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- [terminé] True Colors [Ana] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Constello AlmaToujours frais après un litre de café
Constello Alma
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Sujet: Re: [terminé] True Colors [Ana] ( le Mar 13 Aoû 2019 - 17:30 )
Si je contemplais silencieusement l’ensemble de ma vie sentimentale (et majoritairement sexuelle) des dernières années, je me devais de me rendre compte que j’étais définitivement l’équivalent masculin d’une Marie-couche-toi-là. Je jouais peut-être avec le feu en m’exposant ainsi à la tendresse du premier venu. Je ne prenais pas toutes les précautions nécessaires pourque mon secret ne soit pas ébruité sans les filtres.

Mon homosexualité avait toujours été un doute, présent en arrière-plan dans le fond de ma tête. Adolescent, dans les vestiaires du gymnase, je ne savais pas nécessairement où poser mes yeux auprès de mes collègues de classe qui se changeaient sans nécessairement y songer. Je devais avoir onze ans la première fois que le constat qu’un garçon est beau m’avait consciemment frappé comme une réalité immuable. Mais je venais d’une famille croyante, le principe était tel que je m’étais presque convaincu que ce n’était pas le cas, que ça ne pouvait pas être le cas : un homme n’aime pas un autre homme. La puberté qui m’avait frappé de plein fouet n’avait pas réussi à complètement annihiler cette attirance que je ressentais pour le corps des hommes. Une évidence qui restait en arrière-plan alors que je commençais des fréquentations plus amoureuses qu’amicales avec Lucia.

J’avais presque réussi à me convaincre que ce n’était qu’une phase, jusqu’à cette fois à mes dix-neuf ans. De l’alcool : trop d’alcool. Une fête de fac pour célébrer je ne sais plus trop quoi (est-ce que ça importait réellement à la trame narrative?). La personne qui avait pris les devants dans cette histoire n’était pas clair entre Lucia et moi. Nous étions jeunes, cons et enivrés : mauvais trio pour penser clairement. Pourtant, quand je m’étais imaginé cette première fois, j’avais cette image que ça serait dément, un orgasme libérateur qui ferait fondre tous mes doutes. Je n’avais pas osé demandé à Lucia si pour elle aussi ça avait été horrible parce qu’il m’avait fallu me concentrer un peu pour m’assurer que le programme principal ne tombe pas à l’eau en raison d’un effondrement de l’obélisque nécessaire à ce genre d’activité.

À chaque fois, dans nos deux premières années de mariage, j’avais l’impression de ne pas être équipé pour faire face à son désir. Et j’avais cherché loin des explications pour justifier que cet acte que mes amis décrivaient comme bon ne me faisait jamais ni chaud, ni froid, me semblait constamment comme une obligation maritale pour faire plaisir à Lucia mais qui se soldait bien trop régulièrement par une panne de service de mon côté. Les prostituées s’étaient donc imposées comme une solution pour mettre la faute à la mauvaise place : sur elle plutôt que sur moi.

J’avais vingt-trois ans quand j’avais été rencontré mon correspondant dans un bar. Celui avec qui j’écrivais depuis des années. Au premier regard, j’avais eu cette sensation de papillon au creux du ventre. Le taux d’alcoolémie de mon sang ne devait sans doute pas aider à ne pas penser à un millier de pensées qui me traversaient tout entier. Je l’avais suivi à son hôtel quand le bar avait fermé ses portes. Mon pantalon avait pris une forme de dromadaire d’une manière si spontanée quand nos deux bouches n’en avait plus fait qu’une dans l’ascenseur qui menait vers sa chambre. J’avais eu besoin de me mordre la lèvre inférieure lorsque j’avais redécouvert sous un angle nouveau ces gestes qui me semblaient extra-terrestres avec ma femme alors que je peinais à réprimer le plaisir que je retirais de cet échange qui me semblait naturel. Comprenant le plaisir de ne faire qu’un avec autrui, je n’avais même pas regardé l’horloge murale alors que je comptais les secondes quand c’était avec une femme que je dansais de cette manière. C’était comme si le temps s’était figé, comme si tout le bonheur contenu dans le monde était présent au creux de mon ventre.

La bête s’était réveillée et était affamée. Aucun panier ne saurait la calmer. J’avais conservé mon mariage, tenter de conserver la tête hors de l’eau, livrer la pire performance de ma vie comme un homme hétérosexuel marié, prenant lentement mais surement conscience que je n’étais pas en état. Pour pouvoir accomplir mon devoir, je me sentais obligé de penser à mon dernier coup d’un soir, parfois celui qui avait précédé de quelques heures cet échange de tendresse avec ma femme. À un moment, ça n’avait plus suffi. De penser à ses mains chaudes, à ce moment d’intimité tout en testostérone. J’avais besoin de la peau plus rude d’un homme, de l’odeur musqué de leur peau. J’étais devenu insatiable. N’importe où, n’importe quand, n’importe comment, avec n’importe qui. Ça ne m’importait pas nécessairement pour peu que je puisse me sentir heureux et libre dans les bras d’un autre. Pour peu que mon monstrueux désir puisse être combler.

