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- How do humans live || PV Wayland -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Sujet: How do humans live || PV Wayland ( le Mar 28 Mai 2019 - 6:12 )
Commençons par placer quelque chose bien au clair : malgré le fait que mes parents soient tout deux de charmants nonagénaires bien en vie – grand dieu leur face, il y a des moments ou je souhaiterait pratiquement qu’ils ne soient pas là pour m’appeler. Il ne faut pas comprendre que je les veuille morts ou quoi que ce soit – ils restent mes parents et des ainés pour lesquels j’ai le respect auxquels ils ont légitimement le droit parce qu’ils ont survécu à la deuxième Guerre et qu’ils ne se sont pas arrêté à trois enfants me permettant ainsi d’exister. Je leur serai éternellement reconnaissant de ne pas avoir péri dans la Guerre et de s’être reproduit.

Mais 30 heures après qu’ait été publié un article qui étalait au grand jour ma sexualité vidéo à l’appui c’était quand même court comme délai pour me préparer à devoir expliquer (par téléphone à mes parents) que j’étais bel et bien ce qui était dépeint dans l’article. Je n’étais pas sobre depuis assez longtemps pour affronter mes parents.

Ah oui ! Le fait d’avoir cinquante-sept balais bien tapés ne rendait pas plus facile la discussion avec une madone et un patriarche qui justement avaient connu la grande Guerre et qui s’étaient plus ou moins rangé du côté mussolinien de l’affaire. Pour faire court, disons que ma propension à me retrouver avec ma langue dans la bouche de quelqu’un qui n’était pas ma femme ne passait déjà pas au référendum parental. Rajoutons y que la deuxième bouche en question était celle d’un autre homme et le résultat était plus ou moins la raison pour laquelle je n’avais pas encore annoncé les raisons de mon divorce à mes proches.

Un appel long, pénible et emmerdant qui mêlait les termes déhérité (mais bon, disons que financièrement je ne dépendais pas vraiment de mes parents depuis mes vingt-cinq ans quand j’avais eu l’augmentation de salaire pour Dolce Vita), honte familiale (ah mais ça je le savais depuis que j’avais choisi de faire une carrière d’acteur) et enfer dans lequel tu iras fils (si l’enfer est plein d’homme comme moi, je serais probablement satisfait en un certain sens…).

Il y avait néanmoins quelque chose dans cette pénible discussion qui rendait particulièrement ardu toute tentative de me justifier, d’en parler, de ventiler. Je me serais mal vu balancé au beau milieu des cris et sanglots de mes parents (qui avaient visiblement finalement compris la fonction mains libre de leur téléphone – ce qui me donnait le bonheur de les entendre en stéréo).

En raccrochant le téléphone, j’avais comme un goût amer en bouche. Toujours sans nouvelle de ma fille (dont je comprenais le silence). J’hésitais. Mon agent avait réussi à m’avoir une journée de plus avant de reprendre le tournage considérant qu’elle travaillait d’arrache-pied avec mon attaché de presse pour contenir la crise. Il y avait encore des journalistes plantés auprès du portail qui marquait l’entrée de ma villa. Je n’étais pas d’humeur à réviser des textes ou à faire quoi que ce soit. J’avais simplement besoin de parler et malgré que plusieurs de mes amis (dont Salvatore) m’avaient dit que je pouvais les contacter si jamais j’avais besoin de parler, je ne me voyais pas leur raconter les tenants et aboutissants de cet appel.

J’envoyais finalement un message à une… disons… connaissance intime rencontré au Ruby. « Salut Wayland. Tu vas bien ? Je me demandais si tu pouvais passer chez moi. J’ai besoin de parler. » Suivi de l’adresse de ma villa. Nous nous étions recroisés à quelques reprises… Peut-être comprendrait-il sans vraiment comprendre. En attendant une quelconque réponse, je pris mon équipement et j’allais m’installer dans le petit potager avec mon chapeau pour m’occuper de retirer les mauvaises herbes qui commençaient lentement à s’installer entre mes plans.



