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CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Constello AlmaToujours frais après un litre de café
Constello Alma
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Sujet: [terminé] True Colors [Ana] ( le Lun 20 Mai 2019 - 19:05 )
Un mois et demi de tournage tirait à sa fin. J’avais le droit à trois jours sans tournage – des vacances presque avant les deux dernières semaines de tournage. Nous avions choisi de sortir une bonne partie de l’équipe ensemble pour fêter la fin de cette séquence de tournage. Le bar choisi : un des clubs gays les plus en vue de la ville. Le genre d’endroit où théoriquement, à titre d’homme marié à une femme, je n’avais strictement pas ma place. Bon la pratique était différente. Disons qu’une bonne partie de l’équipe savait que je n’avais strictement rien d’hétérosexuel.

Le premier verre me fit faire de l’œil à un gentil assistant à la réalisation (ce n’était pas de ma faute si Salvatore n’était pas là… lui avait eu ses trois jours plutôt et commençait le tournage à 4 heures du matin). Le deuxième me fit l’entrainer sur la piste de danse en le tirant presque par le collet. Mais nous devions être rendu au cinquième verres lorsque nous commencions à nous rapprocher de la toilette des hommes à grand coup de baisers langoureux. Ceux qui venaient avec un frottement de deux corps habillés et des gémissements qui s’échappaient entre deux baisers entreprenants. Ceux qui venaient avec des mains qui papillonnaient sans savoir si elle voulait se poser sur ses fesses, explorer ses cheveux ou faire sauter sa boucle de la ceinture en l’entrainant dans la salle de bain. Ceux qui me faisaient oublié que j’étais connu, marié et prétendument aux femmes. Non mais il ne fallait pas chipoter – il ne restait que des détails à régler dans les papiers de divorce. Qui obtiendrait la maison, les œuvres, la cave à vin… Bon et mes enfants à prévenir.

Après, je serais libre.
Libre et …
Potentiellement déshérité…
Mais libre !

L’alcool et la peau d’un jeunot qui ne devait même pas avoir ses trente-cinq ans suffisait à m’enivrer assez pour se dire que tout irait bien.

Bonjour réalité qui comme une gifle me rattrapa par quelque chose qui attira mon attention dans le coin de l’œil. Quelqu’un qui nous regardait et qui, pire ma fois, y alla en me demandant un autographe : signe officiel que l’on m’avait reconnu. Ébêté et un peu penaud je ramassais le stylo qu’elle me tendait et signa en espérant presque avoir la force de lui demander de ne pas ébruiter cette affaire mais aucun mot ne franchit mes lèvres. Mais disons que ça avait comme refroidi. Assez pour que je ramasse ma veste au sol et que je sorte à l’extérieur pour prendre l’air.

J’avais comme désaoulé d’un coup sec. En prenant mon téléphone à la main pour appeler un taxi, j’ai cliqué. Merde, elle avait son portable à la main. Rentré dans le taxi, j’ai cherché le numéro de mon agent mais sans oser le composer. C’était peut-être la première fois que je me faisais prendre dans une situation aussi compromettante en près de 35 ans de double-vie.

J’arrivais à la maison – Lucia était en déplacement professionnel à Rome. Il était une heure du matin lorsque mon téléphone vibra alors que je venais à peine de me laisser tomber comme une loque sur le sofa de salon. Un article avec mon nom dedans. J’ouvris peut-être un peu plus par curiosité qu’autre chose. « Fuck ! Fuck ! Fuck ! »  s’échappa de mes lèvres alors que je lisais l’article.

Merde ! Merde ! Merde ! Elle avait filmé. Au bout de trois sonneries, mon agent décrocha et je fondis en larme comme une loque. Peut-être un peu trop dramatique mais merde… Le vidéo tournait en boucle et j’avais l’air de ne pas savoir me tenir à presque le déshabiller. J’ai déballé le scandale dix minutes plus tard et mon agent philosophe à deux balles qui m’enchaina les clichés pourris comme quoi il allait gérer les médias. Un regard par la fenêtre avant me confirma ce que je savais déjà.

Des paparazzi  étaient déjà rendu sur mon terrain. Je pris alors la sage décision d’aller me réfugier dans la cuisine. Mon choix se porta sur un pot de glace (chocolat-noisette) à la cuillère hein ! Au diable le fait qu’il fallait faire attention à la ligne pendant le tournage. Mon œil tomba sur la bouteille de porto. Armé d’une cuillère, d’un grand verre de porto, de la bouteille et du pot de glace, je retrouvais le chemin vers le salon où je fermais les volets en sentant des chaudes larmes dégringolées sur mes joues.

Merde ! Merde ! Merde ! Je n’avais pas eu le temps de le dire à Adelina. Elle allait m’en vouloir… elle ne comprendrait probablement pas pourquoi j’avais fait une telle chose. Ma fille allait me voir embrasser d’une manière bien trop explicite un autre homme. Mon téléphone vibra – je regardais presque en appréhendant que ce soit un membre de ma famille. Mais voyons autant mes sœurs que mes frères avaient une vie sans débauche… Et mes parents avec leurs presque quatre-vingt-dix ans n’étaient pas réveillé à cette heure. Non, c’était Anabela qui demandait si elle pouvait venir me rejoindre pour pas que je ne sois seul… J’acceptais et me roulais en boule dans mon sofa avec le pot de glace en fixant encore et encore le putain de vidéo.



   
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Dernière édition par Constello Alma le Mar 1 Oct 2019 - 3:48, édité 2 fois
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Sujet: Re: [terminé] True Colors [Ana] ( le Dim 26 Mai 2019 - 18:36 )
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Je dors bien. Je dors mieux. Depuis que je suis aux côtés de mon homme la nuit, je me sens plus sereine ainsi que plus en sécurité et cela me fait un bien fou. Si j'étais restée à la villa familiale, je ne fermerais pas l'œil de la nuit, puis je me repasserais inlassablement l'explosion en boucle, mais fort heureusement, cela n'est pas le cas. Bien sûr, je tressaille parfois, le fait est que cela est bien moindre qu'au début. Gigotant dans le lit, je me réveille avec lenteur, ayant envie de faire un petit tour dans la salle de bain adjacente à l'immense chambre que je partage avec mon homme. Le regardant un instant, adorant ouvrir mes yeux pour voir son superbe visage, j'esquisse un sourire alors qu'il semble dormir paisiblement. Les dernières semaines pour lui ont été assez difficile, notamment par son travail, mais aussi parce qu'il était extrêmement soucieux, à cause, de moi. Francesco souffrait en silence de me voir si fragile, si vulnérable, avec des marques physiques dues à l'explosion, mais aussi à cause de ma santé morale, sachant par le biais de mon médecin que j'ai bons nombres de traumatismes dont je ne lui parle pas. Inquiet, soucieux, se réveillant au moindre de mes mouvements, il parvient à présent à mieux dormir, puisqu'il a laissé monsieur Bagheera venir se lover tout contre moi, ce qui m'a permis dans un premier temps de bien mieux dormir, puis heureusement, à présent, je n'ai plus besoin de lui, préférant la chaleur du corps de mon homme. Essayant de m'extirper de ses bras sans le réveiller, je me faufile jusqu'à la salle de bain sur la pointe des pieds quand quelques minutes plus tard, je le rejoins. L'entendant marmonner, je retrouve sa chaleur et ses bras pour me rendormir, quand après quelques nouvelles heures, je me réveille, mon téléphone sonnant, à cause d'une alerte. Poussant un soupire, essayant de l'attraper, je dois de nouveau m'éloigner de mon Francesco. Jetant un coup d'œil à ce qui est écrit, je lâche un « NON », étant définitivement réveillée pour le coup. Restant prostré durant quelques minutes, je finis par sortir du lit, sachant pertinemment que je dois aller voir mon très cher ami Constello. « Dors encore mon cœur, il est tôt. » Je dis à mon homme à moitié endormi, se demandant ce que je fais debout à cette heure. « Je… Je dois aller voir quelqu'un. Un ami proche, qui ne va pas bien. Ne t'en fais pas pour moi, ça va aller, d'accord ? » Je lui dis, déposant un doux baiser sur ses lèvres puis un second sur son nez, l'une de mes mains étant postées sur son torse. « Je t'envoie… Je t'enverrais un message. » Je dis, me rendant compte que je n'ai même pas appelé Constello pour savoir si je peux passer, comme je désire le faire. « Dors mon amour. » Je lui souffle au creux de l'oreille, avant de quitter la chambre, jetant un dernier regard à mon homme, mon Francesco. Me trouvant dans le couloir, je demande dans un premier temps à Constello s'il désire que je vienne le voir, afin de le soutenir. Attendant sa réponse, me pinçant les lèvres, je pense immédiatement à Adelina, sa fille, ma meilleure amie, ma « sœur » d'une certaine façon, une des personnes que je considère être ma famille à Naples. Elle doit être sous le choc, bien que j'imagine qu'elle dort pour le moment, ce qui me rassure assez, préférant qu'elle profite encore d'un sommeil réparateur avant que son monde ne s'écroule, par la nouvelle. Me rendant dans le dressing, je me saisis rapidement de vêtements alors que j'échange toujours avec mon ami, étant inquiète à la fois pour lui, pour les répercutions que cela va avoir sur sa carrière, sa vie, ses proches. Je me dis qu'avec un tel scandale, des langues vont se délier, afin d'avoir les fameuses « quinze minutes de gloire », racontant même des bobards, simplement pour être dans la lumière et ainsi entacher, au passage, la vision que l'on a de Constello Alma, grand acteur italien qui n'a pas d'autres choix que d'accepter ce qui arrive, puisqu'il y a vidéo à l'appui dans cette histoire et que l'on voit sans aucun doute qu'il s'agit bien de lui, avec un homme.

