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- (Valianca) dessine moi un mouton -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Bianca LampedusaToujours frais après un litre de café
Bianca Lampedusa
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Métier : Bianca est avant tout une artiste. Elle est peintre mais ses oeuvres sont souvent trop édulcorées donc elle est restauratrice d'oeuvres d'art au musée de Naples et en parallèle elle écrit un livre illustré sur les créatures légendaires.
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Sujet: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Jeu 16 Mai 2019 - 6:06 )
Dessine-moi un mouton
“ VALENTINO & BIANCA ”


« Et sinon est-ce que ça vous fait du bien ? » Je faisais les cent pas dans la pièce. Comme nous l’avions discuté la veille avec Orfeo, j’avais décidé de mettre des vêtements normaux pour la soirée. Je ne voulais pas m’y rendre. Je n’en voyais pas l’intérêt. « Bianca, m’interpella-t-il, avez-vous déjà parlé à quelqu’un ? » Je me tournai vers lui, projetant quelques paillettes contenues dans mes cheveux au passage. Je secouai négativement la tête. « Alors votre mission de ce soir sera de discuter avec quelqu’un. » Je ne comprenais pas trop de quoi. Parce que je savais que je n’étais pas trop intéressante. Je ne parlais que de créatures légendaires, de mon chat ou de mon chien. Le reste était superflu. Surtout pas de l’ombre, je ne voulais pas discuter de l’ombre. J’en vins à me pincer la lèvre avant d’accepter. Il ne me lâcherait pas avec ça. Je me rendis donc au lieu où se déroulait les jeux. Des jeux pour les personnes atteintes d’autisme. Je me contentai de rester dans mon coin et de dessiner. Je dessinai de tout, de rien. des créatures en regardant les gens qui essayaient de gagner une quelconque partie. J’arrivai toujours la première et je repartais toujours la dernière. On me voyait peu, on ne me remarquait pas. Je ne voulais pas qu’on me voit. J’avais donc mis une robe que j’avais emprunté. Bleu, car j’aimais le bleu. Satanas au fond de mon sac, Diabolo en laisse. Mes crayons étaient dans une boite sous le chat alors que mon calepin déjà presque noirci complètement. Je décidai de prendre place sur mon rebord de fenêtre avant de voir les gens arriver à leur tour et de commencer à gribouiller. Il y en avait un qui me donnait du fil à retordre. Je n’arrivai pas à mettre une créature sur sa tête. Je dirigeai mon regard vers l’homme. Grand, mince, bonne posture bien qu’un peu rigide, cheveux en bataille qui témoignaient une grande nervosité. Je commençai à dessiner les contours de ce qu’il me venait en tête avant d’arracher la feuille et de la chiffonner. Puis en poussant un soupir et trainant mes animaux derrière moi je vins m’asseoir à sa table. « Je n’arrive pas à vous dessiner, commençai-je de ma voix fluette. » Je dardai mon regard sur le sien avant de pencher la tête sur le côté. « Bonjour au fait. » Je mis mes pieds en tailleur avant de sortir Satanas du sac qui s’installa sur mes genoux. « J’ai dessiné tout le monde mais vous je n’y arrive pas. » Bizarre que tu es, Bianca. Ça ne marche pas comme ça les conventions. Mes mains pleines de fusain, je pourrais lui tendre mais je me contentai de les poser sur la table. Pas de contact. On ne me touche pas. « Je m’appelle Bianca. On m’a dit que je devais parler à quelqu’un et donc je parle à quelqu’un. » Je passais une main dans mes cheveux pour fuir son regard un instant. Personne ici ne sentait le tabac, ni l’alcool. Tout était aseptisé comme dans un hopital. Les gens avaient des manières mais chacun à sa manière. Je posai mon regard sur la table où trônait le jeu avant de reprendre mon calepin. « Je ne joue pas. Je suis juste venue me faire des amis bien que je vois pas trop l’intérêt d’en avoir. » Une caresse pour mon chat, j’attendis que l’inconnu ouvre la bouche afin de déterminer comment je pourrais le dessiner. A la place, mes mains commencèrent à tracer les contours de son visage sans aucune féérie rien. mais ce n’était pas moi. Et ce n’était pas lui non plus. qu’un banal autoportrait.



