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- I just wanna roll my sleeves up and start again - Sirius [Terminé] -

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Ayrton MurphyLa jeunesse dorée et éclatante
Ayrton Murphy
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Âge : Vingt cinq ans, encore un enfant sur le papier, un homme en devenir dans la tête.
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Sujet: I just wanna roll my sleeves up and start again - Sirius [Terminé] ( le Jeu 16 Mai 2019 - 11:55 )


Les encouragements de ses parents à se sociabiliser n'aidaient pas vraiment Ayrton à vouloir sortir de chez lui, parce qu'il avait l'impression d'être tombé au plus bas, comme s'il ne pouvait jamais remonter la pente. Depuis sa rencontre récente avec Sirius, il ne pouvait plus se le sortir de la tête, bien plus que ça ne l'était avant de le croiser ici. Il lui avait laissé un sentiment de vide encore pire que le précédent, il avait enfin pu sentir ses lèvres contre les siennes une nouvelle fois, ce qu'il espérait tout autant qu'il le redoutait. En rentrant chez lui, il avait pleuré toutes les larmes de son corps, sur une musique avec le son volume à fond pour ne pas se faire entendre par les membres de sa famille, puis il était resté cloîtré, en oubliant de manger et n'ayant même pas l'envie d'aller prendre une douche. Sa petite sœur était venu le sortir de sa chambre, en lui répétant que l'odeur n'était plus possible et qu'il faisait beaucoup trop de bruits pour qu'elle puisse se permettre de réviser au calme. Lui n'avait écouté qu'à peine, il avait entendu les mots "puer", "calme" et "douche", et il s'était donc rendu dans la salle de bain qu'il n'avait pas visité depuis deux jours.

Enfin prêt, Ayrton avait enfilé les premiers vêtements qui lui étaient tombés sous la main, rien de bien exceptionnel, soit un t-shirt, un jean et des baskets. Il était passé en mode furtif dans le couloir de l'entrée et avait pris soin de fermer la porte avec la plus grande délicatesse du monde. Tout le monde à la maison le prenait pour un gamin faisant une nouvelle crise d'adolescence, alors que la réalité était bien loin d'être ainsi. Il souffrait Ayrton, le cœur en miettes, et il se faisait violence pour essayer d'agir normalement, même si ça paraissait tellement impossible, il était au fond du trou et il était presque certain qu'il ne remonterait jamais la pente. Il marcha pendant un long moment dans le quartier avant de tomber sur un bar. Vu les gens qui y traînaient devant, il trouvait très cliché de rentrer dans ce genre d'établissement, mais ce soir, il n'avait plus la force de faire un pas de plus, parce qu'il avait le retour à faire juste après, et la fatigue l'avait gagné parce qu'il n'avait pas dormi, le visage de Sirius le hantant, la douleur de sa main le prenant aux tripes.

Pendant un long moment, il se rendit compte qu'il avait bu plus que de raison, il était désormais minuit passé, cela faisait plus de trois heures qu'il était là et son argent avait largement diminué dans son portefeuille. Il n'était plus très sur de ce qu'il faisait Ayrton, sa tête était sur le point d'exploser, sa gorge le brûlait et il se flagella intérieurement de n'avoir pas pris le soin de manger, car il n'aurait pas été dans cet état. C'était bien la première fois qu'il se sentait ainsi, jamais il n'avait eu l'idée de se mettre dans un état pareil, parce que c'était totalement irresponsable, et en plus de ça, il avait une violente envie de vomir, si bien qu'il se leva brusquement pour aller dans les toilettes et vider le contenu de son estomac. Les larmes coulaient sur ses joues, il n'avait jamais ressenti toutes ces choses, les émotions se bousculaient dans sa tête, et il était certain que ses agissements allaient être irrationnels. Et ça ne manqua pas, il attrapa son portable et parcouru son répertoire de haut en bas, sa vue était brouillée par les larmes qui coulaient, c'était le néant total dans son esprit, et le vide dans son corps.

Code:
j'ai tellement besoin de toi babe...


Machinalement, il partagea sa localisation avec son interlocuteur. Ayrton avait fait une bêtise, il en était conscient, mais il avait le mérite d'être honnête, il avait besoin de Sirius et il ne savait pas vraiment ce qu'il espérait maintenant. Pourquoi aurait-il envie de venir le rejoindre dans un bar ? Le voir dans cet état ? Parce que Sirius, s'il avait lu le message, savait que ce n'était pas le genre de Ayrton d'envoyer des messages comme ça, chose qu'il n'avait pas fait depuis leur rupture.



Dernière édition par Ayrton Murphy le Mer 22 Mai 2019 - 23:29, édité 1 fois
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Sirius Blaise10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Sirius Blaise
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Âge : Vingt-neuf pétales de roses fanées. Le temps s’évade, file entre les doigts d’un simple mortel qui pense que la vie est loin d’être une jouissance parfaite.
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Sujet: Re: I just wanna roll my sleeves up and start again - Sirius [Terminé] ( le Jeu 16 Mai 2019 - 12:20 )
J’avais tenté d’oublier, d’effacer et franchement, c’était plus facile à dire qu’à faire. Ce soir, je suis en poste de nuit avec un collègue, patrouillant dans l’entreprise sans jamais broncher, ni même parler. Mon collègue tente quelques fois de faire de l’humour, chose que j’aurais probablement apprécié si je n’étais pas dans cet état d’esprit. Visage fermé, barbe mal rasée, cheveux en bataille. Disons-le clairement, je me laisse aller. Médicaments dans la poche de ma veste, j’en abuse, j’essaye d’anesthésier la douleur fantôme, cette douleur physique qui n’est en réalité que mental. Parfois ça fonctionne, parfois pas…Depuis le retour de Ayrton et notre conversation, les regrets s’acharnent, me rongent et trop souvent je me réveil en plein milieu de la nuit pris de nausée, de soubresauts. Trop souvent ma gorge semble nouée, trop souvent le chagrin semble vouloir revenir alors que je le repousse, l’enfuis comme je sais si bien le faire. Les larmes n’ont pas coulé, je suis devenu un as lorsqu’il s’agit de ravaler celles-ci, mais elles menaçaient bien trop souvent de se frayer un chemin lorsque je pensais à notre dernière rencontre. « Tout est fini ». C’est sur ces paroles que nous nous sommes de nouveau quittés, sur un dernier baiser.