Étant habillée, j'ouvre avec lenteur et sans le moindre bruit la porte de la chambre à coucher, afin de vérifier si mon Francesco dort encore, ce qui est le cas. Il doit être épuisé par les dernières semaines, plus encore que je ne voulais le croire et après ce constat, ayant un goût amer dans la bouche puisque je sais être la cause de cet épuisement, je le laisse, pour me faufiler hors de la villa, par la plage privé, puisqu'il vaut mieux que j'arrive par l'arrière, ne désirant pas croiser le moindre photographe. Une fois arrivée, je fais comme promis par notre échange de messages, puisque je verrouille derrière moi. « Constello ? » Je l'appelle, me demandant où il peut se trouver, bien qu'il sache que je venais le rejoindre. « Constello ? » Je l'appelle de nouveau, quand, vérifiant que sa porte de derrière est bien verrouiller, je me rends dans son salon. « Constello… » Je souffle lorsque je l'aperçois, alors qu'il est recroquevillé sur lui-même, avec un pot de glace, un verre de Porto et son portable. « Je suis là. » Je dis, espérant qu'il m'entend, quand je me rapproche de lui en silence. « Ne te fais pas plus de mal. » Je prononce, étant à sa hauteur, quand je me saisis de son téléphone portable pour le déposer sur la table basse. Baissant le volume de celui-ci, afin qu'aucun appel ne nous dérange pour le moment, je m'assois près de lui, m'approchant avec lenteur afin de ne pas le brusquer, puisque je comprends la situation dans laquelle il se trouve aujourd'hui. « Je veux bien que tu gardes la glace, mais il va falloir partager. » Je lui souffle, essayant de faire naître, ne serait-ce qu'un léger sourire sur son visage, bien que je me doute que cela risque d'être vain. « Constello… Redresse-toi s'il te plaît. » J'ajoute, postant avec délicatesse une de mes mains sur son épaule, alors que la seconde cherche l'une de ses mains pour se poster dessus, afin qu'il comprenne qu'il n'est plus seul, que je suis là, bel et bien présente, pour LUI.

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Dernière édition par Anabela Laranjeira le Sam 20 Juil 2019 - 1:00, édité 1 fois
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Sujet: Re: [terminé] True Colors [Ana] ( le Mar 28 Mai 2019 - 2:59 )
En fixant l’écran de mon portable, je ne pouvais pas nécessairement m’arrêter de penser. Mon questionnement sur ma propre sexualité, il ne datait pas d’hier. Adolescent, dans les vestiaires après les cours de sport, je ne savais même pas où poser mes yeux. J’avais toujours trouvé ça beau, un homme. Toujours trouvé ça désirable. Pourtant, malgré le fait qu’ici, contrairement à d’autres pays, l’homosexualité était légale depuis le tournant des années 1850, je n’avais pas trouvé le courage de faire part de mes doutes à ceux qui m’entouraient.

Quand j’avais commencé à me questionner, mon frère le plus vieux entrait au séminaire pour devenir curé.
Les choses de la chambre à coucher n’était pas discutées entre mes parents et moi.
J’étais bien seul face à ce questionnement.

Et puis, il y avait eu ce soir, quand j’avais dix-neuf ans tout comme Lucia, ma meilleure amie. Probablement en raison de l’alcool qui avait coulé en quantité plus que suffisante, nous avions fini par sombrer dans le même lit. Le lendemain, elle était satisfaite mais moi ? Non, je n’avais jamais vraiment été satisfait. Le monstre qui s’était réveillé au fond de mon ventre était resté sur sa faim entre deux caresses.

Sa grossesse avait précipité les choses. Un mariage forcé par nos deux familles croyantes, la difficulté d’apprendre à passer de couple à famille. Les difficultés pour rejoindre les bouts alors qu’elle était encore à l’Université et que j’avais décroché un rôle dans la Dolce Vita. Dès la nuit de noces, j’avais dû justifié chacune des pannes. Dieu merci que Lucia n’avait pas été le genre à garder un score pour me le remettre sous le nez. Non, elle m’aimait vraiment et comprenait peut-être sans comprendre.

La première fois que j’ai été invité dans le lit d’un homme, c’est là que je l’ai senti. Un orgasme comme une bombe de dynamite dans mes entrailles. Les gestes qui me semblaient mécaniques quand j’étais dans le lit marital et qui me semblait durer des heures comme une fastidieuses tâche me semblaient soudainement naturel. Pour la première fois de ma vie, à vingt-trois ans, j’avais pris autant de plaisir à donner de la tendresse qu’à en recevoir.

Dès ce premier contact, j’ai commencé à espacer les contacts avec ma femme. Les jours entre nos moments d’intimité sont devenues des semaines qui se sont transformées en mois métamorphosés en saison pour ne devenir qu’année et puis plus rien. Plus rien parce que même mon imagination n’arrivait plus à lui donner le corps qui m’était nécessaire pour procéder au lit. Tout. Le grain de sa peau, son odeur, ses formes… tout ne me convenait pas. Et plus j’explorais au détour d’un bar, dans les coulisses d’un théâtre, plus j’étais en mesure de mettre sur un piédestal le corps du premier homme venu. C’était ce que ce vidéo traduisait en un certain sens. Mes veines devenues bouilloire sifflante. Un presto qui recherchait la libération dans les bras de qui voudraient bien le donner. Plus je le regardais, plus le baiser mis en boucle me semblait obscène. Ce n’était clairement pas le plus jeune des deux qui était le plus en manque dans les deux. Je le poussais contre le mur, j’avais mes mains qui hésitaient entre ses cheveux ou sa boucle de ceinture… Pas l’inverse. Ça aurait été mieux probablement pour ma défense.

J’étais pétrifié devant l’image – dieu merci qu’il n’y avait pas le son en plus. Quoi que j’aurais peut-être préféré avois conscience de ce que j’avais glissé entre les deux baisers… Mon nom dit doucement pendant qu’une main prenait l’appareil de mes mains, en m’insitant à ne pas me faire du mal en le regardant encore et encore. « Ana… ». Je sens ma voix qui tremble. C’est fort probablement l’alcool qui en est cause – je ne veux pas fondre en larme et je reste là, en boule sur le canapé à lever lentement les yeux vers elle. Elle qui a traversé les terrains pour venir me voir et probablement empêcher que je me saoule entièrement.

Elle ne réussis pas à me faire sourire en m’annonçant que je vais devoir partager ma glace… J’avais déjà prévu le coup et je lui tends une deuxième cuillère… « Je t’ai pas amené de verre par contre pour le porto… Donc la bouteille est qu’à moi. » murmurais-je en la callant un peu plus contre moi tout en restant dans ma petite boule. Les jambes contre moi une main sur le pot de glace. La chaleur de sa main sur celle qui tient le pot de glace me fait comme une brûlure. Je la tire doucement vers le sofa jusqu’à ce qu’elle y tombe presque. J’en profite pour me blottir contre elle avant de murmurer : « J’suis pas un pédastre dépravé. » et mensonge numéro un. Homosexuel, je le suis entièrement. On aurait pu laisser passer le dépravé si c’était pas que le vidéo montrait que si je n’étais pas dépravé j’étais au minimum complètement immoral. « C’est parce que j’avais trop bu… » enchainais-je dans la même lancer. Et mensonge numéro deux. Elle m’avait déjà vu dans des après-gala après une seule coupe de champagne me retrouver main dans la main avec Salvatore, quand les caméras ne tournaient pas… Lui était hors du placard depuis longtemps. Ce n’était pas pour rien que la rumeur courait à mon sujet depuis belle lurette. « Je peux me contrôler quand je ne bois pas. » Et on atteint la sainte trinité du mensonge. C’est faux. Mon désir, c’était un ogre. Avec les horaires étranges de ce tournage, je n’avais pas pu me permettre de sortir autant. Il avait faim. L’alcool m’avait simplement rendu assez désinhibé pour que je l’embrasse à l’extérieur d’une salle de bain plutôt que de chercher à me cacher.