En un certain sens, je me devais probablement d’être reconnaissant que rien ne ce soit ébruité plus vite. J’avais fait attention pour ne pas tomber malade. Jamais sans les protections de base si je ne connaissais pas l’amant. Jamais sans protections si mon amant était volage comme moi. Ma sexualité s’était profondément ancré dans mes habitudes adolescentes : j’avais peu fait l’amour sobre. Il me fallait quelque chose pour me désinhiber, pour qu’elle remonte à la surface et qu’elle cède dans les bras du premier venu.

L’éclat de rire de la blonde me fait doucement rire moi aussi. Elle ne m’imaginait pas comme ce genre d’homme, le genre qui se tape l’éclairagiste, le maquilleur, l’assistant de réalisation ou un collègue dans un placard à balais. « Oh! Darling, si seulement tu savais que je suis loin d’être aussi sage que ce que je parais. Et je suis resté très professionnel avec les collègues en question. » répondis-je du tact au tact. Ce n’était rien le placard face à la myriade de chose que je lui avais conté. J’avais l’étrange impression que certains autres étaient pire d’un point de vue médiatique.

J’écoutais attentivement son résumé et je ne pus m’empêcher d’éclater de rire malgré la mine mal à l’aise lorsqu’elle me demanda de ne pas se fier à la rumeur qui voulait qu’elle ait couché avec tout le Portugal sur des plateaux de tournage. « Je m’excuse, Bella. Je n’avais jamais entendu cette rumeur. Et je te crois que tu n’es pas comme ça. Par contre, si tu entends dire que j’ai couché avec tout le milieu artistique italien… c’est probablement vrai. » dis-je avec une honnêteté désarmante. « … partiellement vrai. Parce que je n’ai jamais touché mes collègues féminines. » corrigeais-je en pouffant de rire. L’auto-dérision venait un peu tôt mais je savais que j’avais osé tailler des pipes à plusieurs personnes du milieu et que j’avais reçu le retour de l’appareil. « Donc je serais mal placé pour juger quiconque a cette réputation. »

Je savais que ce scandal pouvait me faire mal au niveau de l’opinion public qui jasait parce que c’était tout ce qu’elle savait faire la maudite opinion publique. Néanmoins, le résumé me rendit mon allure sérieuse : « Dit comme ça, je suis presque étonné de ne pas avoir été pris plutôt la main dans le sac dans un scandale qui va probablement détruire ma carrière comme elle est en ce moment. » dis-je avec un réalisme désarmant. Je n’étais pas con au point d’ignorer que Mes agissements auraient nécessairement des conséquences. « Et sache que parfois de partager ça peut être bien… surtout que on n’est pas nécessairement exclusif. C’était le cas entre Tore et moi pour mon anniversaire. » dis-je sans penser au fait que le surnom de Salvatore était sorti de mes lèvres avec une aisance désarmante preuve que j’avais définitivement trop bu pour être en mesurer de filtrer les information qui franchissaient mes lèvres. « Je sais que ce n’est pas la liste la plus longue… et puis, ça ne sera pas pareille parce que je vais pouvoir les ramener ici et baptiser proprement chacune des pièces de la maison. » avouais-je encore avec cette honnêteté presque violente.

Mes yeux posés dans les siens, je sentis des petites larmes de soulagement à savoir qu’elle serait toujours là à mes côtés dans le tumulte. Je la serrais doucement dans mes bras : Je t’en suis éternellement reconnaissant, Ana. Je ne mérite probablement pas un ange comme toi dans ma vie. »



   
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Sujet: Re: [terminé] True Colors [Ana] ( le Lun 9 Sep 2019 - 5:06 )


True Colors.

CONSTELLO ET ANABELA

Rire et faire rire Constello est quelque chose que j'apprécie. D'ailleurs, chaque fois que nous prenons le temps de nous voir, nous rions ensemble. C'est quelque chose de naturel entre nous, comme le nez au milieu du visage. Nous sommes ainsi, toujours heureux de nous retrouver. Constello est longtemps resté un acteur que j'admirais, avant notre rencontre. Aujourd'hui, j'ai la chance de faire partie de ses proches, auxquels il tient et cela gonfle mon cœur de joie rien que d'y songer, bien que je plonge très rapidement dans mon passé plus que sombre, du moins, à partir de ce terrible jour à l'hôpital.

