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- [Terminé] Nino || Nino & Emiko au pays des esquimaux -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
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Emiko CortesiLe vin est un puissant lubrifiant social
Emiko Cortesi
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Sujet: [Terminé] Nino || Nino & Emiko au pays des esquimaux ( le Mer 12 Juin 2019 - 0:59 )
Assise à son bureau la tête baissée, Koko lâcha son stylo tant les tremblements de sa main ne lui permettaient de ne rien faire. Pendant de longues secondes, elle se transforma en statut alors qu’elle se retrouvait légèrement inclinée en avant, sur sa feuille de papier encore vierge. Si ce n’était pas pour sa respiration lourde et irrégulière, on aurait pu penser qu’elle s’était figée dans le temps. Pourtant sa poitrine qui se soulevait sous sa respiration saccadée était le seul signe de vie notable dans un tel endroit. Elle était au bord de l’épuisement et ne savait pas comment elle avait fait pour tenir encore une année. Pis encore, elle ne savait pas si elle serait capable de tenir la prochaine. Chaque jour qu’elle vivait n’était qu’un rappel constant de la vie qu’elle avait mené et qu’elle essayait de cacher. Elle avait beau taire cette part de son histoire, elle n’avait pas besoin d’user de la parole pour se souvenir de ce jour funeste où pris d’un désespoir si immense, elle avait commis l’impensable. L’anniversaire de cette date approchait à grand pas. Et comme chaque année, ses démons se manifestaient de plus en plus forts à cette période. Si au début elle noyait ses pensées dans l’alcool, elle s’était vite rendue compte que ce n’était pas la solution parce que ça ne faisait que mettre en pause ses souvenirs qui ne cessaient de la tourmenter. Pour créer une diversion, la jeune femme avait décidé de se noyer dans le travail, mais à cause du manque de concentration avec lequel elle devait de plus en plus composer, il lui était difficile de mener à bien les tâches qu’on lui confiait. Alors elle restait de plus en plus tard pour se pencher sur ses cadavres à disséquer, parce que cette atmosphère macabre arrivait à la détendre. Mais même là ça devenait difficile.

Ce fut un bruit sourd de vitre brisé qui fit sortir Emiko de sa torpeur. En un rien de temps, elle retrouva sa motricité et se leva d’un bond pour aller voir ce qu’il se passait. D’un pas rapide dans un premier temps, elle ralentit l’allure lorsque des éclats de voix lui parvinrent aux oreilles. Les sourcils légèrement froncés, elle s’avança avec précaution avant de pousser la porte de la salle d’opération. La scène qui se jouait devant elle la figea sur place, étouffant le cri d’effroi au fond de sa gorge autour duquel un étau imaginaire se refermait. Elle voyait une jeune Emiko avec un bébé dans les bras en train de le bercer dans un coin de la pièce. Lorsque son regard se reporta dans un autre coin, elle voyait cette même Emiko qui n’était pas elle, en train de hurler à en percer ses tympans pour laisser sortir toute la rage et la douleur qu’elle avait emmagasiné depuis des années, son doigt pointant la table d’opération. En réalisant que son elle s’adressait à elle, la jeune femme s’exécuta pour franchir les quelques pas qui la séparait de la table, sans dire un mot. A mesure qu’elle s’avançait, tous les fantômes de son passé disparaissait autour d’elle pour qu’elle se retrouve à nouveau seule. Sur la table était disposée un corps, enroulé dans une couverture qui provoqua un frisson d’horreur chez la légiste. « Ce n’est pas réel. Ce n’est pas réel. » Se répétait la jeune femme dont le visage était à présent noyé sous les larmes. Pourtant ça avait l’air de l’être. Pour en avoir le cœur net et se réveiller une bonne fois pour toute de ce cauchemar debout, elle approcha ses doigts d’une main tremblante avant de tirer d’un geste sec sur la couverture. Et un cri s’échappa de ses lèvres. Le même cri qu’elle avait poussé le jour où elle avait réalisé que son fils était mort dans ses bras. Le même cri qu’elle venait d’entendre des secondes plus tôt par son propre fantôme. Le même cri qu’elle étouffait depuis des années, à prétendre que cette vie n’a jamais existé.
