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- time to face reality (ft constello) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Salvatore Valentino10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Salvatore Valentino
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Sujet: Re: time to face reality (ft constello) ( le Sam 8 Juin 2019 - 0:21 )
Salvatore avait été surpris et impressionné de la façon dont Constello avait réussi à faire face à cette journée de tournage ainsi qu’à tous leurs collègues venant le féliciter et discuter le plus naturellement du monde avec lui. L’acteur ne pouvait pas s’empêcher de se sentir “privilégié”, il avait la sensation d’être le seul parmi tous ces gens à qui Constello s’était permis de montrer ses faiblesses et la douleur qu’il ressentait depuis deux semaines. C’était peut-être légèrement égoïste, mais ça lui faisait quand même plaisir. Il haussa les sourcils mais ne dit rien en le voyant prendre sa coupe de champagne et la vider à peine une minute plus tard quand il se rapprocha de lui. Après tout, il avait bien le droit de se détendre un peu, et si ça lui faisait plaisir tout le monde en sortirait gagnant. Salvatore hocha la tête en entendant le raisonnement de son ami, il en était arrivé à la même conclusion après tout. Lui non plus n’était pas d’humeur à affronter les papparazis et les flash de leurs appareils. Il voulait juste passer un peu de temps avec son ami et essayer de lui remonter le moral. “Tu peux abuser de ma gentillesse quand tu le souhaites.” Répondit-il d’un ton amusé, même s’il ne pouvait s’empêcher de remarquer qu’il y avait une petite part de vérité dans ce qu’il venait de dire. Il était patient et il avait ses limites, mais il avait du mal à imaginer Constello réussir à les dépasser. Et pourtant il se rendait bien compte que son collègue était sûrement l’une des seules personnes au monde pour qui il aurait fait autant d’effort, si ce n’était la seule. Il lui fit un signe de la main pour lui désigner l’endroit où sa moto était garée. Heureusement pour lui, il avait toujours un deuxième casque avec lui et il le tendit à son ami une fois devant son engin. “J’espère que tu n’as pas peur en moto.” Le taquina-t-il. “De toute façon ce n’est pas loin.” Ajouta-t-il quand même au cas où il ne soit vraiment pas à l’aise. Salvatore conduisait sa moto depuis des années et il était du genre prudent sur la route.

Il monta sur sa moto et se retourna pour vérifier que Constello n’avait pas trop de mal. Après tout, il ne savait pas du tout si l’acteur était un habitué des deux roues. “Accroche-toi bien.” Et il démarra sans plus de sommation. Salvatore avait beau adorer conduire une voiture pour le confort que ça pouvait lui apporter, aucun plaisir n’égalait réellement celui d’être sur sa moto pour lui. C’était sa façon de se sentir libre, et généralement comme il était seul c’était aussi l’occasion pour lui d’être tranquille. Mais ce soir-là, la présence de Constello ne le dérangeait pas. Il sentait ses bras autour de sa taille le serrer doucement et ça lui faisait chaud au coeur. A peine deux minutes après être parti, il s’arrêta à un feu rouge et remarqua des photographes qui discutaient tranquillement au feu devant eux. Ils n’avaient pas l’air de les avoir remarqués et Salvatore se força à se souvenir qu’ils n’avaient aucun moyen de les reconnaître. Ils ne connaissaient pas l’immatriculation de la moto et leurs casques cachaient leurs visages. Il lâcha quand même une main et vint la poser sur celle de Constello, au cas où. Il avait toujours été protecteur et son contact avait semblé apaiser son ami tout à l’heure. Il redémarra dès que le feu repassa au vert, un peu plus nerveusement que d’habitude. En moins de dix minutes ils arrivèrent chez Salvatore. Il avait fait un petit détour pour s’assurer que personne ne l’attendait devant chez lui dans l’espoir de prendre une photo inédite. Il descendit au garage et alla garer la moto tranquillement, se sentant déjà plus rassuré dès qu’ils avaient quitté la rue. Il éteignit le moteur et aida Constello à descendre avant d’enlever son casque. Il lui lança un petit sourire en coin. “Ca va ? Pas trop secoué ?” Il se dirigea vers l’ascenseur se trouvant dans le parking et l’appela. Il se tut le temps que l’appareil arrive et ce ne fut qu’une fois dedans avec Constello qu’il se tourna à nouveau vers lui. “Tu as été génial aujourd’hui. Pendant nos scènes.” Il le pensait sincèrement et il espérait que son ami saurait le comprendre. Il ne savait pas exactement si son collègue avait envie de parler de tout à l'heure ou pas, alors il en avait profité pour le féliciter à son tour.
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Sujet: Re: time to face reality (ft constello) ( le Sam 8 Juin 2019 - 3:48 )
J’avais de l’orgueil. Assez pour prétendre que tout allait bien parce que c’était ce qu’il fallait faire. Néanmoins, après une longue journée de tournage qui concluait à merveille une production que j’allais sans doute aimer et coupe de champagne vidée (à un rythme qui n’était sans doute pas raisonnable), j’avais envie de me retrouver loin de tout ce brouhaha. Plutôt rare dans mon cas, mais moins quand l’on considérait que je m’étais effondré ce matin devant la pression que je ressentais à l’intérieur de moi. Je ne pense pas que j’aurais baissé ma garde de la sorte, que je me serais montrer aussi fragile avec une autre personne que Salvatore pour absorber mon nuage.