   
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Sujet: Re: How do humans live || PV Wayland ( le Dim 2 Juin 2019 - 15:09 )

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T’étais pas accroc aux réseaux sociaux ni aux médias, mais pour te rendre dans les meilleurs spots de la ville, où tu serais susceptible de rabattre un peu de clientèle pour le Ruby, tu étais obligé de garder un peu de contact avec le monde extérieur. Ton téléphone ne vibrait pas comme certains de tes collègues qui passaient tout leur temps libre le nez collé à leur écran, mais t’avais quelques bulles d’infos rapidement lisibles pour ne pas perdre le fil. Les téléphones portables restaient l’un des rares avantages au Ruby : Cavalero avait tenu à ce que vous en ayez tous, au cas où un client déciderait de vous contacter personnellement. Evidemment il attendait en contrepartie d’être prévenu et à ce que le Ruby touche sa commission plus que généreuse sur les bénéfices réalisés, mais au moins, vous aviez ce petit morceau de vie personnelle avec vous. Et rares étaient ceux qui étaient contrôlés en plus, ce qui était plutôt chic de la part de Cavalero : ils avaient mis des chaînes autour du cou de ses employés mais s’assurait qu’elles ne soient pas trop serrées.
En tout cas, tu n’avais pas raté l’information principale du jour : pour toi, ça n’en était pas une parce que pour l’avoir eu dans ton lit, tu savais pertinemment que Constello Alma préférait les hommes. Il n’y avait même pas photo et tu te demandais parfois pourquoi il avait tenu cela caché aussi longtemps. A trop vivre au Ruby ou dans l’entourage de Monsieur, pervers et malsain, tu avais été déconnecté des réalités de la société, il fallait bien l’admettre. Coucher avec un homme n’avait rien d’inhabituel à tes yeux, cela rentrait même dans une certaine norme de référence. Alors voir tous les journaux people mettre en avant cette photo d’Alma avec un autre homme et crier au scandale te laissait encore une fois passablement étonné. Les références te manquaient, même si tu devinais tout de même qu’apparemment, il valait mieux se présenter comme hétérosexuel dans un monde où l’apparence comptait énormément. En tout cas, vu la rafales de commentaires et d’agitation sur les réseaux sociaux, tu espérais qu’il allait bien et savait se préserver de tout ce raffut tapageur.
Constello Alma n’était pas un mauvais bougre. Du moins, celui que tu connaissais ne l’était pas : il était même plutôt sympathique sous ses dehors parfois un peu excentriques. Il faisait partie de ces clients délicats qui ne s’amusaient pas à te rabaisser pour se sentir supérieurs, et qui donnaient autant de plaisir qu’ils en prenaient. Tu avais deviné à force de le côtoyé que quelque chose le grignotait de l’intérieur, et que ses sourires n’étaient jamais aussi joyeux et sincères qu’ils auraient dû l’être, mais tu avais appris à tenir ta langue et à ne pas le tracasser avec ta curiosité. Les bons clients étaient rares et tu ne tenais pas à le voir s’éloigner juste parce que tu n’aurais pas su garder ta langue et tes questions pour toi.
Mais dans cette tempête médiatique que tu as pris soin de cacher et d’ignorer sur l’écran de ton portable, tu ne pensais pas du tout être la personne à qui il s’adresserait dans l’immédiat. Certes vous vous entendez bien et tu dois reconnaître que as su lui montrer ta meilleure facette au fil de vos rencontres, peut-être pour le garder fidèle à tes services, peut-être parce qu’il ne te donnait pas envie de jouer la comédie, mais…. De là à ce qu’il te contacte, il y avait tout un fossé.
Il disait avoir envie de parler et ça, tu peux le comprendre. T’es l’un de ceux qui aurait besoin de vider leur sac mais qui gardaient tout de peur d’en dire trop, ou de s’exposer au pire en révélant tes faiblesses. Parler, c’est ce que tu rêverais de faire mais dont tu es incapable. Et peut-être qu’il a été lui-même dans cette situation pendant toutes ces années, et que désormais, on vient de lui donner carte blanche pour se livrer. Tu n’en sais rien, mais tu peux comprendre et s’il faut l’aider, t’es prêt à le faire. Par sympathie. Par début d’amitié aussi, peut-être.