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Nino Carrizo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Nino || Nino & Emiko au pays des esquimaux ( le Mer 12 Juin 2019 - 2:05 )
Un cri perçant résonne dans ses oreilles, alors qu’il erre dans les couloirs du sous-sol de l’hôpital menant à la salle d’opération indiquée précédemment par l’hôtesse d’accueil. Un trou perdu, glauque, conçu pour les morts et idéal pour Emiko. Cette femme tordue avec laquelle il est sorti en début d’année. C’est probablement ce qui l’a attiré en premier lorsqu’il s’est intéressé à elle, bien qu’il ne se doutait pas encore à quel point elle pouvait être dérangée. Néanmoins, même si cette relation toxique lui a apporté son lot de soucis, même si elle ne les menait à rien, Nino peut aujourd’hui affirmer qu’elle lui a apporté beaucoup. Difficile à croire alors qu’elle le frustrait, reculant lorsqu’il désirait la toucher, lui interdisant des gestes en le repoussant. Souvent, il avait l’impression de lui brûler la peau, que le simple contact de ses doigts sur elle lui provoquait des douleurs, des maux incompréhensibles et qu’il aurait aimé être en mesure d’apaiser. Le fait qu’elle soit si inaccessible attisait encore plus sa curiosité, le poussait à vouloir creuser, sans jamais obtenir de réponses. La violence de leur relation n’arrangeait rien à leur ménage. Pourtant, il supportait ses sautes d’humeur, créant des crises également avec un mot plus haut que l’autre, ou une dispute qui n’avait pas lieu d’être. Et étonnamment, c’est ce qui le maintenait en vie. Comme s’il avait absolument besoin de se confronter à elle pour se sentir vivant. Si pour son entourage, ça n’avait ni queue ni tête, s’ils perdaient leur temps, à ses yeux, ça avait de l’importance. Entre eux, ça n’a duré que trois mois, mais c’est l’histoire la plus intense qu’il ait connu. Celle qui a le plus compté. Il était donc inconcevable qu’après leur séparation, il pense à couper le cordon définitivement. Ils ont mis un terme à tout ça, parce que ça devenait trop malsain, parce qu’ils ne se comprenaient pas, parce qu’il fallait être raisonnables et accepter que ça ne rimait à rien. Mais la vérité, c’est que ça l’a bien fait chier.

Sous le coup de la surprise, Nino laisse échapper une fraise qu’il s’apprêtait à manger. Le fruit roule sur le sol froid, tandis que son corps se tend. Après quelques secondes, il réagit enfin et presse le pas vers la pièce d’où provient le sol et ouvre la porte vivement. L’inquiétude se lit aisément sur les traits de son visage et s’efface peu à peu, lorsqu’il s’approche doucement de sa silhouette. Emiko fait face à un lit vide. Il n’y a rien sous la couverture. Pas de corps, pas de cadavre qu’elle aurait pu disséquer. Rien de surprenant et qui justifie ce cri de terreur. Pourtant, elle est là, horrifiée, sans qu’il ne comprenne quoi que ce soit à la situation. Il sent bien qu’un truc cloche, mais est incapable de poser le doigt dessus. « Qu’est-ce que tu me fais. » soupire-t-il, d’un air blasé, sans être certain qu’elle l’entende. Il pose son paquet de fraises sur le lit qui lui semble être propre, prend un fruit rouge en bouche et pose ses mains sur les épaules de son ex-petite amie qu’il ramène tout contre lui. Son dos se cogne contre son torse, alors qu’il l’enlace de ses bras. Il a conscience que c’est tout ou rien ; soit elle se libère et le repousse, soit elle se laisse faire. Peu importe sa réaction, la sienne est des plus naturelles. Il a du mal à être distant avec elle, sauf lorsqu’elle l’énerve vraiment et qu’ils s’envoient des mots violents et blessants en pleine figure, sans pouvoir l’éviter. Le problème de leur relation, c’est qu’elle peut devenir très vite ingérable.