Le brun était pourtant si différent de moi que je n’arrivais pas nécessairement à comprendre ce qui m’avait amené à fondre dans ses bras pour la première fois. Nous étions issus de deux univers complètement différent. Il était beaucoup plus viril et assuré que ce que j’étais. Je figeais toutefois lorsque l’on s’arrêta devant sa moto. Et la différence semblait criante à ce moment précis. Je savais qu’il en avait une – je l’avais déjà vu arriver sur les plateaux avec sa rutilante motocyclette… Mais ce n’était pas pour autant que j’étais mentalement prêt à tenter l’expérience. Mais bon, il vivait au tout et pour tout à une quinzaine de minutes d’ici. Je rigolais lorsqu’il me taquina en me demandant si j’avais peur en moto. « On le découvrira rendus chez toi. » rajoutais-je avant de prendre le casque et de l’enfiler.

Je pris place à l’arrière de lui. Le vrombissement du moteur m’avait fait tressaillir lorsqu’il démarra. Instinctivement mes mains se serrèrent contre sa taille et je collais autant que faire se pouvait ma tête contre lui. Si jamais, dans une dimension parallèle, je me serais trouvé derrière une femme dans ce genre de circonstance, je n’aurais jamais su à quel endroit placé mes mains. Mais avec lui au volant, je savais très bien où les positionner. À travers la visière du casque, j’observais les rues de Naples qui défilaient et l’adrénaline qui montait dans mes veines. Comme première expérience, c’était plutôt grisant ; plus que ce que j’aurais espéré. Et puis, il y eut l’arrêt à la lumière rouge et mon regard aussi se posa sur les journalistes. Plutôt que de desserrer ma grippe, je me tendis doucement. Mais la chaleur de sa main contre la mienne réussit à me détendre. Le plus « deux roues » que j’avais été jusqu’à cet instant, c’était un vélo alors ce n’était pas du tout la même expérience que la moto vrombissante de mon collègue. Je fus quand même soulagé quand nous tournâmes vers le stationnement intérieur. Il m’aida à descendre. Je retirais mon casque ébouriffant un peu mes cheveux comme l’adolescent que je n’étais plus depuis longtemps aurait fait – celui-là même qui hippie dans les années 80 avait eu les cheveux longs. Je pris un court instant avant de lui répondre « Ça va… Même si je préférais être collé contre toi. » dis-je en gardant le casque avec moi. Derrière la porte du garage maintenant close, je n’avais pas nécessairement à retenir cette volonté de me coller à lui.