Je réalisais à quel point j’étais pathétique de mentir de la sorte. Pathétique et contreproductif. Je ramassais mon verre et l’acheva en une seule grande gorgée. Je me reversais un grand verre que je redéposais sur la table basse. « J’suis pas prêt qu’on sache que j’suis qu’une grosse pédale », hoquetais-je finalement. Elle avait beau savoir pour mon penchant pour les hommes, ça ne voulait pas nécessairement dire qu’ils étaient les seuls à m’intéresser…
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Sujet: Re: [terminé] True Colors [Ana] ( le Dim 2 Juin 2019 - 2:10 )
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Que ne ferais-je pas pour un ami, une personne que j'aime ? Bien sûr, mon Francesco passe avant tout, le fait est que lorsqu'un ami à besoin de moi, de mon soutien, je réponds toujours présent. Hésitant à envoyer un texto à Adelina, je me dis qu'il vaut mieux que je le fasse plus tard, espérant qu'elle dorme toujours, puisque bientôt, une nouvelle va « l'assommer » et son monde ne tournera plus rond en apprenant que celui-ci, mon cher ami Constello, préfère les hommes aux femmes, ce qui explique la demande de divorce avec sa mère. Quand j'y pense, je me dis qu'Adelina comprendra de nombreuses choses à présent, comme des situations, mais également, cette fameuse demande de divorce. Arrivant par l'arrière de sa villa, entrant par sa cuisine et fermant derrière moi, je ne perds pas énormément de temps à trouver mon ami, puisqu'il se trouve dans son salon, recroquevillé. Lorsque je le vois ainsi, je me sens peiner, détestant voir mes proches, les personnes que j'aime, malheureuses. De ce fait, m'approchant en silence et avec lenteur, je me saisis déjà de son téléphone, puisqu'il ne cesse de remuer le couteau dans la plaie, en visualisant encore et encore la vidéo qui se trouve sur le web et qui montre comme il a été entreprenant avec un homme. Baiser sulfureux, caresses sans équivoque, il n'y a pas de doute quant à la suite des évènements, celle que devine chaque personne ayant vu cette vidéo. « C'est moi Constello. » Je réponds, alors que sa voix tremble lorsqu'il prononce mon surnom. « Ça va aller. » J'ajoute, me voulant rassurante, quand j'essaye de lui faire esquisser ne serait-ce qu'un mince sourire, en plaisantant sur le pot de glace qu'il tient dans l'une de ses mains. Souriant à sa réponse concernant la glace, je pose ensuite mon regard sur la bouteille de Porto dont il me parle, un rictus déformant mon visage. « Je sais que l'on dit souvent qu'il est midi quelque part Constello, mais il est bien trop tôt pour que tu commences une bouteille de Porto. » Ne sachant pas comme m'y prendre pour la lui retirer puisque pour le moment, il la garde comme son « précieux » tout contre lui, je bascule rapidement à ses côtés, lorsqu'il me tire par la main, afin que je me trouve tout contre lui ou plutôt, qu'il se cale contre moi, reprenant la parole. Me pinçant les lèvres à ses mots, je caresse ses cheveux avec ma main libre, me demandant comme je vais pouvoir l'aider à affronter ce qui arrive. « Constello… » Je commence, cherchant les bons mots, les mots justes. « Ça va aller. » Je murmure finalement, quand je l'écoute à nouveau, puisqu'il reprend. Affirmant qu'il a agi ainsi sous la contrainte de l'alcool, je pousse un soupire. Pourquoi me raconte-t-il ceci alors que la rumeur sur son homosexualité résonne depuis bien longtemps dans les rues de Naples et dans toute l'Italie ? Il faudra bien qu'il parvienne un jour à assumer l'homme qu'il est, l'homme qu'il a toujours été, pour ainsi être enfin lui-même, être bien, puis surtout être heureux. « Ne dis pas de bêtises. » Je lui souffle, caressant toujours ses cheveux, comme une mère le fait pour rassurer son enfant, pour lui montrer qu'elle est présente, non seulement par les mots, mais aussi par des caresses, un instant de douceur. « Cesse de dire des choses ainsi Constello. » Je souffle à présent, lasse par ses propos, bien que je comprenne la raison pour laquelle il les souffle, ayant une fille qui ne sait pas que son père préfère les hommes aux femmes. « Tu sais, Adelina est en âge de comprendre à présent. En revanche, tu ne peux pas prononcer ces mots. » Je dis, pensant à toutes les personnes aimant les personnes de leur sexe, plutôt que ceux qui sont leur opposé. « Ça ira avec le temps, ça ira mieux. » Je reprends, le pressant tout contre moi tout en gardant une main dans ses cheveux. Après un instant de silence, Constello se redresse, attrapant son verre au passage pour le terminer et ainsi le remplir de nouveau d'alcool. Poussant un soupire, ne sachant pas quoi faire, je me dis que je n'ai pas à agir pour le moment en le vidant dans l'évier, ainsi que la bouteille, puisqu'il le pose sur la table basse et reprend. Levant les yeux au ciel et étant exaspérée, je décide de me montrer plus ferme, alors que je m'empare de ses mains, tout en plantant mon regard dans le sien. « Écoute moi Constello. Tu ne peux pas dire « pédale » et encore moins « grosse pédale ». Tu es l'homme que tu es et tu n'as pas à en avoir honte. Certes, cela va changer ta vie et sans doute qu'au début, ce ne sera pas facile, notamment avec Adelina. Mais avec le temps, les jours et les semaines ainsi que les mois, tu te rendras compte que cela était nécessaire que tout le monde le sache. Puis le plus important… » Je délaisse ses mains pour poster les miennes sur son visage, afin qu'il ne détourne pas le regard. « C'est que tu pourras être l'homme que tu caches depuis trop longtemps. Tu pourras être toi-même et tu pourras être heureux, véritablement heureux, sans te cacher. Tu pourras vivre tes amours sans avoir peur que l'on te voie. Crois-moi, tu seras soulagé, tu auras un énorme poids en moins sur tes épaules. » Achevant ma phrase, je ferme durant une seconde les yeux, avant de les rouvrir, cherchant dans son regard s'il m'a comprise, bien qu'il sait que j'ai raison, puis, avec la vidéo à l'appuie, il ne peut pas revenir sur les faits. « Constello, je suis là pour toi, comme je l'ai toujours été et comme je le serais toujours. D'accord ? » Je souffle, lui offrant un doux sourire, alors que mes grosses billes bleutées scintillent, étant chargées de larmes.

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Sujet: Re: [terminé] True Colors [Ana] ( le Mer 5 Juin 2019 - 22:43 )
Dans ma tête, c’était comme une tempête qui s’abattait d’un coup sec. Il m’avait fallu un effort monstre pour jouer les cartes sur table auprès de ma femme. J’avais eu besoin d’alcool, de longue séances de thérapie et de cette partie de jambes en l’air dans une des chambres privées du Ruby pour me retrouver debout devant elle à laisser sortir ses mots devant elle. Maladroitement, je m’étais tenu debout devant elle pour murmurer d’une voix blanche que je ne pouvais plus vivre de cette manière avec elle parce que j’étais homosexuel et que je le savais depuis des années. Ce soir-là au mois de mars, juste avant le début du tournage où je jouerais justement un homme qui avait accepté de défoncer la porte de son placard pour pleinement s’assumer, je m’étais senti assez fort pour regarder ma meilleure amie dans les yeux et lui confier ce que je ressentais au fond de moi, ce qui trois mois plutôt m’avait amené à vouloir en finir.

Dans la présente situation, je n’avais pas l’impression de revivre la même scène. Bien sûr que je m’étais imaginer sortir du placard plus d’un milliard de fois depuis que le divorce avait commencé à prendre forme entre nos deux avocats. J’avais pris le temps de m’imaginer comment j’allais l’annoncer en délicatesse à ma fille – mais il y avait eu plusieurs raisons de repousser : elle avait mal réagi quand j’avais laissé filtrer dans les raisons du divorce que j’avais trompé sa mère à de multiples reprises. Je n’avais donc pas su trouvé les mots encore pour lui lancer les raisons de mon infidélité précise… J’aurais préparé le terrain avec le tournage du film pour avouer que je m’étais reconnu dans le script… j’aurais expliqué que j’avais cherché à sortir du placard sans nécessairement en trouver les moyens.