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Sujet: Re: [Terminé] Nino || Nino & Emiko au pays des esquimaux ( le Mer 12 Juin 2019 - 2:49 )
Le son qui sortait de sa bouche était si horrible que même Emiko n’arrivait plus à le supporter. Et aussi étrange que cela puisse paraître, elle  n’arrivait pas non plus à l’arrêter. Plus elle hurlait et plus elle se vidait du peu d’énergie qu’il lui restait, son corps s’était mis à trembler et ses jambes peinaient à soutenir son corps, pourtant elle restait debout et continuait à vider son âme de toute cette noirceur qu’elle laissait s’échapper dans ce cri. Sa vue, obstruée par les larmes n’arrivaient pas à se détourner du corps inanimé de son enfant qu’elle voyait étalé là devant elle. Il était si petit, si fragile… si innocent. Le cœur de la légiste se brisa dans sa poitrine avec une telle intensité, que la douleur qui se dégagea de cette plaie béante ne fit qu’amplifier ses hurlements. Le souffle lui manquait, son cri commençait à tressauter et pourtant elle ne s’arrêtait pas. Au contraire. Pliée presque en deux au-dessus de cette table d’opération, elle s’étouffa presque dans un silence bruyant qui menaçait d’exploser à tout moment. Elle étouffa un autre cri lorsqu’elle sentit des mains se poser sur elle et l’immobiliser. Sous les bras forts qui l’encerclaient, elle cessa tout mouvement et se figea sur place, une expression d’horreur défigurant ses traits. Ca aurait pu être n’importe qui. Il aurait pu s’agir d’un collègue qui avait entendu ses cris et qui était venu vérifier s’il allait bien. Ca aurait pu être le gardien qui serait descendu pour la même raison. Ca aurait même pu être un patient égaré et curieux. Mais toutes ces suppositions ne voulaient pas s’imposer à Emiko pour la forcer à se calmer et à se reprendre. La seule chose qu’elle sentait c’était ces bras autour de son corps qui voulait l’empêcher de se libérer de tout le poids qu’elle portait sur ses épaules. C’était lui. Il avait l’habitude de la maintenir de la même façon lorsqu’elle faisait des crises de larmes à cause des cris de son enfant. Il avait l’habitude de disposer de son corps comme ça l’arrangeait parce qu’elle lui appartenait. Elle était sa petite femme. A ce souvenir, la nausée monta à une telle vitesse que la jeune femme dû se pincer les lèvres pour éviter de rendre tout le contenu de son estomac sur le sol de la salle d’opération. Mais elle sentit la panique la gagner de plus en plus alors qu’elle n’arrivait pas à détourner le regard de ce corps étalé devant elle. Elle se dégoûtait elle-même d’avoir donné naissance à une chose pareille. Elle se dégoûtait d’avoir été capable de lui ôter la vie. Elle se dégoûtait d’avoir été capable de vivre aussi longtemps après tout le mal qu’elle avait causé. Un sanglot s’échappa de ses lèvres alors qu’elle sentait sa profonde tristesse se changer en colère contre l’homme dont elle a été longtemps la prisonnière. Et à ça, s’ajoutait la panique que son calvaire ne se termine jamais. Les choses s’enchaînèrent très vite dans son cerveau, et la seule chose à laquelle elle pensa, c’était : je l’ai fait une fois, je peux le faire.

Elle prit une profonde respiration et d’un geste brusque, elle se dégagea en faisant au passage tomber le plateau chirurgical sur lequel était disposé les outils. Sans réfléchir, elle se pencha en avant pour récupérer n’importe quel objet pointu qui lui tomba sous la main ; un scalpel. Elle fit tourner l’objet brillant dans ses mains de courtes secondes avant de laisser la rage guider ses gestes et de s’en prendre à celui qu’elle pensait être son père. Elle hurla à nouveau en courant dans sa direction, prête à lui enfoncer la lame dans la chair et lui faire autant de mal qu’il lui en avait causé. Elle était prête à lui faire payer toutes ces années volées à faire d’elle sa femme, alors qu’elle était sa fille. Elle le détestait. Elle le voulait mort. Le premier coup qu’elle donna, elle n’entendit que le tissu se couper sous sa pointe. Lorsqu’elle donnerait le second, elle espérait faire couler son sang.