Je le suivis attentivement vers l’ascenseur et résistais quand même à l’idée d’aller chercher ses doigts. Plus par habitude que par volonté. Le compliment sur mon jeu du jour me fit doucement sourire lorsqu’il se retournais vers moi dans l’ascenseur. Je me rapprochais doucement de lui avec un petit sourire complice. « En même temps, il faut que je me montre à la même hauteur que toi… alors… » Ma main glissa doucement sur son avant-bras. Elle remonta en effleurant doucement son cou pour finir par se poser avec tendresse sur sa joue. « C’est toujours un plaisir de jouer avec toi. » dis-je doucement. Le commentaire était sincère. Je m’entendais bien, jusqu’à très récemment, avec la plupart des membres de la communauté artistique. Mais Salvatore, depuis notre première collaboration, avait toujours eu une saveur spéciale.

Je retournais me blottir dans ses bras dans presque la même position que celle dans laquelle je m’étais retrouvé ce matin. Mes lèvres allèrent doucement chercher les siennes avec douceur. Ce n’était pas aussi exhibitionniste ou affamé que ce qui avait été capté sous caméra. Les bulles n’avaient probablement pas encore fait leur effet. Sauf que ma langue alla doucement chercher la sienne pour danser pendant un instant. Je relâchais doucement et m’éloignais un peu comme si de rien n’était lorsque l’ascenseur s’arrêta sur l’étage. Comme si je ne venais pas de l’embrasser, je rajoutais innocemment : « Merci d’être là… »



   
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Sujet: Re: time to face reality (ft constello) ( le Dim 9 Juin 2019 - 23:29 )
Salvatore était déjà quasiment certain que Constello avait bien commencé à se remettre de sa petite crise de ce matin, mais sa réflexion finit de le convaincre. S’il était capable de flirter avec lui et de lui dire clairement qu’il aurait préféré rester collé contre lui, c’était qu’il se sentait déjà mieux. Sa remarque fit en tout cas sourire le romain d’origine mais il se garda de répondre que lui aussi aurait probablement préféré ça. Son cerveau l’empêchait de déterminer si ce serait approprié ou pas, malgré le fait que c’était Constello qui l’avait avoué en premier. Il se contenta donc de rentrer dans l’ascenseur. Son compliment sur son jeu d’acteur le fit encore plus sourire et il ne chercha pas à le cacher. « Avec toi aussi, même si tu le sais bien. » En tout cas il l’espérait. Ce n’était pas une coïncidence après tout si c’était leur troisième coopération sur un film, et ce n’était pas entièrement dû à leurs séances de galipettes à répétition pendant les tournages et la promotion du film qui suivait des mois plus tard. Même si, Salvatore devait bien l’admettre, ça jouait aussi un rôle dans son envie de tourner avec Constello. Il serra à nouveau ses bras autour de son ami, le plus naturellement du monde, reprenant les mêmes gestes que tout à l’heure, quand celui-ci vint se coller contre lui dans l’ascenseur. Il ferma les yeux et profita simplement du contact, ne les rouvrant qu’en sentant Constello s’écarter légèrement pour venir l’embrasser. Il se laissa tranquillement faire, ne se permettant un peu plus de liberté que quand son ami vint caresser sa langue de la sienne. Il le laissa quand même tout contrôler, de peur d’aller trop loin. Mais il n’allait pas falloir que Constello vienne trop le chercher non plus, après tout, Salvatore restait un homme. Et un homme qui n’avait plus eu de relations depuis plusieurs semaines à cause des contraintes du tournage. Et depuis deux semaines, Constello n’avait pas franchement été d’humeur à ça. Salvatore n’était pas sûr qu’il le soit non plus ce soir d’ailleurs.

