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- (Valianca) dessine moi un mouton -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Bianca LampedusaToujours frais après un litre de café
Bianca Lampedusa
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Sujet: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Jeu 16 Mai 2019 - 6:06 )
Dessine-moi un mouton
“ VALENTINO & BIANCA ”


« Et sinon est-ce que ça vous fait du bien ? » Je faisais les cent pas dans la pièce. Comme nous l’avions discuté la veille avec Orfeo, j’avais décidé de mettre des vêtements normaux pour la soirée. Je ne voulais pas m’y rendre. Je n’en voyais pas l’intérêt. « Bianca, m’interpella-t-il, avez-vous déjà parlé à quelqu’un ? » Je me tournai vers lui, projetant quelques paillettes contenues dans mes cheveux au passage. Je secouai négativement la tête. « Alors votre mission de ce soir sera de discuter avec quelqu’un. » Je ne comprenais pas trop de quoi. Parce que je savais que je n’étais pas trop intéressante. Je ne parlais que de créatures légendaires, de mon chat ou de mon chien. Le reste était superflu. Surtout pas de l’ombre, je ne voulais pas discuter de l’ombre. J’en vins à me pincer la lèvre avant d’accepter. Il ne me lâcherait pas avec ça. Je me rendis donc au lieu où se déroulait les jeux. Des jeux pour les personnes atteintes d’autisme. Je me contentai de rester dans mon coin et de dessiner. Je dessinai de tout, de rien. des créatures en regardant les gens qui essayaient de gagner une quelconque partie. J’arrivai toujours la première et je repartais toujours la dernière. On me voyait peu, on ne me remarquait pas. Je ne voulais pas qu’on me voit. J’avais donc mis une robe que j’avais emprunté. Bleu, car j’aimais le bleu. Satanas au fond de mon sac, Diabolo en laisse. Mes crayons étaient dans une boite sous le chat alors que mon calepin déjà presque noirci complètement. Je décidai de prendre place sur mon rebord de fenêtre avant de voir les gens arriver à leur tour et de commencer à gribouiller. Il y en avait un qui me donnait du fil à retordre. Je n’arrivai pas à mettre une créature sur sa tête. Je dirigeai mon regard vers l’homme. Grand, mince, bonne posture bien qu’un peu rigide, cheveux en bataille qui témoignaient une grande nervosité. Je commençai à dessiner les contours de ce qu’il me venait en tête avant d’arracher la feuille et de la chiffonner. Puis en poussant un soupir et trainant mes animaux derrière moi je vins m’asseoir à sa table. « Je n’arrive pas à vous dessiner, commençai-je de ma voix fluette. » Je dardai mon regard sur le sien avant de pencher la tête sur le côté. « Bonjour au fait. » Je mis mes pieds en tailleur avant de sortir Satanas du sac qui s’installa sur mes genoux. « J’ai dessiné tout le monde mais vous je n’y arrive pas. » Bizarre que tu es, Bianca. Ça ne marche pas comme ça les conventions. Mes mains pleines de fusain, je pourrais lui tendre mais je me contentai de les poser sur la table. Pas de contact. On ne me touche pas. « Je m’appelle Bianca. On m’a dit que je devais parler à quelqu’un et donc je parle à quelqu’un. » Je passais une main dans mes cheveux pour fuir son regard un instant. Personne ici ne sentait le tabac, ni l’alcool. Tout était aseptisé comme dans un hopital. Les gens avaient des manières mais chacun à sa manière. Je posai mon regard sur la table où trônait le jeu avant de reprendre mon calepin. « Je ne joue pas. Je suis juste venue me faire des amis bien que je vois pas trop l’intérêt d’en avoir. » Une caresse pour mon chat, j’attendis que l’inconnu ouvre la bouche afin de déterminer comment je pourrais le dessiner. A la place, mes mains commencèrent à tracer les contours de son visage sans aucune féérie rien. mais ce n’était pas moi. Et ce n’était pas lui non plus. qu’un banal autoportrait.



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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Sam 18 Mai 2019 - 2:32 )
Vendredi est probablement ma journée préférée. Il semblerait que ça soit le cas avec plusieurs autres personnes – mais dans mon cas, ce n’est pas parce que c’est la journée qui amorce la fin de semaine. Non. De toute façon, je travaille le samedi. C’est une décision que j’ai prise quand j’ai décidé d’ouvrir ma propre clinique vétérinaire. En étant ouvert pendant une partie de la fin de semaine, je pouvais me permettre de venir en aide à un plus grand nombre de patients – qu’ils soient à quatre pattes ou avec deux ailes. Et puis, je n’étais pas nécessairement certain que je comprenais pourquoi prendre un boulot qui nous faisait attendre impatiemment la fin de semaine, les congés et les vacances. Certes, je profitais très bien de tous mes dimanches (pour aller voir mon père – pas d’église dans mon cas).

Les vendredis ont de spécial qu’ils sont les journées de rencontre du groupe de jeux tenu par la société ANGSA régional. Je n’en manque jamais un même depuis qu’ils ont été lancés… Enfin, il est possible que j’en ai manqué quelqu’un si j’ai été malade. Mais je ne dois pas en avoir rater plusieurs. Même si c’est relativement loin du quartier dans lequel j’habite et que ça veut dire que je le fais à vélo quand il fait beau ou que je prend les transports en commun pour m’y rendre quand ce n’est pas le cas.