- - - DÉBUT DU FLASHBACK - - -

« Pfff. » Jetant un coup d'œil à Teodoro, je reprends la lecture de mon script. Être actrice n'est pas facile et cela l'est encore moins avec des soucis personnels, tels que ceux que j'ai depuis que nous avons appris ma stérilité. À partir de ce jour, mon monde a commencé à s'effondrer et je ne peux qu'être spectatrice puisque tout ce que j'ai essayé de faire afin d'arranger les choses n'ont rien changé à l'humeur de mon époux, d'autant que j'ai découvert une nouvelle facette de celui-ci, une facette que j'aurais préféré connaître avant de dire « oui », puisque celle-ci fait de lui un véritable monstre. Il est comme un autre homme, un inconnu avec qui je dors, je vis, sans savoir ce qu'il va me faire subir. Ai-je peur de ne pas me réveiller lorsque je m'allonge à ses côtés certains soirs ? Oui. Je redoute sa colère, ses insultes verbales, puisqu'à chacun de ces instants, je sais qu'il m'assène de terribles coups. Tout ce qu'il désire est de me briser, il me l'a déjà dit et il ne cesse de me le remémorer. D'ailleurs, il y parvient et il le sait très bien. Pourquoi est-ce que je ne mets pas un terme à notre relation ? Tout bonnement parce qu'il me menace, il me tient, puisque je suis incapable d'accepter ma stérilité. « C'est vraiment un job ce que tu fais ? Pas d'étude, il faut seulement lire des lignes de texte et être belle afin de passer à l'écran. » Ne relevant pas, j'essaye de me concentrer sur mon texte, quand il me l'arrache des mains. « Tu fais quoi TEODORO ? » Je m'énerve immédiatement, me trouvant à fleur de peau. « J'veux lire ce que ma blonde d'épouse doit retenir pour passer à l'écran afin de montrer son cul ! T'aurais dû rester mannequin, au moins, j'aurai vu passer de belles femmes ici. » Il rétorque, sec, tandis que je bous intérieurement, serrant même les poings sans m'en rendre compte. « PUTAIN de conne ! » Il s'exclame, son regard jetant des éclairs à mon encontre. « Tu vas baiser une femme dans les toilettes, sérieux ? » Ouvrant la bouche, aucun son ne s'extirpe de celle-ci. « Tu comptais me le dire quand Anabela ? Tu désires m'humilier, c'est ça ? » Sa colère est palpable, d'autant qu'une veine apparaît sur son front, comme chaque fois qu'il se trouve énerver. « Rends-moi mon scénario, s'il te plaît, Teodoro. » Je prononce, ma peur étant perceptible dans ma voix, puisque je déteste le voir ainsi, l'entendre me parler de cette façon. « T'es qu'une… » Il commence à m'insulter de tous les noms, alors que je m'effondre, sous ses yeux.

- - - FIN DU FLASHBACK - - -

Revenant à nous, j'offre un sourire à Constello alors que nous parlons de tous les endroits où il s'est abandonné à d'autres hommes. M'affirmant qu'il est loin d'être sage, je ne pipe mot, préférant l'écouter que de prendre la parole, puisque je ne suis pas certaine de pouvoir cacher ma peine, rapport à tous ses souvenirs qui me reviennent en mémoire. Pourquoi viennent-ils s'immiscer de cette façon dans mon esprit ? Sans doute parce que je me plonge dans mes années « d'actrice », en présence de Constello, du moins, aujourd'hui, étant donné que sa carrière est à présent incertaine, bien que je sois persuadée que tout ira bien. Je désire le croire et je ne peux que le croire, puisqu'il est un comédien incroyable, d'un haut niveau que peu d'acteurs peuvent atteindre, j'en ai la conviction.

Préférant revenir à notre discussion qui résonne comme une sorte d'exutoire mais également comme un instant intime où l'on se dévoile l'un à l'autre, me voici à compter tous les lieux où mon cher ami s'est offert à d'hommes travaillant avec lui ou non, dans des endroits publiques. Ayant fait le calcul, je me confie moi aussi, faisant le parallèle entre les lieux où il l'a fait, quand nous constatons tous deux que je suis une petite joueuse. Riant, profitant de l'instant, je deviens plus sérieuse en expliquant à Constello que je ne suis pas une femme facile, puisqu'avec mon passé, mon ex-époux a prit soin de tâcher mon image auprès du publique, faisant comprendre que j'étais infidèle alors qu'il me faisait vivre l'enfer sur Terre. Amère, c'est pour cette raison que j'en ai touché un mot à mon ami qui ne perd pas de temps pour me rassurer et s'excuser. M'emparant de l'une de ses mains afin de la presser, me trouvant peiner, mon ami a le don de me redonner le sourire, alors qu'il m'affirme qu'il me croit, mais surtout, il m'affirme qu'il a couché avec tout le milieu artistique italien. Pouffant de rire dans ma main libre, je finis par reprendre un semblant de sérieux afin de lui répondre. « Je suis certaine que tu parvenais à rendre tous les hétérosexuels fous autour de toi ! » Appuyant mes propos dans de nombreux hochements de tête, me mettant à rire sans retenu, je ris de plus belle à sa suite. « Arrête, je vais mourir de rire ! » Je m'exclame, ma main se postant au niveau de mon ventre, tant je ris. « Excuse-moi. » Je souffle, mes grosses billes scintillantes, alors que je me fais de l'air à l'aide de mes mains. « Je… Merci. » Je me contente de souffler, étant donné que nous en revenons à ma réputation à demi-mot. Laissant s'échapper un soupir d'entre mes lèvres, je finis par hausser les épaules. « C'était il y a quelques années déjà. Je devrais tourner la page. » Je dis, cherchant du soutien à travers son regard, ce qu'il m'offre rapidement, me donnant ainsi du baume au cœur.