Un baiser. Quelle idée aussi ! J’aura dû me douter que ce n’était pas la chose à faire, que ça ne ferait qu’empirer les choses. Mais une fois encore, j’avais agi avant de réfléchir, je n’avais pas pensé aux conséquences. Mes instincts avaient pris le dessus, j’avais foncé vers ses lèvres pour y poser les miennes. Je voulais gouter cette saveur une dernière fois, aussi douloureux que ça puisse être. Revenant vers le local de surveillance, j’attrape ma boisson énergisante et bois plusieurs gorgées alors que mon collègue regarde une série sur son téléphone. La nuit est calme, très calme et je déteste quand c’est le cas…Mon téléphone vibre et je fronce les sourcils en voyant l’heure avancée. Une seule personne me contact aussi tard, rarement mais ça arrive, Wayland. Si jamais il me demande encore un service, je le tue sur place…Mais lorsque je pose mes yeux sur l’écran, mon cœur s’arrête, mes sourcils se froncent. Ayrton. Son numéro toujours en mémoire, je ne m’étais jamais résolut à l’effacer…c’est stupide, je le sais, mais les faits sont là et apparemment, lui non plus. Déglutissant difficilement, j’ouvre le message et me redresse lendemain, relisant plusieurs fois les quelques mots.

« Hm…Jack, j’ai un souci, je peux te laisser ? Je te renverrais l’appareil, mais je dois filer. » Ça n’arrive jamais…je n’ai jamais demandé une telle chose et mon collègue, en voyant mon expression, comprends que ce n’est pas rien. Il acquiesce sans soucis, m’annonçant que de toute façon y’a rien à faire et qu’il pouvait gérer la ronde seul. Je le remercie rapidement et attrape ma veste, ne prenant pas la peine de me changer, restant en uniforme. Ayrton ne m’avait plus envoyé de messages depuis des lustres et vu sa localisation, je craignais le pire…Ce bar, je le connais, je le fréquente de temps en temps et je connais bien les videurs ainsi que le patron. Rapidement, je fonce dans ma voiture et démarre. Quelques minutes plus tard, je me gare sur le parking et passe devant la queue des fêtards pour me présenter au videur. « Je viens récupérer quelqu’un. » Dis-je après l’avoir salué. Il me laisse passé et j’entre dans l’établissement. Mes yeux glissent directement vers un autre sorteur positionné à l’intérieur et je lui demande si il n’a pas vu un jeune homme, lui montrant la photo d’Ayrton…une photo d’avant, d’autrefois, mais c’était suffisant.

Une fois qu’il m’annonce qu’il l’a vu aller dans les toilettes et qu’il n’en est pas sorti, ma gorge se noue. Merde, les toilettes…si jamais je tombe dessus alors qu’il se fait sauter, je ne sais pas si je serais capable de garder mon calme. Ça ne m’empêche pas pour autant de foncer vers celles-ci, poussant pas mal de personne avant d’entrer dans les toilettes publiques de l’établissement. Poussant les portes les unes après les autres, je tombe enfin sur la bonne et soupire en voyant un Ayrton ivre mort. « Je suis là. » Dis-je doucement, avec une douceur qui m’est propre, qui m’a échappée alors que je m’accroupi pour glisser une main dans sa nuque. Un léger sourire en coin glisse sur mes lèvres. « Tu devrais savoir que l’alcool ne te va pas. »
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Ayrton MurphyLa jeunesse dorée et éclatante
Ayrton Murphy
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Sujet: Re: I just wanna roll my sleeves up and start again - Sirius [Terminé] ( le Jeu 16 Mai 2019 - 14:12 )


Ayrton n'avait jamais ressenti une chose pareille, son ventre faisait des bruits relativement bizarres, les mêmes que lorsqu'on était atteint d'une gastro fulgurante, et ce n'était pas du tout agréable de se sentir ainsi. Il fronçait les sourcils devant son portable, ne réalisant pas pleinement ce qui venait de lui arriver, ce qu'il était en train de faire là maintenant, tout de suite. Il se força à regarder une fois de plus son téléphone, il allait passer pour un idiot si Sirius comptait vraiment venir. A ce moment précis, il n'en avait aucune idée, peut être se foutait-il complètement de ce message ou alors il ne comprendrait pas ce qu'il voulait dire en voyant sa localisation. Quoi qu'il en soit, il était au plus mal Ayrton, et une nouvelle fois, son estomac se contracta pour laisser sortir un liquide visqueux qui lui donnait d'autant plus la nausée. De par son comportement, il se sentait honteux, et d'un mouvement plutôt violent, il jeta son téléphone contre le mur, qui rebondit directement dans la cuvette et atteignit son vomi sans préavis. Pour être une soirée de merde, c'en était clairement une, et il regretterait tout lorsqu'il se réveillerait totalement sobre le lendemain matin.

Mais il fût rapidement sorti de ses pensées, la tête en arrière contre le mur près des toilettes, il entendit des portes claquées, et sans comprendre, le visage de Sirius apparu, un soupir lui sortant des lèvres en voyant Ayrton ainsi. Lui aussi devait avoir honte, et Ayrton ne comprenait même pas pourquoi il était venu, il se posait un milliard de questions, il avait l'impression qu'il était venu illico presto, sans détour, ou alors que le temps était passé relativement rapidement. Il n'en savait rien, il ne portait pas de montre et son portable traînait dans son vomi, le dégoût l'empêchant d'y mettre la main pour le récupérer. Il posa sa main délicatement dans la nuque de Ayrton qui fût immédiatement parcouru d'un frisson. Son contact lui faisait toujours autant d'effet, et l'alcool aidant, les sensations de son corps était décuplés, beaucoup plus intenses que d'ordinaire.

- Mais qu'est ce que tu fais là ?

C'était comme une impression de déjà vu, sauf que ce n'était pas le cas, Sirius l'avait aidé dans bien des domaines, mais jamais ô grand jamais il ne s'était pris une cuite, alors il ne comprenait pas comment il pouvait déjà avoir vécu une chose similaire. Son esprit était embué, il ne parvenait même plus à penser Ayrton, et il afficha une mine sceptique, accompagnée d'une petite moue relativement charmante, sans aucune arrière pensée.

- J'avais jamais bu comme... il hoquette, comme ça... J'me sens tout bizarre, pas toi ?

Il leva complètement la tête pour regarder son interlocuteur. Il pensa des tas de choses en même temps, à quel point il le trouvait beau, que son petit sourire était agréable à regarder, et qu'il avait une très grande envie de passer sa main dans ses cheveux pour les serrer fort entre ses doigts et l'embrasser sauvagement. Mais il ne fit rien, il resta là, à le regarder avec un air complètement stupide sur son visage, un air que personne ne lui connaissait. En général, cet air était réservé à ses frères et sœurs pour les faire rire, et inconsciemment, il l'affichait sous le regard certainement sceptique de Sirius.