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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Sam 18 Mai 2019 - 2:32 )
Vendredi est probablement ma journée préférée. Il semblerait que ça soit le cas avec plusieurs autres personnes – mais dans mon cas, ce n’est pas parce que c’est la journée qui amorce la fin de semaine. Non. De toute façon, je travaille le samedi. C’est une décision que j’ai prise quand j’ai décidé d’ouvrir ma propre clinique vétérinaire. En étant ouvert pendant une partie de la fin de semaine, je pouvais me permettre de venir en aide à un plus grand nombre de patients – qu’ils soient à quatre pattes ou avec deux ailes. Et puis, je n’étais pas nécessairement certain que je comprenais pourquoi prendre un boulot qui nous faisait attendre impatiemment la fin de semaine, les congés et les vacances. Certes, je profitais très bien de tous mes dimanches (pour aller voir mon père – pas d’église dans mon cas).

Les vendredis ont de spécial qu’ils sont les journées de rencontre du groupe de jeux tenu par la société ANGSA régional. Je n’en manque jamais un même depuis qu’ils ont été lancés… Enfin, il est possible que j’en ai manqué quelqu’un si j’ai été malade. Mais je ne dois pas en avoir rater plusieurs. Même si c’est relativement loin du quartier dans lequel j’habite et que ça veut dire que je le fais à vélo quand il fait beau ou que je prend les transports en commun pour m’y rendre quand ce n’est pas le cas.

Je suis parmi les premiers à arriver – et pourtant beaucoup des participants habituels du groupe eux aussi sont ponctuels. Peut-être anormalement ponctuel pour des gens de l’extérieur. Mais ce n’est pas le cas ici. Vous voyez, quand on met un groupe entier de gens différents ensemble… et bien ça fait en sorte que la norme est différente. Personne ici ne roule les yeux ou ne s’indigne si certaines des politesses « de base » dont je ne comprend pas toujours l’utilité sont omises. Personne n’ira allumer les néons ou mettre de la musique forte. Et pour moi, c’est rafraichissant. Rafraîchissant parce que je savais que je n’avais pas à cacher mes excentricités. Comme tous les membres.

J’avais pris un des jeux et j’étais allé m’installer à une table avec deux autres membres du groupe : Elisa et Claudio. Nous avions bien entamé la partie de Pandémie en commençant par déchiffrer les règles du jeu – parce que oui, jouer à des jeux ! Mais en respectant scrupuleusement les règles. Il ne fallait pas abuser. Nous étions donc en pleine partie lorsqu’une femme vient m’interpeler me faisant relevé les yeux de ma plaque de jeu.

Me dessiner ? Pourquoi ? Ce n’était pas un cours de dessin après tout. À ma connaissance, l’association de sensibilisation n’en organisait pas. Et de toute façon il suffisait de regarder ma calligraphie (AFFREUSE) pour savoir que je n’aurais simplement pas assez de talent pour faire quelque chose de potable dans ce domaine. J’avais une vraie écriture de docteur. Mon attention fut aussitôt attiré par la boule de poil qu’elle tira de son sac et qui se laissa complètement faire. Un nom de mis sur la petite tornade qui venait de prendre place et qui m’affirma qu’elle ne voulait pas jouer mais qu’elle voulait simplement se faire des amis – sans savoir la pertinence d’en avoir. Elle m’arracha alors un petit éclat de rire.