Salvatore s’éclaircit légèrement la gorge, perturbé malgré lui par le baiser qu’ils venaient d’échanger. « C’est normal, voyons. » Il lança un petit sourire en coin à son ami et attrapa doucement sa main pour le mener vers son appartement. Il n’avait jamais eu des goûts de luxe et il vivait au dernier étage d’un petit immeuble avec un voisin de pallier. Son appartement ne devait pas faire plus de 70m carré et il était classique à presque tous points de vue. Il lâcha la main de Constello pour pouvoir ouvrir plus facilement la porte d’entrée et il laissa son collègue entrer dans l’appartement devant lui avant de refermer la porte derrière eux. « Fais comme chez toi. » Déclara-t-il presque inutilement. Ce n’était pas comme si c’était la première fois que Constello venait chez lui, c’était souvent ici qu’ils se retrouvaient quand l’acteur souhaitait encore cacher sa sexualité à sa femme. Salvatore se dirigea vers le salon, faute de savoir quoi faire. D’habitude quand ils venaient ici ils avaient plus ou moins la même idée en tête. Mais là, son appartement était censé servir de refuge à Constello, pas d’hôtel. Il passa derrière le bar qui délimitait son petit salon de sa cuisine et ouvrit le frigo pour montrer à Constello ce qu’il pouvait lui proposer à boire. Il n’avait pas l’habitude de recevoir des gens chez lui dans ce genre de circonstance alors il n’avait pas grand chose. Une bouteille de soda et quelques bières. Lui était plutôt du genre alcool fort quand il buvait chez lui et il se servit d’ailleurs un petit fond de whisky. Il commença à pianoter nerveusement sur le bar, incertain de la conduite à suivre. Au bout de quelques secondes, se trouvant ridicule, il se rapprocha de Constello et passa un bras autour de sa taille pour le forcer à revenir contre lui. Il avait gardé son verre dans l’autre main et le porta à ses lèvres pour en prendre une petite gorgée sans quitter son ami du regard. « Ta compagnie m’a manquée pendant ces deux dernières semaines. » Déclara-t-il honnêtement, ne sachant pas trop pourquoi. Parce que c’était vrai probablement, et qu’il n’en avait pas honte. Il resserra légèrement sa prise sur Constello, comme s’il avait peur qu’il se rende compte qu’il n’aurait pas dû être là et recommence subitement à l’ignorer. La curiosité de Salvatore lui donnait envie de lui demander exactement ce qui s’était passé, de le forcer à parler de toute cette histoire, mais il ne voulait pas forcer la main de Constello et le faire se sentir mal à l’aise, alors il préféra ne rien dire et seulement profiter de sa présence.
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Sujet: Re: time to face reality (ft constello) ( le Lun 10 Juin 2019 - 4:51 )
Je ne comprenais pas moi-même mon besoin de me protéger de la sorte et de prétendre encore que tout allait bien dans le meilleur des mondes face à lui. Pas plus que je ne comprenais mon besoin de m’éloigner après le baiser de peur que le voisin de pallier ne nous voie dans ce genre de position. C’était des réflexes acquis au courant de nombreuses années passées bien à l’abri dans le fond de mon placard. Des habitudes que je ne perdrais pas magiquement du jour au lendemain. On avait beau m’avoir sorti de force du placard, je ne pouvais pas désapprendre aussi rapidement tout un ensemble de réflexe acquis par la peur qu’elle soit complètement ouverte. C’était peut-être paradoxal, parce que je savais qu’en collant mon visage dans le chandail de Salvatore son odeur calmerait toutes mes angoisses existentielles qui me dépassait probablement de beaucoup. Je ne pouvais retenir un petit sourire en coin quand il se racla la gorge après le baiser, m’affirmant que c’était normal comme action de sa part. Je n’avais pas assez bu pour pouvoir blâmer ma dérape sur une seule coupe de champagne – quoi qu’elle avait été bu vite.