- J'étais en train de penser... à toi ! T'as pas rasé ta barbe, et tes cheveux, ils sont trop... Oh je peux ?


Il avança doucement sa main et la passa dans les cheveux de Sirius tout en fermant les yeux, en savourant leur douceur et en se disant que c'était tout ce qu'il lui fallait pour le réconforter tout de suite. Ayrton avait remarqué chaque détail, l'uniforme, la coiffure, le visage un peu plus fermé qu'il ne le connaissait. Et même avec tous ces changements, il trouvait encore qu'il était le plus beau des hommes, le seul qui ferait battre son cœur et cela, pour la vie.

- Pourquoi t'es venu ? Fallait pas... J'm'en sortais super bien t'as vu ? Bon, j'ai cassé mon téléphone, et il est tombé là...

Il désigna la cuvette des toilettes.

- C'est sale le vomi tu sais.

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Sirius Blaise10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: I just wanna roll my sleeves up and start again - Sirius [Terminé] ( le Jeu 16 Mai 2019 - 21:16 )

Ayrton ne boit jamais, ne traine pas souvent dans les bars…Du moins, quand je le connaissais. Peut-être a-t-il changé ? Peut-être s’est-il mit à boire ? Je n’en sais rien, mais l’idée même que ça soit réel me donne envie de le frapper. J’ai beau sombrer dans mes conneries, je refuse de le voir faire pareil. Non, je ne veux pas qu’il sombre en même temps, je ne veux pas en être davantage la cause. Mais ce soir, je réagis au quart de tour, sans réfléchir, sans même hésiter un seul instant. Je quitte mon lieu de travail, je fonce vers le bar où il se trouve. Des deux, il avait toujours été le plus raisonnable. Lorsque nous sortions en permission avec nos amis, c’était toujours moi le bourré, le mec qui a le poing facile envers ceux qui regarderait de trop près l’être aimé. Oui, j’étais celui qu’il devait calmer d’un baiser, celui qui le plaquait contre le mur pour laisser mes pulsions parler alors que l’alcool éveillait mes envies les plus primaires. Lui, il se contentait d’être sobre, de me supporter dans ces moments-là. Mais apparemment, ce soir, les rôles seraient inversés et, étrangement, j’étais prêt à assumer.

Les portes s’ouvrent une à une et je fini par voir le jeune homme et son état pitoyable. J’ai envie de rire et de pleurer en même temps, c’est con quand même. Pourquoi m’avoir appelé ? Je n’ai pas envie de poser la question, je me réjouis qu’il l’ait fait. Dans cet état, pour sûr, un mec un peu trop en chaleur aurait fini par mettre la main dessus et en aurait fait son jouet sexuel l’espace de quelques heures. Je viens me poser près de lui, m’accroupissant alors que mes doigts glissent dans sa nuque comme pour lui indiquer clairement ma présence. Face à ses mots, un léger rire m’échappe. « Tu m’as envoyé un message et partagé ta localisation, j’en ai conclu que tu voulais que je vienne te chercher ? » Il avait probablement oublié, pas grave, je ne lui en veux pas. Non, je ne veux pas me battre ce soir…ce soir, il a clairement besoin de moi, d’un litre d’eau et davantage, d’une douche, d’une brosse à dent et de manger quelque chose. Cette moue, elle me donne envie de le bouffer sur place, mais je m’abstiens. Je n’oublie pas…nous ne sommes plus ensemble, il ne m’appartient plus.

« Hm…Non, moi je vais très bien, mais merci de t’en inquiéter. Justement, parce que tu n’as jamais bu ça ne te va clairement pas…Tu aurais te souler chez toi… » Murmurais-je doucement, un sourire doux sur le visage, compatissant. Je connais ça…je connais ce que l’ivresse peut apporter, peut offrir. Oh oui, je connais ses vertus, mais également ses coups en traitres. Face à son air stupide, je penche la tête sur le côté, interrogateur. Qui, j’ai un truc entre les dents ? La réponse m’arrive relativement vite alors qu’il me fait part de mes détails physiques avant de…passer sa main dans mes cheveux. On dirait un enfant qui découvre le monde, c’est con à dire, mais c’est exactement pour ça que je suis tombé amoureux de lui la première fois. Mais ce qui me touche davantage, c’est le fait qu’il pensait à moi…Etrangement, ça gonfle mon égaux. « Disons que je n’ai pas vraiment prêté attention à mon physique ces derniers jours… » Soupirais-je alors qu’un frisson me parcoure lorsque ses doigts glissent lentement dans mes cheveux devenus trop longs. C’est vrai que Ayrton me connait avec la coupe militaire…mais cette époque est révolue, elle n’existe plus.

Face à ses mots, je roule doucement des yeux. « Je suis venu te chercher, il est temps que tu rentres, même si t’assure comme une bête. » Résonner une personne bourrée n’est pas une chose aisée, autant entrer dans son délire pour le dompter plus facilement. Posant les yeux sur la cuvette, je grimace. « Et, ne compte pas sur moi pour le récupérer…j’ai mes limites. » J’ai toujours détesté le vomi, même quand je gerbais, j’avais tendance à me laver dix fois les dents, prendre dix douches avant de ne plus me sentir puant. Bref. « Debout, on rentre… » On rentre…les mots m’ont échappées, mais dans un sens, je ne compte pas le ramener chez lui. Non, il va finir dans mon lit, moi dans le canapé, mais ce soir, je ne le laisserais pas seul. Passant un bras autour de sa taille, je le redresse doucement, faisant passer un de ses bras autour de mes épaules. « T’as rien oublié en haut ? » Question conne, mais je m’en fou. Déjà, je le traine vers la sortie des toilettes, le bloquant contre moi pour qu’il ne m’échappe pas et ce rapprochement est aussi doux que douloureux.

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Sujet: Re: I just wanna roll my sleeves up and start again - Sirius [Terminé] ( le Jeu 16 Mai 2019 - 22:17 )


Il n'était pas certain d'avoir envoyé un message Ayrton, mais bon, si Sirius avait su le trouver ici, c'était pour une bonne raison, surtout avec la tenue qu'il portait. Il était venu à son secours alors même qu'ils s'étaient quittés avec une légère amertume, mais bon, visiblement il comptait encore suffisamment à ses yeux pour venir lui tenir compagnie. Il n'avait aucun souvenir d'avoir envoyé un message, et il ne pouvait même pas vérifier ses paroles parce que son portable se trouvait dans une cuvette de toilettes, certainement bien imprégné de vomi. Il soupira à cette idée, même en étant pas conscient de ce qu'il faisait, il regrettait d'avoir fait cette connerie qui lui avait coûté tout de même assez cher en pensant au prix d'un téléphone à l'heure actuelle. L'alcool faisait faire des bêtises, et il en avait désormais la preuve formelle.

