait plutôt calme. Pas de Declan à l’horizon, pas de Constello. Donc en somme, je n’aurai pas de bagarre ou de souci d’existence à gérer. Et pour une fois que tout allait bien dans mon couple, je ne me ferai pas privé. J’avais laissé Tina à la maison avec les chiens et le chat pour sortir faire mon devoir. Ce soir, je portais mon costume bordeaux avec une chemise noire. Toujours bien coiffé, bien rasé de près. Très propre sur moi. Shelby, ma fidèle acolyte ne cessait de dire que je faisais gay mais tout le monde savait que j’étais en couple. Vu comment Tina instaurait son pouvoir dans mon club, je pense que je pourrais me mettre à genoux devant elle. Tout était pathétique. Je me servis un verre de scotch alors que je regardai les comptes du club. Tout allait plutôt bien. Je roulais sur l’or. Donc, je rangeai le tout pour sortir le dossier d’Interpol qui me donnait du fil à retordre. Adonis sortait bientôt et je devais m’assurer que sa vie soit confortable. Maintenant, il avait besoin d’une somme assez conséquente pour vivre décemment. La vie était devenue chère. Donc, je voulais lui obtenir des dommages et intérêts. Il y avait aussi le dossier Nolan Parker que j’avais demandé de sortir pour étudier ses moindres faits et gestes. Je l’avais encore mauvaise. Après un temps conséquent, je décidai d’aller prendre place sur mon trône. Histoire de montrer que le maitre des lieux était là. Je pris tout de même mon insigne ainsi que les menottes que je mis dans le pan intérieur de ma gorge. Je sortis pour voir que tout était encore calme. Me pliant pour passer dans l’encadrement, je me tournai vers le barman qui était de service. Il s’agissait du jour de congé de Shelby. Je soupirai avant de claquer des doigts pour commander un scotch avant de prendre mon verre et discerner une silhouette familière. « C’est ça ! Sers-lui une grenadine plutôt. » J’éclatai de rire avant de me laisser tomber à côté de lui, baissant le regard. Ce gosse était un véritable petit con mais je l’aimais bien. Il me rappelait quelqu’un même si je ne savais pas trop qui. « Alors comment ça va gamin ? »


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Sujet: Re: Last night of liberty (Stephen - Wayland) ( le Sam 11 Mai 2019 - 20:24 )

   
Last night of liberty
Tu t’attendais à le voir venir traîner dans les parages : parce qu’il adore son club, parce qu’il aime le bruit et la musique et que quelque part, il reste le roi des lieux. L’empereur même, à bien considérer son trône imposant ! Alors tu savais que tu finirais par le croiser ici, d’une manière ou d’une autre : soit occupé à jouer au Prince parmi la foule, soit à flirter dans un coin du comptoir. Quoique ces derniers temps, il était devenu plutôt sage dans ce domaine-là : tu le soupçonnais d’avoir cédé aux appels du cœur, ces appels trompeurs qui promettaient monts et merveilles et n’offraient que détresse et illusions. Tu avais vu trop de tes collègues y céder et revenir en pleurant pour y croire encore : il s’agissait de sirènes trompeuses et tu avais fait attention à te coller suffisamment de coton dans les oreilles.
En tout cas, tu n’es pas surpris quand il apparait sur le côté du comptoir et tu lui tires une langue ironique à sa remarque, jouant sur ton côté gamin puisqu’il l’avait mis en avant.
- C’est ça, pourquoi pas un verre de lait pendant qu’on y est ?
Malgré toi, un rire t’échappe, discret et raisonnable. Tu l’aimes bien Ferrante, il a la classe des grands, celle que tu n’auras jamais. Il éblouit ici, et même si l’endroit se prête bien à son charisme, tu sais qu’il doit en être de même ailleurs. Belle gueule, du fric à volonté, une vie à paillettes et l’impression que rien ne lui résistait : t’aurais voulu être comme lui parfois, même si tu savais que te retrouver sous le feu des projecteurs ne t’aurait pas plu du tout. Mais Ferrante semblait s’en satisfaire à merveille, avec son trône et tout ce qu’il avait mis en place ici. En un sens, t’étais pas sûr d’être le plus gamin des deux.
Tu balances quand même un regard menaçant au barman, histoire de ne pas te retrouver avec la commande du patron, retrouvant ta morgue naturelle. L’homme comprend qu’il n’a pas intérêt à pousser la plaisanterie jusque là, mais tu devines qu’il ne va pas te servir un truc trop fort. Tu fais trop jeune, c’est ton pire défaut : ça rapporte au fric au Ruby parce que les pervers ne manquent jamais, mais dans la vie courante, ce n’est jamais bien pratique. Il y avait encore quelques mois, on t’avait même demandé ta carte d’identité pour te servir de l’alcool : t’en avais rougi jusqu’aux oreilles, humilié au-delà des mots.
Stephen te distrait de ton observation assidue du barman et tu tournes ton visage amoché vers lui, décochant un sourire amusé :
- Ca roule : j’ai croisé un con mais il est reparti en plus mauvais état que moi.
T’en es fier, ça se sent dans ta voix et tu roules un peu des mécaniques parce que t’as aucune envie qu’il te prenne en pitié. C’est ta soirée, t’es pas là pour t’abreuver d’une compassion inutile et naïve. Stephen connaissait Naples, il savait qu’on risquait un peu sa peau à chaque fois qu’on mettait le pied dehors : c’était la loi de la jungle. Et le plus important, c’était d’en sortir en étant le plus fort, pas le plus intact.
- Mais du coup, j’venais en profiter ce soir. Tu sais qu’ils ne plaisantent pas quand j’rentre dans cet état.
Ferrante n’est pas né de la dernière pluie : son club est clean, mais il doit savoir comment fonctionne les autres. Il n’est pas idiot. Et tu lui as parfois glissé quelques mots pour lui faire comprendre, pour qu’il sache à quoi s’en tenir.
- Donc j’veux votre cocktail le plus alcoolisé de la carte ! insistes-tu en riant avec malice.