Revenant sur mon constat, Constello semble étonner d'avoir réussi à passer entre les mailles du filet aussi longtemps. Il faut dire que lorsque cela se sait, ça peut parfois ne pas filtrer, d'autant plus lorsque l'on a le talent de Constello. M'emparant avec tendresse de l'une de ses mains, je lui dis, dans un sourire : « C'est vrai que tout ceci aurait pu être découvert beaucoup plus tôt, mais ça n'a pas été le cas. Puis, ta carrière n'est pas détruite. On ne trouve pas des perles comme toi ainsi, tu le sais. Cela changera sans doute la vision des spectateurs lorsqu'ils verront l'un de tes films, mais cela passera avec le temps. On ne peut pas se passer de toi, de ton jeu. Crois-moi sur parole. » Me faisant rassurante, je reprends, pour le faire sourire et peut-être même rire. «  Tu connais l'expression "un de perdu, dix de retrouver", dis ? Cela ne se dit pas à ton propos. Si tu es celui que l'on perd, on n'en retrouvera pas dix autres. Même pas un. Tu es exceptionnel dans ce que tu fais. Cela ne changera jamais. » Caressant avec douceur sa main, nous reprenons le fil de notre conversation. M'assurant que partager à parfois du bon, je grimace, ne partageant pas son avis. Bien sûr, cela n'empêche pas que d'autres le font, mais de mon côté, cela ne changera jamais. « Je peux devenir une véritable tigresse, tu sais. Si une femme s'approche de l'homme que j'aime… » Je fais une pause. « Elle finit allonger sur le sol, je t'assure. Puis, je sors les griffes. En même temps, de ton côté, c'est un autre contexte. Rappelle-moi de t'inviter pour tes anniversaires seul. » Je plaisante, puisque, de toute façon, je n'aime pas spécialement non plus partager les personnes que j'aime lors de soirée où l'on se retrouve plus de dix personnes sans que je ne puisse échanger avec la personne pour laquelle je suis venue. « Tu as raison. Il y a de nombreux autres endroits insolites qui ne demandent qu'à ce que tu les baptises ! » Je rétorque, pour finalement me rapprocher de mon ami afin de lui souffler tout bas : « Les baies-vitrées, c'est très excitant. » Lui offrant un clin d'œil complice, je me livre, comme lui-même le fait. Lui assurant que jamais je ne l'abandonnerais, je suis toute aussi touchée que Constello. « Ce n'est pas des paroles en l'air. » Je lui dis tout bas, répondant à son étreinte, puis me redresse, afin de me confier. « Tu sais. Durant que j'étais actrice dans cette telenovela, j'avais une scène osée, avec une autre femme. À cette époque, ça a été une sorte de scandale. » M'arrêtant, baissant le regard, je m'empare à nouveau de l'une de ses mains. « De base, ça devait réellement être torride. Seulement, lorsque mon époux de l'époque a su, il s'est mis dans une colère monstre. La scène a été raccourcie. On ne voyait par ailleurs, pas grand-chose du tout. Des femmes qui s'embrassent, quelques mains placées sur le bas des hanches, rien de bien terrible, seulement, j'ai dû en toucher un mot à mes proches. » Poussant un long soupire, je reprends. « Je te raconte cela, tout simplement pour te faire comprendre quelque chose. Je n'étais pas de ton niveau et je ne t'arriverais jamais à l'orteil, mais, ce que tu fais, ton métier, c'est une passion. J'ai aimé l'être et en avoir parlé aux autres ne m'a pas aidé. J'veux dire par là que je comprends, ce que tu vis. On n'a pas à s'expliquer pour le travail que l'on fait, qui on est lorsque nous sommes dans la vie de tous les jours. Constello, tu es brillant dans chacun de tes rôles et le fait que tu aimes les hommes ne changera rien. Tout le monde devrait dissocier travail et vie personnelle. Tu as le droit d'être celui que tu es hors écran. » Me pinçant les lèvres, nous restons silencieux durant une bonne minute, lorsque je déclare de nouveau quelques mots. « Il y a sans doute des personnes qui aimeront ton jeu plus que ta personne à présent que ta sortie de placard se sait, mais il y a des personnes qui continueront de t'aimer toi, en tant qu'homme et toi, en tant de comédien. C'est mon cas. Je t'aime Constello, en tant qu'homme et ami que tu es pour moi, mais aussi en comédien, et cela, non plus, ça ne cessera jamais. » Sur ses mots, émue, j'essuie quelques larmes à l'aide du dos de ma main.