Non, ce n’était pas que l’alcool. Je n’avais pas nécessairement envie de baisser ma garde parce que j’étais terrorisé par ce qui pouvait se passer si jamais j’acceptais de le faire. À la place, je sentis ses doigts se glisser à nouveau entre mes doigts. Je préférais porter mon attention sur des détails triviaux comme la chaleur de ses doigts sur les miens et sur le petit palier qui donnait sur les deux appartements. Nous étions loin de la villa que je partageais avec ma femme – bien que je ne l’avais pas nécessairement choisi parce qu’elle était beaucoup trop grande pour nous trois. Ce n’avait jamais été dans un but de montrer l’argent que je faisais. Ce qui m’avait séduit sur la maison, c’était cette vue imprenable qu’il y avait sur la mer et le grand terrain arrière qui, au fil des années, s’était transformé en un potager qui m’était si familier. Lorsqu’il lâcha ma main, j’eus une petite moue triste que je cachais difficilement. J’avais besoin de son contact probablement comme un drogué avait besoin de sa dose.

Je le précédais à l’intérieur et déposais le casque là où il allait. Sa « juste » place. Je savais que je pouvais faire comme si c’était chez moi ici. Ça n’empêchait pas nécessairement que je me sentais quelque peu curieux face à cette optique. Nous nous étions retrouvés à plusieurs reprises dans ces lieux devenus familiers comme nos corps avec les années au fil de nos trois collaboration au courant des années. Je le suivis docilement du salon à la cuisine où il me proposa à boire sans l’ombre d’un mot. Un regard sur les bières dans le frigo. Pas trop mon genre. Les boissons gazeuses non plus. J’étais davantage cocktails sucrés ou vin (du rouge au blanc, indistinctement). L’alcool fort je le préférais en shooter multicolore. Je regardais donc son fond de whiskey et décidais d’opter pour un simple verre d’eau devant l’optique d’alcools qui ne me plaisaient pas. Il pianotait nerveusement sur le bar. Et je ne savais pas nécessairement où poser les yeux non plus.

Sa main sur ma taille m’attira contre lui pendant qu’il prenait une gorgée. Mes yeux s’allumèrent lorsqu’il me confia que je lui avais manqué. Parce que j’avais été caractériel, que j’avais agi en diva à deux balles parce que je ne savais pas comment réagir face à ma sortie involontaire du placard. La prise était forte sur ma taille. Je blottis doucement ma tête contre lui. « La tienne aussi… » avouais-je doucement sans nécessairement aller chercher son regard. J’avais peut-être peur que si j’allais chercher à le soutenir je refonde en larme ou que j’avoue des choses que je pourrais regretter et qui m’avait traversé la tête entre la colère, le déni et la tristesse qui m’habitait. À la place, j’allais doucement poser mes mains sur sa taille à son tour pour lentement mais surement les faire descendre sur ses fesses. Il ne m’avait sans doute pas invité pour cette raison-là. Néanmoins, c’était presque trop facile pour ma tête de se laisser embrumé par sa personne. Doucement mes mains glissèrent sur l’avant de sa ceinture : « Si tu veux, je peux réfléchir à une… ou deux manières de me faire pardonner… » dis-je en relevant doucement les yeux vers lui avec une étincelle de malice qui brillaient au fond de ces derniers. À nouveau, mes lèvres allèrent chercher les siennes en quête de leur chaleur. Mes doigts montèrent pour aller se perdre dans ses cheveux alors que ma langue retournait danser avec la sienne.