Je suis parmi les premiers à arriver – et pourtant beaucoup des participants habituels du groupe eux aussi sont ponctuels. Peut-être anormalement ponctuel pour des gens de l’extérieur. Mais ce n’est pas le cas ici. Vous voyez, quand on met un groupe entier de gens différents ensemble… et bien ça fait en sorte que la norme est différente. Personne ici ne roule les yeux ou ne s’indigne si certaines des politesses « de base » dont je ne comprend pas toujours l’utilité sont omises. Personne n’ira allumer les néons ou mettre de la musique forte. Et pour moi, c’est rafraichissant. Rafraîchissant parce que je savais que je n’avais pas à cacher mes excentricités. Comme tous les membres.

J’avais pris un des jeux et j’étais allé m’installer à une table avec deux autres membres du groupe : Elisa et Claudio. Nous avions bien entamé la partie de Pandémie en commençant par déchiffrer les règles du jeu – parce que oui, jouer à des jeux ! Mais en respectant scrupuleusement les règles. Il ne fallait pas abuser. Nous étions donc en pleine partie lorsqu’une femme vient m’interpeler me faisant relevé les yeux de ma plaque de jeu.

Me dessiner ? Pourquoi ? Ce n’était pas un cours de dessin après tout. À ma connaissance, l’association de sensibilisation n’en organisait pas. Et de toute façon il suffisait de regarder ma calligraphie (AFFREUSE) pour savoir que je n’aurais simplement pas assez de talent pour faire quelque chose de potable dans ce domaine. J’avais une vraie écriture de docteur. Mon attention fut aussitôt attiré par la boule de poil qu’elle tira de son sac et qui se laissa complètement faire. Un nom de mis sur la petite tornade qui venait de prendre place et qui m’affirma qu’elle ne voulait pas jouer mais qu’elle voulait simplement se faire des amis – sans savoir la pertinence d’en avoir. Elle m’arracha alors un petit éclat de rire.

Pour moi, c’était un peu différent. J’avais de la difficulté à m’en faire des amis… et à les conserver sur le long terme. Que je veuille ou pas, ils n’étaient pas facile à comprendre les gens normaux. Je ne tendis pas non plus la main en répondant presque machinalement alors que son fusain recommençait à parcourir la feuille. « Pourtant, tu es en train de dessiner en ce moment… et ça me ressemble. » commençais-je par dire d’un ton légèrement dubitatif. « Valentino. Personne ne m’a dit que je devais parler à des gens ici.. Mais tu vas voir, pas mal tous les membres sont bien… même si c’est difficile de se faire des amis… Comment s’appelle ton chat ? » dis-je.



 
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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Lun 20 Mai 2019 - 13:10 )
Dessine-moi un mouton
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Je n’aime pas me socialiser. A vrai dire, je pense que c’est parce que les gens se plaignent trop et me parlent trop d’eux. Je ne suis pas propice aux rencontres, ni même à vivre la grande histoire d’amour que j’attends depuis des lustres. Alors, lors des soirées jeux pour les autistes, je me contente de rester dans mon coin avec mes animaux pour écouter ma musique et dessiner. j’avais à peu près réussi à coller tout le monde à une créature légendaire que l’un d’entre eux me posait problème. Je l’avais observé -en tant qu’artiste- pour voir qu’il était très grand, très fin. Avec des traits assez harmonieux et des cheveux en désordre. J’avais l’envie de passer ma main dedans mais au vue de mes observations, il était autiste. Et comme me l’a dit Orfeo : on touche avec ses yeux. Car je suis comme une enfant. j’ai besoin de toucher tout ce qui bouge, de caresser tous les chiens, les chats, les cochons d’inde et les perruches. Est-ce que vous savez à quel point c’est difficile de caresser une perruche sans y laisser son auriculaire ? Non ? Bah, je peux vous le dire : c’est difficile. Je soupire avant de me trainer jusqu’à eux et d’ouvrir ma boite à camemberts. On m’a pourtant dit de ne pas déranger les autistes mais ce n’est pas de faute. 1, je n’arrive pas à le dessiner. 2. Il est beau et il n’y a pas de 3. On s’arrête là. Point, merci beaucoup. Je sors donc Satanas que je colle sur mes genoux et qui ne bouge pas. Ce chat n’aime que moi de toute manière. Diabolo se colle sous la chaise et passe inaperçu. Monsieur le bel autiste se met à me répondre. Je ne saurai vous le décrire mais je crois que mon cerveau est entré en mort cérébrale sur le coup. « Vous avez une jolie voix, me contentai-je dire. » Mais ce qu’il me racontait ? Aucune idée. Ah, mon dessin ! « Nan c’est moche. » Je me rends compte sur le coup que je peux soit : lui avoir dit que mon dessin était laid -ce qui est le cas- soit que lui était moche -wrong-. Je pousse un soupir pour fouiller dans mon sac au grand déplaisir de Satanas et sortir le dessin que j’ai fait de mon chat. Une montagne en avant et lui en amont, plus gros, tel un dieu avec des paillettes autour -pour les étoiles- et des moustaches en relief. « Je ne dis pas que vous êtes moche. Juste que ça manque de fantaisie. » Je n’aime pas parler. Suis-je forcée de le faire ? Je relève la tête pour regarder le dessus de mon crâne. Oui, on m’a dit que les autistes ne nous regardaient réellement jamais. « Comme les chocolats ? Ah non, ce sont des Raffaello. Les gens ne n’aiment pas. Et puis concernant les amis... » Je hausse les épaules avant de continuer à dessiner les contours de son visage sans réellement m’en rendre compte. Si je plongeai dans mon monde, il pourrait me raconter sa vie que je ne capterai rien. « Satanas. Et lui, en dessous, c’est Diabolo. Ce sont les méchants dans les fous du volant. Gare à vos mains, il n’aime que moi. En même temps, ce sont mes seuls amis. » Je changeai de crayons pour faire les reflets de ses cheveux, encore distraite une fois de plus. Faire la conversation, je ne sais pas. Et puis, je n’en ai aucune envie. Alors à la place, je lui souris. De mon plus beau et plus lumineux sourire. Car un sourire vaut mieux que mille mots. Et punaise, je devais déjà lutter contre cette envie de recoiffer son épis alors il ne faut pas m’en demander trop non plus.



