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- Broken heart, punctured heart - Ayrton [terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Chiaia :: Lungomare di Mergellina
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Sirius Blaise10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Sirius Blaise
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Sujet: Broken heart, punctured heart - Ayrton [terminé] ( le Mer 15 Mai 2019 - 14:28 )


Broken heart, punctured heart

Ecouteurs dans les oreilles, mes pieds foulent le sol à une allure régulière. Au-dessus de ma tête, le soleil est traître, la chaleur bien présente, presque oppressante. Qu’importe, je refuse de m’arrêter, incapable de stopper cette course folle pour me vider l’esprit. Blake est avec moi, courant à mes côtés. J’avais pris soin d’aller le mettre chez le toiletteur avant, dégageant cette fourrure qui devait franchement le rendre malade. Rasé, j’avais également été chez le coiffeur d’à côté en attendant. Une remise en beauté pour lui comme pour moi, je suis certain que le Berger allemand ne m’en état que reconnaissant. L’animal semble parfois accélérer, parfois ralentir, mais ne laisse jamais une grande distance le séparer de moi. Pas besoin de laisse, il sait se tenir, mais davantage obéir. Le bord de la plage est agréable pour courir, c’est d’ailleurs l’un de mes endroits favoris et ce, même si ce n’est pas à côté de chez moi. Heureusement, c’est près de mon lieu de travail, je n’hésite donc jamais à venir par ici après une journée de boulot, ou juste avant. Mais aujourd’hui, j’ai congé, je peux donc profiter de ces quelques heures pour m’entraîner, vaguer à mes occupations d’une façon ou d’une autre.

Le temps s’écoule, laisse le soleil se déplacer dans le ciel alors que les nuages me donnent parfois un moment d’ombre rafraichissant. Portant quelques fois ma bouteille d’eau à mes lèvres, j’offre le liquide tiède à présent à Blake qui ne se fait pas prier pour en boire également. Une fois ma routine effectuée, mes vêtements me collent sévèrement à la peau, la sueur dégouline dans ma nuque, sur mon front. Cheveux plaqués contre mon épiderme, je laisse mes pupilles dilatées se poser sur l’horizon alors que je marche pour reprendre un rythme normal. Malheureusement, l’eau semble avoir disparue de la bouteille…pas étonnant. « Et si on allait boire un truc Blake ? » Dis-je en parlant à mon chien, l’animal tournant la tête vers moi, venant réclamer quelques caresses en remuant la queue. « Mais oui, moi aussi je t’aime mon gros. » Dis-je en riant un peu, un rire rare mais franc. Me dirigeant vers un petit bar au bord de la plage, une terrasse bondée par des habitants ou encore, des touristes avides de rayons solaires. Heureusement pour moi, une table semble disponible non loin de la porte d’entrée et j’en profite pour poser mon cul dessus.

Une serveuse vient me trouver un sourire sur les lèvres pour prendre ma commande. Peut de temps après, un café atterri devant moi, ainsi qu’un gros bac d’eau pour le chien qui s’y jette sans demander son reste en faisant rire la jeune femme. Je la remercie calmement, la paye et ferme les yeux l’espace de quelques instants pour profiter d’une brise fraîche venant certainement de l’océan. C’est alors qu’en rouvrant les yeux, mon cœur se fige brusquement et je sursaute, manquant de renverser ma tasse dans un bruit sourd…Non loin de là, un fantôme de mon passé se tient, venant d’entrer dans l’allée de la terrasse, cherchant probablement une place aussi. Impossible…Et pourtant, lorsque mon regard croise le siens, je sais que ce n’est pas une hallucination. Ayrton…
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Dernière édition par Sirius Blaise le Jeu 16 Mai 2019 - 12:21, édité 1 fois
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Ayrton MurphyLa jeunesse dorée et éclatante
Ayrton Murphy
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Sujet: Re: Broken heart, punctured heart - Ayrton [terminé] ( le Mer 15 Mai 2019 - 14:54 )


Il ne savait pas ce qui était le mieux, l'Italie ou les Etats Unis. Quoi qu'il en soit, le décor ne changeait pas vraiment quant à l'emplacement de la maison familiale. Le père Murphy avait toujours adoré les maisons en bord de mer, et c'était déjà le cas depuis leur plus tendre enfance, mais ici, les vagues étaient beaucoup moins violentes que dans le Pacifique, mais l'odeur et le bruit étaient similaires, un paradis sur Terre. Ayrton avait la chance de vivre ici, à deux pas de la plage où il pouvait se rendre en une fraction de secondes. La vue était splendide, c'était toujours un plaisir de se réveiller avec ceci devant les yeux, et même à un âge plus avancé, il ne s'en lasserait jamais. Il enfila les premiers vêtements qu'il trouva, à savoir un short, un t-shirt et des baskets, puis en passant dans la cuisine où se trouvait sa mère, il attrapa sa veste à capuche puis la salua sans dire un mot. Il aimait particulièrement prendre son second café ailleurs que chez lui. Debout depuis très tôt ce matin, il avait traîné au lit juste après son premier café et désormais, il comptait bien à ce que cette journée soit productive. Peut être un peu plus que les précédentes, car en ce moment, avec la douleur qu'il se traînait et ce pansement atroce sur sa main, il ne faisait pas grand chose de ses journées à part s'asseoir dans le sable et regarder l'horizon, histoire de passer le temps. Il restait parfois des heures et des heures comme ça, et pourtant, son bronzage n'avait aucunement changé, toujours blanc comme un cachet d'aspirine.

Ayrton marcha lentement jusqu'à apercevoir sa destination finale, il se rendait souvent dans ce petit café et il s'y mettait en terrasse bien souvent pour profiter de la vue mais aussi pour observer les gens. Aucune arrière pensée évidemment, mais il appréciait s'imaginer des histoires, il s'amusait à deviner ce qu'ils faisaient dans la vie, quelles étaient les relations entre les personnes qui formaient un duo. D'un pas décidé, il accéléra et arriva devant l'établissement, un sourire collé sur son visage, content de voir au loin la petite serveuse qui avait l'habitude de l'avoir pour client. Il passa entre deux chaises, marchant droit devant lui.