Devant Anabela qui voulait me raisonner sur ma consommation d’alcool, je ne pus m’empêcher de faire le petit malin : « Ah! Mais je ne la commence pas. J’ai intention de la finir. C’est très différent, Bela. ». Si j’étais ivre, je ne ressentirais pas nécessairement cette peur qui avait pris place dans mes entrailles et qui côtoyait ce dégoût profond de moi-même qui m’habitait. Tous les « Ça va aller » que mon amie murmurait ne réussissait pas à calmer cette montagne de doute qui m’habitait. On m’avait cruellement arraché le tapis de sous les pieds. J’avais l’impression de chuter au fond d’un puit sans fond. Acteur, qu’on le veuille ou non, c’est un métier d’image. Il faut certes ressentir le personnage jusque dans nos tripes pour être en mesure de s’élever au niveau demandé… mais il faut également avoir su se bâtir une image de marque. J’en avais fait des sacrifices pour arriver passer mes cinquante-cinq ans avec un CV professionnel qui me plaisait, des rôles qui m’étaient proposées qui étaient tous supérieurs à ce que j’aurais pu espéré à vingt ans. Faire plus de trente-deux ans dans ce métier tenait toujours un peu du miracle. J’étais reconnaissant pour chaque rôle, pour chaque opportunité.

Sauf que mon image de marque n’avait jamais inclut ma vie personnelle et familiale. Il n’était pas question en entrevue de ma fille, de ma femme, de notre villa. Il était question des causes que je supportais, de mes partenaires de jeu, tous plus formidable les uns que les autres. Le contrat avait été brisé quand ma sexualité avait été exposé sans me laisser le droit d’y rajouter.

Je me sentais étrangement nu devant Anabela même si je flottais presque dans mon t-shirt gris et ma paire de pantalon un peu trop sérieux pour ce genre de situation. Ma cuillère alla chercher une bouchée de glace que je laissais fondre sur ma langue entre deux remarques dégradantes à mon propre égard. J’avais presque ce besoin viscéral de laisser cette colère silencieuse sortir de moi pour exploser à l’extérieur. Et malgré ses commentaires qui me signalait que les mots qui sortaient de ma bouche n’avait aucunement affaire à le faire, je n’avais pas l’énergie de les retenir. Sa main caresse mes cheveux doucement. J’ai visiblement poussé un peu fort en affirmant que je suis une « grosse pédale » pourtant si on s’en tient purement à la définition de la chose, le vidéo me montrait avec Luca, 34 ans, assistant à la réalisation… Quelqu’un qui était littéralement en âge d’être mon fils.

Ses mains se fixent sur les miennes et m’empêche de ramener mon verre contre mes lèvres. Elle me regarde avec un regard à mi-chemin entre doux et complètement exaspéré par mon comportement. Elle était là à me répéter que je n’avais pas à avoir honte de mes préférences même si en ce moment précis, il y avait une vague de honte monstrueuse qui me secouait tout entier. Un frisson alors que mes yeux se remplissaient de larmes comme un avertissement que j’étais à prendre avec des pincettes. Je savais qu’il y aurait à long termes de bénéfices à être ainsi sorti du placard mais pour l’instant j’avais juste peur de perdre tous ceux qui m’entouraient parce que j’avais laissé le désir me guider. Lorsqu’elle m’affirma qu’elle serait toujours là, je sentis un grand sanglot me secouer. Les digues cédèrent d’un coup sec : « Je trouve ça injuste que l’on m’ait privé du droit de l’annoncer à mes proches… Adelina n’est pas prête pour tout ce que j’ai caché… » murmurais-je avec une panique qui frôlait la colère. Je voyais peut-être encore ma fille comme une enfant. Elle était encore mon enfant… même si elle était grande. « J’allais… J’allais sortir du placard bientôt… » hoquetais-je. « J’en pouvais plus de me cacher et de ne pas assumer… J’en ai marre de me réveiller seul dans mon lit. Marre de faire ça à la sauvette dans des endroits qui sont… » je rougis un peu en cherchant le bon qualificatif pour décrire ma sexualité des quelques trente dernières années : « publique » qu’on le veuille ou pas n’importe qui qui avait déjà travaillé sur un plateau avec Salvatore et moi était au courant de notre arrangement.
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Sujet: Re: [terminé] True Colors [Ana] ( le Mer 26 Juin 2019 - 1:00 )
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Je me sens assailli par de nombreux sentiments alors que j'essaye comme je peux d'aider Constello Alma, un acteur que j'admire, père d'Adelina, une jeune femme que j'ai rencontré dans un bar et qui est devenue pour moi une sœur, celle que je n'ai jamais eu. Caressant les cheveux de Constello, je me demande ce que pourrait penser Adelina si elle apprend que je suis allée rejoindre son père plutôt qu'elle, quand je me dis qu'elle comprendra, puisqu'elle est d'une bonté infinie. Bien sûr, je reste inquiète pour elle, je vais la soutenir, mais pour le moment, je m'occupe de son père. J'imagine que dans quelque temps elle en comprendra la raison, puisqu'elle a Celian, alors que Constello n'avait personne, avant que je ne débarque chez lui à toute vitesse. Pourquoi ai-je réagi ainsi ? Tout bonnement, parce que j'avais peur qu'il fasse une bêtise, une bêtise qui nous priverait de lui par exemple, ce qui me fait frissonner rien qu'en y songeant. « Chut Constello, calme-toi. » Je lui dis, alors que je m'essaye à le réconforter, comme je peux. Je n'ai sans doute pas toutes les armes pour le faire sourire ou même rire, le fait est qu'il peut compter sur moi, comme le peut Adelina. Dans cette situation, on pourrait s'imaginer que je doive prendre partie pour l'un ou pour l'autre, le fait est que je ne le ferais pas. J'aime Adelina, j'aime Constello et je ne les laisserai jamais de côté pour faire un choix idiot, comme je ne désire perdre aucun d'eux deux de toute façon.

Poussant un soupire las, ayant expliqué à Constello qu'il devait cesser de boire, il rétorque qu'il a commencé la bouteille et qu'il compte la finir, seulement, cela ne risque pas d'arriver alors que je me trouve à ses côtés. Après une légère remontrance, je me demande comment je pourrais l'empêcher de continuer de boire, quand soudain, tout s'éclaire. « Constello, écoute-moi. » Je peine à ravaler ma salive. « J'ai eu des problèmes avec l'alcool. Je buvais plus que de raison, j'ai cessé de m'alimenter et si l'on ne m'avait pas tendu la main, on m'aurait déjà trouvé gisant sur le sol de la villa familiale, sans vie. Heureusement, à cette époque Francesco, mon Francesco m'a apporté son aide, alors n'imagine pas que je vais te laisser boire, te saouler. Suis-je claire ? » Je lui demande, alors que je bats des paupières à cause de larmes qui s'accumulent dans mon regard et qui menacent évidemment de couler. « Tu imagines les gros titres ? » J'y vais sans doute fort, mais il lui faut un électrochoc. « Adelina souffrira non seulement parce que tu lui auras menti durant toute son existence, mais elle souffrira d'autant plus si tu l'abandonnes. Tu ne peux pas lui faire ça, alors tu cesses de boire ton Porto. » Sur ses mots, je me dis que s'il ne comprendra pas, je devrais passer à l'acte, en vidant l'alcool dans l'évier de sa cuisine.