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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Ven 24 Mai 2019 - 23:36 )
Elle est bizarre cette fille. Et que moi je le remarque, ce n’est peut-être pas très particulier. Je trouvais que la majorité des gens « neurotypiques » bizarres. Je ne suis donc pas un bon juge. Et puis, elle est bizarre mais pas comme le poissonnier chez qui je vais depuis presque quatre ans et qui s’attend – ENCORE – à ce que je lui serre la main ou que je le regarde en passant ma commande quand je vais faire les courses. Non, elle est un bizarre bien. Parce que oui, il y a des bizarres bien, des bizarres pas bien et des normaux. Mais bon, ce que je qualifie de normal n’a probablement rien de normal pour tout le restant de l’univers – parce que ma collègue de table qui avec son casque anti-bruit malgré le fait que le niveau sonore de la salle n’était pas particulièrement haut me semblait particulièrement normal si on me demandait mon humble avis – ça pouvait devenir bruyant parfois. Et puis nous avions tous notre niveau de tolérance propre que personne n’était en mesure de juger. Néanmoins, avec son chien et son chat, son fusain plein les doigts et ses crayons… elle est un bon particulier.

Je me reconcentre distraitement sur mes cartes parce que c’est à mon tour pendant qu’elle fouille distraitement dans son sac après m’avoir affirmé que j’ai une belle voix. « Curieux… elle est normal ma voix. » dans mes cours de phonétique pendant mon master, on en avait analyser des voix. Et la mienne avec ses 200 hertz étaient parfaitement dans la moyenne des hommes – il y avait plus grave et ténébreux… mais plus aigu et irritant.

Je clignais des yeux en fixant son dessin quelque peu interloqué. C’est moche… moi, j’avais compris qu’elle voulait dire le dessin. C’est sert à désigner un objet qu’il soit concret ou abstrait…ou un animal. Et je ne suis pas un objet, mais un humain. Bon l’homme est un humain mais c’est une autre histoire… C’est donc ma curiosité qui prend le dessus. « Merci… Il fallait que je comprenne que je suis moche ? Curieux… Bah, moi je trouve ça bien, votre dessin… même celui qui manque de fantaisie. » dis-je doucement.

N’empêche que dans son étrangeté, elle est difficile à suivre la blonde. Pourquoi diable est-ce qu’elle se met à me parler de chocolat ? Certes, je retiens mieux quand je lis que quand j’entends. Je n’arrive pas à trouver qu’est-ce qui est comme des chocolats. Je n’aime pas ne pas comprendre – c’est pour ça que je multiplie les diplômes. Il y a toujours d’autres choses à comprendre et les explications sont rarement satisfaisantes. « Je ne suis pas certain de comprendre pourquoi vous parlez de chocolats. » dis-je en me retournant vers elle un bref instant en quête d’une explication.

Si je suis complètement incapable de fixer ses yeux à elle, je peux par contre planté mon regard sur son chat roux… Je finis par remarquer le chien aussi. Une jolie créature sage lui aussi. Leur noms me fait sourire. Je n’aurais jamais oser nommer mes chats de noms de film. « Je pense que je n’ai jamais vu ce film. » En fait, non, je le savais. Je n’avais pas encore adopté tous les plateformes informatiques de ce monde – pas assez de documentaire dessus. J’avais un ordinateur à la maison, un bon en plus… Mais il me servait majoritairement à faire de la recherche. « Par contre, il ne me fait pas peur. Je suis vétérinaire. Et il ne peut pas possiblement être pire que certains de mes patients… » rajoutais-je doucement en tendant ma main vers le chat maintenant déposé sur la table et non plus plus sur ses jambes. Je présentais le bout de mes doigts sur le dessus de la petite boule de poil pour lui laisser les sentir. J’avais bien traiter des gros félins, le tigre qui avait été malade au Zoo… Alors… Tout chat en bas de vingt kilos ne m’effrayaient pas. Je continuais doucement. « J’ai deux chats chez moi. Tesla et Einstein. Les maîtres voulaient que je les euthanasie parce qu’ils étaient malades. Je les ai donc recueillis. Tesla est diabétique et Einstein a une hypotyroïdie et une maladie bucco-dentaire. »