Tu présentes le sms à un des types du Ruby et il te donne l’autorisation de filer voir ton client. Toi tu sens bien qu’il ne le sera pas comme l’autre l’entend : Alma avait besoin de parler, pas de coucher. Et chez ce genre d’homme, les deux étaient rarement compatibles. Mais tu as carte blanche alors tu files du Ruby sans demander ton reste et tu te rends chez Alma dans les beaux quartiers, utilisant un taxi pour aller plus vite.
Quand tu toques, tu t’attends presque à le voir ouvrir habillé d’un peignoir élégant et avec un verre de vin à la main, comme dans ces téléfilms que tu regardes parfois quand tu as le temps. De toute façon, tu ignores comment les vedettes de l’écran vivent, mais t’as du mal à dissocier la réalité du fantasme. Toi t’es venu sans rien sinon toi-même, et il va devoir s’en contenter.
Et quand enfin elle s’ouvre, tu esquisses un sourire incertain :
- J’suis venu aussi vite que j’ai pu. J'ai vu les news, te fatigue pas à expliquer, j'comprends.


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Sujet: Re: How do humans live || PV Wayland ( le Jeu 6 Juin 2019 - 5:11 )
Il y aurait sans doute eu des tas de personnes que j’aurais pu appelé dans ce genre de circonstances : des amis qui se montraient en mesure de me soutenir à mon psychologue. Mais je le voyais le lendemain en urgence. Je ne pouvais pas non plus appeler mes proches pour laisser aller ce surplus de tension que je ressentais à l’intérieur de tout mon corps. Ce qui se passait dans ma tête était une grande tornade qui ravageait tout sur son passage. J’oscillais violemment entre une multitude d’émotions toutes plus négatives les unes que les autres : la rage, la peur, le dégout et la tristesse se côtoyaient sans vergogne dans ma tête. J’avais besoin de quelqu’un qui n’étais pas en mesure de me juger, quelqu’un qui savait également que je n’avais pas nécessairement voulu me faire prendre dans une telle position et quelqu’un qui ne connaissait pas nécessairement mes proches afin de pouvoir rapporter cette tempête qui menaçait de décimer le peu de ressources que j’avais réussi à reconstruire de moi depuis que j’avais tenté de mettre fin à mes jours quelque six mois plus tôt bien que la nouvelle n’avait – dieu merci ! – pas été éventée dans les médias.

Mon esprit potentiellement encore embrouillé par l’orage avait donc jeté son dévolu sur quelqu’un que je ne connaissais pas tant que ça. Mais rares étaient mes amants que je fréquentais avec disons une plus grande régularité que les autres. Il était du nombre… Et sans vouloir nécessairement me montrer comme juge dans cette histoire, je savais qu’avec son métier il ne jugeait pas mes préférences. Il n’était pas ici question que je paie pour des faveurs sexuelles. Je n’étais pas dans la condition psychologique pour accepter d’être toucher de cette façon par un partenaire. J’étais néanmoins prêt à enligner la somme si jamais cela s’avérerait nécessaire. J’en avais les moyens comme le prouvais la villa que j’habitais.

Au fil des années, nous avions accumulé ma femme et moi. Ce que nous manquions tous les deux en vie sentimentale et romantique, je lui avais donné en toile et en espace. Personnellement, je préférais le potager extérieur avec sa vue sur la mer. Je préférais cette plage qui n’était qu’à quelques minutes de marche de la maison. L’intérieur de la maison, dans sa décoration intérieur, m’opprimait. Pourtant, dans la version la plus récente du contrat de divorce, je gardais la maison. C’était bien normal, j’avais investi pour la mise de fond. Au moins, mes plans de tomates resteraient à leur place… et sans doute que le regard des voisins serait pesant pour les prochains mois.