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Sujet: Re: [Terminé] Nino || Nino & Emiko au pays des esquimaux ( le Mer 12 Juin 2019 - 22:23 )
Durant sa formation, on l’a habitué à de nombreuses situations. Il a dû apprendre les gestes de secours et sur le terrain, les mettre en pratique. Monter dans des arbres pour récupérer un chat bloqué dans les branches, appartenant à une vieille dame ne pouvant se passer de son animal de compagnie. Ou encore intervenir lors d’une fuite de gaz dans un appartement. On s’imagine que les sapeurs-pompiers agissent uniquement en cas d’incendie, mais tout ceci fait aussi partie intégrante de sa profession. Et s’il a conscience de ses compétences, s’il essaie d’exceller, passionné par son métier, il y a des moments qui le surprennent toujours et qui le mettent à rude épreuve. Comme à l’instant. Dans son manuel d’emploi du pompier, aucun chapitre n’est consacré à « comment éviter un coup de scalpel ». On n’a jamais essayé de le tuer, pas volontairement du moins et jusque-là, Emiko se contentait de lui envoyer des accessoires à la figure pour lui exprimer son mécontentement, ses désaccords, mais jamais, Ô grand jamais, elle ne s’est levée pour le planter avec un objet dangereux. Nino met une seconde à réagir, et de justesse, il arrête son mouvement, empoignant son bras qu’il maintient fermement en l’air. Le souffle court, les yeux ronds, il comprend à peine ce qui vient de se passer. Le latino la dévisage en silence, tente désespérément de trouver des réponses aux questions abondantes qui tournent en boucle dans son esprit. Pourquoi ? Que lui est-il passé dans la tête pour qu’elle ait cette attitude ? En apercevant la lame briller, son cœur rate un battement et repart en embardé. D’un coup sec, il saisit l’arme blanche et la lance avec vigueur dans un coin de la pièce, sans faire attention à son atterrissage. Ses idées ne sont pas claires et sa respiration ne s’est toujours pas calmée lorsqu’il s’exclame : « T’es cinglée ! » Oh ça oui, elle l’est, mais à un degré inimaginable. Elle est totalement à côté de la plaque, est dans un monde qui n’est pas réel. Il ne voit que ça, Nino, parce qu’elle n’a pas pu vouloir l’éliminer, Koko. Pas vrai ? Ce n’est tout de même pas son initiative qui l’a mise dans cet état ? Pas pour un geste tendre ? Elle le connait tout de même assez bien pour savoir que son étreinte est affectueuse. Ou alors, c’est un moyen de lui faire comprendre qu’elle ne supporte plus la manière dont il la traite. « Il y a d’autres manières de me repousser putain ! » s’emporte-t-il, en resserrant sa main autour de son poignet. Il pense à la lâcher, mais il n’aime pas l’endroit dans lequel ils sont, avec tous ces objets autour d’eux qui pourraient lui servir d’arme ultime. Nino n’a pas confiance, alors il s’improvise gardien de leur destin à tous les deux. De la sorte, il évite de mourir et elle, elle reste libre de ses faits et gestes. Bien qu’elle soit assez tordue pour trouver une solution pour cacher son corps. « Si j’avais pas eu mon manteau… J’veux même pas imaginer ! » s’exclame-t-il, en scellant ses lèvres avec rage. Et il voit ses fraises, à quelques mètres. Nino tend le bras vers un fruit qu’il saisit pour le manger, dans le seul but de se détendre. Mais ça ne marche pas. Elle voulait le tuer ?


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Sujet: Re: [Terminé] Nino || Nino & Emiko au pays des esquimaux ( le Mer 12 Juin 2019 - 23:54 )
Très vite, la jeune femme retrouva son calme. L’objet toujours dans sa main qu’elle faisait tourner alors qu’elle calculait son second coup, elle sonda l’homme debout en face d’elle pour réfléchir au meilleur endroit où elle comptait frapper. Elle voulait faire ça de façon propre et rapide, mais une part d’elle avait envie de voir son bourreau se noyer dans son sang alors que son regard l’implorerait d’arrêter. Comme le sien à chaque fois qu’il se glissait sous ses doigts pour profiter de son corps sur lequel il pensait avoir tous les droits dessus. Une expression de dégoût déforma ses traits alors qu’elle sentait à nouveau ses doigts contre sa peau, qui la caressaient et qui écorchaient un peu plus son âme en la noircissant jusqu’à étouffé toute forme d’espoir. Elle n’avait plus envie de ça. Elle n’avait plus envie qu’il la touche. Elle n’avait plus envie qu’il pose son regard bienveillant et manipulateur sur elle. Elle  n’avait même plus envie qu’il prononce son nom parce que de sa bouche, ça sonnait comme une insulte à sa personne. Elle avait juste envie d’en finir avec ce cauchemar qui n’avait pas l’air de vouloir prendre fin. Et si personne ne voulait lui donner sa liberté, alors elle la prendrait. Emiko s’était mise à flirter avec la mort depuis quelques temps, aujourd’hui elle avait décidé de s’abandonner complètement à elle pour se libérer des ses chaînes.