- Salut Alina, je...

Mais il ne finit pas sa phrase, car ses yeux avaient eu le temps de faire le tour de la terrasse et il frôla presque la crise cardiaque en croisant ses yeux. Sirius. Le monde autour n'avait plus aucune saveur, plus aucun sens, il se sentait complètement désemparé, comme si on venait de lui mettre un violent coup de poing dans le ventre. Sa respiration était saccadée, sa vue troublée par ce qu'il pensait être un mirage, une hallucination. Mais non, en y regardant bien, il était là, assis sur une chaise comme un client lambda. Et Alina, la serveuse, le regardait avec un air surpris, elle comprit immédiatement que quelque chose n'allait pas, mais elle n'insista pas et changea de direction pour aller vers d'autres clients. Ayrton, lui, il resta figé au milieu de l'allée, se faisant bousculer par des gens à qui il barrait le passage. Puis il fit volte face, il ressentit une nausée et s'éloigna de la terrasse pour se mettre ailleurs que dans le passage.

- Non non non... Chuchota-t-il les mains posées sur sa tempe.

Il s'accroupit, les mains toujours sur son visage, les larmes lui montant presque aux yeux. Il avait fait en sorte de partir à l'autre bout du monde pour ne plus avoir à le recroiser un jour, et là, il se trouvait exactement dans le même établissement que lui, à cinq cent mètres de sa maison. Destin ? Hasard ? Là ce n'était plus un jeu, il était hors de question qu'il revienne sur cette terrasse, il ne voulait ni le voir, ni lui parler, son cœur en souffrait encore beaucoup trop, et il se sentait bien trop vulnérable face à lui.

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Sirius Blaise10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Broken heart, punctured heart - Ayrton [terminé] ( le Mer 15 Mai 2019 - 15:08 )


Broken heart, punctured heart

Nos regards se croisent l’espace de quelques instants, assez pour que les souvenirs reviennent, assez pour que la gorge se noue, que le cœur hurle. Mes membres se crispent, la douleur physique reprend de plus belle, mais pas que celle-ci. Non, les blessures ne se sont jamais refermées, les souvenirs ne se sont jamais effacés. Il avait été la plus belle chose que j’ai pu avoir dans mon existence. Ce mec m’avait redonné gout à la vie, avait fait en sorte que l’amour brise mes chaînes et, qu’enfin, j’accepte que quelqu’un entre dans mon univers. Il était le seul. Oui, il avait été le seul à me faire vivre de telles choses et sa perte avait eu un gout plus amer que prévus. Je n’étais plus apte à combattre, mon meilleur ami en avait fait les frais alors que cette balle m’avait traversée sur le champ de bataille pendant que je pensais à lui, priant le ciel d’en sortir vivant, de me le ramener…Mais à la place, mon meilleur ami avait dû me traîner, il avait pris une balle dans la tête et je m’étais réveillé avec cette culpabilité dans le cœur. Si je n’avais pas pensé à Ayrton, rien de cela ne serait arrivé.

Le contact ne dure pas longtemps…Il s’éloigne, me fuit comme la peste. C’est lui qui est parti…Une demande en mariage que j’avais refusé après trois années de vie commune. La peur au ventre, l’engagement avait été difficile, il aurait dû deviner que c’était la même chose. L’amour avait beau être là, mon passif avait fait en sorte que je panique et que lui, m’abandonne comme un chien sur le côté de la route de cette vie débile. L’espace d’une seconde, j’hésite à le suivre. La vie est une salope endurcie, elle semble se jouer de moi et de mes propres sentiments. Entre mon frère retrouvé, maintenant lui, je me sens pris au piège de ma propre existence. Pourtant, je fini par rapidement me lever, faisant grincer les pieds de ma chaise contre le sol. La tasse de café à moitié renversée, je quitte la terrasse en le cherchant des yeux. Il n’est pas loin…Accroupi, il semble aussi perdu que moi et malgré les années, l’amertume, mon cœur se serre à cette vision. Seigneur, si je pouvais juste m’excuser, lui dire qu’il m’a énormément manqué. Mais ça servirait à quoi ? Rien ne pourrait effacer la douleur de son départ.

Mon chien sur mes talons, j’approche doucement de lui, en silence. Le regard vitreux, je dégluti difficilement. Je n’ai jamais été doué avec les mots, il le sait parfaitement bien. Jamais je n’avais été le mec qui déballait de beaux discours d’amours, des je t’aime toutes les trente secondes. Non, je préfère les actes, les caresses, les regards ou encore, les sourires. Poussant un léger soupire, je finis par m’arrêter à sa hauteur et, délicatement, je m’accroupi juste en face de lui, cherchant à capter son regard, son attention. Mon myocarde tambourine nerveusement dans ma poitrine lorsque, doucement, ma main vient se poser sur son épaule…comme pour le rassurer, lui murmurer silencieusement que tout va bien se passer, que je suis là oui, mais que sa réaction n’a probablement rien d’anormal. Et pourtant, une part de moi aimerait l’étriper, l’étrangler pour avoir osé partir pour un simple refus. Il avait fui, juste parce que j’avais refusé sur le moment de l’épouser…avait-il douté de mes sentiments envers lui ? Probablement
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Ayrton MurphyLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: Broken heart, punctured heart - Ayrton [terminé] ( le Mer 15 Mai 2019 - 15:29 )


Il n'attendait plus rien de lui Ayrton, il avait le cœur en miettes, depuis que Sirius avait refusé de l'épouser. Certes, il avait choisit de partir, de l'abandonner, mais au fond, c'était tout à fait légitime. Sa réponse avait été bien trop brute, il n'avait pas pris la peine de lui expliquer le pourquoi du comment, et après trois ans d'amour et de tendresse, Ayrton avait espéré un peu plus que la mine déçu de son amoureux par sa question. Il avait tant regretté d'avoir demandé sa main, mais il voulait juste concrétiser leur relation, pour ne plus être juste un couple ordinaire, parce que ni lui ni Sirius n'étaient ordinaires à son sens. Il souffrait tellement depuis qu'il était parti, il s'était senti seul et abandonné, comme si on lui avait arraché une part de lui. Mais Sirius n'avait pas le droit de lui en vouloir, bien au contraire, parce que connaissant son caractère, il aurait agi ainsi lui, peut être même plus violemment qu'il ne l'avait été.