 
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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Sam 25 Mai 2019 - 12:10 )
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Je n’aime pas trop me mêler aux gens. Bien entendu, j’avais de rares amis mais sinon le reste du temps, je restai dans mon monde. Déjà toute petite, je restai dans mon coin à dessiner ou alors à regarder la pluie tomber. J’ai toujours aimé la pluie. J’aimais danser en-dessous et me retrouver avec les cheveux mouillés. Seulement, ce soir, le temps était au beau fixe et je me retrouvais coincée dans une soirée jeux. Encore une fois, je n’aime pas les soirées de ce genre. Généralement, je m’en servais pour l’avancée de mon film. Je regardai donc le jeune homme avant de relever la tête. Mon regard ne croisa aucunement le sien car j’étais certes stupide, je savais que les autistes ne regardaient pas les gens dans les yeux. sans doute par le regard était le miroir de l’âme. « La normalité… Qu’est-ce que les gens ont tous avec ça ? » je me contentai de hausser les épaules avant de retourner à mon dessin. Parler me demandait un effort. Ma vie antérieure n’était qu’un immense brouillard mais je ne parlais pas beaucoup. Même avec ma famille, souvent je les écoutais plus parler que je ne le faisais. Ça me coûtait énormément de devoir discuter. Après tout, souvent, je passais pour une imbécile. « C’est normal, je suis peintre. Je dessine tout ce que je vois. » Et les millions de carnets qui étaient chez moi pouvaient en attester. Je pouvais voir qu’il avait à peine observer mon second dessin avec le chat mais je ne m’en offusquai pas. j’étais habituée à ce que personne ne le comprenne. Tout comme mon livre. Mais je me dirigeai vers un public moins critique. Les enfants. Je range le dessin avant de le remettre dans le sac pour venir caresser Diabolo qui dormait et lui sortir son jouet favori. Une cuisse de poulet qu’il pouvait mâchouiller. Elle ne faisait plus le bruit après tout ce temps. Je me redressai avant de froncer les sourcils. Je me contentai de hausser les épaules à sa remarque qui n’amenait aucune réponse. « Il n’y a rien à comprendre. » Remarque stupide sans doute. Je changeai mon fusain contre quelque chose de plus coloré pour faire les yeux et au fur et à mesure que le jeune homme discutait, le dessin commençait à prendre forme dans ma tête. Je relevai un instant le regard pour fixer le mur un instant et faire défiler dans ma tête la liste des créatures légendaires que j’avais apprise par cœur. « Ce n’est pas un film. C’est une série animée. Ça date de 1968 mais personne ne connait… On dit souvent que je regarde trop de dessins-animés. Après tout, j’ai choisi mon prénom comme ça. » J’avais dit ceci alors que Satanas voulut monter sur la table. Il fixait tout le monde de ses yeux jaunes et je voulus le reprendre mais Valentino continuait de parler. « Il n’est pas méchant. Il se méfie des étrangers. Comme moi en fait. » Je gratouillai Satanas derrière l’oreille qui se mit à ronronner avant tourner la tête de nouveau vers mon interlocuteur. La liste dans ma tête s’arrêta sur une créature bien précise. Je baissais le regard pour fixer le dessin que je défis du carnet que je posais à côté de lui. « C’est quoi de l’hyp… quelque chose ? » Je soupirai avant de chercher ma boite à crayons pour commencer un nouveau dessin. « On dit souvent que je suis stupide. Enfin le terme exact est débile. Parce que je vis dans un monde que personne ne comprend et que j’écris un livre qui n’intéressera personne. Mais en tout cas, je sais comment vous dessiner maintenant. » Sans doute la plus longue phrase que j’avais faite depuis longtemps. Satanas se coucha sur la table en ronronnant avant de cligner des yeux en regard mon interlocuteur. Plusieurs fois. « Il vous envoie des bisous. Quand un chat cligne des yeux en vous fixant, il vous envoie des bisous. Je crois qu’il vous aime bien. »  



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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Dim 26 Mai 2019 - 14:53 )
J’avais toujours eu un attrait certain pour ce qui était normal et ce qui ne l’était pas. Ce n’était pas pour m’y conformer pour autant – même si j’étais très honnêtement une des personnes les plus conservatrices qu’il était possible de voir. Non. J’aimais simplement savoir et comprendre. Je n’aimais pas non plus être laissé dans le doute ou que mes questions n’aient pas de réponse. Petit, papa m’avait déjà vu faire des crises parce qu’il avouait ne pas savoir les réponses à mes questions. Je ne le faisais plus maintenant. Je ne le faisais plus depuis que j’étais à l’école parce que j’avais très bien compris que les adultes n’avaient pas nécessairement toutes les réponses à mes questions. Il y avait les livres pour m’aider dans ma quête de connaissances et de savoir. Mais je n’avais pas nécessairement envie de dire à la demoiselle que je ne me préoccupais pas de la norme, mais qu’elle me fascinait. Et qu’il s’agissait d’une norme réelle et concrète en un certain sens. « Intéressant. J’ai bien hâte de voir alors si jamais vous trouvez comment me dessiner. » dis-je en secouant presque inconsciemment mes mains dans ce petit élan de joie.