L'écoutant alors qu'il me presse contre lui, comme une « peluche » que l'on serre contre soi lorsque ça ne va pas, qui essuie nos larmes, je me rends compte que ce rôle de composition ne me dérange pas. Au contraire, si je peux le rassurer par ma présence, par ma douceur, je ne l'en priverais pas. De ce fait, nous restons ainsi, quand il prononce des propos haineux à l'encontre de la personne qu'il est, ce qui me surprend, ce qui me met en colère, puisque je lui demande de cesser de parler ainsi. Les mots « grosse pédale » ne devraient pas sortir d'entre ses lèvres et je le lui fais remarquer, mettant sans nul doute la casquette de « maman » à cet instant, qui reproche à son fils d'avoir un mauvais vocabulaire, mais pas seulement. Poussant un soupire, je me demande comment jongler entre les remontrances et la douceur, puisque malgré tout, je suis venue pour le soutenir et non pour en rajouter une couche, en le blâmant. De ce fait, je lui expose toutes les possibilités qui s'offrent à lui, comme pouvoir se montrer tel qu'il est au grand jour, pour en définitive, trouver le bonheur, être heureux, tout simplement. Seulement, j'ai la sensation qu'il ne m'entend pas. Ne sachant quoi dire, quoi faire, je termine de lui affirmer que je serais toujours présente pour lui et c'est à cet instant que je comprends qu'il m'entend. Alors qu'il sanglote, je presse ses mains dans les miennes, des larmes roulant sur mes joues. L'écoutant, alors que nous nous regardons, j'acquiesce dans un mouvement de tête lorsqu'il me dit qu'on l'a privé de l'annoncer lui-même à ses proches, ce que je comprends parfaitement. « Je sais Constello, mais on ne peut pas revenir en arrière. » Je souffle, alors que j'aurais aimé que cela soit le cas pour lui, pour qu'il informe Adelina avant que tout ne se sache. Lorsqu'il reprend, il m'assure qu'il allait en parler et je le crois. Je sais comme cela est difficile d'être dans sa position, puisque je l'ai été, d'une autre manière. « Constello je… » Je ne sais pas quoi dire, puisque les mots me manquent, alors que j'ai la sensation que l'on presse mon cœur. Lorsque j'ai appris que j'étais stérile, mon ancien époux m'a menacé de tout raconter à propos de celle-ci, si je venais à le quitter et je suis restée. Cela peut sembler idiot, seulement, l'incapacité de pouvoir mettre un enfant au monde alors que je suis une femme m'étais insupportable. De ce fait, j'ai préféré rester, j'ai préféré les insultes qui se sont transformées en menacent et coups, avant que l'on ne divorce, deux années plus tard. Ravalant avec peine ma salive, ne désirant pas partager ma peine puisque la sienne prend déjà énormément de place, j'essaye de me ressaisir, j'essaie de le rassurer, comme je peux. « Tu pourras le faire à présent. Tu pourras te réveiller aux côtés de l'homme que tu aimes ou aux côtés d'une relation sans lendemain. Puis, concernant Adelina, elle n'aurait jamais été prête. On ne peut pas se préparer pour de nombreuses choses de la vie. Elle finira par accepter le fait que tu sois gay. » Relâchant ma prise de l'une de ses mains, celle-ci se pose sur son visage pour essuyer quelques larmes, avant qu'elle ne trouve le chemin de sa nuque afin qu'il s'approche de moi et que je le prenne dans mes bras. « Je suis là Constello, je suis là. » Je souffle, le berçant avec lenteur, quand je reprends tout bas : « Pleure. Laisse toi pleurer. Ouvre toutes les vannes. » Déposant un baiser sur ses cheveux après ses mots, nous restons ainsi, quand je m'essaye à une plaisanterie. « Lorsque ça ira mieux, il va falloir que tu me parles des endroits publiques ou tu as fait l'amour. » Retenant un rire, je continue : « Non, parce que figure-toi que j'ai une imagination débordante puis surtout, je suis très curieuse. » Mordillant ma lèvre, toujours dans le but de ne pas rire, un sourire s'esquisse sur mon visage, et j'espère que c'est également le cas de Constello.


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Sujet: Re: [terminé] True Colors [Ana] ( le Mer 26 Juin 2019 - 4:50 )
Sous le masque de l’acteur qui savait ce qu’il faisait, sous l’assurance dégagée dans chacune des entrevues que j’avais donné au cours de ma longue carrière artistique, il y avait une grande noirceur qui se dessinait démontrant lentement l’ensemble de mes insécurités. La valse des idées noires qui m’avait habité en continue depuis près de dix ans avait déjà par deux fois failli m’emporter avec elle. C’était une ambulance qui s’était plutôt chargée de me ramener un peu de force dans le monde des vivants. Cette noirceur-là, il n’y avait qu’une petite poignée de personne qui l’avaient vu, qui la connaissaient. J’avais hurlé tout bas pendant des années : que l’on m’aide à m’en sortir, que l’on me fournisse les instructions pour que je me sorte du pétrin dans lequel je m’étais enfoncé sans le savoir, que l’on me tende la main pour que je puisse retrouver la surface…

Je n’avais simplement pas prévu que ce coup de main inopiné du destin ait le même effet dévastateur qu’un coup de bazooka sur mon fragile équilibre mental. Il y avait trop d’espace à l’extérieur du placard. Trop d’espace pour que je sache comment la gérer cette ouverture soudaine, pour que j’arrive à prendre la place qui me revenait de droit probablement. À la place, j’avais cette réaction puérile que de m’enfermer dans cette panique qui avait déclaré ma tête comme une zone d’occupation. Je ne voyais pas la vague d’amour qui se dessinait doucement en commençant par la blonde qui s’était tiré de chez elle pour venir jusqu’à chez moi au beau milieu de la nuit juste pour m’offrir sa présence.

Non. Tout ce que mon petit cerveau de lézard était capable de faire, c’était de me repasser en tête cette conversation que j’avais eu quelques semaines plutôt avec ma fille pour lui parler du divorce sans que je ne puisse placer un traitre mot sur la raison qui m’avait amené à tromper Lucia. Et cette sombre pensée que ma fille m’avait rejeté ne me donnait qu’une envie : celle d’aller me cacher au fin fond de cette bouteille de porto parce que je serais définitivement aseptisé si je m’y noyais. La voix d’Ana se posa comme une sage réflexion : ses propres problèmes d’alcool, le fait que ça aurait probablement pu la tuer, l’image et la tristesse de ma fille si une telle situation en venait à se produire. Lentement, je desserrais ma ferme poigne sur la bouteille et je lui tendis. Je ne pouvais pas briser l’univers de ma fille deux fois dans la même soirée : et je ne pouvais pas changer ma sortie du placard. J’aurais pu tenter de poster un message niant les faits. Tenter d’affirmer que j’étais autre chose que l’image qui était dépeinte. Mais je savais aussi que j’étais en train de mourir, lentement mais surement dans mon placard. La portugaise avait donc raison. Je ne pouvais pas lâchement abandonner. Je ne pouvais pas me perdre au fond d’une bouteille. Et puis à mon âge, une gueule de bois violente de ce type prendrait sans doute des semaines se replacer… pragmatique dans mon approche à ma cuite.

Ana avait raison, même si j’avais voulu une tasse d’une potion magique qui m’aurait permis de revenir en arrière pour complètement effacer les faits, pour pouvoir me permette de me rejouer la scène d’une manière qui soit plus volontaire de ma part… rien de tel n’existait. Pas de plan B. Juste moi, confronté au triste fait que j’étais maintenant sorti du placard et que d’y retourner ne compliquerait que mes chances d’y retourner si tel était la sécurité que j’avais. J’avais beau avoir appris à composer avec la honte, la colère et la tristesse qui venait avec le fait de m’être enfermé dans mon placard, je n’arrivais pas à me voir en sécurité à l’extérieur, sans mon coussin de sécurité qu’incarnait cette porte close.

J’aurais fini par en parler nécessairement parce que j’avais réalisé en thérapie que ce mal-être n’avait que comme cause ce secret que je m’efforçais d’entretenir comme une réalité. Ce jeu d’image public, ce double miroir qui ne laissait pas voir cette détresse derrière les sourire. Rien n’aurait pu préparer ma fille à la voir cette détresse que je cachais. Parce qu’elle s’imaginait comme tout le monde que je me plaisais dans cette relation de couple avec sa mère. Cette détresse qui avait transparu quand j’avais affirmé que j’allais finir par éclater la porte de mon placard pour pouvoir me retrouver dans les bras d’un homme que je pourrais appeler le mien. Je me mordillais doucement la lèvre inférieure en hésitant pour la corriger. L’alcool avait aidé à amenuir mes filtres. Assez pour que dans les larmes, je murmure : « Mais ce ne sont plus des relations sans lendemain que je veux. Je veux bâtir quelque chose sur le long terme… Je voudrais même pouvoir l’appeler mon mari. ». J’avais conscience de l’absurdité de mon propos dans mon Italie natale. Ce n’était pas encore légal ici et à voir la vitesse d’escargot à laquelle allait la législation, j’avais mille fois le temps de trouver mon prince charmant et de mourir avant que j’aille le droit de tenir de tel propos.

Une partie de moi en voulait à mes parents de m’avoir imposé la composition de l’amour avec une femme et non pas un homme à mon côté. J’avais regardé des artistes plus jeunes que moi s’afficher. Cette image suffisait à m’apaiser avec le doux contact d’Anabela qui savait doucement sécher mes larmes à coup de gestes de tendresse amicale – ce n’était pas une haine des femmes qui faisait en sorte que je préférais la chaleur sauvage des hommes. C’était plus compliqué comme situation que cela. Elle avait réussi à me calmer. Réussi à maîtriser une petite partie de la tornade qui m’avait secoué. Assez pour que lorsqu’elle se tente à l’humour, je sente un petit sourire se dessiner sur mes lèvres. « Tu sais, le fait d’être un homme facile qui ne peut pas ramener sa conquête à la maison, ça fait en sorte que l’on ruine beaucoup d’endroits qui sont normalement très peu… romantiques. » dis-je avec un petit sourire amusé. « Normalement, dans le bar où… » bien… elle savait n’est-ce pas. Je n’avais pas nécessairement besoin de rajouter que c’était là que la vidéo avait été captée. « Je suis capable de me rendre jusqu’aux toilettes avec ma conquête du soir. » je sentais le rouge qui me teintait les joues. « Mais j’attendrais bien tes nombreuses questions, petite curieuse… même si je ne suis pas certain que tu veux vraiment savoir ce que j’ai fait, où et avec qui. »  rigolais-je.