Le bras levé, elle était sur le point de donner son deuxième coup en visant la jugulaire mais fut arrêtée juste à temps par une main ferme qui suspendit son geste. L’air paniqué et affolé sur le visage, elle se débattit de longues secondes pour essayer de se libérer, se tortillant le poignet, usant même de coups de pieds pour éloigner cet homme d’elle. Mais rien à faire. Et plus elle restait dans cette position, plus elle sentait ses doigts pénétrer sa chair pour la marquer un peu plus de son appartenance à ce monstre. Ses sanglots reprirent alors qu’elle essayait de crier, mais une fois n’est pas coutume et aucun son  ne sortit, étouffé par toute la douleur qui pesait sur son cœur. Elle n’entend pas ces paroles qui lui arrivent de loin, elle n’entend que son propre cœur se briser en réalisant que sa situation ne changerait pas. A cette pensée, ses jambes cédèrent presque sous son poids, mais la pression exercée autour de ses poignets l’obligea à rester immobile. Ses yeux parcoururent la pièce avec rapidité à la recherche d’une nouvelle arme. La respiration à nouveau irrégulière, elle profita d’un bref instant où son poignet se libéra, pour attaquer. De façon soudaine au point qu’elle ne soit elle-même surprise, elle donna un coup de front violent dans celui qu’elle pensait être son bourreau, et se dégagea pour se précipiter à l’autre bout de la pièce. A toute vitesse elle récupéra le scalpel et au lieu de le brandir vers lui, elle le serra dans la main et plaça la lame tranchante sous con cou. « Il faut que ça cesse. » Souffla-t-elle la main tremblante.
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Sujet: Re: [Terminé] Nino || Nino & Emiko au pays des esquimaux ( le Lun 1 Juil 2019 - 1:00 )
Une grimace déforme son visage à son coup au front, tandis qu’il recule machinalement d’un pas en arrière, déstabilisé. Aussitôt, il place ses doigts sur l’endroit touché, se demandant bien ce qui est en train de se passer sous ses yeux. Quelle scène joue-t-elle ? Et quelle mouche l’a-t-elle piquée ? Nino sait qu’elle est violente pour l’avoir vu à l’œuvre, mais il ne s’attendait pas à une telle confrontation. Toutes ses interrogations qui se bousculent dans son esprit s’envolent dès lors qu’il croise son regard. Il n’est plus question de se préoccuper de son état, à lui, mais bien du sien, à elle. Son cœur se resserre, alors qu’il craint soudainement qu’elle ait un geste de trop. Oui, elle a raison. Il faut que tout ça cesse, mais pas de cette manière. « Koko. » souffle-t-il, usant de ce surnom que ses proches utilisent afin d’essayer de la ramener les pieds sur terre. « Emiko. » ajoute-t-il, quelques secondes après, espérant que sa voix lui parvienne. Il hésite un instant, mais s’avance d’un pas, les deux mains en avant, comme s’il cherchait à se déculpabiliser de quelque chose, ou qu’il se rendait. Nino souhaite juste qu’elle prenne conscience qu’il n’est un danger pour personne, encore moins pour elle. Il y est très attaché et qu’elle se blesse serait la dernière chose qu’il voudrait. « Ecoute-moi. S’il te plaît, écoute-moi. » Son regard passe de l’arme qu’elle tient fermement, à ses yeux à elle. « C’est Nino. Nino. Rappelle-toi. Le type à qui t'as failli envoyer un fer à repasser dans la gueule. Je ne te veux aucun mal. » Et dire qu’il était juste venu pour manger ses fraises et partager un moment avec elle. Remarque, il préfère être là, même s’il ne contrôle absolument pas la situation. Que ce serait-il passé si elle avait été seule ? Ou si une autre personne serait entrée, là, au mauvais moment ? Il n’ose imaginer. « Lâche-moi ce scalpel, on va discuter. S’il te plaît. » Il n’est pas serein de le faire alors qu’elle menace de se suicider sous ses yeux. « Je suis ton ami, je n’ai pas envie que tu fasses cette bêtise. Et tu n’en as pas envie non plus. » Il l’espère. Bien qu’il ne comprenne pas le pourquoi de sa détresse, il peut saisir pourquoi on en arrive à de telles extrémités. « Regarde. Je me tiens à distance, mais lâche ça. » Si sa voix est posée et étonnamment calme, au fond de lui, c’est la panique. Et comment fait-il si elle se tranche la gorge ?


