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- Derrière le masque - Achille - -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Le Ruby
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Vitaliano OtelloLe vin est un puissant lubrifiant social
Vitaliano Otello
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Sujet: Derrière le masque - Achille - ( le Sam 25 Mai 2019 - 22:10 )
Ils parlent…Ils parlent pour ne rien dire et, ce soir, je ne suis pas d’humeur. Je ne sais pas ce que j’ai. Probablement à cause du message de mon père qui, une fois encore, me disait à quel point il avait honte de moi ? Il a suffi d’une photo d’un paparazzi, me prenant en flagrant délit de bouche à bouche avec un mec et bam, dans les journaux à scandales. Franchement, je m’en fou, mais lui non, ça nuit soi-disant à la réputation de la famille et des entreprises. J’avais reçu un gros pavé, des réflexions et même sans l’entendre, j’avais pu ressentir sa colère. Je devrais être habitué, mais à chaque fois, je me surprends à avoir mal…un mal de chien. Sauf que ce soir, j’ai du mal à le masquer, le cacher et ça, je ne peux pas le permettre. Pas avec eux. Eux, ils ne comprendraient pas, la preuve, ils rient en voyant l’image sur le site internet, me demande si j’avais bien tiré mon coup, si ça en valait la peine, si je pouvais faire d’autres photos de mes conquêtes d’une nuit. Ils me demandent si mon père a pété un plomb, si je l’avais envoyé chier, si ils devaient envoyés des préservatifs jusque chez lui…

Putain, ils sont trop cons, y’en a pas un pour rattraper l’autre. Je sens que je vais exploser, leurs réflexions font plus de mal que de bien et ce, même si je me force à sourire, à masquer. Je finis par me lever et, sans prévenir, je me barre. Je me casse, mais je ne sais pas trop où. Je suis bourré, j’ai trop picolé, c’est sûrement la cause de ma faiblesse du soir. J’aurais pu aller dehors, mais franchement, faire face aux inconnus qui prennent l’air, ça ne va pas m’aider. Je dois m’isoler, c’est la seule solution et partir ne fera qu’attirer l’attention de mes compagnons. J’avais prétexté un truc assez banale « besoin de pisser », rien d’étonnant. Alors, quand je passe une porte qui mène à un genre de bureau, je ne prête pas attention à se qu’il se passe dedans. Je la ferme brusquement et pose mon front contre celle-ci, me laissant doucement tomber à genou, les paupières fermées. Je tremble. Ma gorge se noue, j’ai l’air d’un être pathétique et fragile, je le sais, j’en suis conscient et ça me répugne…mais c’est ce que je suis.

« Bande d’enflures… » J’ai du mal à respirer, sûrement une crise de panique ou je ne sais pas, mais j’ai du mal. Pourquoi ils ne voient pas ? Pourquoi ils n’ouvrent pas les yeux ? Pourquoi ils ne sont pas capables de voir au-delà ? Je ne suis pas méchant…pas vraiment, j’aime juste qu’ils le pensent, parce que c’est plus facile de résister comme ça. Je finis par poser mon cul à terre et je me tourne, posant mon dos contre la porte et là, seulement là, je vois que je ne suis pas seul dans la pièce…Merde ! En règle générale, je me serais redressé en mode – quoi tu veux ma photo ? – mais là, je n’en ai même pas la force…Je me contente de regarder l’homme, je sais que c’est le patron, je l’ai déjà vu plusieurs fois en venant ici. « Salut… » Murmurais-je simplement, comme à bout de force, comme épuisé par la simple idée de lutter davantage. Parce que c’est exactement ça. Je suis épuisé de lutter, je laisse tomber le masque. Mon visage n’a rien d’arrogant, n’a rien de méchant. Mes traits ont changé, laissant la fragilité évidente se manifester.
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Achille CavaleroLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: Derrière le masque - Achille - ( le Sam 25 Mai 2019 - 23:12 )
Tu travaillais sur les comptes de la veille : comme d’habitude, le Ruby avait tourné à plein régime et les caisses étaient remplies. Sans doute pas assez aux yeux de Monsieur, et un peu trop à ceux des impôts, mais tu savais jongler entre les deux afin de satisfaire le premier et calmer la curiosité du deuxième. Un jeu que tu maîtrisais de plus en plus et que tu aimais toujours autant. Les chiffres n’avaient que peu de secret pour toi, et tu aimais leur régularité et leur humeur égale. Avec eux, il n’y avait pas de surprise malvenue ou inattendue, pas de cadavre dans le placard ni de vengeance à redouter. Au moins, ils étaient fiables, au contraire de tellement de tes connaissances que tu avais arrêté de compter.
Tu reposes ton verre d’eau gazeuse et te concentres sur une page qui n’apparaîtra pas sur les comptes officiels du Ruby : les recettes ramassées par les prostituées du club. Il y avait foule la veille et tous avaient beaucoup travaillé : c’était à toi de blanchir tout cela et de rendre leurs efforts compatibles avec les exigences légales de la comptabilité. Un exercice un peu plus compliqué, mais qui encore une fois ne te demanderait pas non plus des heures de travail : la semaine était tranquille. Tout comme la précédente. Et celle d’avant encore.