Je les retenais beaucoup de ces tics normalement. Ils ressortaient plus aisément quand j’étais fatigué. Papa n’avait jamais vraiment cru dans les thérapies béhavioristes avec du conditionnement. Par contre, il m’a donné les clés pour gérer mon anxiété, pour appréhender seul le fait de ne pas comprendre, pour accepter que parfois ma routine soit chamboulée, pour ait p à l’établir justement cette routine qui fait en sorte que si j’étais un superhéros, je serais SUPER-PRÉVISIBLE ! Ce qui serait fort potentiellement le pire nom de superhéros de l’univers en entier et qui aurait sans doute comme super pouvoir un truc tout nul comme le fait de pouvoir prédire le passé.

Ce petit côté classique qui me caractérisait (trop) bien fit en sorte que je sourcillais lorsqu’elle avoua qu’elle écoutait trop de dessins animé et que c’était d’ailleurs comme ça qu’elle avait choisi son prénom. Curieux. Vraiment curieux. Je ne souligna même pas le fait qu’elle mentionnait un vieux dessins animés : pas dans mes intérêts donc à ne pas mentionner tout simplement. Par contre, je fronçais doucement les sourcils. La question sorti de mes lèvres rapidement et avant même que je ne réalise qu’elle n’était peut-être pas nécessairement approprié. « Comment pouvez-vous être celle qui a choisi votre prénom ? Ce n’est pas les parents qui s’occupent de ça normalement ? » Pour moi, elle était légitime. Je n’avais pas choisi de m’appeler Valentino, c’était mon père et ma mère qui l’avait pris cette décision quand ma mère était enceinte de moi. Ce n’était pas normal – donc ça méritait une explication. Pour que je comprenne.

Elle me fit sourire doucement lorsqu’elle avoua qu’elle aussi se méfiait des étrangers. Presque philosophe, je rajoutais. « Et bien, je pense que vous avez tous les deux raison. Parfois les étrangers, ça bouscule les habitudes. » Je me concentrais sur la fin de ma partie avec mes collègues de jeu en la regardant retirer de son cahier le dessin qu’elle venait de faire pour le déposer à côté de moi doucement.