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Sujet: Re: [Terminé] Nino || Nino & Emiko au pays des esquimaux ( le Lun 1 Juil 2019 - 22:23 )
« Non ! » Cracha presque Emiko en l’entendant l’appeler par son prénom. Elle ne voulait pas qu’il utilise son prénom, elle ne voulait pas qu’il lui parle, il ne voulait même pas de ce monstre dans la même pièce qu’elle. Elle voulait mettre fin à cette vie de souffrance qui n’en finissait plus. Dans un mouvement de recul pour délimiter un périmètre de sécurité, elle donna un coup de scalpel dans l’air en sentant cette ombre en face d’elle s’avancer dans sa direction. Elle voulait le tenir éloigné le plus possible. Plus jamais il ne disposerait de son corps ou de son âme comme à son bon vouloir. Plus jamais il ne ferait passer son jeu pervers et narcissique pour de l’amour. Plus jamais elle ne se laisserait faire. Et d’ici quelques secondes, plus jamais elle ne souffrirait tout court parce qu’elle avait décidé de mettre un terme à tout ça tout de suite. La lame placée à quelques millimètres de sa gorge, elle pouvait presque la sentir contre sa peau alors qu’elle ne la touchait même pas complètement. Un simple geste, vif et sec, et c’en serait terminé d’Emiko et de toutes ses souffrances. « Non ! » Hurla une nouvelle fois la légiste qui refusait d’écouter ce qu’on lui disait. C’était toujours les mêmes choses de toute façon qu’il lui répéterait. Il la rassurerait, lui ferait poser son arme et la prendrait dans ses bras comme si la situation était normale alors que son âme continuait à se noircir de toute cette douleur et cette colère qu’elle emmagasinait.

Alors qu’elle s’apprêtait à enfoncer la lame pour de bon dans sa chair, un éclair passa devant ses yeux, la faisant presque perdre l’équilibre. Pendant de courtes secondes, elle vit toutes les ombres de son passé disparaître pour la ramener dans un présent bien loin de tous ces malheurs avec lesquels elle vivait. Elle secoua la tête comme pour ajuster sa vue, et à nouveau son regard se posa sur la table où était toujours allongé cet être sans vie qui affichait la même expression que lorsqu’elle l’avait maintenue dans l’eau plusieurs secondes. Une nouvelle voix lui parvint au loin. Un nouvel éclair l’aveugla. Et la lame s’enfonça cette fois malgré elle, surprise de reconnaître au loin la voix de Nino qui lui parvenait enfin. En sentant la mince douleur s’emparer de son cou, elle lâcha l’instrument tâché de son sang sur le carrelage propre, tandis qu’un fin filet d’hémoglobine roulait lentement. « Nino. » Souffla la jeune femme à bout de souffle comme si elle venait tout juste de courir un marathon. Peu à peu, le brouillard de son passé s’estompa alors que tout lui revint beaucoup plus clair. La pièce dans laquelle elle était n’était pas cet appartement sordide duquel elle avait sauté. Il n’y avait pas son bourreau de présent. Et la table d’opération était inoccupée. « Je saigne. » Et sur ces mots qu’elle prononça presque dans un murmure, elle sentit ses dernières forces la quitter et ses jambes cédèrent sous son poids et elle s’effondra en larmes à même le sol. Elle aurait dû en finir ce soir. Il n’aurait pas dû être là pour l’en empêcher.