(c) oxymort
@CONSTELLO ALMA



FRANCIANA PARA SEMPRE
3 MOTS - 7 LETTRES - 2 SYLLABES
TU NE M'AS PAS DONNÉ D'AUTRES CHOIX QUE DE T'AIMER. JE T'APPARTIENS.


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Sujet: Re: [terminé] True Colors [Ana] ( le Lun 23 Sep 2019 - 4:43 )
Le jeu de séduction était quelque chose de fascinant, de palpitant que j’avais appris à faire avec discrétion plus par nécessité que parce que je le voulais. J’avais appris au cours des années à étouffer mon désir parce que je ne pouvais pas me permettre tous les écarts de conduite que je voulais me permettre. Justement parce que je me permettais peu d’écart de conduite, je me retrouvais comme un enfant affamé devant un plateau qui contenait des tonnes de desserts et je me foutais que ma gencive soit atteinte par cet surdose de gourmandise si c’était pour combler mon besoin, celui de cette insatiable ogre qui vivait au creux de mon ventre et qui avait besoin de cette tendresse presque violente.

Ce que j’avais appris au fond de mon placard, ça ne se trouvait pas couché sur papier : cet art subtile de s’attacher pendant un bref instant, d’aller chercher un peu de réconfort, un peu de plaisir. Pourtant, je savais que sans donner à mes amants un fusil de chasse sans vérifier leurs antécédents comme c’était parfois le cas en Amérique, je m’exposais à des risques contrôler en me laissant aller à mes pulsions qu’aucune lobotomie n’aurait pu effacé. J’abordais presque sans tabou le fait que j’étais facile à séduire, facile à convaincre de me laisser aller à mes plus bas instincts. Riant, la blonde affirma que je réussissais sans nulle doute à séduire les hétérosexuels qui tombait sur mon chemin. « Ceux qui se disent hétéros tu veux dire, parce que ceux qui basculent aussi aisément dans mon lit que mes amants ont l’air, mais pas la chanson de l’hétérosexualité. Je ne pense pas que je sois le seul cas de placard pathologique de tout le showbiz. » Disons qu’à défaut d’effeuiller chaque pétale des marguerites qui croisaient mon chemin, j’avais su être attentif aux rumeurs qui couraient sur les plateaux de tournages pour prendre connaissance des gens qui avaient autant à perdre que moi et que j’avais été prêt à payer (rarement) quand le besoin s’en faisait sentir. Accro, peut-être bien. Mais je savais que j’étais loin d’être le seul qui était confortable dans son métier assez pour comprendre les risques associés à une possible aventure. Je le savais d’expérience. Certes, les mentalités changeaient mais pas assez vite pour qu’une majorité des artistes soient prêt à ouvrir leur poche de mensonge pour s’exposer.

Ce qui me faisais sourire dans la proposition que je trouvais un peu simple. Les scandales sexuels étaient du pain béni pour les vautours de paparazzis. J’avais vu des carrières souffrir parce qu’une partie des réalisateurs et des producteurs craignaient qu’un acteur ouvertement homosexuel ne puisse pas paraître convainquant dans un rôle d’hétérosexuels. Je savais que j’avais l’air défaitiste en laissant ma main dans celle d’Ana. « Tu es beaucoup trop gentille de me dire que je suis irremplaçable, mais je suis dans ce métier depuis assez longtemps pour savoir ce qu’une sortie du placard peut faire comme dommage à une carrière comme la mienne. La pire chose qui pourrait m’arriver, c’est de me retrouver figer dans des rôles d’homosexuels sans libération possible. » J’aurais pu faire filtrer une possible bisexualité à la place qui aurait pu permettre de contrecarrer mais je n’allais pas mettre uniquement le gros orteil à l’extérieur du placard. Sans fouloir me la jouer diva, dans cette situation, c’était un cas de tout ou rien : soit je restais enfermé dans mon placard, soit j’assumais parfaitement que pour être fonctionnel et heureux en ménage tout ce dont j’avais besoin c’était d’un homme pour que ma sexualité soit bien vécue, pour que mes besoins soient bien combler. Pas question de prétendre que les la dernière petite vingtaine d’année (presque) depuis que ma fille avait quitté la maison n’avaient pas été de plus en plus étrange, de plus en plus curieuses, de plus en plus opprimante. Parce qu’en la voyant tous les jours quand je tournais à Naples, quand je rentrais à la maison… c’était facile de me rappeler pourquoi je restais avec une femme, ma meilleure amie et non pas avec un homme comme ce que mon instinct me guidait. Une véritable pulsion de mon côté.