Toutefois je fronçais les sourcils lorsqu’elle continua en se dépréciant d’une manière criante. Curieux quand même. Parce qu’elle n’avait pas l’air si idiote que ça… « Ce sont de beaux projets que d’autres pourraient trouver fascinant. Je ne pense pas que l’intelligence puisse être quantifiée adéquatement… Mais si c’est le fait de vivre dans un monde que personne ne comprend, alors je le suis également. » Après tout, j’avais mon propre univers et un cerveau en manuel et non pas en automatique. Les surcharges sensorielles créaient encore des crises chez moi que je le veuille ou pas. J’avais été en colère quand j’ai du placé papa, parce que ça voulait dire perdre un de mes points de repère. « Quoi qu’il en soit, c’est une surproduction de certaines hormones chez un chat relativement vieux causé dans son cas par une tumeur. » expliquais-je doucement. Avant de reporter mon attention sur le chat lorsqu’elle me mentionna qu’il clignait des yeux en regardant le félin. Je tendis ma main pour gratouiller le dessous du cou du rouquin avant de croiser, brièvement, le regard de la blonde. « C’est vrai. C’est leur manière de dire je t’aime et je te fais confiance. »  
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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Dim 26 Mai 2019 - 17:47 )
Dessine-moi un mouton
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Je le vis bouger des mains comme un enfant surexcité lorsqu’il mentionna le fait qu’il avait envie de voir comment je le dessinai, je haussais un sourcil. On dirait moi lorsqu’un nouveau dessin-animé sort au cinéma. N’étant pas bavarde, je choisis de ne rien répondre et retourne à mon dessin. Il reste sommaire bien que j’utilise mon doigt pour tracer les ombres des contours de son visage. Je constatai qu’il avait de très beaux yeux. Assez sombres avec des paillettes verdatres dedans. Je commence donc à sortir ma trousse pour choisir les craies adéquates histoire de mettre un peu de couleurs. Ma famille disait que je pouvais capter l’essence de quelqu’un par mes dessins mais je n’en croyais rien. je déglutis alors que je parlais des dessins-animés de mon prénom. Je relevai la tête pour regarder ses mains qui s’agitaient toujours. Je posai donc la mienne -la propre- à plat non loin de la sienne. Peut-être sentirait-il l’énergie magnétique qui en émanait ? Je demeurai pensive. « J’ai choisi mon prénom car je ne me souviens pas de celui que Maman m’a donnée. » Je continuai de tracer les contours d’une seule main alors que le chat commençait à ronronner. Sans doute sentait-il ma détresse ? Etais-je triste ? Je n’en avais aucune idée. « Quelqu’un a fait du mal à papa et maman. On m’a dit qu’ils étaient morts et que j’étais la seule encore vivante. Des fois… » Mon regard se perdit dans le vague. Pouvais-je réellement parler à un inconnu ? Un autiste qui ne comprendrait pas ? Je restai pensive pendant une longue minute. « Le monsieur était pas gentil, il m’a fait du mal à moi aussi. » Je fouillai dans mon sac pour en sortir un carnet. Un carnet rempli des dessins de l’ombre. Un monsieur aux yeux bleus donc j’avais tracé les contours grotesques tels un dessin pour enfants. « Je n’ai pas parlé pendant longtemps. Je ne parle pas beaucoup. Je n’ai rien d’intéressant à dire. Et lorsqu’on m’a demandé mon nom, je regardai Bernard et Bianca donc j’ai choisi Bianca et Lampedusa car je tenais le livre Le guépard dans mes mains. » Je n’irai pas plus loin dans mes explications, me plongeant dans mon mutisme habituel. Je n’aimais pas que les gens soient trop gentils avec moi. Car ce n’était pas grave. Je ne m’en rappelai pas et ce n’était pas plus mal. « Non, c’est juste que les étrangers ne m’aiment pas. Les habitudes, je n’en ai pas vraiment. Je suis mon instinct. » Ma voix n’était plus aussi enjouée qu’avant. Un peu éteinte. Je me raclai la gorge pour passer une main dans mes cheveux, mettant des paillettes un peu partout au passage. « C’est un livre sur les créatures légendaires. Les mythes, les légendes car j’y crois. Mais personne ne le comprend. » Je sortis un second carnet de mon sac où étaient mes esquisses. J’en avais plein entre sirènes, wendigos, nains, fées, kitsunes. On pouvait trouver les légendes du monde entier. Je les connaissais par cœur. « Votre monde est plus centré sur le savoir que sur la fantaisie. Les gens admirent le savoir et dénigrent la fantaisie. Mais ce n’est pas grave. » Soudain, une idée me percuta. De plein fouet. Je vis défiler la liste sous mes yeux avant de taper sur la table où était retranché Satanas qui me jetait un regard blasé. Lorsqu’il me parle de la maladie d’un chat, je prends un air triste. « C’est trop triste. Le pauvre petit chat. Il va mieux ? » J’avais plus de compassion pour les chats que pour les humains. Et ça se sentait. Satanas semblait adorer Valentino et je secouai la tête. « Sale Baneko. Traitre à ton sang. » Il n’était censé aimer que moi. Je commençai à dessiner les contours de mon nouveau dessin qui était un peu comme moi. « Vous êtes Fionn Mac Cumhaill, dis-je avec sérieux. C’est un vieux mythe celte irlandais. Vous connaissez ? » Je commence à tracer son contour en attendant sa réponse car j’adorai raconter mes histoires. C’était l’un de mes plus grands plaisirs dans la vie mais vu son cerveau il devait en avoir entendu parler. Tristesse.


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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Lun 27 Mai 2019 - 16:21 )
J’avais beau avoir une grande curiosité intellectuelle et au moins un milliard de questions pour lesquelles j’aimerais avoir une réponse, je restais très peu doué pour apprendre comment fonctionnait les émotions des autres, de ceux qui m’entouraient et qui en avaient besoin de ce soutien que mes questions pouvaient parfois provoqués. J’étais indiscret dans ma volonté de comprendre quand je me heurtais à quelque chose qui m’était parfaitement inconnu. Comme le fait que Bianca ait pu choisir mon nom. Si quelque chose ne réussissait pas à pleinement s’emboîter dans les petites cases auxquelles j’étais habitué je me retrouvais passablement démuni devant la réalités. Il fallait parfois s’armer (non pas d’un fusil, mais bien) de patience pour m’expliquer ce qui venait avec des traumatismes ou leur simple réaction à des questions qui me semblaient inoffensives pour ma part. Je fixais sa mains déposée toute proche de la mienne alors  que je l’écoutais me raconter une partie de son histoire : la mort de ses parents, sa blessure qui l’avait amené à choisir son propre prénom selon une bande dessinée pour enfant que je me rappelais peut-être vaguement avoir vu.

Le problème dans cet aveu c’est que personne ne m’avait expliquer comment diable gérer ce genre de connaissance. J’accrochais pendant un petit instant son regard, et je voyais bien les larmes qui y baignaient… tout en regardant les dessins d’ombres qu’elle m’avait tendu. Le résultat, c’était que mon cerveau tournait à mille à l’heure pour comprendre comment réagir à ce genre de situation. Ce qui rassurait les gens, ce n’était pas ce qui me rassurait moi. Un câlin peut-être ? Mais ça voulait dire la toucher… Je ne la connaissais même pas bien. J’optais pour finalement déposer ma main sur la sienne (contenant le frisson que cela me provoquait normalement) « Je suis vraiment désolé que vous ayez vécu quelque chose comme ça, Bianca » déclarais-je d’une voix douce . Il me semblait que c’était ce que quelqu’un qui n’était pas… moi… aurait fait dans ce genre de circonstance. C’était sans doute fort peu.