   
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Sujet: Re: time to face reality (ft constello) ( le Mar 11 Juin 2019 - 21:58 )
Salvatore aurait été bien en peine de décrire à un inconnu exactement ce qu’il se passait en ce moment. Lui même n’en savait rien. C’était bien la première fois qu’il invitait Constello chez lui avec autre chose en tête qu’une nuit passée ensemble dans son lit. Ce n’était pas pour autant fait pour lui déplaire. Ils s’amusaient généralement bien quand ils se voyaient pour ça, mais ça lui faisait aussi plaisir d’être là pour réconforter son ami. Des gens à qui il pouvait attribuer ce titre, il en connaissait très peu et il pouvait les compter sur les doigts de la main. Heureusement pour lui, Constello en faisait partie et quelque chose lui disait que si les rôles avaient été inversés, sa co-star aurait fait la même chose pour lui. L’admission de l’acteur semblait en tout cas aller dans son sens et un petit sourire étira les lèvres de Salvatore. Il avait toujours eu du mal à s’ouvrir aux autres – à cause de son père, en tout cas il le supposait – alors ça lui faisait plaisir que Constello semble l’apprécier également, aussi bête que ça puisse paraître. Il ne s’était en tout cas vraiment pas attendu à sentir les mains de son ami glisser doucement le long de sa taille pour venir atterrir sur ses fesses. Non pas que ce soit une première, Salvatore ne s’était pas attendu à ce que Constello soit d’humeur à ça. Il fronça légèrement les sourcils, plus amusé qu’autre chose, sans chercher à le repousser ou à l’empêcher de continuer. Après tout, si ça lui faisait plaisir, il n’allait pas se battre. La suite, en revanche, le mit légèrement plus mal à l’aise. Il plongea ses yeux dans ceux de Constello et y lit la même malice que celle qui les animait habituellement, presque comme si de rien n’était. Il n’eut pas le temps de réagir ou de répondre que son ami était revenu l’embrasser. Ce baiser là n’avait plus rien du baiser chaste qu’ils avaient échangé dans sa caravane plus tôt dans la journée, non. Ce baiser là était plus passionné et il laissait présager tout ce qui passait par la tête de Constello.

Malgré sa réticence initiale, Salvatore fit plus que se laisser faire cette fois-ci. Il répondit au baiser de son ami avec envie, victime de ses deux dernières semaines de quasi-abstinence. Il rapprocha Constello de lui et vint à son tour glisser ses mains sur les fesses de ce dernier, profitant de la sensation des mains de l’acteur dans ses cheveux. Il lui mordilla gentiment la lèvre dans un geste possessif quand il fut obligé d’écarter légèrement ses lèvres des siennes pour reprendre son souffle, mais ne tarda pas à revenir à la charge. Cette sensation lui avait manqué, bien plus qu’il n’avait envie de l’admettre, et son excitation était lentement mais sûrement entrain de monter. Il força gentiment Constello à reculer vers le bar, de sorte qu’il soit piégé entre ce dernier et Salvatore. Il n’avait pas envie de courir le risque que son ami s’échappe et il voulait sentir chaque centimètre carré de son corps contre celui de son amant. Une légère vague de remords, pourtant, vint l’envahir et le força à ralentir un peu le rythme, jusqu’à venir finalement écarter légèrement son visage de celui de Constello. Il revint placer ses mains sur la taille de son ami, l’agrippant gentiment mais fermement. Haletant légèrement, il prit quelques secondes pour reprendre son souffle et surtout ses esprits. Il n’avait pas envie que Constello fasse ça parce qu’il se sentait obligé. Dieu sait qu’il aurait aimé continuer mais il se sentait coupable de profiter de lui, et l’insinuation de son collègue qu’il avait quelque chose à se faire pardonner ne cessait de revenir le tourmenter, lui gâchant une partie de son plaisir. Il garda néanmoins son visage à à peine quelques centimètres de celui de Constello. « Tu es sûr que c’est une bonne idée ? » C’était le roi des cons, il en crevait d’envie et son ami devait très bien s’en rendre compte vu qu’il était collé à lui. Mais non, il fallait qu’il soit pris par des états d’âme. Il plongea à nouveau son regard dans celui de Constello, essayant tant bien que mal d’y lire autre chose que de l’envie. « Je veux pas que tu te sentes obligé. » Ajouta-t-il d'une voix anormalement rauque, regrettant presque aussitôt de se mettre lui-même des bâtons dans les roues. L’acteur n’avait pas envie de parler, et il n’était pas dans un de ses meilleurs jours, mais même si Salvatore ne cessait de se dire que lui, à sa place, aurait adoré se perdre sans réfléchir dans les bras de l’uns de ses amants, il ne voulait pas faire quelque chose qu’il risquait de regretter une fois la température redescendue. Il se sentait ridicule de s’interrompre comme ça, Constello était un grand garçon et il était capable d’assumer s’il faisait une connerie, mais Salvatore n’aurait pas l’esprit tranquille tant qu’il n’aurait pas clarifié ça.
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Sujet: Re: time to face reality (ft constello) ( le Mer 12 Juin 2019 - 6:07 )
C’était peut-être l’effet collatéral de cette discussion longue et pénible que j’avais eu avec mes parents. Celle où ils avaient laissé aller l’ensemble de leur venin à saveur homophobe : finir en enfer quand nous ne sommes pas nécessairement convaincu que ni le ciel, ni l’enfer n’existe… Ce n’est pas nécessairement une menace qui tien la route. Par contre, se faire dire que personne ne nous aimera, que l’on choisit une vie de tristesse et de solitude, ce n’était pas la même chose. Ça l’avait un effet pervers sur le mental. J’en avais parlé : glisser un mot ou deux à Wayland quand j’avais eu besoin de ventiler.