Je rigolais doucement lorsqu’elle se compara à une tigresse autant en amour qu’en amitié. J’étais fidèle en amitié, contrairement à ce que j’étais en amour : parce que je n’avais justement pas ce luxe d’aimer sur le long terme jusqu’à maintenant. Je n’arrivais pas nécessairement à dire ce que je ressentais pour ma femme mais ce n’était pas exactement de l’amour. Ça se rapprochait davantage de l’amitié et de la tendresse… mais pas de l’amour comme ce que je ressentirais quand un homme me fera chavirer pour la première fois. « La jalousie en amitié ce n’est pas très adorable tu sais Bella. » déclairais-je moqueur avant de continuer presque du même souffle : « Et puis, pour ce qui est amoureux, ça ne serait peut-être pas la même chose si ce n’était pas qu’une histoire de couchette. Ce n’est pas parce que Salvatore peut me faire jouir avec une aisance désarmante que ça veut dire que je l’aime. » Bon d’accord… c’était presque trop facile de retomber dans ses bras. C’était certain que la fin du casting se finirait par l’un ou l’autre prenant la douce possession du corps de l’autre quelque soit la manière que cela se faisait…. Mais la sexualité et les sentiments n’étaient pas nécessairement relié. « Tu me vois vraiment avec un carnivore qui chasse et pêche alors que je suis végétalien depuis près de vingt ans ?» rajoutais-je en traçant une partie de la réalité. Salvatore et moi étions deux planètes différentes. Pourtant, on disait autant que les contraires s’attirent que qui se ressemble, s’assemble.

Je revêtis une fausse mine offusquée lorsqu’elle me confia que les baies vitrées avaient aussi un certain charme. Certes, j’avais déjà testé également (celle d’une chambre d’hôtel beaucoup trop grande). Mais je ne pus m’empêcher de pouffer de rire en continuant : « Oh ! Mais je ne t’imaginais pas aussi dévergondée ma chère. » revêtant du même coup mon plus bel air de biche effarouchée par l’outrageux propos tenu par la blonde quelque secondes plutôt.

Notre discussion variait ouvertement entre sérieux et léger. Elle m’affirma de nouveau son soutient indéfectible alors qu’elle m’expliqua qu’elle avait déjà eu une scène osée entre deux femmes dans sa telenovela des années plutôt et que ce rôle ne l’avait pas défini. Je me blottis doucement contre elle en appuyant ma tête contre son ventre : « Tu sais que dans mon prochain film, celui que je suis en train de tourner, je joue un homosexuel et que Salvatore et moi on a même deux scènes osées… Disons qu’elles sont torrides... assez pour servir de préliminaires à ce qui s’est passé dans nos caravanes après le tournage… et une partie de moi n’est pas dérangé qu’on le voit… Parce que je pense que l’acceptation des gens comme moi passent par une représentation dans les arts. » dis-je doucement. Mais je ne voulais pas être limité parce que c’était de mon côté à moi de l’arc-en-ciel et que je ne pouvais rien changer.

Je relevais doucement les yeux vers Ana et avec sérieux, je lui demandais : « Veux-tu coucher avec moi ce soir… ? » avant de pouffer d’un petit éclat de rire léger. « Nah mais t’inquiètes pas hein… C’est un miracle que j’ai pu faire deux enfants… » bon ! elle venait également d’être mise au courant de l’existence de Jack mais je n’avais pas envie de lui en parler nécessairement… Même si mon absence de filtre ne semblait pas se limiter à cette partie de la réalité. « Je n’ai pas été en mesure d’avoir une érection avec une femme depuis notre dix-septième anniversaire de mariage à Lucia et moi. » Les yeux se fermant doucement, je m’appuyais contre elle en déclarant gentiment : « Tu es juste confortable… et je t’aime… et j’ai peur de faire une bêtise si je suis laissé seul ce soir. » quoi qu’avec la quantité d’alcool dans mon sang qui commençait à rentrer dans mon système, je doutais de ma capacité à trouver la force de me rendre seul jusqu’à mon lit.