- Je sais pas, peut être, j'suis content de te voir si tu savais...


Il ne savait plus trop ce qu'il disait Ayrton, mais il était sincère, il était content de le voir, et bizarrement le fait qu'il soit ivre le rendait bien plus aimable qu'il ne l'était à l'ordinaire ces temps ci. Son air stupide s'accompagna rapidement d'un large sourire, il regardait chaque détail de son ex compagnon, et il ne savait pas si l'alcool le calmait, mais il se trouvait apaisé, comme si le monde autour de lui était beau, comme si la douleur avait soudainement disparu de sa main, alors qu'en réalité, tout était resté intact, il y avait encore une tension entre eux, mais elle n'était pas du tout palpable cette fois-ci.

- Tu vas bien ? Vraiment ? Vas-y fais moi un sourire !!

Il se sentait surexcité, et il lui montra un sourire à pleine dents pour l'encourager à faire de même, mais bon, il prenait conscience qu'il ne fallait pas trop qu'il s'égare, l'alcool parlait, pas lui, ou presque pas.

- Déjà j'suis pas saoule, j'aime pas l'alcool, et puis tu sais, j'allais pas boire devant mes parents, j'suis pas un alcoolique moi, j'ai jamais bu d'alcool. Et encore moins à la maison !

Ayrton soupira, il pensa à la réaction de son père s'il l'avait trouvé dans un état pareil, au sermon qu'il lui aurait certainement fait sur la dignité et tout le blabla qui s'en suivait. Mais il chassa rapidement cette idée de son esprit, il parvenait presque à l'effrayer alors qu'il n'était pas avec lui. Sa main passa un bref instant dans ses cheveux, mais c'était un moment agréable, il était parcouru de tout un tas d'émotions aussi bonnes soient-elles, uniquement des pensées positives. Et à en voir la réaction de Sirius, il remarqua immédiatement que ça ne le dérangeait pas de voir Ayrton retrouvant sa douceur d'antan. Même s'il n'avait pas fait attention à son physique, il le trouvait beau comme un dieu et ses yeux refusaient de regarder ailleurs, car le spectacle face à lui le comblait parfaitement, il aurait pu rester des heures et des heures ainsi, à le regarder avec un air presque heureux, même si les apparences étaient clairement trompeuses.

- Ouais, j'avoue que j'm'en sors plutôt bien à part le portable, les aléas de la vie babe, comme j'ai l'habitude de dire ! Enfin, j'pense qu'il va rester dans ces toilettes, j'peux pas me résoudre à toucher ce truc visqueux.

Il mima son dégoût en faisant une grimace puis, il se mit à rire doucement, il trouvait ça particulièrement drôle en fait, car ce n'était que du matériel, et fort heureusement pour lui, rien d'important n'y traînait. Il avait pris soin d'enregistrer toutes ses photos et informations sur un cloud, donc aucun soucis à se faire de ce côté là. Ayrton avait tellement l'impression d'être un boulet ce soir, et le savoir à ses côtés pour l'aider le rassurait, même s'il s'en voulait se s'afficher ainsi devant lui. C'était la honte intergalactique. Mais ça ressemblait étrangement à un déjà vu, sauf que Sirius était à sa place, et c'est lui qui prenait soin de lui, pas l'inverse. Son bras vint se positionner autour de la taille de Ayrton et il planta ses yeux sur lui, le simple contact de leurs deux corps réussissaient à le mettre dans tous ses états, c'était indescriptible comme sensation. Il s'accrocha délicatement à lui puis haussa les épaules pour répondre à sa question. Il ne se souvenait absolument pas de son passage dans la précédente salle, ses seuls souvenirs remontant à l'épisode des toilettes et à son entrée dans le bar qui paraissait bien loin dans la soirée.

- Je pue un peu le vomi non ? Parce que faut me le dire, moi j'aime pas ça... Toi tu sens trop bon et...

Il approcha sa bouche de son oreille pour chuchoter.

- Ça m'excite...

Il hocha la tête pour désigner son pantalon, avec un large sourire sur les lèvres pour lui signifier qu'il ne mentait pas. Puis il haussa une épaule et continua de marcher avec toute la force qu'il pouvait encore donner pour faire un pas devant l'autre. Enfin, ils arrivèrent à la voiture de Sirius, et il se laissa aller pour qu'il l'aide à monter dedans sans se faire mal, parce qu'il ressentait une grosse excitation, comme un gamin, il avait envie de sauter partout.

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Sirius Blaise10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: I just wanna roll my sleeves up and start again - Sirius [Terminé] ( le Jeu 16 Mai 2019 - 22:43 )

Il est content de me voir…Je sais que ça ne devrait pas me faire plaisir, je sais que c’est l’alcool qui parle, mais je ne peux pas m’en empêcher. Je souris légèrement, posant mon regard sur son visage. « ça me fait plaisir aussi. » Je devrais juste apprendre à la fermer, surtout en sa compagnie. Parce que demain, il va peut-être se souvenir. Oui, demain, quand il va se rappeler des brides de sa soirée, il va sûrement regretter et moi, je vais me sentir coupable d’avoir répondu à ses paroles. Je devrais juste rester neutre, ne pas bouger, ne pas sourire, ne pas le toucher. Mais ça m’est totalement impossible. Ayrton reste cet amour que je n’oublie pas, que je ne peux pas effacer. Le voir ainsi vulnérable, ça réveille bien trop de choses en mi que je m’étais juré d’oublier. Plus facile à dire qu’à faire. D’ailleurs, y’a beaucoup de chose que j’aimerais oublier, mais qui ne s’oublient pas. A croire que j’ai le défaut de, justement, ne savoir pas oublier. Merveilleux non ? Dans un sens, je n’ai juste pas envie d’oublier, il n’y a pas besoin de chercher plus loin dans les explications. Et ça, ça causera ma perte.