Les mains posées sur ses yeux, retenant ses larmes, ce simple croisement de regards avait suffit à lui faire revenir un tas de souvenirs, des bons comme des mauvais, et il se souvenait de tous ses traits du visage, de tous les détails qu'on pouvait y voir. Il ne s'attendait certainement pas à ce que Sirius le retienne, il avait choisit de s'éloigner, mais pas trop, histoire de faire passer la nausée et les vertiges dont il avait été pris au moment où il avait réalisé qu'il était là Ayrton. Et pendant un court instant, il espérait qu'il ne s'approcherait plus de lui, qu'il fuirait à son tour, histoire de lui rendre la monnaie de sa pièce, mais c'était peine perdue. Il sentit son odeur près de lui, il portait toujours le même parfum, mélangé à un légère odeur de transpiration, rien de dégoûtant à son sens, il n'était pas prêt à affronter son regard, pas maintenant. Mais Sirius posa sa main sur son épaule, essayant tant bien que mal d'établir un contact et il sursauta, si bien qu'il tomba à la renverse sur les fesses. Le regard noir, il plongea ses yeux dans les siens et se releva d'un bond, assez nerveusement, puis fit un pas en arrière pour garder ses distances.

- Il y a tout un tas de pays, et faut que tu viennes ici hein ?!

Il souffla, déglutissant avec grande difficulté. Il fourra sa main gauche dans la poche de sa veste, puis sa main droite atteint son visage pour essuyer la seule larme qui s'était échappé de son œil. Puis, Ayrton baissa les yeux, il ne parvenait pas à lui faire face, il restait là, complètement figé, comme si ses pieds étaient ancrés dans le sol. Son palpitant continuait de cogner dans sa poitrine, tout son corps tremblait, il était piégé entre un sentiment de panique, et de joie, car même s'il le détestait, l'amour qu'il lui portait n'avait jamais disparu, ni de son esprit, encore moins de son cœur.

- Ecoute, je ne sais pas ce que tu fous ici, mais je n'ai pas le temps de bavarder alors bonne journée.

Ayrton avait beau essayé de partir, il n'avait pas la force de bouger, parce qu'au fond de lui, il crevait d'envie de recevoir une explication, et d'un autre côté, il aurait voulu lui mettre son poing dans la figure.

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Sujet: Re: Broken heart, punctured heart - Ayrton [terminé] ( le Mer 15 Mai 2019 - 17:42 )


Broken heart, punctured heart

Lorsqu’il sursaute et tombe sur les fesses, ça fait mal. L’image est drôle en soit, aurait pu faire rire bien d’autres personnes, mais moi, je le prends personnellement comme un rejet, un dégout pur. Brusquement, je me demande ce que j’ai fait pour mériter une telle réaction. Certes, nous avions rompus d’une façon assez froide, chaotique, mais je n’avais jamais levé la main sur lui. Nos disputes étaient assez violentes verbalement, mais lorsque l’un de nous perdait patience, c’était les murs qui prenaient sur la gueule, pas l’autre. Mon regard devient alors plus sombre alors qu’un soupire exaspérer m’échappe. Lentement, je me redresse alors que ses paroles claquent dans les airs, viennent me frapper comme un coup de poing dans la gueule. Cette larme, elle ne m’a pas échappée, bien au contraire. Je l’ai vue rouler avant qu’il ne l’essuie, fasse disparaitre la seule trace de ses émotions vivaces. Est-ce moi la cause de cette larme ? Ou la colère ? Ou encore, un événement qui aurait pu se produire récemment ? Je ne compte pas le lui demander, après tout, ça ne me regarde pas, du moins, ça ne me regarde plus. Cette simple pensée me fait détourner les yeux.

« Je vis ici depuis plusieurs mois, Ayton. Désolé d’empiéter sur ton territoire. » Dis-je dans un sourire amer et vraiment ironique, alors que mes iris, elles, cherchent de nouveau les siennes. Impossible, il refuse la confrontation visuelle, baissant les yeux. Passant une main dans mes cheveux encore humides de transpiration, je plonge mes mains dans les poches de mon training alors que mon chien est couché au soleil, avachi sur le sol. Ses nouvelles paroles frappent de nouveau et mon visage devient impassible. J’ai envie de le gifler. J’avais beau tenter de rester calme, mon ex ne m’aidait absolument pas dans mes actes. Dans mes poches, mes doigts se ferment, se serrent pour fermer deux poings. Mes ongles s’enfoncent dans ma peau, blessent sûrement mon épiderme, mais pas encore assez pour la transpercer. « Inutile de te montrer agressif Ayrton, je ne savais pas que tu étais à Naples. Mais si je t’ai suivi, c’est parce que j’avais espéré avoir une conversation avec toi, d’adulte à adulte. » Mouai, piètre excuse. Si je l’avais suivi, c’était surtout par surprise, par peur, probablement, de le voir de nouveau disparaître et m’échapper. Je n’en sais rien, je n’ai jamais été un mec très simple à comprendre, même moi je ne me comprends pas.

