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- (Valianca) dessine moi un mouton -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Mer 5 Juin 2019 - 14:10 )
Dessine-moi un mouton
“ VALENTINO & BIANCA ”


je lui souris avec bienveillance alors qu’il me qualifia être également étrange. « Soyons étrange à deux alors. » Je déplorai la chaleur de sa main alors qu’il la retira vivement. C’était assez étrange car je ne supportai pas qu’un humain de sexe masculin ne me touche. Je déglutis alors avant de retirer ma main pour la secouer et me remettre à mon ouvrage. Dessiner me reposait le cerveau comme jouer du violon me permettait de faire sortir mes émotions. Les négatives car je n’aimais pas mes crises. Je n’aimais pas exploser en face d’autres humanoïdes qui ne pourraient pas me comprendre. Je laissais donc Valentino discuter pour dodeliner de la tête avant de la lever et le regarder. « L’intelligence est quantifiée. On appelle ça des tests de QI. » J’en avais fait un et j’étais dans la norme. Même si tous mes amis me prenaient pour une idiote. Il faut dire que j’en jouais pas mal également. Il me pria de lui raconter mon histoire mais j’étais d’une nullité sans nom. J’avais une manière propre à chaque histoire de les raconter et je me laissais donc porter par l’inspiration. Je lui demandai de fermer doucement les yeux avant de commencer à réciter les vers que j’inventai au fur et à mesure. Sortir le contenu d’une page Wikipédia n’était pas très intéressant. Je voulais qu’il voit les images. Qu’il puisse se projeter facilement. Et j’avais cru lire que les autistes adoraient apprendre. Qu’ils avaient soif de connaissance. « Le saumon ne les avait pas non plus au début. mais il les a absorbé par le biais de l’eau. Les gens venaient conter leurs histoires au ruisseau et il a fini par s’y faire. Ce qui est assez loufoque en soi car c’est très bête un poisson. » Il suffisait de voir comment ils se faisaient attraper. Comme des crétins. Je levai le visage avant de le regarder. A sa première question, je donnai un signe affirmatif. Il y avait une double page à chaque histoire que je parvenais à mettre en dessin. Certaines étaient trop épineuses et compliquées pour être couchées sur du papier. il faut dire qu’à l’époque, on se transmettait le savoir de manière orale. « Tout doux avec les questions. » Je posai mes mains à plat sur la table avant de réfléchir. Je pris le temps de décortiquer chacune de ses demandes. « Je les connais à peu près toutes. Comme j’ai grandi dans un orphelinat, il fallait que je puisse m’évader en dehors des murs gris. » Je n’étais pas très bavarde donc je m’étonnais de discuter autant avec un parfait inconnu. « Je suis Amalthée. » Je fouillai dans mon sac pour en sortir le carnet dans lequel j’avais fait le dessin de la chèvre ayant nourri Zeus. Sauf qu’à la place de dessiner l’animal, je m’étais faite avec des cornes sur la tête. « Il s’agit d’une légende européenne. En fait, la mère de Zeus Rhéa n’avait pas assez de lait pour le nourrir. Il a été fait en son sein. Les dieux avaient besoin d’ambroisie pour acquérir leurs pouvoirs. Par chance, Amalthée avait le soutien des abeilles qui faisaient couler du miel le long de ses cornes. Ça le rendit immortel. Seulement Amalthée ne l’était pas et vint à mourir. Pour remercier Amalthée de lui avoir permis de survivre et de devenir le dieu des dieux, il fit une étoile à son nom qui se trouve à l’heure actuelle dans la constellation du Capricorne. Il s’agit de la plus grosse et de la plus brillante. » Mon regard se perdit à nouveau dans la vague. Je me mâchouillai nerveusement la lèvre alors que la salle se vidait un peu plus. Signe que les jeux touchaient à leur fin. « En fait, une de mes amies m’aide pour les histoires car je ne sais pas raconter et je fais les illustrations. Chaque histoire sera classée par continent, par ordre alphabétique et aura droit à une double page pour permettre au lecteur de comprendre parfaitement ce que je peux décrire. Mais je ne pense pas que ça puisse tenir en un seul volet. » Je ramassai mon sac pour venir ranger doucement mes affaires et demander à Satanas de sauter dedans. Je me penchai pour venir déposer mes lèvres sur sa joue, m’étonnant moi-même. Un geste pour un geste. « merci de m’avoir écoutée. C’était… agréable. Même si je ne suis pas d’une nature bavarde. Je n’aime pas discuter. » Je lui fis un petit sourire avant de quitter la pièce pour prendre la route de chez moi. Il y avait un peu de chemin à faire jusqu’à mon studio mais la présence de mon chien éloignerait peut-être les garçons trop entreprenants.
Peut-être, oui.