Et le voilà en train de faire la grimace, me demandant de sourire. Il me fait un sourire d’enfant, avec toutes ses dents blanches et je fronce les sourcils. « Je n’ai jamais souri comme ça, on dirait que tu grimace… » Dis-je légèrement amusé par le comportement de mon ex petit ami. Seigneur, l’alcool lui va bien. Dans un sens, il a l’alcool assez joyeux. Y’a des gens comme ça. Moi, j’ai plusieurs facettes. La première c’est l’alcool pervers, je saute sur tout ce qui bouge et devient vraiment un prédateur sexuel. La seconde, c’est l’alcool mauvais, je frappe et je pète un plomb trop rapidement et enfin, la plus rare, l’alcool mélancolique…Quand je picole, il est rare de me voir pleurer sur mon sort, au contraire, l’alcool anesthésie mes douleurs, mes souffrances. Du coup, l’alcool joyeux ne fait pas partie de mes facettes, mais bien des siennes. C’est bon à savoir…quoi que, je ne suis pas sûr de le revoir dans cet état avant longtemps, voir même jamais. Demain, il reprendra ses esprits et partira, m’annonçant une fois de plus que nous ne devions plus nous voir…mais si c’était vraiment ce qu’il voulait, pourquoi m’avoir envoyé un message ?

« D’accord, t’es pas bourré, t’es juste joyeux, j’ai compris…Et je vais faire semblant de te croire. » Ses doigts passent dans mes cheveux et j’ai l’impression de retomber dans notre passé, dans cet univers que nous partagions lorsque nous étions encore ensemble, que nous nous appartenions. Mais je dois revenir à la réalité, ce n’est pas le cas et Ayrton n’est pas dans son état normal. D’ailleurs, il me parle encore de son vomi, de son téléphone irrécupérable également chose qui ne semble pas l’affecter davantage. Le connaissant, il a sûrement tout sauvegardé. Mais ce qui me choque, c’est le surnom qu’il me donne…Babe…ça faisait longtemps, ça a dû lui échapper, mais pas moi et ça fait mal. Mal de me dire que ça sort de sa bouche alors qu’il est bourré, mal de me dire que demain, tout ça sera effacé. Je dégage ces pensées et hausse les épaules, ne répondant pas. Je me contente de le soulever et l’aide à se remettre debout, bien décidé à le ramener chez moi pour la nuit. Me dirigeant vers la sortie, je l’écoute et souris légèrement. « Non, tu ne pues pas encore de trop. » Ce qui est vrai, il n’a pas dû gerber pendant des heures.

Sauf que là, je sens ses lèvres approcher de mon oreille et les mots qui suivent me foutent brusquement mal à l’aise. « Qu…quoi ? » Je tourne la tête vers lui, juste à temps pour le voir hocher la tête et instinctivement, mon regard suit la direction et je détourne brusquement les yeux. « Seigneur, Ayrton ! T’es pas croyable. Tu ne tiens pas debout et ça te donne des envies. » Grognais-je entre mes dents. Ne pas regarder, ne pas y songer, ne même pas me souvenir de nos nuits passées, de nos corps à corps mouvementés. Putain, maintenant qu’il a foutu ça sur le tapis, c’est ancré dans ma tête. Une fois près de la voiture, je l’aide à grimper et attache sa ceinture, ayant clairement remarqué son excitation. Ce mec va me tuer. Je fais mine de ne rien voir alors que je contourne le véhicule et monte côté conducteur. « Je te ramène chez moi. T’es clairement pas en état de me dire où tu habites et moi, j’vais pas avoir la patience de rouler pendant deux heures. » Dis-je simplement en démarrant. Heureusement, je n’habite absolument pas loin et dix minutes plus tard nous sommes sur place.

Traînant Ayrton jusqu’à mon appartement, j’ouvre la porte de celui-ci et est accueilli par Blake qui regarde mon ex avec méfiance. Je n’ai pas le temps de lui offrir de caresses, là, je dois m’occuper de lui. Une fois dans le salon, je me dirige directement vers ma chambre pour ouvrir la porte et le déposer calmement sur le lit, sans un mot. « Tu dormiras ici, moi dans le canapé. »

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Ayrton MurphyLa jeunesse dorée et éclatante
Ayrton Murphy
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Sujet: Re: I just wanna roll my sleeves up and start again - Sirius [Terminé] ( le Jeu 16 Mai 2019 - 23:14 )


Bon, il devait avouer que son sourire avait plus l'air d'une grimace, mais il avait au moins eu le mérite d'amuser Sirius et c'était une chose assez difficile quand on connaissait le personnage. Il voyait dans ses yeux que son comportement n'avait pas l'air de le déranger, qu'il était même plutôt content de la situation, même si ça n'avait rien d'amusant à l'origine. Mais Ayrton était content, il avait l'alcool joyeux et il venait désormais d'en apprendre un peu plus sur lui même parce qu'il pouvait ainsi dire qu'il s'était pris sa première cuite. Quoi que, ça n'avait rien d'une fierté, il espérait ne pas dire ou faire quelque chose de stupide parce qu'il ne maîtrisait plus rien maintenant, ses paroles ne dépendait même plus de lui, il était presque devenu une autre personne. Mais une personne bien plus heureuse qu'il ne l'était d'ordinaire, et ça faisait presque plaisir de le voir comme ça, avec un vrai sourire, pas celui qu'il se forçait à faire chaque jour.

Ayrton pensa même qu'il devrait boire plus souvent, il se sentait particulièrement heureux ce soir et sa relation avec Sirius avait l'air d'être au beau fixe alors que la réalité était bien différente vu la façon dont ils s'étaient quittés. Mais tout redeviendrait à la normale le lendemain matin, quand il se réveillerait avec un mal de tête qu'il ne pourrait contrôler et que sa main recommencerait à lui faire mal à s'en taper la tête contre un mur. Tout de suite, il n'avait même plus envie d'y songer, il ne voyait que Sirius, que le bonheur qu'il lui apportait en ce moment présent en prenant tout simplement soin de lui. C'était tellement agréable cette sensation de lâcher prise, lui qui aimait que tout soit toujours parfait, dans les rangs, comme sa famille s'était acharnée à lui dire chaque fois qu'il déviait à peine. Il n'avait plus le contrôle sur rien Ayrton, et ses pensées avaient totalement déviées, il se sentait excité par son ex petit ami, sûrement le contact qu'ils avaient pu avoir lorsqu'il l'aidait à se relever puis à marcher. Son bras autour de sa taille, toute cette douceur qu'il n'aurait même pas remarqué si ça avait été une autre personne. Il regrettait d'avoir bu plus que de raison, mais il était partagé avec le sentiment qu'il avait peut être fait le bon choix, que Sirius lui reviendrait, que c'était presque du tout cuit. Mais au fond, il savait qu'une fois sobre, ses idées noires et ses sombres pensées reviendraient au galop, comme si elles ne l'avaient jamais quitté. Il préféra chasser cette idée de sa tête et profiter du moment présent.

- En même temps, c'est de la provocation ! Entre tes cheveux, ta barbe et ton uniforme, tu t'attendais à quoi ? Que je songe à faire une partie de monopoly avec toi ? Non, j'ai toujours été nul à ce jeu là, mais par contre j'ai d'autres compétences bien plus amusantes...