Mon mariage avait failli me tuer en m’enfermant dans un carcan qui me poussait à mentir et à m’autodétruire. J’avais besoin de me sentir aimé de me sentir à la fois désiré et désirable. La petite partie de moi, narcissique, qui voulait les lumières, les paillettes et le strass voulait que pendant un instant la chaleur des bras de Salvatore puisse effacé ce que ma tête dictait. Pire que ça, je savais qu’il fallait plus qu’une coupe de champagne pour normalement abaisser les barrières que j’avais mise face à ma propre sexualité. J’avais rarement fait l’amour à jeun. Je l’avais trop souvent fait ivre. Et tant pis si c’était pour éviter une décision sur la tempête qui était dans ma tête. Tant pis si égoïstement c’était pour me prouver que je serais aimé ne serait-ce que l’espace d’un seul instant.

Mon baiser pouvait sembler venir du néant intersidérale, de mon trou noir intérieur. Mais cette fois-ci, les mains de Salvatore glissèrent le long de mes hanches pour se retrouver sur mes fesses m’arrachant un demi-éclat de rire lorsqu’il s’éloigna pour que l’air nous reviennent pendant un instant. Un doux tango dans lequel je ne menais pas nécessairement la danse. Si je devais l’admettre, je n’avais pas nécessairement de préférence dans ce genre de chorégraphie. J’atterris le dos contre son bar dans ce genre de baiser qui, à lui seul, réussissait à me couper le souffle et mes mains avides de son corps cherchaient péniblement le bon endroit pour se poser mais sans sembler trouver.

Quand il rompit le baiser, lui aussi, le souffle court, je ne pouvais m’empêcher de chercher le contact de sa peau. J’appuyais doucement mon front contre le sien. Nos deux nez se frôlant doucement. Nos bouches à proximité l’une de l’autre. Je n’aurais pas voulu qu’il parle, même si le son de sa voix, grave et un peu rauque, réveillait quelque chose dans mon ventre. Pourtant, la question qu’il posait considérant la fragilité que j’avais en moi, qu’il avait vu, était purement légitime. Ce n’était pas probablement la meilleure des idées possibles que je pouvais avoir. Mais nos deux corps aussi près l’un de l’autre me permettait de sentir ses formes. Ma réaction n’aurait sans doute pas été la même avec un homme dont je ne connaissais potentiellement rien de plus qu’un prénom. J’aurais peut-être admis que c’était une erreur : parce que certains de ces amants occasionnels en avait été. Mais Salvatore n’avait jamais eu pour moi les caractéristiques d’une erreur de parcours. La preuve, c’était qu’il ne voulait pas m’obliger à faire quoi que ce soit. Sauf que mon corps collé contre le sien trahissait que ce que j’avais toujours décrit comme l’ogre était affamé. Affamé de tendresse. Affamé de baisers. Affamé de se sentir désirer. Ce même ogre qui avait eu son amour propre piqué au vif quand il avait été exposé pour ce qu’il était avait ressenti un coup de poing au cœur quand il avait reçu les critiques tout aussi nombreuses que les commentaires de soutien.