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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Mer 5 Juin 2019 - 22:33 )
Il y avait quelque chose d’intriguant chez la blondinette qui me causait des problèmes pour savoir où l’inscrire. Elle ne cessait de se rabaisser se disant étrange ou idiote… Pourtant, ce n’était pas ce que moi je ressentais. Certes, elle ne semblait pas nécessairement avoir mes connaissances en sciences, mais je l’avais déjà dit, le monde ne serait rien s’il n’y avait pas aussi des artistes autour des gens comme moi. Leur imagination débordante était un moteur essentiel au pragmatisme déprimant dont seuls les gens comme moi semblait avoir le triste secret – j’étais capable de briser l’observation d’une pluie d’étoiles filantes en lui retirant tout le côté magique, j’étais incapable de me montrer particulièrement compréhensif de bien des situations. C’était peut-être pour cette raison-là que je lui parlais de l’intelligence qui ne pouvait pas à mes yeux être quantifié.

En un certain sens, elle avait raison dans sa réplique : l’intelligence était quantifié… mais je n’étais pas d’accord avec les chiffres. « J’ai dit adéquatement quantifié. Les tests de QI existent mais à mes yeux, il ne s’agit que d’un nombre qui nous est donné pour tenter de rendre compte d’une réalité bien plus complexe. » Si on se fiait au mien, j’étais un pur géni. En un certain sens, elle m’avait bien ciblé. Si j’aimais les connaissances dans un domaines, je me mettais à les absorber comme si je voulais absolument tout retenir. Mais la situation n’était pas la même dans d’autres sphères de ma vie. Si quelque chose ne m’intéressait pas (et il y en avait des tonnes de choses que je jugeais sans intérêt) toutes les lectures du monde n’aurait pas suffit pour que j’apprenne quoi que ce soit sur le sujet en question.

Le restant de la scène déboula pratiquement trop vite pour que je comprenne ce qui se passait réellement autour de moi. J’avais déballer les questions les unes après les autres sans lui laisser le temps de répondre en chacune – je savais qu’il ne fallait pas le faire, que ce n’était pas poli, mais je n’avais pas su les retenir. Elle pris le temps de répondre à son tour à mes questions alors qu’un peu trop gêné par la situation, elle déballa l’histoire de la créature fantastique à laquelle elle était associée. Son dessin m’arracha un petit sourire : elle avec des cornes. C’était adorable et l’histoire était passionnante. Elle s’ouvrit ensuite sur le livre qu’elle était en train d’écrire. Doucement, elle déposa ses lèvres sur ma joue avant de ramasser ses affaires et de partir.

Je restais planter sur place pendant un instant, ébêté par la situation. Je n’avais jamais eu à ma connaissance de baiser sur la joue de qui que ce soit. Et puis, est-ce qu’elle allait revenir ? Pourquoi était-elle partie aussi vite ? Il y avait une tonne de question dans ma tête qui se bousculaient sans que je ne puisse réellement les replacer dans le bon ordre. Je me levais précipitamment, ramassais mon sac et sprintais vers la sortie en espérant la rattraper. Normalement, j’aidais à ramasser le local, mais pas cette fois-ci. Non, à la place, je détalais comme un lapin pour finir par la rattraper à la sortie du bâtiment.

« Mais attendez… Est-ce que c’est parce que je pose trop de question ? » demandais-je en la rattrapant. Elle était partie trop vite, j’avais peur d’avoir fait quelque chose de mal qui l’avait pousser à s’enfuir. Et elle venait juste de me dire de me calmer sur les questions, ça pouvait donc être la cause de son départ. « Je peux marcher un peu avec vous ? Je m’en vais vers le centre de Naples. » demandais-je doucement.
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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Mer 5 Juin 2019 - 22:57 )
Dessine-moi un mouton
“ VALENTINO & BIANCA ”