Certes, il y avait des gens très tolérants. Mais nous étions en Italie. Ce n’était pas les pays scandinaves et leur grande ouverture d’esprit. J’avais suivi à distance le militantisme pour les droits des gens comme moi. Pas de mariage, pas de droits aux enfants, un arrêt de la discrimination plutôt récent. J’avais beau travailler dans un milieu plutôt ouvert à la diversité sexuelle j’avais conscience qu’un tel scandale pouvait faire mal. Laissant la porte arrière ouverte en attendant l’arrivée possible de Wayland, je sortis et passais ma frustration en arrachant de la terre les mauvaises herbes. Le geste mécanique et répétitif me permettait d’arrêter de penser, d’arrêter de me concentrer sur la discussion qui venait de se terminer auprès de mes parents – discussion symptomatique du problème de notre beau pays ensoleillé. Moi qui adorais le bleu ciel napolitain, j’enviais aujourd’hui la grisaille de Londres même si mon activité du moment ne serait être possible dans l’éventualité qu’il pleuve. J’entendis un bruit et me précipitais à la porte pour y trouver Wayland. J’étais soulagé d’avoir quelqu’un même si je ne savais pas. Le dessous de mes ongles étaient noircis de la terre qui se trouvait à l’arrière de ma propriété. Loin de ce que je présentais comme apparence à l’extérieur, je portais une paire de pantalon de sport et une camisole blanche. Classique et probablement un peu tache si je sortais par la porte avant de ma maison.

Je l’invitais à l’intérieur en ouvrant la porte pour ne pas que les paparazzis qui semblaient s’être dispersés ne prennent de clichés. Il me fit légèrement sourire lorsqu’il affirma avoir vu la nouvelle et que je n’avais pas à expliquer. Un petit éclat de rire froid franchit mes lèvres. « J’estime en effet que si mes parents sont au courant du vidéo qui circule sur internet et qu’ils l’ont même vu, quelqu’un de ton âge est nécessairement au courant. » Cette froideur et ce détachement face à la sitation, ce n’était pas typique de moi. Je me mordillais la lèvre inférieur stressé. Je ne pensais pas que ma colère sortirait aussi vite que ça. « Je m’excuse. Je viens de raccrocher avec eux et visiblement ça passe moins bien dans mon système que l’alcool. J’avais besoin d’en parler. » rajoutais-je avec la même amertume qui transparaissait dans ma voix. Je m’en voulais de contenir autant de colère. Je l’entrainais vers la cuisine qui donnait sur le jardin et sa vue sur la mer. « Veux-tu un truc à boire ou à manger ? demandais-je doucement en mettant les pieds dans la pièce. L’aire ouverte et la chaleur du soleil me faisait du bien. Je n’étais pas sur de comment parler de ce que j’avais sur le cœur… Juste leur réaction.
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Sujet: Re: How do humans live || PV Wayland ( le Dim 16 Juin 2019 - 21:16 )

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T’avais pas pensé à la porte de derrière : en fait tu passais toujours par celle de devant, et tu n’aurais pas cru que les paparazzis camperaient là dans l’attente du scoop supplémentaire pour leurs torchons stupides. T’espère juste qu’ils ne t’ont pas pris en photo en venant chez lui : non pas que cela te causerait le moindre préjudice, des clients seraient même heureux de pouvoir coucher avec le même gigolo que celui qui rendait visite au célèbre Constello Alma mais tu n’avais pas envie que Monsieur te le reproche plus tard. Ou que tu causes le moindre souci au Ruby.
T’as fait profil bas, t’espères sincèrement être tranquille en entrant chez lui : il semble dépenaillé, ce qui n’est jamais le cas, et tu mets cela sur le compte des dernières heures. Ça ne doit pas être forcément évident de faire son coming-out quand on passait toutes les semaines à la télévision. Constello ne t’avait jamais semblé vraiment honteux de ce qu’il était, mais après tout, tu ne le connaissais pas aussi bien que cela. Peut-être jouait-il la comédie au Ruby, et peut-être que ce scoop avait fait sauté ses barrières habituelles.
En tout cas sa voix était froide et son ricanement te fit hausser un sourcil agacé : toi tu n’y étais pour rien s’il embrassait des types dans des ruelles trop éclairées et prenait la pose pour les photographes. Il s’excuse aussitôt dans un soupir las et tu hausses les épaules, comprenant sans avoir besoin d’en rajouter. Il semble à cran et tu ne comptes pas insister sur ce point-là : t’as connu pire offense et pire insulte, tu n’es pas le genre de type à prendre la mouche pour si peu. Au contraire, t’acquiesce d’un air compatissant quand tu comprends qu’il vient de se prendre une volée de bois sec par ses parents : même si la notion de ‘parents’ t’est étrangère, tu peux comprendre qu’il le prenne mal.
Y a beaucoup de choses que tu es prêt à comprendre si on te paye de toute façon.