La vie s’écoulait, monotone. Insipide. Mais au moins, sans surprise désagréable, et tu savourais ce juste prix à sa hauteur. Sans doute avais-tu passé l’âge de te gaver d’adrénaline jusqu’à plus soif : tu avais mûri. Peut-être même t’étais-tu endurci et aigri… Mais cela t’était égal.

Tu allais te mettre à retranscrire ces chiffres sur tes registres à toi quand la porte de ton bureau s’ouvrit brusquement : tenant toujours ta page de la main gauche et ton stylo de la main gauche, tu regardas l’énergumène s’affaler contre ta porte, apparemment à bout de nerf. C’est à peine si tu hausses un sourcil devant une telle apparition : voilà qui a de quoi bousculer ta routine quotidienne, et tes sourcils se froncent légèrement à l’insulte prononcée.

Pourvu que cela ne soit pas plus grave qu’une petite dispute entre amis ! Le Ruby, bien que sélect et disposant d’un service de sécurité fiable, n’était pas à l’abri d’un problème entre clients, comme tous les clubs existants au monde. Il suffisait parfois d’un homme ivre pour transformer totalement l’ambiance d’une salle et tu en savais quelque chose. Tu ne t’étonnais plus de rien après dix ans passé au sein du Ruby, mais c’était bien la première fois qu’un des clients s’engouffrait ainsi dans ton bureau.
Tu laisses le silence s’installer, uniquement troublé par sa respiration hachée du jeune homme, avant qu’il ne finisse par se retourner et se rendre compte qu’il n’est pas seul dans la pièce. Toi tu n’as pas bougé de derrière ton bureau et tu reposes lentement la feuille des registres, refermant soigneusement ton dossier avant de te relever. Ta carrure en impose et tu te déplaces toujours calmement, comme pour laisser aux autres le temps de juger ta force tranquille. Tu te décales de derrière ton bureau et te diriges vers le petit bar réfrigéré situé dans un coin de la pièce pour en sortir une bouteille d’alcool et un verre. Peu importe laquelle : tu pressens que c’est davantage le geste que le contenu du verre qui aidera ce jeune homme.