Je l’écoutais distraitement me parler de sa notion du QI. Il disait des mots trop compliqués pour moi. je dodelinai donc de la tête comme je le faisais à chaque fois que la situation m’échappait. Le syndrome de Peter Pan. Celui où l’on vit en tant qu’éternel enfant. Je continuai de dessiner avant de lever les yeux vers Valentino. Il évitait de me regarder. « Je ne peux pas être intelligente. J’ai le syndrome de Peter Pan. Donc, on ne peut pas quantifier mon intelligence ou la cerner. » Pourquoi est-ce que je confiai ma pathologie à un parfait inconnu ? Je n’en avais aucune idée. Il m’inspirait quelque chose. Comme une bulle réconfortante. Ce qui était étrange car en dehors d’Ava, de Leia, Luna, Loris et… Jack, je n’avais jamais ressenti ça avec quelqu’un. Surtout de sexe masculin. Généralement les hommes ne m’inspiraient que de la terreur. Et je me tenais éloignée d’eux. Mais lui, il avait quelque chose de différent. On pourrait certes croire au reddit de l’histoire de La Belle et la bête mais pas du tout. Je notai un sentiment de réconfort chez l’autiste qui ne m’était familier avec personne. C’est pour cette raison que je vins lui parler de mon livre, de ma légende et que les questions fusèrent comme des pics. Il tentait de comprendre. De décortiquer le monde dans lequel je vivais mais c’est beaucoup trop compliqué. Il faudrait faire dans l’abstrait. Plutôt que dans le concret. Les gens vivaient dans un monde rationnel. On démontait la théorie du Père noël, de la fée des dents, de Jack Frost, du lapin de Pâques et du marchand de sable bien trop tôt. Un enfant n’avait plus le droit de naviguer entre les deux mondes. L’excuse était à mon sens irrecevable. Grandis un peu, me disait-on. Dans quel monde, tu vis ? Cesse de croire aux balivernes. Mais on n’a pas besoin de voir pour croire, on se contente juste d’y croire. Après tout qu’est-ce qui nous prouvait que les définitions données dans les dictionnaires étaient les vraies et pas erronées ? Alors pourquoi ne pouvait-on se contenter d’absorber les plus vieilles légendes du monde ? La soirée touchait à son terme et je pouvais presque voir la nuit tomber. Le croque-mitaine allait sortir ses griffes et venir faucher les plus jeunes et les plus délurés. Sous le coup de mon imagination et car j’avais besoin d’un espace de travail plus calme et qui m’appartenait, je me levais pour venir déposer mes lèvres sur la joue de Valentino. J’étais comme ça. Impulsive. Et je voulais vérifier un truc. Aucune aversion, aucune envie de vomir. Intéressant. Puis, je lui souris avant de partir, précédée par mon chien. A l’extérieur, mes pensées se confirmaient. La nuit était tombée, fraiche et les lumières s’allumaient dans toutes les ruelles. Je fermais un instant les yeux avant de voir la scène de dégustation du saumon prendre vie sous mes paupières. Je sursautai alors que la voix de mon précédent interlocuteur parvint à mes oreilles. « Non. » J’avais dit ceci avant de me tourner vers lui. Très grand, très maigre. Un physique qui collait parfaitement à ma vision du personnage. Je pouvais presque entendre toutes les questions fourmiller sous sa petite cervelle. « Je vais vous toucher le visage, le prévins-je. » Puis, je vins me coller sur la pointe des pieds avant de venir caresser sa joue pour remonter jusqu’à son front et tapoter doucement de mon index. « ça travaille beaucoup là-dessous. Détends-toi, murmurai-je, tu n’as rien fait de mal. » J’étais passée inconsciemment au tutoiement avant de rompre le contact pour me tourner et avancer. Puis constatant qu’il n’avait pas eu de réponses à sa précédente question, je me tournai pour lui sourire. D’un petit geste de la tête, je lui fis signe de venir à mes côtés comme une approbation. « Je pense qu’on va passer au tutoiement Fionn. Après tout, tu vas avoir une place de choix dans mon livre. Continue de poser tes questions mais une par une. » Je me stoppai alors que le ciel devint de plus en plus étoilé et que la mienne brillait un peu plus fort. Doucement, mes doigts s’attardèrent sur son poignet pour qu’il en fasse de même avant que je ne lève mon autre main pour lui montrer l’astre qui scintillait. « L’étoile du cocher. Plus une étoile scintille et plus elle est loin. mais normalement une étoile ne clignote pas. » Je lâchai son poignet avant de reprendre la marche pour retourner vers mon appartement. Dans le centre, il avait dit. Ça tombe bien car j’y allais aussi.