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Stephen Ferrante10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Last night of liberty (Stephen - Wayland) ( le Sam 25 Mai 2019 - 17:51 )
« Nan, on n’a pas de lait ici et tu le sais très bien. » Je tire sur ma cigarette avant de voir qu’on m’amenait ma boisson habituelle. J’étais le roi ici et tout le monde le savait. Donc il ne fallait pas trop discuter mes ordres. Wayland était au courant. il me connaissait et j’avais assez mauvais caractère. Certes, je n’entrai pas dans les détails de ma vie avec le gosse car ça ne le regardait pas et vu son activité, il allait se casser en courant. Mais je l’aimais bien. C’était un pauvre mouflet complètement paumé. Il me faisait penser à Kewan dans le fond car je fus attaché au petit lardon. Même si à l’époque, je ne songeai pas à avoir des enfants. Et me voilà qui attendait que ma gamine ne vienne me voir. Camii. J’attendais qu’on valide le dossier d’adoption et je serai un père à temps complet. « Eh beh, t’es vachement abimé. J’essaie de ne plus me battre. Madame me la coupera si je rentre avec la tronche amochée. » Je ris gras car c’est vrai que Tina en serait capable. Elle était tellement dominatrice par moment. Même si elle était toute petite. Mais cette femme me faisait tourner la tête. « Ok, tu connais les règles. Pas de tapinage et pas de trucs illicites. Sinon, je te fous dehors par le caleçon. » je ne cessai de rappeler les règles à tout le monde car certains s’amusaient à les enfreindre et je ne voulais pas foutre d’autres mecs en taule. « Sers-lui mais si t’es bourré, t’iras vomir dans le caniveau. » Je vidai mon verre de scotch avant de claquer les doigts pour qu’on m’en serve un autre. Un maitre à l’état pur.


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Sujet: Re: Last night of liberty (Stephen - Wayland) ( le Jeu 6 Juin 2019 - 22:33 )