   
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Sujet: Re: [terminé] True Colors [Ana] ( le Sam 13 Juil 2019 - 18:06 )
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J'ai délaissé la chaleur émanant du corps de mon Francesco pour retrouver Constello. J'ai délaissé notre lit, notre chambre à coucher pour rejoindre mon ami, sans me poser la moindre question. Dès que j'ai eu l'information, il ne m'a pas fallu de temps de réflexion pour mettre une tenue à vitesse grand V et ainsi rejoindre Constello, le père de ma meilleure-amie, un ami, un homme que j'admire. L'ayant rejoint aussi vite que possible, je me suis faufilée par la porte de sa cuisine, passant par derrière, afin de ne pas avoir à m'extirper d'une foule de paparazzis agglutinée qui guettent les moindres gestes de mon ami et sans nul doute une sortie. Quel genre de sortie me diriez-vous ? Sans doute celle d'un Constello allongé sur un brancard, ayant abusé de l'alcool ou ayant essayé de mettre fin à ses jours. C'est aussi pour cela que je suis arrivée si rapidement, afin de veiller sur lui, afin d'être sûre et certaine qu'il n'essayera pas de mettre fin à ses jours. Pourquoi cela ? Tout bonnement parce que je connais la fragilité de mon ami Constello, cette même fragilité dont à hériter sa fille, Adelina, une amie si proche que je la considère comme faisant parti de ma famille, à l'image d'une sœur que j'adore, à qui je porte un amour inconditionnel. C'est pour cette raison que j'ai demandé à mon cher Constello de délaisser cette bouteille de Porto, lui ayant fait part de ma propre expérience afin qu'il comprenne ce qui pourrait advenir, puis j'appuie surtout sur un point « sensible » afin qu'il ne fasse pas de bêtise irréfléchie. Arguant qu'il a déjà fait du mal à Adelina qui apprend que son père n'a fait que vivre dans un énorme mensonge, j'ajoute qu'il n'a pas le droit de lui asséner un dernier coup sur la tête qui la mettrait K.O. Qui plus est parce qu'elle est enceinte et que j'ai déjà peur des répercussions que cela pourrait engendrer sur sa grossesse, alors que je m'essaye à m'occuper de son père, Constello, bien que je guette l'heure, afin de pouvoir prendre des nouvelles de ses nouvelles.

Dès lors que j'ai su pour Constello, je me suis permis d'imaginer ce que je pourrais faire pour l'aider à traverser cette épreuve. Je me suis même imaginée un scénario, pour qu'il puisse se dépatouiller de ce bourbier où il a mis les pieds, en m'imaginant qu'il pourrait faire croire que cet instant qui a été filmé n'était fait que pour promouvoir un futur rôle, un film qui sortirait sous peu, mais heureusement pour moi, ma conscience a rapidement pris le dessus. Bien sûr, on pourrait faire croire que tout était faux, que ce n'était que pour le « buzz », le fait est que cela ne serait pas bon pour Constello, au contraire même ! Il est tant qu'il se montre tel qu'il est aux yeux de tous, il est tant qu'il agisse en étant lui-même, il est tant qu'il se montre tel qu'il est le jour, pour enfin être heureux. C'est d'ailleurs ce que je lui dis alors que nous nous trouvons tous deux sur son canapé. Vais-je l'aider à surmonter ce qui lui arrive ? Bien sûr. Est-ce que cela va avoir des répercussions sur sa vie en générale à cause de sa notoriété ? Malheureusement, j'imagine qu'il n'y a aucun doute là-dessus. De nos jours, alors que tous se soulèvent afin que l'on accepte les différences, il y a énormément de discours hypocrites. Certains veulent faire croire qu'ils suivent un mouvement, alors que ce n'est pas le cas. Bons nombres de personnes assurent qu'ils sont pour le mariage gay, bons nombres affirment que cela ne leur pose aucun problème mais dans l'intimité, lorsque la porte de leur logement est close, le discours change. « C'est bien chez les autres, mais pas chez nous. » Qui n'a jamais entendu cette phrase ? Peu de personnes malheureusement. Songeant à cela, je pousse un long soupire, puisque je me demande quand le monde va véritablement accepter la différence des autres, afin qu'ils puissent vivre sans se cacher. Suis-je naïve ? Non. Je suis une idéaliste, comme le dit si bien Wonder Woman dans Justice League.

Consolant comme je peux Constello, je me rappelle soudainement des propos de mon thérapeute - qu'il m'a soufflé lors d'une visite - alors que je me trouvais au plus bas. J'avais évoqué des envies suicidaires, quand il m'a fait comprendre que cette envie pouvait retranscrire tout autre chose. Mon psychiatre m'avait affirmé que cette envie de « suicide » pouvait se révéler être bénéfique, dans le sens où ce dictateur présent dans mon esprit, celui qui veut me faire passer à l'acte, sent qu'il est en difficulté, qu'il va disparaître, me faisant ainsi comprendre que c'est LUI et non moi qui passera à l'acte, pour ainsi me quitter, me défaire de son acharnement, afin que je sois heureuse. Au début perplexe, je ne savais pas réellement quoi en penser, lorsque j'ai saisi le message que mon thérapeute voulait me faire passer. Esquissant un faible sourire alors que j'y songe, je reprends la parole afin de consoler mon ami. « Je sais Constello, je sais. » Je prononce dans un murmure, avant de reprendre, caressant avec lenteur et douceur ses cheveux. « Je te l'ai déjà dit. Tu peux bâtir quelque chose sur le long terme avec un homme. Imagine comme cela serait libérateur pour toi que ça se sache ! Tu vas pouvoir être l'homme que tu es véritablement, tu pourras rencontrer un homme qui te fera tourner la tête, dont tu tomberas amoureux. Tu pourras vivre ton amour sans contrainte, au grand jour. Je sais que pour le moment, tu ne visualises pas cet avenir plus que prometteur, qui t'attend à bras grand ouvert, mais lorsque tu le saisiras, lorsque tu en prendras conscience, tu pourras enfin goûter au bonheur. » Songeant à présent aux répercussions que cela pourrait avoir sur sa carrière à proprement parler, je me dis qu'il vaut mieux que l'on évite ce sujet, puisque je suis présente afin de veiller sur lui. Je ne me suis pas faufilée à pas d'heure à sa villa pour lui dire qu'il pourrait ne plus tourner ou encore qu'il n'aurait plus le genre de rôle qu'il a eu jusqu'à présent, bien qu'une idée fleurisse dans mon esprit : celle de lui dire que l'on pourra lui donner de nouveaux rôles de composition, ce qui au final pourrait l'aider à s'épanouir, à s'affirmer tel qu'il est.

M'essayant à l'humour, bien que je sache ne pas être forcément drôle, Constello semble s'apaiser, ce qui est pour moi une première victoire. Avouant que j'ai une imagination débordante et qu'il va falloir qu'il me parle des endroits publiques où il s'est adonné aux plaisirs de la chair avec un homme, il m'explique qu'il est compliqué d'amener une conquête chez lui, puisqu'évidemment, il a une épouse, la mère de ma douce Adelina. Ne pipant mot afin qu'il continue, il m'explique vaguement qu'il en a essayé des endroits peu romantique, mais qu'il valait le coup – je suppose – pour s'abandonner à ses pulsions et envies sexuelles. « Quels endroits, dis ? » Je demande, curieuse, reprenant avant même qu'il m'en cite ou non. « Tu en as dit trop ou pas assez, comme on le dit si bien. » J'ajoute, amusé, postant mes mains de façon à contenir un petit rire. L'écoutant, je ne peux m'empêcher de laisser s'échapper un « évidemment » lorsqu'il me parle des toilettes, alors qu'il pique ma curiosité : puisque je veux connaître les autres endroits. « Attends, laisse-moi deviner un autre endroit. » Je dis, réfléchissant un instant, quand un lieu me vient à l'esprit. « Un placard à balais ? Un placard exigu, peut-être ? » Je propose, lorsque je me surprends à m'amuser, mais surtout, à amuser Constello, ce qui me ravit. Fronçant les sourcils alors que je médite sur ses propos, je finis par reprendre la parole. « Concernant les lieux, je veux bien savoir. Comme tu le dis si bien, je suis une petite curieuse… Sinon, avec qui, cela ne me regarde pas. Je veux dire par là que tu n'es pas obligé de me donner les prénoms et noms des hommes que tu as fréquenté ou que tu fréquentes encore. Puis pour ton "tout savoir" … » Je m'arrête, désireuse de créer un suspens. « Tu as le droit de garder ton jardin secret. Toutefois ! ... » Je dis, levant un doigt pour l'amuser. « Pense tout de même à me donner du croustillant. » Hochant positivement ma tête de haut en bas puis, après un arrêt, de bas en haut, j'exagère, je m'amuse, afin de l'amuser, afin de nous faire décompresser.