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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Dim 9 Juin 2019 - 17:03 )
C’était peut-être un peu excessif de ma part de me précipiter à l’extérieur parce qu’elle était partie. Mais je ne comprenais pas pourquoi elle était partie aussi vite que cela après m’avoir confier qu’elle avait le syndrome de Peter Pan – je ne le connaissais pas celui-là. Mais je savais que je n’étais pas nécessairement le plus doué du monde pour interagir efficacement avec les autres. Je ne pouvais pas calmer la petite anxiété qui venait de prendre place dans ma tête : je l’avais probablement fâché pour qu’elle s’en aille ainsi de la sorte et cela n’avait pas été mon intention surtout qu’elle était plutôt gentille. Et comme je venais de la bombarder de questions, je ne pouvais pas m’empêcher de penser que son départ précipité était pleinement de ma faute.

Dehors, le ciel s’était teinté de son beau bleu profond et la lumière des réverbères commençait à baigner la ville de sa douce lumière jaune. Ce quartier était relativement tranquille ce qui était rassurant pour moi. Je préférais sagement suivre les rues tranquilles le soir. Remarquez que je n’étais pas non plus de ceux qui veillaient jusqu’à pas d’heure. Non, j’étais plutôt du genre matinal, avec une tasse de thé et mon journal papier pour faire mes mots croisées armés de mon fidèle crayon à l’encre. Mais j’aimais la tranquillité quand la masse de gens qui parcourait les rues de Naples retrouvaient le chemin de leurs chaumières. Elle était petite, la blondinette… Et peu n’importe ce qu’elle en disait, il y avait une certaine intelligence qui se dégageait d’elle : il y avait certains chercheurs qui disait qu’il y avait neuf types d’intelligence. Les tests de quotient intellectuel ne se limitait qu’à quantifier l’intelligence logico-mathématique mais ce n’était qu’une petite partie de cette grande image. Mais il y avait des tests nécessaires à élaborer pour quantifier les autres parties de l’intelligence d’une personne. Avec ses mots, elle était capable de peindre des histoires ce que je n’arrivais simplement pas à faire. C’était aussi de l’intelligence quoi qu’il en soit. Ma curiosité avait été piqué et s’enfuir toute suite après l’avoir piqué ce n’était pas bien. Des tonnes de questions dépendaient de ce qu’elle venait de dire.

Elle s’était lentement retournée quand je suis arrivé à sa hauteur. Ses yeux m’ont doucement fixé avant qu’elle me prévienne qu’elle allait me toucher le visage. Je figeais comme paralyser avec cette petite peur au creux de mon ventre. Elle n’avait pas laver ses mains. Je ne pouvais pas lui proposer du gel hydroalcoolique – ça aurait pu paraitre offensant non ? Je me sentis malgré tout me tendre peut-être plus instinctivement qu’autre chose alors qu’elle montait doucement sur la pointe de ses pieds pour me toucher lentement le visage. De ma joue rasée à mon front qu’elle tapota doucement en insistant sur le fait que ça travaillait beaucoup la dessous. Il me fallut un petit moment pour comprendre qu’elle voulait dire dans ma tête avant de poursuivre que l’on pouvait maintenant passer au tutoiement. J’eus un petit sourire « Je vais tenter de le faire, mais ce n’est pas nécessairement facile pour moi. J’espère que vous… Tu comprendras. » dis-je doucement en fixant mes chaussures.