« D’ailleurs, je peux savoir pourquoi tu m’en fou plein la gueule ? Non parce que si c’est à cause de nous, je te signale que t’es parti, pas moi…si y’en a un qui doit être en colère ici, c’est moi ! » Ok, je perds patience, mon calme s’envole. Je voulais une conversation calme, détendue, mais je ne parviens pas à tenir mes bonnes résolutions. Bravo Sirius ! Mais encore une fois, la patience ce n’est pas mon fort, encore moins les discussions sérieuses quand il s’agit de mes propres sentiments. « Et bordel, regarde-moi quand je te parle ! J’ai horreur quand tu fais ça et tu devrais le savoir ! » ça m’a échappé…Oui, il devrait le savoir, il le savait, mais peut-être a-t-il oublié ? A ces paroles, je dégluti difficilement, cherchant à respirer profondément pour calmer les tripes qui bouillonnes à l’intérieur de moi. M’énerver n’est pas la solution, mais j’ai l’impression que la colère ravageuse de cet abandon ne s’est finalement pas apaisée avec le temps…Finalement, je n’ai jamais fait mon deuil, parce que c’était clairement ça, un deuil à mes yeux.

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Ayrton MurphyLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: Broken heart, punctured heart - Ayrton [terminé] ( le Mer 15 Mai 2019 - 20:31 )


Il ne savait pas si c'était le hasard qui se foutait de sa gueule ou bien le destin qui avait décidé de les réunir parce que leur histoire n'était pas finie. Quoi qu'il en était, il se trouvait devant lui et il n'avait rien d'une hallucination, le contact de sa main sur son épaule avait réussi à lui donner un frisson, même à travers le tissu, parce qu'il s'imaginait encore près de lui, il ne parviendrait sûrement jamais à oublier sa peau contre la sienne, le bout de ses doigts effleurant délicatement son épiderme. Cette pensée lui fit avoir un léger rictus, il devait impérativement se sortir ces idées de la tête et vite, parce que c'était bel et bien fini, le destin en avait décidé ainsi. Sirius était donc à Naples depuis quelques mois, comment, il n'osait pas le demander, car même si la question lui brûlait les lèvres, il préférait paraître désintéressé de sa vie actuelle car il n'en faisait plus parti, pour son plus grand malheur. Il ne répondit pas à son attaque du coup, préférant lever les yeux au ciel en entendant sa remarque, même s'il aurait bien aimé le gifler pour son insolence. Mais au fond, c'est ce qu'il aimait, le ton qu'il employait avec lui, la petite domination qu'il exerçait sur lui en lui parlant de la sorte, il aimait particulièrement son insolence et s'il avait encore été son compagnon, il lui aurait sûrement sauté au cou pour l'embrasser fougueusement. Mais ce n'était plus le cas, et ça ne le serait plus jamais, alors tristement, il chassa cette pensée de son esprit, parce qu'elle lui fit bien trop de mal rien qu'en y songeant une seconde.

Il voulait avoir une conversation d'adulte à adulte, il allait l'avoir, de toute façon, les dés étaient désormais lancés, et maintenant qu'il se trouvait face à lui, il ne pouvait plus reculer. Il évitait néanmoins ses yeux, Ayrton, car le simple fait de le regarder l'emplissait de colère et il essayait de se montrer courtois. Mais c'était impossible dans cette situation, le jeune homme ne pouvait résister à l'appel du défi, et ça allait certainement tourner en rond cette conversation, car ni l'un ni l'autre n'avait l'air de vouloir admettre ses torts.

- Alors allons-y, parlons. Et ne me reproche pas d'être agressif quand tu ne modères absolument pas tes paroles. C'est l'hôpital qui se fout de la charité.

Une fois de plus il roula des yeux, signe de son exaspération, parce qu'en attendant il pouvait lui reprocher ce qu'il voulait, c'était lui qui avait refusé qu'ils avancent ensemble, et non pas le contraire. Mais ses paroles lui atterrirent en pleine face, il osait lui en vouloir parce qu'il avait le choix de partir. Ayrton montait en tension, sa colère devenait de plus en plus intense, il fronça les sourcils puis les écarquilla immédiatement.

- Pardon ?

Il voulait être certain d'avoir bien entendu parce qu'il avait l'impression d'être en plein délire. Comment osait-il lui dire cela, alors qu'il avait tout foutu en l'air avec un simple mot ? Quand Ayrton, lui, avait tout fait pour qu'ils puissent tout deux fonder une famille par la suite, concrétiser ce qu'ils avaient mis trois ans à construire. Il serra le poing, sa main gauche toujours dans sa poche, il était sur le point d'exploser, de lui balancer ses quatre vérités à la gueule, content ou pas, ça ne lui faisait ni chaud ni froid.

- Je suis parti parce que tu as agi comme un enfant Sirius ! Je t'ai tout donné, mon cœur, mon corps, mon âme et toi, t'as tout brisé en une seule fois. J'ai tout fait pour toi, j'ai jamais cessé d'être attentionné envers toi, je t'ai donné tout l'amour que j'avais au fond de moi, et comme si je n'étais qu'un moins que rien, tu as refusé de partager ton bonheur avec moi. C'est toi qui a provoqué tout ça, moi j'ai simplement voulu te montrer mes sentiments, parce que toi t'as toujours été incapable de le faire. Et même si je te le disais pas tous les jours, je t'aimais, clairement, j'aurais donné ma vie pour toi.

Au passé, il lui avait avoué ses sentiments, mais au passé, comme s'il ne comptait plus désormais. Et surtout, il lui avait fait face, il avait planté ses yeux dans ceux de Sirius, et il avait débité ses paroles rapidement et clairement. Il aurait aimé lui dire que les sentiments étaient toujours présents, mais désormais, il voulait lui montrer qu'il avait grandi, qu'il n'était plus le gamin qu'il avait connu, qu'il était devenu un homme et qu'il avançait, avec ou sans lui.

- Ça te convient quand je te regarde là ? Et si tu as horreur que je fasse ça, tu devrais peut être songer au fait que ça m’horripile quand tu hausses le ton contre moi, surtout quand tu as tort.

Il avala sa salive avec difficulté, l'air lui manquait, il avait vidé une partie de son sac, mais pas tout ce qu'il avait pu ressentir depuis qu'il l'avait plaqué. Ayrton peinait à respirer, la panique s'était emparé de lui juste après la colère, parce qu'il appréhendait ce qu'allait pouvoir répondre Sirius. Il pensait que son cœur était brisé, mais à ce moment précis, cette conversation était en train de le tuer lentement, mais sûrement. Il desserra le poing, puis d'un geste furtif, il essuya de nouveau les larmes qui coulaient sous ses yeux, en les baissant pour ne plus avoir à affronter son regard.