Puis tranquillement, tu reviens vers lui et lui tend le verre, ton regard bleu acier plongeant dans le sien :
- Cela vous fera du bien.
Dès que ses doigts s’emparent du verre, tu te recules et attrapes une des chaises destinées à tes visiteurs pour la tourner vers lui et t’asseoir dessus. Gardant cette hiérarchie dominante entre vous pour mieux asseoir ton autorité.
- Qui sont les enflures ?
Ta voix est posée mais le ton est légèrement curieux, comme si cela t’intéressait vraiment. Peut-être est-ce le cas ? A vrai dire, les journées étaient tellement monotones dernièrement que cette distraction était la bienvenue.  
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Sujet: Re: Derrière le masque - Achille - ( le Sam 25 Mai 2019 - 23:35 )
Il est là, assis dans sa chaise de grand patron, dieu de l’établissement. Et moi, je suis le con assis le cul sur le sol, comme un enfant qui cherche à fuir ses problèmes. Dans un sens, c’est ce que je suis, un gosse qui fuis ses soucis. Dès que j’ai un problème, je fuis, je lui tourne le dos, incapable d’affronter mes propres émotions, mes propres sentiments. Ce soir, je n’ai même pas la force pour ça et j’ai envie de me gifler mentalement. Ouai, il peut se foutre de ma gueule, franchement, je pense que j’aurais fais pareil si j’avais été dans d’autres dispositions. Il va peut-être me gueuler dessus, me foutre dehors en me disant que je n’ai rien à faire ici. Je comprendrais…sauf que mes jambes, elles ne m’obéissent plus, elles refusent de bouger, de me porter. Mes épaules sont lourdes, le poids des années me retombant sur la gueule pour une simple photo. Bravo ! Et les tremblements…c’est pire. Mon corps réagit, comme un imbécile. Dès qu’une faille se présente, mes émotions en profitent pour exploser, mon corps nullement habitué réagit violemment. La preuve, je manque d’air, j’ai la gorge nouée, le regard vitreux. Je dois avoir l’air moche et dieu sait que je préserve mon apparence chérie !

Il se lève en silence, contournant le bureau. Merde, il a de la prestance, c’est clair. Ce mec pue la dominance à des kilomètres, je ne vais pas le nier. Pour une fois, je ne trouve pas ça sexy ou attirant, je trouve juste ça vachement cool. J’aimerais bien, dans un sens, lui ressembler. Avoir ça dans le sang, mais chez moi, tout est faux. De A à Z, y’a rien de vrai. Le vrai se cache profondément, n’apparaît jamais, parce que je l’ai décidé ainsi y’a des années de ça. Au moins, j’ai de la détermination à revendre, ça, on ne pourra pas le nier. Il se dirige vers une bouteille et …attend, il se sert un verre ? Non, il approche et me le tend. Ok, je pensais qu’il allait me jeter dehors, mais je dois être tellement minable qu’il ne le fait pas. Sympas. Etrangement, sa tranquillité à le don de m’apaiser, c’est bien, ça m’évite d’exploser littéralement. « merci » Dis-je en prenant le verre, le portant à mes lèvres en détournant les yeux. Je suis gêné et ouai, ça n’arrive jamais…mais la maladresse, elle se propage comme un poison dans mes veines.

Il prend une chaise et s’assoit devant moi, me dominant. J’aurais trouvé ça irritant si ça avait été dans d’autres circonstances, mais là, je préfère rester à terre…même ramper vers la sortie ça ne serait pas possible, c’est pour dire. « Pourquoi ça vous intéresserait… » Dis-je comme une affirmation, non comme une question. Personne ne s’intéresse à rien, personne ne cherche à comprendre, c’est une habitude, ils ne cherchent pas plus loin. Pourquoi il le voudrait ? Il ne me connait pas, ne sait pas qui je suis. Putain, faut vraiment que j’arrête de penser, parce que là, ça tourne en eau de boudin. « Désolé. » Pourquoi je m’excuse ? Merde ! Je ne m’excuse jamais normalement, ou rarement, non, en vrai, jamais. Tout m’est acquis, je suis un gosse de riche au caractère de merde…je suis le roi de mon monde, mais pas ce soir, non, ce soir, je suis juste…ben moi. « Mes…enfin, mes semblants de potes, ce ne sont même pas des amis…des connaissances probablement, et encore… » Ouai, et encore. Parce qu’ils ne me connaissent pas, donc, ce ne sont pas des amis. Je ris avec amertume.