   
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Sujet: Re: [terminé] True Colors [Ana] ( le Mar 1 Oct 2019 - 3:44 )
@CONSTELLO ALMA ET ANABELA LARANJEIRA

Étant installée sur le canapé de Constello qui a un coup dans le nez et qui se trouve tout près de moi, nous plaisantons à présent, alors que plus tôt, je l'avais rejoint afin qu'il ne fasse pas de bêtises, puisque le monde est à présent au courant qu'il préfère les corps musclés des hommes plutôt que les silhouettes des femmes. Essayant de l'aider comme je peux, l'assurant que le cinéma ne peut se passer de lui, il me semble être bien plus lucide que moi, du moins, c'est ce qu'il désire me faire croire, comprendre, tandis que je suis certaine que mes propos sont vrais, mais je passe l'éponge, lui laissant le dernier mot. Je préfère que l'on plaisante, plutôt que l'on retombe dans le « pathos ». De ce fait, j'affirme qu'il peut mettre dans son lit n'importe quel homme hétérosexuel, quand il me fait rire, encore, par sa réponse. « C'est vrai qu'il y a des hommes qui se disent hétéros et qui préfèrent les hommes. » Je prononce, haussant les épaules, puisque c'est ainsi depuis la nuit des temps, sauf qu'à présent les hommes qui aiment les hommes et les femmes qui aiment les femmes peuvent le révéler, bien que l'on soit encore loin que tous acceptent, dans la société, puisque certaines personnes ne parviennent pas à comprendre et à accepter la situation, ce que je trouve navrant à notre époque. N'en pipant pas le moindre mot, je ne peux m'empêcher de me questionner intérieurement, désirant qu'un jour prochain, on acceptera les personnes telles qu'elles sont, sans en mettre de côté, parce qu'elles ne répondent pas aux critères de la société, parce qu'elles ne rentrent pas dans ces fameuses cases où l'Humain s'enferme, plutôt que de les laisser éclater, puisque l'on doit accepter les différences. Après tout, ne disons-nous pas que chacun est unique ? Si tel est le cas, pourquoi accepter certaines personnes et non pas d'autres ? C'est illogique. Me pinçant les lèvres, y songeant durant quelques minutes, je regarde de nouveau Constello, pressant tendrement sa main dans la mienne. L'écoutant, je ne peux m'empêcher de sourire, le regardant, tandis qu'il pense que je me berce d'illusions, ce qui n'est pas le cas. Je désire le rassurer puis je désire croire qu'avec son talent, on ne va pas l'enfermer dans des rôles d'homosexuel qui s'affirme ou qui s'ignore, bien que l'on pourrait carrément couper court à sa carrière, ce que je ne comprendrais définitivement pas, puis surtout, cela me mettrait en rogne. « Je suis peut-être gentille, c'est adorable de le souligner, mais je suis sérieuse. Tu es irremplaçable Constello. Je te l'assure. Tu es l'un des meilleurs pour ne pas dire le meilleur, je ne comprendrais pas qu'ils se passent de toi, simplement parce que tu préfères les hommes aux femmes. » J'affirme, pour reprendre : « Tu sais, si cela arrive, s'il se passe quelque chose, je serais prête à descendre dans la rue, manifestant afin de continuer le combat pour accepter tout le monde tel qu'il est. Tu as le droit d'aimer les hommes et d'être acteur. » Je finis, m'étant redressée. Bien sûr, l'apprendre différemment aurait été appréciable, mais ce qui est fait, ne peut être défait. Nous devrons donc nous combattre ensemble, face aux médias s'il le faut. Soutenir Constello ne me fait pas peur, puis cela me permettrai de m'occuper et cette idée me plaît, puisque cela me rappelle les manifestations auxquelles j'ai participé, lorsque je vivais à Lisbonne.