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Âge : 57 ans [14 janvier 1962]
Métier : Acteur et professeur qui bosse sur son premier lvre
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Sujet: Re: [terminé] True Colors [Ana] ( le Jeu 18 Juil 2019 - 4:09 )
Bien que cela ne paraisse pas dans la douleur que je ressentais face au fait d’être ainsi exposer, par le fait de m’être ainsi planté un poignard dans mon dos seul, je savais qu’il n’y avait pour moi que du positif qui pouvait sortir de ma sortie du placard. Je l’avais attendu ma chance de briller. J’avais pendant plus d’une réunion importante baisser les yeux et fermer ma gueule sur des commentaires dégradants sur les gens comme moi. Je n’avais plus l’intention de me taire. Plus l’intention de fermer le robinet sur le dégout que me soulevait de telles phrases. Il ne fallait plus s’accroupir et espérer sincèrement que ça disparaisse. Comme beaucoup de gens comme moi, je voulais vivre et non pas survivre. Je voulais m’afficher comme un paon. C’était ce que j’avais réalisé en parlant avec mon psy. Ce qui m’avait amené, maladroitement auprès de ma femme à demander le divorce. Mon métier m’exposait : je pouvais être potentiellement un moteur du changement. J’avais conscience qu’il y aurait des gens qui m’en voudrait. Probablement moins de grands rôles qui m’attendaient au détour du chemin (mais l’âge y était également pour quelque chose : j’approchais soixante ans et je n’avais jamais vraiment été la définition même d’un padre, d’un vieux mafioso, d’un homme de main). La démographie de mes rôles changeait tout comme ma propre réalité. Une carrière comme la mienne se rebâtissait, savait renaître de ses cendres potentiellement.

Collé contre la douce Anabela, je savais que mon esprit vagabondait doucement à la frontière d’un rêve que j’avais sincèrement longtemps cru complètement inaccessible pour moi. Plus des baises pressées pour combler un viscérale besoin que mon corps trahissait presque involontairement cet appétit qui n’avait jamais vraiment été comblé. J’avais en tête cette image presque trop romantique qui nous vient quand dans une mauvaise comédie romantique les musiciens s’emballent. Celle de me réveiller nu contre l’homme que j’aimais. Ma main se perdant sur son torse, dans une légère toison qui évoquait autant la masculinité que le galbe d’un sein évoquait la féminité. La scène n’avait rien pour rappeler ces images sexuelles que me créaient d’habitude une aussi grande quantité d’alcool sur mon cerveau qui répondait au stimulus de manière innée. À la limite, la scène dégageait une sensualité, une tendresse. Je me voyais dans la grande salle de bain en haut avec ses deux lavabos, me raser de près à côté de lui qui ferait la même chose. Je me voyais me balader en public en laissant ma main trouver exactement la place qui lui venait de choix entre les doigts de l’homme que j’aimais. Le pire, c’était que si je ne réfléchissais vraiment pas et que je laissais instinctivement mon cerveau mettre un visage sur cet homme, il y en avait déjà un : et c’était un collègue. C’était Salvatore.

Je me retiens de me secouer la tête comme pour repousser au plus loin cette idée que le bonheur venait nécessairement avec lui. Ce n’était que mon cerveau qui faisait un étrange raccourci ce n’était pas parce que l’on jouait actuellement dans un film un couple gay et que l’on se retrouvait un peu trop régulièrement (pratiquement à tous les soirs) à échanger bien plus que des répliques dans la loge de l’un ou de l’autre ou chez lui que… Non. Il était un ami. Un bon ami… et un excellent amant. Ce n’était pas parce que je ressentais quelque chose pour le Romain qui était à des milliers d’années-lumière de mes valeurs qu’il était celui qui spontanément s’était imposé dans ma tête comme un ninja quand l’idée de gouter au bonheur sur le long terme avait été abordé. Ça ne voulait rien dire du tout. C’était juste parce que c’était l’exemple le plus stable d’un amant avec qui j’avais élaboré une relation qui dépassait fermement le cadre d’un ou deux soirs. Le seul qui avait eu le droit à une troisième audition mis à part celui qui m’avait enlevé cette deuxième virginité.

C’était d’ailleurs là-dessus que nous avons rebondi. Ces milles et un curieux endroits dans lesquels j’avais cédé à la tentation. Malgré la quantité d’alcool que mon corps contenait, je me trouvais à faire le tri dans mes pensées. J’en disais juste assez pour la tenter, juste assez pour qu’elle ait envie de savoir ce que j’avais fait de « mal » dans ma vie. Me promettant qu’elle ne me forcerait à ne nommer personne puisque j’avais droit à un petit jardin secret, je sentis ma langue se délier. « Le placard à balais c’est un classique. T’imagine un peu, l’homosexuel qui se fait prendre dans le placard… Bonus si le placard était sur un plateau de tournage ou pas ? » rigolais-je doucement. Bien sûr que je l’avais fait sur le plateau de Dolce Vita en bonus… avec un éclairagiste si mon souvenir était bien bon. Mais le nom… Disons que c’était flou pour le moins. « Je te dirais que j’ai testé pas mal tous les classiques qui sont à risque d’exposition minime. Un jaccuzzi » commençais-je par dire. « Intéressant avec ces petites bulles qui remontent à la surface. un ascenseur… ça demande une rapidité certaine dans l’exécution de l’acte… La douche d’une chambre d’hôtel à Cannes… Excitant parce que les journalistes ne sont jamais loin. L’arrière d’une limousine… et nous avions donné un excellent pourboire… la voiture du mec, ou la mienne… Je ne suis pas certain. En avion. La ruelle aussi une fois (mais sa voiture était loin). Oh ! Il y avait le trip à trois aussi au Rubi avec… un ami. C’était mon cadeau d’anniversaire pour mes cinquante-sept ans. »  Je rougis en rajoutant le dernier. Elle devait savoir que c’était un bar de luxe avec des gens que l’on payait pour ce genre de service. La langue s’était délié avec une vitesse folle et j’étais certain que j’avais oublié certains des endroits dans lesquels je m’étais laissé dans les bras d’un homme.
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Anabela Laranjeira
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Sujet: Re: [terminé] True Colors [Ana] ( le Mar 23 Juil 2019 - 18:29 )
CONSTEBELA ♔ True Colors.
Songeant au cas de Constello, je m'imagine aisément à sa place, puisque j'ai vécu quelque chose d'extrêmement difficile, lorsque je vivais à Lisbonne. Actrice de telenovela, j'avais immédiatement sauté sur l'opportunité qui s'offrait à moi, alors que je n'avais jamais pris le moindre cours de théâtre. Je ne venais pas d'une famille issue du cinéma, mon père et ma mère n'étant pas de grands acteurs connus et reconnus. À l'époque, bien plus jeune, je fonçais tête baissée chaque fois que l'on me proposait quelque chose que j'aimais. On aurait pu penser que je jetais sur tout ce que me l'on proposait, mais ce n'était absolument pas le cas. On m'en avait fait des propositions, on se déchirait pour m'avoir, moi, la jeune Portugaise ancienne mannequin par choix, puisque c'était moi qui quittais le métier. On ne m'avait pas fait comprendre que je devais revoir mon salaire au rabais, on ne me disait pas que les grandes marques de luxe commençaient à se lasser de moi. J'avais décidé de changer de registre, je voulais passer à autre chose, j'avais pris le temps de rentrer chez moi pour finalement expliquer ma décision, celle de raccrocher le mannequinat, puisqu'à mon sens, la taille « zéro » n'a pas à exister. L'anorexie a toujours été pour moi une maladie et non pas un critère de mode puisque les mannequins de ma génération n'avaient que la peau sur les os. Alors, reprenant mon cheval de bataille, je m'occupais des autres et non de moi, me rendant dans l'hôpital de la ville pour offrir une sorte de « récréation » aux enfants souffrants, à ceux qui malheureusement étaient destinés à partir trop tôt, bien qu'heureusement certains d'eux sans sortaient. Le fait est que ces visites constantes ne me suffisaient pas. Je devais bouger, je devais m'investir encore et toujours, alors j'ai fait entendre ma voix, afin d'aider les personnes les plus démunies. Chaque fois qu'il fallait enfiler des chaussures pour sortir défiler dans les rues, je le faisais, me plaçant parmi les autres manifestants, quand l'idée est venue de me mettre en avant, étant l'enfant du pays, l'enfant ayant réussi, celui qui fait ce qu'il désire, qui se bat pour ses idées, qui se bat pour faire entendre ceux que l'on se refuse d'écouter. C'est d'ailleurs lors d'une manifestation qu'un scénariste m'a finalement contacté, puisque selon ses « mots », il avait une histoire en tête, une telenovela où je serais le personnage central, principal et c'est après de nombreux rendez-vous professionnels, de nombreuses lectures et des cours de théâtre, que je me suis finalement lancée, ayant travailler afin de ne décevoir personne, puis surtout, c'était un nouveau défi à relever, un nouveau challenge et à l'époque, je ne vivais que pour cela. Quel est le rapport avec Constello ? Le fait de pouvoir perdre son statut d'acteur puisqu'à présent, il ne serait peut-être plus en tête d'affiche ? Oui et non, il vous faut des explications. Pour la faire courte, Teodoro, un homme d'affaires portugais m'a remarqué, m'a charmé, m'a fait croire qu'il allait m'offrir le monde. il m'a porté au-dessus de tout, afin que je l'épouse, ce que j'ai fait, croyant à ses mots doux, à ses « je t'aime », jusqu'à ce qu'il change lorsqu'il me demande ma main et que j'accepte. Mon rêve éveillé s'effritait un peu plus chaque jour, alors que je m'accrochais à ses mots, à ses « j'ai énormément de travail, je ne peux pas t'aider pour le mariage, mais cela va rapidement changer, je vais m'occuper de nous ». Lorsque je lui ai enfin dit « oui » à l'église, lorsqu'enfin, je suis devenue son épouse, j'ai cru que nous pourrions être heureux, être investi tous les deux dans notre relation, comme aux débuts de celle-ci, ce qui n'a pas été le cas. J'ai déchanté, rapidement, très rapidement, au point d'avoir la sensation de me jeter dans le vide sans parachute. Ne pouvant tomber enceinte, le pire à commencer à se mettre en place. Les insultes, le dégoût, les menaces, dont celle de révéler mon problème, le fait que je ne pourrais jamais donner la vie. Où est le problème, me diriez-vous ? C'est bien simple, j'ai eu la sensation de recevoir un coup de massue sur la tête. J'étais sonnée, extrêmement malheureuse, puis j'avais mal, j'avais honte de ne pas pouvoir donner la vie. Je n'acceptais pas d'être une femme qui ne pouvait pas avoir d'enfant naturellement, je ne ressentais que du dégoût pour ma propre personne, ne comprenant pas pourquoi j'étais venue au monde, puisqu'une femme donne la vie, un point s'est tout. Alors, j'ai vécu deux années d'enfer, m'affichant au bras d'un homme qui n'en avait que faire de moi. Je devais faire croire que j'étais parfaitement heureuse, je devais jouer la comédie avec tous, en plus de mon propre travail d'actrice, sur les plateaux. Je coulais, littéralement, perdant du poids, étant attirée par les abîmes, pour finalement épouser une dépression, dont je ne pensais pas pouvoir me relever. Ce que je ne savais pas à l'époque, c'était qu'après avoir reçu ce coup de massue, j'avais déjà tout perdu. Il n'était plus question d'amour, de bonheur, de fidélité, du métier que j'aimais. Même le scénariste qui m'a proposé ce rôle m'a abandonné sur le bas-côté, m'expliquant que je ne pouvais pas continuer. Alors, j'ai fait croire à tous que je devais me reposer, faisant ce qu'on appelle un burn-out, pour rejoindre Naples tout en sachant dans mon fort intérieur que je ne rentrerais pas à Lisbonne, du moins, pas avant très longtemps. Il m'avait malgré tout fallu demander au scénariste de me recevoir une dernière fois, le priant de garder pour lui le fait qu'il m'avait mis à la porte, lui demandant même de ne pas en parler à mon agent, ce qu'il a fait.