- J'espère au moins que ta vie est plus facile maintenant que je n'en fais plus parti et que tu te retrouves seul. Mais ne me mets pas ton malheur sur le dos, je n'y suis pour rien.

Ayrton la jouait malin, il essayait tout de même de savoir s'il avait retrouver quelqu'un de façon subtil, ne pouvant pas lui demander clairement s'il se tapait de nouveau un gars, ou même une fille, tandis que lui, était certainement le plus seul des deux.

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Sujet: Re: Broken heart, punctured heart - Ayrton [terminé] ( le Mer 15 Mai 2019 - 21:04 )


Broken heart, punctured heart

J’essaye vraiment de rester calme, de garder pour moi toute cette tension, cette rancœur. Oui, j’aimerais tellement être capable d’avoir pour de self-control, de ne pas être rancunier envers ce cœur qui s’est emparé du miens pour mieux l’arracher et s’en emparer. Ayrton, il a toujours été celui qui montait dans les tours, pour ma part, quand je m’énervais, j’élevais la voix un minimum et c’était ça le plus menaçant. Quand je m’énerve, je gronde plus que je ne hurle, contrairement à mon ex qui quand nous nous disputions, pouvait donner de la voix. Si il se montrait plus expressif que moi, je pouvais rester une armoire à glace, impassible, cruellement froid. Mais ce n’est pas pour autant que mon cœur ne cédait pas, que je ne revenais pas vers lui pour le prendre dans mes bras et enfouir mon visage dans son cou, cherchant le réconfort de son odeur. Tout ça reste marqué dans mon esprit, comme une plaie placée là au fer brûlant. Ça m’énerve, ça m’exaspère. On dit que le premier amour n’est jamais le bon, que la douleur s’efface avec le temps. Putain, ça fait des mois qu’il est parti, des mois que le manque est présent.

Face à ses paroles, je serre les dents, je sens la tension monter aussi bien chez lui que chez moi. « Justement, je modère mes paroles Ayrton, ne m’oblige pas à me montrer désagréable ! » Ma voix gronde, le coté dominateur s’impose alors que je fais un pas en avant, que je ne le quitte pas des yeux. C’est plus fort que moi, j’ai ce côté dominant qui s’est toujours imposé quand j’étais avec lui. Il n’était pas là constamment, il aimait juste se montrer dans des moments différents. Disputes, sexe, sarcasmes…Inconsciemment, j’ai toujours su que ça le mettait dans ses états, autant que j’adore quand il me tient tête sans pour autant tenter de me monter sur la tête. Mais là, les choses sont différentes, les choses vont mal tournés. Ayrton a changé, ça se lit dans son regard, ça se voit dans son comportement. Il a toujours été plus enfantin que moi, c’est ce que j’adorais chez lui. Le mec sérieux et le gosse turbulent et amusant, nous faisions un couple assez étrange et amusant, mais c’était ce qui faisait notre force…Il arrivait à me faire rire, à éveiller l’enfant crever bien trop tôt. Plus maintenant.

« Tu as très bien entendu. » Dis-je froidement sans retour en arrière, sans reculer pour autant. Oui, il est parti putain. Le sentiment d’abandon avait été cruel, avait éveillé le gosse brisé en moi et ça avait fait tellement de dégâts. A cause de cet abandon, Brandon est mort, à cause de cet abandon, je me suis fait tirer dessus, je suis devenu accro aux anti-douleurs…Toute cette merde est partie de son abandon, c’est ce que je me suis toujours répété. Il a fui à une simple difficulté, un simple non-face à une demande en mariage qui m’a fait paniquer. Je le déteste autant que je me haï d’avoir refusé. J’aurais dû accepter, nous n’en serions pas là, nous serions mariés, nous aurions une maison, peut-être même envisagerions nous d’avoir des gosses. Je n’en sais rien…mais de toute façon, la vie est une chienne et ses paroles me touchent plus que je ne le montre. Une fois encore, je reste impassible, mais ma gorge se noue, j’ai l’impression que mon cœur me remonte dans la gorge, vient se perdre sur mes lèvres. « Et tu crois que pas moi ? Tu crois que je ne t’aimais pas assez pour donner ma propre vie si ça s’avérait nécessaire ! »

Dis-je brusquement en sortant les mains de mes poches, les doigts toujours serrés pour ne former que des poings. Il essuie une larme, je n’y prête pas attention, la colère envahissant mes veines comme un poison incendier. Mes iris planter dans les siennes, je ricane froidement à ses mots. « Ne joue pas à ça ! Je n’ai pas tort et si j’ai tort, tu es également fautif dans cette histoire. Tu t’es barré sans demander ton reste, juste parce que je n’ai pas voulu t’épouser. Ça te coutait quoi d’attendre encore un peu ?! Non, monsieur a pris ses jambes à son cou et c’est barré comme une fleur ! » Une fois encore, je suis totalement calme, mais mes traits sont tirés, assez pour qu’il comprenne que je suis également au bord de l’explosion. Face à ses mots, j’ai l’impression de sombrer davantage et là, je ris froidement, sans joie. « Ma vie, plus belle ? » Je recule d’un pas, venant reposer mon regard dans le sien. « Et bien écoute, je me suis ramassé une balle deux semaines après ton départ tellement j’étais à terre. Brandon est mort à cause de ça en essayant de me mettre à couvert, il est mort juste parce que j’étais incapable de penser à autre chose qu’à toi. » Rien est dit tendrement, mon ton est brutale, cinglant. « Puis j’ai été remercié, parce que j’étais incapable de reprendre du service. Oh et bien sûr, j’ai fini ma gueule ici, en tant que simple agent de sécurité. Mais bien sûr, t’as raison, ma vie semble tellement joyeuse ! Espèce d’abruti ! »

Mes derniers mots sont crachés brusquement, violemment. La mort de Brandon me revient, ma gorge se nue, mais les larmes ne coulent pas. Non, je ne pleure que rarement, voir jamais…deux fois depuis des années. Bref, je secoue la tête. « Va te faire foutre Ayrton. » Sans un mot de plus, je tourne les talons et siffle après le chien pour m’éloigner de cet homme qui n’a jamais cessé d’exister à mes yeux et qui, encore une fois, provoque tant de douleurs.