« La jalousie est un vilain défaut. C'est certain. » Je confesse. « Mais, ne pas clamer être jaloux ne change rien au fait que l'on soit jaloux. Qui n'a jamais été jaloux, dis-moi ? » Je le questionne, sérieuse, bien qu'évidemment, je ne pense pas qu'être un jaloux maladif soit une bonne solution. Généralement, à ce stade, c'est que l'on n'est pas sûr de soi, mais nous n'en sommes pas là, du moins, je crois. Je suis une tigresse, c'est vrai, lorsque l'on s'en prend aux personnes que j'aime, je sors aisément les griffes pour protéger les miens, ce que je trouve normal, de mon point de vue. La jalousie et le fait de protéger les siens ne sont pas la même chose, même s'il y a sans nul doute des similitudes. Désireuse de reprendre la parole, je me fais couper l'herbe sous le pied, puisqu'il me parle de Salvatore, ce qui fait naître un mince sourire sur mon visage. Parlant du fait qu'il s'abandonne rapidement et aisément dans ses bras, je pense apercevoir un sentiment amoureux de sa part, mais je le garde pour moi, pour le moment. Non pas que je ferais un communiqué de presse, n'étant pas mon genre, puis je ne trahirais pas mon ami, il s'agit ici de ne pas lui en parler avant que je ne sois certaine qu'il y a de réels sentiments de part les mots qu'il vient de prononcer. De ce fait, le laissant parler, je réfléchis véritablement à son questionnement. « Je t'imagine bien oui, avec l'homme que tu aimes. Qu'il soit carnivore ou non. Qui chasse et pêche ou non. Quand on aime quelqu'un, on accepte ses différences, on apprend à aimer ses défauts, bien qu'il y ait des limites bien sûr. Tu pourrais te nourrir de légumes tandis qu'il mangerait de la viande, à l'aide d'ustensiles différents de cuisine. Tu ne crois pas ? » Je lui demande, mon regard scintillant, puisque je suis convaincue que l'on peut accepter ce genre de chose lorsque l'on aime profondément quelqu'un. « Tu devrais songer à ma question. » Je m'arrête. « Enfin, quand tu auras dessoûlé et si tu t'en rappelles. » J'ajoute, puisqu'au vu de son état, je ne suis pas vraiment certaine qu'il se rappellera de ce que l'on s'est dit. Déviant notre conversation, je lui confesse que les baies vitrées sont pas mal comme endroit afin de s'adonner à des joutes corporelles quand il me fait rougir, piquer un fard, par ses mots. « Il vaut mieux que je m'arrête dans ce cas. » Je souffle, devenant plus rouge encore, et cela, par mes propres mots. Heureusement, nous rebondissons sur sa carrière, son prochain film qui – je le pense – sera plus que prometteur, seulement, je me questionne, rapport à cette révélation, me demandant si le public, son public répondra présent, ce que j'espère.

Ayant parlé de ma scène osée avec une autre femme dans la telenovela, Constello me parle plus sérieusement de son prochain film, où il joue un homosexuel, avec comme partenaire Salvatore. Me pinçant les lèvres afin de ne pas prendre la parole, le laissant continuer, j'imagine à quel point cela a dû être compliqué pour eux deux de se contenir devant l'équipe de tournage, au vu de ce qu'il m'a confié plus tôt. « Constello ! » Je souffle, levant les yeux au ciel puisqu'il m'assure que ses scènes étaient en quelque sorte leurs préliminaires pour continuer en toute intimité ce qu'ils faisaient filmer dans leurs caravanes, ce qui ne me surprend pas plus que cela. Recouvrant mon sérieux à la phrase qui suit, je presse avec douceur et tendresse sa main présente toujours dans la mienne. « C'est déjà bien que cela ne te dérange pas que ses scènes soient vues par le plus grand nombre. C'est que tu acceptes qui tu es, l'homme que tu as toujours été. » Je lui offre un sourire rassurant. « Tu as raison de penser ainsi. C'est bien que cela passe par les arts, pour être finalement accepté. » Je termine, le laissant s'installer sur moi, sa tête s'étant blottie contre mon ventre, alors que je me veux la plus douce possible, ainsi que la plus rassurante, bien que je ne sache pas si j'y parviens. Lorsque Constello se redresse pour encrer son regard dans le mien, je ne peux que m'esclaffer par sa proposition indécente qui n'est définitivement pas sérieuse, nous le savons tous deux. « Tu as vraiment un sacré coup dans le nez pour me poser cette question Constello ! » J'ajoute, sur le ton de l'humour, alors que la phrase suivante qu'il prononce m'intrigue, puisqu'il me parle de deux enfants, alors que je ne connais qu'Adelina. Fronçant à nouveau mes sourcils, je préfère passer ce qu'il a dit, pensant que nous en parlerons plus tard, puisque cela n'a pas d'urgence. Alors, lorsqu'il me parle de sa dernière érection concernant une femme, je ne peux que pouffer de rire, levant encore les yeux au ciel. « Il est temps que tu dormes, Constello, crois-moi. » Je dis, pour être finalement attendrie. « Moi aussi, je t'aime et merci pour l'info, sur le fait que je sois confortable. » Je dis dans un souffle, souriant, avant de faire « non » de la tête. « Constello, tu ne feras pas de bêtise ce soir. Ne t'en fais pas pour ça. » J'ajoute, convaincue par mes dires, alors que je lui ouvre les bras afin que nous restions toujours ici, dans son salon, le laissant caler sa tête contre mon épaule, tandis que le silence s'installe, puisqu'il tombe soudainement de sommeil. « Ferme les yeux, repose-toi. » Je souffle, restant à ses côtés encore un moment, le temps qu'une personne prenne le relais, afin qu'il ne se retrouve pas seul.
Pando


SUJET TERMINÉ.


FRANCIANA PARA SEMPRE
3 MOTS - 7 LETTRES - 2 SYLLABES
TU NE M'AS PAS DONNÉ D'AUTRES CHOIX QUE DE T'AIMER. JE T'APPARTIENS.


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