Il leva les yeux au ciel, puis il passa sa langue sur ses lèvres en songeant à ce qu'il pourrait lui faire. Et une fois de plus, il repensa au passé, à leurs nuits d'amour et de folies, à leurs deux corps entrelacés, à leurs matins câlins et aux douces caresses qu'il aimait lui offrir. Et toutes ses pensées lui faisaient perdre la tête, lui faire l'amour ce soir n'était pas une bonne idée parce qu'il avait peur d'avoir des regrets vu qu'il était sensé le détester. Mais le simple fait de l'avoir devant lui l'encourageait à repousser ses limites, à lui prouver une fois de plus qu'il l'aimait bien plus de raison, et pas seulement avec des mots mais plutôt avec des actes dont il garderait des souvenirs jusqu'à sa mort.

- J'crois que j'habitais pas loin, enfin j'suis pas sur.

Il fit une petite moue, il ne savait plus vraiment dans quel quartier il se trouvait, et en tâtant ses poches, il était presque certain d'avoir égaré ses clés quelque part. Plus de portable, plus de clés, il allait certainement se faire remonter les bretelles en rentrant à la maison, avec de bons reproches sur son inconscience. Mais ça lui importait peu, il était avec Sirius, et ça c'était ce qu'il pouvait espérer de mieux.

Ayrton se fit littéralement traîner par Sirius dans son appartement, et il ne se fit pas prier parce qu'il avait juste envie de s'allonger sur quelque chose de confortable, canapé ou lit, ça lui était totalement égal. Sa tête avait commencé à tourner, mais il essaya de rester digne et d'avoir l'air suffisamment normal pour ne pas effrayer son ex petit ami. Il ne fit pas de détour Sirius, il l'emmena directement dans la chambre alors que Ayrton était prêt à s'amuser avec le chien qui traînait dans l'entrée. Quoi qu'il n'était même plus sur que c'était un chien, peut être était-ce une peluche ou une décoration quelconque ? Il n'en savait rien, mais ça ressemblait quand même vachement à un chien. Il s'asseye sur lit et reste immobile en regardant Sirius, très attentif à ce qu'il lui disait désormais, il lui laisserait son lit pour aller sur le canapé. Hors de question.

- Tu vas pas rester un peu avec moi ? Juste le temps que je m'endorme ?

Il enleva ses chaussures et s'allongea sur le lit, puis dans un mouvement brusque, il essaya d'ôter son t-shirt mais il resta coincé dedans à cause de son gros pansement sur la main et en tournant rapidement, il se retrouva par terre dans un gros boum sonore.

- Tout va bien, ça va, ça va !

Assis par terre, Ayrton parvint enfin à enlever son t-shirt puis, il se releva et retourna s'installer sur le lit en plantant son regard sur Sirius. Il ne pouvait s'empêcher de le regarder, d'être à l'affût de la moindre réaction, du moindre détail sur lui.

- T'as qu'à faire comme chez toi, même si c'est chez toi j'dis pas le contraire, tu peux te déshabiller, je me retourne si tu veux, et promis je regarde pas...

Il afficha une petite moue amusée.

- Enfin si, je vais regarder, mais c'est pour éviter de faire des cauchemars cette nuit, j'voudrais avoir une image agréable à me rappeler pour faire des jolis rêves. Enfin, c'est certain que tu seras dans mes rêves, uniforme ou pas, et crois moi, on ne jouera toujours pas au monopoly.

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Sirius Blaise10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: I just wanna roll my sleeves up and start again - Sirius [Terminé] ( le Jeu 16 Mai 2019 - 23:36 )

« La ferme Ayrton… » Grognais-je entre mes dents alors que, clairement, mon ex tient des propos plus salaces que jamais. Merde, j’adore quand il fait ça. Une partie de moi aimerait pourtant qu’il continue, qu’il fasse en sorte que je surchauffe jusqu’à ce que je ne puisse plus tenir, envoyant valser ma bonne conscience. Oui, une partie de moi aimerait le plaquer contre ce mur, lui enlever ses fringues et le faire taire…enfin, pas totalement, mais assez pour que ça ne soit plus que des gémissements qui sortent de sa bouche. Sauf que tout ça, c’est une très mauvaise idée. Il devrait pourtant savoir que, en soit, je peu démarrer au quart de tour, que je suis radicalement faible devant l’appel de la chaire. Il ne m’en faut pas beaucoup. Une caresse bien placée, un baiser dans le cou, un mordillement. Tout ça, ça peut être fatale pour ma raison, éveillant une libido bien présente. Mais, contrairement à beaucoup, je suis difficile à satisfaire et peux d’hommes sont un jour arrivé à m’envoyer au septième ciel…Ayrton fait partie de ces hommes. Il avait capté mes points sensibles, savait me travailler au corps et ça le rendait bien plus dangereux que les autres.

Une fois dans la voiture, je l’entends me dire qu’il n’habite pas bien loin, mais au fond, qu’il n’en est pas bien sûr. « On verra ça demain. » Dis-je simplement, cherchant à éloigner la tension physique qui s’est installée aussi bien chez lui, qu’en moi. Connard. Il aurait dû se la fermer. Ce mec a toujours eu le don d’éveiller mes envies d’un simple regard, d’un simple frôlement. Même encore aujourd’hui, même là alors que je suis censé le détester pour toute cette souffrance éprouvée. Non, à la place, monsieur m’annonce que je l’excite et entre en érection. Ben bravo ! Démarrant, c’est dix minutes plus tard que j’entre dans l’appartement avec lui, ne lui laissant pas vraiment le choix. Je le traîne jusque dans la chambre, le laissant tomber dans le lit. Il n’a pas eu la nausée, n’avait plus l’air livide, le pire est passé et je suis certain qu’il ne gerbera plus à présent. Tant mieux, j’aimerais éviter de tâcher le tapis ou encore, qu’il gerbe dans mon lit…Face à sa demande, je pousse un léger soupire, passant mes doigts dans cette chevelure trop longue qui me sert de tignasse rebelle. Un jour j’arriverais à me coiffer…un jour.