« Mais ce n’est pas grave…c’est mieux comme ça. » Murmurais-je, les yeux posés sur mon verre, les sourcils doucement froncés. C’est mieux, oui…enfin, je crois que c’est mieux, ce soir, je ne suis plus sur de rien, je ne vais pas le nier. Ce soir, j’aurais eu besoin d’un ami, un vrai, mais autour de moi, y’en a pas vraiment qui sont promptes à écouter sans aller se moquer dans mon dos. Comment pourrais-je leur en vouloir ? Moi la grande gueule, je suis terré dans un bureau, c’est beau…bonjour l’ironie du moment quand même

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Sujet: Re: Derrière le masque - Achille - ( le Dim 26 Mai 2019 - 13:45 )
Etrangement, cela t’intéresse. Qu’est-ce qui peut bien pousser un jeune homme à venir ainsi se réfugier à l’écart du monde et proférer de telles insultes dans le vent ? Qu’est-ce qui peut pousser un homme à bout, au point de le rendre aussi nerveux ? T’es pas ethnologue, mais t’aime regarder les gens, les observer et en déduire tes propres leçons. Toi tu avais morflé quand tu avais perdu Anna, mais depuis, ton cœur s’était figé, tes émotions s’étaient envolées. Comme si tu n’en avais jamais eu. Tu vivais mieux sans mais cette perte avait imposé tout naturellement une distance avec les autres : tu ne vibrais pas comme eux, tu ne vivais pas pleinement comme eux. Cela ne te dérangeait pas, mais parfois tu en venais à te poser des questions, à les observer avec davantage d’attention.
Comme en cet instant alors que le jeune homme – le gamin quasiment, il doit être plus jeune que toi et bien moins mature – reste assis au sol, trempant ses lèvres dans le verre offert. Et te rabrouant pour essayer de sauver le peu d’honneur qu’il lui restait. Ça, c’est une notion que tu connais bien, parce qu’elle fait partie de ton quotidien : l’honneur des clients, l’honneur de Monsieur, l’honneur du Ruby… Tu connais par cœur ces tactiques d’attaque pour éviter la moindre brèche dans l’apparence soignée qu’on voulait renvoyer. Tu restes impassible face à sa morgue, te contentant de l’observer calmement : tu sais qu’il va finir par parler, ce n’est qu’une question de minutes. Il retarde juste l’inévitable.
Non pas qu’il en soit conscient, mais après tout il est entré délibérément dans ton bureau, venant bousculer ta soirée bien rangée, et il sait que pour ce seul affront, il doit s’excuser et s’expliquer. C’est ce que la société attend d’un tel geste. Mais tu sais également qu’il semble tellement à bout qu’il a besoin de vider son sac, et tu l’attends avec patience. Ce ne sera pas le premier que tu écouteras : ils ont tous besoin à un moment ou un autre de parler. C’est humain. Qu’il s’agisse de tes employés, de tes hommes de main, de tes clients ou de tes amis. Et celui-ci semble tellement à bout, ses mains tremblant comme des feuilles dans le vent, que tu sais que l’hémorragie verbale ne tardera pas.
Non pas que cela soit réellement digne d’intérêt – à voir le gamin, tu devines le fils à papa qui connaît sa première rupture, ou une humiliation de plus – mais il reste un client. Et au Ruby, un client, ça se bichonne.

Et quand enfin il crache son venin, non pas envers toi mais contre lui-même, se débarrassant de ce superflu d’émotions négatives, tu hoches calmement la tête en le regardant avec attention. Les simples ‘connaissances’, tu connais cela par cœur. Depuis Leandro et l’assassinat d’Anna, tu n’as que cela dans ton agenda et ton répertoire téléphonique. De vagues connaissances sans intérêt mais te confortant dans ton ascension sociale et te permettant de ne pas collectionner les soirées en solitaire. Tu connais la saveur insipide de cette futilité-là et le creux des conversations qui en découle. Ça ne fait aucun bien à l’âme, au contraire : cela l’enterre un peu plus chaque jour qui passe. Toi t’en fais ton affaire et cela t’arrange, mais tu peux comprendre qu’un jeune homme comme lui en soit bouleversé.