En éparpillant des paillettes, elle en avait mis dans ses cheveux. Je trouvais curieux qu’elle croit savoir que les autres ne l’aimaient pas : « Curieux… Parce que moi, je vous trouve intéressante. » dis-je. Même si j’avais de la difficulté à croire qu’il y avait vraiment des gens qui n’avaient pas des habitudes. Certes, ce n’était pas tout le monde qui était comme moi, une véritable montre suisse en superpuissance… Mais je pense sincèrement que tout le monde a des petites habitudes. Quand on observe les gens constamment pour tendre de comprendre comment ils fonctionnent (ma vie en fait, c’est un marathon de documentaire – parce que quand ce n’est pas à la télé, c’est les autres que je cherche à comprendre en les analysant), on réalise bien vite qu’ils ont tous un fonctionnement. Il faudrait venir de Mars pour ne pas le voir à mes yeux. Mais en même temps, il y a autant de choses qui sont évidentes pour moi et pas pour les autres que l’inverse.

Elle avait beau dire que j’étais intelligent et que mon monde était plus  intéressant pour les autres, je n’en étais pas nécessairement convaincu. J’étais dans ma tête à moi. Pas dans celle des autres. « Je ne crois pas nécessairement que le monde serait le même s’il n’y avait pas un peu de fantaisie. Si le monde était comme je le conçois, il y aurait beaucoup de choses concrètes. Mais les livres de grands auteurs qui ont cherchés à mettre de la fantaisie dans le monde ont contribué aux innovations scientifiques que nous connaissons aujourd’hui. Sans Jules Vernes, y aurait-il la montgolfière ? Si Star Trek n’avait pas équipé ses membres d’équipages de communicateurs, les premiers téléphones portables n’aurait probablement pas vu le jour. La commande vocale est abordé en premier dans 2001 : Odysée de l’espace… Les arts et la science doivent cohabité. » déclarais-je avec une petite étincelle au fond des yeux.

La conservation dériva doucement vers mes chats. « Il est en de bonnes mains et reçoit les meilleurs soins possibles. Il aime dormir la tête dans le bol de croquettes et déteste profondément la brosse à dents. » avouais-je par rapport à Einstein. Je les aimais mes deux chats. Elle me fit doucement rire lorsqu’elle critiqua son chat pour s’être laissé flatté par moi. J’ouvris attentivement les oreilles pour l’écouter me dire qu’elle avait trouvé la créature fantastique à laquelle elle m’associait. « Je ne le connais pas ce conte-là. Vous voulez bien me le raconter ? » demandais-je doucement avec un sourire que prenait racine sur mon visage à cet instant précis. Quand c’était quelque chose qui passionnait les autres, j’aimais prendre le temps de connaître pour savoir si ça pourrait aussi me plaire.

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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Mer 29 Mai 2019 - 14:14 )
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Je ne comprenais pas pourquoi les gens étaient toujours désolés. C’était arrivé, un point c’est tout. Alors qu’il posa sa main sur moi, je sentis la chaleur venir contre ma peau. Je regardai un moment les deux mains superposées avant de cligner des yeux pour réfléchir. Je décidai de la laisser comme ça avant de me remettre à dessiner. Il était gentil. Très gentil. « Parce que vous ne me connaissez pas. Mais je ne suis qu’une fille un peu étrange. » C’était vrai. tout le monde le disait que c’était bizarre. je lui fis un petit sourire avant de terminer mon ébauche. La chaleur que propageait sa main était nouvelle. D’habitude, j’aurai couru très loin mais il y avait quelque chose de réconfortant dans ce geste anodin. Je la retirai, cependant, car j’en avais besoin pour faire les ombres. Je me penchai pour le regarder et l’écouter. Je buvais ses paroles même si je n’en comprenais pas tant le sens. « Vous avez un sacré cerveau. » J’opinai alors que l’ébauche de mon dessin se fit de plus en plus net dans ma tête. « Je ne sais pas, je ne suis pas Jules Verne et je ne joue pas dans Star Trek. » J’avais regardé quelques épisodes mais je n’étais pas très intéressée. Je préférai les dessins animés et les licornes. C’était trop compliqué pour moi. Je retirai le dessin de mon calepin pour le poser sur la table et réfléchir à comment j’allais pouvoir mettre cette légende en un seul dessin. Ou ferai-je une double page ? « Pourquoi il n’aime pas la brosse à dents ? Satanas il l’aime bien mais je lui mets du dentifrice au bacon. Ça doit avoir bon goût pour lui. » Je caressai le félin qui me jeta un regard qui en disait long avant de retourner vers Valentino. Sale traître. « Ok mais faut pas me juger. Je suis nulle pour raconter les histoires. Et il faut fermer les yeux. » Je me raclai la gorge avant de fouiller dans ma mémoire. « Je vais vous conter une histoire, qui ne me revient que de mémoire. Celle d’un poète, qui était malgré tout un peu bête. Pendant sept années, un poisson il a essayé d’attraper. Ce saumon avait un pouvoir, il possédait en effet tous les savoirs. Alors, Finegas commença à errer, pour finalement tomber sur Fionn McCumhaill qu’il a engagé. Ainsi il devint son apprenti, et à sa quête il consentit. Rapidement, ensembles le poisson il attrapa, et dans le bouillon, il le plongea. Mais par mégarde, son pouce il plongea et une partie des pouvoirs il absorba. Finegas fort déçu, lui ordonna de manger le poisson tout cru. Fionn, désemparée, cette tâche ne pouvait refuser. Rapidement, il absorba tous les savoirs et en suçant son pouce, il pouvait les voir. S’en retournant à son clan et rapidement il eut des enfants. Mais hélas, il avait l’immortalité et sa famille rapidement a trépassé. Fort chagriné et le moral en berne, il s’exila dans une caverne. Attendant le bon moment pour venir parmi les gens. Ainsi se termine mon histoire et j’en suis fort désolée. Si je n’ai pas réussi à charmer mon auditoire car je ne sais pas conter. » Je me tus avant de constater que tout le monde nous écoutait. Je regardai à droite et à gauche avant de me mettre à inspirer longuement pour me remettre à mon dessin. « Bref, t’as beaucoup de savoirs donc t’es Fionn. Mais j’espère pouvoir vous rendre justice à tous les deux. »