Revenant à moi, à nous, ayant enfin et à nouveau les pieds sur Terre, je me persuade de tout oublier, ne serait-ce que pour Constello, homme et comédien que j'adore, pour lequel j'ai une véritable affection. Il n'est pas question de moi, de celle que j'ai été et de celle que je suis à présent puisqu'il est question de lui, de sa carrière, du fait que tout le monde sait à présent qu'il préfère les hommes aux femmes, bien qu'il puisse dire aimer les deux. De ce fait, m'appliquant à mettre mes difficiles souvenirs de côté, je le rassure comme je peux, lorsque j'essaye de le faire sourire. Je veux qu'il se détende, qu'il se sente plus léger, je désire le faire rire, le faire oublier ce qui se passe dehors, ne serait-ce que pour un court instant. Alors, je l'interroge, lui demandant les endroits où il s'est abandonné dans les bras d'hommes, lui précisant bien qu'il n'avait pas à me donner de prénoms ou noms, puisqu'il a droit à son jardin secret. S'il désire me donner des noms d'acteurs connus et reconnus, cela ne sera qu'un plus, puisqu'il sait bien évidemment que je n'en parlerais à personne. Depuis le temps que nous nous connaissons, j'espère qu'il a confiance en moi comme j'ai confiance en lui et c'est amusé, souriant, son regard pétillant, qu'il finit par prendre la parole. Souriant tous deux, il me parle des placards à balais, ce qui me fait davantage sourire. Puis, il ajoute que cela peut se faire sur les plateaux, ce qui m'arrache un petit rire. « Dans un placard sur un lieu de tournage ? Je ne vous imaginais pas ainsi monsieur Alma ! » Je m'exclame, pour étouffer mon rire entre mes mains, avant qu'il ne poursuive. Me parlant d'un jacuzzi, il déroule sa liste, alors que je ne fais que l'écouter. Ascenseurs, douches, chambres d'hôtel, limousines, voitures, avions, puis surtout, un trip à troisau Ruby, dans ce lieu de débauche, où rien n'est interdit. « OK. Bon. Si je résume… » Je commence, levant mes mains afin que l'on compte tous les endroits où il s'est laissé aller aux plaisirs charnels, plaisirs que plus d'un homme et femme s'adonnent, s'abandonnent, sans la moindre difficulté. « Nous avons sur les plateaux de tournage. Ce qui ne m'est jamais arrivée si tu veux savoir. » J'affirme, lorsqu'un rictus déforme mon sourire, rapport à des ragots colporter à mon égard. « D'ailleurs, si tu as entendu dire que j'ai couché avec tout le Portugal, c'est faux. » Je prononce, comme pour qu'il soit certain que je ne suis pas ainsi, puisqu'on croit facilement que je suis une traînée, et pour cause, on me l'a dit et on me l'a fait comprendre à de maintes reprises. « Reprenons donc… » Je souffle, me sentant chambouler, ce que j'essaye de cacher à Constello. « Jacuzzis, jamais fait non plus. Ascenseur, non plus… Douches, si, quand même. » J'esquisse un sourire. « Chambres d'hôtel évidemment. » Je retiens un rire. « Limousines… Non. Voitures, oui. Oh, oui, oui, oui ! » Je m'exclame, m'empourprant, alors que je me racle la gorge, pour continuer. « Ruelle non. Ruby... Non plus et à plusieurs, non. Je n'aime pas partager. » J'affirme, riant encore, pour finalement reprendre. « Si mon compte est juste… Vous vous laissez aller aux plaisirs charnels à plus de dix endroits, dont six publics… Tu aimes fleureter avec le danger, Constello. » J'affirme, pour reprendre de nouveau, ne lui laissant pas l'occasion de me répondre. « Ne te dis pas qu'il y aura moins d'excitation à présent, puisque tu ne goûteras plus à l'interdit de faire l'amour avec un homme. Sais-tu pourquoi ? Tout simplement parce que même si ta liste est plus longue que la mienne, elle est bien plus courte que certains, crois-moi sur parole ! » J'affirme, dans un mouvement de tête positif, quand soudain, je me demande si Constello ne sera pas suivi à la trace, ce que j'ai vécu à l'annonce de mon divorce et qui m'a fait finalement fuir mon pays. Mon sourire s'effaçant, je m'empare de ses mains, étant à nouveau sérieuse. « Constello. » Je commence, encrant mon regard dans le sien. « Avant que tout ne se pose, avant que le tumulte prenne fin, sache que je serais à tes côtés. Je te soutiendrais. Toujours. »


@CONSTELLO ALMA



FRANCIANA PARA SEMPRE
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TU NE M'AS PAS DONNÉ D'AUTRES CHOIX QUE DE T'AIMER. JE T'APPARTIENS.


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