   
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Tu ris avec lui quand il évoque sa dulcinée : cette femme est un fantôme, t’en as entendu parler mais tu ne l’as jamais vu. Ferrante aurait raison de la mettre sous cloche pour protéger son bonheur : ça te fait drôlement plaisir de le voir rire et sourire comme ça, sans artifice. Il l’aime et il vibre d’un bonheur que tu peux à peine toucher, à peine comprendre. T’es pas jaloux pour autant parce que le mouton est stupide de rêver à un bifteck saignant : y a souci de régime, problème de digestion. Tu n’y arriverais pas à sourire comme lui, à te laisser aller à espérer plus que la vie ne t’offrait déjà. T’étais pas aussi gourmand que lui de cette joie qu’il croque à pleines dents, mais t’es vraiment heureux pour lui. Tu sais qu’il l’a mérité, c’est quelqu’un de bien. Quelqu’un de complexe aussi, qui se dissimule un peu trop, mais tu n’as jamais vu en lui que les bons côtés.
Ceux qui te poussent à revenir à chaque fois vers lui, dans ce club que tu te surprends à aimer parfois.
Et quand il te sort sa diatribe habituelle, celle qui te donne envie de hausser les épaules et de lever les yeux au ciel, tu te contentes de hocher la tête, sans même esquisser le plus petit soupir. C’est lassant de l’entendre te répéter cela à longueur de temps, d’écouter ses interdictions comme si tu étais celui qui allait les enfreindre à tout moment. A défaut d’avoir reçu une bonne éducation, t’avais vite compris que quand une chance s’offrait à toi, il ne fallait pas la gâcher bêtement. Alors ce n’est pas à Il Diavolo que tu allais tout foutre en l’air en te mettant à semer la zizanie. Tu n’y avais jamais exercé ton métier et tu te cantonnais à venir le voir lui, danser parfois quand tu en avais le temps, et te gaver de ta liberté éphémère. Mais tu ne cherchais ni le client, ni les emmerdes.
Force était de constater qu’une fois encore, il ne te faisait pas vraiment confiance. Et tu t’en fichais : tu acceptais énormément de choses venant de Ferrante et celle-ci en faisait partie. Tu le prenais tel qu’il était et parfois, sans jamais oser te l’avouer, tu te réjouissais qu’il s’intéresse encore à toi au point de s’arrêter alors que tu étais au bar, de plaisanter avec toi et de s’inquiéter de tes activités. Tu aimais l’impression que vous aviez noué un véritable lien qui, à défaut d’être peut-être un peu superficiel parfois, s’enracinait un peu plus chaque jour. C’était peut-être de l’utopie, et tu te berçais sans doute d’illusions de penser qu’un type aussi riche et bien placé que Stephen Ferrante, propriétaire d’un des clubs les plus en vue de Naples, avait un minimum d’affection pour toi. Toi, tu n’étais rien, justement. Et lui, il était beaucoup de choses.
Alors qu’il n’ait pas confiance en toi te passe par-dessus la tête : du moment qu’il reste là à te parler encore un peu, cela te suffisait.
Le barman revient avec un verre – le cocktail demandé et octroyé par Ferrante – et tu lui souris à en décrocher la lune avant de l’attraper pour le porter aussitôt à tes lèvres. T’avais soif d’ivresse ce soir. Et ton sourire ne disparaît pas, pas même après cette première gorgée rafraîchissante.
- J’vais pas me saouler à ce point-là non plus. Faut bien que je rentre après et j’ai pas de quoi me payer un taxi.
Et tu n’as jamais commis l’erreur de boire autant à Il Diavolo. Pas devant lui : tu ne voulais pas qu’il te voit dans une telle position.
- T’as l’air drôlement amoureux dis donc. Et Madame a l’air de porter la culotte.
Tu souris, insolent malgré toi.
- Ca doit être vrai que l’amour change un homme. Mais si ça t’empêche de te battre, j’suis pas sûr que ça en vaille réellement la peine.

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Sujet: Re: Last night of liberty (Stephen - Wayland) ( le Lun 10 Juin 2019 - 21:48 )
Je l’aimais bien ce gamin. Il était gentil quoiqu’un peu con. Mais je l’avais pris sous mon aile pour éviter qu’il ne parte en couilles car je le voyais bien. Avec sa consommation et le lieu d’où il venait, il risquait gros. Le Ruby était un sale endroit. Un endroit où coulait drogues, prostitution et d’autres trucs pas nets. Je savais par exemple -et car j’avais mes informateurs- que Wayland se prostituait et pouvait consommer. Mais je ne tolérai pas ça chez moi et il le savait. Je lui fis donc part du fait que je ne voulais pas qu’il boive. Seulement avec son tempérament, il risquait de pattir en couilles donc autant le laisser faire ce qu’il voulait. Je n’étais pas son père. J’allais déjà devoir gérer une gamine donc un gosse de vingt ans passés, non merci. « Tu veux que je te ramène ? Je te déposerai à cent mètres. » Je pris le temps de me commander un bourbon avant de sourire à Wayland. Il n’y connaissait rien le kid donc me parler de choses comme ça, il pouvait continuer. « Disons qu’on a… disons qu’on a bien répartis les tâches. » Je vidai mon verre cul sec avant de partir dans un éclat de rire. « Ne parle pas de ce que tu ne connais pas, Kid. Un jour, tu seras amoureux et tu verras la vie en couleurs au lieu de la voir dans un fond de verre… »