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Ayrton MurphyLa jeunesse dorée et éclatante
Ayrton Murphy
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Sujet: Re: Broken heart, punctured heart - Ayrton [terminé] ( le Mer 15 Mai 2019 - 21:42 )


Sa remarque lui arrachait un rictus, c'était certainement la blague de l'année. Il était déjà désagréable et vu le ton qu'il employait, ça ne pouvait pas être pire que ça ne l'était déjà. Il écarquilla les yeux, surpris de recevoir ce genre de phrases comme une gifle en plein visage. Lui aussi avait ses torts, il le savait très bien, il n'aurait peut être pas dû partir comme il l'avait fait. Mais quelque chose s'était brisé ce jour là, il ne pouvait pas l'expliquer, il avait senti son cœur faillir, il n'avait pas pu cacher sa déception face à son refus. Ayrton avait vraiment tout imaginé, il avait vu son futur, leur maison, leur chien, leur enfants, et puis tout s'était effondré d'un seul coup sans qu'il ne comprenne pourquoi. Il avait pesé le pour et le contre, et à son sens, c'était le bon moment au bout de trois ans d'amour, mais Sirius n'avait rien voulu savoir, pour lui le sujet était clos et il ne l'épouserait pas. Ayrton s'était efforcé de ne pas pleurer, il avait donné des tas de coups de poings dans le mur, insulté tout ce qu'il y avait sur son passage, tout simplement pour un homme qui ne partageait pas les mêmes sentiments.

- Alors si tu m'aimais comme tu le prétends, tu ne penses pas que j'aurais aimé le savoir ? T'as jamais rien dit, tu gardes toujours tout pour toi, sauf que je ne suis pas et je ne serais probablement jamais devin. Ça nous aurait épargné bien des galères si t'avais pour une fois ouvert ta bouche pour me montrer qu'entre nous, c'était du concret et non pas juste un divertissement.

Parce qu'il le voyait comme ça Ayrton, il avait été son jouet pendant des années et il avait refusé de se marier par manque d'amour tout simplement. Il avait choisit de partir, non pas dans le but de lui faire du mal, mais de s'épargner une souffrance qu'il ne parvenait pas à gérer. Et le voir trop souvent l'aurait certainement détruit pour toujours, alors il était pour lui hors de question de rester là à sécher ses larmes chaque matin, à faire semblant face à lui, à être quelqu'un qu'il ne serait jamais. Il avait fait ce choix non pas seulement pour lui même, mais aussi pour Sirius, pour qu'il ne culpabilise pas d'avoir blessé un gamin bien trop fragile et de se sentir obligé de rester poli et digne face à lui. Finalement, ce n'était pas si égoïste que ça, même si les apparences disaient clairement le contraire. Les mains de Sirius vinrent à sortir de ses poches et rapidement, Ayrton fit un pas en arrière. Il voyait la haine dans ses yeux, la colère, et ses poings serrés ne faisaient qu'encourager ses paroles et son envie de le frapper sûrement. Seulement, il n'avait aucunement envie qu'ils en viennent aux mains, parce que ce n'était pas la solution, et que de toute façon, il n'y en avait pas, parce qu'au fond, il n'y avait pas de réel problème, juste des choix contradictoires. Ses paroles se faisaient de plus en plus blessantes, et Ayrton voyait clairement les regards sur eux parce qu'ils parlaient plus fort qu'ils ne l'auraient voulu, alors dans un ultime espoir, il décida de baisser le ton, histoire de ne pas envenimer les choses.

- J'avais juste besoin d'être rassuré, mais je crois que tu ne l'as pas compris ça. Et si tu m'avais demandé de rester, je pense que je l'aurais fait, avec une vraie explication. Mais t'as décidé de rester là, à me regarder comme un con, sans dire un mot, et j'ai paniqué. Tu voulais que je fasse quoi d'autre ? C'était clairement un échec alors que j'avais fait en sorte de faire ça de façon rassurante.

Et là c'est le drame, ses paroles mirent un coup dans la tronche sans même pouvoir y faire quoi que ce soit. Ayrton ressentit de la culpabilité, parce qu'il n'avait pas été là pour le protéger, pour s'occuper de lui, pour le soutenir dans ce moment difficile. Et il se sentait tellement coupable d'être responsable de ça, tout ça à cause d'une rupture. Mais au fond, il ne savait pas comment prendre les choses, il se sentait mal à l'aise, coupable de ce qu'il avait pu traverser, mais si Sirius s'était exprimé, ils n'en seraient pas arrivé là, ni l'un ni l'autre. Il lui balança de violentes paroles au visage et d'un seul coup, il tourna les talons sans ajouter un mot de plus. Ayrton resta planté là pendant presque une minute, le temps de voir Sirius s'éloigner, partir une nouvelle fois loin de lui. Mais même avec tous les efforts du monde, ils ne pouvaient pas recoller les morceaux, parce qu'ils avaient tous deux brisés quelque chose. Il se résonna néanmoins et se décida à lui courir après sans aucune idée de ce qu'il allait pouvoir lui dire. Il était désolé de ce qui avait pu arriver à Sirius, et pour cette fois il était prêt à mettre sa colère de côté, même si son cœur ne le désirait pas. Il lui attrapa donc violemment le bras sans faire exprès, puis le força à se retourner pour lui faire face.

- Attends.

Il inspira profondément en fermant les yeux puis il les rouvrit pour les planter dans ceux de son ex compagnon.

- J'suis désolé pour tout. Sincèrement.