J’emboitais le pas derrière elle et elle toucha mon poignet. Je fixais ses doigts pendant un bref instant perplexe alors qu’elle soulevant son autre main pour pointer une étoile au ciel : « C’est celle dont vous… » Je me mordis la langue, elle avait demandé de tutoyer… Je repris doucement « …tu me parlais tantôt ? ». Il y avait quand même beaucoup de règles dans cette marche. Ne pas lui poser d’un coup toutes les questions qui étaient dans ma tête et la tutoyer. C’était difficile pour moi comme ce n’était pas encore des gestes que je faisais aisément encore aujourd’hui après de certains de mes amis proches. « Pourquoi une de vos amies vous aide-t-elle à écrire les histoires ? Ce que tu m’as raconté c’était pourtant très bien ? » demandais-je avec un petit sourire. La preuve, c’était que presque toute la salle s’était tue pour l’écouter raconter l’histoire de Fionn – et ce n’était sans doute pas uniquement parce que les gens qui nous entourait dans le groupe pouvaient tous un peu se reconnaître dans cette histoire.
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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le Lun 10 Juin 2019 - 14:59 )
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J’ai toujours été tactile. J’aimais sentir le contact de la peau sous mes doigts pour comprendre que tout était réel. Dans un monde où cette ombre m’a suivie, j’avais besoin de faire le lien entre irréel et réel. Je pouvais lire de la panique dans le regard de Valentino alors que je lui fis part de mon intention de le toucher. Ainsi que ses yeux qui se posèrent sur mes mains. je les avais lavées avant de quitter le bâtiment. Je n’aimais pas me balader avec les mains toutes noires contrairement à mes habits. Ma salopette était couverte de peinture, mes cheveux aussi. J’aurai pu me sentir offusquée car depuis le temps, je savais décrypter les regards. Et le sien était clairement paniqué. « Je ne vais pas te faire de mal, murmurai-je dans un souffle. » Doucement, je vins me mettre sur la pointe pour commencer à effleurer -sans contact sa mâchoire- comme pour capturer l’essence même de Fionn et ainsi lui rendre justice. Puis mon doigt entra en contact avec sa peau. Doucement, je marquai un temps, surprise par mon propre élan. A part Loris ou Jack, je n’avais jamais touché, effleuré un homme. Je déglutis avant de reprendre mon examen de conscience. Avec douceur, je remontai jusqu’à son front pour venir le tapoter sur son front. Je pouvais sentir les idées qui s’amoncelaient là-dedans. Je déglutis avant de reprendre place sur ma terre, celle des nains de jardins et dodeliner un peu de la tête. « Tout comme parler n’est pas évident pour moi. » Je lui offris un sourire avant de voir qu’il était en plein examen de ses chaussures. Je haussai les épaules avant de reprendre mon chemin vers le centre. Satanas pesait une tonne dans mon sac mais j’avais l’habitude de le porter. Pas sur d’aussi grandes distances cependant. Car souvent, il était dans le panier de mon vélo avec Diabolo. Mais j’étais venue à pied, donc à pied, je repartirai. Doucement, je me stoppai pour étudier les étoiles. J’avais appris l’astronomie parce que j’étais passionnée par les histoires. Mes doigts se refermèrent instinctivement sur son poignet bien que je sentis la brûlure de ce contact sous mes doigts. L’expérience faite avant n’avait pas été des plus engageantes alors pourquoi est-ce que je m’entêtai ? Je hochai la tête à l’affirmative à sa question avant de venir rompre le contact. Plus de contacts, plus de contacts. Jamais. J’essuyai instinctivement ma main sur ma robe avant de faire le vide pour calmer le rythme effréné de mon cœur. « je ne te toucherai plus si ça peut te rassurer, affirmai-je comme pour moi-même. » Ne plus toucher les hommes. hommes mauvais. Une nausée me prit alors que je pris volontairement mes distances pour grimper sur un muret et marcher en équilibre. « Je sais dessiner, pas raconter. Chacun doit tenir sa place dans ce monde d’adultes et tout ira pour le mieux. » Je sautai pour finir sur le dessus d’un banc. Je me doutais qu’il ne comprendrait pas. personne ne le peut. Mais il essaie c’est déjà bien. « Désolée, je n’aime pas trop être seule à seule avec un… » Je cherchai mon mot. « Une personne de sexe masculin. La personne qui a… enfin celui qui a tué mes parents, il m’a fait beaucoup de mal. » Je repris ma marche. Après tout, il valait mieux qu’il sache à quoi s’en tenir avec une fille comme moi. « Sexuellement. » Je fis une pirouette avant de finir sur mes deux pieds à ses côtés. Enfin du moins à distance raisonnable. « Je suis quelqu’un qui a besoin de toucher autrui pour comprendre qu’il est réel. Mais c’est pas grave si t’aimes pas. certaines personnes aiment pas. donc j’utilise un mot alerte pour comprendre qu’il ne s’agit pas d’un… d’un souvenir ou d’une ombre. » L’ombre. Un nouveau frisson parcourut mon échine alors que je me stoppai les yeux perdus dans le vide. Plus que jamais mon estomac me rappelait que je devais aller le vider. Foutues émotions contradictoires. Je pris une profonde inspiration tandis qu’une sueur froide me prit. Je fermai les yeux pour calmer les battements de mon cœur. Valentino est inoffensif. Valentino est inoffensif. Il n’était pas l’ombre. Ses yeux ne sont pas bleus, il ne sent pas le tabac, ni l’alcool. Sans réellement me rendre compte de mes gestes, je plantai mes serres dans ma propre paume. Puis sentant la morsure de mes ongles s’insinuer dans ma paume, je rouvris les yeux pour ne pas oser le regard. Silencieuse, sans bouger telle une statue. Une statue qui cherchait encore pourquoi cet homme cherchait désespérément la compagnie d’une folle.



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Sujet: Re: (Valianca) dessine moi un mouton ( le )
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