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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Dim 2 Juin 2019 - 21:41 )
Mettre ma main sur la sienne ce n’était pas nécessairement le genre de geste que j’aurais fait dans toute autre circonstance. J’avais toujours eu un problème avec les contacts humains. C’était plus facile avec mes patients (à poil, à plume ou à écailles) de me préoccuper de ce genre de contact. Je savais que bon nombres de leurs pathologies ne m’étaient pas nécessairement transmissibles. Mais il y avait quand même pour moi quelque chose d’anxiogène dans les micro-organismes potentiellement pathogène.

Je laissais ma main sur la sienne pendant un petit moment alors que la conversation dériva vers son étrangeté. J’eus un petit sourire léger. Si elle était « un peu » étrange, j’étais sans doute en mesure de l’appuyer également. « Sachez, Bianca, que je suis également un homme quelque peu étrange et que vous ne me connaisse pas plus. » déclarais-je avant de retirer doucement ma main de la sienne. J’avais peu de sujet de conversations sur lesquels je me sentais nécessairement à mon aise lorsque je pouvais m’exprimer.

C’était tout comme comme la discussion sur les sciences. Je m’étais légèrement emporté – comme c’était toujours le cas lorsque je parlais de quelque chose que j’aimais comme de ces grandes inventions qui n’existeraient peut-être pas si jamais des gens en sciences humaines n’avaient pas pensé pour que des gens comme moi dont l’imagination n’était pas nécessairement la plus grande de toutes les qualités que j’avais. J’étais flatté par le fait qu’elle me dise que j’avais un sacré cerveau. Je n’en étais toujours pas certain. « Je ne sais pas si l’intelligence peut être efficacement quantifié. Même si je peux bien me débrouiller dans ce genre de discussion. » déclarais-je avec un petit sourire.  

Je laissais la conversation dérivé vers les animaux et mon chat.  La cohabitation de deux pathologies le rendait quelque peur sensible mon petit chat. Elle me confia que son chat lui aimait la brosse à dents. Je savais que c’était toute une éducation pour dresser un chat de manière à ce qu’il apprécie quelque peu l’action. Plusieurs facteurs influençaient la capacité d’un animal à accepter une brosse à dent. Ce n’était pas intuitif pour nos carnassiers de se laisser approcher par un bout de plastique vers le gueule. « Comme il a une maladie au niveau des dents, même si je fais attention ça fait mal. Et la sienne est à saveur de thon. »

Elle m’arracha un petit sourire encore une fois dans son énergie pour mettre en place l’histoire qu’elle voulait conter. J’avais pour mission d’ouvrir grand les oreilles et de fermer les yeux. Sa voix douce chantait presque en récitant des vers d’une histoire qui m’était inconnue. Elle m’était tout aussi étrangère que devait être l’histoire de Star Trek pour la femme qui se trouvait à côté de moi. Attentif, j’écoutais voyant presque les personnages prendre vie devant moi. Lorsqu’elle eut terminé son récit, j’ouvris les yeux et je la fixais doucement : « Il s’agit d’une magnifique histoire. Merci de me l’avoir raconter. Et c’est très flatteur même si je ne pense pas avoir tous les savoirs du monde. » Certes, je connaissais beaucoup d’information sur les animaux, les trains, les mathématiques… mais il y avait des pans entiers de connaissances pour lesquels j’étais quelque peur perdu devant la complexité de l’imaginaire. Pourtant, devant Bianca qui s’illuminait lorsqu’elle racontait ce genre d’histoire, je m’empressais de multiplier les questions à une vitesse folle sans nécessairement réaliser que cela pouvait être déplacer. « S’agit-il du genre d’histoire qui se trouve dans le livre sur lequel vous travailler? En avez-vous d’autres des légendes de ce type? Si je suis Fionn, Quelle créature seriez-vous? Est-ce ainsi que votre livre est bâti? »
@Bianca Lampedusa
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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le )
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