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Sujet: Re: Last night of liberty (Stephen - Wayland) ( le Lun 1 Juil 2019 - 18:29 )

   
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- Non, laisse tomber.
Pas besoin de te ramener : tu préférais cuver un peu avant de rentrer au Ruby, voir les étoiles, entendre les passants rire et te gorger un peu de cette vie que tu n’aurais jamais. T’avais besoin de ça pour ne pas péter les plombs, et la rue restait ta meilleure amie à tous points de vue. Alors non, rentrer avec lui, devoir bien se conduire parce qu’il était là – ce grand diable devenu angelot depuis que sa brune lui avait mis le grappin dessus – ce n’était pas dans tes plans pour la soirée. Tu voulais en profiter, pas devoir stresser à l’idée qu’on te voit dans sa voiture. Même à cent mètres, c’était encore trop près : t’ignorais ce que les types de la sécurité en penseraient et tu n’avais aucune envie de le savoir. T’étais bien dans ta bulle et tu voulais la préserver le plus longtemps possible.
L’alcool brûle ta gorge, raffermit ton esprit et te donne – comme à chaque fois – l’impression délicieuse d’être devenu invincible. Alors tu t’aventures, tu parles de sa nana, de son couple, de cette histoire d’amour que tu ne pigeras pas : on t’exploite au nom de l’amour que tu dois offrir à des mecs qui ne savent pas le trouver ailleurs, on te rabâche parfois les oreilles avec des amours perdues, on pleure des occasions manquées, on vante des amours d’autrefois… Comme si au final, l’amour n’était jamais présent : toujours ailleurs, loin, dans le passé ou l’avenir, mais à jamais inaccessible.
T’as déjà tellement d’emmerdes que celle-ci, tu n’en veux pas sur tes épaules. Et puis, tu sais – morbidement – qu’on ne te laissera pas vraiment l’avoir. T’es pas né pour être aimé ou pour aimer : t’es né pour être utile. Ferrante ne comprendra jamais cela, il ne saura jamais lire dans le sourire que tu lui renvoies toute l’ineptie de ses propos : il raisonne comme un homme libre.
Toi ta vie, elle sera éternellement au fond de ce verre d’alcool. Et cela te convient parfaitement : qu’est-ce que tu ferais d’une pauvre créature à aimer ? Tu l’abîmerais sans aucun doute, avant qu’on ne l’abîme pour toi…
Mais tu lui souris, tu refuses de ne voir la vie qu’en noir ce soir et tu lèves ton verre, venant trinquer avec le sien : autant donner l’illusion, ça tu sais si bien le faire qu’on devrait te décerner un oscar.
- T’as raison, un jour j’courrais après un jupon et j’oublierais tout le reste.
Mais ce jour-là n’existerait pas.
Tu avales une autre gorgée, tu noies ton manque de naïveté dans la brûlure immonde de l’alcool avant de finir le verre, comme pressé de t’imbiber d’autre chose que de rêves chimériques.
- Elle a quoi de spécial pour que tu sois aussi accroc, hum ?
Et tournant ton regard vers lui, tu souris de plus belle :
- C’pas une critique, juste de la curiosité. Que je sache au cas où je tombe un jour sur la bonne personne, que… c’est effectivement elle.


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Sujet: Re: Last night of liberty (Stephen - Wayland) ( le Mer 3 Juil 2019 - 20:09 )
Je laissai le soin à Wayland de boire un verre. Même si j’étais contre. Il était encore jeune et il risquait de faire des conneries sous substances. Heureusement que j’avais interdite la drogue dans mon club car il serait capable d’en prendre. Ce gamin était foutu. Complètement foutu. Je le fixai avant de boire un coup et lui parler de Tina. Sa tirade m’arracha une tirade et j’avais la main qui me démangeait. Je ne tolérai pas qu’on critique ma relation avec Tina. Elle était encore fragile et un rien pourrait nous ébranler. « Ou un pénis. Je sais que tu aimes les deux. » Après tout, je l’avais déjà vu avec des mecs. Même si je ne cautionnai pas ça non plus, je ne pouvais pas tout lui interdire. Je passai une main dans mes cheveux. Avant de vider mon verre et d’en commander un autre. « Tout. Elle est spéciale. Je n’avais eu personne depuis mon ex. Et elle a su changer la donne. Si tu critiques ma relation, je te jure que je te cogne si fort que tu finis dans le mur. » Susceptible j’étais. Et je ne voulais pas qu’on mette en doute ma virilité. « On a couché ensembles il y a… quelques mois. Et je suis partie pour une affaire. J’ai plus ou moins disparu et elle m’a lancée un vase à la tête. C’est la seule femme qui me tient tête. Quand tu rencontreras la bonne personne : tu le sauras. » Je commandai un second verre avant de me tourner vers la salle pour les surveiller. Histoire que rien n’arrive ce soir.