Il t’invite à boire un verre et à manger et tu le suis dans sa cuisine, décontracté. C’était fou mais il fallait croire qu’il y avait écrit sur ton visage « affamé » parce qu’à chaque fois, c’était la même rengaine : ils voulaient tous te nourrir. Allegra, Raoul, Constello…. Il ne manquerait plus que Stephen s’y mette – mais bon, avec lui tu en doutais beaucoup, tout ce qui ne concernait pas Stephen n’intéressait pas Stephen – et tu commencerais à penser que tu es décidément trop maigre. Ou que tu as une tête à faire peur…
T’as passé l’adolescence, ce moment d’une vie où on avait plus gros ventre que gros yeux, alors tu te contentes de secouer la tête :
- J’vais boire la même que toi si tu te verses un verre. Sinon rien, ça ira.
Autant l’accompagner dans sa détresse. Et puis s’il se met à délirer parce qu’il est ivre, tu seras au moins sur la même longueur d’onde que lui !
Tu prends par contre un des tabourets hauts qui entourent son comptoir et t’y assois, le regardant ensuite avec insistance et calme, attendant la diatribe qui semble lui brûler les lèvres. Il faut qu’il vide son sac et t’es venu pour ça après tout, alors autant commencer les réjouissances rapidement.
Coude sur le comptoir, tu l’observes, ce diable d’homme que tu as toujours autant de mal à saisir. Tu le devines amoureux de son partenaire à l’écran, mais c’est tout ce que tu sais à peu près sur lui. Et maintenant, tu sais aussi que ses parents sont en vie et qu’apparemment, leur avis compte à ses yeux. Suffisamment pour qu’il en soit bouleversé.
- Allez balances mais avant toute chose, rappelle-toi qu’ils sont vieux – même si ce sont tes parents (tu soulèves ta paume comme pour arrêter de suite ses récriminations sur cet état de fait), et que pour eux, tu seras à jamais ce bébé qu’ils ont fait baptisé en espérant qu’il devienne Pape plus tard.
Tu souris en coin en le regardant, avant d’ajouter, malicieux :
- Et mannequin "buccal" pour les revues gay, t’admettras que t’as peu de chance d’être élu par les cardinaux.



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Sujet: Re: How do humans live || PV Wayland ( le Mer 19 Juin 2019 - 2:07 )
Il y avait une importante distinction à faire quand l’on faisait un métier comme le mien entre cette image publique qui s’affichait ouvertement dans tous les médias et l’homme qui se cachait derrière. Pendant les dix dernières années, la pression s’était lentement accumulée en moi justement en raison de cette discordance entre cette image professionnelle impeccable et ce qui était lentement en train de me dévorer de l’intérieur. Ce que Wayland ignorait probablement c’était que j’avais toujours eu de la difficulté à admettre mon homosexualité. Rarement voire jamais, je n’avais cédé à mes pulsions sans avoir bu auparavant. L’alcool faisait tomber le rempart que mon éducation avait posé comme une limite à mes désirs les plus fous que j’avais ressenti. Ces trente-sept années de mensonges m’avaient mené à vouloir mourir : deux fois plutôt qu’une. Et même si j’étais en train de me préparer à l’éventualité que j’allais sortir du placard, à coup de longues séances avec un psychiatre, il en fallait un peu plus pour que je me sente prêt à m’afficher.