« Ok, mais jusqu’à ce que tu t’endormes, après, je partirais dormir. » Ok, j’ai déjà été plus résistant que ça, sauf que là, je n’ai même pas envie de résister. D’ailleurs, il se laisse tomber et commence à enlever ses vêtements, du moins, il essaye vu qu’avant que je puisse réagir, monsieur tombe sur le sol. « ça va ?! » Dis-je brusquement en avançant vers lui, sauf que oui, il semble bien aller. « T’es impossible toi quand tu t’y mets, tu le sais ça ? » Mais cette vision m’arrache un sourire. Il remonte sur le lit et je soupire, enlevant rapidement mes chaussures et mes chaussettes…mais rien de plus. Et le voilà de nouveau en train de me provoquer, de me balancer qu’il veut bien que je me déshabille histoire d’avoir une vision appréciable dans ses rêves. Je plisse légèrement les yeux, le regardant d’un air sombre, du moins, faussement sombre. « T’as qu’à faire aller tes souvenirs. » Grognais-je, pestant intérieurement d’avoir dit une chose pareille. Je suis trop crevé pour jouer à ce petit jeu, enfin crevé…disons que c’est surtout une fatigue mentale pour le coup, pas vraiment physique. « Couches-toi. » Dis-je simplement d’un geste du menton.

Me dirigeant vers l’interrupteur, je coupe la lumière et instinctivement, je me fou à l’aise. Intérieurement, je me dis que de toute façon, Ayrton m’a déjà vu nu, en boxer ça ne changera rien c’est comme être en maillot. Enlevant ma veste d’uniforme, je retire mon t-shirt blanc et balance le tout sur une petite table. Contournant le lit, je détache ma ceinture, déboutonne mon pantalon et l’enlève pour me retrouver en boxer noire. Maintenant, je vais devoir garder mes distances et davantage, ne pas poser mes yeux sur lui…parce que l’air de rien, y’a plus de t-shirt chez lui non plus…Si la lumière est éteinte, les rayons lunaires donnent assez de clarté pour distinguer le reste. Putain, il aurait fallu une éclipse. Ou genre, de gros nuages bien sombres. Pas de chance. Me couchant sur le lit, je prends soin de rester sur le bord, cherchant à ne pas tenter le diable. « Essaye de dormir, demain, tu vas avoir une sale gueule de bois… » Ne pas le regarder, ne pas le toucher…ne pas le regarder, ne pas le toucher…

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Ayrton Murphy
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Sujet: Re: I just wanna roll my sleeves up and start again - Sirius [Terminé] ( le Ven 17 Mai 2019 - 9:37 )


Ayrton aurait aimé que Sirius reste toute la nuit à ses côtés, sauf qu'il n'avait pas l'air très emballé à l'idée de le faire. Et pour cause, Ayrton s'amusait à essayer de le faire succomber à son charme, et en voyant la tête de son ex petit ami, il comprit assez rapidement qu'il se faisait violence pour résister face à ses avances. Il afficha un sourire quand il tomba du lit, réagissant presque immédiatement, mais ce n'était rien de bien méchant, juste une petite chute de même pas un mètre de haut, ce n'était pas ça qui allait l'abîmer. Il n'avait d'ailleurs pas besoin de tomber du lit pour se faire mal, la douleur qu'il avait à la main -soudainement disparue grâce à l'alcool- lui suffisait amplement, inutile d'en rajouter. Il souriait, amusé, car la situation était particulièrement drôle, un véritable enfant, et vu le visage de Sirius, ça réussissait à détendre l'atmosphère.

- C'est comme ça qu'on m'aime.

Enfin, c'était surtout le cas de Sirius, il préférait largement le voir sourire et agir comme un enfant plutôt que son air triste ou trop sérieux. C'est d'ailleurs comme ça qu'il était parvenu à le séduire, en le faisant rire, en lui montrant la joie et la bonne humeur du monde qui l'entourait. Et cette fois-ci, il avait l'impression d'essayer de le séduire de nouveau, mais ce n'était pas volontaire contrairement à avant, l'alcool le faisait agir exactement comme il l'avait fait auparavant.

- J'ai déjà les images en tête, mais ce n'est pas suffisant, j'aimerais en créer d'autres, des souvenirs.

Il se tourna vers lui et lui fit un clin d’œil. Indécente proposition qui devait mettre Sirius dans tous ses états, tout autant que lui l'était déjà. Mais il n'était pas question pour lui de céder aussi facilement, et même s'il avait le cœur à jouer, Ayrton ne voulait pas trop insister histoire d'éviter de se créer des ennuis et surtout, pour se protéger, ne pas se faire de mal en réitérant l'expérience, même si c'était ce qu'il désirait le plus au monde à ce moment précis. Il voulait que Sirius pose les mains sur lui, qu'il l'envoie au septième ciel, qu'il le couvre de baisers, qu'il lui fasse l'amour jusqu'à ne plus en pouvoir, mais c'était le genre de choses qui allait peut être leur créer des ennuis, et des douleurs intérieures.

Sirius éteignit donc la lumière, Ayrton couché sur lit, les bras étalés, les jambes écartés, limite une position d'étoile de mer. Il leva tout de même la tête pour regarder ce que son ex compagnon faisait, et ça ne manqua pas, il se mettait à l'aise comme il l'avait espéré. Même avec la lumière éteinte, la lune éclairait assez facilement la pièce, suffisamment pour qu'il puisse se rincer l’œil. Ayrton le regarda enlever chaque vêtement, puis il s'attarda sur son fessier lorsqu'il ôta son pantalon. Ce que ça lui avait manqué... Il inspira profondément, il fallait qu'il se contrôle, qu'il garde ses distances même si son érection évidente en disait long sur ce qu'il ressentait. Tout un tas d'émotions le parcourait, il était excité, mais tout autant effrayé car s'il tentait de faire un pas en avant, il avait peur que Sirius le rejette une fois de plus. Il hésita longuement, ses pensées complètement embrouillées, puis il se redressa pour s'asseoir.

- J'suis pas fatigué.

Il hocha frénétiquement la tête, les yeux grands ouverts pour accompagner ses paroles. Il ne ressentait plus aucune fatigue physique depuis qu'il se trouvait sur ce lit, l'excitation était trop grande, le danger également, car les laisser si proches l'un de l'autre n'aidait pas à garder son calme. Et pour Ayrton, c'était une véritable punition de rester là à le regarder sans rien faire, mais si Sirius voulait garder ses distances, il ne pouvait que le laisser dans son coin, ne pas tenter quoi que ce soit pour éviter de faire remonter d'autres sentiments qu'il n'avait tout de même pas oublié. En réalité, ça risquait plus de les intensifier, parce qu'il l'aimait toujours et maintenant, il aurait tout donné pour se retrouver dans ses bras. Self Control. Cependant, à force de le regarder pendant cinq bonnes minutes sans dire un mot, il se rapprocha doucement, puis, dans un élan de stupidité ou de douceur peut être, il se colla contre lui sans lui demander sa permission. Sa tête alla directement s'installer près de son cœur, le bout de ses doigts parcourant délicatement son ventre.