Il devait mettre sa fierté de côté, au moins le temps de s'excuser pour ça, Brandon était un chic type et il savait à quel point Sirius l'appréciait. Encore une fois, ça lui faisait de la peine, mais il ravalait ses larmes pour ne pas paraître faible, même si rien que ses mots et son ton étaient un signe de faiblesse pour lui. Le fait de penser que Sirius avait été gravement blessé l'enfonçait un peu plus dans sa peine, parce qu'il était résistant d'ordinaire, c'est comme ça que Ayrton le voyait, il était le roc de leur couple, et lui, il était le petit garçon qu'il s'amusait à protéger. Les mots ne voulaient plus sortir, il l'avait retenu mais il ne savait pas pour quelles raisons car plus rien ne venait, il n'avait aucune idée de ce qu'il fallait dire dans ce genre de situations, parce que Sirius avait peut être souffert, il avait perdu son boulot, mais Ayrton ne se la coulait pas douce non plus, mais ça, il se tannait bien de le garder pour lui, parce qu'il n'avait pas du tout envie d'exposer sa vie et sa peine.

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Sirius Blaise10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Broken heart, punctured heart - Ayrton [terminé] ( le Mer 15 Mai 2019 - 22:19 )


Broken heart, punctured heart

Je savais qu’un jour, mon manque de communication allait me faire perdre la partie. Cette fois-ci, elle m’avait fait perdre l’homme que j’aimais. Depuis le viol, je m’étais renfermé sur moi-même. Ayrton est arrivé au bon moment, au moment où je me détendais, où j’avançais, je revivais à ses côtés. Je me souviens de ces mois passés à ses côtés, frissonnant sous ses caresses, mais refusant de coucher avec lui. La panique m’avait souvent submergée, jusqu’à ce que je me sente assez en confiance pour passer l’étape. J’étais une poupée brisée, et lui, inconsciemment, il m’avait réparé. Je n’en avais jamais parlé, je gardais le silence quand je me dégageais de notre étreinte pour abandonner, m’éloigner vers la fenêtre les muscles crispés. J’essayais de faire des efforts, de lui donner ce qu’il désirait. Le pire, c’est que j’avais autant envie de lui que lui de moi, mais je faisais un blocage qui s’est finalement éteint dans ses bras. Une nuit, je me souviens l’avoir réveillé avec de multiples baisés. Il était tard, il dormait depuis longtemps et moi, je m’étais réveillé sans grandes raisons. Mais cette nuit-là, j’avais besoin de ses bras, de ses soupires et malgré l’heure tardive, les draps se sont froissés sans raisons. J’avais juste fini d’avoir peur.

Mais tout ça, je ne l’avais jamais dit…parce que parler de mon passé est impossible. Durant des années j suis resté silencieux, je n’ai pas dit un mot. Puis mon cousin est venu me chercher, m’a dégagé de mes emmerdes et mon service militaire m’a aidé à survivre, mais Ayrton, lui, m’a aidé à revivre. Peut-être que j’aurais dû un jour aborder le sujet ? Peut-être que j’aurais dû davantage lui dire que je l’aimais ? Je ne l’avais pas dit assez, ça je le sais, j’en suis parfaitement conscience. Il avait besoin d’être rassuré et moi, j’ai juste fermé ma gueule et compté sur mes actes plutôt que sur ls mots. Imbécile que je suis. Un divertissement ? Ses mots me prennent brusquement aux tripes, je sens ma gorge se nouer. Il pensait vraiment ce qu’il venait de dire ? Pensait-il vraiment qu’il n’était qu’un simple divertissement ? Je ne pense pas qu’il réalise que ma seule relation a été avec lui, la seule et l’unique. Il a été mon compagnon pendant trois ans, avant lui il n’y avait personne, après lui, il n’y a eu personne. Un divertissement…ça fini de m’achever.

« T’avais rien d’un divertissement, t’aurais dû le comprendre depuis longtemps. Tu ne m’as jamais vu avec un ou même une autre, t’étais le seul, tu l’as toujours été. Je pensais être assez clair à ce sujet assez…démonstratif, mais apparemment, ce n’était pas assez. » Dis-je simplement, brusquement découragé, plus blessé que jamais par ses paroles. Parce que là, je ne sais pas comment faire, comment réagir. Je pensais qu’il savait que je l’aimais, je pensais qu’il voyait à quel point je ne jurais que par lui. Nous avions beau être entourés de beaux militaires, pas tous hétérosexuels, je n’avais jamais offert de caresses qu’à lui. Où aies-je foiré ? Quand a-t-il commencé à croire qu’il n’était rien à mes yeux ? Mais la colère, elle vient se faufiler, se mélange à la douleur et je fini par me barrer et tourner les talons. Je ne peux pas en supporter davantage, pas maintenant, pas pur l’instant. Une minute s’écoule avant qu’une main s’empare de mon bras et m’oblige à me retourner. Mes iris se plantent dans les siennes, je dégage brusquement mon bras alors que sa peau échauffe les souvenirs de nos caresses, de nos frissons. Il est désolé…

Je devrais lui dire que moi aussi, mais l’espace d’une seconde, je me sens trop pitoyable pour dire quoi que ce soit, allant même jusqu’à détourner les yeux des siens. Finalement, je dis d’une voix automatique, programmée. « Et moi je suis désolé de ne pas avoir été assez…bien pour toi, apparemment. » Murmure pour moi-même plus que pour lui, alors que mes iris reviennent vers les siennes, sans vie. « Je t’aimais. » Un sourire amer glisse sur mes lèvres, ma voix est rocailleuse, ma gorge nouée par ces émotions cruelles. « Je t’aimais tellement Ayrton, je n’avais juste pas…le don de te le montrer apparemment. T’étais le premier, t’as été le dernier. T’étais pas un divertissement, t’étais l’homme que j’aimais. C’est trop tard pour dire ça, j’en suis conscient, mais ne t’endors pas ce soir avec cette idée, parce qu’elle est fausse. » Dis-je toujours d’une voix automatique, comme si toutes les émotions avaient filé. « Et dans un sens, je pense que je t’aimerais toute ma vie, aussi con que ça puisse être…Mais apparemment, je n’étais pas fait pour toi. »