Le résultat, c’était que la combinaison de l’alcool, pas entièrement cuvé, de cette soirée où j’avais clairement dépassé les limites de mon foie, du sommeil non-réparateur que j’avais eu et de l’appel de mes parents suffisait à me rendre particulièrement de mauvais poil. Mais pas assez pour que je réalise après une seule parole froide que ça ne collait pas non plus avec la personne que j’étais profondément. Passer cette colère que j’avais contre moi de n’avoir pas pu me retenir sur les autres ne réglerait en rien la situation… Même si mon agent avait eu droit à cette amertume qui m’habitait – mais bon, il n’avait non plus pas été tendre à mon égard ce qui justifiait probablement pourquoi j’avais répliquer avec autant de force.

Peut-être plus par habitude que pas nécessité je lui proposais à manger en entrant dans la cuisine. Mon objectif n’était pas de le mettre dans mon lit. J’avais donc ces vieux réflexes paternels de proposer à manger, les mêmes qui avaient mené ma fille à prendre du poids adolescente. Parce qu’une petite partie de moi était convaincu que le bonheur se trouvait dans le fond d’un sachet de biscuits ou d’un pot de glace ou d’un énorme plat de salade de fruits fait maison avec certains des cueillis sur mon propre terrain. J’ouvris le robinet de l’évier et je rinçais machinalement mes mains pour en retirer un peu de terre qui se cachait sous les ongles. Je sortis une bouteille de vin blanc du frigo et deux coupes de l’armoire. Des gestes posés machinalement en évitant pratiquement le regard du métisse. Malgré mon envie de parler, j’avais l’impression que les mots étaient coincés comme une boule au fond de ma gorge. Balancer la tempête et la haine qu’il avait été semé par la discussion ne me semblait pas nécessairement facile.

J’eus un petit sourire lorsqu’il mentionna que mes parents me voyaient probablement déjà pape qui se transforma en un petit éclat de rire, plus familier, semblable à celui que j’avais normalement quand je n’avais pas cette impression que mon univers s’effondrait autour de moi comme sous l’impact d’un tremblement de terre. « De toute façon, ils ont placé leur espoirs de papauté dans mon frère Benedicto. Il est cardinal et a choisi les ordres, quatre ans avant le moment où j’ai eu la bonne idée de me saouler avec ma meilleure amie et de lui faire une fille alors. » Il n’y avait pas de regrets, juste une vérité honnête. Je ne niais pas que j’avais merdé. Adelina était de loin la plus belle erreur que j’ai faite dans ma vie. Néanmoins, ma voix se refit un peu plus calme. Je vidais d’un trait ma coupe et en versais une deuxième avant de commencer un semblant de réponse. « Ils ont commencés par me rappeler à quel point j’étais une déception, une erreur dans leur parcours. À quel point il n’aurait du n’avoir que trois enfants… Après tout, j’ai encore une fois trahis la bonne éducation catholique que l’on m’a donné. Non seulement j’ai goûté au fruit de la chair avant le mariage mais je pousse ma perversion jusqu’à embrasser des hommes. » Il savait que j’avais fait plus que de simplement embrasser et sérieusement si l’on regardait le vidéo, on était en mesure de deviner que mon intention n’était pas de simplement l’embrasser jusqu’à ce que je ne puisse plus reprendre mon souffle. « Ils ont insisté sur le fait que l’amour entre deux hommes est purement impossible et que je finirais en enfer pour m’abandonner à de tels crimes de mœurs. Qu’ils vont m’envoyer un prêtre afin de me conformer à la bonne attirance et que je suis déshérité même si financièrement, je m’en fous. » C’était simplement le principe, la haine et la colère que je ressentais, que j’avais absorbé de leur part. « Rien… Rien de ce que je ne fais ne sera jamais assez bon pour qu’ils soient fiers de l’homme que je suis devenu. » dis-je en sentant les larmes que je voulais ravaler.



   
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Sujet: Re: How do humans live || PV Wayland ( le )
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