- Tu sais ce que je pense là tout de suite ? Que t'es terriblement sexy et que j'ai envie de te faire l'amour jusqu'au bout de la nuit.

Il leva la tête pour le regarder, il remercia intérieurement la lune d'être aussi présente pour pouvoir éclairer son visage et lui permettre de l'admirer. Ses rêves devenaient réalité, il avait tant penser à lui, tant rêver de se retrouver une fois de plus contre son corps et sa douce peau.

- Mais ça n'engage que moi, si tu préfères que je garde mes distances, je le ferais.

Il attrapa brusquement la main de Sirius et la posa sur son jean, là où l'érection se faisait sentir.

- C'est surtout lui qui va être déçu...

Il lui lâcha la main et reposa la sienne sur le ventre de son ex petit ami, ses doigts faisant des cercles autour de son nombril, sa chaleur corporelle augmentant de plus en plus en le sachant contre lui. Il n'aurait pas pu être mieux.

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Sujet: Re: I just wanna roll my sleeves up and start again - Sirius [Terminé] ( le Ven 17 Mai 2019 - 14:37 )

C’est comme ça qu’on l’aime…Probablement. L’espace d’une seconde, je me demande si il parle également d’une autre personne. Et si Ayrton avait quelqu’un d’autre dans sa vie ? Et si, il ne m’en avait pas parlé et qu’il avait un compagnon ? Non, je ne pense pas. Je connais mon ex, je sais qu’il n’est pas un mec infidèle et que, même bourré, il n’irait pas draguer un autre que l’homme avec qui il partagerait sa vie. Parce que oui, contrairement à moi, Ayrton n’est pas bisexuel mais bien homosexuel, les femmes n’ont jamais eu d’effets sur lui. Moi, disons que j’aime aussi bien l’un que l’autre, même si en soit, j’ai eu plus de rapports avec des hommes que des femmes. Je ne sais pas trop pourquoi, mais disons que les hommes ont quelque chose de plus que les femmes. « Sûrement. » Dis-je en secouant la tête exaspérée par son petit air enfantin, mais toujours un petit sourire en coin sur les lèvres. Bordel, je ne dois pas me prendre au jeu, je ne dois pas revoir les scènes d’autrefois. Combien de fois ne suis-je pas rentré sur les rotules après une soirée trop arrosée ? Etais-je si exaspérant que ça ?

Franchement, si c’était le cas, je me demande comment il a fait pour me gérer…davantage que si je démarrais au quart de tour, j’avais l’entraînement pour le plaquer sur le sol. Certes, il m’était déjà arrivé de le faire, mais tantôt lorsque nous nous battions en nous taquinant ou encore, dans des domaines plus sexuels lorsque j’avais tendance à trop prendre le dessus. Oulà, ça y est, je m’égare de nouveau dans mes pensées glauques. Il ne m’aide absolument pas d’ailleurs…M’annonçant qu’il a encore des images en tête, mais qu’il aimerait bien s’en faire d’autres, des souvenirs plus récents. « Tu ne sais pas ce que tu dis…t’es pas dans ton état normal. » Dis-je de plus en plus sous tension et nerveux. Mes muscles sont tendus, je passe régulièrement ma main dans ma nuque, signe de nervosité chez moi et pourtant, je me mords aussi la lèvre, signe d’excitation pure et dure. Finalement, je vais éteindre la lumière et me met simplement en boxer, n’y voyant pas trop le mal. Peut-être que, inconsciemment, j’avais envie de sentir n minimum sa chaleur humaine auprès de moi ? J’aurais très bien pu rester habillé, mais comme souvent, je n’en fais qu’à ma tête.

Une fois mes vêtements enlevés, sauf le boxer, je contourne le lit et vais me mettre à l’opposé, gardant soigneusement mes distances avec lui. C’est étrange comme sensation…de le savoir si proche et si loin en même temps. Je ne dois, une fois encore, pas y songer et ça semble vraiment difficile. A la place, je lui dis de dormir mais bien sûr, monsieur ne semble pas fatigué. Restant sur le dos, je ferme les yeux, passant un bras derrière ma tête. Son regard, je peux le sentir sur moi, comme une douce brûlure enivrante et empoisonnée qui éveille mes sens. Merde, il va s’endormir oui ?! Après plusieurs minutes, je sens le lit bouger et là, son corps se colle au miens et je me crispe…Je tente de déglutir en vain. J’ouvre la bouche pour lui dire que ce n’est pas une bonne idée qu’il se colle à moi, mais mes mots ne sortent pas, refusent de traverser mes lèvres. Un frisson caresse mon épiderme et cette sensation m’électrise. J’avais oublié la sensation de son corps contre le mien, le plaisir que ce simple contact pouvait me produire…ça m’avait manqué, cruellement manqué et égoïstement, j’aimerais en profiter.

Ses doigts commencent à glisser contre la peau de mon ventre et bien sûr, mon corps réagit de plus en plus à ses caresses. N’empêche, les femmes elles ont de la chance ! Quand elles sont excitées, ça ne se voit pas directement, chez les hommes, ça fini toujours pas se remarquer. « Et moi…je pense que t’as pas les idées clairs… » Murmurais-je en baissant doucement les yeux vers lui, mon cœur commençant à s’emballer un peu trop dans ma poitrine. Quand il me dit qu’il peut garder ses distances, je reste muet et je me maudis pour ça. Il suffirait que j’ouvre la bouche pour lui dire de reculer…mais ça ne vient pas, encore moins lorsque sa main vient chercher la mienne pour la poser sur son érection. Ah ben bravo ! Droit au but ! « Ayrton… » Cette fois-ci, j’ai même du mal à parler alors qu’il lâche ma main, recommençant à parcourir ma peau du bout des doigts. Trois…deux…un…Ma main ne s’était toujours pas déplacée et la tentation, elle, était devenue trop grande pour que je garde une once de bonne conscience disponible sur son état général. Coucher avec lui alors qu’il est bourré, mauvaise idée. Au pire, je ne suis pas obligé d’aller aussi loin…bravo l’excuse.

Mon bras derrière mon crâne se déplie, enroule ses épaules et l’oblige et à redresser le visage vers moi. Sans attendre une seule seconde, mes lèvres viennent se poser sur la commissure des siennes. Un baiser lent et doux, puis un second qui dévie vers sa gorge et un autre plus appuyé dans son cou. Mon corps se tourne de profil, ma seconde main se décide enfin à bouger, à s’appuyer davantage contre lui. Je suis trop faible, vraiment trop faible !
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Sujet: Re: I just wanna roll my sleeves up and start again - Sirius [Terminé] ( le )
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