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Sujet: Re: [Terminé] Nino || Nino & Emiko au pays des esquimaux ( le Dim 11 Aoû 2019 - 21:57 )
La lame du scalpel atteint son cou et aussitôt, Nino fait un pas vers elle, mais s’arrête un instant, de peur que ce soit un geste de sa part qui la motive à se trancher la gorge. Lorsque l’instrument s’écrase sur le carrelage, il s’approche aussitôt, hochant la tête pour confirmer qu’il s’agit bien de lui. Il est si soulagé qu’elle reprenne peu à peu ses esprits, mais inquiet par la blessure qu’elle s’est auto-infligée. Avant même de pouvoir la toucher, son amie s’effondre au sol. Si mal, si douloureuse. Sa peine est si forte qu’il la ressent au fond de lui. Nino se met à genoux face à elle, pose son pouce sous son menton qu’il relève, puis appuie ses doigts sur la plaie ouverte afin qu’elle ne perde pas plus de sang. De son autre main, il efface les larmes qui roulent sur ses joues, désemparé face à un tel spectacle. Elle est entrée dans une transe qu’il ne saisit toujours pas, mais ce n’est pas le moment pour lui en parler, lui demander des explications, ou lui souffler qu’il peut entendre beaucoup de choses, beaucoup de secrets, même les plus sombres. Parce que c’est elle, qu’il tient à Emiko. Elle est importante dans sa vie, mérite de pouvoir poser sa tête sur l’épaule de quelqu’un, trouver du réconfort. Il passe son bras autour de son dos, le positionnant de sorte à ce que ses doigts puissent remplacer et libérer les autres. Nino la soulève dans ses bras, pousse la porte avec son épaule et quitte la pièce, non sang garder quelques coups d’œil sur Koko. Il a eu si peur pour elle. Si peur de la perdre, qu’elle l’abandonne. Une vie sans Emiko, ce n’est plus une vie. Elle serait bien plus vide, plus fade. Il le sent rien qu’avec son cœur qui s’est resserré depuis que ça a dégénéré, sans jamais se détendre. « Je t’aime. » souffle-t-il, en embrassant sa tempe. Lui a-t-il dit un jour, qu’il l’aimait ? Peu importe. Ces mots sont sincères, sortent sans mal. « Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais tu m’as fait peur. » Pour aller plus vite, il appuie sur le bouton de l’ascenseur avec difficultés et attend que celui-ci arrive. Ce qui se trouve être des secondes ressemblent à une éternité, mais il voit au moins un côté positif à cet accident : il s’est déroulé au sein même d’un hôpital et là-haut, ils ont ce qu’il faut pour soigner sa plaie. Autant ne prendre aucun risque avec des soins de fortune. Après avoir appuyé sur plusieurs boutons au hasard, il s’adosse au fond de la cabine et dépose de nombreux baisers sur son front, avant de coller sa joue contre celui-ci. Il n’est pas question après ça qu’il la laisse seule, qu’elle rentre chez elle sans aucune surveillance. Peut-être a-t-elle l’habitude de ses crises, mais lui, c’est la première fois qu’il y est confronté et la crainte qu’elle se fasse de nouveau mal avec des images qui se dessineraient sous ses yeux, le broie de l’intérieur.


Nino Carrizo
Victus universis caro ferina est lactisque abundans copia qua sustentantur, et herbae multiplices et siquae alites capi per aucupium possint, et plerosque mos vidimus frumenti usum et vini penitus ignorantes.
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Emiko Cortesi
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Sujet: Re: [Terminé] Nino || Nino & Emiko au pays des esquimaux ( le Lun 12 Aoû 2019 - 1:09 )
Peu à peu, Emiko reprenait conscience de l’endroit et de l’époque où elle se trouvait. Sa vision, voilée par ce passé qui l’obligeait à voir des choses horribles se dégagea à mesure que s’écoulaient les secondes. Malgré la grande fatigue qu’elle ressentait, ce fut cette douleur physique qu’elle ressentait au niveau de son cou qui termina l’atterrissage de la jeune femme. Comme par réflexe, elle porta sa main  là où elle sentit comme quelque chose de chaud se déverser et y vit ses doigts rougis par du sang. Elle sentit ses dernières forces la quitter pour de bon au moment où ses jambes flanchèrent sous son poids, incapable de la supporter davantage. Le regard vide alors que la jeune femme fixait le sol qu’elle était en train de salir, elle sentit une présence à ses côtés qui ne suffit même pas à ce qu’elle lève la tête. Elle n’avait pas besoin de toute façon, elle savait que c’était Nino. Elle l’avait vu et son cerveau malade essayait de la rassurer en lui disant qu’elle ne risquait plus rien à présent. Que son père n’était plus qu’un mauvais souvenir du passé, et même chose pour ce nourrisson qu’elle avait une fois tenu dans ses bras. Pourtant, tout avait l’air si vrai. Tout autour d’elle avait l’air tellement réel que même la douleur qui lui avait traversé la poitrine au moment où elle avait réalisé qu’il s’agissait de son enfant avait laissé quelques traces, malgré que