Tu le laisses calmement redescendre la pression avant de dire :
- Je connais ça. Et non, ce n’est pas mieux. Il ne faut jamais croire que c’est mieux.
L’être humain était une créature sociale : il n’y avait qu’à voir dans quel état il se mettait à cause de ces ‘connaissances’ pour comprendre que cela ne lui suffisait pas.
- Que t’ont-ils fait ? Pourquoi les traiter d’enflures ?
T’as vraiment envie de savoir, de comprendre ce qui l’a motivé à venir s’enterrer dans ton bureau. Et qui sait, peut-être de l’aider ? Après tout, cela ne te coûterait rien de l’écouter un peu, sinon de ton temps que tu avais à revendre.
- Etant donné que tu es entré dans mon bureau sans ma permission, tu me dois au moins cette réponse.


Dernière édition par Achille Cavalero le Jeu 30 Mai 2019 - 22:30, édité 1 fois
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Sujet: Re: Derrière le masque - Achille - ( le Lun 27 Mai 2019 - 11:26 )
Ce n’est pas mieux ? Un rire amer sort de mes lèvres, mon corps le contredisant ouvertement. Les amis c’est précieux, mais ça n’existe que dans de rares occasions. D’ailleurs, je n’n ai pas assez pour dire que quelqu’un me connait. Même mes propres parents sont dans le flou quand il s’agit de moi, de mon comportement ou encore, de mes pensées. Papa trouve que je ne fou rien de ma vie, que je gâche mes capacités et sa fortune. Maman me couve assez pour que je ne perde rien, mais s’éloigne quand même, ne reconnaissant pas ce gosse qu’elle a mis au monde. Comment pourrais-je laisser quelqu’un passer mes défenses dans ces conditions ? Impossible, littéralement. Ça reviendrait à m’ouvrir, mais aussi souffrir et l’air de rien, je pense déjà avoir mon lot de souffrances quotidien. Le jour où quelqu’un passera mes défenses, comprendra, je ne suis pas certain qu’il puisse s’en remettre et comprendre mon raisonnement…Je suis un vrai mystère, un mystère qui pèse, qui brutalise, qui étouffe. Même mon amour, en soit, risquerait d’être nocif, virulent, sans limites aussi bien du bon côté que du mauvais. Heureusement, je ne compte pas tomber amoureux, ce n’est pas dans mes plans et je fais ce qu’il faut pour que ça n’arrive pas.

Ce qu’ils m’ont fait ? Je ne réponds pas, je me contente d’hausser les épaules comme si ça n’avait pas d’importance. Malheureusement, l’homme en face de moi veut des réponses, joue sur le fait que j’ai rappliqué dans son bureau et que je lui dois bien ça. Poussant un long soupire, je laisse l’arrière de mon crâne retomber contre la porte. Etendant complètement les jambes, je pose mes iris sur le patron. « Déjà, je ne savais pas que c’était votre bureau. Je pensais que j’allais tomber dans un placard à balais…un truc comme ça. » Si j’avais su, franchement, je me serais abstenu d’entrer dans cette pièce, ça aurait évité que je me retrouve dans une telle situation. Comme si j’avais envie que quelqu’un me trouve dans cet état ! Ce n’est pas dans mes habitudes, bien au contraire…Je préfère me morfondre seul, laisser mes élans de mélancolie dans l’ombre pour ne pas me faire chopper à broyer du noir. Mais ce soir, le destin a voulu que je tombe sur cet homme, qu’il me pose des questions sur mes soucis. Je n’ai pas l’habitude de m’étaler sur mes émotions…