De manière inconscience, c’était le fait de ne pas avoir pu me laisser couler contre un homme depuis plus de deux semaines qui avaient fait penché la balance vers les bras de mon ami. « Je suis un grand garçon et je suis assez sobre pour te donner mon consentement et t’affirmer que je ne me sens pas contraint. » commençais-je par dire avec un petit éclat de rire honnête. J’avais l’air à ses avocats qui étaient venu nous parler à l’époque du #balancetonporc. Je retournais doucement chercher ses lèvres mais cette fois-ci mes mains descendirent doucement vers l’avant de son corps. Trop d’épaisseur de tissus m’empêchait de me dessiner adéquatement son corps. J’allais régler le problème.



   
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Sujet: Re: time to face reality (ft constello) ( le Jeu 13 Juin 2019 - 16:56 )
Salvatore n’avait pas réalisé à quel point il avait été en manque avant de sentir réellement le corps de Constello contre le sien. C’était devenu habituel pour lui d’avoir plusieurs partenaires ou en tout cas plusieurs relations par semaine, alors devoir se priver pendant deux semaines ça avait été dur, même s’il n’en était pas particulièrement fier. Il aurait aimé avoir plus de retenu et pouvoir se passer de sexe plus sereinement, mais ce n’était pas le cas. Au moins Constello semblait en avoir autant envie, voire besoin, que lui. C’était déjà ça. Salvatore ne put réprimer un sourire amusé en entendant la réponse de son ami, il se moquait de lui il le savait. Mais il était quand même content d’avoir posé la question, maintenant il savait qu’il n’avait plus besoin de se retenir ou de se sentir coupable. Il n’aurait plus l’impression de profiter de lui et ça, ça changeait tout dans sa tête. Salvatore allait revenir chercher ses lèvres mais il semblait que Constello ait eu la même idée mais avant lui. Il n’allait pas s’en plaindre et il profita de ce nouveau baiser, laissant à présent l’excitation le gagner pleinement. Il n’avait plus aucune raison de se retenir. Il frissonna légèrement d’impatience en sentant les mains de l’acteur descendre lentement – bien trop lentement à son goût – le long de son torse pour venir s’arrêter au niveau de son jean. Il se laissa repousser jusqu’au comptoir derrière lui sans chercher à se battre ou à empêcher Constello. Il aimait assez quand son ami prenait le dessus, il ne pouvait pas s’empêcher de trouver ça excitant. Ce qu’il aimait un peu moins en revanche, c’était que son ami écarte ses lèvres des siennes. Il laissa échapper un petit soupir déçu à la perte de ce contact et ne put empêcher son visage de se rapprocher à nouveau légèrement du sien. Il s’arrêra avant de retrouver ses lèvres pourtant.

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Sujet: Re: time to face reality (ft constello) ( le Jeu 13 Juin 2019 - 18:19 )




   
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Sujet: Re: time to face reality (ft constello) ( le Ven 14 Juin 2019 - 0:49 )
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Sujet: Re: time to face reality (ft constello) ( le Ven 14 Juin 2019 - 1:52 )



   
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Sujet: Re: time to face reality (ft constello) ( le )
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