le brouillard se soit estompé. La main baissée, elle ne réagit même pas en sentant les doigts de Nino prendre la place au creux de son cou pour éviter qu’elle ne perde plus de sang. Même chose en se sentant portée par lui. Les larmes continuaient de rouler le long de ses joues, tandis que la même voix qui lui disait de se laisser faire commençait à se taire dans le fond de son crâne pour laisser place à un hurlement qu’elle taisait. Elle ne voulait pas le laisser sortir. Ne pouvait pas. Son corps refusait de répondre. Il refusait de se débattre pour demander à cet homme de ne pas la toucher. Il refusait même de se battre pour essayer de survivre un jour de plus. Elle avait envie de crier à Nino de laisser tomber, qu’elle ne valait pas la peine d’être sauvée et qu’il ferait mieux de gagner du temps en la laissant se vider de son sang sur le carrelage, mais elle en fut incapable. Comme un ultime cri de détresse, elle sentit son corps pourtant inerte chercher à se blottir un peu plus dans les bras du pompier parce qu’ils étaient littéralement la seule chose qui l’empêchaient de sombrer. La douleur à sa poitrine ne s’était pas atténuée et lui renvoya même un coup plus violent lorsqu’elle entendit les trois mots sortir de la bouche du jeune homme. Pour toute réponse, elle lâcha un sanglot en serrant ses doigts fins et faibles autour d’un pan de son vêtement comme pour lui interdire de l’abandonner après ça. Tout dans Emiko se mettait à la contredire. Elle n’avait pas envie qu’il lui dise ces mots qu’elle trouvait dénués de sens et qui la dégoûtaient en temps normal, pourtant les entendre avait fait réagir son cœur d’une façon bien étrange en diffusant dans son corps ce sentiment doux-amer qui la forçait à s’accrocher. Elle avait envie qu’elle le lâche pour ne pas avoir à sentir ses mains sur son corps, pourtant c’était elle qui s’accrochait à lui par peur qu’il ne parte comme les autres avant lui. Même les baisers qu’elle sentait pleuvoir sur son front et qui auraient fait sortir le pire en elle, arrivait à apaiser les maux qu’elle pansait à coups de rasades d’alcool. Elle détestait avoir à l’admettre, mais elle avait besoin de lui. Au moins pour s’en sortir ce soir. Adossée au fond de la cabine, la tête contre son épaule alors qu’elle écoutait sa respiration la bercer doucement, Emiko sentit les larmes à nouveau monter à cause de ce qu’elle s’apprêtait à dire. « Je t’aime. » C’était dit avec une sincérité qu’elle n’attendait même pas. Pis encore, c’était tellement inhabituel que les mots arrivèrent à lui arracher une grimace. Pourtant, c’était vrai. Non seulement elle l’aimait, mais elle l’aimait encore plus de ne pas avoir fuit en voyant le pire chez elle ce soir. Et elle l’aimait encore plus de prendre soin d’elle. En bref, elle l’aimait parce qu’il était lui.
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Sujet: Re: [Terminé] Nino || Nino & Emiko au pays des esquimaux ( le Jeu 26 Sep 2019 - 15:21 )
Trois mots, huit lettres. Jamais il n’aurait pensé à les lui souffler un jour et encore moins les entendre de sa part. Emiko est si particulière, peut sembler distante parfois, mais le lien qui les unit est bien plus fort que ça, ou tout ce qui vient de se dérouler. Alors qu’il embrasse une nouvelle fois son front, en fixant le cadran affiché les étages, le cubain repense à ses fraises délaissées, à ce petit air malin qu’il avait pris en arrivant dans la pièce. Ce qui était léger est devenu si glauque, si pesant en quelques minutes qu’il a encore des difficultés à le réaliser et c’est quand il remarque la blessure de son amie, ainsi que ses doigts en sang qu’il prend conscience du cauchemar dans lequel ils sont. Celui-ci n’appartient pas au passé ; il la sent aller mal dans ses bras. Ses sanglots, sa façon de se raccrocher à lui comme si sa vie en dépendait… C’est fou. Nino resserre son étreinte et murmure au creux de son oreille qu’il est là, qu’il ne l’abandonnera pas, les prononce en boucle jusqu’à ce que l’ascenseur s’arrête sur des infirmiers qui s’arrêtent en l’apercevant. « J’ai besoin d’un coup de main. » dit-il, sans lâcher sa prise sur la jeune femme. Si dans le son de sa voix, il semble maîtriser la situation, intérieurement, c’est la grosse panique. Ce n’est pas comme les victimes qu’il sauve au quotidien des flammes ; là, ils se connaissent et elle lui est proche. Très vite, on la prend en charge, mais jamais il ne lâche sa main. Geste lui assurant qu’il ne compte pas la laisser. Se connaissant, il sait d’ores et déjà qu’il lui fabriquera un petit nid dans son petit appartement pour qu’elle puisse se ressourcer, sans cette solitude pesante.

Fin du sujet


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Sujet: Re: [Terminé] Nino || Nino & Emiko au pays des esquimaux ( le )
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