« Qu’est-ce que tu vois quand tu me regardes ? » Demandai-je, passant du vouvoiement au tutoiement sans demander sa permission. Ouai, il le fait bien, je ne vais pas me gêner. Je suis peut-être pathétique, mais quand même, faut pas déconner. « Non, ne réponds pas, parce que je sais exactement ce que tu vois. Un fils à papa bien fringué, avec des bagnoles hors de prix, qui dépense une fortune dans son bar dès qu’il passe par-là. Tu vois un mec arrogant qui souris sournoisement, provocateur, qui baise tout ce qui lui passe sous la main…Tu vois le mec qui a ce qu’il veut quand il le veut et dans un sens, t’as pas tort…mais c’est ce que moi, je veux que tu voies. » J’appuie bien sur mes dernières paroles, j’appuie sur le fait que c’est ce que je veux qu’il voie, qu’il observe, parce que c’est ainsi que je fonctionne depuis des années. « Par contre, ce que tu ne verras jamais, c’est la vérité. Comme eux, ils sont trop stupides pour voir que leurs conneries de ce soir sont épuisantes. Ils ne savent pas que…je n’en sais rien moi…que j’aime regarder des Disney avec un plaide comme un papi. Que j’adore jouer du piano, que je suis d’un grand romantisme. »

Je ricane, parce que c’est vrai putain. « Que j’ai pas une vie de rêve, que mes parents étaient trop absents mais aimants mais que j’a dû me forger un masque pour survivre d’une certaine façon. Ils ne voient pas que quand je reçois un message de mon père qui m’annonce que je suis sa plus grande déception, que je lui fais horreur, ça fait plus de mal que de bien malgré mes sourires désinvoltes…Que le fait d’aimer les hommes autant que les femmes ça rebute ma famille parce qu’ils sont catholiques, et donc, ça fait un souci en plus pour eux à gérer. » Je hausse les épaules de nouveau. « Ils disent tous que j’ai pas de cœur, que j’ai pas d’âme. Je m’en moque, normalement, mais ce soir ça m’épuise. »
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Sujet: Re: Derrière le masque - Achille - ( le Jeu 30 Mai 2019 - 23:24 )
Tu pensais que l’écriteau sur la porte d’entrée de ton bureau, indiquant qu’il s’agissait du bureau du gérant, était suffisamment explicite. Mais tu tais l’information, tu gardes cela pour toi, secrètement amusé. Il en avait visiblement bien trop sur le cœur pour le voir avant de rentrer, et tu ne vas pas lui en vouloir. Pas pour ce genre de broutille insignifiante. T’es pas ce genre de mec à exiger le respect absolu et la crainte de la part de tes interlocuteurs, bien au contraire : tu n’en as à vrai dire guère besoin, ta prestance naturelle dissuadant les plus excentriques de te chercher des ennuis. Alors tu ne vas pas commencer à râler parce qu’un type est entré sans voir le panneau indiquant qu’il s’agissait d’un espace privé. Et puis, il te distrait, il a au moins ce mérite-là.

Tu restes assis sur ta chaise, l’observant calmement comme un scientifique un peu blasé dissèquerait une espèce nouvelle de papillon aux couleurs magnifiques. Tu ne vas pas faire le difficile : il est vraiment agréable à regarder. Malgré son air désespéré et ses yeux gonflés de larmes contenues : il a ce charme suranné des papillons de nuit, maintenant que tu y penses. A virevolter un peu partout en faisant un maximum de bruit, mais incapables de se poser quelques secondes. Tu connais ce genre de clients et d’habitude, tu les évites autant que possible : ils ne sont bons qu’à véhiculer l’artificiel et le superflu. Mais dépourvu de son sourire ironique et de ses moues aguicheuses, celui-ci semble être un spécimen déjà plus intéressant : en tout cas, cela t’ennuie moins que prévu de l’écouter, c’est déjà ça.