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Sujet: Re: Broken heart, punctured heart - Ayrton [terminé] ( le Mer 15 Mai 2019 - 22:46 )


Ayrton n'avait jamais demandé le pourquoi du comment il était devenu comme ça Sirius, son passé lui appartenait et il ne désirait pas le partager avec lui. Le jeune homme l'avait compris, il n'avait pas à connaitre ce qui lui faisait tant de mal avant même qu'ils se rencontrent, il était conscient qu'il avait des secrets et au fond, il espérait être la personne à qui il les dirait, parce qu'il lui ferait suffisamment confiance. Mais il ne l'avait pas fait, et Ayrton ne lui en voulait pas le moins du monde, lui avait eu une enfance relativement normale, tout comme son adolescence, sa vie s'était déroulée comme il l'avait programmé étant plus jeune alors il comprenait que Sirius veuille garder pour lui ses souffrances, ses peines, et ses joies. Il avait toujours su qu'il l'avait sauvé, parce qu'il l'avait repéré de loin, il l'avait longuement observé avant d'être en couple avec lui, et dans ses yeux il avait vu la tristesse et la colère. Et aujourd'hui il y voyait la haine, parce que Ayrton avait laissé sa délicatesse au placard, il n'avait plus la force de peser ses mots et il était en train de l'achever, même si Sirius s'efforçait de garder la face, il le connaissait un minimum pour savoir qu'il était parvenu à le blesser. Cette pensée lui faisait mal à lui aussi, parce que jamais il n'avait songé un seul instant à lui dire quelque chose d'aussi méchant, mais il cherchait à comprendre, à provoquer quelque chose en lui qui, peut être lui donnerait une explication sur son refus.

- T'étais démonstratif, je n'ai jamais dit le contraire, mais souvent les actes ne suffisent pas Sirius, j'avais besoin de mots, de l'entendre de ta bouche, et ce refus a été une gifle pour moi, comme si on m'arrachait une partie de moi. Alors oui, je ne t'ai jamais vu avec quelqu'un d'autre peut être, mais ça ne change rien au fait que tu m'as blessé autant que j'ai pu le faire avec toi.

Sirius avait toujours été respectueux, jamais il n'avait posé un regard sur d'autres hommes ou femmes, en tout cas, jamais en sa présence. Et Ayrton en faisait de même, depuis le premier jour où il l'avait vu, il n'avait eu d'yeux que pour lui, parce qu'avant lui il n'y avait jamais eu personne. Les femmes le dégouttaient et les hommes n'avaient pas assez de jugeote pour comprendre ce qu'il ressentait ou non. Il ne vivait que par lui, et que pour lui également. L'idée de se foutre en l'air lui avait même traversé l'esprit ces derniers mois, il se sentait vide, désemparé, incapable de rien, et son accident était tout aussi lié à cela, parce qu'il n'avait pas été assez vigilant, parce que ses pensées n'étaient que pour Sirius, parce que sa peine avait remplit son cœur. Et lorsqu'il se dégagea de l'emprise de la main de Ayrton, ça le blessa une fois de plus tant de haine envers lui, il pensait avoir dit les mots magiques, mais ça n'était pas suffisant, pas assez pour réparer le carnage qu'ils avaient pu causer. Ayrton recula donc d'un pas pour lui laisser un peu d'espace, même si ce n'était pas la seule raison. Il voulait garder une distance de sécurité car la colère l'avait complètement envahit et il avait peur que Sirius puisse envisager de lever la main sur lui. Et ça, il le craignait plus que tout, il avait cette crainte d'avoir tellement tout brisé qu'il pourrait le cogner pour se sentir mieux, et ainsi, mettre un point final à leur relation.

- Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit.

Bien sur qu'il avait été assez bien, il avait même été parfait, c'était même pour cette raison qu'il voulait l'épouser et clamer son amour pour lui au monde entier. Sirius était sa plus grande fierté, et même s'il n'en avait pas parlé à ses parents, plus par crainte de devoir le présenter à son militaire de père, il l'aimait bien plus que de raison, et ça l'avait poussé à commettre l'erreur ultime de vouloir concrétiser les choses.

- Mais pourquoi ne pas l'avoir dit ? Je t'ai laissé le temps, aussi court soit-il, de me donner une explication. Et t'es resté planté là, sans rien dire, juste un bref "non"...

Et ça c'était la balle qu'il s'était prise dans le cœur. Ça lui avait sans doute fait la même douleur, mais elle n'était pas physique ni visible, juste à l'intérieur de lui, comme si on lui avait tiré à bout pourtant. Et elle était restée en place, encore aujourd'hui, un morceau de Sirius l'accompagnait chaque jour et animait ses jours et ses nuits.

- Comment tu peux savoir si t'étais fait pour moi ou non ? En trois ans, je t'ai toujours dit à quel point je t'aimais, tu penses vraiment que j'aurais perdu mon temps avec toi si tu n'étais pas fait pour moi ? Et juste pour clarifier les choses, ça faisait des mois que je préparais cette demande en mariage, j'ai réfléchis à la façon de te le dire parce que je ne voulais pas te brusquer, j'ai pesé le pour et le contre, et tu veux savoir ce qu'il y avait dans ma colonne "contre" ? J'avais écris noir sur blanc, "il va dire non". Et ça n'a pas loupé, et bordel, j'aurais tellement préféré me tromper, parce que si ça n'avait tenu qu'à moi, je t'aurais épousé dans la minute parce que je t'aime.

Ayrton écarquilla les yeux puis, une nouvelle fois, il recula d'un pas. Il s'était peut être un peu trop emballé et là, il avait vidé son sac, au présent, les mots avaient été prononcés pour l'heure actuel, pour ses sentiments du présent et non pas du passé comme il le faisait depuis le début de cette hasardeuse rencontre. Il plaqua la main devant sa bouche, puis, machinalement, il baissa la tête. Il espérait sincèrement qu'il n'avait pas entendu ce qu'il venait de dire, bien trop occupé à penser à autre chose.

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