Pour moi, c’était un peu différent. J’avais de la difficulté à m’en faire des amis… et à les conserver sur le long terme. Que je veuille ou pas, ils n’étaient pas facile à comprendre les gens normaux. Je ne tendis pas non plus la main en répondant presque machinalement alors que son fusain recommençait à parcourir la feuille. « Pourtant, tu es en train de dessiner en ce moment… et ça me ressemble. » commençais-je par dire d’un ton légèrement dubitatif. « Valentino. Personne ne m’a dit que je devais parler à des gens ici.. Mais tu vas voir, pas mal tous les membres sont bien… même si c’est difficile de se faire des amis… Comment s’appelle ton chat ? » dis-je.
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Bianca LampedusaToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Lun 20 Mai 2019 - 13:10 )
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Je n’aime pas me socialiser. A vrai dire, je pense que c’est parce que les gens se plaignent trop et me parlent trop d’eux. Je ne suis pas propice aux rencontres, ni même à vivre la grande histoire d’amour que j’attends depuis des lustres. Alors, lors des soirées jeux pour les autistes, je me contente de rester dans mon coin avec mes animaux pour écouter ma musique et dessiner. j’avais à peu près réussi à coller tout le monde à une créature légendaire que l’un d’entre eux me posait problème. Je l’avais observé -en tant qu’artiste- pour voir qu’il était très grand, très fin. Avec des traits assez harmonieux et des cheveux en désordre. J’avais l’envie de passer ma main dedans mais au vue de mes observations, il était autiste. Et comme me l’a dit Orfeo : on touche avec ses yeux. Car je suis comme une enfant. j’ai besoin de toucher tout ce qui bouge, de caresser tous les chiens, les chats, les cochons d’inde et les perruches. Est-ce que vous savez à quel point c’est difficile de caresser une perruche sans y laisser son auriculaire ? Non ? Bah, je peux vous le dire : c’est difficile. Je soupire avant de me trainer jusqu’à eux et d’ouvrir ma boite à camemberts. On m’a pourtant dit de ne pas déranger les autistes mais ce n’est pas de faute. 1, je n’arrive pas à le dessiner. 2. Il est beau et il n’y a pas de 3. On s’arrête là. Point, merci beaucoup. Je sors donc Satanas que je colle sur mes genoux et qui ne bouge pas. Ce chat n’aime que moi de toute manière. Diabolo se colle sous la chaise et passe inaperçu. Monsieur le bel autiste se met à me répondre. Je ne saurai vous le décrire mais je crois que mon cerveau est entré en mort cérébrale sur le coup. « Vous avez une jolie voix, me contentai-je dire. » Mais ce qu’il me racontait ? Aucune idée. Ah, mon dessin ! « Nan c’est moche. » Je me rends compte sur le coup que je peux soit : lui avoir dit que mon dessin était laid -ce qui est le cas- soit que lui était moche -wrong-. Je pousse un soupir pour fouiller dans mon sac au grand déplaisir de Satanas et sortir le dessin que j’ai fait de mon chat. Une montagne en avant et lui en amont, plus gros, tel un dieu avec des paillettes autour -pour les étoiles- et des moustaches en relief. « Je ne dis pas que vous êtes moche. Juste que ça manque de fantaisie. » Je n’aime pas parler. Suis-je forcée de le faire ? Je relève la tête pour regarder le dessus de mon crâne. Oui, on m’a dit que les autistes ne nous regardaient réellement jamais. « Comme les chocolats ? Ah non, ce sont des Raffaello. Les gens ne n’aiment pas. Et puis concernant les amis... » Je hausse les épaules avant de continuer à dessiner les contours de son visage sans réellement m’en rendre compte. Si je plongeai dans mon monde, il pourrait me raconter sa vie que je ne capterai rien. « Satanas. Et lui, en dessous, c’est Diabolo. Ce sont les méchants dans les fous du volant. Gare à vos mains, il n’aime que moi. En même temps, ce sont mes seuls amis. » Je changeai de crayons pour faire les reflets de ses cheveux, encore distraite une fois de plus. Faire la conversation, je ne sais pas. Et puis, je n’en ai aucune envie. Alors à la place, je lui souris. De mon plus beau et plus lumineux sourire. Car un sourire vaut mieux que mille mots. Et punaise, je devais déjà lutter contre cette envie de recoiffer son épis alors il ne faut pas m’en demander trop non plus.



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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le )
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