Et pour l’écouter, tu n’as que cela à faire, car le voilà lancé dans un monologue assez impressionnant. Il vide son sac et n’est pas si loin de la vérité que cela. Effectivement, on ne voit en lui qu’un fils à papa. Comme tu le pensais : un papillon de nuit. Sauf que celui-ci semble doté d’états d’âme et même si tu soupires intérieurement, tu te gardes bien de le lui montrer. Son petit couple du mal aimé et mal connu, tu l’as déjà entendu. Un millier de fois peut-être. Venant d’autres gamins comme lui, d’adultes parfois encore immatures, de vieillards en mal de reconnaissance – ou d’oreille attentive. Il se plaint de ne pas être reconnu – connu tout court d’ailleurs – il plaide l’illusion devenue une prison pour lui-même.

Qui penserait qu’un homme peut se contenter de vin, de putes et de paillettes jusqu’à la fin de sa vie ? Certainement pas toi, et pourtant tu gérais l’un des temples de ces illusions-là. Au Ruby, on faisait croire à n’importe qui qu’il suffisait d’un verre en main, d’une bonne compagnie et d’un peu de musique pour que la vie soit parfaite. Mais il fallait être idiot pour croire à ces sornettes, tout comme les amis de ce type devaient l’être, à l’imaginer uniquement superficiel. Aussi profondément enfouie soit-elle, tout le monde avait une âme : certains la portaient plus noires que d’autres, évidemment, mais ce n’était pas le sujet.

Tu pouvais le comprendre, tu pouvais parfaitement te mettre à sa place : après tout, ne voyait-on pas en toi qu’un gérant à la poigne de fer et au cœur absent ? Toi aussi, tu connaissais la réputation que tu traînais, comme tout fantôme traîne son boulet, mais tu n’en faisais pas grand cas. Cela dit, tout comme ce jeune homme, tu avais parfois toi aussi quelques soirs où la pression retombant, tu te désespérais du regard des autres, si différent de ce que tu étais réellement. C’était furtif chez toi, mais tu en avais sans doute trop vu dans ta vie pour avoir le temps de t’arrêter sur tes propres défauts.
Lui, il avait encore la vie devant lui. Et il était facile de comprendre qu’il n’avait encore rien vécu. Cela n’empêchait pas qu’il soit à bout, mais pas pour les bonnes raisons. Tu l’enviais un peu, de n’avoir que cela à se soucier : il ne pleurait que sa fatigue à jouer la comédie. Toi, tu avais dû enterrer une vie entière il y avait des années de cela, et en commencer une nouvelle qui n’avait que peu d’intérêt, tu devais bien l’avouer. Pourtant, tu la vivais. Toi aussi, tu jouais un peu la comédie en réalité.

Tu continues de le regarder et hoches la tête à la fin de sa tirade : pas de jugement dans ton regard, il n’en a pas besoin, mais le simple réconfort d’être compris.    
- Tout le monde a une âme. Enfin, sauf les crétins, mais tu ne sembles pas en être un. Tes amis, par contre…
Tu esquisses un sourire en laissant le sous-entendu planer entre vous. Et tu t’assois un peu mieux sur ta chaise, prenant tes aises sans pour autant t’affaisser : tu gagnes juste en décontraction et tu continues de le toiser avec intérêt, étudiant l’animal avec sagesse.
- Tu t’es construit ta propre prison mon ami. Ce masque censé te protéger est un lourd fardeau, et mine de rien, il ne te protège pas tant que cela puisqu’il ne résiste pas aux mots durs de tes géniteurs. Cela dit…
Ton regard s’intensifie, comme si tu attendais à ce qu’il soit franc avec toi : il l’a été jusqu’à présent, mais rien ne l’empêche vraiment de se débiner à la dernière minute.
- Fais-tu réellement quelque chose pour ne pas décevoir ton père ? Parce que c’est bien beau de se plaindre, mais si on ne fournit aucun effort en contrepartie, ce n’est plus justifiable. Qu’est-ce qui a déclenché un tel mépris de la part de ton géniteur, hum ?
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Sujet: Re: Derrière le masque - Achille - ( le )
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