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Métier : Rabatteur pour le Ruby et prostitué dans le même club : on ne lui a jamais demandé son avis, il obéit.
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Sujet: Re: Last night of liberty (Stephen - Wayland) ( le Lun 12 Aoû 2019 - 14:16 )

   
Last night of liberty
Oui, tu aimes les deux : jupon et pénis. On t’a obligé à accepter le deuxième alors que tu n’avais encore pas une idée exacte du premier, et t’avais fini par en faire ton lot quotidien. Ferrante ne sait pas, ne peut pas savoir, c’est l’évidence même : il sait que tu tapines, il te voit comme un gosse perdu, mais il ignore tout du reste. Il doit s’en moquer aussi de toute évidence. Et tu seras le dernier à le lui avouer. T’es un être de contradictions : t’aimes pas l’idée que les autres sachent la vérité horrible qui colle à tes souvenirs, mais t’es également le premier à le leur reprocher de ne pas te comprendre. Intérieurement évidemment, parce que pour le reste, tu n’oseras jamais cracher en plein jour ce qui te massacre le cœur en permanence. Tu gardes ce poison-là enfoui en toi, secret.
Tes doigts jouent avec le verre alors qu’il t’avoue ce qu’il trouve à cette femme qui semble désormais diriger sa vie. Tu ne l’imaginais pas se ranger aussi sérieusement, mais à vrai dire, toi aussi tu connais peu de choses sur Stephen. Et t’as jamais demandé. C’est un peu comme le mur de Berlin niveau communication entre vous : vous vous imaginez un peu ce qui se cache derrière sans avoir réellement envie de demander.
Visiblement cette nana est importante. Elle a su « changer la donne » : t’imagines que ça doit être ça, le secret pour que cela fonctionne. Que quelque chose change grâce à cette personne… Tu ne sais pas encore vraiment ce qui doit changer, mais t’essayes d’imaginer. Dans ton cas… Il faudrait que « tout » change et ça, c’est impossible, alors t’essayes de te figurer les détails qui pourraient éventuellement faire la différence. Il n’y en as pas énormément malheureusement…
Lui il te raconte ses détails à lui, ceux qui ont fait la différence et tu écoutes religieusement : tu veux savoir, comprendre comment on peut ainsi s’attacher autant à quelqu’un. Parce que cette magie-là qui poussait parfois certains clients à fondre en larmes dans ton lit parce que tu n’étais pas précisément celui qu’ils voulaient, tu ne l’avais jamais compris. Parfois envier, mais rarement accepter.
- Une femme de caractère….
Une nana qui en avait dans le pantalon. C’était sans doute ce qu’il fallait pour un homme comme Ferrante, parce que lui-même avait déjà un sacré caractère il fallait bien l’admettre.
- T’en as de la chance…
Mais t’arrives pas à l’envier réellement. Ses explications n’ont pas suffi, il te manque quelque chose pour comprendre vraiment ce qu’il te raconte, comment une femme qui lui jette des vases à la tête peut avoir capturé son cœur de façon aussi permanente.
T’es sans doute trop jeune, peut-être a-t-il raison dans le fond.
Ou trop con. Ça aussi, ce n’était pas impossible du tout.
Il prend un autre verre et se retourne face à la salle. Le dialogue se rompt de lui-même : Ferrante ne te comprendra jamais et t’as pas envie de parler dans le vide avec lui. Un monde vous sépare : lui dans son petit univers douillet avec sa nana à aimer, et toi dans ta merde à devoir te débrouiller tout seul.
Tu bois tranquillement ton verre, en silence. Bercé seulement par la musique du club. Et cette impression qu’il reste là pour te surveiller.
La confiance n’existera jamais. T’es un peu con d’en attendre davantage à chaque fois, parce que t’aurais pu te faire un matelas bien rembourré avec toutes tes déceptions.
Alors doucement tu repousses le verre et tu hoches la tête vers le barman.
- J’vais vous laisser. Vaut mieux que je me barre avant que l’envie de tapiner soit plus forte que ma volonté.
Tu ris, doucement. Désespérément. T’as ironisé mais quelque part, c’est ainsi que Ferrante te voit.
Comme un cas désespéré.



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